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  novembre 2009

7

novembre
2009

7 novembre 2009; 20h30
Longwy, Aditorium de la médiathèque

Guitares sans frontières

On connaît Patrimonio en Corse, Issoudun ou Vendôme, désormais Longwy aura aussi son Festival de guitares sans frontières qui aura lieu le 7 novembre prochain.

Du flamenco à la guitare classique, en passant par le rock, acoustiques ou électriques, les guitares se font belles et désirables, on a envie de les regarder, de les toucher mais surtout de les écouter. Et là, c'est un vrai plaisir, servies par des artistes aussi talentueux que Kader Fahem (flamenco-jazz), Filigan (finger style) ou Jo Vurchio (bossanova).

Ce projet apporté par l'association Zyryab Productions a reçu le soutien de la ville de Longwy et de la médiathèque de la Communauté de Communes. L'événement se déroulera dans l'auditorium de la médiathèque.

 Au programme : l'après-midi, conférence sur le thème de la guitare et du flamenco-jazz animée par Nacer Boudjou, auteur et artiste – plasticien, exposition de différents tableaux de l'artiste, mini-concert des enfants de l'école de musique des Lorraines. En soirée : concert enregistré et filmé des guitaristes de renommée internationale.

Réservations : * Zyryab Productions - tél : 09 511 888 36 ou 06 19 53 69 44 - par mail zyryab@free.fr

* Magasin Prod'Musique - 12, avenue de Saintignon - Longwy-Bas - tél : 03 82 24 74 45

7

novembre
2009

Geoffrey Gurrumul Yunupingu
au New Morning le 11 novembre

http://blog.lefigaro.fr/deletraz/2009/11/gurrumul-poignante-complainte.html
http://www.newmorning.com/fr/concerts/index.asp?musiciens.asp

 

7

novembre
2009

Fredo Viola au festival des Inrocks

7

novembre
2009

« Le Concile d'amour »,
un opéra blasphématoire présenté à Nantes

« Le Concile d'amour », un opéra pour voix, instruments, marionnettes et machineries de Michel Musseau, scénographié et mis en scène par Jean-Pierre Larroche, a été présenté jeudi soir pour sa première au théâtre Graslin de Nantes.

Cette tragédie céleste en cinq actes écrite en 1895 par l'Allemand Oskar Panizza (1853-1921) lui avait valu un procès, un an de prison, l'abandon de ses amis et de finir ses jours dans un asile d'aliénés.

André Breton avait remis au goût du jour cet auteur mais la pièce n'avait été jouée qu'en 1969.

L'oeuvre est inspirée de l'apparition de la syphilis en 1495 dans une Italie où à Rome le pape et sa famille se livrent à toutes les débauches, faisant de cette maladie une punition divine pour punir les hommes de leur immoralité.

Sur scène, un Dieu à moitié sénile, représenté par une machinerie aux allures de mécanisme d'horlogerie défaillant, et interprété par le basse Frédéric Caton, apprend soudainement par un messager céleste, une vieille radio TSF ailée, les orgies perpétrées par le pape Alexandre VI, Rodrigo Borgia.

Dieu convoque le concile avec la Vierge Marie, devenue érotomane, interprétée par la soprano Dalila Khatir, et Jésus, un niais adulé, pour trouver une punition à ces débauches.

Mais dans cet opéra où chaque instrument est relié à un personnage, c'est le diable qui trouvera la solution: il copule avec Salomé pour engendrer une fille d'une grande beauté et porteuse de la syphilis qu'il enverra sur terre en guise de punition.

Jean-Pierre Larroche et Michel Musseau ont réalisé un opéra décalé en livrant un concile qu'ils ont rêvé « tranché, éclaté, grotesque, râpeux, chantant, ironique, brut, malin comme le diable ».

Après Nantes et Angers, « Le Concile d'amour », une co-production d'Angers-Nantes Opéra, doit être présenté à Meylan dans le cadre des 38e Rugissants le 24 novembre, à Quimper les 10 et 11 mars, à Besançon les 25 et 26 mars, à Toulouse les 26, 27, 28 mai.

