À propos du site
Statistiques du site
S'abonner au bulletin
Liste musicologie.org
Collaborations éditoriales

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Iconographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Annonces & annuaires
Forum
Téléchargements

Vu et lu sur la Toile
Presse internationale
Forums et listes

Colloques & conférences
Universités françaises
Universités au monde
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

Rechercher sur rEm

Exact

Résultats/page

Musicologie.org 2007
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil

Actualité musicale

20 — 31 octobre 2006

 

actualité musicale du 21 octobre 2007  

21 octobre, Montreuil
Maison Ouverte

Concert-Conférence :
Musique classique
de l'Inde du Nord

Narendra BATAJU, sitâr
Vidya BATAJU, tanpurâ
Prabhu EDOUARD, tablâ


Narendra BATAJU 

Conférenciers : Julien Jugand (Paris X Nanterre) Jeanne Miramon-Bonhoure (Paris IV Sorbonne) !

Narendra Bataju, népalais, sitariste aveugle de naissance, commence sa vie de musicien en étant parrainé par Ravi Shankar. Rapidement reconnu dans son pays comme en Inde, il est considéré comme l’un des grands spécialistes du sitar. Il s’installe en 1972 à Paris, où il réside encore aujourd’hui.

Joueur de tabla d'origine d'Inde du sud, il réside à Paris. Deux fois lauréat de la bourse du gouvernement Indien ( 1993 -1996 ), il est est un disciple émérite de Pandit Shankar Ghosh, auprès duquel il a étudié à Calcutta pendant plusieurs années. Il a joué avec les grands maîtres de tradition indienne, mais aussi avec des musiciens de jazz comme  Allie Delfau ou Marc Ducret, et a travaillé avec des danserus et des chorégraphes dont Béjart

Tarif unique : 5€ —   La Maison Ouverte de Montreuil, 17, rue Hoche, 93100 Montreuil (Métro Mairie de Montreuil) — Voir plan   — le site de ethnomusika : http://ethnomusika.org

Richard Galliano :
« L'accordéon m'accompagne tout le temps »

« L'accordéon m'accompagne tout le temps, je l'ai trimballé toute ma vie », confie à l'AFP le jazzman Richard Galliano, qui entamera une tournée avec le vibraphoniste Gary Burton lundi salle Pleyel à Paris.

« Je suis amoureux de l'accordéon, avec qui j'ai une histoire familiale. Mon père en jouait et celui que ma grand-mère m'a offert quand j'avais 12 ans est toujours celui dont je joue aujourd'hui », confesse ce Cannois d'origine, qui a réussi à donner à cet instrument une autre image que celle, réductrice, du bal musette.

Après Pleyel, Galliano et Burton, monstres sacrés de leur instrument, feront vibrer leurs lames à Clermont-Ferrand (23), Thonon-les-Bains (24), Tarbes (26), Tourcoing (27), Bordeaux (5 novembre), Nevers (10) et Châlons-en-Champagne (14), soutenus par une section rythmique. Lundi, Galliano jouera en plus avec Tangaria, une autre de ses formations, plus festive.

Ce musicien boulimique, qui donne environ 150 concerts par an, revendique une relation quasi-névrotique avec son instrument.

« La marque de mon accordéon est Victoria, et je préfère au mot accordéon le terme italien de fisarmonica. Tout cela est féminin, je préfère avoir dans les mains quelque chose de féminin plutôt que masculin », insiste-t-il.

Le célèbre joueur de bandonéon Astor Piazzolla, qu'il considère comme « un second père », a eu un rôle majeur dans la carrière de Galliano. C'est lui qui lui par exemple soufflé l'idée du « new musette », sur le modèle de son « nuevo tango », au début des années 80.

D'ailleurs, Piazzolla est une sorte de trait d'union entre Galliano et Gary Burton. Dans les années 60, alors avec Stan Getz, Burton joua en Argentine dans le même club que Piazzolla. Celui-ci l'enrôla plus tard dans son quintet.

« Gary est très lyrique, c'est un musicien qui phrase beaucoup », souligne Galliano à propos des climats musicaux tempérés, parfois plus proches du jazz que du tango, que lui et Burton créent sur scène, et sur le disque « L'Hymne à l'amour » (CamJazz), publié en septembre.

« C'est l'une des premières fois que je joue aussi soft, d'habitude je suis plus rageur. Gary est très posé, zen. Il m'a amené le calme. C'est un album assez aérien avec des sons qui se mélangent et qui planent », explique-t-il.

Galliano enregistrera son prochain disque en décembre avec Manu Katché, Charlie Haden et Gonzalo Rubalcaba. « Ce sera entre jazz et pop. J'ai envie de sortir du musette et du tango, d'utiliser les compétences de Katché qui est un batteur de studio avec des rythmes binaires ».

Puis ce sera en janvier la parution de « Mare Nostrum », avec le trompettiste Paolo Fresu et le pianiste Ian Lundgren, signe supplémentaire de la facilité qu'a Galliano à dialoguer avec d'autres artistes.

« Quand je joue, ce sont les autres musiciens qui m'entraînent », insiste celui qui a fait son école à l'écoute du chant, en accompagnant dans les années 70 Nougaro, Barbara, Reggiani ou Aznavour.

L'Olympia trop petit
pour Amy Winehouse

L'Olympia de Paris est trop petit pour Amy Winehouse: le concert qu'aurait dû donner la chanteuse anglaise dans cette salle de 2.000 places le 29 octobre aura finalement lieu au Zénith de Paris (6.000) le même jour.

Sa maison de disques, AZ (Universal), attribue ce changement à « un engouement exceptionnel de la part du public », « le concert prévu à L'Olympia ayant été complet en moins d'une semaine ». Les places pour L'Olympia restent valables pour le Zénith et les billets supplémentaires seront mis en vente lundi.

La diva soul de 24 ans, connue pour ses frasques et ses abus et dont l'album « Back to black » a été unanimement salué, avait annulé son dernier concert prévu en France, le 25 août au festival Rock en Seine, car elle se trouvait alors en cure de désintoxication, selon la presse anglaise.

Deuxièmes Césaire de la musique

La deuxième édition des Césaire de la musique aura lieu lundi à 19h30 au Casino de Paris. Ce prix, qui porte le nom du poète et député-maire honoraire de Fort-de-France Aimé Césaire, a été créé pour « valoriser la production musicale d'outre-mer, de la Caraïbe et d'Afrique francophone », selon les organisateurs.

Bien que chaque nommé soit catégorisé selon son pays ou sa région d'origine (par exemple « Cameroun » pour Yannick Noah), les organisateurs nient tout communautarisme. « Les Césaire de la musique sont une manifestation d'ouverture. La France est multiculturelle et quand elle ouvrira ses deux yeux, elle sera meilleure », estime le délégué général de la cérémonie, Frank Anretar, qui déplore « un manque de visibilité médiatique » des artistes noirs.

Dix prix seront décernés (meilleurs interprètes masculin et féminin, meilleur album, meilleure chanson...) avec quatre nommés par catégorie. Kamini, Abd Al Malik, Yannick Noah, Laurent Voulzy ou JoeyStarr figurent parmi les nommés mais tous ne seront pas présents à la cérémonie.

actualité musicale du 22 octobre 2007  

95.000 spectateurs
aux Nancy Jazz Pulsations

Quatre vingt quinze mille spectateurs ont assisté aux 241 concerts des 34emes Nancy Jazz Pulsations (NJP) qui se sont achevées samedi soir, ont indiqué dimanche auprès les organisateurs.

La fréquentation au festival, qui avait débuté le 6 octobre, a été en légère baisse par rapport à l'édition précédente, qui avait attiré cent mille personnesspectateurs.

« La baisse, constatée dans tous les festivals, cet été, s'est vérifiée ici », a indiqué le président et cofondateur des NJP, Claude-Jean Antoine, dit « Tito », pour qui la concurrence de la Coupe du monde de rugby explique partiellement cette diminution.

« On était restés sur quatre ou cinq années de progression. Cette baisse ne remet rien en cause. On va préparer avec sérénité la 35e édition », qui se déroulera du 7 au 18 octobre 2008, a relativisé « Tito ».

241 concerts dans une vingtaine de villes se sont déroulés durant deux semaines dans le cadre des NJP, l'un des trois plus anciens festivals de jazz de France.

Environ 37.000 entrées payantes ont été comptabilisées, dont 28.000 à Nancy, selon « Tito ».

Les principales têtes d'affiche étaient David Murray, Richard Galliano, Biyouna, Seun Kuti, ou encore Tiken Jah Fakoly.

6e fiesta des Suds :
Suzanne Vega invite
New York à Marseille

La chanteuse Suzanne Vega, valeur sûre de la chanson à texte américaine, a importé samedi le temps d'un concert à la Fiesta des Suds de Marseille, l'atmosphère de New York, sa ville-muse encore une fois à l'honneur dans son dernier album « Beauty and crime ».

L'artiste pop est l'une des têtes d'affiche de la 16e édition du festival marseillais qui a débuté vendredi et doit s'achever le 31 octobre.

Son concert dans la cité phocéenne constituait la seule date française de sa tournée de promotion de son nouvel opus.

Après avoir écouté pendant plus de deux heures les accents slaves et rythmés de Goran Bregovic, le musicien attitré du cinéaste Emir Kusturica, c'est avec un « welcome in New York city » que les Marseillais ont été invités à entrer dans l'univers de Suzanne Vega.

Sa première chanson, « New York is a woman », donne le ton: cette ville « est une femme mais pas toujours une dame. Elle vous embrasse sur la bouche, tout en vous soutirant quelques dollars en même temps », lance la chanteuse en anglais, sur la scène installée en plein air.

Le titre fait partie de « Beauty and crime » qui, plus encore que les précédents disques de la chanteuse, a fait de la « Grosse Pomme » l'une des figures principales de son paysage musical.

« New York est toujours là dans ma musique. Si ce n'est pas au premier rang, c'est dans un coin ou caché au fond », a-t-elle expliqué à la presse, quelques heures avant de monter sur scène.

Et le 11 septembre a encore accentué la présence de la mégalopole dans ses textes. « Songs in Red and Gray », son avant-dernier album, centré sur des tranches de vie personnelles, était sorti deux semaines après la chute des tours jumelles et n'intégrait pas l'impact de la catastrophe.

« Quand on vit dans cette ville, cela reste quelque chose qui imprègne notre quotidien. On continue de retrouver des os sur Ground Zero, les gens jettent un regard inquiet vers le ciel quand un avion vole un peu bas, les journaux racontent les maladies dont sont victimes les personnes qui sont intervenues sur le site, c'était une chose évidente pour moi d'écrire là-dessus », a souligné Suzanne Vega.

L'une des chansons interprétées à Marseille, « Angel's Doorway », raconte d'ailleurs l'histoire d'un policier, cousin de son mari, en poste à côté des tours le 11 septembre. Le titre qui s'achève par les mots « dust, dirt and destruction (poussière, crasse et destruction) » raconte son retour chez lui ce soir-là, ses vêtements imprégnés de l'odeur de la mort.

