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7-9
novembre 2008
Dijon, Beaune, Chalon
Musique à la cour de
Sigismond III
Les fastes musicaux de la Pologne
baroque
Ensemble Les Traversées baroques
Vingt
rois pour commencer, puis onze élus, pour ce pays qui de tout temps
s’appela république ! Onze élus donc parmi lesquels un Français,
Henry II, deux saxons, un hongrois, trois suédois ; de la diversité
également : un glouton, un débauché (père de plus de trois cent
enfants…), un homosexuel ou encore un fanatique religieux !
Sigismund
III, suédois, élu roi de Pologne en 1587, a entre autre marottes le
cerf-volant, la peinture, la serrurerie, le jardinage (et surtout le
greffage des melons), mais également un grand faible pour la
musique : il entretient un orchestre qui lui coûte la coquette somme
de seize mille florins par an, une dépense considérable quand on sait qu’à
la même époque les Habsbourg ne dépensent pas la moitié de ce montant, et
le roi d’Espagne encore moins. Entre 1603 et 1623, la fameuse chapelle
royale est dirigée par Asprilio Pacelli , les registres indiquent que
l’orchestre était constitué de 50 musiciens, en grande partie
italiens.
Cette
chapelle connaît son heure de gloire durant la première moitié du
17
ème
siècle grâce à la présence italienne qui introduit les dernières
nouveautés stylistiques, mais également grâce à des compositeurs locaux
qui ont profité de leur enseignement, se sont approprié ces nouveaux
styles et les ont développé à leur manière. Ce programme réunit donc
polonais et italiens autour d’une musique fastueuse basée sur la
polychoralité et la mise en espace.
Programme
- Ingredimini omnesMarcin Mielczewski (15…- 1651),
Triple chœur à 18
- Kyrie a 14, Bartłomiej Pękiel (16…- 1670) Triple
chœur à 14
- Gloria a 14, Bartłomiej Pękiel, Triple chœur à
14 (4/4/6)
- Canzon primi toni, Giovanni Gabrieli
(1554-1612), Double chœur à 8 (4/4)
- Confitebor, Marcin Mielczewski, Triple chœur à
12
- In monte Oliveti, Mikołaj Zieleński (ca.1550 -
post 1616) à 5
- Sonata a 8, Francesco Usper (1560-1640), Double
chœur à 8 (4/4)
- Dulcis amor Jesu, Bartłomiej Pekiel, à
6
- Credidi, Tarquinio Merula (1594-1665), Basse,
deux dessus, et basse continue
- Gaudete omnes et exsultate, Marcin Mielczewski,
Quatruple chœur à 16
- Triumphalis recurrit dies beati Martini, Marcin
Mielczewski, Triple chœur à 18 (4/4/10)
7 novembre 2008 - 20h30
Chapelle du Lycée Carnot, Dijon
Rens. et réservation : 03 80 30 98 99
billetterie musicologie.org / FNAC
8 novembre 2008 - 20h30
Théâtre municipal, Beaune
Rens. et réservation : théâtre de Beaune : 03 80 24 55 61
9 novembre 2008 -
17h00
Auditorium du CRR du Grand Chalon
Rens. et réservation : Mosaïques : 03 85 38 23 74
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7 novembre 2008,
Paris
Les Chants de la
Symbiose
Une histoire du Vietnam
à travers les chansons
par Ngô Tự Lập

Conférences de l’Association
d’Amitié franco-vietnamienne
Connaissance du Vietnam
Les premières chansons
occidentales sont venues au Vietnam avec les missionnaires catholiques,
puis, après la conquête du pays, au travers des activités publiques des
Français. Les Vietnamiens ayant visité la France ont appris à présenter
les pièces d’opéra traditionnelles sur la scène d’un théâtre, alors
qu’auparavant ces spectacles étaient joués à ciel ouvert. Ainsi, une
nouvelle forme d’Opéra, appelée « Cải lương », est-t-elle née. Au début
des pièces de « Cải lương », pour divertir les spectateurs, les groupes
jouaient souvent des chansons françaises avec des paroles vietnamiennes.
Au fil du temps, les vietnamiens se sont habitués au système musical
occidental, très différent de celui du Vietnam. Vers le début des années
trente, plusieurs personnes, maintenant appelées « la première génération
de la musique moderne », ont commencé à écrire leurs propres chansons à la
française.
