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1er et 2 novembre
Lyon, Auditorium
Ciné-concert
La Ruée vers l'or
De Charlie Chaplin (1925)
Orchestre National de Lyon
Frank Strobel, direction

Un des chefs-d'œuvre du cinéma.
Avec Charles Chaplin, Henry Bergman, Mack Swain, Tom
Murray, Georgia Hale. Musique de Charlie Chaplin
Au temps de la chasse au trésor, les aventures de
Charlot dans le grand Nord, aux prises avec le froid, la faim, les ours.
Tandis que ses compagnons d’infortune s’entretuent, Charlot, devenu riche,
s’éprend de la belle Georgia… La Ruée vers l’or est le film de Chaplin le
plus aimé des enfants. La neige et les sapins, la petite maison au bord du
ravin, le conte qui se termine bien, et la célèbre “danse des petits
pains“ : autant de raisons d’apprécier ce merveilleux chef-d’oeuvre qui ne
prend pas une ride au fil du temps.
Pour accompagner la ruée vers l’or, rien de mieux que
la musique composée par Chaplin lui-même ; l’Orchestre national de Lyon y
est dirigé par Frank Strobel, un fidèle de nos Ciné-concerts, maître
d’oeuvre la saison dernière d’un mémorable concert de musiques de
science-fiction.
Né à Munich en 1966, le chef d’orchestre Frank Strobel
a une prédilection pour le mélange des genres et des styles. En plus du
répertoire symphonique romantique et de la musique du XXe siècle, il
explore avec délectation le vaste territoire de la musique de film. Encore
étudiant, il commença à s’intéresser à la reconstitution de musiques de
films muets, puis il prépara la musique de plus de 35 films muets
(musiques originales ou compositions nouvelles) qu’il dirigea dans des
cinémas ou lors de projections en plein air, au milieu de ses activités de
chef de concert. Nombre de ses productions furent captées par la ZDF,
Arte, la SDR. Frank. Strobel dirige également de nombreux enregistrements
de musiques de films pour le cinéma et la télévision, en Allemagne, en
Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Il a été pendant dix ans le responsable
de la section musicale au Musée du film de Francfort, et il est conseiller
auprès de ZDF/Arte pour la programmation de films muets. Ses tournées de
concerts l’ont mené dans la plupart des pays européens ainsi qu’aux
Etats-Unis, au Canada, en Amérique du Sud, en Amérique Centrale et en
Asie.
Tarif : 25 € + Tarif -50% + Tarif réduit. Auditorium de
Lyon, 04 78 95 95 95.
http://www.auditorium-lyon.com.
En partenariat avec l’Institut Lumière
Billetterie musicologie.org / FNAC
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Le rappeur Abd al Malik
met ses baskets
dans les pas de Brel et Nougaro
Et si le véritable héritier de Brel ou Nougaro était un
rappeur? Après avoir été couvert de louanges avec "Gibraltar", Abd al
Malik s'inscrit avec son nouvel album dans la grande tradition de la
chanson française, qu'il actualise d'une manière inédite.
L'impressionnant et ambitieux "Dante"
(Polydor/Universal) sortira lundi, deux ans et demi après "Gibraltar"
(350.000 ventes), qui mêlait rap, slam, jazz et chanson et avait valu au
rappeur de 33 ans deux Victoires de la musique, un grand prix de
l'Académie Charles-Cros et le Prix Constantin 2006. Malik a, en outre, été
le maître d'oeuvre de l'album du collectif Beni Snassen début 2008.
"Dante" est essentiellement axé sur la chanson
française, avec des parrainages éloquents: l'ancien pianiste de Brel (et
mari de Juliette Gréco) Gérard Jouannest, déjà présent sur "Gibraltar",
Alain Goraguer (collaborateur historique de Gainsbourg) ou Gréco elle-même
sur le duo "Roméo et Juliette".
Les références à cette grande tradition sont
omniprésentes. On pense à Brel sur "Circule petit, circule" ou le
remarquable "Conte alsacien", à Nougaro sur l'emballante "Paris mais..."
et Abd al Malik sample Serge Reggiani dans "Le Marseillais".
Le rap américain s'est toujours nourri de la musique
populaire de son pays (funk ou soul) mais, en France, cette démarche est
nouvelle.
Du point de vue des thèmes, Abd al Malik creuse le
sillon de "Gibraltar" et la France est au coeur de son disque.
Lui qui se dit patriote se focalise sur la construction
d'une communauté nationale au-delà des questions d'origines ou de religion
(il est lui-même musulman et d'origine congolaise) avec une finesse
d'analyse et une absence de manichéisme rares. C'est le thème de
l'émouvant single "C'est du lourd!".
France Inter diffusera le 6 novembre à 21h00 un concert
privé du rappeur enregistré l'avant-veille. Par ailleurs, le label XIII
Bis édite un best of de son ancien groupe, N.A.P.