7

novembre
2009

Folies Bergère : « Zorro » musical

Créée en 2008 à Londres selon les codes de Broadway, le spectacle musical « Zorro » arrive en français à Paris, aux Folies-Bergère, et confronte de façon inattendue le célèbre justicier masqué à une tragédie familiale, sur les tubes recyclés des Gipsy Kings.

Incarné par Laurent Ban (« Notre-Dame de Paris », « Peines de coeur d'une chatte française » d'Alfredo Arias), Zorro n'a qu'un seul ennemi: son propre frère, animé par une haine à mort, lui reprochant son statut supposé de fils préféré.

Pondérée par le souffle d'une indispensable romance assurant l'« happy end », cette histoire inédite, dure et violente, qui ne conviendra pas à un public trop jeune et est aux antipodes du célèbre feuilleton TV, a été écrite spécialement pour ce « musical » par le Britannique Stephen Clark.

Le livret s'inspire aussi du roman d'Isabel Allende, cousine du défunt président chilien: après avoir appris l'escrime à Madrid, le futur Zorro revient en Amérique avec des gitans devenus sa seconde famille. Ils l'aideront à déjouer les plans du frère maléfique et parricide, qui fait régner la terreur.

Interprété par 24 artistes accompagnés par un orchestre de dix musiciens, « Zorro le musical », coproduit par TF1 et Stage Entertainment, qui signe son 3e spectacle en France (« Cabaret » en 2006, « Le Roi Lion » et ses 1,2 million de spectateurs, toujours à l'affiche à Paris), bénéficie d'une mise en scène énergique qui n'évite cependant pas les longueurs, au fil de la tragédie fratricide qui oppose Zorro/Diego et Ramon de la Vega.

Autre liberté avec l'histoire originale: quand il ne porte pas le masque et la cape, Zorro/Diego donne le change dans des numéros étonnants de frère efféminé et précieux.

Exécutées au cordeau, les chorégraphies signées Rafael Amargo sont omniprésentes, parfois répétitives, mais raviront les amateurs de flamenco endiablé sur les reprises de « Bamboleo » ou « Jobi Joba ». Cascades et combats à l'épée se succèdent sur le même rythme.

Dans un décor unique mais astucieux, bien réinventé à chaque tableau, Zorro se fait plusieurs fois prestidigitateur au gré d'effets spectaculaires qui lui permettent évidemment de sortir des pires situations. Au finale, il survole même les spectateurs sur toute la longueur de la salle.

Comme à Londres, cette production fait appel à un récitant, qui incarne par ailleurs la conscience de Zorro. Le comédien Georges Beller, inattendu dans ce type d'aventure artistique, joue aussi le père de Zorro et de Ramon.

Les principaux rôles féminins sont confiés à Liza Pastor et à Géraldine Larrosa, qui se disputent le coeur de Zorro.

Le sergent Garcia est incarné par Benoît de Gauléjac, dans une composition fidèle du personnage, entre naïveté et grandes lâchetés, avant une rébellion inespérée qui le fera basculer dans le camp du héros masqué.

L'épilogue est sans surprise: l'âpre combat contre la jalousie et jusqu'à la mort est couronné par l'amour et la paix.

7

novembre
2009

Caetano Veloso qualifie Lula d'analphabète,
de grossier et de vulgaire

Le chanteur Caetano Veloso, considéré comme l'un des artistes brésiliens les plus populaires, a qualifié le président Luiz Inácio Lula da Silva d'analphabète, de grossier et de vulgaire, dans une interview au quotidien O Estado de Sao Paulo publiée jeudi.

Caetano a expliqué qu'il voterait pour l'ex-ministre de l'Environnement Marina Silva si celle-ci confirmait sa candidature à l'élection présidentielle de 2010, parce qu'elle « est intelligente comme (Barack) Obama et n'est pas analphabète comme Lula. »

Le président Lula, a ajouté le chanteur, « ne sait pas parler. Il est vulgaire quand il parle, grossier. Elle, elle parle bien ».

« Si elle est candidate, je voterai pour elle. Avec l'espoir que (...), au pouvoir, elle sera plus pragmatique que Lula. Et plus élégante », a-t-il conclu.

