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Actualités du 11 octobre 2007

Les Pianos Pleyel fêtent leurs 200
ans
à Saint-Denis et Paris
Les Pianos Pleyel, qui ont fermé leur manufacture
d'Alès (Gard), ont officiellement inauguré mardi après-midi leur nouvel
atelier à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), coup d'envoi des festivités du
200e anniversaire de la marque, a-t-on appris auprès de la société.
Le plus ancien facteur de pianos encore en activité
dans le monde -- le dernier en France --, fondé en 1807 par le compositeur
Ignace Pleyel (1757-1831), a cessé l'été dernier sa production à Alès,
jugée non rentable face à la concurrence étrangère.
Une dizaine des 62 personnes employées sur ce site ont
été reclassées à Saint-Denis, où travaillent désormais 16 salariés dans un
atelier de production dédié à la haute facture instrumentale (pianos de
concert, à queue, d'artistes, de designers, commandes spéciales).
« Cela ne sert à rien de se mettre sur le créneau
du piano de série face aux Asiatiques », a expliqué à l'AFP le président
des Pianos Pleyel, Arnaud Marion, selon lequel un facteur de pianos
chinois « coûte 100 euros par mois, contre 5.000 pour un Français
».
« On ne revient pas ici pas par hasard, Pleyel est
une entreprise du patrimoine vivant de Saint-Denis », a ajouté M. Marion,
allusion à la présence de près d'un siècle (1865-1961) de la manufacture
sur le sol dionysien.
Pleyel espère vendre une trentaine de pianos haut de
gamme (de 30.000 à quelque 150.000 euros pièce) par an dans son nouveau
show-room parisien, accessible depuis la rue et le vestibule de la Salle
Pleyel, décoré par Jacques Garcia et qui sera inauguré samedi.
La société réalise la moitié de ses ventes à
l'exportation, notamment au Japon et en Chine. « Les Chinois
fabriquent les pianos les moins chers du monde et achètent parmi les plus
chers », a relevé M. Marion.
Les festivités du 200e anniversaire de la manufacture
se poursuivront samedi de 11H00 à 22H00 à la salle Pleyel, propriété
depuis 1998 de l'actionnaire depuis 2000 des pianos du même nom, Hubert
Martigny.
Après des contes musicaux avec Emmanuelle Gaume en
récitante, l'auditorium proposera un hommage à Chopin par Yves Henry puis
un récital Ravel et Schubert par Delphine Lizé, un moment de jazz (Didier
Lockwood et Caroline Casadesus) et enfin un spectacle sur Berlioz avec
François-René Duchâble.
La chorégraphe Germaine Acogny,
est co-lauréate d'un prix américain
Un des trophées américains de danse et performance,
« Bessie Awards » 2007, a été attribué à la Franco-Sénégalaise
Germaine Acogny pour « Fagaala » (Génocide), chorégraphie créée en
collaboration avec le Japonais Kota Yamazaki, a annoncé mardi sa compagnie
de danse Jant-Bi.
Mme Acogny, surnommée « la mère de la danse
contemporaine africaine », et M. Yamazaki ont été distingués notamment
pour avoir réalisé « un travail hybride qui traverse les frontières
culturelles » avec cette chorégraphie traitant du génocide rwandais, selon
le comité des Bessie Awards cité par Jant-Bi dans un communiqué transmis à
l'AFP.
Il ne précise pas les dates d'attribution du prix et de
remise de ces trophées, surnommés « New York Dance and Performance
Awards », décernés depuis 1983.
Le jury a estimé que les deux chorégraphes avaient
également su « donner une vision poignante et terrifiante de
l'inhumanité de l'homme sur l'homme, et montrer que la danse peut exprimer
la cruelle vérité du pouvoir », selon le texte.
« Fagaala », interprétée par sept danseurs de
Jant-Bi, a été créée en 2003 à l'issue d'un passage de trois mois à
l'Ecole des sables, centre de formation en danses traditionnelle et
contemporaine d'Afrique ouvert il y a 13 ans par Germaine Acogny à Toubab
Dialaw (50 km au sud-est de Dakar).
Sa première représentation a été donnée en janvier 2004
aux Etats-Unis.
Germaine Acogny en a eu l'idée en 2000 après avoir été
« touchée par l'une des premières fictions sur le génocide au Rwanda,
écrite par le Sénégalais Boubacar Boris Diop, +Murambi, le livre des
ossements+ », affirme Jant-Bi, dont elle est la directrice artistique, sur
son site Internet.
Cette lecture l'a poussée « à intervenir en tant
que femme africaine, et à agir avec les moyens d'expression qui lui sont
propres - son corps et son impressionnant langage gestuel -, afin d'élever
la voix et d'interpeller les gens sur cette folie meurtrière »,
ajoute-t-on de même source.
Mme Acogny, 63 ans, a formé en quatre décennies
plusieurs générations de danseurs, notamment à travers « Mudra
Afrique », école des arts du spectacles créée à l'iniative du chorégraphe
français Maurice Béjart, et l'Ecole des sables.
Lionel Bringuier est nommé chef
adjoint
(d'Esa-Pekka Salonen)
à la philharmonie de Los Angeles
A tout juste 21 ans, il vient d'entamer un contrat
décroché de haute lutte au Philharmonique de Los Angeles, mais le chef
d'orchestre français prodige Lionel Bringuier garde la tête froide et dit
vouloir continuer à apprendre.
« Je vis au jour le jour », explique à l'AFP ce
jeune homme décontracté et enthousiaste dans son bureau du Walt Disney
Concert Hall, bâtiment ultramoderne signé Frank Gehry au centre de la
deuxième ville des Etats-Unis.
C'est là, dans cette pièce sobre aux canapés de cuir
orange et aux étagères chargées de partitions, que le jeune homme a établi
ses quartiers professionnels jusqu'en 2009, en qualité d'adjoint au
directeur musical du Philharmonique de Los Angeles (LAPhil), le Finlandais
Esa-Pekka Salonen.
« Esa-Pekka était déjà un de mes chefs d'orchestre
favoris. Avant même d'arriver ici, j'écoutais des enregistrements du
LAPhil », raconte Lionel Bringuier, choisi parmi 150 concurrents pour ce
poste, où il doit, tout en assurant son propre programme de concerts, se
tenir prêt à remplacer le titulaire en cas d'empêchement.
Issu d'une famille de musiciens et entré au
Conservatoire à cinq ans, il avait pour la première fois attiré
l'attention du grand public en remportant en septembre 2005 le Concours
international des jeunes chefs d'orchestre de Besançon.
Malgré un CV éblouissant, Lionel Bringuier garde la
tête froide et envisage son métier comme une collaboration avec les autres
musiciens. « Je préfère le mot anglais +conductor+, celui qui
conduit, à celui de +chef d'orchestre+ », affirme-t-il, se définissant
comme « un musicien parmi les autres, au service du compositeur
».
Il n'a que des compliments à formuler pour les membres
du LAPhil, « sans doute l'un des meilleurs orchestres du monde », qui
sont « capables de sauter d'un répertoire à un autre, d'être
quasiment parfaits dès la première répétition ». « C'est comme
conduire une Ferrari, on démarre et c'est parti », plaisante-t-il.
Lionel Bringuier, pour qui « l'âge n'a pas
d'importance, c'est la musique qui est importante », dit aussi apprécier
l'ambiance de travail décontractée prévalant avec Esa-Pekka Salonen, 49
ans, qui occupe son poste au LAPhil depuis 1992: « j'apprends
énormément à son contact ».
« Lors d'un concert de musique moderne, Esa-Pekka
a commencé par discuter avec le compositeur sur la scène pour expliquer
l'oeuvre au public, puis l'orchestre a joué. C'est sans doute le seul
endroit au monde où l'on peut voir cela », se souvient le Français, qui
n'avait pas mis les pieds aux Etats-Unis avant l'audition du LAPhil.
Arrivé seul à Los Angeles, il va devoir en adopter les
coutumes, à commencer par passer son permis de conduire, sésame
indispensable dans une ville tentaculaire où la voiture est reine.
Amateur de sport (tennis, rugby...), Lionel Bringuier
dit vouloir se mettre au diapason des « Angelenos » et de leur club
fétiche de base-ball, les Dodgers, tout en profitant de la vie culturelle
locale, entre les musées et Hollywood, le quartier historique du
cinéma.
Tenu par contrat de passer 30 semaines par an en
Californie, ce stakhanoviste de la baguette, qui vient d'enregistrer son
premier disque, enchaîne tout de même les dates internationales à un
rythme démentiel.
Et d'énumérer: « j'étais à Bâle il y a deux
semaines, la semaine prochaine je serai à Paris, puis à Lyon avec
l'orchestre national, en Allemagne, en Espagne », en passant par Rennes où
il est chef associé de l'Orchestre national de Bretagne, avant de revenir
à Los Angeles.
Lorsqu'on lui fait remarquer qu'il doit cumuler un
nombre impressionnant de « miles » sur les cartes de fidélité d'Air
France, il répond, avec un grand éclat de rire: « Fréquence jeunes,
pour encore cinq ans! ».
Actualités du 12 octobre 2007

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12-14 octobre 2007,
Mérignac
IIIe
Festival
Musique Passion de Mérignac
Président – Fondateur : Pascal Jean
Marignan
France Clidat
Vendredi 12 octobre, 21h00,
FRANCE CLIDAT : Liszt, Debussy, Chabrier, Albeniz… Pianiste exceptionnelle
qui mène une carrière internationale depis de longues années, elle est
passionnée par Frantz Liszt, ce compositeur romantique aux multiples
facettes. Elle présentera son nouveau CD consacré aux compositeurs,
debussy, Chabrier, Albeniz et Couperin, sorti chez Forlane. Elle a
enregistré plus de 30 CDs consacrés à la musique romantique et française.
Elle est une des grandes représentante de l’école française du piano
dans le monde entier.
Samedi 13 octobre, 17h30 : Les
lauréats du 9e concours national de piano de Mérignac 2007. De la musique
classique au jazz en passant par le répertoire à quatre mains, vous aurez
l’émotion de découvrir des jeunes pianistes exceptionnels français et
étrangers au talent fou qui méritent que le public les
encouragent.
Samedi 13 octobre, 20h30. FLORIAN
NOACK : Haydn,Chopin… Premier Grand prix du concours international de
Piano de Mérignac 2007.
Jeune pianiste de 18 ans au
talent fou, la qualité artistique et la finesse de ses interprétations lui
promettent une carriére internationale. Talent à découvrir, sans
modération.
Dimanche 14 octobre, 16h30,
Récital piano à 4 et 8 mains mains. Hilomi Sakaguchi et Pascal Jean
Marignan ; Judy Chin et Jean-Marie Cottet.
Deux duos de piano à quatre mains
et deux pianos réunis pour un concert unique. Le répertoire choisi est
volontairement destiné à un large public. Il aura le prévilège d’entendre
des œuvres envoutantes et connues, interprétées avec fougue et générosité.
Hilomi Sakaguchi et Pascal Jean Marignan enseignent au conservatoire
national de région de Bordeaux. Judy Chin et Jean-Marie Cottet
sont professeurs de piano au conservatoire national supérieur de Paris.
Ces duos ménent une carrière internationale en Europe et en
Asie.