Ainsi est née la musique moderne
vietnamienne dont les influences françaises sont évidentes, même dans
l’hymne national du Vietnam. Comment cette musique nouvelle s’est-elle
développée ? Et comment se développe-t-elle aujourd’hui, coincée entre le
marché et l’idéologie ?
La soirée sera accompagnée de
chansons
Né en 1962 à Hanoi, Ngô Tự Lập
est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages (poésie, nouvelles, essais et
traductions) et membre de l’Union des Écrivains vietnamiens. Il a obtenu
son premier diplôme universitaire en Russie (1986). En 1986, il a suivi un
cours de traduction littéraire à l’ENS de Fontenay / St. Cloud, où il a
obtenu avec succès un DEA de lettres modernes. En 2006, il a obtenu son
Doctorat aux États-Unis. Ils travaille maintenant à l’Université Nationale
de Hanoi, où il enseigne la Théorie du Cinéma, la Théorie Littéraire et
Communication (en Anglais).
Ngô Tự Lập a reçu 7 prix pour ses
textes. Plusieurs de ses œuvres ont été traduites et publiées aux
États-Unis, en France, en Belgique, en Inde et en Suède.
Vendredi 7 novembre à 19
h.
68 avenue d’Italie, 75013
Paris
code porte 3472
métro Tolbiac ou Olympiades (+ 10 minutes marche)
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Le concours Long-Thibaud
se transforme
dans un contexte parisien difficile
Le vénérable concours Long-Thibaud, qui tient dès
vendredi et jusqu'au 17 novembre une édition 2008 consacrée au violon,
tente de redorer son blason à l'international et auprès du grand public, à
l'heure où les compétitions de musique organisées à Paris craignent pour
leur avenir.
Vingt-six violonistes âgés de 18 à 30 ans participeront
cette année au concours fondé en 1943 par Marguerite Long (piano) et
Jacques Thibaud (violon), une édition qui devrait confirmer la domination
des jeunes talents asiatiques, la moitié des participants venant de Corée
du Sud (dix) et du Japon (trois).
Le Long-Thibaud est très connu dans ces deux pays, à la
faveur notamment de son partenariat de longue date avec le groupe de
télévision japonais Fuji TV, l'un de ses principaux mécènes privés.
Mais son écho aux Etats-Unis, de même que dans
l'immense marché chinois (aucun participant), est faible. En outre, son
attractivité en Europe demeure perfectible: ainsi, hors France (six
candidats), seuls sept musiciens du Vieux-Continent, dont un
Germano-Américain, concourent cette année.
A la tête de la Fondation Long-Thibaud depuis 2007,
Jean-Philippe Schweitzer, haut fonctionnaire à la généalogie solide
— sa mère était la pianiste Nicole Henriot-Schweitzer, nièce du chef
d'orchestre Charles Münch, lui-même neveu du Dr Schweitzer — a décidé
de faire bouger le concours afin qu'il ne devienne pas « une vieille
dame se reposant sur les lauriers du passé ».
Inspiré par certains grands concours étrangers, comme
le Van Cliburn aux Etats-Unis, le nouveau président a fait adopter, non
sans remous, une « charte de déontologie et de bonne gouvernance ».
Elle prévoit la séparation complète des fonctions administratives et
artistiques du concours, la garantie de l'anonymat dans la présélection
des concurrents et la non-participation d'un juré à l'élection d'un
candidat qui serait son élève.
Le Long-Thibaud cherche aussi à élargir ses frontières.
La fondation aimerait notamment travailler avec des institutions en
Allemagne, un pays « qui n'a pas de grand concours » selon
Jean-Philippe Schweitzer, qui n'exclut pas à terme d'organiser sa
compétition une fois tous les trois ans outre-Rhin.
La compétition entend en outre élargir son audience
grâce à un partenariat avec le groupe de communication Orange, qui prendra
forme dès le concours de piano 2009 avec la diffusion en téléphonie mobile
et sur internet de formats courts. Cette sorte de « Long-Thibaud
Academy » devrait mettre en lumière la « dramaturgie » de la
compétition, des éliminatoires à la finale.
De fait, le Long-Thibaud ne peut compter sur ses seuls
soutiens publics pour assurer son avenir. « L'argent public se
raréfie, l'Etat devient presque minoritaire » dans le budget, explique
Jean-Philippe Schweitzer.
