À propos du site
Statistiques du site
S'abonner au bulletin
Liste musicologie.org
Collaborations éditoriales

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Iconographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Annonces & annuaires
Forum
Téléchargements

Vu et lu sur la Toile
Presse internationale
Forums et listes

Colloques & conférences
Universités françaises
Universités au monde
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

Bulletin Officiel
Journal Officiel
Bibliothèque de France
Library of Congress
British Library
ICCU (Opac Italie)
München (BSB)
Deutsche Nationalbib.
BN Madrid
SUDOC
Pages jaunes
Presse internationale

musicologie.org
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil

   octobre 2008    

L

M

M

J

V

S

D

 

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

26

27

28

29

30

 31

 

 

Actualités musicales du
12 octobre 2008

Dimanche 12 octobre, 17h00
Toulon, Église Saint Cyprien de Saint Jean du Var
Récital d'orgue et chœur

 Michel COLIN, organiste
CAVATINA, choeur de chambre
Philippe PADOVANI, baryton martin

  • Bach, Prélude et fugue en rémineur ; Choral du Veilleur
  • Caccini, Ave Maria
  • Vivaldi, Gloria
  • Bach, Cantate 147 « Jésus que ma joie demeure »
  • Haendel, Concerto en si b majeur (3 mouvements) ; Largo ; Messie (Alleluia)
  • Mozart, Requiem ( Lacrymosa ) ; Messe du couronnement ; Adagio pour harmonica de verre
  • Rossini, Moïse
  • Schubert, Messe en sol (Credo) ; Ave Maria 
  • Bizet, Agnus Dei
  • Poulenc, Dialogue des Carmélites (Salve Regina)
  • Widor, Allegro cantabile ; Final de la 5ème symphonie

Entrée libre


Accueil réservé
pour la «  Fiancée », de Smetana,
à l'Opéra de Paris

L'Opéra de Paris a fait entrer à son répertoire, samedi soir, « La Fiancée vendue » du Tchèque Bedrich Smetana (1824-1884), jolie démonstration de gaieté lyrique que le metteur en scène belge Gilbert Deflo neutralise, malheureusement, dans un décor villageois et forain inanimé.

Le compositeur de « La Moldau » a signé avec le deuxième de ses huit opéras l'une des oeuvres les plus populaires du répertoire tchèque, créée en 1866 à Prague et fêtée depuis un peu partout dans le monde.

Resté à l'écart des festivités pendant 142 ans, l'Opéra de Paris se rattrape en offrant à cette comédie les ors de son Palais Garnier jusqu'au 2 novembre pour neuf représentations, dont huit sous la direction musicale de Jiri Belohlavek.

Cette baguette sûre est celle de l'un des chefs tchèques les plus recherchés, qui ne ménage pas l'Orchestre de l'Opéra dans l'ouverture virtuosissime de « La Fiancée vendue ». Mais Belohlavek pourrait peut-être livrer une lecture un peu plus subtile de cette partition pleine de vie, qui emprunte certes au folklore du pays mais puise aussi chez Mozart une certaine grâce.

Le Flamand Gilbert Deflo opte lui pour une conception scénique de facture naïve, qui sied certes mieux à « La Fiancée vendue » qu'à sa récente « Luisa Miller » de Verdi (Opéra Bastille, février-mars 2008), mais n'est pas de nature à préserver complètement cet opéra-comique de la tentation folklorique.

Cette histoire de jeune fille (Marenka) promise à un garçon riche (Vasek), mais aimant un pauvre (Jenik) qui parviendra à obtenir sa main par la ruse, est racontée dans un décor unique de cabanes rouges, avec en arrière plan des attractions de fête foraine (montagnes russes, grande roue) lumineuses.

Loin d'inviter à l'onirisme, l'aspect peint et stylisé de la scénographie menace d'éteindre tout enjeu théâtral sous des lumières sans imagination et une direction d'acteurs paresseuse. Dans ces conditions, la débauche de couleurs (costumes des danseurs notamment) façon bonbons acidulés ne fait qu'illusion.