Ministre de l'Environnement du gouvernement Lula pendant plusieurs années, Marina Silva a renoncé l'an dernier à son poste, en raison de divergences sur la politique relative à l'Amazonie. Par la suite, elle s'est affiliée au Parti Vert dont elle pourrait porter les couleurs aux prochaines présidentielles.

7

novembre
2009

« Un cabaret Hamlet » à l'Odéon :
to be or not to be... tou-bi, tou-bidou

Aller voir ou ne pas aller voir Hamlet après tant de mises en scène, tant de représentations ? A cette interrogation, l'homme de théâtre Matthias Langhoff répond par un dynamitage en règle du chef-d'oeuvre de Shakespeare, puis fouille les décombres et en extrait des diamants.

Son « Cabaret Hamlet », qui a débuté jeudi au Théâtre de l'Odéon à Paris et se poursuit jusqu'au 12 décembre, est un montage hétéroclite qui tire le royaume du Danemark vers « L'Opéra de quat'sous » et sonorise les brumes nordiques avec un piano mécanique, une trompette bouchée et les « tou-bi, tou-bidou » des chorus girls. Il y a pêle-mêle du Brecht, du Jérôme Savary et du Cotton Club dans tout cela.

Car l'Allemand Matthias Langhoff, ami d'Heiner Müller, a pour théorie qu'il faut déconstruire les chefs-d'oeuvre afin de leur rendre l'éternité, de les « désempoisser » de toutes les gloses et commentaires dont ils ont fait l'objet au cours des siècles.

Langhoff reprend Brecht qui disait à propos des classiques: « par déférence, on les a estropiés et, à force de les encenser, on leur a fait perdre leur éclat ».

Mais à l'Odéon, aucun danger de déférence. Et pour déconstruire, Langhoff déconstruit. Il y a d'abord la salle transformée à l'orchestre en « Biergarten » avec dégustation d'une célèbre bière danoise à mi-parcours, il y a ensuite Claudius joué par un acteur qu'un accent africain prononcé rend parfois difficile à comprendre, il y a Horatio devenu Horatia, il y a enfin Hamlet qui, la cinquantaine bien tapée, pourrait être le père de sa mère Gertrude.

Le texte lui-même a été parfois modifié de l'intérieur sans qu'on s'en rende forcément compte. Ainsi Hamlet se lance-t-il dans le monologue de Macbeth, ainsi plusieurs scènes ont été déplacées d'un acte à l'autre, ainsi Hamlet et Laërte disent ensemble un même texte.

Mais le vrai choc vient de la célèbre tirade « to be or not to be ». Elle débute d'abord par une variation sur divers thèmes musicaux assez éloignés des madrigaux élisabéthains. Sur le côté de la scène, l'orchestre de jazz niché dans une conque nacrée, façon boîte de nuit des années 40, donne le tempo. Les comédiennes tout en strass et satin déclinent « to be or not to be » sur l'air de « Singin'in the rain », sur le générique de « Mission impossible » et sur les premières notes de la valse du « Danube bleu ». Amusante provocation, une Marianne drapeau tricolore à la main reprend elle aussi la célèbre tirade.

Puis la parodie, le « sabotage » font place au texte lui-même, sec, froid, dit avec force par un Hamlet qui fixe la salle dans les yeux: « être ou ne pas être voilà la question ». La tirade est dite d'ailleurs deux fois.

La déconstruction théâtrale, qui dure tout de même quatre heures et demie, s'enlise un peu dans la seconde partie: moins de trouvailles, une certaine pesanteur empêchent la joyeuse débandade du départ de porter complètement ses fruits. Jusqu'à la dernière scène, forte malgré tout, quand les principaux protagonistes, Hamlet, Gertrude, Claudius et Laërte, finissent comme de vulgaires pendus qui désormais ne se posent plus la question d'être ou de ne pas être.

7

novembre
2009

« La Cantatrice chauve » décalée de
Lagarce revient pour le centenaire Ionesco

Le Théâtre de l'Athénée à Paris marque, avec un peu d'avance, le centenaire de la naissance d'Eugène Ionesco (1909-1994) en accueillant jusqu'au 21 novembre sa fameuse « Cantatrice chauve » dans la production décalée et rafraîchissante de Jean-Luc Lagarce (1957-1995).