Avec une subvention de 85.000 euros, la ville de Paris
reste « fidèle » au Long-Thibaud, selon la fondation. Mais la mairie
ne cache pas qu'elle pourrait à l'avenir rationaliser ses aides aux
compétitions musicales organisées dans la capitale.
Interrogé par La Lettre du musicien, le maire-adjoint à
la Culture, Christophe Girard (PS), a ainsi suggéré à l'association
organisant les sept concours internationaux de la ville de Paris (CIVP) de
« trouver des ressources de mécénat » et de « concentrer (les)
moyens » sur une seule compétition: le concours de lutherie Etienne
Vatelot.

Le retour psychédélique d'Oasis
Oasis, le groupe des turbulents frères Gallagher,
donnera un concert exceptionnel lundi au Bataclan à Paris, un mois après
la sortie de son septième album, « Dig Out Your Soul », qui a reçu un
bon écho critique, et avant une vraie tournée française début 2009.
Ce concert de lancement de l'album aurait initialement
dû avoir lieu le 30 septembre, mais a été repoussé après que le guitariste
Noel Gallagher a eu trois côtes cassées lors d'une agression sur scène à
Toronto (Canada) le 7 septembre. Un homme l'avait poussé par derrière et
il avait lourdement chuté sur des enceintes.
Les places pour le Bataclan avaient été mises en vente
le 13 septembre dans la salle parisienne uniquement et leur achat limité à
deux par personne. Le concert est coproduit par Canal+ et Big Brother, le
label du groupe anglais. Il sera diffusé par la chaîne cryptée le 11
décembre à 23h35.
Oasis, emmené par Noel (41 ans) et son frère, le
chanteur Liam Gallagher (36), reviendra en France début 2009 pour une
vraie tournée dans des salles plus grandes (12 janvier à Nantes, 30 à
Lille, 31 à Bordeaux, 17 février à Toulouse, 18 à Marseille puis 3 mars à
Paris-Bercy).
« Dig Out Your Soul » (Big Brother/Pias) est sorti
le 6 octobre et confirme le regain de forme observé sur le précédent album
du groupe de Manchester, « Don't Believe The Truth » (2005), après
une traversée du désert artistique.
Certes, Oasis ne retrouvera sans doute jamais le niveau
de ses deux premiers albums, « Definitely Maybe » (1994, avec
« Supersonic ») et surtout « (What's The Story) Morning Glory? »
(1995, avec « Wonderwall », « Don't Look Back In Anger » ou
« Champagne Supernova »), qui ont marqué les années 90 et lui avaient
valu une popularité phénoménale.
Bien qu'il ne soit pas un chef d'oeuvre du même
calibre, « Dig Out Your Soul » n'en reste pas moins un bon album. Il
est globalement marqué par le psychédélisme, à l'image de l'excellente
chanson « To Be Where There's Life » (signée par le guitariste Gem
Archer), lointaine descendante de « Rain » et « Tomorrow Never
Knows » des Beatles, dont on retrouve en outre la batterie sur
« Falling Down ».
Car les Gallagher et Oasis ont toujours été des
admirateurs - des plagiaires, disent leurs détracteurs - des Fab Four et
de John Lennon en particulier. Une obsession une nouvelle fois évidente
dans ce septième album (la fin de « The Turning », qui rappelle
l'introduction du « Dear Prudence » des Beatles, ou les clins d'oeil
récurrents dans les paroles).
Le meilleur moment du disque est l'enfilade de trois
chansons, le très bon single « The Shock Of The Lightning », la jolie
ballade lennonienne « I'm Outta Time » (signée Liam Gallagher et où
l'on entend un bout d'interview de John Lennon) et « (Get Off Your)
High Horse Lady ».
Outre les deux frères aux sourcils et à l'égo
surdimensionnés, Oasis est composé de Gem Archer, du bassiste Andy Bell
et, pour la scène, du batteur Chris Sharrock, qui a remplacé Zak Starkey
(le fils de Ringo Starr).

Un violon traité au champignon
fait concurrence aux Stradivarius
Un chercheur suisse est parvenu à fabriquer un violon
reproduisant grâce à un champignon les extraordinaires qualités
acoustiques des célèbres Stradivarius.
Francis Schwarze, chercheur à l'EMPA a eu l'idée de
traiter l'érable utilisé pour la plaque de fond des violons avec le
champignon lignicole Xylaria longpipes qui, en le grignotant, allège la
densité du bois, a expliqué jeudi le centre de recherche sur les matériaux
EMPA de Dübendorf (canton de Zurich).