Cette « Fiancée » est cependant sauvée par quelques forts caractères, comme le marieur Kecal de la basse allemande Franz Hawlata, dont les scories vocales sont compensées par un beau métier théâtral, ou le Vasek à l'allure de gros bambin bègue et bouffe du ténor suisse Christoph Homberger, davantage comédien que chanteur.

Quant au plaisir d'essence vocale, il ne vient pas tant de la Marenka noble de ligne mais un peu courte et monocolore de la soprano allemande Christiane Oelze que du Jenik du jeune Tchèque Ales Briscein, ténor clair à la projection insolente.


Les mille combats de Laurence Equilbey,
figure de l'art choral français

La maison de disques Naïve publiera mardi le nouvel enregistrement de l'ensemble Accentus dirigé par Laurence Equilbey, figure de proue du renouveau de l'art choral qui, plutôt que de s'endormir sur ses succès, continue de s'activer sur tous les fronts.

Ce disque comporte le « Requiem » de Gabriel Fauré, joyau du répertoire sacré où le plus célèbre des choeurs de chambre français était très attendu.

A la tête de membres de l'Orchestre national de France, Laurence Equilbey, 46 ans, a choisi de graver la version « originale » (1893) de l'oeuvre, la plus intimiste.

L'effectif instrumental a toutefois été un peu étoffé, et la chef de choeur a aligné une quarantaine de chanteurs. « J'aime bien quand les lignes sont riches », confie-t-elle à l'AFP, comme en écho à la densité sonore qui a fait la réputation de l'ensemble.

Ici la voix est accompagnée, mais c'est le chant a cappella qui constitue le coeur de métier d'Accentus, comme dans ce programme de transcriptions qu'il reprendra en concert mardi soir au Grand Théâtre de Provence à Aix, dont Laurence Equilbey est « artiste associée ».

Des oeuvres au départ non destinées à une interprétation chorale (Schubert, Mahler, Wagner), mais efficacement adaptées par des compositeurs contemporains comme Clytus Gottwald, Franck Krawczyk et Gérard Pesson. Résultat: 140.000 ventes cumulées pour les deux albums baptisés « Transcriptions », parus en 2003 et 2006, un triomphe pour des CDs de musique chorale.

En 1991, quand elle a fondé Accentus après s'être formée à Vienne auprès du maître baroqueux Nikolaus Harnoncourt et à Stockholm avec le grand chef de choeur Eric Ericson, Laurence Equilbey n'aurait pas forcément parié sur un tel engouement.

L'ambitieuse musicienne voulait bâtir un ensemble de 32 chanteurs comparable aux meilleurs orchestres par la qualité de ses concerts, dans un pays alors dépourvu de choeurs professionnels (hors lyriques) dignes de ce nom.

Trois Victoires de la musique classique (2002, 2005 et 2008) plus tard, le renom d'Accentus a dépassé le cercle des initiés. Laurence Equilbey a oeuvré à la réforme du Choeur de l'Orchestre de Paris, initié la Biennale d'art vocal de la Cité de la musique, créé un centre de formation pour chanteurs (le Jeune choeur de Paris), lancé un programme de recherche européen (Tenso)... et même un diapason électronique, le e-tuner, qui permet d'accéder à l'aveugle à n'importe quelle note.

Son omniprésence et son activisme agacent, parfois. Mais Laurence Equilbey incarne indéniablement une dynamique de renouveau de la musique chorale en France, qui se décline par ailleurs avec des ensembles comme Les Eléments, Arsys, Sequenza 9.3 ou Mikrokosmos.

Evidemment, elle ne veut pas en rester là. Elle diversifie ses activités de chef en acceptant des invitations à la tête d'orchestres (Philharmonique de Bruxelles, Bulgarie...) ou dans des fosses d'opéra (« Albert Herring » de Britten cette saison à Rouen puis salle Favart).