Mais si le New York post-11 septembre a fortement inspiré l'artiste, elle n'en oublie pas le registre plus intime qui a fait le succès de ses chansons les plus connues, comme « Luka » et « Tom's diner », ses plus grands tubes, plébiscités à Marseille.

Et « Beauty and crime » dont elle aura joué au total sept titres sur dix-sept interprétés pour environ une heure et quart de show, perpétue aussi son style, mélange de mélodies simples aux accents folk et de ballades nostalgiques à la guitare sèche.

« Villes des musiques du monde »,
 8e édition jusqu'au 25 novembre

« Villes des musiques du monde », qui a commencé samedi, propose une quarantaine de concerts étalés en un peu plus d'un mois dans le département de Seine-Saint-Denis, à une fréquence irrégulière, allant d'un concert par soir dans l'une des 16 villes associées, à six concerts le samedi 17 novembre, épicentre du festival, dans autant de lieux.

Titi Robin (oud, bouzouk, guitare), musicien qui oeuvre beaucoup depuis 25 ans pour la reconnaissance des musiques tziganes et gitanes, Socalled, disc-jockey déjanté qui trempe ses airs klezmer dans un bain électro, l'Orchestra Baobab, groupe dakarois, pionnier au début des années 70 de la collusion entre le m'balax et la salsa, sont au programme de cette édition.

Rokia Traoré reprend « Wati » à la Salle Pleyel

La chanteuse malienne Rokia Traoré reprend jeudi à Paris (Salle Pleyel) « Wati » (Le temps), un spectacle créé en décembre 2006 à Vienne dans le cadre de l'année du 250e anniversaire de la naissance de Mozart.

Dans ce spectacle, la « griotte » raconte, tantôt en français tantôt en bamanan, les différences culturelles sur des musiques traditionnelles maliennes, mais aussi classique et jazz.

Rokia Traoré conte en français à un chauffeur de taxi anglophone sa philosophie du temps qui passe, évoque devant des photos projetées l'épopée de Soundiata Keita, devenu l'empereur du Grand Empire mandingue au 13e siècle, imagine brièvement Mozart chanteur à la cour de ce royaume.

« Wati » fut l'une des créations commandées par Peter Sellars et inspirées de l'esprit d'ouverture du compositeur autrichien sur des musiques d'autres continents.

Tiken Jah Fakoly :
« l'Afrique n'est pas
ce qu'on voit à la télé »

Le chanteur engagé ivoirien Tiken Jah Fakoly, en concert au festival Nancy jazz pulsations (est de la France), déplore dans un entretien à l'AFP le regard fataliste que portent les Occidentaux sur l'Afrique, qui selon lui méconnaissent l'histoire du continent et ses réalités.

Question: Dans votre dernier album « L'Africain », vous appelez les Européens à venir voir l'Afrique. Pourquoi ?

Réponse: « L'Afrique n'est pas ce qu'on voit tous les jours à la télé. Il y a bien sûr de la corruption, des dictatures, des pandémies... mais c'est aussi une terre d'hospitalité, de respect, de sourire. Notre mission est de faire passer ce message.

A l'école, on nous a tout expliqué de l'histoire de France, de Louis XIV (roi de France décédé en 1715) à (Charles) De Gaulle en passant par (François) Mitterrand. Mais pour vous, l'histoire de l'Afrique commence à la colonisation. Pourtant, une Constitution y a été écrite au XIIIe siècle, sous l'empire mandingue de Soundiata Keita. En Europe, à ce moment-là, c'était le Moyen Age, la barbarie. Avant que le premier Blanc ne foule le continent, il y avait une société en marche. Mais ça, on ne le sait pas. »

Q : L'une de vos chansons s'appelle « Ouvrez les frontières ». Vous y demandez des visas pour les Africains. Est-ce un appel à l'émigration ?

R : « Nous avons voulu dénoncer une situation injuste. Les Occidentaux peuvent décider d'aller dans un pays africain le matin et s'y retrouver le soir. Pour les Africains, il est en revanche impossible d'improviser un séjour en Europe.

Mais je n'incite pas les Africains à partir. Dans ma chanson  »Où allez-vous« , j'explique la traversée du désert de ceux qui ont tenté l'aventure. Certains perdent leur vie. D'autres se font tirer dessus. Il faut expliquer que ceux qui sont en Occident ne vivent pas au paradis, dans l'Eldorado. Que les photos qu'ils prennent devant la tour Eiffel ou sur les Champs-Elysées ne reflètent pas la réalité. »

Q : Que pensez-vous du débat sur l'immigration qui agite la France ?

R : « L'immigration est devenue un sujet chaud, d'actualité. Un ministère a été créé dans ce sens. On dit que c'est injuste. En France, on maintient des gens sous forme d'esclavage car ils sont sans-papiers. Pourtant, tout le monde sait qu'ils sont très utiles pour l'économie.

Quant aux tests ADN..., un immigré n'est ni un bandit ni un criminel. La preuve, votre président est aussi un descendant d'immigré. Tout le monde doit se lever pour faire reculer le gouvernement sur cette loi.

On a aussi écouté le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar, qui ne nous a pas plu. Il nous a dit que les Africains ne rêvaient pas, qu'ils étaient paresseux. Que l'Afrique était un sous-continent. C'était irrespectueux. Notre continent n'est pas ce qu'il croit. »

Q : Etes-vous optimiste quant au devenir de l'Afrique, et particulièrement de votre pays, la Côte d'Ivoire ?

R : « Bien sûr. L'Afrique est en marche, même si nous sommes en retard de cent ans. Il nous serait peut-être possible de rattraper ce retard un jour. A condition que vos multinationales cessent de piller nos matières premières. Nous n'avons pas besoin de l'Occident à tous les niveaux. Mais nous devons apprendre certaines choses, comme la démocratie.

En Côte d'Ivoire, le plus important est la réconciliation entre le Nord et le Sud, entre les Forces nouvelles et les forces gouvernementales. Il y aura peut-être des élections transparentes (NDLR: prévues en 2008). Le premier ministre Guillaume Soro et le président Laurent Gbagbo s'y sont engagés. Mais nous restons un pays en convalescence. Nous aurions souhaité l'arbitrage de la communauté internationale. »

Devant l'Olympia, derniers préparatifs
des fans de McCartney
avant une nuit à la belle étoile

Une cinquantaine d'inconditionnels de Paul McCartney s'apprêtaient, dimanche soir, à passer la nuit à la belle étoile devant L'Olympia, à Paris, pour être les premiers à acheter leur place pour le concert unique que l'ex-Beatle doit y donner lundi soir, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon le site de Météo France, la température dans la capitale ne devait pas dépasser 5° Celcius lundi à l'aube.

Quarante-trois ans après la fameuse série de spectacles que les Beatles y avaient donnés, Paul McCartney retrouvera L'Olympia lundi soir pour un concert exceptionnel.

Les 2.000 billets seront uniquement vendus uniquement au guichet de L'Olympia, lundi, à partir de 11h00. Deux tarifs sont disponibles, à 55 et 77 euros. Pour éviter le marché noir, des bracelets seront fixés au poignet de chaque acheteur.

Dans un enclos formé par des barrières métalliques installé boulevard des Capucines, les inconditionnels se sont installés dès dimanche en début d'après-midi avec tout l'équipement nécessaire pour passer la nuit : sacs de couchage, couvertures de survie, thermos de thé et de café, barres de céréales...

« Ce concert est un événement. Il est hors de question de ne pas y assister », a déclaré à l'AFP Cécilia, 49 ans, agent de maîtrise dans une compagnie aérienne et domiciliée dans les Yvelines.

Pour Eric, 46 ans, inspecteur des impôts en Seine-et-Marne, qui a superposé les pulls sous sa canadienne, «  »Paul vaut bien une nuit dans le froid. C'est une occasion exceptionnelle de le voir ici de retour à L'Olympia ».

D'origine japonaise, Ono, 47 ans, chef d'un bar de sushis de Londres, arborant un tee-shirt collector a fait spécialement le déplacement : « L'Olympia, c'est formidable ! Impossible de manquer ce rendez-vous ! », a-t-il dit à l'AFP.

Anne-Gaëlle, 19 ans, étudiante aux Beaux-Arts d'Avignon, « a trop peur de ne plus avoir d'occasion de voir sur scène Paul McCartney », d'autant que c'est la première fois qu'elle réalisera son « rêve ».

Seun Kuti, digne fils de son père Fela,
le pape de l'afro-beat

Lorsqu'il enlève sa chemise en fin de concert, un tatouage « Fela lives » (« Fela vit ») apparaît entre ses omoplates. Seun Kuti, l'une des découvertes de l'édition 2007 du Festival Nancy Jazz Pulsations, s'impose en digne héritier de son père, le pape nigérian de l'afro-beat décédé en 1997.

L'artiste n'a que 24 ans, mais a déjà passé plus de la moitié de sa vie sur scène. « A huit ans, je savais que je voulais être musicien. Mon père, qui a toujours été là pour moi, m'a aidé », dit-il à l'AFP, en marge du festival de Nancy (est de la France) où il s'est produit vendredi.

Seun Kuti donne ses premiers concerts à neuf ans. Il accompagne le grand Fela, l'inventeur de l'afro-beat — un jazz fiévreux, hypnotique, dans lequel les cuivres occupent une place prépondérante —, qui le traite « plus en ami qu'en père ». Il s'initie aussi au piano, un instrument « ennuyeux » selon ses dires, qu'il abandonnera pour le saxophone.

Sa vie s'accélère le 2 août 1997, quand Fela Anikulapo Kuti, alors l'un des plus grands musiciens africains, décède. Son frère Femi, avec qui il n'a pas de relations, est déjà une vedette confirmée.

Seun décide de reprendre le groupe paternel. Il se retrouve leader du légendaire « Egypt 80 » à quatorze ans. Mais les premiers concerts sont catastrophiques : « on jouait devant dix personnes. Parfois, il n'y avait que nous ».

Sa jeunesse est un handicap, son nom bien plus encore. « Cela ne m'a jamais touché, observe Seun Kuti. Je sais quelle chance j'ai eue d'avoir un tel père ». L'adolescent s'accroche, apprend le saxophone en autodidacte.

Dix ans plus tard, le jeune Kuti s'est fait un prénom. Star au Nigeria, sa renommée commence à s'asseoir en Europe, où il s'est produit une cinquantaine de fois en un an.

La clef de sa réussite est sa prestance sur scène. Décontracté dans la vie de tous les jours, Seun Kuti se métamorphose devant le public. Son corps fluet se tend quand le rythme, nourri par 14 musiciens, s'accélère. L'ensemble dégage une tension extraordinaire, rappelant immanquablement l'énergie du père.

Ses textes engagés évoquent aussi Fela Kuti. Dans les années 1970, le « black president » (« président noir ») s'était attiré l'ire des dirigeants nigérians pour ses propos contestataires. Plusieurs fois arrêté et battu, sa maison à Lagos avait même été incendiée par l'armée en 1977.

Seun entend reprendre le flambeau paternel. « Le Nigeria est un pays très riche où l'on devrait vivre très bien. Mais ceux qui sont (à des postes de responsabilité) détruisent le pays. Le gouvernement ne fait rien alors qu'il y a beaucoup de souffrances. Il n'y a pas de démocratie », juge-t-il.