Piazzola :
Grand Tango
; Glanzberg :
Suite Yiddish
; Saint – Saëns :
Princesse Jaune,
ouverture ; Ravel :
Le Boléro
; Lavignac :
Galop-Marche.
Vieille Eglise Saint - Vincent
Rue Beaumarchais, Mérignac
Renseignements : Téléphone : 05.56.12.19.40 ; Télécopie : 05.56.12.19.49 ;
Site Internet :
http://www.concourspiano.fr.st
; E-mail :
concourspiano@free.fr
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Le Prix Constantin sera ramis en
public
le 15 novembre à l'Olympia
Le Prix Constantin, qui récompense depuis 2002 en
France les nouveaux artistes qui ont marqué l'année par leur talent, leur
originalité et leur potentiel, sera remis en public le 15 novembre à
l'Olympia à Paris par un jury de professionnels présidé par le chanteur
Rachid Taha.
Dix artistes, tous signés sur des labels français, ont
été sélectionnés par le jury en septembre, après un premier scrutin. Le
soir du concert, un second vote désignera le lauréat parmi les dix
chanteurs qui se produiront tous sur scène pour interpréter un titre,
après une première partie assurée par Taha.
Les dix finalistes et leur album respectif sont, pour
cette 6e édition, AaRON (« U Turn »), Daphné (« Musicamor »),
Florent Marchet (« La chance de ta vie »), Kaolin (« J'irai
mélanger les couleurs »), Keny Arkana (« Ils ont peur de la liberté
»), Keren Ann (« Lay Your Head Down »), Ours (« Le cafard des
fanfares »), Renan Luce (« Repenti ») et Rose (« Ciao Bella
»).
Le « sampler » Prix Constantin des dix artistes
sélectionnés sera disponible à partir du 22 octobre dans les magasins
FNAC, Virgin et Starter. Il est offert pour tout achat de l'album d'un des
artistes en lice, ces disques étant proposés à un prix promotionnel. Un
docu-divertissement issu du concert du 15 novembre sera également diffusé
sur France-2 le 22 novembre à 23h30 et le concert sera rediffusé sur
France-Inter le 21 novembre, de 21h à 23h.
Le Prix Constantin, le 15 novembre à l'Olympia à 20h.
Tarif unique: 16,50 euros (hors frais de location). Sur le Net:
http://www.prixconstantin.com
Stacey Kent, Kurt Elling,
David Linx, Curtis Stigers :
un festival de voix
pour la neuvième édition
du JVC Jazz Festival
Stacey Kent, Kurt Elling, David Linx, Curtis Stigers...
la voix est au coeur de la neuvième édition du JVC Jazz Festival,
resserrée cette année sur huit jours du 13 au 20 octobre, dans plusieurs
salles parisiennes.
Le succès de Stacey Kent ne cesse de croître. Le
concert de cette chanteuse new-yorkaise installée à Londres, à la voix
pleine de charme, le 17 à l'Olympia, affiche complet. Ses admirateurs
devront attendre jusqu'au 26 mars à La Cigale, date de sa prochaine
prestation à Paris.
Deux autres chanteurs talentueux du jazz contemporain
se produiront dans le cadre du festival, le Chicagoan Kurt Elling (16 au
New Morning) et le Belge David Linx (19 à La Cigale).
Kurt Elling met une immense technique vocale au service
d'une émotion palpable en concert. Le frisson de sa voix tranchante
parcoure son dernier album « Nightmoves ». L'éclat de la voix de
David Linx aura l'occasion de briller dans l'écrin d'un big band, the
Brussels Jazz Orchestra.
Si le public parisien découvrira Curtis Stigers (15 au
New Morning), ce « quadra » s'est taillé une réputation
outre-Atlantique dans le domaine de la pop music dans les années 80. Il
vient de publier « Real Emotional », un album où il interprète façon
crooner des classiques de grands songwriters américains -Bob Dylan, Paul
Simon, Randy Newman...- sur un fond jazz assez classique. Curtis Stiger y
montre aussi des talents d'auteur sur « A woman just like you », une
romance un peu créole.
Deux autres concerts du JVC feront la part belle à
l'afro-beat, musique féline et urbaine née à Lagos, mélangeant rythmes
yoruba, cuivres funk et guitares hypnotiques créée à la fin des années 60
par Fela Kuti: ceux de Seun Kuti, son fils (18 à La Cigale) et de Ruth
Tafebe (13 au New Morning).
La ressemblance tant physique que musicale entre Seun
et Fela est presque troublante. Quant à Ruth Rafebe, cette chanteuse
ivoirienne interprète avec le groupe Afrorockerz un afro-beat plus acéré
et « groove », influencé par la soul music avec des sonorités
électroniques.
Deux écoles du funk seront représentées dans le
festival: le funk-jazz de The Headhunters, dont Herbie Hancock fut membre
à ses débuts, le funk-soul de Soulive, une nouvelle signature du label
Stax renaissant.
The Leaders (18 au New Morning) réunit, lui, des
figures historiques de la « Great Black Music » emmenées par Chico
Freeman, un saxphoniste historique du free jazz.
France 3 va diffuser un opéra sur le
net
Jeudi 18 octobre, le site Normandie de France 3
retransmet l'opéra « Il Sant'Alessio » de Stefano Landi
L'oeuvre est diffusée en direct et en intégralité dès
19h45 sur france3.fr Normandie depuis le Théâtre de Caen, une première en
France, selon la chaîne publique.
L'opéra romain de 1632 est recréé par William Christie
et son ensemble des Arts florissants pour la partie musicale et par
Benjamin Lazar pour une mise en scène avec éclairage de bougies.
Outre William Christie et Benjamin Lazar, l'opéra
bénéficie d'une distribution incluant d'autres pointures des musiques
anciennes, comme le contre-ténor Philippe Jaroussky (artiste lyrique de
l'année aux dernières Victoires classiques) dans le rôle-titre. Cette
production met aussi en scène les garçons de la Maîtrise de Caen, placés
sous la direction d'Olivier Opdebeeck.
Après son passage au Théâtre de Caen du 16 au 22
octobre, cette production exceptionnelle de « Il Sant'Alessio »
(« Saint Alexis »), « dramma musicale » de Stefano Landi
(1587-1639) connaîtra par la suite une belle carrière.
L'opéra baroque sera en effet donné en concert en
octobre à Londres (24) et New York (28 et 29), puis en version scénique au
Théâtre des Champs-Elysées, à Paris (21-24 novembre), en 2008 à l'Opéra
national de Lorraine, à Nancy (24-30 janvier), à Luxembourg (14 et 16
février 2008) et enfin à Genève en... 2011.
http://video-direct.france3.fr/player.php?id=79
Philippe Jordan est nommé
directeur musical de l'Opéra de Paris
Le chef d'orchestre suisse Philippe Jordan a été nommé
directeur musical de l'Opéra national de Paris à compter de la saison
2009-2010. Philippe Jordan, 33 ans le 18 octobre, veillera sur l'Orchestre
de l'Opéra, fort de 174 musiciens.
L'Opéra de Paris n'a plus de chef permanent depuis le
départ en 2004 de l'Américain James Conlon après neuf ans de mandat.
L'actuel directeur, le Belge Gerard Mortier, a préféré faire appel à des
chefs invités, dont certains très réguliers comme le Français Sylvain
Cambreling.
Fils du maestro Armin Jordan, décédé en 2006, Philippe
Jordan est considéré comme l'un des chefs les plus doués de sa génération.
Musicien précoce, il a étudié le piano et le violon et acquis une solide
connaissance de la voix en chantant dans les rangs des Petits chanteurs de
Zurich, sa ville natale.
Il a fait des débuts remarqués en 2001-2002 au Festival
de Glyndebourne (« Carmen » de Bizet), la saison suivante au
Metropolitan Opera de New York (« La Chauve-Souris » de Johann
Strauss) et à Covent Garden à Londres (« La Flûte enchantée » de
Mozart), puis en 2004 au Festival de Salzbourg à la tête de l'Orchestre
philharmonique de Vienne (« Cosi fan tutte » de Mozart).
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12
octobre - 11 novembre Péniche
Opéra, Paris
L'enfance
de l'art Nadia
Boulanger : un portrait

un
spectacle de Catherine Rétoré 9
réprésentations 2 concerts
Un hommage à
la grande musicienne et pédagogue,
à partir des entretiens de Nadia
Boulanger, des témoignages de ceux
qui l’ont connue et d’oeuvres de W.A. Mozart,
J.S. Bach, P.Moss, L.Bernstein, F. Poulenc
Auprès du
grand piano noir, portés par les
voix noblement timbrées, les corps
altiers des comédiens, les mots ardents
et précis de la transmission fusent
et virevoltent.
Les témoignages
de ceux, interprètes, compositeurs,
chefs d’orchestre, élèves
innombrables, qui s’y sont abreuvés,
affluent. Parfois la musique seule parle
et en illumine la raison d’être :
une magie essentielle mais toujours autre,
jamais redondante.
Au centre, silhouette
fragile, présence intense, Catherine
Rétoré incarne avec passion
le rayonnement de la grande musicienne et
pédagogue du XXe siècle.
Catherine
Rétoré Nadia
Boulanger
Philippe
Catoire Gabriel
Fauré, Doda Conrad, Maurice Ravel,
Walter Damrosch, Aaron Copland, Jean Françaix,
Lennox Berkeley, Narcis Bonet, Piotr Moss
Pierre
Jacquemont Virgil
Thomson, Igor Markevitch, Elliott Carter,
Maurice Gendron, Dominique Merlet, Jay Gottlieb,
Igor Stravinsky, Noël Lee, Léonard
Bernstein
Françoise
Tillard piano
...Sur
une idée de Catherine Rétoré,
comédienne de haute sensibilité,
le spectacle s’est constitué collectivement
à partir d’écrits, de documents,
de souvenirs. Qu’est-ce qu’un maître
? Qu’est-ce qu’un élève ?
Qu’est-ce que cet étrange échange,
cette transmission…? Ce sont ces questions
que tente de cerner cette évocation
délicate...
Armelle Héliot (Le Figaro)
Dates :
vendredi
12 et samedi 13 octobre à 20h 30, dimanche
14 octobre à 16h30, vendredi 19
et samedi 20 octobre à 20h30, dimanche
21 octobre à 16h30
vendredi
9 et samedi 10 novembre à 20h30 dimanche
11 novembre à 16h30
2
concerts en 1ère partie en hommage
aux femmes compositrices : « Lili,
Clara, Fanny et les autres » avec
le Trio Fanny Hensel (Thierry Maurin, violon
. Silvia Lenzi, violoncelle . Françoise
Tillard, piano). Dimanche 14 octobre à
15h ; dimanche 21 octobre à 15h
La Péniche
Opéra 46, Quai de la Loire
75019 Paris (Métro Jaurès,
bus 26) 01 53 35 07 77 http://www.penicheopera.com
Plein tarif :17 €. Tarif réduit
:12 €. Tarif enfant : 8 €
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Actualités du 13 octobre 2007

Centre Pompidou, Paris
« Un dimanche, une œuvre » :
conférence sur les
« Polytopes » de Iannis Xenakis
Un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien
ou un critique d'art propose un regard singulier sur une oeuvre des
collections du Musée national d'art moderne. Régulièrement, l'oeuvre est
musicale, choisie parmi celles de compositeurs familiers de l'Ircam, et
analysée par un interprète ou un musicologue.