Laurence Equilbey veut aussi faire bouger « un secteur international de l'art vocal désuet », en multipliant les concerts de choeur mis en espace, visuels et multimédias. Et elle réfléchit à son avenir avec Accentus qui doit désormais, dit-elle, « être lié à une grande maison, avec un budget de production confortable, sinon ce groupe va s'étioler ».

« J'aimerais que ce choeur m'échappe un peu, qu'il ne m'appartienne plus à 100% », souligne-t-elle.


« Œdipe » la France retrouve sur scène
l'un de ses chefs-d'oeuvre lyriques

Evénement vendredi soir au Théâtre du Capitole à Toulouse: « Œdipe » d'Enesco a été représenté sur une scène en France, une première depuis 45 ans et la réparation d'une anomalie pour l'un des grands opéras français du XXe siècle, orchestralement et vocalement fascinant.

Violoniste virtuose et pédagogue recherché — Yehudi Menuhin a été son disciple — mais aussi chef d'orchestre et compositeur, le Roumain Georges Enesco (George Enescu dans sa langue natale) a choisi comme seconde patrie la France, où il est mort en 1955, à 73 ans.


Toulouse : Oedipe ouvre la saison lyrique au Capitole

C'est d'ailleurs au Palais Garnier qu'« OEdipe », son unique opéra, a été créé en 1936, sur un livret en français d'Edmond Fleg. Le public hexagonal a pu revoir cette tragédie lyrique difficile à monter pour la dernière fois en 1963, mais alors en roumain, lors d'une visite de l'Opéra de Bucarest.

Depuis, les mélomanes français devaient se contenter d'enregistrements, notamment celui réalisé en 1989 sous la direction musicale de l'Américain Lawrence Foster avec le baryton belge José Van Dam dans le rôle-titre, une référence qu'EMI vient de rééditer.

Le metteur en scène Nicolas Joel a donc décidé d'ouvrir sa 18e et dernière saison à la tête du Capitole, jusqu'au 19 octobre, avec une nouvelle production de cette rareté, en partenariat avec le Festival international George Enescu de Bucarest, qui la programmera à son tour les 30 août et 2 septembre 2009.

« C'est l'une des choses les plus ambitieuses que j'aurai faites au Capitole, vu l'importance de l'ouvrage et des moyens à mettre en oeuvre », expliquait à l'AFP Nicolas Joel quelques jours avant la première.

Victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) fin août, le directeur du Capitole signe la conception scénique de cet « OEdipe » mais a dû en confier la réalisation à son assistant Stéphane Roche.

Peut-être victime de ces circonstances particulières, la direction d'acteurs n'est pas le point fort de la soirée. Elle peine à habiter un ouvrage déjà hiératique sur le plan dramatique, sauf au IIIe acte, celui d'OEdipe-Roi, qui se crève les yeux après avoir appris qu'il a tué son père et épousé sa mère.

Les Italiens Ezio Frigerio (décors) et Franca Squarciapino (costumes) assument une esthétique visuelle très classique voire traditionnelle, avec gradins d'amphithéâtre, colonnes, costumes et perruques « à l'antique ».

Dans la fosse, les menus défauts de justesse de l'Orchestre du Capitole sont des broutilles rapidement oubliées, tant la formation rend justice à cette partition à la fois dense et subtile (les bois !), qui sonne très française par son raffinement mais ne ressemble à rien de connu.

L'Israélien Pinchas Steinberg dirige le tout d'une main ferme mais sans forcer le trait, au diapason d'une écriture moderne sans tapage, ample sans boursouflure (même, globalement, du côté des choeurs, bien sollicités).

Point fort de cette résurrection scénique: le plateau vocal, pour lequel Nicolas Joel a été « très heureux de réunir une distribution à 90% francophone ». Dans l'éprouvant rôle d'OEdipe, omniprésent ou presque, le baryton Franck Ferrari défie le destin avec un aplomb remarquable.

