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Actualités musicales du
26 octobre 2008

26 octobre 2008, 16h00
Paris, Salle Pleyel

Orchestre National d'Île-de-France
 Invitation à la valse
direction, Emil Tabakov
piano, Mikhaïl Rudy

Carl Maria von Weber
I nvitation à la valse op. 65
Richard Strauss
Burlesque pour piano et orchestre en ré mineur
Johannes Brahms
Symphonie nº 2 en ré majeur op. 73

Tarifs : 6 € / 30 €

Salle Pleyel, 252 rue du faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris. Réservations : 01 43 68 76 00
http://www.orchestre-ile.com

Billetterie FNAC / Musicololgie.org


Allen Toussaint,
mémoire de la Nouvelle-Orléans,
en concert à Paris

L'Américain Allen Toussaint, une mémoire vivante du rhythm'n'blues de la Nouvelle-Orleans, sera lundi à l'affiche d'une salle parisienne (Elysée-Montmartre), pour la troisième fois seulement d'une carrière d'un demi-siècle.

A 70 ans, Allen Toussaint se retrouve actuellement au devant de la scène via une de ses chansons, « Yes, we can can », immortalisée dans les années 70 par les Pointer Sisters et choisie comme hymne de campagne par Barack Obama, le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis.


« Yes we can can », par les Pointer Sisters With Gaylord Birch

Plus encore que ceux de pianiste et chanteur, ses talents de mélodiste, compositeur, arrangeur et producteur font la réputation de ce musicien élégant et raffiné.

Dans les années 60, il joue un rôle essentiel à la Nouvelle-Orleans, écrivant plusieurs « hits » pour Lee Dorsey, apportant au funk et au rhythm'n blues locaux une certaine sophistication et les harmonies de la pop music, façonnant le son des légendaires Meters.

En 1973, il inaugure son studio, le Sea-Saint Studio, où ont enregistré Robert Palmer, Joe Cocker, Paul McCartney ou Dr John. En 1996, il crée son label, Nyno.

Il a composé des centaines de chansons, mélanges subtils de funk, de rumba, de jazz, de soul, de rock, aux réminiscences classique, dixieland avec des notes de country, reprises par les Rolling Stones, Robert Palmer, Aaron Neville, Little Feat...

Ce créateur a publié une poignée d'albums, dont « Southern Nights » en 1975, aux ballades enivrantes chargées du mystère des bayous.

Ce musicien dont les studios ont été dévastés par le cyclone Katrina en 2005 demeure courtisé : il a publié en 2006 un album en duo avec le chanteur de rock Elvis Costello, accompagné Paul McCartney pour une version vibrante de « Goin'home » sur un album-hommage à Fats Domino, et apparaît sur le nouveau disque du chanteur britannique de rhythm'n blues James Hunter.


Johnny Hallyday :
commerce et tarrissement artistique

Johnny Hallyday sort lundi son nouvel album, « Ca ne finira jamais », un disque de variétés rock sans surprise et essentiellement taillé pour la scène en prévision de la dernière tournée du chanteur, qui aura lieu entre mai et juillet prochains.

Le titre du disque sonne d'ailleurs comme un contrepoint au nom crépusculaire de cette tournée d'adieux à la scène, « M'arrêter là ». Elle est également intitulée « Tour 66 » en référence à la mythique route 66 aux Etats-Unis et au fait que Johnny Hallyday aura 66 ans le 15 juin.

« Ca ne finira jamais » est le troisième disque du chanteur pour la maison de disques Warner, qu'il a rejointe début 2006 au terme d'un long conflit avec Universal. Il avait auparavant publié « Le Coeur d'un homme » en novembre 2007 et le live « Flashback Tour » en septembre 2006.

Pour « Ca ne finira jamais », il s'est entouré de Calogero, qui co-signe la musique de la chanson éponyme, Raphaël (« Je n'appartiens qu'à toi »), du slammeur Grand Corps Malade (texte de « Si mon coeur », dont la musique est de David Hallyday, le fils de Johnny), de Francis Cabrel (« Je m'arrête là »), dont il avait repris la chanson « Sarbacane » dans « Le Coeur d'un homme », ou Christophe Maé (musique d'« Etreintes fatales »), qui assurera la première partie de sa future tournée.

Hallyday reprend en outre le standard « Unchained Melody » dans un duo bilingue avec la jeune Anglais Joss Stone.

La majorité des titres sont des morceaux rock enlevés, souvent marqués par des sonorités rythm'n'blues à l'ancienne, cordes, cuivres ou choeurs. On sent qu'ils ont été pensés pour être joués à l'énergie sur les scènes des stades que Hallyday visitera durant sa tournée. Les autres chansons sont des ballades à l'esprit américain.

Les fans de Johnny diront de ce disque qu'il est familier. Les autres regretteront son absence de surprise, estimeront que l'ex-« idole des jeunes » tourne en rond et fustigeront le peu d'inspiration de certains textes (« Si je suis aujourd'hui en état de grâce/C'est grâce à toi » dans « Etat de grâce »).

De quoi regretter que Hallyday ne fasse pas appel à un collaborateur capable de lui concocter un album sur mesure, qui s'éloigne des facilités commerciales et qui, surtout, dépasse la caricature iconique pour laisser toute sa place à l'interprète.

Cela a été le cas pour l'Américain Johnny Cash et les fabuleux disques de la fin de sa vie, élaborés par le producteur Rick Rubin, ou, dans une moindre mesure, pour Dick Rivers avec son beau dernier album, intelligemment écrit par le jeune auteur-compositeur Joseph d'Anvers.

L'ultime tournée de Johnny Hallyday débutera le 10 mai 2009 à Saint-Etienne pour s'achever le 23 juillet à Monaco, avec entre-temps trois spectacles au Stade de France du 29 au 31 mai.

©Musicologie.org 2008