Concours de Genève :
un pianiste hollandais est distingué
Le Hollandais Hannes Minnaar, 23 ans, remporte la
compétition de piano du Concours de Genève 2008, qui s'est achevé mercredi
soir, sans toutefois obtenir le premier prix, non attribué. Il empoche
aussi le prix du public et le prix "Mandarin Oriental".
Hannes Minnaar était déjà lauréat de plusieurs concours
dans son pays. Un autre deuxième prix revient à Duanduan Hao, jeune
Chinois de 18 ans qui se perfectionne en France. Le troisième prix
récompense Da-Sol Kim, un Coréen de 19 ans qui a remporté plusieurs
distinctions en Asie, indiquent les organisateurs.
Lundi, le concours de violoncelle avait vu le triomphe
d'István Várdai. Le jeune Hongrois de 22 ans a reçu un premier prix,
distinction suprême rarement décernée dans le cadre du Concours de Genève.
Il avait aussi raflé trois prix spéciaux, dont celui du public.
La 63e édition du Concours de Genève, consacrée au
piano et au violoncelle, a réuni plus de 250 jeunes interprètes. Fondé en
1939, cette manifestation est l'une des plus anciennes et des plus
prestigieuses compétitions d'interprétation musicale au monde. Elle met à
l'honneur tous les deux ans le piano ou le chant en alternance en lui
associant chaque fois un autre instrument.

Internet : le Sénat a adopté
le texte antipiratage
à une large majorité
Les sénateurs ont adopté jeudi soir à une très large
majorité incluant le PS, le projet de loi antipiratage de Christine
Albanel, fruit d'un accord entre professionnels de la culture et
d'internet, dont ils ont adouci les sanctions.
La majorité UMP et centriste a voté pour ainsi que le
PS et les radicaux. Le PCF s'est abstenu.
Les sénateurs ont maintenu le principe de la coupure
internet en cas de téléchargement illégal répété mais ont ouvert la
possibilité pour l'internaute sanctionné de garder sa messagerie.
Tous partis politiques confondus les sénateurs ont
fortement amendé le texte sous l'impulsion des deux rapporteurs du texte,
l'UMP Michel Thiollière et de Bruno Retailleau (Non inscrit). Les
sénateurs socialistes sont restés en retrait l'essentiel étant pour eux le
respect des accords conclus avec les professionnels de la culture.
Le texte est en effet la transcription législative de
ces accords préparés par l'ancien pdg de la Fnac Denis Olivennes et signés
le 23 novembre 2007 par une quarantaine d'organismes représentant les
secteurs de la musique, du cinéma et les fournisseurs d'accès à
l'internet.
Les sénateurs qui ont examiné ce texte au pas de
charge, n'en ont pas bouleversé la philosophie. Ils ont ainsi rejeté à une
forte majorité un amendement que la commission des Affaires économiques
que cette dernière avait adopté et qui proposait de remplacer la coupure
d'internet par une amende.
L'amendement a été l'occasion d'une discussion animée,
surtout au sein de la majorité, certains élus UMP comme Catherine
Procaccia (UMP), Michel Magras, ou Joëlle Garriaud-Meylan (UMP) se disant
persuadés "que l'amende serait bien plus efficace" que la suspension de
l'abonnement internet.
Ils ont en revanche adopté malgré les réserves du
gouvernement un amendement de Michel Thiollière qui introduit la
possibilité d'une suspension partielle de l'abonnement en laissant
certains services comme la messagerie, à l'internaute, si l'évolution
technologique le permet.
Ils ont aussi voté toute une batterie d'autres
amendements de M. Thiollière visant notamment à mieux encadrer la Haute
Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur
l'internet (Hadopi).
Le député Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a
estimé que "les socialistes du sénat ont fait preuve de sagesse" et,
ajoute-t-il, "nous attendons la même attitude des députés socialistes en
comptant sur une inscription rapide du texte à l'ordre du jour afin que
cette réponse équilibrée rentre au plus vite en application".
Les centristes et les Verts ont fait adopter des
amendements renforçant notamment les droits et une meilleure information
des internautes face aux procédures de sanction.
Le projet de loi met en place une "riposte graduée"
contre l'internaute pirate au travers d'une démarche "pédagogique et
dissuasive". Les ayants droit pourront saisir la Haute autorité s'ils
constatent que leurs oeuvres font l'objet d'un téléchargement
illicite.
L'Hadopi enverra un premier avertissement par courriel
à l'internaute, puis s'il recommence, une lettre recommandée. Après cette
phase "préventive" l'autorité pourra passer aux sanctions, à savoir une
suspension jusqu'à un an de l'accès à internet sauf s'il accepte une
transaction.
Pour les entreprises et les établissements collectifs,
le texte prévoit une mesure alternative. L'Hadopi leur demandera
d'installer des "pare-feux" pour empêcher les salariés ou les utilisateurs
de pratiquer le téléchargement illégal depuis leur poste.
Selon Mme Albanel, un milliard de fichiers piratés
d'oeuvres ont été échangés dans l'hexagone en 2006.
Le projet de loi, inscrit en urgence (une lecture par
assemblée) devra maintenant être discuté par les députés.