Les autres rôles sont souvent des faire-valoir, mais ils ont été distribués avec un luxe exceptionnel, à l'image de la mezzo Sylvie Brunet, qui donne une leçon de déclamation lyrique en Jocaste, et de l'alto québécoise Marie-Nicole Lemieux, auteur d'un numéro sidérant en monstrueuse Sphinge.

Ne reste plus qu'à retrouver « OEdipe » à l'Opéra de Paris, ce qui est dans les projets de Nicolas Joel, directeur de la maison dès l'été prochain.


Air conquiert la salle Pleyel
au terme d'un concert plutôt sage

Le duo électro-pop français Air était à l'affiche de la salle Pleyel samedi, où il a reçu un accueil extrêmement enthousiaste bien que ce concert ait confirmé qu'il était davantage un groupe de studio que de scène.

Cadre élégant et épuré, fauteuils confortables, jeux de lumière étudiés: Pleyel, l'un des temples parisiens de la musique classique, offre un écrin idéal à l'électro-pop éthérée d'Air, dont les racines sont à chercher du côté de Serge Gainsbourg, du compositeur de musique de films François de Roubaix ou de l'Américain Todd Rundgren.

Au centre de la scène, Nicolas Godin, l'un des deux membres du duo, alterne entre guitare et basse et, parfois, claviers. Jean-Benoît Dunckel joue à la fois du piano à queue et de plusieurs synthétiseurs rétro. Tirés à quatre épingles, ils sont accompagnés par un batteur.

Ils balaient les différentes époques de leur discographie: leur premier album, « Moon Safari » (1998), avec les morceaux « Talisman » ou le fameux « Kelly watch the stars », la bande originale du film « Virgin Suicides » de leur amie Sofia Coppola (2000), leur quatrième album, « Talkie Walkie » (2004) -qui fournit une bonne partie des chansons du spectacle, dont « Venus », « Alpha Beta Gaga » ou « Mike Mills », et le dernier, « Pocket Symphony » (2007), avec « Napalm Love ».


Air, « Napalm Love »

Entre chaque morceau, Air reçoit une ovation du public, venu saluer l'un des groupes français les plus connus à l'étranger avec Daft Punk, autre duo qui, comme lui, était considéré il y a dix ans comme le fer de lance du défunt mouvement « french touch ».

Pourtant, et même si la qualité de sa musique n'est plus à démontrer, on regrette par moments qu'Air ne s'écarte pas davantage des versions gravées sur disque.

Le concert est linéaire, sans vraie surprise. L'intérêt de l'auditeur s'émousse même parfois un peu devant des morceaux certes somptueux à écouter dans son salon mais qui, sur scène, gagneraient sans doute à être malmenés et étirés en longueur, quitte à faire venir des musiciens supplémentaires.

Le public ne semble cependant pas en tenir rigueur au duo et le gratifie d'une ovation debout au terme du rappel, après avoir réservé un accueil triomphal à sa chanson la plus connue, « Sexy Boy ».

Cette saison, Pleyel, gérée par la Cité de la musique, diversifie sa programmation en plus de son répertoire classique habituel. Après Air, l'Italien Paolo Conte ou l'Indien Ravi Shankar il y a quelques semaines, elle accueillera ces prochains mois l'Israélienne Noa, Etienne Daho, Michel Legrand, le jeune Nosfell ou des hommages à Serge Gainsbourg puis Boris Vian.


« Je m'voyais déjà »,
une comédie musicale
inspirée des chansons d'Aznavour

Pour la première fois, une comédie musicale inspirée des succès de Charles Aznavour est jouée à Paris et figure parmi les bonnes surprises de la rentrée, à l'initiative de Katia Aznavour, la fille du chanteur, dans une mise en scène d'Alain Sachs.