Une réplique fabriquée selon cette technique d'un
violon du plus célèbre luthier de l'histoire, Antonio Stradivari
(1644-1737), a été présentée pour la première fois cette semaine à une
rencontre scientifique à Bâle, selon un communiqué publié jeudi sur le
site internet du centre de recherche.
L'instrument atteint la sonorité unique des
Stradivarius selon l'EMPA qui cite le luthier Michael Rhonheimer pour qui
« il a vraiment un bon son et beaucoup d'ampleur ».
Pour obtenir les extraordinaires qualités de ses
violons, le génial luthier italien profitait du froid extraordinaire qui a
régné en Europe de 1645 à 1715. Durant ce « petit âge glaciaire » les
arbres du sud des Alpes croissaient lentement mais de manière égale ce qui
en faisait une manière première exceptionnelle pour les luthiers.
Francis Schwarze a déposé un brevet en juillet dernier
pour protéger sa découverte qui permet également de donner une apparence
ancienne au bois.

Mécénat et sponsoring
sous la menace
d'une cure d'austérité des entreprises
Au moment où les entreprises songent à se serrer la
ceinture, le mécénat culturel et le sponsoring sportif pourraient faire
les frais d'une cure d'austérité, après avoir connu un boom ces dernières
années.
« Les budgets 2009 n'ont pas encore été bouclés et
les entreprises risquent de réduire leurs dépenses de mécénat par ces
temps de crise », juge Stéphane Barré, directeur du cabinet SB Conseil, en
charge de la recherche des partenaires pour le Festival d'Avignon.
« La crise a compliqué nos équations financières
», reconnaît Alain Seban, président du Centre Pompidou, dont 3% des
recettes proviennent du mécénat.
Ces dernières années, des entreprises de toutes tailles
se sont massivement engagées dans le mécénat afin d'améliorer leur image
ou motiver leurs troupes. Entre 2005 et 2008, les investissements ont plus
que doublé pour atteindre 2,5 milliards d'euros, selon une étude
CSA-Admical, portés notamment par des avantages fiscaux étendus par la loi
Aillagon d'août 2003.
Mais cette période faste pourrait se refermer.
« Les entreprises sont dans une situation un peu difficile et nous
manquons donc de visibilité », concède Catherine Sueur, administrateur
général adjointe du Louvre, qui assure toutefois ne pas avoir revu à la
baisse ses objectifs de mécénat.
« Ca va devenir de plus en plus difficile de
démarcher de nouveaux partenaires », diagnostique Patrick Rosenfeld, de
l'agence Culture d'entreprise, selon qui « les dépenses considérées
comme non vitales seront les premières à être gelées ».
A la tête de la PME Demeures du Nord, Christian
Paindavoine vient ainsi de décider « de faire une pause sur le
mécénat » en 2009 après avoir investi 400.000 euros en cinq ans dans l'art
contemporain.
Partenaire du Festival d'Avignon, la banque
franco-belge Dexia, renflouée en urgence pour éviter la faillite, juge
qu'« il est trop tôt pour se prononcer ».
L'heure est plutôt à « l'attentisme », résument
les professionnels, même si certaines manifestations culturelles guettent
l'avenir avec anxiété.
« Si les entreprises se retiraient des Rencontres
photographiques d'Arles, financées à 30% par le mécénat, ce serait
catastrophique », relève ainsi M. Barré.
Circonstance aggravante: les collectités locales,
grandes pourvoyeuses de subventions culturelles, sont confrontées à
l'assèchement du crédit et pourraient elles aussi réduire la voilure.
Le sponsoring sportif semble davantage à l'abri de tous
ces tumultes. Malgré l'ampleur des sommes investies, les partenariats
conclus dans ce domaine « portent sur des très longues durées et
seront donc peu affectés par la crise », prédit Bruno Lalande, directeur
du cabinet d'études TNS Sport.
BNP Paribas (partenaire de la Fédération de tennis),
Orange (sponsor de la Ligue 1 de football et du Top 14 de Rugby), ou la
Société Générale (partenaire de la Fédération de rugby) assurent en choeur
que le ralentissement économique « ne changera rien » à leur
politique.
La crise ne sera pas toutefois pas indolore. « Il
y a un grand risque que les entreprises réduisent leurs opérations de
relations publiques liées au sport », explique M. Lalande, citant
notamment la location à l'année de loges dans les stades ou l'organisation
de rencontres d'affaires lors d'un meeting d'athlétisme.