François Valéry perd son procès
contre la société
des auteurs et compositeurs
Le chanteur François Valéry a perdu le procès qu'il
avait engagé contre la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, à
qui il reprochait d'avoir autorisé une quantité excessive d'invitations à
sa comédie musicale "A l'ombre d'un géant", a-t-on appris vendredi auprès
du TGI de Paris.
Dans un jugement rendu le 22 octobre, la 3e chambre
civile du tribunal de grande instance de Paris a débouté le chanteur et
l'a condamné à verser 5.000 euros de frais de justice à la SACD.
M. Valéry, de son vrai nom Jean-Louis Mougeot, a
composé la musique et produit la comédie musicale "A l'ombre d'un géant".
En 2001, il en avait cédé les droits à la société Rubi Prod.
La comédie musicale avait fait l'objet en 2002 de 42
représentations au Théâtre Mogador à Paris, avant d'être interrompue à la
suite de difficultés financières rencontrées par Rubi Prod.
M. Valéry reprochait à la SACD, dont il est adhérent,
de n'avoir "pas réagi alors que le taux d'invitations délivrées par le
théâtre Mogador représentait un volume totalement anormal de 62% des
billets délivrés", peut-on lire dans le jugement.
Selon lui, la SACD aurait dû "être alertée par le
volume considérable et anormal des invitations" et "réagir immédiatement"
en contrôlant les souches de billets ou la comptabilité du théâtre.
Cette absence de réaction "ne saurait être considérée
comme une faute" de la SACD, ont jugé les magistrats, "dès lors que M.
François Valéry avait lui-même souscrit à cette politique d'invitations
gratuites massives en sa qualité de gérant de Rubi Prod".
M. Valéry, ajoutent-ils, "ne saurait pas plus soutenir
que la comédie musicale était un succès qui rendait injustifiée cette
pratique d'invitations massives à l'origine des difficultés financières de
la société Rubi Prod", le spectacle n'ayant été salué que tièdement par la
critique et le public.
Depuis la carrière avortée de sa comédie musicale, M.
Valéry a multiplié les actions en justice, certaines en vain, d'autres
couronnées de succès.
En mars, la cour d'appel de Versailles lui a donné gain
de cause, contre son ancienne maison de disques Sony, estimant qu'elle
avait fait preuve d'une "légèreté blâmable" à son égard en déposant une
plainte contre X en juin 2002.
Cette plainte, qui avait abouti à la mise en examen du
chanteur pour avoir utilisé à des fins personnelles une avance versée par
Sony à Rubi Prod, s'était soldée par un non-lieu en 2006.

Michael Jackson dément participer
à une réunion des « Jackson Five »
Michael Jackson a démenti vendredi avoir l'intention de
participer à une réunion du groupe familial "Jackson Five", annoncée cette
semaine à un média australien par son grand frère Jermaine.
"J'aime et soutiens totalement mes frères et seurs, et
nous avons partagé beaucoup d'expériences formidables, mais à l'heure
actuelle, je n'ai aucune intention d'enregistrer (des chansons) ou de
partir en tournée avec eux", a affirmé la pop-star, citée dans un
communiqué.
"Je suis actuellement en studio, en train de développer
des projets nouveaux et très intéressants, et j'espère les partager
bientôt en concert avec mes admirateurs", ajoute ce texte attribué à la
vedette de 50 ans.
Mercredi, Jermaine Jackson, cité par l'agence de presse
australienne AAP, avait affirmé que lui et ses frères et soeurs, dont
Michael et Janet, avaient l'intention de se reformer et de partir en
tournée mondiale.
"Cela a pris longtemps pour la famille Jackson de se
réunir", avait dit Jermaine, selon AAP.
Les "Jackson Five", rebaptisés par la suite les
Jacksons, se sont formés en 1965 alors que Michael Jackson n'avait que
sept ans. Leur dernière tournée commune remonte à 1984 et ils se sont
formellement séparés en 1990.
Michael Jackson vit retiré du monde depuis son
acquittement dans un procès pour attouchement sur mineur, en juin 2005 en
Californie (ouest). Il réside à Las Vegas, dans l'Etat voisin du Nevada,
et ses promesses d'enregistrer un nouvel album, le premier depuis 2001,
puis de repartir en tournée, ne se sont pas concrétisées pour le
moment.