« Je m'voyais déjà » en public en 2004

Avec la chanteuse québécoise Diane Tell en tête d'affiche, entourée d'une troupe enthousiaste de six jeunes chanteurs et comédiens, dont Jonatan Cerrada révélé par un télé-crochet, ce spectacle mobilise aussi Gérard Daguerre, le directeur musical de Charles Aznavour, qui dirige les cinq musiciens.

A contre-pied des comédies musicales montées comme de super-productions présomptueuses, « Je m'voyais déjà » joue au Théâtre du Gymnase la carte de la simplicité, portée par une mise en scène inventive, notamment des trucages vidéo qui font vite oublier la quasi absence de décors.

« Plus qu'une simple productrice, mon rôle implique une certains vigilance. Pendant la préparation du spectacle, je n'ai pas eu l'occasion de critiquer qui que ce soit: je sais que j'ai affaire à de vrais passionnés et à des amoureux de l'oeuvre de mon père », souligne Katia Aznavour.

Sur un livret un peu facile et des jeux de mots qui le sont tout autant de l'humoriste Laurent Ruquier, Diane Tell incarne une chanteuse oubliée, Francesca Lavi, clin d'oeil à « Merci Madame la Vie ! », célèbre succès d'Aznavour.

L'héroïne recrute six jeunes rejetés d'un casting. La troupe décide de s'accorder une seconde chance en montant une comédie musicale sur... Charles Aznavour. En coulisses, les états d'âme et romances croisées des personnages trouvent écho avec trente chansons éternelles et emblématiques du chanteur agréablement interprétées.

Spectacle drôle et émouvant sans être sirupeux, « Je m'voyais déjà » raconte cette aventure artistique jusqu'au soir de la première triomphale. La fiction rejoint d'ailleurs la réalité avec les spectateurs du Théâtre du Gymnase, qui ne boudent pas leur plaisir, rappelant plusieurs fois la troupe de « Je m'voyais déjà ».


Troisième Picardie Mouv',
du 17 au 26 octobre

La troisième édition du festival Picardie Mouv' aura lieu du 17 au 26 octobre dans sept villes de la région (Amiens, Creil, Abbeville, Soissons, Gauchy, Compiègne et Beauvais). Placé sous la direction artistique de Mustapha Terki, créateur de l'excellent festival MEG de Montréal au Québec, Picardie Mouv accueillera une quarantaine de groupes ou artistes, dont Marie Modiano, la talentueuse Claire Diterzi, Arthur H, l'Orchestra Baobab, Cali, les excellents Suédois de I'm from Barcelona, Moriarty, The Kills, les BB Brunes, le chanteur reggae Horace Andy (qui fut l'une des voix de Massive Attack) ou Tiken Jah Fakoly. Programme: http://www.picardiemouv.com


Michel Portal
au Théâtre des Champs Elysées

Michel Portal (clarinette basse), qui fait partie des monstres sacrés du jazz contemporain français, est à l'affiche parisienne du prestigieux Théâtre des Champs-Elysées le 17 octobre, avec un invité de marque: le batteur de la scène jazz avant-gardiste new-yorkaise Joey Baron.

Le pianiste Bojan Z, autre dévoreur d'espaces du jazz, et le contrebassiste Bruno Chevillon, un fidèle musicien du batteur Daniel Humair, complètent cette formation inédite.


Michel Portal Quartet « Pastor » : Michel Portal, saxophone alto, clarinette basse ; Marc Ducret, guitare ; Jean-François Jenny-Clark, contrebasse ;
Daniel Humair, percussions

Michel Portal, qui vient de passer le cap des 70 ans, conserve toujours le même appétit de rencontres, d'expériences et de confrontations musicales.


Rhoda Scott en live

L'organiste franco-américaine Rhoda Scott, l'une des grandes ambassadrices de l'orgue Hammond B3, publie à la tête de son Lady Quartet un disque « Live at Sunset » (MustRecord/DG Diffusion).