D'où l'importance de son engagement, de son message. D'ici à vingt ans, Seun s'imagine d'ailleurs un destin politique car « c'est la seule manière de faire évoluer les choses. Etre debout, pas seulement être un activiste ».

Mais avant de devenir « président », comme il y songe, Seun Kuti compte s'imposer comme musicien. « Je ne suis pas encore à mon sommet. La plupart de mes fans ne me connaissent pas encore », lance-t-il avec le sourire.

actualité musicale du 23 octobre 2007  

« Du gospel à la soul »
à la Cité de la Musique

La Cité de la Musique à Paris organise du 26 au 28 octobre un cycle baptisé « Du gospel à la soul », avec films et concerts sur ces musiques noires américaines, l'une sacrée, l'autre plus charnelle. Deux ensembles vocaux célèbres de gospel y entonneront ces chants nés de l'esclavage dans le sud des Etats-Unis: The Blind Boys of Alabama et The Campbell Brothers.

Lucky Peterson, surtout guitariste de blues mais revendiquant la culture gospel, jouera vendredi, cette fois à l'orgue Hammond B3, instrument présent dans toute église baptiste aux Etats-Unis, en solo et en accompagnement des Campbell Brothers.

Le film-documentaire « Gospel according to Al Green », projeté samedi, fait le lien parfait entre ces musiques: Al Green est une vedette de la soul music et pasteur à Memphis. La plupart des chanteurs soul viennent du gospel, le point commun entre ces genres étant la technique de prêche, pour amener le fidèle jusqu'à l'extase.

Yakov Kreizberg futur chef
de l'Orchestre philharmonique
de Monte-Carlo

Le chef américain d'origine russe Yakov Kreizberg sera le prochain directeur artistique et musical de l'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo (OPMC), a annoncé lundi la princesse Caroline de Monaco, présidente de la formation, lors d'une conférence de presse à Paris.

Le maestro, âgé de 48 ans, deviendra « directeur artistique » de la phalange monégasque le 1er janvier 2008, puis son « directeur artistique et musical » le 1er septembre 2009 pour une durée de cinq ans.

L'OPMC, fondé en 1856 et fort de 100 musiciens permanents, n'a plus de chef permanent depuis la démission en septembre 2005 de Marek Janowski.

Il a compté parmi ses directeurs musicaux le Français Paul Paray, le Russe Igor Markevitch et l'Américain Lawrence Foster et comme chefs invités l'Italien Arturo Toscanini ou le Britannique Thomas Beecham.

« Yakov Kreizberg nous paraît posséder toutes les qualités requises pour diriger l'orchestre », a estimé devant la presse Caroline de Monaco, saluant « sa détermination et son enthousiasme communicatif ».

La princesse espère notamment que le chef américano-russe pourra « développer significativement l'audience internationale » de l'OPMC, notamment par une « relance d'une politique d'enregistrements ».

Yakov Kreizberg, dont l'un des maîtres fut le grand chef-pédagogue américain Leonard Bernstein, devrait aussi s'engager dans le « développement des actions de sensibilisation à la musique », a précisé Caroline de Monaco.

Le chef s'est dit « très heureux et honoré » d'être porté à la tête d'un « orchestre à la longue histoire et à la forte tradition ».

Il a exprimé son souhait d'accueillir à l'avenir un « compositeur en résidence » à Monaco. La violoniste allemande Julia Fischer, avec laquelle il se produit régulièrement, devrait inaugurer une première résidence d'artiste lors de la saison 2010-2011.

Né le 14 octobre 1959 à Saint-Pétersbourg, émigré aux Etats-Unis en 1976, Yakov Kreizberg a été directeur général de la musique au Komische Oper de Berlin (1994-2002) et chef permanent de l'Orchestre symphonique de Bournemouth en Grande-Bretagne (1995-2001).

Il est actuellement directeur musical et artistique de l'Orchestre philharmonique néerlandais et est actuellement chef principal honoraire de l'Orchestre symphonique de Vienne.

3.000 personnes devant L'Olympia
pour espérer écouter
Paul McCartney

Plus de 3.000 fans faisaient la queue devant L'Olympia lundi matin pour acheter un billet pour le concert de l'ex-Beatle Paul McCartney le soir même, après avoir, pour quelques centaines d'entre eux, passé la nuit sur place malgré le froid hivernal, a constaté l'AFP.

Vers 10h50, les quatre guichets de la célèbre salle parisienne de 2.000 places ouvrent alors que la queue, qui rassemble des personnes de tous âges, est contenue par des barrières métalliques installées boulevard des Capucines.

La file - seul moyen d'obtenir un billet, aucune réservation préalable n'ayant été organisée - fait plusieurs centaines de mètres et se pousuit rue Scribe, à l'angle du boulevard.

Après quelques minutes, les premiers acheteurs sont récompensés de leur patience et ressortent de L'Olympia en exhibant les précieux sésames: un billet nominatif et un bracelet (bleu pour les places en fosse à 55 euros et blanc pour les places assises à 77) mis à leur poignet pour éviter la revente au marché noir.

« Je suis parti de Lens en voiture à 3h00 du matin hier (dans la nuit de samedi à dimanche) et suis arrivé ici à 5h30 », explique Marc, 40 ans, chapka sur la tête et sac de couchage sous le bras.

« La nuit n'a pas été trop pénible même si j'ai à peine dormi: il y avait une très bonne ambiance et on a beaucoup discuté », ajoute-t-il.

Quelque 2 à 300 personnes ont passé la nuit devant L'Olympia, au fronton duquel s'étalent les fameuses lettres rouges qui forment le nom de McCartney.

Marc n'en a pas terminé avec son parcours du combattant: sitôt son billet acheté, il se replace d'ores et déjà dans une autre queue, celle-ci pour être au premier rang lors de l'ouverture des portes, et bénéficier ainsi d'une bonne place dans la fosse lors du concert prévu à 20H30.

« Le nom de McCartney justifie tout, c'est le seul pour qui j'aurais fait ça. C'est quoi 24 heures dans une vie? C'est A day in the life », renchérit Nadia, Brésilienne de 36 ans établie à Paris, en citant une chanson des Beatles. Elle est là depuis 14h30 dimanche.

Ceux qui, comme elle, ont passé la nuit là, sont munis de duvets, de chaises et de provisions. L'Olympia a mis en place un service de vente de barres chocolatées et de boissons.

McCartney s'était produit à L'Olympia en 1964 avec les Beatles puis en 1972 avec son autre groupe, les Wings. Son dernier concert dans l'Hexagone remontait à 2004 dans un cadre nettement moins intimiste, le Stade de France.

Paul McCartney fait souffler
l'esprit des Beatles
sur L'Olympia

« Hey Jude », « Get back », « Eleanor Rigby »... Les chansons immortelles des Beatles ont résonné lundi soir à L'Olympia lors du concert unique qu'y a donné Paul McCartney, 43 ans après le séjour mythique des Fab Four dans la plus connue des salles parisiennes.

Ce spectacle d'1h40 a fait une large part au répertoire des Beatles, puisque 13 des 24 chansons interprétées par McCartney et ses quatre musiciens en étaient tirées.

Le chanteur et bassiste gaucher a ainsi ouvert la soirée par « Blackbird », seul à la guitare, et l'a refermée avec son groupe sur un « Get Back » enflammé, pour un deuxième rappel réclamé à cor et à cri par le public.

Entre les deux, « Macca » a égrené onze autres titres des Fab Four au fil du concert: « Got To Get You Into My Life », « The Long And Winding Road », « I'll Follow The Sun », « Eleanor Rigby », « Michelle », « Back In The USSR », « I've Got A Feeling », « Hey Jude » (dont la montée finale, reprise en choeur par L'Olympia, est sans doute la plus connue de l'histoire de la pop), puis, en rappel, « Let It Be », « Lady Madonna » et « I Saw Her Standing There ».

Pour la plupart, ces chansons sont à la pop ce que la bible de Gutenberg est à l'imprimerie, un élément fondateur. Ce sont donc elles qui ont logiquement suscité les réactions les plus enthousiastes dans le public et fait graduellement monter l'ambiance après un début plutôt sage.

Mais les spectateurs ont aussi ovationné des titres de la période Wings, le deuxième groupe de McCartney, avec lequel il s'était d'ailleurs produit à L'Olympia en juillet 1972. Parmi eux, « Band On The Run » ou « Live And Let Die », accompagné par des effets pyrotechniques.

L'Anglais, en costume noir et une fine cravate au cou, a en outre rendu hommage à son alter ego John Lennon en reprenant « Here Today », qu'il avait écrite après son assassinat.

Et il a chanté quelques titres issus de son dernier album, « Memory Almost Full », paru en juin sur le label créé par la chaîne américaine de cafés Starbucks, comme « Dance Tonight », jouée à la mandoline, « Only Mama Knows », « That Was Me » ou la glaçante « House of Wax« .

Tous les morceaux ont été interprétés de manière très classique par le groupe de McCartney, qui a joué alternativement de la guitare, du piano et bien évidemment de la basse, avec en bandoulière sa fameuse Höfner en forme de violon.

Seule faute de goût, les arrangements de cordes plutôt kitsch joués au synthétiseur par un de ses musiciens.

Dans le public, on pouvait apercevoir de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Marianne Faithfull, Sylvie Vartan (avec qui les Beatles partageaient l'affiche de L'Olympia en 1964), la ministre de la Culture Christine Albanel, -M-, Raphaël, Henri Salvador ou encore Calogero.

Les quelque 2.000 places avaient été mises en vente le matin même, uniquement au guichet de L'Olympia, ce qui avait incité les fans les plus acharnés à passer la nuit sur place pour être sûr d'obtenir des billets.

Pourtant, des places étaient encore disponibles au guichet en fin d'après-midi.

« S'il fallait refaire dix heures de queue, je le referais« , commentait après le concert Camille, une spectatrice de 20 ans.

« McCartney est une légende. J'ai 58 ans, je suis fan des Beatles et il y a plein de souvenirs qui remontent », renchérissait Daniel, un autre fan.

Ce concert sera diffusé vendredi 16 novembre à 22h30 par Canal+.

Johnny Halliday :
Je parlais musique à Universal,
ils me répondaient chiffres.
Warner, me parle musique

Johnny Hallyday sortira le 12 novembre un album de blues, « Le coeur d'un homme », un projet qui lui tenait à coeur et qui sera son premier album studio chez Warner Music France, sa nouvelle maison de disques après avoir divorcé d'avec Universal, a annoncé lundi l'artiste.

Réalisé et produit par son arrangeur et directeur musical Yvan Cassar, ce nouvel album a été écrit par d'anciens et de nouveaux compagnons de route du chanteur dont Pierre Billon, Michel Mallory, Jacques Veneruso, Lionel Florance, le romancier Marc Lévy, le comédien Bruno Putzulu, Bernie Taupin, Francis Cabrel et Bono, le chanteur du groupe U2.

« Pendant 8 ans, Universal m'a refusé cet album en m'expliquant que ce n'était pas assez commercial. C'est le phénomène des majors du disque qui vous font chanter de la variété commerciale et vous font perdre vos racines  », a expliqué Johnny Hallyday lors d'une rencontre avec des journalistes.