Dimanche 14 octobre 11h30 (petite salle, niveau 1) :
Iannis Xenakis, Les Polytopes, 1967-1978, par Makis Solomos, musicologue,
maître de conférences Université Montpellier 3
«De “poly”, plusieurs, et “topos”, lieu ;
littéralement: lieu multiple. En effet, il y a beaucoup de choses
différentes au même endroit. Non seulement la lumière et le son mais les
structures de la pensée, les systèmes choisis, les moyens adoptés, les
techniques… Tout se passe sur plusieurs niveaux, dans l’espace comme dans
l’imagination », note Xenakis pour définir son idée de « polytope».
S’inscrivant
dans la problématique de la synthèse des arts, il y
répond par des réalisations pionnières, où la synthèse est sans cesse
différée et où la technologie joue un rôle heuristique. Véritables work in
progress, les quelques polytopes qu’il eut l’occasion de réaliser
(Polytope de Montréal, 1967, Polytope de Persépolis, 1971, Polytope de
Cluny, 1972-74, Diatope, 1978 et Polytope de Mycènes, 1978) ont consisté
en des réalisations éphémères – il ne nous reste que leur musique– qui ont
marqué l’imagination des spectateurs.
Et puis, il y a les polytopes que Xenakis ne put jamais
réaliser : au-dessus du ciel de Paris, de l’Attique ; «Il n’y a aucune
raison pour que l’art ne sorte, à l’exemple de la science, dans
l’immensité du cosmos, et pour qu’il ne puisse modifier, tel un paysagiste
cosmique, l’allure des galaxies », disait-il…
Makis Solomos est musicologue et enseigne à
l’université Montpellier 3. Il est l’auteur de nombreux travaux sur la
musique contemporaine (dernière publication : Espaces composables. Essais
sur la musique et sur la pensée musicale d’Horacio Vaggione, Paris, 2007),
et notamment sur Xenakis (Iannis Xenakis, P.O. Éditions ; Présences de
Iannis Xenakis, Cdmc; La métaphore lumineuse. Xenakis-Grisey,
L’Harmattan…), dont il est spécialiste.
PROCHAINES CONFÉRENCES
21 octobre : Bernar Venet, Représentation graphique de
la fonction y = x 2/4, 1966. Dialogue entre Bernar Venet et Thierry
Lenain, professeur d’esthétique à l’Université libre de Bruxelles
4 novembre : Alberto Giacometti, Cône (Monument pour
une place), vers 1932 Dialogue entre Véronique Wiesinger, commissaire de
l’exposition et Emmanuel Saulnier, artiste
18 novembre : Helmut Lachenmann, KontraKadenz, 1971,
par Martin Kaltenecker, musicologue, producteur à France Musique
Tarifs : 4,5 euros - tarif réduit 3,5 euros - gratuit
pour les adhérents. Accès prioritaire en Piazza du Centre Pompidou
Radiohead, Prince et Madonna,
symptômes de la mue de l'industrie musicale
Les expérimentations commerciales tentées par
Radiohead, Prince ou Madonna bousculent les habitudes de l'industrie
musicale et sont symptomatiques d'un bouleversement profond des rapports
de force entre maisons de disques, promoteurs de concerts et artistes.
Après l'expiration de son contrat avec la major EMI, le
groupe anglais Radiohead a décidé de contourner les maisons de disques en
proposant depuis mercredi son nouvel album au téléchargement sur son
site.
Le public peut payer la somme qu'il veut. Selon The
Times, le prix moyen acquitté par les internautes est de 4 livres (5,78
euros). Un tiers n'a rien déboursé.
Les fans peuvent aussi commander un coffret sous forme
physique au prix de 40 livres. Et l'album, « In Rainbows », devrait
sortir en CD de manière traditionnelle début 2008.
En juillet, Prince a défrayé la chronique en
distribuant gratuitement son album « Planet Earth » avec
l'hebdomadaire britannique Mail on Sunday.
Pour sa part, le groupe anglais The Charlatans, dont le
manager est un professionnel confirmé du secteur, Alan McGee (découvreur
d'Oasis), a signé un contrat avec le site Xfm. Son nouveau simple puis son
nouvel album y seront bientôt téléchargeables gratuitement.
Encore marginales, de telles innovations dues à des
artistes renommés et réputés pour leurs qualités visionnaires surviennent
dans un contexte sinistré, qui pousse les acteurs du secteur à chercher de
nouveaux modèles économiques.
Les ventes mondiales de musique se sont effondrées de
plus de 20% en valeur depuis 2000, ce que l'industrie attribue au
téléchargement pirate.
Celle-ci s'inquiète de la même manière des initiatives
des Radiohead et autres Prince, craignant qu'elles entretiennent l'idée
que la création musicale ne coûte rien.
« Radiohead peut se permettre de laisser les gens
fixer leur prix. Mais cela influera-t-il sur la manière dont le
consommateur perçoit la valeur de la musique d'artistes moins connus? »,
s'interroge Martin Williams, du magazine britannique Music Week.
La crise a en outre fait prendre conscience aux maisons
de disques que les ventes de musique seules pourraient bientôt ne plus
suffire à leur subsistance.
Elles misent donc sur la diversification pour tirer des
revenus des concerts ou de l'image des chanteurs, via des contrats d'un
nouveau type. Dénommés « contrats 360° », ils englobent toutes les
activités d'un artiste.
« On s'efforce au maximum, lorsque l'on signe de
nouveaux artistes, d'avoir une partie de leurs revenus hors disque », a
affirmé à la presse fin septembre Jean-Bernard Levy, président du
directoire de Vivendi, maison-mère de la plus grosse des quatre majors,
Universal.
Selon lui, les disques et DVD pourraient bientôt
représenter moins de 50% du chiffre d'affaires d'Universal. Cette dernière
a d'ailleurs racheté en juin Sanctuary, label britannique qui combine
aussi les activités d'agent et d'organisateur de concerts.
Mais en tentant d'élargir leur coeur de métier, les
maisons de disques risquent d'être pris au piège de l'arroseur arrosé.
Selon le Wall Street Journal, Madonna va quitter la
major Warner pour signer un contrat 360° de 120 millions de dollars sur
dix ans avec le géant américain des concerts Live Nation.
Live Nation se substituerait ainsi à une maison de
disques en obtenant les droits de trois nouveaux albums. De plus, la
société organiserait des tournées et vendrait des produits dérivés en
exploitant le nom de la chanteuse, signe d'une porosité croissante entre
tous les métiers de la musique.
L'Opéra de Lausanne
tournera avec « Carmen »
au Jaopon, en octobre 2008
L'Opéra de Lausanne (sud-ouest de la Suisse) effectuera
du 9 au 26 octobre 2008 une tournée de quatorze représentations dans onze
villes du Japon, dont Tokyo pour quatre dates, avec « Carmen » de
Georges Bizet, a-t-on appris auprès de l'institution.
Cet opéra sera donné de Fuchu à Yokosuka en passant par
Kobe, Osaka, Maebashi, Nagoya, Kagoshima, Fukuoka, Musashino et Omiya dans
une mise en scène du Français Arnaud Bernard et sous la direction musicale
de son compatriote Cyril Diederich, à la tête de l'Orchestre de chambre de
Lausanne.
« Nous sommes le premier théâtre suisse
francophone à participer à une telle aventure. Ce n'est pas tous les jours
qu'une institution de notre taille se balade ainsi au Japon », a commenté
le directeur de l'Opéra de Lausanne, le Français Eric Vigié, lors d'une
rencontre avec la presse à Paris.
La maison, qui emploie 40 permanents pour un budget
artistique de 2,8 millions d'euros, programmera « Carmen » à Lausanne
du 23 au 28 mai 2008 dans le cadre d'une production présentée auparavant à
l'Opéra national de Finlande (9 novembre-22 janvier) puis reprise à
l'Opéra de Vichy (7-8 juin 2008).
La saison 2007-2008 de l'Opéra de Lausanne, qui se
déroule hors les murs au Théâtre de Beaulieu et au Métropole en raison de
travaux, comportera en outre une « Lucia di Lammermoor » de Donizetti
coproduite avec Marseille, une nouvelle production de « La
Chauve-Souris » de Johann Strauss, une reprise de « La Bohème » de
Puccini et un « Jules César » de Haendel venu d'Oviedo (Espagne).
Le Japon a découvert l'opéra occidental en 1894 en
accueillant un ouvrage français, « Faust » de Charles Gounod.
L'Opéra de Paris y a fait ses débuts en 1961, déjà avec
« Carmen » de Bizet, et retournera au Japon (Kobe et Tokyo) du 19 au
31 juillet 2008 avec trois productions dont « Ariane et Barbe-Bleue »
de Paul Dukas.
La Cité de la musique
ouvre son domaine à René Jacobs
La Cité de la musique à Paris consacrera dès samedi et
jusqu'au 22 octobre, avec six concerts et une classe de maître, un
« domaine privé » au chef d'orchestre et ancien contre-ténor belge
René Jacobs, fervent défenseur de la musique baroque et classique sur
instruments anciens.
Le musicien flamand, qui aura 61 ans le 30 octobre,
inaugurera ce cycle samedi soir (19H00) en dirigeant une version de
concert de l'opéra-comique de Telemann « La Patience de Socrate »,
fidèle en cela à son goût pour les partitions rares voire oubliées.
Le Gantois a convié dimanche deux amis de longue date
pour deux soirées de cantates. Le contre-ténor français Dominique Visse,
qui fut comme Jacobs élève du pionnier anglais des falsettistes Alfred
Deller, proposera à 15H00 trois oeuvres comiques françaises du XVIIIe
siècle, en compagnie de l'ensemble Café Zimmermann. Puis le chef allemand
Konrad Junghänel, ancien luthiste dans le Concerto vocale fondé il y a 30
ans (1977) par Jacobs, donnera à 16H30 les cantates 102 et 147 de Bach à
la tête de Cantus Cölln.
Autre compagnon de route de longue date, l'Allemand
Andreas Staier jouera mercredi prochain (20H00) au pianoforte le concerto
n°27 de Mozart avec l'Orchestre baroque de Fribourg (Allemagne), formation
souveraine en terre mozartienne, que Jacobs dirige régulièrement.
Le 20 octobre (20H00), le chef belge reprendra la
baguette pour sa première présentation en concert de l'oratorio
« Maddalena » de Caldara. Jacobs pourra y réaffirmer sa maîtrise du
répertoire vénitien (opéras de Cavalli notamment) avec dans le rôle-titre
la soprano argentine Maria Cristina Kiehr, qui a été son élève à la
prestigieuse Schola Cantorum de Bâle (Suisse), vitrine pédagogique du
mouvement de renaissance des musiques anciennes.
Comme souvent à la Cité de la musique, ce
« domaine privé » trouvera une déclinaison en musiques du monde et
traditionnelles mardi (20H00) avec un concert de l'ensemble Kotchnak, qui
interprètera des chants de Sayat Nova, troubadour arménien du XVIIIe
siècle, une période chère à Jacobs.