Rhoda Scott quartet à Montségur 2004 (essais de balance)

Ce quartette, né en juillet 2007 à l'occasion du festival Jazz à Vienne, sera à l'affiche du... Sunset les 12, 13 et 14 octobre.

Cet album permet d'entendre deux saxophonistes talentueuses de la scène bebop hexagonale, Sophie Alour au ténor et Lisa Cat-Berro à l'alto. La batteuse Julie Saury complète cette formation qui diffuse sur cet album la chaleur d'un jazz club bien ficelé, entre compositions de Rhoda Scott et reprises judicieuses (Wayne Shorter, Lou Donaldson, Pee Wee Ellis).

Rhoda Scott, fille d'un pasteur noir américain et d'une mère d'origine allemande, qui vient de fêter ses 70 ans, a découvert la France, où elle vit une partie du temps depuis, dans les années 70, après être venue suivre les cours de Nadia Boulanger sur les conseils du célèbre arrangeur Quincy Jones.


Avishai Cohen en tournée

Le trio du contrebassiste Avishai Cohen donnera prochainement une série de concerts, en octobre à Paris (Le Bataclan/16), Tourcoing (23), Béziers (24), en novembre à Monaco (26), Antony (28). Il reviendra sillonner la France au printemps.


Avishai cohen trio, en public à l'Olympia. Avishaï Cohen, contrebasse ;
Shai Maestro, piano ; Mark Giuliana, batterie

Après avoir reçu une formation de contrebassiste classique en Israël, Avishaï Cohen a émigré à New York en 1992, où il s'est orienté vers le jazz contemporain. Il y impose rapidement de grandes qualités d'instrumentiste, et fait partie notamment de Origin, la formation du pianiste Chick Corea. Ses deux derniers albums, « Continuo » (Nocturne) en 2006 et « Gently Disturbed » ont imposé ce musicien voyageur, assumant ses racines juives, moyen-orientales et méditerranéennes, comme un élément essentiel de la scène jazz contemporaine.


Musica Nuda en tournée

Musica Nuda est un duo composé de la chanteuse Petra Magoni et du contrebassiste Ferrucio Spinetti, qui interprète librement, avec humour et second degré, des classiques du jazz, de la pop et de la chanson, française, italienne ou brésilienne. Il entamera le 15 octobre à Paris (Alhambra) une tournée qui mènera les deux comparses à Pont-Audemer (17), Lyon (18), Sochaux (21), Oloron (7 novembre), Boulogne-sur-Mer (9).


Musica Nuda, « il cammello e il dromedario »

Musica Nuda est né du hasard, lorsque Petra Magoni fit appel à Ferrucio Spinetti pour remplacer le guitariste avec lequel elle répétait à la veille d'une tournée en Toscane, en 2003.

Le duo existe toujours cinq ans après. Porté par le succès, il a publié en juin son troisième album, « 55/21 » (Blue Note), où il reçoit pour la première fois quelques invités, Jacques Higelin, Sanseverino et le pianiste italien Stefano Bollani.

Et un bel hommage à Jacques Brel


Magic Malik :
double album et concerts

Le flûtiste Magic Malik publie son sixième album, « Saoûle » (Label Bleu/Harmonia Mundi), aux commandes du Magic Malik Orchestra, laboratoire où s'élabore une formule onirique touchant au free jazz, à la fusion, au rock progressif, au slam, avec une touche de créolité.

Magic Malik et son Orchestra, qui compte dans ses rangs la contrebassiste Sarah Murcia, habituelle complice du chanteur Fred Poulet, sera en concert à Chambéry le 18 octobre, Paris (festival Perkumania) le 29 novembre, Francheville le 29 janvier et Toulouse le 30 janvier.


Magic Malik Orchestra à Brest en juin 2008

Magic Malik fait partie, avec Julien Lourau, Vincent Segal et Cyril Atef (les duettistes de Bumcello), de cette génération de musiciens français ayant fait exploser depuis le milieu des années 90 les frontières entre jazz, world music, slam, électro, chanson avant-gardiste, groove, musiques planantes.