« Je parlais musique à Universal, ils me répondaient chiffres. Warner, eux, me parlent musique. Je regrette rien, aucun de mes albums et des chansons formidables », a-t-il ajouté, précisant que sa nouvelle maison de disques lui donnait une « liberté totale qui fait partie de (son) contrat ».

« Quand on fait une musique avec son coeur, ça peut intéresser les gens plus que si c'est un disque de plus comme on le fait d'habitude  », estime le chanteur qui a fêté son 64e anniversaire en juin.

Pour Johnny, la plus grande difficulté de cet album de blues, enregistré à Los Angeles et mixé par Bob Clearmountain (Bowie, les Stones, Bruce Springsteen...), « a été de le faire sans avoir l'air de repartir cinquante ans en arrière ».

Au cours de cette rencontre avec la presse, Johnny Hallyday a par ailleurs indiqué « qu'il restait Français », précisant avoir abandonné la procédure de naturalisation qu'il avait introduite en Belgique.

actualité musicale du 24 octobre 2007  

Mercredi 24 octobre - 20h30
Théâtre de Vanves 

Chanson
Pierre Lapointe
La forêt des mal-aimés

Première partie Eddy (La) Gooyatsch

Auteur-compositeur-interprète, Pierre Lapointe aborde les arts plastiques et le théâtre avant d’en arriver à la chanson. Dès le premier spectacle, Petites chansons laides, la critique est dithyrambique. Après avoir reporté l’adhésion du public québécois, il s’attaque au public français et suisse avec le même succès. La qualité de la langue, le raffinement des musiques et la singularité de la réalisation de ses chansons n'ont strictement rien à envier aux protagonistes de la nouvelle chanson française. Pour Télérama, Lapointe est « ce qui est arrivé de mieux à la chanson depuis longtemps » et il est « l’auteur d’une chanson parfaite »

Eddy (La) Gooyatsch Ses chansons sont des ballades, entre promenades acidulées et errances nostalgiques dans un univers faussement naïf, guidées par une poésie désuèto-hype des sentiments ébréchés. Elles s'immiscent dans les failles du quotidien, que les textes d'Eddy transforment en un road-movie bercé par « le confort mou des autoroutes ». Serein, ténébreux, bucolique, tranquillement loose, Eddy nous fait croire qu'il « développe des arts mineurs, en attendant des jours meilleurs », convoquant poster de ukulélé et arrangements seventies.

Tarif : 20 €, 16 € — Théâtre de Vanves 12, rue Sadi Carnot - 92170 VANVES / Tél. 01 41 33 92 91 — Métro Ligne 13 Malakoff-Plateau de Vanves Bus 58 – 89 (Lycée Michelet) - 126 (Vanves-Centre administratif)
http://www.pierrelapointe.com/

Concours Olivier Messiaen
( Piano contemporain ):
26 novembre - 3 décembre 2007

La prochaine édition du Concours Olivier Messiaen (piano contemporain) se déroulera à Paris du 26 novembre au 3 décembre 2007, dans le cadre des Concours Internationaux de la Ville de Paris.

Le jury, présidé par Gilbert Amy (France), est composé de Louise Bessette (Canada), Marie-Françoise Bucquet (France), Nguyen-Thien Dao (France), Jean-François Heisser (France), Momo Kodama (Japon), Klara Körmendi (Hongrie), Roger Muraro (France) et Mikhaïl Rudy (France).

La première épreuve se déroulera au Conservatoire national de région de Paris (14, rue de Madrid, Paris 8e) les 26, 27 et 28 novembre, ainsi que la seconde épreuve qui aura lieu les jeudi 29 et vendredi 30 novembre.  Entrée libre dans la limite des places disponibles

L’épreuve finale se déroulera à La Cité de la Musique le dimanche 2 décembre à 14h30, avec la participation de l’Ensemble intercontemporain, sous la direction de Pierre Boulez. La remise des prix et le concert des lauréats auront lieu le lundi 3 décembre à 20h.

Prix des places pour la finale et le concert des lauréats : 8 €. Location : http://www.cite-musique.fr — Tél : 01 44 84 44 84 et à la Cité de la Musique, du vendredi de 10 h à 18h..

Pour cette édition 2007, 37 candidatures ont été retenues, représentant 19 nationalités.

Récompenses :

  • Grand Prix de la Ville de Paris : 10 000 €
  • 2e Prix - Prix de l’Académie des Beaux-Arts : 7 000 €
  • 3e Prix - Prix de la Fondation Salabert : 4 000 €
  • 4e Prix - Prix Yvonne Loriod, offert par la Fondation Olivier Messiaen : 3 000 €
  • Prix du jeune soliste offert par le Fonds pour la Création Musicale : 2 000 €
  • Prix pour la meilleure interprétation de l’oeuvre nouvelle de Ramón Humet composée
  • pour le Concours, commande de la Fondation Calouste Gulbenkian, offert par la Sacem : 2 000 €
  • Prix pour la meilleure interprétation d’une pièce extraite du Catalogue d’oiseaux, offert par les Editions Leduc : 1500 €
  • Prix pour la meilleure interprétation d’une pièce des Vingt Regards sur l’Enfant Jésus, offert par les éditions Durand : 1500 €
  • Certains lauréats bénéficieront d’engagements dont le détail sera annoncé ultérieurement.

Le Concours Olivier Messiaen est membre de la Fédération mondiale des concours internationaux de musique et de la Fédération française des concours de musique.

Il est organisé par ACDA, Association pour la création et la diffusion artistique.

En première première épreuve, au Conservatoire national de région de Paris, le lundi 26 et le mardi 27, à 14h30 et 20h30, mercredi 28 novembre à 14h30, les œuvres proposées sont : Olivier Messiaen : « Sixième Regard sur l’Enfant-Jésus » ou le « Dixième Regard sur l’Enfant-Jésus », extraits des « Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus » ; Claude Debussy, un «  Prélude » extrait du premier ou du deuxième livre ; Pierre Boulez, deuxième mouvement de la « Première Sonate pour piano » ou des « Études pour piano » de György Ligeti

En seconde épreuve, au Conservatoire national de région de Paris, le jeudi 29 novembre à 14h30, et 20h30 et le vendredi 30, novembre à 14h30 : Olivier Messiaen : une pièce extraite du « Catalogue d’oiseaux » ; Arnold Schoenberg, « Cinq pièces pour piano op. 23 » ; Igor Stravinsky, « Trois mouvements de Petrouchka pour piano », ou Charles Ives, le second mouvement de la « Sonate Concord », ou Béla Bartók, « En plein air » ; Karlheinz Stockhausen, « Klavierstück 9 » ou « Klavierstück 11 », ou Luciano Berio, « Sequenza IV  »

L'Épreuve finale à la Cité de la musique, dimanche 2 décembre à 14h30 : 1ère partie : Ramón Humet (lauréat du Concours de composition Olivier Messiaen de Montréal), « Scènes de la Forêt » – 3ème livre, oeuvre pour piano seul composée pour le Concours, commande de la Fondation Calouste Gulbenkian, et un programme libre de 20 à 25 minutes, composé d’une ou plusieurs oeuvres représentatives de la création contemporaine. Deuxième partie : Olivier Messiaen, « Oiseaux exotiques » pour piano solo et ensemble instrumental »

Contacts Presse
Concours Olivier Messiaen
Catherine Flahaut
3 rue des Couronnes
75020 Paris
01 40 33 45 35
http://www.civp.com

Rencontres de la Villette :
la Grande halle retrouve
les cultures urbaines

Les Rencontres de la Villette à Paris, riches d'une programmation artistique liée aux cultures urbaines (danse hip hop, théâtre documentaire, slam, DJs...), retrouveront à partir de mercredi et jusqu'au 4 novembre la Grande halle rénovée, après trois ans hors les murs.

Pour sa 11e édition, « le seul festival en France à témoigner de la vitalité de ces cultures de la marge », selon ses organisateurs, investira d'autres lieux du parc (XIXe arrondissement) comme le Théâtre Paris-Villette ou le Tarmac.

Selon un communiqué, les Rencontres de la Villette « donnent la parole à des artistes français et étrangers issus pour la plupart des quartiers, qui interrogent leur présent et tentent de s'imaginer un avenir » en faisant « passer un message ».

Ainsi, en guise de première française, les danseurs brésiliens de Membros évoqueront la violence dans la rue et, entre théâtre et danse, des spectacles inédits de Sabine Samba et Farid'O se pencheront sur la « réalité du racisme ordinaire ».

La danse hip hop, en plein développement depuis les années 1980, sera largement à l'honneur avec notamment la venue des virtuoses lyonnais de Pockemon Crew et du Calédonien Najib Guerfi, aux influences également traditionnelles canaques.

Le théâtre, programmé hors des formes traditionnelles de la représentation, « donnera la parole aux exclus de tous bords » selon les organisateurs, des Belges de Groupov s'intéressant à l'ostracisme subi par les Africains à la mémoire du conflit de l'usine Lip de Besançon avec la compagnie Adesso e Sempre.

La Cie Uppercut proposera pour sa part un spectacle de « pulse-poésie » basé sur la performance verbale du slam.

Lors de deux nuits, les samedis, au Cabaret sauvage, les amateurs de musique électro pourront vibrer sur les beats des DJs Yass, Pfel, Atom, Missill, Yoda et Scratch.

Les Rencontres de la Villette se veulent aussi un « lieu de réflexion, d'expérimentation et d'échange » avec des « labos, ateliers et débats », notamment sur la représentation du terrorisme, les mille facettes de la France d'aujourd'hui ou le « corps politique ».

Le Châtelet accueille « Bintou Wéré »,

 un opéra du Sahel

Après l'opéra pop anglo-chinois « Monkey, Journey to the west », le Théâtre du Châtelet à Paris poursuit sa politique d'ouverture sur le monde avec « Bintou Wéré », présenté comme le « premier opéra africain », qui sera joué pour quatre représentations de jeudi à samedi.

Cette oeuvre, dont la première mondiale avait eu lieu à Bamako le 17 février, sera donnée en soirée jeudi, vendredi et samedi, ainsi que vendredi à 15h00.

Même si le terme est évocateur, il ne s'agit pas à proprement parler d'un opéra selon les codes précis du genre, mais plutôt d'un spectacle musical né de la collaboration d'artistes originaires des pays du Sahel.

La direction musicale est assurée par le chanteur sénégalais Wasis Diop, les costumes et décors sont signés par sa compatriote Oumou Sy et les compositions par le Bissau-guinéen Zé Manel Fortes.

Le livret, en quatre langues (wolof pour le Sénégal, bambara pour le Mali, malinké pour la Guinée et créole africain pour la Guinée-Bissau et les anciennes colonies portugaises), est l'oeuvre du Tchadien Koulsy Lamko.

L'idée était née dans l'esprit du prince Claus des Pays-Bas (1926-2002), lors de la création de sa Fondation pour la culture et le développement en 1996.

Dans la forme, « Bintou Wéré » est basé sur les multiples traditions musicales du Sahel et dans le fond, il est ancré dans l'actualité du continent noir puisque son thème est l'émigration des Africains en Europe, fantasmée comme un Eldorado.