La programmation s'achèvera avec une master class sur
« la déclamation dans le chant » dispensée en deux jours (21 et 22
octobre de 11H00 à 18H00) par ce grand pédagogue, qui a largement montré
lors de sa carrière de chanteur, avant de se consacrer à la direction
d'orchestre, son souci du texte.
En amont de ce « domaine privé », Harmonia Mundi,
sa maison de disques depuis 30 ans, a publié une gravure du « Don
Giovanni » de Mozart en un triple album qui dit combien Jacobs est un
magnifique chef de théâtre.
La chaîne culturelle franco-allemande Arte y va aussi
de son hommage: samedi soir (22H30), elle diffusera l'« Orfeo » de
Monteverdi que le Flamand a dirigé en février dernier à Berlin, pour le
400e anniversaire de ce chef-d'oeuvre fondateur de l'opéra.
Musique ancienne :
le festival de Lanvellec
célèbre les quatre éléments
L'édition 2007 du festival de musique ancienne de
Lanvellec (Côtes-d'Armor), qui s'ouvre ce week-end, est placée sous le
signe des quatre éléments: l'air, la terre, l'eau et le feu.
Lancé en 1986, ce festival renommé se déroule sur les
trois derniers week-ends d'octobre, pour l'essentiel dans les églises et
chapelles du Trégor, dans l'ouest du département.
Parmi les temps forts, la rencontre entre Orient et
Occident en l'église de Ploubezre: interprétées par l'ensemble Ausonia,
les sonates du Rosaire de Biber trouveront en écho le théâtre No chanté et
dansé par deux artistes japonais, Masato Matsuura et Yuka Toyoshima (le 20
octobre).
Parmi les invités, deux très belles voix: la soprano
Céline Ricci dans une interprétation, Coeli et Terra, sur « le
céleste et les éléments terrestres dans l'Italie su Seicento » (le 28) et
Maria Christina Kiehr, également soprano, avec l'ensemble baroque de
Limoges (le 13).
L'ensemble Tetraktys livrera des oeuvres de Johannes
Ciconia et Guillaume Dufay, les premiers compositeurs franco-flamands en
Italie (le 21).
Ce festival a été lancé à l'occasion de la restauration
de l'orgue -monument historique- de Lanvellec (600 habitants), construit
en 1653 par le facteur anglais Robert Dallam, alliée à la volonté de
mettre en valeur le patrimoine architectural de la région.
« Nous essayons chaque année de retenir un thème
permettant de mieux travailler avec nos interprètes qui conçoivent leurs
concerts en fonction de ce thème », explique Jean-Claude Pichon, président
de l'association organisatrice.
Le festival, dont le budget s'élève à 170.000 euros,
vise l'équilibre financier malgré le « désengagement financier de
l'Etat » (subvention de 5.000 euros) déploré par M. Pichon.
Actualités du 16 octobre 2007

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Du 16 octobre 2007 au 13 juin
2008
Vanves
10e Artdanthé
Danse à Vanves
41 compagnies, 46 représentations,
13 créations, 2 cartes blanches,
2 résidences, des actions artistiques…
Contre danse(s) et
marées…
Quand, « au siècle dernier »,
nous avons lancé, tels de jeunes inconscients, ce festival, peu y
croyaient. Dès le départ, la volonté était de créer un événement Danse sur
la durée, proposant un espace de liberté artistique sans tabou ni préjugé,
permettant la confrontation entre artistes confirmés et toutes jeunes
compagnies. Une rencontre avec l’une d’entre elle, la Cie Eclats d’art,
pleine de fougue et d’ambition, a renforcé la conviction de l’équipe
d’Artdanthé du bien fondé de cette démarche.
Depuis 1998, que de chemin
parcouru ! 124 compagnie, 300 représentations, 60 créations, de longues
fidélités artistiques avec des artistes tels que Bruno Pradet, Xavier Lot,
Toméo Vergès, Hervé Diasnas, Geisha Fontaine et Pierre Cottreau, Daniel
Léveillé, Daniel Dobbels…
Pour les dix prochaines années et
plus que jamais, nous souhaitons qu’Artdanthé reste un festival
obstinément tourné vers l’avenir, sans a priori ni censure, toujours
ouvert aux initiatives et aux expérimentations, ouvert au monde, un
festival du partage des idées, des images, des émotions, de la vie
!
José Alfarroba
http://www.artdanthe.fr/
— 06 15 47 78 45 —
artdanthe@ville-vanves.fr
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Maurice Béjart hospitalisé
pendant quelques jours
à la suite d'un coup de fatigue
Le chorégraphe français Maurice Béjart a été
hospitalisé quelques jours à Lausanne à la suite d'un coup de fatigue, a
annoncé vendredi à l'agence de presse suisse ATS l'administrateur du
Béjart Ballet à Lausanne, Emmanuel de Bourgknecht.
Agé de 80 ans, le chorégraphe ne souffre d'aucune
maladie mais d'une grande fatigue et les médecins du Centre hospitalier
universitaire valaisan (CHUV) l'ont laissé sortir « après l'avoir
requinqué », a déclaré M.de Bourgknecht.
« A 80 ans, Maurice Béjart travaille encore énormément,
ce qui explique sa fatigue », a dit l'administrateur.
Il a souligné que le chorégraphe se portait bien et
n'avait pas eu d'alerte cardiaque.
Le Béjart Ballet Lausanne entame lundi une tournée de
quelques jours à Chypre. Comme cela s'est déjà produit plusieurs fois,
Maurice Béjart n'accompagnera pas ses danseurs pour ce voyage. La troupe
dansera à Lausanne du 20 au 30 décembre.
Juliette Greco, Idir et Massilia Sound
System
à la 16e Fiesta des Suds
Avec des rythmes turcs, réunionnais et africains, la
seizième édition de la Fiesta des Suds, du 19 au 30 octobre à Marseille,
reste fidèle à sa tradition d'éclectisme et aligne pendant six nuits et
deux jours des stars et des révélations venues de 19 pays.
Le brassage des musiques est le mot d'ordre de la
soirée du 20 octobre où, aux côtés de la chanteuse folk Suzanne Vega, se
produiront le bouillonnant Goran Bregovic et Culture musical club, le
grand orchestre de Zanzibar.
Même brassage pour la soirée du 25, intitulée « Belle
France » au cours de laquelle Juliette Gréco, la muse de
Saint-Germain-des-Prés, côtoiera le joueur d'oud libanais Rabih Abou
Khalil et le chanteur-guitariste kabyle Idir.
La Fiesta « devrait être classée au patrimoine
universel de la diversité », estime Bernard Aubert, directeur artistique
du festival. « On dit que le spectacle est en crise, mais pour tous ces
gens qui ne vont jamais au spectacle, il y a des réponses à donner. Le
Dock des Suds, c'est notre réponse, un lieu où chacun peut venir passer
une bonne soirée et découvrir ».
Au gré de leurs envies, les noctambules pourront
écouter cinq à dix concerts par soir et déambuler dans un espace de 15.000
m2 d'anciens entrepôts portuaires, où ont été installés outre les scènes,
une discothèque, des restaurants et des conteneurs accueillant des
expositions.
Le festival qui s'est imposé comme la fête des automnes
marseillais, a attiré l'an dernier 60.000 participants. La reconnaissance
émane aussi des artistes qui y présentent leur nouveau CD ou comme
l'Américaine Suzanne Vega qui y effectue son unique date française.
Entre les Marseillais renommés de Massilia Sound System
et les artistes turcs Baba Zula, Techno Roman Project et Three Women of
Istanbul, moins connus en France, la nuit d'ouverture le 19 octobre est «
assez symbolique de l'histoire de la Fiesta », selon Bernard Aubert. «
Nous avons un devoir de mémoire et de plaisir à écouter de la musique qui
ne vient pas très loin de chez nous », dit-il.
Pour la soirée de clôture le 31 octobre, l'Ile de la
Réunion sera à l'honneur avec Baster, Ziskakan, Natie Bumcello et Ticabab
Kreol.
Nouveauté de cette édition, la journée « Pozitiv'art
street » (21 octobre) sera entièrement consacrée aux cultures urbaines
avec des ateliers de danse et une compétition européenne de hip-hop.
Marseille compte mettre en avant cet esprit d'ouverture
et de métissage pour défendre sa candidature au titre de capitale
européenne de la culture en 2013. La Fiesta « constitue un des pôles de
notre projet par sa vocation européenne et pour sa capacité à investir des
bâtiments de centre-ville, participant ainsi à la rénovation urbaine par
la culture », explique Bernard Latarjet, directeur de l'association
Marseille Provence 2013 qui soutient cette candidature.
Tokio Hotel, le groupe
qui fait aimer l'allemand aux adolescentes
A eux quatre, ils dépassent à peine l'âge qu'aurait
Elvis Presley mais font hurler les adolescentes, qui connaissent par coeur
leurs paroles en allemand: véritable phénomène chez les collégiens, le
groupe Tokio Hotel est en tournée en France et remplira Paris-Bercy mardi
soir.
Le groupe originaire de l'ex-RDA, 19 ans de moyenne
d'âge, a déjà donné deux concerts à Clermont-Ferrand puis Lyon. Après
Bercy, il se produira à Nantes (17 octobre), Marseille (19), Montpellier
(20), Toulouse (22), Bordeaux (23), Lille (25), Amnéville (26), Nice (28)
puis Toulon (29).
Chacune de ces apparitions devrait donner lieu aux
mêmes scènes: des hurlements d'adolescentes en délire, voire des
évanouissements comme au festival de Bobital en juillet.
La musique de Tokio Hotel n'a rien d'original. Elle
mélange un son rock FM avec des mélodies pop à la Coldplay, le tout
saupoudré d'une pincée de metal et de néo-glam à la Placebo.
Le quatuor a sorti deux albums, « Schrei » (« Cri »)
puis « Zimmer 483 » (« Chambre 483 »), sans compter « Scream », adaptation
de « Schrei » en anglais.
Le look du groupe, en particulier celui du chanteur
Bill Kaulitz, 18 ans, n'est pas étranger à l'attrait qu'il exerce sur les
ados.
Allure androgyne et gentiment gothique, khôl autour des
yeux, ongles peints en noir et longue chevelure brune hérissée de pics
façon manga, Bill évoque une version édulcorée et à peine pubère de Robert
Smith de The Cure.
Devenue la star préférée des collégiennes, il a
enflammé la blogosphère à son corps défendant en septembre. La rumeur de
son homosexualité, née d'un prétendu message qu'il aurait posté sur la
page MySpace du groupe, a mis ses fans en émoi avant qu'il ne la démente
dans un magazine allemand.
Les autres membres de Tokio Hotel sont le guitariste
Tom Kaulitz (le jumeau de Bill), le batteur Gustav Schäfer (19 ans) et le
bassiste Georg Listing (20 ans).
D'abord nommé Devilish (« Diabolique » en anglais), le
groupe s'est formé en 2001 à Magdebourg (est de l'Allemagne) après la
rencontre entre les frères Kaulitz et Georg Listing lors d'un concert.
La cote de Tokio Hotel chez les ados a des conséquences
inattendues. Elle semble contribuer à un regain d'intérêt pour la langue
allemande.
« C'est un phénomène assez surprenant, bien que
difficile à quantifier. Nous avons plus d'inscriptions de jeunes qu'il y a
deux ou trois ans », explique à l'AFP Günter Kipfmüller, directeur du
département des cours au Goethe Institut de Paris.