Le spectacle de cette pièce emblématique du théâtre dit de l'absurde sera repris en mars 2010 à Fontainebleau (le 24) et à Sartrouville (26 au 28).

Lorsqu'en 1991, le metteur en scène Jean-Luc Lagarce, également dramaturge, avait revisité « La Cantatrice chauve », c'était pour lui redonner le mordant de sa création en 1950. Depuis 1957, la pièce était jouée à Paris au Théâtre de la Huchette dans les décors de Jacques Noël et la mise en scène d'origine, désormais figée (et toujours à l'affiche), signée Nicolas Bataille.

L'équipe de comédiens et techniciens constituée en 1991 s'est reformée pour réactiver leur interprétation de la pièce de Ionesco.

Pour l'écrivain franco-roumain, qui aurait eu 100 ans le 26 novembre, « La Cantatrice chauve », c'est « la critique du langage creux, des idées reçues, des slogans », des individus prisonniers d'un mode d'expression stéréotypé.

La mise en scène de Lagarce redonne un coup de jeune à la langue des personnages (deux couples interchangeables, une bonne et un pompier) et oblige à un nouveau regard sur eux.

Pour le metteur en scène, les situations absurdes sont désormais omniprésentes dans les pauvres programmes de la télévision.

Son spectacle est ponctué de rires enregistrés accompagnant des répliques pas drôles du tout. Il est plein de clins d'oeil aux univers cocasses de Jacques Tati, Buster Keaton, Laurel et Hardy, d'emprunts à la musique du film « Psychose » de Hitchcock et de références à Benny Hill.

Le mobilier style salon anglais a été évacué au profit d'un décor plus coloré et aéré avec pelouse verte devant la façade plate d'une maison qui, à la fin, s'écroule sur les comédiens (le gag est emprunté à Buster Keaton) prêts à recommencer la pièce.

Jean-Luc Lagarce, avant de faire jouer cette fin, innove en représentant les autres fins possibles, passablement échevelées, imaginées par Ionesco. On reste en droit de préférer la fin officielle...

7

novembre
2009

Jan Klata, un Polonais qui revisite l'Histoire
et les codes du théâtre

La France découvre une valeur montante de la scène polonaise : Jan Klata, qui revisite l'histoire tourmentée de son pays et de l'Europe avec un théâtre à la fois documentaire et très libre, baignant dans une esthétique rock, à l'image de « Transfer! », donné à Créteil avant Reims.

Le spectacle vivant polonais est à l'honneur en France en cet automne. Grand nom de la scène européenne désormais, Krzysztof Warlikowski, 47 ans, présente à partir de vendredi soir et jusqu'au 12 novembre « (A)pollonia », qui a marqué le dernier Festival d'Avignon. Un spectacle fleuve, dispersé, mais qui relit de manière saisissante les tragiques grecs dans la Pologne de l'après-Shoah.

De onze ans le cadet de Warlikowski, frère aîné du célèbre acteur polonais Wojciech Klata, Jan Klata a grandi dans la Pologne communiste finissante. Il s'emploie depuis à faire l'« examen critique de la réalité polonaise contemporaine ainsi que de ses mythes nationaux », comme l'a noté l'hebdomadaire Polityka, qui lui a décerné un prix en 2005 pour l'ensemble de son oeuvre.

Illustration avec « Transfer! », que la Maison des arts de Créteil (MAC) affiche jusqu'à samedi soir dans le cadre du Festival d'automne à Paris, avant que la manifestation Reims Scènes d'Europe ne l'accueille les 11 et 12 décembre. Le titre du spectacle est une allusion au déplacement de population subi par la ville de Wroclaw (Breslau en allemand), totalement vidée de sa population allemande en vertu des accords de Yalta et Potsdam (1945).

Jan Klata évoque de manière limpide les conséquences de décisions prises par les grands de ce monde, en petit comité. Churchill, Roosevelt et Staline dominent la scène sur une tribune de métal où ils évoquent en blaguant la modification des frontières de l'Allemagne et de la Pologne. Tribune politique mais aussi scène rock: elle déverse le post-punk de Joy Division, musique que Klata n'a pas choisie au hasard — le premier nom du groupe était Warsaw (Varsovie en anglais) et la « Division de la joie » désignait les femmes juives contraintes de se prostituer pour les officiers allemands...