Son héroïne, Bintou Wéré (nom signifiant « fauteur de troubles »), interprétée par la Malienne Djénéba Koné, est une ancienne enfant soldat qui fait partie d'un groupe d'émigrants prêts à traverser le désert pour rallier l'Europe.

Peu après son accouchement, elle sera confrontée à un choix cornélien: assurer à son nouveau-né un droit d'asile en Europe ou le garder avec elle en Afrique.

L'argument traite des maux endogènes et exogènes de l'Afrique: le passeur Diallo (le rappeur sénégalais Carlou D.) est âpre au gain, tandis que Bintou Wéré se fait renverser par les bolides du Paris-Dakar dans le deuxième acte.

Le qualificatif de « premier opéra africain » a déjà été revendiqué par le passé. Une oeuvre intitulé « Princess Magogo KaDinuzulu », alors présentée comme le premier opéra zoulou, avait ainsi été créée en Afrique du Sud en 2002.

A Paris ou Vienne, Georges Prêtre, 83 ans,
profite de sa « maturité » de chef

Invité cette semaine par l'Orchestre de l'Opéra de Paris, il sera le premier chef français à diriger le concert du Nouvel an du Philharmonique de Vienne, le 1er janvier prochain, Georges Prêtre entend bien, à 83 ans, profiter de sa « maturité » et ne pas déserter les estrades.

Le maestro devait diriger mardi soir à l'Opéra Bastille (20H00) un programme symphonique Schubert redonné jeudi au Teatro Reggio de Parme (Italie).

Puis, le chef originaire du Nord conduira le Philharmonique de Vienne pour cinq concerts du 10 au 17 novembre dans la capitale autrichienne (Musikverein), puis à Luxembourg et Dortmund (Allemagne).

Consécration et sommet de sa saison, Prêtre retrouvera les Wiener Philharmoniker lors du traditionnel « Neujahrskonzert » de Vienne, le concert classique le plus médiatisé et le plus populaire au monde.

Il deviendra alors le chef le plus âgé et le premier Français à entrer dans le club très fermé des hommes — outre Prêtre, douze autres ont eu ce privilège, de Clemens Krauss à Mariss Jansons en passant par Carlos Kleiber ou Seiji Ozawa — ayant dirigé depuis 1939 cet événement.

« Je suis très heureux et très fier de cette invitation, fruit d'une longue collaboration. Depuis quarante ans, j'ai dirigé au Staatsoper, au Philharmonique et j'ai même été fiancé pendant cinq ans (premier chef invité de 1986 à 1991, NDLR) avec le Symphonique de Vienne », explique Prêtre à l'AFP. « Là-bas, s'amuse-t-il, il paraît qu'on dit que je suis Viennois ».

S'il ne dirige plus qu'une dizaine de programmes par an et a renoncé aux productions lyriques, qui exigent trop de répétitions, le chef français n'a pas fui les pupitres de direction. « J'entends profiter de ma maturité », dit-il avec un sourire malicieux.

« Le métier de chef ne s'apprend pas. C'est un don, il n'y a pas d'école. Mais les partitions, elles, s'apprennent et s'approfondissent. Or la maturité vous apporte toujours quelque chose, à condition de ne pas en abuser bien sûr, sinon vous devenez un voyageur de commerce de la musique », précise-t-il.

« J'accepte de diriger les orchestres où j'ai été heureux », poursuit Prêtre. D'où sa relation nourrie avec le Philharmonique de Vienne, « une famille » et « un vrai pur-sang qui saute comme vous voulez, ce qui est la marque des orchestres qui font du théâtre ». Sans oublier l'Orchestre de l'Opéra de Paris depuis le « contact d'amour » qu'il a noué dès les années 1950 à l'Opéra-Comique puis au Palais Garnier et à l'Opéra Bastille.

« Je n'ai jamais voulu prendre un orchestre, en raison des contraintes administratives liées à un poste de chef permanent, surtout en France », explique Prêtre qui nie avoir été « un mal aimé » dans son pays, « comme l'a écrit un jour un journaliste ».

« Je suis parti faire ma carrière, comme tous les autres, c'est tout », dit-il en regrettant que les formations françaises préfèrent recruter des chefs étrangers, citant les noms de Bertrand de Billy et Stéphane Denève.

A 83 ans, Georges Prêtre dirige toujours avec autant d'enthousiasme et précède chacun de ses concerts d'une « petite prière » intérieure convoquant les mânes d'artistes comme la cantarice Maria Callas et le compositeur Francis Poulenc, dont il était l'un des chefs préférés, mais aussi le « maestro Karajan », dont il fêtera en 2008 le centenaire de la naissance.

Teofilo Chantre et Tcheka,
deux approches des musiques du Cap Vert

Teofilo Chantre et Tcheka, qui publient leur nouvel album et seront prochainement en concert à Paris, proposent deux approches des musiques et rythmes du Cap Vert, l'archipel atlantique que Cesaria Evora a fait découvrir au grand public.

Teofilo Chantre, qui jouera au New Morning jeudi et vendredi, fait partie à 45 ans des « meubles » de la musique cap-verdienne. Ce chanteur-guitariste-compositeur a grandi en ville, à Mindelo, avant d'émigrer aux Pays-Bas puis en région parisienne où il vit depuis l'âge de 14 ans.

Possédant la double culture, il apporte à ses mornas et coladeiras un ton et des arrangements nouveaux, y introduit certains phrasés jazz, des influences afro-cubaines, chante parfois en français d'une voix douce.

« Viaja » (Lusafrica), le cinquième CD de celui dont au moins une des compositions figure sur chaque album de Cesaria Evora, offre un bel aperçu de cette diversité. Bau (guitare, cavaquinho, arrangements), directeur musical de « Café Atlantico », l'un des albums les plus réussis de Cesaria Evora, a participé à sa confection.

Tcheka, 34 ans, qui se produira à l'Athénée le 26 novembre, est de la génération suivante. Il publie « Lonji » (Lusafrica), deux ans après « Nu Longa » qui lui a valu la reconnaissance internationale.

Ce musicien a grandi dans un village de pêcheurs de l'île de Santiago, entre la violence des vagues et la sécheresse de la terre. Son père violoniste lui a transmis les musiques rurales de son île, la plus africaine de l'archipel, et ses rythmes qu'il dynamise et retranscrit à la guitare.

Pour « Lonji » (Lusafrica), il met le cap sur le Brésil où le disque a été enregistré et produit par Lenine, lui-même défricheur des musiques et rythmes de son pays. Une panoplie de percussions brésiliennes, ici ou là une trompette ou un trombone, quelques sons électroniques entourent sa guitare rythmée et son chant énergique.

Lille piano(s) festival met jazz et Japon
à l'honneur du 16 au 18 novembre

La quatrième édition de Lille Piano(s) festival mettra à l'honneur le Japon et le jazz du 16 au 18 novembre, avec des vedettes confirmées comme Claude Bolling et Brigitte Engerer et une belle palette de jeunes talents.

Ce festival - le seul de ce type au nord de la Loire - initié par Jean-Claude Casadesus, directeur de l'Orchestre National de Lille, accueillera 30 concerts et une vingtaine de pianistes internationaux dans les salles du Nouveau Siècle à Lille.

Se déroulant durant la quinzaine du Japon à Lille, le festival organisera plusieurs concerts de deux pianistes nipponnes, Momo Kodama et Noriko Ogawa, qui interpréteront notamment des oeuvres de leur compatriote Takemitsu.

Le jazz sera présent avec des oeuvres de George Gershwin mais aussi avec les jeunes talents tels que Yaron Herman, Jeff Neve Trio, Thomas Encho et l'Arménien Tigran Hamasyan. Une carte blanche sera accordée à Claude Bolling (17 novembre, 18H00)

Le coup de coeur du festival sera incarné en la personne du pianiste Alexander Paley, qui a triomphé à ce même festival l'an dernier grâce à ses interprétations très personnelles, et qui célébrera Tchaïkovski et Gottschalk.

Brigitte Engerer se mettra quant à elle au service d'un répertoire exclusivement russe (18 novembre 14H00).

Cette édition du festival se veut avant tout diverse et « va permettre de montrer toutes les couleurs de notre répertoire, du plus moderne au plus classique », a expliqué Jean-Claude Casadesus à la presse.

Centenaire d'Olivier Messiaen :
au moins 600 concerts dans le monde

Les célébrations du centenaire de la naissance du Français Olivier Messiaen (1908-1992), l'un des plus grands compositeurs du XXe siècle, donneront lieu en 2008 à au moins 600 concerts dans 147 villes de 27 pays, a annoncé mardi l'association Messiaen 2008.

Cinquante-sept exécutions de la « Turangalîla-Symphonie » ont déjà été recensées, en particulier dans la programmation de quelques-uns des plus grands orchestres, comme le Philharmonique de Berlin, le Philharmonia Orchestra à Londres, le Concertgebouw d'Amsterdam et l'Orchestre de Paris.

Le Philharmonique de Vienne jouera de son côté « Eclairs sur l'Au-delà », une oeuvre donnée au moins 11 fois de par le monde, tandis que 28 interprétations d'« Et exspecto resurrectionem mortuorum » ont été comptabilisées.

Parmi les événements annoncés figurent des festivals Messiaen au Southbank Centre de Londres, en Suède et à Montréal, une nouvelle production de son opéra « Saint François d'Assise » à Amsterdam et à Varsovie, ainsi que des manifestations multiples à Avignon, ville natale du compositeur.

La commémoration, inscrite en France au programme des célébrations nationales 2008, comportera selon ses organisateurs « un volet pédagogique conséquent » qui mettra en évidence l'héritage du compositeur (Mozart, Berlioz, Debussy...) et ses héritiers.

Elèves et professeurs de conservatoires seront notamment associés le 10 décembre 2008 — jour du centenaire — pour de multiples exécutions publiques du « Quatuor pour la fin du temps ».

L'association Messiaen 2008 a pour présidents d'honneur Yvonne Loriod — la veuve du compositeur — et le chef-compositeur Pierre Boulez, pour président Hugues Gall, ancien directeur de l'Opéra de Paris, et pour délégué général Claude Samuel.

Un site internet (http://www.messiaen2008.com ) a été mis en place pour recenser toutes les initiatives.

actualité musicale du 25 octobre 2007  

Vendredi 25 et samedi 26 octobre 2007, 20h30
Maison de la musique de Nanterre

Pasodoble
Musique de Philippe Fénelon
Corégraphie de Michel Kelemenis
Ensemble TM+, Laurent Cuniot, direction

« Dans le paso-doble, deux individus se retrouvent dans une danse symbolique pour s’effacer du monde réel et se trouver en relation avec l’ombre et la lumière : pour affronter la mort, il faut dire la vie. » Le compositeur Philippe Fénelon, associé étroitement au chorégraphe sur Pasodoble, donne le ton d’une création qui scelle en 2007 les vingt ans de la compagnie Kelemenis. Depuis Anthère, Kelemenis a montré son attachement aux musiques ancrées dans la mémoire collective, tout en se confrontant aux écritures contemporaines. Pasodoble participe de ces deux logiques avec la présence des musiciens de TM+. Ce Pasodoble, le chorégraphe le ramène volontiers à l’enjeu esthétique d’une corrida (où il revêt une grande importance dramaturgique puisqu’il accompagne les toreros dans l’arène). La danse de Kelemenis multiplie ici affrontements et enlacements, les duels se transfigurent en duo, sous « le flirt de la lumière et de l’ombre caractérisé par l’alternance des modes majeur et mineur de tout bon pasodoble ».