« On peut pas affirmer que c'est dû exclusivement à
Tokio Hotel », nuance-t-il.
Après une chute du nombre d'élèves germanistes en
France dans les années 90, un conseil des ministres franco-allemand a pris
des mesures en 2004 pour inverser la tendance. Le nombre de germanistes à
l'école primaire a ainsi augmenté de 25% entre 2004 et 2006.
Le Goethe Institut espère en tout cas profiter de la
vague d'enthousiasme suscitée par le groupe.
« Nous sommes en train de mettre sur notre site des
textes additionnels et des dossiers pédagogiques liés à Tokio Hotel pour
les professeurs », a indiqué M. Kipfmüller.
Il a ajouté que la DeutschMobil, minibus destiné à
promouvoir l'apprentissage de l'allemand, devrait stationner près de Bercy
mardi.
Enfin, le succès de Tokio Hotel en France pourrait
ouvrir la voie à d'autres groupes allemands pour ados, tels Killerpilze,
qui a donné quelques concerts dans de petites salles de l'Hexagone début
octobre, ou Nevada Tan.
Benjamin Lazar, une autre lumière
sur la scène baroque
C'est un virtuose de la déclamation et de la gestuelle
façon Grand siècle, un maître de l'éclairage à la bougie: à 30 ans, le
metteur en scène Benjamin Lazar est en passe de s'imposer comme le plus
stimulant artisan du renouveau du spectacle baroque en France.
Le jeune homme mettra en scène à partir de mardi soir
et jusqu'au 20 octobre au Théâtre de Caen son première opéra avec la
recréation d'« Il Sant'Alessio » (« Saint Alexis », 1632), « dramma
musicale » du compositeur romain Stefano Landi, sous la direction musicale
de William Christie.
Cette production-événement est promise à un bel avenir:
donnée en version de concert à Londres (24 octobre) et New York (28 et
29), elle retrouvera la scène les 21, 23 et 24 novembre au Théâtre des
Champs-Elysées à Paris, en 2008 à Nancy puis Luxembourg et à Genève en
2011.
Une des trois représentations (18 octobre) programmées
à Caen sera même retransmise en direct sur internet
(normandie.france3.fr), une première en France et un heureux paradoxe, qui
verra se déployer une technologie dernier cri pour un spectacle... éclairé
à la bougie.
La lueur de la chandelle, comme au XVIIe siècle: la
production est conforme à la démarche de Benjamin Lazar, qui s'est employé
ici comme ailleurs « à faire ressentir au spectateur le contexte de
création » de l'oeuvre afin que, « comprise plus intimement, elle nous
livre le secret de son émotion ».
« Représenter Sant'Alessio, ce personnage qui renonce
au monde et à ses plaisirs, en SDF à côté d'une poubelle masquerait des
aspects intéressants de l'oeuvre », explique à l'AFP Benjamin Lazar.
« Moi je veux m'aventurer sur ce fil entre
l'authenticité historique et mon authenticité personnelle. Il ne s'agit
pas de reconstituer, c'est un chemin de création et d'expérimentation »,
poursuit ce bel esprit derrière un visage aux traits fins.
Benjamin Lazar raconte qu'il s'est rapidement «
approprié » ce monde singulier, en disciple d'Eugène Green, auprès duquel
il a étudié la déclamation et la gestuelle baroques dès l'âge de 11
ans.
« Ce qui m'a plu dans cet univers, c'est la force des
passions déployées, le sujet toujours changeant, incertain, son identité
pas cloisonnée », confie le jeune metteur en scène.
Il y aura dans son itinéraire un avant et un après «
Bourgeois gentilhomme », monté en 2004 dans la version comédie-ballet de
Molière et Lully. Benjamin Lazar, qui y joue Cléonte et le maître de
philosophie, déclame comme les autres comédiens ce texte avec des syllabes
rustiques, des consonnes finales sonores, des « r » roulés et des « h »
aspirés.
Tous adoptent une gestuelle baroque très réglée mais
fluide sur un plateau entouré de 450 bougies, donc léché par des lumières
et des ombres fluctuantes et nuancées, qui ménagent un beau mystère.
Aucune cuistrerie de Trissotin dans ce travail: « Ce
+Bourgeois+ a balayé l'image d'élitisme ou de laboratoire pointu, genre
perruqué et poudré, de nos recherches », se félicite Benjamin Lazar.
Aujourd'hui, le jeune trentenaire est partout demandé:
en janvier prochain, il réveillera à l'Opéra-Comique le tout premier opéra
français, « Cadmus et Hermione » de Lully, avant d'explorer en avril au
Théâtre de l'Athénée à Paris « L'Autre monde ou les Etats et empires de la
lune » de Savinien de Cyrano de Bergerac, auteur de ce premier XVIIe
siècle qui lui est si cher.
Mais le succès ne l'empêche pas de vouloir « rester
dans l'intranquillité ».
« On aurait vite fait de donner une étiquette
patrimoniale à ce travail, ce dont je veux me garder », dit-il.
Le chanteur catalan engagé Joan Manuel
Serrat,
reçoit les insignes de la Légion d'honneur
Le chanteur catalan Joan Manuel Serrat, 63 ans, connu
pour son engagement contre la dictature franquiste (1939-75), a été fait
lundi chevalier de la Légion d'Honneur lors d'une cérémonie au consulat de
France à Barcelone (nord-est).
Cet auteur-compositeur-interprète qui a partagé la
scène du théatre Bobino à Paris en 1976 avec Georges Brassens, a été
récompensé pour son « engagement politique et en faveur de la liberté », a
déclaré l'ambassadeur de France en Espagne, Bruno Delaye, au cours de
cette cérémonie.
« Joan Manuel Serrat, en raison de votre combat pour la
liberté en Catalogne, en Espagne, en Amérique Latine, la France vous est
redevable », a ajouté M. Delaye.
« Je suis très fier et très heureux », a affirmé le
chanteur, inspiré dans sa jeunesse par Brassens et Jacques Brel, qui a
prononcé son discours de remerciement en trois langues, le français,
l'espagnol et le catalan.
Joan Manuel Serrat, né en décembre 1943 à Barcelone,
connaît encore un grand succès en Espagne et en Amérique Latine.
Une oeuvre posthume et inédite de Carl
Orff
jouée en première à Munich
Une oeuvre inédite de Carl Orff, compositeur allemand
surtout connu pour Carmina Burana (1937), découverte il y a deux ans dans
des archives du centre Orff de Munich, sera jouée pour la première fois
jeudi dans la capitale bavaroise, a indiqué lundi le directeur du
centre.
Ce « mouvement pour quatuor à cordes en do mineur » a
été découvert il y a deux ans dans des brouillons écrits à la main que sa
veuve Liselotte Schmitz à légués au centre, a précisé à l'AFP Thomas
Rösch.
Ecrit en 1921 en deux versions, l'une courte, l'autre
plus longue, le mouvement marque « la fin de la phase romantique tardive
du compositeur », et le début d'une quête de style influencée par « la
musique non-européenne et d'avant (Jean-Sébastien) Bach » qui trouvera son
apogée dans Carmina Burana, selon lui.
« Très expressif et passionné », le mouvement de 15 à
17 minutes, sera joué pour la première fois jeudi dans le cadre d'un
symposium organisé à Munich à l'occasion du 25e anniversaire de la mort du
compositeur.
M. Rösch n'exclut pas la possibilité de découvrir
d'autres oeuvres posthumes du compositeur (1895-1982), les archives
conservées au centre Orff n'ayant pas encore été toutes exploitées.
Actualités du 17 octobre 2007

Après son mouvement d'humeur à La
Scala,
Roberto Alagna revient dans Aïda au « Met »
Le ténor français Roberto Alagna interprètera mardi
soir au Metropolitan de New York le rôle de Radamès dans « Aïda » de
Verdi, pour la première fois après avoir été sifflé pour le même rôle à La
Scala de Milan l'an dernier.
Roberto Alagna remplace au pied levé Marco Berti,
malade, a indiqué le porte-parole du théâtre new-yorkais Robert Clark. La
soprano américaine Angela Brown interprète le rôle d'Aïda.
Le ténor avait fait scandale en décembre 2006 lorsqu'il
avait quitté La Scala au premier acte d'Aïda, pour protester contre des
sifflets qui l'avaient accueilli quand il avait entonné l'air d'ouverture
« Celeste Aïda ».
Le directeur de la Scala Stéphane Lissner avait
durement critiqué le départ du ténor, qu'il avait accusé de « manquer
de respect pour le public et pour le théâtre ».
Depuis lors, Roberto Alagna n'a plus interprété le
rôle.
« Prié expressément par le directeur du
Metropolitan Peter Gelb », selon Peter Clark, Roberto Alagna a accepté de
revenir dans « Aïda ».
Il sera remplacé dans Madame Butterfly mardi soir par
Marcello Giordani.
Des partitions d'Arthur Rubinstein
offertes à la Juilliard School à New York
Des manuscrits et des partitions ayant appartenu au
pianiste Arthur Rubinstein et qui avaient été saisis par les nazis puis
par les soviétiques pendant et après la seconde Guerre mondiale, ont été
offerts lundi à la Juilliard School, la prestigieuse école de musique de
New York.
Ces documents avaient été restitués à la famille
d'Arthur Rubinstein en mai 2006.
Parmi les oeuvres données à la Juilliard figurent des
partitions composées spécialement pour le musicien d'origine polonaise
notamment « Rudepoema » du compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos
ainsi que des compositions de la Française Germaine Tailleferre.
Au total, 71 documents remis aux quatre enfants du
pianiste par le consul d'Allemagne à New York en mai 2006 ont été offerts
à la Juilliard, a indiqué l'école dans un communiqué.
Ces documents avaient été saisis au domicile parisien
du pianiste après l'invasion allemande en 1940 et envoyés à Berlin.
Confisqués par l'Armée rouge à la fin de la guerre, ils avaient été
renvoyés en Allemagne de l'Est dans les années 50 et sont restés en
Allemagne jusqu'à leur restitution à la famille du pianiste par le consul
d'Allemagne. Selon la Juilliard, des documents appartenant à Arthur
Rubinstein, mort à Genève en 1982, se trouveraient toujours actuellement
en Russie.
« Leur restitution semble peu probable vu la
décision du Parlement russe de considérer comme légalement russe ce type
de propriété acquis au moment de la guerre », a expliqué l'Ecole dans son
communiqué.
L'intégralité du catalogue Led
Zeppelin
en vente sur internet en novembre
L'ensemble du catalogue musical du groupe de rock
anglais Led Zeppelin pourra être téléchargé dans les boutiques de musique
en ligne à partir du 13 novembre, a annoncé lundi la maison Warner
Music.
Il sera possible d'acheter en ligne des albums entiers
ou seulement certains titres. Le groupe Led Zeppelin prépare son grand
retour sur scène pour un unique concert fin novembre à Londres.
« Nous sommes heureux que la totalité du catalogue
Led Zeppelin soit maintenant disponible dans sa version numérique », a
indiqué le guitariste Jimmy Page dans le communiqué de Warner Music.
« Cela va permettre aux fans de se procurer notre
musique de la manière qu'ils préfèrent », a-t-il ajouté.