Bastia en musique

La 21e édition des Musicales de Bastia, le plus ancien festival de Corse, aura lieu du 15 au 19 octobre. Elle accueillera notamment les Frères Guissé, venus du Sénégal, le spectacle « Cant'in Sinfunia », lors duquel quatre jeunes chanteurs (dont le fils d'une des plus belles voix de Corse, Petru Guelfucci) revisiteront le répertoire de l'île accompagnés par un orchestre classique, la rencontre entre les Corses de Voce Ventu et le Kabyle Idir, les jazzmen Philippe Le Van et Nicolas Folmer, le slammeur Grand Corps Malade ou encore Michel Fugain. Programme: www.musicales-de-bastia.com


La jeune Europe de la musique en tournée

Europavox, festival centré sur la promotion de la diversité musicale européenne dont la troisième édition a eu lieu à Clermont-Ferrand et dans le Massif Central début juin, organise pour la première fois une tournée en France. Elle a été inscrite dans le calendrier de la saison culturelle européenne, qui se tient lors du second semestre 2008 à l'occasion de la présidence française de l'Union. Cette tournée se déroulera du 14 au 23 octobre et passera par Nantes, Paris, Lille, Strasbourg, Caen, Angers et Bordeaux. Elle réunira dix jeunes groupes originaires d'autant de pays européens, parmi lesquels les Français d'Elderberries, les Autrichiens de Waxolutionists, le Portugais The Legendary Tiger Man (alias Paulo Furtado du groupe Wraygunn) ou encore les jumelles suédoises de Taxi Taxi!. Programme: www.europavox.com


« Mattrach », guitariste virtuose de 17 ans,
nouvelle coqueluche d'internet

Depuis la chambre de sa maison familiale de Gommegnies (Nord), près de Valenciennes, Matthieu Rachmajda, 17 ans, s'est bâti une réputation de guitariste virtuose en postant sur internet 60 vidéos, regardées en deux ans à plus de 20 millions de reprises.

Sa « chaîne » sur le site de partage de vidéos Youtube, où « Mattrach », son nom de scène, poste régulièrement de nouvelles images tournées avec sa webcam dans sa chambre, est, avec plus de 30.000 abonnés, la plus populaire de la version française du site.


MattRach, concert parisien

Cheveux courts ou longs suivant les périodes, le jeune lycéen en Terminale ES dans un lycée valenciennois y démontre à chaque fois une virtuosité impressionnante, qu'il reprenne des morceaux du guitariste Steve Vai, adapte Mozart ou joue ses propres compositions.

« Il y en a beaucoup qui pensent que je suis tout le temps sur ma gratte », sourit-il. « Mais maintenant, je joue vraiment quand j'ai envie de jouer, je peux passer une semaine et demi sans jouer », souligne le jeune homme, qui dit vendre environ 800 MP3 sur internet chaque semaine.

A huit ans, il reçoit sa première guitare. Commencent ensuite des cours de guitare classique, jusqu'à l'an dernier, quand il achève le conservatoire. Un soulagement pour lui, qui reconnaît ne pas adorer le classique.

« Au début, mes influences étaient Vai et Satriani (deux guitaristes très techniques, ndlr). Le buzz s'est créé sur internet autour des vidéos les plus techniques », avoue-t-il, ajoutant toutefois en être revenu.

« Pour moi, aujourd'hui, la technique est accessoire, j'ai plus envie d'être musicien que seulement guitariste », avance celui qui est depuis quelques mois soutenu par Fender, la marque de guitare qu'utilisait notamment Jimi Hendrix, et qui soutient plusieurs dizaines de jeunes musiciens comme lui.

Repéré sur internet, invité depuis quelques semaines sur les plateaux de radio et de télévision, il reconnaît qu'« en ce moment, tout s'enchaîne »: « c'est une belle avancée, en tout cas médiatique, c'est déjà bien. Avant, tout restait virtuel sur internet ».