Ce spectacle a étét créé le 30 juin 2007 au Théâtre de la Criée à Marseille.

Conception générale, chorégraphie et scénographie : Michel Kelemenis

Musique : Philippe Fénelon

Danseurs : Caroline Blanc, Gildas Diquero, Ludovic Galvan, Tuomas Lahti, Virginie Lauwerier, Christian Ubl

Musiciens : Francis Touchard, clarinette ;  André Feydy, trompette ; Pascal Contet, accordéon ;  Florent Jodelet, Thierry Deleruyelle, percussions ; Laurène Durantel, contrebasse. Laurent Cuniot, direction

La musique fait l’objet d’une commande d’Etat, pour la collaboration de Philippe Fénelon et Michel Kelemenis. Production Compagnie Kelemenis / Coproduction TM+, Festival de Marseille, Maison de la musique de Nanterre, Ballet national de Marseille dans le cadre de l’Accueil-studio, l’Adami, la Fondation BNP Paribas, Agatha Ruiz de la Prada. Avec le soutien de la maison de la musique de Nanterre, de la Maison de la danse de Lyon et de Château Rouge, Annemasse.

http://www.tmplus.org/

Tarifs : Abonné : 12 €
Maison de la musique - Nanterre, 8 rue des Anciennes Mairies, 92000 92000 Nanterre — Réservations du lundi au vendredi, de 10h à 19h — Téléphone  01 41 83 98 98 /
reservation@cnd.fr

Jeudi 25 octobre - 20h30
Théâtre de Vanve

Chico Antonio
Musique du monde
Mozambique

Guitare , voix, flute : Chico Antonio
Guitare basse : Carlos Gove
Clavier : Rufus Maculuve
Baterrie : Stélio Jaime
Guitare : António Firmo Melisse

Guitariste et chanteur, Chico Antonio est en quelque sorte un alchimiste de la musique mozambicaine. Mélange impertinent des rythmes traditionnels de son pays et respect presque pieux des standards sacrés du jazz ou du blues, une voix « habitée » qui pénètre l’âme. Voici les ingrédients de cette potion musicale expérimentée au cours de plus de 30 ans de carrière. Chico Antonio chante dès l’âge de 6 ans, apprend la trompette, la guitare et la flûte traversière. Dans les années 80, il rejoint l’orchestre “Marrabenta” de Radio Mozambique et tourne dans le monde entier. En 1990, il remporte le prix RFI Découvertes Musiques du Monde et passe deux ans en France où il se perfectionne en arrangement et apprend le piano. Il côtoie alors Manu Dibango, Francis Bebey et Ray Lema. Rentré au Mozambique, il poursuit sa carrière avec son groupe et compose pour le cinéma.

Tarif : 14 €, 11 € — Théâtre de Vanves 12, rue Sadi Carnot - 92170 VANVES / Tél. 01 41 33 92 91 — Métro Ligne 13 Malakoff-Plateau de Vanves Bus 58 – 89 (Lycée Michelet) - 126 (Vanves-Centre administratif)

Le cas Wagner et ses résonances picturales
à la Cité de la musique

Le compositeur Richard Wagner (1813-1883) n'avait qu'un intérêt modéré pour la peinture mais il a suscité de nombreuses résonances en arts, d'Auguste Renoir à Anselm Kiefer, comme le montre une passionnante exposition qui s'ouvre jeudi à la Cité de la musique à Paris.

Le Musée de la musique du parc de la Villette présente jusqu'au 20 janvier une soixantaine d'oeuvres illustrant les courants les plus divers (symbolisme, expressionnisme, surréalisme...), jusqu'aux images poétiques et aquatiques du vidéaste américain Bill Viola pour l'opéra « Tristan et Isolde ».

« Wagner n'avait que fort peu d'intérêt pour la peinture, mais son oeuvre a beaucoup interpellé les peintres », explique à l'AFP le commissaire de l'exposition, Paul Lang, des Musées d'art et d'histoire de Genève, qui ont accueilli ces « visions d'artistes » il y a deux ans.

« Nous avons voulu mettre en évidence la permanence de l'intérêt que le compositeur a suscité depuis les années 1840 et le fait qu'il n'y a pas d'unité stylistique dans la manière dont la geste wagnérienne est perçue », poursuit le conservateur.

Le parcours, largement chronologique, s'ouvre sur une toile peinte dès 1845-1847 par le romantique allemand Ludwig Richter, « Le Cortège nuptial au printemps », inspirée de « Tannhäuser ».

Deux portraits du compositeur évoquent deux manières de voir et de faire. Au Wagner à béret immortalisé de profil et de manière très officielle par l'Allemand Franz von Lenbach répond un portrait de face par l'impressionniste Renoir, qui n'eut le droit qu'à 45 minutes de pose durant lesquelles il fut horrifié par la haine antisémite de Wagner.

L'or du Rhin cher au compositeur n'est que suggéré par la dramaturgie de la lumière chez Henri Fantin-Latour alors qu'il brille de tous ses feux chez Hans Makart, peintre emblématique de la Vienne impériale.

L'exposition ne passe pas sous silence la récupération de la mythologie wagnérienne (ses Dieux, ses géants, ses Walkyries belliqueuses...) par le régime nazi, comme l'illustre l'Autrichien Hugo Hodiener. Une dérive funeste dénoncée par l'Américain Edward Kienholz dans « Brünnhilde », où une « Mutterkreuz » — décoration accordée aux mères allemandes sous le IIIe Reich — est accrochée à une planche à linge qui diffuse un extrait de « La Walkyrie »...

L'Allemand Anselm Kiefer réagit de son côté avec « Siegfried oublie Brünnhilde », dont les sillons désolés rappellent les chemins de fer qui menaient aux camps d'extermination.

Fidèle à sa vocation, le Musée de la musique propose un parcours sonore par audioguide avec des extraits des dix principaux opéras de Wagner. Il présente aussi en images « quelques usages contrastés de la musique wagnérienne au cinéma », notamment chez Coppola, Fellini, Chaplin ou Bunuel.

Enfin, la Cité de la musique donnera du 3 au 10 novembre un cycle de concerts intitulé « visions wagnériennes » autour des compositeurs influencés par Wagner, de Chabrier à Stockhausen en passant par Scriabine.

Juliette Gréco et Henri Salvador
à la Salle Pleyel à Paris

La salle Pleyel à Paris va accueillir deux monuments de la chanson: Henri Salvador vendredi et Juliette Gréco samedi. Le premier a fêté ses 90 ans sur scène à Monaco le 18 juillet et le concert à Pleyel sera l'avant-dernier de sa longue carrière. Il fait en effet ses adieux à la scène (comme l'indique le titre de son dernier album, « Révérence ») et donnera son dernier tour de chant le 21 décembre au Palais des Congrès de Paris.

Juliette Gréco, 80 ans, reprend sa tournée après avoir annulé son concert prévu ce jeudi à la Fiesta des Suds à Marseille, en raison d'une intervention chirurgicale subie par son pianiste et compagnon Gérard Jouannest. Celui-ci sera cependant sur scène à Pleyel. En concert, Juliette Gréco est la classe incarnée, longue robe noire, visage fardé de blanc et sensualité intacte. Elle se produira à Saint-Lô (Manche) le 1er novembre, Mérignac (Gironde) le 9, ou encore à Cusset (Allier) le 27.

Quatrième édition du festival
« Mandolines de Lunel »

La quatrième édition du festival Mandolines de Lunel (Hérault) aura lieu du 31 octobre au 3 novembre. Ce festival à la programmation éclectique met en avant la pratique de la mandoline sous toutes ses formes. Il s'ouvrira par une soirée classique, avec des oeuvres de Vivaldi ou Bach. Le lendemain, 1er novembre, il accueillera les épatants jeunes musiciens américains du Young American Mandolin Ensemble (Yame), qui marient mandoline, banjo, violon et contrebasse dans un répertoire country-bluegrass enthousiasmant. Ils seront suivis par une formation vénézuélienne de vingt joueurs de mandoline, l'Estudiantina de la Universidad central de Venezuela.

Cette dernière se produira également vendredi 2 novembre, avant la pointure américaine du bluegrass Tim O'Brien. La dernière soirée, le 3, sera placée sous le signe du Brésil avec Armandinho et son forro endiablé. Rencontres, stages de découverte et master class sont également au programme. Renseignements: http://www.mandolinesdelunel.com

actualité musicale du 26 octobre 2007  

Opéra de Vienne : Dominique Meyer signe...

Le Français Dominique Meyer, directeur général du Théâtre des Champs-Elysées à Paris, a signé mercredi son contrat de futur directeur de l'Opéra de Vienne à partir de 2010, a annoncé à Vienne le directeur de la Fédération des théâtres nationaux autrichiens, Georg Springer.

Dominique Meyer, 51 ans, dont la nomination avait été annoncée en juin dernier, remplacera à partir du 1er septembre 2010 le directeur actuel, Ioan Holender, qui dirige la célèbre maison depuis 1992 et qui avait renoncé à une prolongation de son contrat.

Le Français, fils de diplomate ayant vécu en Allemagne et maîtrisant donc parfaitement la langue allemande, sera secondé par un nouveau directeur musical, le chef d'orchestre autrichien Franz Welser-Möst, actuellement à la tête du Cleveland Orchestra aux Etats-Unis. Les deux mandats ont une durée initiale de cinq ans. La signature du contrat de Franz Welser-Möst devrait être annoncée la semaine prochaine.

De formation économique, Dominique Meyer, né en Alsace, a débuté sa carrière comme responsable du secteur informatique au ministère de l'Industrie en 1980. Quatre ans plus tard, le jeune fonctionnaire est repéré par le ministre de la Culture socialiste d'alors, Jack Lang, qui l'embauche en 1984 comme conseiller.

En 1986, il fait son entrée dans le monde de l'Opéra comme conseiller de l'Opéra de Paris, puis en est nommé directeur en 1989. Après l'ouverture, difficile à l'époque, de l'Opéra de la Bastille en 1991, il retourne au ministère de la Culture pour quelques années.

De retour à la direction d'un Opéra, celui de Lausanne entre 1994 et 1999, il avait ensuite pris la responsabilité du Théâtre des Champs-Elysées, à Paris.

José Montalvo et Dominique Hervieu
nommés directeurs du Théâtre de Chaillot

Les chorégraphes José Montalvo et Dominique Hervieu ont été nommés, à compter de juillet 2008, directeurs du Théâtre national de Chaillot à Paris, qui sera désormais dédié à la danse, a annoncé jeudi la ministre de la Culture, Christine Albanel.

José Montalvo, 53 ans, et Dominique Hervieu, 44 ans, succèderont respectivement comme directeur et directrice adjointe à Ariel Goldenberg, qui dirigeait depuis 2000 le deuxième théâtre national par le budget (après la Comédie-Française), partagé entre le théâtre et la danse.