La mise en ligne du catalogue coïncidera avec la sortie
d'une compilation du groupe intitulée « Mothership ». Ce double album
contient 24 titres interprétés au long de leurs 12 ans de carrière, dont
certains de leurs 8 albums enregistrés en studio.
Led Zeppelin, qui a vendu à ce jour plus de 300
millions de disques, avait été dissous en 1980 après la mort de son
batteur John Bonham, étouffé par son vomi au cours d'une soirée très
arrosée.
« Pendant leurs 12 années de collaboration,
Zeppelin a créé l'une des oeuvres les plus puissantes et éternelles de
l'histoire de la musique moderne », a commenté le patron de Warner, Edgar
Bronfman Jr.
Plus de 20 millions de fans des rockers britanniques
ont tenté de se procurer un ticket (à 185 euros) pour la prestation de Led
Zeppelin le 26 novembre à Londres, qui ne pourra rassembler que 20.000
spectateurs.
Le concert rendra hommage à Ahmet Ertegun, cofondateur
d'Atlantic Records, décédé en décembre dernier, et qui avait fait signer
le premier contrat à Led Zeppelin en 1968.
Cela fait 19 ans que le chanteur Robert Plant, le
guitariste jimmy Page et le bassiste John Paul Jones n'ont pas joué
ensemble. Ils seront accompagnés par le fils de Bonham, Jason, à la
batterie.
Ces poids-lourds du rock
qui claquent la porte
des majors du disque
Prince s'en est libéré depuis des années. Paul
McCartney, Radiohead et Nine Inch Nails ont suivi. Il semblerait que
désormais Madonna aussi ait décidé de claquer la porte de sa maison de
disques, Warner Music, pour la coquette somme de 120 millions de dollars
(84,6 millions d'euros).
En pleine la crise du disque, les grands noms du rock
ont-ils encore besoin des contrats traditionnels qu'offrent les majors?
Les ventes de CD dégringolent, les amateurs téléchargent leur musique
gratuitement sur Internet, écoutent leurs groupes préférés sur YouTube ou
MySpace.
« C'est la nouvelle frontière. Le début d'une
nouvelle ère pour le business de la musique », explique Bruce Flohr, de
Red Light Management, qui a dans son fichier des artistes comme Alanis
Morissette ou Dave Matthews Band.
Les responsables des quatre grandes maisons de disques
n'ont pas voulu témoigner ouvertement pour cet article. Ces « grands
» sont Warner Music Group, Universal Music (Vivendi), EMI et Sony BMG,
joint venture entre Sony et Bertelsmann. Réunies, elles comptent pour plus
de 88% des albums vendus aux Etats-Unis cette année.
Quant à Madonna, 49 ans et « numéro un » sur la
place, elle serait sur le point de signer un contrat d'un type nouveau
avec Live Nation, société organisatrice de concerts. En vertu de ce
contrat sur dix ans, la « Material Girl » toucherait une « prime
à la signature » de 18 millions de dollars (12,7 millions d'euro), puis 17
millions de dollars (12 millions d'euros) d'avance à la livraison de
chacun de trois albums, et 50 millions de dollars (35,3 millions d'euros)
pour ses concerts.
Warner Music, durement frappée par la crise, ne pouvait
pas renchérir pour garder Madonna, entrée dans la maison à ses débuts en
1984, précise Michael Savner, analyste à la Bank of America.
Dans un univers en mutation, les solutions alternatives
se multiplient. Les Britanniques de Radiohead viennent de faire
l'événement en vendant leur dernier album sur Internet, le prix étant
laissé à la discrétion de l'acheteur...
Un peu plus tôt, Paul McCartney quittait EMI pour Hear
Music, tout jeune label lancé par la chaîne des cafés Starbucks.
Les Eagles, eux, sortent en solo leur prochain album,
« Long Road Out of Eden ». Le groupe vétéran, qui a vendu plus de 120
millions d'albums dans le monde, distribuera son disque exclusivement dans
les supermarchés Wal-Mart américains.
Quant à Trent Reznor, du groupe Nine Inch Nails, il
exulte sur son site Web de se retrouver « libre de tout contrat
d'enregistrement avec une maison de disques quelconque ». Sous contrat
pendant 18 ans, observe-t-il, « j'ai vu le secteur se transformer
radicalement, et ça me fait très plaisir d'être enfin en mesure d'avoir
une relation directe avec le public et comme je l'entends ».
Dans le même temps, Internet permet aussi à des
aspirants musiciens de se faire connaître, de vendre leur musique sans
être coachés par une maison de disques.
Cette stratégie ne fait pas les affaires des labels:
l'industrie a enregistré cette année une baisse de 14% des ventes de CD
aux Etats-Unis par rapport à l'année dernière, selon Nielsen SoundScan.
Dans le même temps, les ventes en ligne ont grimpé de 46%.
Pour s'adapter, les « majors » tentent de signer
des contrats allant au-delà des albums, incluant les ventes de billets de
concert, T-shirts, publications musicales, etc.
Mais les nouveaux groupes visant le haut de l'affiche
ont encore besoin des moyens sans égal des majors en matière de promotion,
marketing, distribution...
Des gens comme Prince aussi. Célèbre pour s'être
gribouillé le mot « esclave » sur la joue pendant son bras-de-fer
avec Warner Records au début des années 90, cela fait dix ans qu'il sort
sa musique en ligne. Mais il signe tout de même des contrats de
distribution et marketing avec différentes maisons de disques pour que ses
albums se vendent aussi en magasin.
Radiohead aussi veut que ce fameux album à « prix
libre » se retrouve dans les bacs d'ici quelques mois: le groupe serait en
train de chercher à signer un contrat de distribution.
Quant à Live Nation, elle devrait sans doute signer
avec une maison de disques établie pour gérer la promotion et la vente en
magasin de ces futurs albums de Madonna.
L’État fédéral refuse de prendre
en charge le Staatsoper de Berlin
Le Staatsoper, opéra historique de Berlin, ne sera
finalement pas pris en charge par l’Etat fédéral comme il en avait été
question. Le bâtiment du Staatsoper, en piteux état, a besoin, au-delà de
ses frais de fonctionnement, d’une profonde rénovation dont les coûts sont
évalués à 230 millions d’euros. Angela Merkel, après avoir consulté les
autres Länder, s’est finalement inclinée. Pas de fondation fédérale
gestionnaire du Staatsoper mais une dotation plus importante pour la
rénovation du bâtiment, tels sont les termes du compromis qui déçoivent
les politiques berlinois. Quant à Daniel Barenboim, le directeur général
artistique du Staatsoper, il déclare « primitif » et
« incompréhensible » le débat qui oppose le Land et l'Etat fédéral
dans la gestion des monuments culturels. « Historiquement,
l'Allemagne a toujours été un pays modèle en ce qui concerne la formation
et la culture », a-t-il déclaré dimanche à Tokyo, alors qu'il s'apprête à
recevoir le prix Praemium Imperiale, considéré comme le « Nobel de
l'art ». Le Staatsoper Unter den Linden, construit entre 1741 et 1743, fut
le premier théâtre royal d’Allemagne. (C.B.
www.lepetitjournal.com -
Berlin)
Actualités du 19 octobre 2007

Roberto Alagna ovationné dans « Aïda
»
au Metropolitan à New York
La prestation du ténor français Roberto Alagna dans
« Aïda » de Verdi, mardi soir au Metropolitan Opera de New York, a
été ovationnée debout par près de 4.000 spectateurs.
Le chanteur reprenait pour la première fois le rôle de
Radamès après le scandale survenu en décembre 2006 à La Scala de Milan,
lorsqu'il avait quitté brusquement la salle au premier acte, après que son
interprétation de l'air d'ouverture « Celeste Aïda » eut été
accueillie par des sifflets.
Le départ du ténor avait été durement critiqué, et le
directeur de la Scala Stéphane Lissner l'avait accusé de « manquer de
respect pour le public et pour le théâtre ».
Prié expressément par le directeur du Metropolitan
Peter Gelb, Roberto Alagna a remplacé au pied levé mardi soir Marco Berti,
malade. La soprano américaine Angela Brown interprétait le rôle d'Aïda, et
la mezzo-soprano Dolora Zajick, américaine également et spécialiste de
Verdi, a offert une prestation somptueuse dans le rôle d'Amneris.
Un peu tendu au début, le ténor s'est rasséréné face à
un accueil d'emblée chaleureux, et a donné le meilleur de lui-même au 3e
et 4e acte.
Les décors grandioses de l'Egypte antique, avec de
vrais chevaux traversant la scène, la pompe des dizaines de choristes en
costumes, les ballets et les célèbres trompettes d'Aïda ont enflammé la
salle, qui s'est levée à la fin pour applaudir toute la troupe, et
ovationner les principaux rôles.
« Le public ici ne fait pas dans la nuance, on
n'est pas à La Scala où tous sont des spécialistes et les spectateurs sont
impitoyables », estimait à la sortie Jacob Schlesinger, un quadragénaire
américain passionné d'opéra et lui même chanteur.
« J'ai beaucoup aimé, c'était la première fois que
je voyais Aïda. Je ne sais absolument pas qui est Roberto Alagna, mais je
peux vous dire que je sais une chose: Pavarotti est mort », renchérissait
Emily Thompson, une jeune directrice de marketing.
Le célèbre ténor italien Luciano Pavarotti, qui s'était
produit de nombreuses fois au Metropolitan, est décédé en Italie le mois
dernier.
Millepied enchante Genève
avec un « Petrouchka » burlesque
Le jeune chorégraphe français Benjamin Millepied
enchante le Grand théâtre de Genève avec « Petrouchka », un ballet de
Stravinski qu'il a teinté de burlesque américain avant de le présenter à
Paris au début de l'an prochain.
Etoile du prestigieux New York City Ballet, le bien
nommé Millepied, 30 ans, a créé une nouvelle version du ballet classique
composé par le musicien russe en 1911. Décors et costumes renvoient à
l'Amérique d'après-guerre avec des échos de « West Side Story ».
Dans le rôle du malheureux pantin Petrouchka, amoureux
d'une ballerine qui lui préfère un « Maure » aux airs de mafioso, le
Grec Harris Gkekas déploie une énergie communicative aux côtés de la
Française Céline Cassone et du Belge Gregory Deltenre.
Petrouchka n'hésite pas à descendre dans la salle pour
confisquer la baguette du chef d'orchestre afin de s'en servir contre son
rival à la manière d'un Harry Potter. Le Bulgare Rossen Milanov, qui
dirige l'orchestre, se prête fort bien au jeu.
Petrouchka partage le programme avec un autre ballet
d'Igor Stravinski, le Sacre du Printemps (1913), sur une chorégraphie du
Grec Andonis Foniadakis, ancien du Béjart Ballet Lausanne. L'oeuvre évoque
le sacrifice d'une vierge devant permettre le retour du printemps.
Beaucoup plus sombre que Petrouchka, ce Sacre,
résolument contemporain, laisse une danseuse seule en scène pendant la
plus grande partie du spectacle, au risque de lasser le spectateur. Elle
est finalement rejointe par six autres danseuses dont la danse rappelle
celle de guerrières ou d'une tribu amazonienne, selon les mots de
Foniadakis.