Staline donne le tempo à la basse, Churchill tente de faire entendre sa petite musique à la guitare et Roosevelt, en fauteuil, ne peut qu'intervenir faiblement au clavier. Ces trois-là (acteurs professionnels) sont indifférents à ce qui se vit en contrebas : une dizaine de survivants des événements viennent à tour de rôle témoigner de l'exil forcé, du viol d'une mère par les Russes...

Klata juxtapose habilement professionnels et amateurs, rire et effroi. La MAC et le Festival d'automne accueilleront du 2 au 5 décembre un autre de ses spectacles, « L'Affaire Danton ». Là encore, il sera question d'histoire (la Révolution française) et de décalage des situations (décor de bidonville, tronçonneuse plutôt que guillotine) sur fond de musique pop. Et la Pologne ne sera pas loin.

7

novembre
2009

Mort de Jacno, fondateur du groupe punk
les Stinky Toys

Le musicien Denis Quillard dit Jacno, qui avait fondé en 1976 avec Elli Medeiros les Stinky Toys, l'un des tout premiers groupes de la scène punk française, est mort d'un cancer à l'âge de 52 ans, dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé à l'AFP son entourage.

La maison de disques Warner France, chez qui Jacno avait enregistré son dernier disque « Tant de temps » en 2006, a confirmé le décès de l'artiste survenu dans un hôpital parisien, selon l'une de ses proches.

La date de ses obsèques n'était pas encore fixée, a indiqué cette source.

Né à Paris le 3 juillet 1957, Denis Quillard a passé son enfance à écouter Mozart, Chopin ou Satie avant de découvrir le rock grâce aux succès des Who et des Rolling Stones, et d'apprendre la batterie et la guitare.

Il rencontre Elli Medeiros au lycée Charlemagne, où il était surnommé « Jacno » en raison de sa consommation effrénée de cigarettes Gauloises, Marcel Jacno étant le nom du graphiste auteur du casque ailé imprimé sur les paquets.


Stinky Toys, « Plastic Facess » (1977)

Ils créent ensemble le groupe de rock parisien les Stinky Toys (les Jouets Puants) — un jeu de mots sur les Dinky Toys, célèbre marque de voitures miniatures — des fêtards qui interprètent sur scène des chansons de David Bowie, des Stones ou des Who, ainsi que leurs propres compositions.


Jacno, « Main dans la main «s (1980)

Edité fin 1977 chez Polydor, leur album « Stinky toys » se vend mal et deux ans plus tard Jacno enregistre seul l'instrumental « Rectangle », des mélodies au synthétiseur popularisées par le cinéaste Olivier Assayas qui les intègre à la bande originale de son premier moyen métrage, « Copyright » (1980).

Puis le duo Elli et Jacno enregistre deux albums, « Tout va sauter » (1980) et « Boomerang » (1982) et participe à la composition de la bande originale du film « Les nuits de la pleine lune » (1984) d'Eric Rohmer, avant de se séparer.

Jacno se consacre ensuite davantage à la production, réalisant des titres ou des albums pour des artistes tels que Pauline Lafont, Lio, Etienne Daho, Daniel Darc ou Jacques Higelin et plus récemment Paul Personne et les Valentins.

En tant qu'interprète, il a publié une série d'albums solo dont « T'es loin t'es près » (1988), « Une idée derrière la tête » (1991), « Faux témoin » (1995) et « De la part des anges » (1999).

7

novembre
2009

Décès du metteur en scène Otomar Krejca

Le metteur en scène tchèque Otomar Krejca, dont le nom est surtout lié au célèbre théâtre pragois de la fin des années 1960 « Divadlo za branou » (« Théâtre derrière la porte »), est mort vendredi à l'âge de 87 ans, a annoncé l'agence CTK.

Connu pour son sens de l'innovation et son audace artistique, Otomar Krejca a été dans les année 1950 acteur puis directeur de la troupe du Théâtre national de Prague, avant de diriger le théâtre « Divadlo za branou » entre 1965 et 1972, date de sa fermeture par les autorités communistes.