Résurrection du Palace
et de l'Alhambra,
mythiques music-halls parisiens
Mistinguett, Maurice Chevalier, Jean Gabin, Django
Reinhardt et Charles Aznavour y ont débuté: le Palace et l'Alhambra,
légendaires salles parisiennes oubliées depuis des d'années, renaissent à
quelques semaines d'intervalle, offrant par leur capacité moyenne de
nouvelles opportunités aux producteurs de spectacles.
Le 5 novembre, après douze ans de total abandon et un
délabrement qui a fait reculer plusieurs investisseurs, le Palace rouvrira
ses portes dans ses atours de 1923, année inaugurale: un élégant théâtre
aux fresques art déco de 970 places, désormais dévolu aux "one man shows"
et aux concerts intimistes. L'humoriste Valérie Lemercier jusqu'en février
suivie par la chanteuse Jane Birkin inaugureront la programmation.
Music-hall à l'origine, Le Palace avait été transformé
en cinéma en 1946, puis en théâtre en 1968. Dix ans plus tard, nouvelle
destinée inattendue: Le Palace devient le night-club le plus célèbre
d'Europe, mais après divers rebondissements, le théâtre de la rue du
Faubourg-Montmartre ferme ses portes en 1996 pour un long oubli.
Hazis et Alil Vardar, de nationalité belge, déjà à la
tête de deux théâtres parisiens (la Comédie-République et la Grande
Comédie) rachètent en 2007 ce qui est devenu une coquille délabrée. De
nombreux mois de travaux sous le contrôle des Monuments historiques, ont
enfin redonné vie au lieu.
"Nous revenons aux fondamentaux de cette salle qui est
avant tout un théâtre et l'humour est l'essence même du théâtre. Nous
accueillerons aussi des chanteurs mais avec couvre-feu à 23H00: les années
discothèque, c'est fini!", déclare à l'AFP Hazis Vardar.
Le Palace comme le nouvel Alhambra constituent par leur
capacité un véritable compromis entre la Cigale, le Bataclan et l'Olympia,
plus grandes, et l'Européen et le Café de la Danse, plus petites. Une
taille qui permet aussi de prendre un risque financier moindre par rapport
à un Zénith.
"Les salles de 800 à 1.000 places sont rares. C'est une
capacité intéressante que recherchent les artistes. Le rapport avec le
public est à échelle humaine", souligne pour sa part à l'AFP le producteur
Gilbert Coullier.
Petit bijou évoquant l'Olympia en miniature,
l'Alhambra, reconstruit à 100 m du music-hall d'origine, est dévolu aux
musiques actuelles (chanson, rock, reggae, électro, jazz, musiques du
monde).
Dès l'évocation de son nom, cette salle fait renaître
les souvenirs du célèbre music-hall, dont le dernier spectacle fut en 1967
"La Route Fleurie" avec Bourvil et Annie Cordy avant sa destruction en
1968, sur l'emplacement duquel se trouvent aujourd'hui un parking et...
l'ANPE spectacle.
"Quand j'ai découvert cette salle (sur l'emplacement du
nouvel Alhambra, se trouvait un ciné-théâtre datant de 1933 appartenant à
la SNCF), j'en suis tombé amoureux immédiatement", confie le propriétaire
des lieux. Jean-Claude Auclaira racheté le nom de l'Alhambra aux Bradford,
famille anglaise qui avait fait construire à la fin des années 20 le
music-hall d'origine.
Depuis sa réouverture avec les "Nuits manouches", le
nouvel Alhambra, déjà loué pour la qualité de son acoustique, a accueilli
le chanteur argentin Melingo, le chanteur de rock Daniel Darc, la
formation de jazz-world Hadouk Trio ou le groupe nantais de hip hop Hocus
Pocus.
Des artistes aussi divers que Dick Rivers, Alain
Chamfort, la Mexicaine Lila Downs, l'Angolais Bonga, le big band du Sacre
du Tympan, l'accordéoniste Marcel Azzola ou le jeune trompettiste
d'électro-jazz Ibrahim Maalouf, y seront bientôt à l'affiche.

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