Constatant les « importantes lacunes sur le territoire national en général et dans la région parisienne en particulier » dans le paysage chorégraphique, Mme Albanel a indiqué lors d'une conférence de presse vouloir « dédier à la danse un grand établissement national ».

José Montalvo, qui était déjà directeur de la danse à Chaillot, et Dominique Hervieu, actuellement conseillère artistique dans l'établissement, « auront pour mission de mettre en lumière toutes les esthétiques chorégraphiques ».

« Trois priorités » leur ont été fixées: une attention aux oeuvres créées par les centres chorégraphiques nationaux (CCN), une ouverture aux cultures urbaines et l'élaboration d'une programmation à destination du jeune public.

Selon Mme Albanel, « cette évolution devrait favoriser l'émergence d'un véritable pôle de culture chorégraphique à Paris, autour du Théâtre de Chaillot mais aussi du Centre national de la danse » (CND) à Pantin (Seine-Saint-Denis).

Le CND sera, lui aussi, doté d'une nouvelle direction: Monique Barbaroux, une gestionnaire qui a déjà été en poste dans de grands établissements publics (Comédie-Française, Centre Pompidou, Centre national de la cinématographie), a été nommée pour trois ans au poste de directrice générale.

Elle sera assistée de Jean-Marc Granet-Bouffartigue, nommé directeur général adjoint, chargé du développement artistique.

Concours de piano Long-Thibaud :
6 candidats pour les finales.

Deux Coréens et deux Français figurent parmi les six candidats admis à participer à Paris aux finales du concours de piano Long-Thibaud, doté d'environ 100.000 euros de prix, ont annoncé les organisateurs de la compétition jeudi dans un communiqué.

Le jury, présidé par le pianiste français d'origine italienne Aldo Ciccolini, a retenu les Français Antoine de Grolée (23 ans) et Tristan Pfaff (22 ans), les Coréens Junhee Kim (17 ans) et Tae-Hyung Kim (22 ans), le Japonais Hikibi Tamura (20 ans) et la Russe Sofya Gulyak (27 ans).

Les finales 2007 du concours, fondé en 1943 par la pianiste Marguerite Long et le violoniste Jacques Thibaud, auront lieu samedi (récital, salle Gaveau) et dimanche (concerto, salle Pleyel).

La diva soul Amy Winehouse
se produit au au Zénith de Paris

Après un rendez-vous manqué avec ses fans français au festival Rock en Seine fin août, où sa venue avait été annulée, l'Anglaise Amy Winehouse se produira lundi au Zénith de Paris pour un concert unique.

Le passage à Paris de la chanteuse soul de 24 ans, dont le deuxième album, « Back to black », a reçu des éloges unanimes, a provoqué un bel engouement.

Son concert, initialement prévu à l'Olympia (2.000 places), a été reprogrammé au Zénith (6.000) car tous les billets pour l'Olympia avaient été vendus en moins d'une semaine, selon la maison de disques AZ (Universal).

« Back to black » est sorti il y a un an, trois ans après « Frank ». Ce disque de soul à l'ancienne évoque l'âge d'or de la Motown ou de Stax, une impression renforcée par la voix musquée et profonde de l'Anglaise, qui rappelle des chanteuses noires américaines comme les Supremes ou Sarah Vaughan.

« Back to black » (300.000 exemplaires vendus en France selon AZ) s'ouvre sur le titre « Rehab ». La jeune femme au look rétro-trash (frêle silhouette, choucroute de cheveux noirs, regard lourdement rehaussé d'eye-liner et tatouages de camionneur) y clame qu'« on a essayé de (la) faire entrer en cure de désintox' mais (qu'elle) a dit  « Non, non, non! ».

Malheureusement pour la santé d'Amy Winehouse (dont, ironie du sort, le patronyme peut être traduit par « Maison du vin »), cette chanson n'est pas que pure fiction.

Comme dans le cas de Pete Doherty, les tabloïds anglais se délectent de sa vie mouvementée: abus d'alcool, surdose de drogues, problèmes d'anorexie ou querelles avec son mari, Blake Fielder-Civil.

Elle a annulé plusieurs concerts fin août, dont celui de Rock en Seine, après avoir été admise en cure de désintoxication.

« Quelquefois, je me demande ce que je fabrique sur scène (...). J'aimerais bien faire un troisième disque mais franchement, je préférerais avoir des enfants », a confié la Londonienne au magazine Les Inrockuptibles de cette semaine, lors d'un entretien réalisé cet été.

Fin août sur la BBC, son beau-père, Giles Fielder-Civil, a appelé les fans d'Amy Winehouse à ne plus acheter ses CD afin d'inciter la maison de disques à protéger le couple de ses propres excès.

Le père de la chanteuse, Mitch Winehouse, a répondu que c'était « une solution désespérée et inefficace » et que sa fille ne pourrait échapper à ses addictions qu'en se reprenant elle-même en main.

Même Mick Jagger s'est inquiété pour elle. « J'espère qu'elle prendra le bon virage », a-t-il déclaré en septembre au journal allemand Süddeutsche Zeitung, ajoutant qu'il avait lui-même « décidé de ne pas mourir jeune » à l'époque où ses excès menaçaient sa santé.

Le premier DVD live d'Amy Winehouse, « I told you I was trouble », paraîtra en France le 5 novembre. Il contient notamment 16 chansons filmées en concert ainsi qu'un documentaire. Par ailleurs, « Back to black » ressortira à la même date en édition limitée, avec huit morceaux en bonus (trois inédits et des versions live ou acoustiques).

actualité musicale du 27 octobre 2007  

Alela Diane, une vieille âme
dans un corps de jeune squaw

Elle a l'air d'une squaw à peine sortie de l'adolescence mais chante ses mélopées d'une voix sans âge: la Californienne Alela Diane, 23 ans, est l'une des découvertes de l'automne grâce à son premier album, « The Pirate's Gospel », disque de folk hanté et d'une profondeur rare.

« Les gens qui m'entendent sans m'avoir vue pensent souvent que je suis une femme plus âgée. J'utilise simplement la voix que ma mère m'a donnée, elle sonne comme elle sonne », explique à l'AFP la chanteuse, aussi timide dans la vie que son chant est expressif.

Cette voix si particulière, à la fois douce et ébréchée, habite les onze chansons du disque, qui sortira en France mardi 30 octobre sur le label parisien Fargo.

« The Pirate's Gospel » (titre qui traduit sa dimension à la fois profane et spirituelle) est un modèle de folk rustique, dépouillé et intemporel, où l'émotion affleure par le simple truchement d'une guitare acoustique, de claquements de mains ou de quelques choeurs.

Une profonde mélancolie sourd de ce disque, qui donne l'impression de contempler un vieux galion vermoulu échoué dans une crique embrumée.

« J'ai écrit ces chansons pendant une période assez sombre », se souvient Alela Diane. « J'avais quitté ma petite ville pour aller à San Francisco, une transition difficile car je n'étais pas habituée à l'effervescence d'une mégapole ».

« Au même moment, mes parents se séparaient, ce qui m'a rendue très triste », ajoute-t-elle. « Ils ont vendu leur maison: je ne pouvais même plus rentrer au bercail puisqu'il n'était plus là. La plupart de ces chansons parlent de ce sentiment de ne plus avoir de chez soi ».

Alela Diane (son nom de famille est Menig) a grandi en Californie du Nord, à Nevada City, ville de 3.000 âmes où cohabitent anciens hippies et artistes et d'où vient une autre jeune folkeuse de talent, Joanna Newsom.

La musique a marqué son enfance, passée entre une mère chanteuse et un père guitariste de bluegrass, qui jouait dans un groupe de reprises du Grateful Dead.

Pourtant, elle s'est longtemps sentie incapable d'écrire des chansons et s'y est mise sur le tard, à 19 ans. « The Pirate's Gospel » a été enregistré durant l'été 2004 dans le studio de son père.

D'abord distribué de manière confidentielle aux amis d'Alela et aux spectateurs de ses concerts, il a progressivement séduit un public plus large et lui a valu d'être comparée à sa glorieuse aînée Karen Dalton.

Sa peau brunie par la teinte sépia de la pochette, les nattes qui tombent sur ses épaules et ses grandes boucles d'oreille en perles turquoise laissent supposer des origines amérindiennes. A tort.

« Ma meilleure amie, Mariee Sioux (une chanteuse qu'on entend sur le disque, ndlr) est amérindienne, ça a peut-être déteint sur moi car on a grandi ensemble », sourit la jeune femme, qui sera en concert le 14 décembre à l'Européen à Paris avant une tournée début 2008.

Insatisfait en Israël,
le chorégraphe Emanuel Gat
s'installe en France

Fatigué par « une lutte sans merci » pour financer ses créations dans son pays, le danseur-chorégraphe Emanuel Gat, l'un des représentants les plus prometteurs de la jeune danse israélienne, s'installe dans le sud de la France, à Istres (Bouches-du-Rhône).

Ce séjour provençal, prévu pour durer trois ans, s'inscrit dans la logique du parcours atypique de cet ancien surfeur de haut niveau, qui n'est passé à la danse qu'à 23 ans, à l'issue de son service militaire.

Emanuel Gat, 38 ans, a fait ses débuts de danseur avec la compagnie des Israéliens Liat Dror et Nir Ben Gal, puis a créé sa première chorégraphie dès 1995 et fondé sa propre compagnie (Emanuel Gat Dance) neuf ans plus tard, à Tel-Aviv.

Depuis, la renommée internationale de cet artiste aussi rayonnant que l'homme est réservé n'a cessé de croître. Et son écriture très dansée, avec la musique au coeur, a donné lieu à des créations remarquées, du « Sacre du printemps » (2004) à Uzès (Gard) à « K626 » (2006), d'après le « Requiem » de Mozart, à Marseille.

En mai dernier, Emanuel Gat créait en Allemagne « 3for2007 », triptyque richement ouvragé dont la première française a eu lieu jeudi soir à la Maison des arts de Créteil, en forme de nouvelle déclinaison de la passion du chorégraphe-danseur pour ces corps qui se croisent et s'effleurent.

Au faîte de sa gloire — il a été consacré pour 2007 par le prestigieux Bessie Award —, Emanuel Gat aspirait cependant à un nouvel horizon, « après des années de lutte sans merci à la recherche de moyens pour (ses) créations ».

« C'est une histoire très simple: un écart s'est créé entre les conditions de travail en Israël et les moyens que je désirais », a expliqué à la presse à Paris cet artiste qui a « grandi dans une maison parfaitement francophone , ce qui s'entend.

« J'ai travaillé pendant dix ans à Tel-Aviv, mais les trois dernières années je n'avais pas de lieu pour répéter. On était sans toit, on bougeait tout le temps », déplore-t-il.

Si la danse israélienne demeure l'une des plus vivaces de l'espace méditerranéen, Emanuel Gat déplore « un statu quo depuis 20 ans » dans le soutien aux institutions chorégraphiques de son pays, selon lui quasiment monopolisé par les puissantes Batsheva Dance Company et Kibbutz Contemporary Dance Company.