Pendant ces sept années, ce théâtre était l'un des foyers artistiques les plus féconds de Prague, avec les mises en scène d'« Ivanov » et des « Trois soeurs » d'Anton Tchékhov, de Lorenzaccio d'Alfred de Musset et de la « Chatte sur les rails » de Josef Topol.

L'un des premiers signataires en juin 1968 du manifeste « 2.000 mots » pour la démocratisation du système communiste, Otomar Krejca s'est engagé en faveur du mouvement du « Printemps de Prague ».

Après l'occupation de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie en août 1968 et l'installation d'un nouveau régime pro-soviétique, Otomar Krejca est tombé en disgrâce.

« Si le malheur d'être né avec un talent arrive à quelqu'un, il devra s'attendre à un conflit avec son temps », a résumé celui qui n'a plus été autorisé à travailler dans son pays jusqu'à la chute du communisme en 1989.

Grâce à une intervention de Walter Scheel, président de la R.F.A., Otomar Krejca a obtenu en 1975 le poste de directeur du théâtre municipal de Düsseldorf. Il a aussi travaillé dans d'autres pays (Autriche, Belgique, France, Grande-Bretagne, Suède).

Sa tentative de renouer en 1990 à Prague avec le succès du théâtre « Divadlo za branou » s'est pourtant soldée par un échec cuisant au bout de quatre ans, en raison notamment de nouvelles conditions économiques.

« A cette époque-là, les façades prenaient le dessus sur les intérieurs. Les gens couraient après de nouvelles voitures et de nouvelles épouses », a-t-il alors constaté avec amertume.

7

novembre
2009

Egypte : les islamistes hostiles à Beyoncé,
symbole de débauche

La chanteuse américaine Beyoncé, qui a reporté un concert en Malaisie le mois dernier après avoir suscité l'indignation des islamistes, s'apprête vendredi à donner un concert en Egypte où les Frères musulmans lui ont réservé un accueil des plus hostiles.

Hamdi Hassan, un député de la confrérie islamiste, a écrit au Premier ministre et au ministre de l'Intérieur en qualifiant le concert de « fête à caractère sexuel », et en exigeant de savoir pourquoi la jeune femme avait été autorisée à chanter.

D'après M. Hassan, les publicités pour le concert, où la chanteuse de RnB, adossée à un mur, la jambe repliée, porte un body avec un guidon de moto collé à son bas-ventre, « menacent la paix et la sécurité sociales ».

« Je ne sais pas qui a donné son accord à cette publicité immorale, inacceptable, ou qui a donné son accord à ces fêtes éhontées à caractère sexuel », poursuit le député dans sa lettre, accusant le gouvernement d'encourager « le péché et la débauche ».

Sur le site de socialisation sur internet Facebook, un groupe opposé à la tenue du concert comptait vendredi près de 10.000 membres.

Un poster publié sur le site, montrant la silhouette d'une femme aux courbes voluptueuses, était barré d'un trait rouge, avec le titre « Ceci n'est pas l'Egypte ».

Aucun détail n'a pour l'instant filtré sur la tenue que la star, habituée aux chorégraphies et tenues sexy, a prévu de porter pour le concert qui doit se tenir sous haute sécurité à Port Ghaleb, une station balnéaire sur la mer Rouge.

Les meilleures places se sont vendues 2.000 livres égyptiennes (soit près de 250 €), bien au-dessus des moyens de l'écrasante majorité des Egyptiens.

La tournée mondiale de Beyoncé, chanteuse aux multiples récompenses, a pour l'instant généré 50 millions de dollars.

En octobre, elle avait dû reporter un concert prévu près de Kuala Lumpur, après qu'un parti islamique conservateur eut appelé à interdire l'évènement et dénoncé « ses trémoussements » et « ses tenues sexy ».

Beyoncé avait chanté le classique « At last », popularisé par Etta James, lors de l'investiture du président Barack Obama en janvier.

7

novembre
2009

Théâtre de la Criée :
deux malades de l'amiante portent plainte

Deux techniciens du théâtre national de La Criée à Marseille, malades de l'amiante, ont porté plainte pour mise en danger de la vie d'autrui, a-t-on appris vendredi auprès de leur avocat.