L'enjeu n'est pas anecdotique: ce marché génère 400
millions d'euros par an, selon M. Lalande.
« Les plus grands consommateurs de ces prestations
sont également les premières victimes de la crise financière: banques,
cabinets d'audit... », explique Arnaud Benoit-Cattin, directeur de
l'agence de marketing sportif Quaterback, ajoutant que la demande de
prestations pour les prochains matchs du XV de France connaissait déjà un
reflux de « l'ordre de 30% ».

Les jeux vidéo musicaux
se diversifient
pour toucher de nouveaux publics
Face à un secteur encombré, les éditeurs de jeux vidéo
musicaux jouent la carte de la diversification pour séduire de nouveaux
publics: le Japonais Nintendo tente une approche éducative avec Wii Music,
tandis que l'Américain Activision propose un vrai groupe avec Guitar
Hero.
La sortie en Europe de Wii Music, le 14 novembre sur la
Wii, est une nouvelle manifestation de l'approche grand public de
Nintendo, qui avait déjà fait transpirer les joueurs avec Wii Sports,
avant de leur faire miroiter de retrouver la ligne avec Wii Fit.
« Wii Music est un jeu dans lequel le joueur va
jouer le mieux possible, sans risquer de faire la moindre fausse note.
Cela permet de se l'approprier de manière ludique », explique dans un
entretien à l'AFP son concepteur, le créateur japonais Shigeru Miyamoto,
l'homme à l'origine des séries Mario et Zelda notamment.
« Notre but était de faire en sorte que ceux qui
ne savent pas jouer d'un instrument puissent s'amuser avec et trouvent du
plaisir à se lancer dans une improvisation sans se sentir limités »,
poursuit-il.
Après avoir choisi l'un des soixante instruments, le
joueur, qui peut être accompagné de trois amis au maximum, doit alors
reproduire les mouvements d'un vrai musicien à l'aide de la Wiimote et du
Nunchuk, comme le font les amateurs de Air Guitar par exemple, la Wii
Balance Board (la plate-forme commercialisée avec Wii Fit) n'étant
nécessaire que pour simuler le pédalier de la batterie.
Aucune note n'est attribuée par le logiciel pour
sanctionner une prestation: seuls les contacts du joueur, s'il décide de
leur envoyer via internet son interprétation, peuvent lui attribuer un
score, à l'instar de ce que proposent les sites de vidéos communautaires
comme YouTube et Dailymotion.
Il est également possible de concocter la pochette de
son disque et de réaliser son clip, en jouant avec les quelques angles de
caméras mis à disposition.
Se voulant beaucoup plus réaliste dans son approche, le
nouveau Guitar Hero, sous-titré World Tour, offre la possibilité de
reconstituer un groupe de musique grâce à la guitare, à la batterie et au
micro conçus spécialement pour le logiciel, alors que son prédécesseur se
limitait seulement à une ou deux guitares, la seconde étant utilisée comme
une basse.
« C'est une suite cohérente. Nous avons d'abord
proposé une guitare, puis une guitare et une basse. Pour ce nouvel opus,
une formule multi-instruments s'est imposée d'elle-même », explique à
l'AFP Diane de Domecy, la responsable de la communication de la filiale
française d'Activision.
Plus classique dans son approche que Wii Music, Guitar
Hero: World Tour demande à un groupe de quatre joueurs maximum de suivre
un défilement de notes afin de les reproduire sur les instruments et de
chanter les paroles d'une des 86 chansons disponibles, pour marquer le
plus de points possible.
La production d'Activision, plus complète grâce à ses
instruments, est toutefois plus onéreuse également puisque le pack
comprenant le jeu et les trois accessoires sera commercialisé à 200 euros
le 21 novembre, sur la Playstation 3 de Sony, la Xbox 360 de Microsoft et
la Wii, contre 50 euros pour Wii Music.
Enfin, à peine lancés, Wii Music et Guitar Hero doivent
déjà se préparer à la concurrence ... des Beatles eux-mêmes, dont
l'univers musical doit faire l'objet d'un jeu vidéo à une date encore
indéterminée. La société MTV Games vient d'annoncer avoir fait appel aux
services de l'américain Harmonix, auteur du jeu « Rock Band », pour
mettre au point ce jeu permettant à tout un chacun de se prendre pour les
légendaires pop stars britanniques.
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