Après Genève jusqu'au 20 octobre, les deux ballets
seront présentés à Paris au Théâtre national de Chaillot du 24 au 27
janvier.
A Chaillot puis en tournée,
Gallotta renoue avec ce « Cher Ulysse »
Le chorégraphe Jean-Claude Gallotta renoue avec son
thème obsessionnel d'Ulysse pour une quatrième version, « Cher Ulysse
», à la fois fidèle et renouvelée et qui se veut moins optimiste, au
Théâtre national de Chaillot à Paris puis en tournée.
Ce ballet à l'unique couleur blanche -- tenues des
danseurs, immenses voiles pliées entourant la scène, lumière crue -- a été
présenté en 1981 comme l'une des premières oeuvres de la « nouvelle
danse » française.
« D'un art qui était réservé aux mémères, j'ai
fait un rêve éveillé, une suite d'émotions », disait à l'époque le jeune
chorégraphe grenoblois.
Qu'en est-il vingt-six ans après? Peut-être moins
d'émotions et une impression de déjà vu, mais une danse qui transmet
toujours au public le plaisir, l'énergie des danseurs, dont le nombre est
passé de huit à quatorze, joyeux mélange de tailles, gabarits et
générations.
La doyenne de la compagnie, Françoise Bal-Goetz, est
là, et Gallotta lui-même intervient, un petit tabouret à la main pour
s'asseoir et regarder ses danseurs, et un haut parleur pour déclamer son
message: « la mélancolie ne passera pas ».
C'est la quatrième fois que le chorégraphe met en scène
son Ulysse depuis 1981. Il y a eu 1993 et 1995 avec le Ballet de l'Opéra
de Paris.
La pièce initiale était conçue en référence mais aussi
en rupture avec le modèle américain que Gallotta avait connu dans son long
séjour à New York, qui lui avait fait découvrir Merce Cunningham et Alwin
Nikolais.
De retour à Grenoble avec sa compagnie, il avait monté
des spectacles « underground » dans la rue et les usines
désaffectées, puis le ludique « Ulysse », tout de sauts et
courses.
Aujourd'hui, la musique de Strigall est plus stridente,
violente, la lumière « s'est grisée », Gallotta dit de son personnage
qu'il s'est « urbanisé ».
L'Odyssée est peut-être achevée.
Le spectacle devait être donné une dernière fois
mercredi soir à Chaillot, puis à la MC2 à Grenoble (23-26 octobre), à la
Comédie de Clermont-Ferrand (26 mars), à la Maison de la culture d'Amiens
(6 mai) et au Bateau feu à Dunkerque (3 juin).
En outre, la Cinémathèque de la danse à Paris
consacrera jeudi soir une « carte blanche » à Gallotta, invité à
« montrer les images qui lui tiennent à coeur ».
A Caen, un opéra romain du XVIIe
siècle
retrouve son éclat baroque originel
Eclairage à la bougie, chanteurs masculins même pour
les rôles de femmes, costumes historiques, gestuelle étudiée: l'opéra
sacré « Il Sant'Alessio » de Stefano Landi, compositeur romain du
XVIIe siècle, a retrouvé mardi soir à Caen un éclat baroque digne de ses
origines.
Cette nouvelle production sera donnée à nouveau jeudi
et samedi au Théâtre de Caen sous la direction musicale du
Franco-Américain William Christie, à la tête de son ensemble baroque Les
Arts Florissants, et dans une mise en scène du jeune Benjamin Lazar.
Ce spectacle-événement est promis à un bel avenir:
donné en version de concert à Londres (24 octobre) et New York (28 et 29),
il retrouvera la scène les 21, 23 et 24 novembre au Théâtre des
Champs-Elysées à Paris, en 2008 à Nancy (24-30 janvier) puis Luxembourg
(14 et 16 février) et à Genève en 2011.
La représentation programmée jeudi soir (20H00) à Caen
sera même retransmise en direct sur internet (normandie.france3.fr), une
première en France et un heureux paradoxe puisque l'innovation concerne
ici un spectacle esthétiquement proche de ce qu'était l'oeuvre à sa
création.
C'était en 1632: la puissante famille Barberini, dont
un des membres était devenu pape neuf ans plus tôt sous le nom d'Urbain
VIII, accueillait dans le théâtre de son palais la première représentation
d'« Il Sant'Alessio » de Stefano Landi (1587-1639) sur un livret de
Giulio Rospigliosi, futur Clément IX.
En pleine Contre-Réforme, ce drame sacré mettait
logiquement à l'honneur un saint, Alexis, fils de sénateur au Ve siècle
qui préféra renoncer aux plaisirs du monde terrestre pour vouer son âme au
ciel, laissant une famille accablée de chagrin.
Devenu le petit prince de la scène baroque depuis son
« Bourgeois gentilhomme » en 2004, Benjamin Lazar, 30 ans, réunit
tous les ingrédients nécessaires pour faire de ce « grand sermon
animé », selon ses mots, un captivant moment de théâtre lyrique.
La Rome monumentale chère au Bernin est évoquée dans
ces pans de maisons ou palais qui se plient et se déplient au gré de
l'action. Les costumes, colorés, sont variés pour habiller le patricien,
le mendiant ou deux pages très bouffe tout droit issus de la commedia
dell'arte. Même le carnaval qui animait Rome à l'heure de la création
s'invite sans faute de goût sur ce plateau pour lequel l'éclairage partiel
à la bougie, au sol, en fond de scène (brasier diabolique) ou en hauteur,
fait office de superbe liant visuel.
Christie dirige en fosse de ses claviers (clavecin,
orgue et régale) une partition nourrie d'un style récitatif éloquent --
mais aussi de choeurs solides et de poignants passages a cappella -- et
qu'il connaît sur le bout des doigts, pour l'avoir déjà jouée il y a 25
ans et l'avoir enregistrée en 1995 (Erato/Warner).
La distribution mixte du disque a laissé place à un
plateau conforme à celui de la création (castrats exceptés), c'est-à-dire
sans femmes (elles n'avaient pas le droit de monter sur scène à Rome en
1632).
D'où un nombre exceptionnel de (neuf) contre-ténors,
travestis (l'épouse ardente et pure du Croate Max Emanuel Cencic, la Mère
façon Mamma de l'Espagnol Xavier Sabata) ou non (Philippe Jaroussky, tout
en finesse dans le rôle-titre), et portant l'ambiguïté d'un opéra où le
sacré n'étouffe pas toute sensualité.
Deuxième festival Picardie
Mouv
La deuxième édition du festival Picardie Mouv aura lieu
du 18 au 28 octobre dans plusieurs communes de la région, Saint-Quentin,
Tergnier, Hirson (Aisne), Creil, Beauvais (Oise), Longueau et Amiens
(Somme).
Quelque 50 artistes sont au programme de cette deuxième
édition, tous styles confondus: funk avec Fred Wesley, reggae avec Winston
McAnuff ou Lee Perry, électro avec le label Ed Banger (celui du duo
Justice, qui sera présent pour un DJ set le 26 octobre à Longueau), pop et
chanson avec le Québécois Pierre Lapointe, Florent Marchet, Vanessa
Paradis et Brigitte Fontaine, jazz et hip hop avec Erik Truffaz et Abd Al
Malik ou musiques tziganes avec Goran Bregovic.
L'un des programmateurs de Picardie Mouv est Mustapha
Terki, créateur au Québec du festival MEG de Montréal.
Le Gibus fête ses 40 ans
La salle parisienne du Gibus fête ses 40 ans avec la
sortie d'un livre signé par les journalistes Philippe Manoeuvre,
Jean-William Thoury (ancien manager du groupe Bijou), Damien Almira et
Busty.
Cet ouvrage, intitulé « 40 ans de musiques au
Gibus » (192 pages, 30 euros), retrace l'histoire de ce lieu fameux qui, à
l'origine, faisait à la fois office de salle de concert, boîte de nuit et
pizzeria. En 40 ans, le Gibus a vu défiler de nombreux courants musicaux:
le punk à la française, la scène pop-rock hexagonale des années 80 (Taxi
Girl, Téléphone...), la french touch électro dans les années 90 ou, plus
récemment, les « bébés rockers » parisiens comme Naast ou les
Plastiscines.
L'établissement organise en outre trois soirées
anniversaire vendredi, samedi et dimanche, animées par de nombreux DJ.
Hugues Aufray promène son tipi
à travers la France
Hugues Aufray est en tournée en France et s'arrêtera
pour trois soirées à L'Olympia à Paris, vendredi, samedi et dimanche,
avant Lyon, Aix-en-Provence ou Nice dans les semaines qui viennent. Le
chanteur, âgé de 78 ans, présente sur scène son dernier album,
« Hugh! » (Mercury/Universal), paru fin septembre.
Ce disque, sur la pochette duquel Hugues Aufray a des
allures de vieux chef indien, est composé de quinze chansons aux sonorités
country-folk acoustiques indissociables de son identité musicale. Car la
musique folk a marqué toute la carrière de cet amoureux des chevaux et de
la nature, qui fut l'un des premiers Français à découvrir Bob Dylan.
Par ailleurs, il publie une autobiographie intitulée
« Droit dans mes santiags » (éd. Didier Carpentier, 176 pages, 30
euros), préfacée par Renaud et illustrée de nombreuses photos.
La maison de disques Warner réédite trois de ses albums
pour la première fois en CD, « Garlik » (1972), « Nicole »
(1973) et « Aquarium » (1976).
Grève jeudi : le spectacle
aussi
Un préavis a été déposé par l'ensemble des
organisations syndicales de l'Opéra de Paris pour défendre leur régime
spécial. Les soirées prévues à l'Opéra de Paris et à la Comédie-Française
sont annulées. Plusieurs syndicats CGT, journalistes et techniciens, de
France 2 et France 3 protesteront aussi pour la défense de leurs salaires
et de leurs retraites.
Actualités du 19 octobre 2007

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Vendredi 19 octobre, Florac(Lozère)
Centre Culturel La Genette verte
Troubadours Art Ensemble
Concert pédagogique (10h.)
Alem Surre-Garcia
L
es Orients d’Occitanie (conférence, 18 h)
Concert Paco Ibanez
A flor de tiempo (21 h.)

2e Festival
Les Troubadours
Chantent L’Art Roman
en Languedoc-Roussillon
(23 mars au 19 octobre 2007)
Outre le fait symbolique de lier, Troubadours et Art
roman, la création d’un festival consacré à la poésie chantée des
troubadours du Monde est l’occasion d’attirer l’attention sur la culture
occitane à la lumière d’une invention artistique universelle, l’art de
trobar, toujours renouvelée. Un art d’inventer des chansons sur tous les
sujets et qui reste aujourd’hui un aiguillon venant bousculer les idées
reçues. Un art de chanter son engagement artistique dont on retrouve les
échos lyriques dans la plupart des cultures musicales européennes,
africaines, indiennes, arabes, asiatiques… Un art d’être troubadour, au
sens premier du terme de trouveur et d’inventeur de mots et de sons, et
qui s’inscrit dans une esthétique artistique largement partagée dans le
monde entier.