« Il y a comme un plafond de verre, les autres compagnies ne sont pratiquement pas soutenues, et je pensais que ça n'allait pas vraiment changer. Tout cela ne permet pas de travailler », explique l'artiste.

La proposition qui lui a été faite en juin dernier de s'installer non loin de sa chère Méditerranée, mais cette fois en France, est donc tombée à point nommée. Le 1er octobre, Emanuel Gat s'est officiellement installé avec sa compagnie composée de sept autres danseurs — cinq l'ont suivi d'Israël — à la Maison de la danse intercommunale d'Istres.

Dans l'opération, le budget annuel d'Emanuel Gat Dance devrait passer de 350.000 euros autofinancés à 95% à 600.000 euros, dont une subvention de Ouest Provence, communauté d'agglomération qui se targue de faire danser 1.500 de ses 95.000 habitants.

Le lieu, désormais dirigé par l'homme qui a accompagné les premiers pas de la compagnie d'Emanuel Gat, Didier Michel, abrite cinq studios sur 800 m2. « C'est comme si on tombait sur l'île enchantée », assure Didier Michel, ancien directeur-fondateur du festival Uzès Danse.

Régimes spéciaux :
l'Opéra de Paris annule deux spectacles
vendredi soir

L'Opéra national de Paris a annoncé l'annulation de deux spectacles programmés vendredi soir, dont la première de la création mondiale d'un ballet du chorégraphe britannique Wayne McGregor, en raison d'un mouvement de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.

A l'appel des syndicats SUD-Spectacle, FO et la FSU, « une partie du personnel technique a décidé de cesser le travail », a précisé l'établissement dans un communiqué.

En conséquence, le Ballet de l'Opéra de Paris ne créera pas vendredi soir au Palais Garnier « Genus » de McGregor, pièce associée en un même programme à la reprise du « Songe de Médée » du chorégraphe français Angelin Preljocaj.

A l'Opéra Bastille, la troisième représentation de la reprise de « Tosca » de Puccini est également annulée.

« Je ris de me voir... », spectacle de moindres dimensions et destiné au jeune public, est maintenu à l'Amphithéâtre Bastille.

Le 18 octobre, jour de mobilisation interprofessionnelle pour la défense des régimes spéciaux, l'Opéra avait déjà dû annuler une représentation de « La Traviata » de Verdi.

Les personnels de l'Opéra de Paris, avec ceux de la Comédie-Française où aucun préavis de grève n'a été déposé pour la journée de vendredi, cotisent à leur propre caisse de retraite.

Les 1.680 salariés permanents de l'Opéra bénéficient de l'un des plus anciens régimes spéciaux en vigueur, créé en 1698 par Louis XIV alors que l'Opéra était encore l'Académie royale de musique (fondée en 1669).

La disposition la plus spectaculaire concerne les 154 danseurs du Ballet de l'Opéra (héritier de l'Académie royale de danse fondée en 1661), qui peuvent faire valoir leurs droits à la retraite à 40 ans — après dix ans de service — et au plus tard à 42 ans.

Les 102 artistes des Choeurs de l'Opéra bénéficient eux d'une ouverture des droits à 50 ans.

Ce régime spécial a été mis en oeuvre pour prendre en compte la pénibilité physique des métiers, notamment celui des danseurs, mais aussi permettre le renouvellement des effectifs artistiques de la compagnie et préserver ainsi son niveau artistique.

Suspension de la parution de Jazz Hot,
doyenne des revues de jazz en France

Le magazine Jazz Hot, doyen des revues de jazz en France, créé en 1935, a décidé de suspendre sa parution à compter du numéro de décembre, a-t-on appris vendredi auprès de la direction.

« Ancré sur les fondamentaux d'un jazz puisant dans sa mémoire l'esprit et la matière de sa créativité », selon Yves Sportis, directeur de la publication et de la rédaction dans son éditorial de novembre du numéro 644, Jazz Hot va désormais travailler sur une nouvelle « idée de projet » dont la parution est annoncée pour le mois de mai 2008, « à la veille des festivals de l'été ».

Pour son responsable, interrogé par l'AFP, il s'agit de « sortir du cadre franco-français dans l'absolu » et de « profiter de cette période imprécise politiquement et musicalement » pour faire « évoluer un nouveau projet », tout en maintenant une présence sur internet.

Fondé en 1935 par Charles Delaunay, fils des peintres Sonia et Robert Delaunay, et par une équipe comprenant notamment le critique Hugues Panassié, figure charismatique et défenseur du jazz classique, Jazz Hot est actuellement vendu à environ 10.000 exemplaires par mois (abonnements et ventes en kiosques confondues).

Les fans de Led Zeppelin
prêts à tout pour voir le groupe en concert

Les fans de Led Zeppelin ont montré vendredi qu'ils étaient prêts à toutes les prouesses pour mettre la main sur des billets qui leur permettront d'entendre en concert à Londres le groupe anglais réunifié.

Les membres survivant du groupe de hard-rock qui s'étaient séparés en 1980 doivent rejouer ensemble pour la première fois depuis 19 ans à l'O2 Arena le 26 novembre.

Plus d'un million de personnes ont essayé d'obtenir l'un des 20.000 billets disponibles mais c'est un concours pour deux billets lancé par une radio britannique qui provoqué les tentatives les plus spectaculaires.

Un pompier, Ray Daniel, est arrivé au studio londonien de la radio qui demandait aux auditeurs de prouver leur motivation pour assister au concert, s'est déshabillé et est parti en courant nu dans le centre ville.

Un autre fan, Mark Barnham, a quitté son domicile à 3HOO du matin, le jour de son anniversaire de mariage, et a rasé ses cheveux dans le studio, alors qu'il ne les avait pas coupé depuis 21 ans.

Un auditeur a marché 32 kilomètres jusqu'au studio avec « Led Zeppelin » écrit au marqueur sur son torse.

Un autre a offert de sacrifier son maillot de l'équipe de Football d'Angleterre de la Coupe du monde 2006 signé par les joueurs David Beckham et Wayne Rooney.

Mais c'est Grant Marzell, un fan de 37 ans, de Londres qui a remporté les billets.

Il s'est épilé le torse en direct dans le studio. Et pour parachever cet exploit douloureux, il s'est fait tatouer le logo de la station de radio sur le bras.

Quand l'animateur lui a révélé qu'il avait gagné, il a éclaté en sanglots. « Vous ne savez pas à quel point c'est important. J'ai passé plus de dix heures à m'inscrire pour acheter des billets et j'ai essayé 1.000 fois. 20 de mes amis ont aussi tenté d'en avoir », a-t-il dit en pleurant.

« Je n'ai jamais vu Led Zeppelin, mon rêve se réalise », a-t-il ajouté.

« C'était incroyable, ces gens auraient littéralement pu vendre leur grand-mère pour obtenir ces billets », a dit l'animateur de Virgin Radio Christian O'Connell.

actualité musicale du 28 octobre 2007  

Le Parlement de Musique
ouvre un atelier lyrique et orchestral :
« Génération Baroque ».
Au programme,  « L’Infedeltà delusa » de Joseph Haydn

Faisant suite à 7 sessions du Studio lyrique, le Parlement de Musique convie cette année de jeunes artistes prometteurs et

désireux de vivre de nouvelles expériences à la 1ère session d’un nouveau genre, en partenariat avec le conservatoire de musique de strasbourg et dans les locaux de la cité de la musique et de la danse de strasbourg.

Génération Baroque, atelier lyrique et orchestral,  réunira un jeune orchestre et des chanteurs solistes retenus après audition  autour de l’ opéra buffa de Joseph Haydn “L’Infedeltà delusa” sous la direction de Martin Gester (direction musicale), de Carlos Harmuch (mise en scène) , de Giuliana Retali (chef de chant) et de Stéphanie Pfister (1er violon) Tous les détail de cette production se trouvent sur le site internet du Parlement de Musique,  sous la rubrique « Génération baroque »

Deuxième Monte-Carlo Jazz Festival

L'un des derniers authentiques géants du jazz moderne, le saxophoniste-ténor Sonny Rollins, 77 ans (programmé le 29 novembre), le quintette du pianiste Randy Weston, le Golden Striker All-Star Trio, dirigé par le contrebassiste Ron Carter (Mulgrew Miller, piano et Russell Malone, guitare), seront les principaux invités du 2e Monte-Carlo Jazz Festival qui se tiendra du 28 novembre au 2 décembre en Principauté.

Parmi les autres participants figurent le violoniste « tout-terrain » Nigel Kennedy, le trio Anouar Brahem (oud), John Surman (saxes) et Dave Holland (contrebasse), le duo belge David Linx (voix) et Diederick Wissel (piano), ainsi qu'une soirée organisée autour du label Francis Dreyfus Jazz avec la participation du Time Out Trio de la jeune prodige du saxophone-alto Géraldine Laurent, de la chanteuse Terez Montcalm et du bassiste électrique Hadrien Féraud.

Jazz.dk : le rendez-vous
du jazz danois à Paris

La 5e édition du festival « jazz.dk », véritable plate-forme pour la découverte du jazz danois, recevra trois formations - JazzKamikaze, Ibrahim Electric et Delirium - du 22 au 24 novembre à la Maison du Danemark à Paris.

Le groupe JazzKamikaze, créé en 2005, est un quintette inspiré des mangas et emmené par Marius Neset (saxe-ténor), qui collectionne les récompenses internationales. Quant au trio Ibrahim Electric, dirigé par le batteur/percussionniste Stefan Pasborg, il navigue musicalement aussi bien dans l'univers du jazz funk que dans celui de Jimi Hendrix.

Enfin, Delirium, est un quartette dano-finlandais monté en 1999 par Stefan Pasborg, qui invitera pour son concert parisien le tromboniste français Yves Robert.

Urban Sax à la Cigale,
à Paris, seize ans après

Urban Sax, un ensemble d'une cinquantaine de musiciens (30 saxophonistes, 10 choristes, 3 percussionnistes, 1 bassiste, 2 danseuses), spécialiste des performances les plus folles dans le monde depuis 30 ans, se produit aussi en salle. Comme le 6 novembre à La Cigale, où la formation avait donné son précédent concert parisien en 1991.

Créé en 1977 par Gilbert Artman, compositeur et metteur en scène, ancien leader, batteur et saxophoniste du groupe underground Lard Free, dans les années 1970.  Les musiciens d'Urban Sax, ont habillés en combinaisons futuristes tout droit sortis d'un film de science-fiction. Ils ont multiplié les interventions dans des lieux divers et variés, juchés sur les façades d'un château de la Loire, en suspension harnachés à des filins au-dessus des temples romains de Baalbeck. Ils ont participé à de nombreuses inaugurations: Fondation Guggenheim à Bilbao, Grande Arche de La Défense, Eurotunnel...

Au-delà des musiques planantes et baroques interprétées par Urban Sax, ses prestations sont autant de spectacles visuels réglés comme du papier à musique, chaque site étant préalablement visité par son metteur en scène.

Terence Trent D'Arby change de vie,
  mais chante toujours
sous le nom de Sananda Maitreya

Dans une vie antérieure, Sananda Maitreya était une star qui vendait des millions d'albums. Tenaill