La plainte, contre X, « a été déposée la semaine dernière », a précisé à l'AFP Me Jean-Luc Guasco, confirmant une information du quotidien régional La Marseillaise.

L'un des deux plaignants Tony Moulon, qui travaille depuis 25 ans à La Criée, est malade d'un cancer. « On lui a enlevé un poumon entier », a expliqué Me Guasco.

Son collègue, Didier Bourgat, atteint de la maladie, s'est joint à la plainte.

Le théâtre de la Criée, dans lequel la présence d'amiante n'a été détectée qu'en novembre 2008 lors d'une mise aux normes de l'installation électrique selon la direction, est en travaux depuis pour permettre un désamiantage complet de la grande scène. Des travaux qui ne garantissent toujours pas pour le moment que toute trace d'amiante a été éliminée, selon les parties prenantes au dossier.

De nouveaux résultats d'analyses de l'air attendus ces jours-ci n'ont toujours pas été rendus publics.

Alors que le théâtre doit rouvrir le 17 novembre, son directeur, Jean-Louis Benoit, se refusait toujours la semaine dernière à envisager un report et espérait pouvoir jouer « La Nuit des Rois » de William Shakespeare.

Pour Me Guasco, « c'est un problème gravissime. Le personnel est inquiet car le théâtre risque de déposer le bilan d'un jour à l'autre. Il est aussi angoissé de continuer à travailler dans un endroit en cours désamiantage même si des protections sont prises ».

Selon lui, le but de la plainte « n'est pas de faire condamner des gens mais il faut qu'à un moment donné on se rende compte du danger qu'on court à travailler dans des bâtiments anciens dès qu'on perce des trous dans les murs. Les gens sont atteints dans des conditions dramatiques ».cThéâtre de la Criée: deux malades de l'amiante portent plainte

7

novembre
2009

Ventes de romans : Marie NDiaye,
deuxième derrière Werber

Bernard Werber est en tête des ventes de romans au mois d'octobre en France avec « Le miroir de Cassandre », malgré le gros succès public de « Trois femmes puissantes », le Goncourt 2009 de Marie NDiaye, et de « Mauvaise fille » de Justine Lévy, selon le classement IPSOS-Livres Hebdo.

- Meilleures ventes Romans/Fiction :

1/ « Le miroir de Cassandre » de Bernard Werber (Albin Michel)

2/ « Trois femmes puissantes » de Marie NDiaye (Gallimard)

3/ « La forêt des mânes » de Jean-Christophe Grangé (Albin Michel)

4/ « Mauvaise fille » de Justine Lévy (Stock)

5/ « Le tailleur de pierre » de Camilla Lackberg (Actes Sud)

- Meilleures ventes Essais/Documents :

1/ « Métronome » de Lorant Deutsch (Michel Lafon)

2/ « La prospérité du vice » de Daniel Cohen (Albin Michel)

3/ « Geluck se lâche » de Philippe Geluck (Casterman)

4/ « Saveur du temps » de Jean d'Ormesson (Ed. Héloïse d'Ormesson)

5/ « Un coeur intelligent » d'Alain Finkielkraut (Stock)

Chassé-croisé des best-sellers. « Le miroir de Cassandre » de Bernard Werber, paru début octobre, vole la première place à « La forêt des mânes » de Jean-Christophe Grangé, sorti un mois plus tôt. Mais la bonne surprise vient du succès de romans exigeants en lice pour les prix littéraires de l'automne : « Trois femmes puissantes » de Marie NDiaye s'est hissé en deuxième position des ventes avant même l'attribution du prix le 2 novembre et laisse présager des ventes exceptionnelles pour ce premier Goncourt décerné à une femme depuis onze ans.

Beau score également de Justine Lévy qui a réussi à fidéliser les lecteurs qui ont fait le succès de « Rien de grave » en 2004.

Succès encore pour « Métronome », la ballade dans Paris du comédien Lorant Deutsch, qui prend la tête des ventes des essais, devant « La prospérité du vice » de l'économiste Daniel Cohen.

Ce classement inclut tous les circuits de distribution de vente au détail : librairies, grandes surfaces culturelles, hypermarchés (1.500 points de vente).

©Musicologie.org 2009