Cette année a été l’occasion de découvrir ou de
redécouvrir, en des sites magnifiques de l’art roman du
Languedoc-Roussillon, des artistes de grand talent porteurs de la parole
libre des troubadours parmi lesquels Sapho, Bevinda, Paco Ibañez, André
Minvielle, Fawzi Al Aiedy, Ravi Prasad, Junko Ueda, Erransa, Equidad
Barès, Joia, Witiza, Flor Enversa, Troubadours Art Ensemble, Alegransa,
Ghaetta, Saurimonda, Rosa Salvatja, Balkanes…
Gérard Zuchetto, direction artistique
Trob’art Productions
Il rencontre Georges Brassens en 1963. Il le chantera plus tard en
espagnol et en catalan. En 1964, il sort son 1er album sur des poèmes de
Lorca avec un dessin de Salvador Dali sur la pochette.
En 1968, on le rencontre sur toutes les scènes engagées
de France et d’Espagne.
Interdit en Espagne en 1971, il continue depuis cette
date à clamer « la suprématie de l’homme sur le pouvoir et l’argent »
et « l’éveil des consciences face aux totalitarismes de tous poils ».
Paco Ibàñez n’a jamais lui-même écrit de chansons (ou n’a jamais chanté
ses textes) mais a mis en chanson tous les poètes majeurs d’Espagne et
d’Amérique latine.
Il a enregistré plus d’une vingtaine d’albums en
quelque quarante ans, la plupart disponibles en CD.
Découvrir Paco IBANEZ reste un énorme plaisir pour peu
qu’on soit sensible aux mélodies de la guitare et de la langue espagnoles,
à la poésie et à la chanson rebelle.
http://www.aflordetiempo.com/

http://www.troubadours-ensemble.com
Troubadours Art Ensemble s'est constitué au fil des années
autour de Gérard Zuchetto, chercheur, auteur, compositeur et interprète
des troubadours.
La recherche, comme voyage dans l'Art de Trobar, ainsi que
l'interprétation vivante des chansons des troubadours s'appuient sur la
connaissance du Moyen Age occitan et du contexte poétique et musical de
cet art lyrique. En parfaite conscience du sens profond des Cansos et en
“trouvant” mots et mélodies dans les sonorités des instruments
traditionnels et contemporains, les ornementations vocales, Troubadours
Art Ensemble donne à écouter une approche personnelle et originale de ce
répertoire.
« Du rebec monoxyle au Cristal Baschet, Sonorités premières de la
langue occitane et des instruments anciens de Méditerranée. Cansos de
trobar et compositions contemporaines.
Notre musique naît dans l’essence de l’idée, le gaubi, le feeling, le
tarab… et d’un art lyrique occitan au fil du temps nourri des mots et des
musiques d’une terre aux milles passages. »
ALEM SURRE GARCIA
Les Orients d’Occitanie
Philosophe, homme de théâtre, écrivain, conférencier,
il porte l'héritage des carrefours historiques entremêlés du monde ouvrier
des Pyrénées centrales avec ses fraternités de classe entre montanhòus
occitans et émigrés espagnols, mais aussi des temps plus lointains, où se
sont croisées les Espagnes juives, arabes, chrétiennes et l'Occitanie. Il
n'a de cesse d'énoncer, de révéler les influences andalouses et mozarabes
- longtemps occultées - sur le patrimoine occitan.
Pour le domaine musical, Alem Surre-Garcia, a écrit
« Contra Suberna », cantate de Gualtiro Dazzi créée à la Halle aux
Grains, Toulouse, 1998 ; « La légende de Jaufre Rudel », création
musicale de Vicente Pradal, Toulouse, 2000 ; « Milgrana Clausa »,
oratorio composé par Gérard Zuchetto et Sandra Hurtado pour instruments
d'hier et un son d’aujourd'hui, Sédières 2001.
Rens. et réservations : 04 66 45 23 60
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Le maire de Rio déclare la bossa-nova
patrimoine culturel de la ville
La bossa-nova, genre musical brésilien issu de la samba
et du jazz, a été déclarée « patrimoine culturel » de la ville de Rio
de Janeiro par son maire César Maia dans un décret publié au Journal
officiel municipal.
La mesure précède les commémorations prévues l'an
prochain pour les 50 ans du genre lancé internationalement en 1958 avec le
disque « Chega de Saudade » de Joao Gilberto, écrite par Tom Jobim
pour la musique et Vinicius de Moraes pour les paroles.
La bossa-nova remporta un succès planétaire en 1963
avec « A Garota de Ipanema » (The Girl from Ipanema, en anglais), des
mêmes auteurs, interprété par Joao et Astrud Gilberto avec le saxophoniste
américain Stan Getz, l'un des disques les plus vendus au monde.
« Décréter la bossa-nova patrimoine culturel, veut
dire donner des responsabilités au pouvoir public sur sa préservation et
sa divulgation de façon permanente », a déclaré mercredi M. Maia.
Les spécialistes apprécient diversement l'initiative du
maire.
« La bossa-nova n'est pas un animal en voie de
disparition. Il y a plus de disques aujourd'hui qu'il y a 40 ans. Elle
n'est pas dans les hit parades mais c'est un genre pratiqué par toutes les
générations », a estimé Ruy Castro, auteur du livre « Rio Bossa Nova
».
Le chanteur compositeur Carlos Lyra considère au
contraire que la mesure sera utile. « Si quelqu'un demande où écouter
de la bossa-nova à Rio la réponse est: nulle part. » Selon lui, la
bossa-nova est aujourd'hui plus populaire en Europe ou au Japon qu'au
Brésil.
Le Choeur de Radio France,
fête ses 60 ans
Le Choeur de Radio France, seule formation vocale
professionnelle française à vocation symphonique, a célébré mercredi soir
ses 60 ans lors d'un concert à Paris dirigé par trois chefs qui l'ont
marqué et par son actuel directeur musical, l'Allemand Matthias
Brauer.
La Radiodiffusion française a commencé à faire appel à
des choeurs dès la constitution dans les années 1930 de ses orchestres, le
National (1934) et le Radio-symphonique (1937, futur Philharmonique).
Mais il a fallu attendre 1947 pour commencer à parler
de « Chorales de la Radiodiffusion nationale », fortes de chanteurs
titulaires et appelées à devenir le Choeur de Radio France en 1975.
Aujourd'hui, cet ensemble au nombre de chanteurs
exceptionnel en Europe (110 membres permanents) accompagne régulièrement
les deux orchestres et la Maîtrise de Radio France dans les grandes pages
chorales du répertoire (opéras, oratorios, messes, symphonies avec
choeur...).
Il assume par ailleurs ses propres programmes, a
cappella, dans des églises parisiennes: Saint-Eustache l'accueille ainsi
pour son concert-anniversaire enregistré par France Musique, qui le
diffusera le 31 octobre (10H00).
Au pupitre de direction, quatre chefs de choeur, quatre
tempéraments, quatre répertoires du XVIIe au XXe siècle.
Norbert Balatsch, invité récurrent du Choeur de Radio
France depuis plusieurs années, ouvre le concert avec quatre motets de
l'Autrichien Anton Bruckner. Le Viennois maîtrise ce répertoire, mais le
relief qu'il lui donne devient très massif avec un effectif aussi
pléthorique. En outre, l'acoustique fuyante de Saint-Eustache trahit les
limites du pupitre de sopranos, dont les aigus s'effilochent.
Autre invité régulier, le Russe Vladislav
Tchernouchenko s'exprime lui aussi dans son idiome en dirigeant des pièces
du compositeur du XXe siècle Georgy Sviridov, au langage archaïsant
d'inspiration profane ou sacrée. Plus que les oeuvres, c'est le fondu
sonore obtenu par le chef, qui a pris soin de mélanger les pupitres, qui
suscite l'intérêt.
Ancien directeur musical (1986-1990), Michel Tranchant
sert un répertoire français, évidemment une spécialité du choeur, qui fait
entendre de belles mixtures de timbres dans un « O sacrum convivium »
de Messiaen au temps étiré.
Mais le bonheur de la soirée vient du dernier chef,
Matthias Brauer, en poste depuis septembre 2006: ses motets de Schütz --
un Dresdois comme lui --, prouvent que le choeur n'est pas hors sujet en
musique ancienne s'il est bien proportionné (30 chanteurs), dirigé avec
clarté et soucieux du texte.
Dommage que la soirée n'ait pas comporté de création,
pourtant un point fort du choeur, qui pourra se rattraper le 9 décembre à
Montpellier avec la première mondiale d'une oeuvre de Claude Lefebvre et
une commande passée à François-Bernard Mâche pour 2008.
Waflash, un groupe « de bled »
qui refuse la migration
Faire une carrière musicale sans s'installer dans la
capitale? Impossible, avait-on dit à Mags et à ses amis lorsqu'ils ont
formé le groupe Waflash il y a 18 ans à Thiès (70 km de Dakar).
Aujourd'hui, ils sont sollicités au Sénégal et à l'étranger, tout en
restant, disent-ils, « au bled ».
« Waflash a été le premier groupe sénégalais
n'étant pas de Dakar qui arrive à s'imposer au niveau national et à
tourner au niveau international, tout en restant au 'bled' », affirme à
l'AFP Mags, surnom de Magatte Thiam, claviériste de cette formation de
neuf membres, dont une seule femme: Ma Sané.
« On a montré que c'était possible de continuer à
faire la musique et de rester dans son 'bled' parce qu'au Sénégal, dans la
tête de beaucoup, Thiès est à l'autre bout du monde! », explique-t-il.
Une gageure dans le pays où « tout est concentré
dans la capitale: les moyens de production, de promotion, les producteurs,
tout le gotha, tous les gens qui travaillent dans la musique ».
Dans la « bande de copains passionnés de musique »
ayant pour la plupart gardé sur scène leur surnom d'enfance, le sentiment
n'a pas varié d'un pouce. « Pas question de quitter Thiès! », assure
« Toto », guitariste solo.
Pour Waflash, parti de rien et qui prépare son huitième
album, « c'est une fierté » de n'y avoir pas dérogé, soutient
Mags.
A voir les nombreux tags mentionnant « Waflash »
ou « Ma Sané » sur les murs de leur ville, cette « fierté »
semble partagée à Thiès. En outre, de nombreux jeunes Thiéssois indiquent
sans peine leur quartier au visiteur.
La popularité du groupe se vérifie aussi à
l'applaudimètre lors des concerts, comme ce 15 octobre à l'ex-Centre
culturel français (CCF) de Dakar, où le groupe s'est produit gratuitement
devant un public où se trouvaient des responsables des CCF d'Afrique de
l'Ouest et du Centre.
Il a navigué entre les styles: salsa, reggae,
acoustique... sans oublier l'incontournable « mbalakh » local
(musique très percussive). Le tout avec beaucoup d'humour et un plaisir
ayant rejailli sur les spectateurs, qui l'ont exprimé en tapant des mains
ou chantant en choeur à la demande de Ma Sané, petit bout de femme à la
voix de velours et à la forte présence scénique.
Pourtant, se souvient Mags, « la première fois
qu'elle a pris un micro, c'était juste pour chantonner » lors d'une des
répétitions organisées à l'époque au domicile de la jeune fille.
« Elle devait juste reprendre un morceau de l'un
des chanteurs du groupe, son oncle. Elle a mieux chanté que lui, du coup,
elle lui a pris sa place », poursuit-il en riant.
C'était en 1988-1989, « année (scolaire) blanche
au S& |