Désormais, il dit espérer signer un contrat avec une maison de disques, vivre ensuite de sa passion, mais avoue ne pas savoir ce qu'il fera dans un an.

« Comme c'est instrumental (il ne chante pas, ndlr), c'est peut-être ça qui bloque un peu les maisons de disques », se demande-t-il. « Mais je pense qu'il y a un public fidèle pour ça », poursuit-il, soulignant que ses vidéos reçoivent environ 50.000 visites par jour sur Youtube. « Je suis désolé, je fais un peu ma promo, mais mon manager insiste pour ça ». (AFP, Martin de MONTVALON)


Décès de la star jamaïcaine de reggae
Alton Ellis

La star jamaïcaine de reggae Alton Ellis, 70 ans, est décédée dans la nuit de vendredi à samedi des suites d'un cancer à Londres, a annoncé samedi un porte-parole de l'hôpital où il était soigné.

Le chanteur, qui s'était installé en Grande-Bretagne dans les années 70, est l'auteur de plusieurs succès qui sont étalés sur une carrière de plus de 50 ans, parmi lesquels « I'm still in love », « Dance Crasher » et « I'm just a guy ».


Alton Ellis & the High Notes, « My Willow Tree »

« Sa vie, c'étaient la musique et la scène », a déclaré son agent, Trish De Rosa, précisant que les autorités jamaïcaines envisageaient de lui organiser des funérailles nationales.

Alton Ellis était considéré en Jamaïque comme le plus grand chanteur de « soul » que le pays ait connu jusqu'à ce que Bob Marley se révèle. Il avait commencé sa carrière durant la période Ska, mais c'est au cours de la période « Rocksteady » qu'il s'était réellement distingué.

Doux, plein d'émotions, il avait atteint son apogée en enregistrant des titres Rocksteady pour le label Treasure Island de Duke Reid. L'album Mr. Soul of Jamaica rassemble la plupart de ses succès pour ce label.


Le « 104 », nouveau temple parisien
de la culture, brillamment inauguré

Brillante inauguration pour le « 104 » samedi: sous un soleil radieux, le maire de Paris Bertrand Delanoë a donné le coup d'envoi à ce projet phare tant attendu, destiné à donner « de la vie et de l'humanité » dans un quartier défavorisé du XIXè arrondissement.

Les clés du « 104 » ont été symboliquement remises au maire, qui aurait voulu l'inaugurer avant les dernières municipales.« Je n'ai pas de regret, c'est mieux avec une année de plus », a-t-il dit, ajoutant: « nous ne nous sommes jamais découragés (...) Il faudra que lieu s'invente tous les jours. C'était bien ça mon rêve ».

Ce nouvel établissement de la ville de Paris aux imposantes dimensions (39.000 m2), architecture type Baltard avec en toile de fond les tours des orgues de Flandre, accueille quelque 200 artistes en résidence dans les anciens bâtiments des pompes funèbres municipales, magnifiquement restaurés par l'Atelier Novembre.

Il a été ouvert au public dès samedi après-midi, avant un concert dans la soirée de la star anglaise du trip hop Tricky (le « 104 » peut accueillir 5.000 personnes).

Les artistes remplacent les corbillards et des salles de spectacle (200 et 400 places) ont été construites dans les anciennes écuries.

Une brève visite de ce « passage » entre la rue Curial et la rue d'Aubervilliers en compagnie d'Anne Hidalgo, sa première adjointe, de Christophe Girard et de personnalités comme Pierre Arditi, a permis au maire d'apprécier ce lieu où il veut accueillir « tous les arts, tous les mondes, toutes les origines ».

De part et d'autre, 18 ateliers (les numéros sont inscrits sur les murs) accueilleront les artistes, qui laisseront le public les regarder travailler (tarifs de 3 ou 5 euros). Pour les directeurs Frédéric Fisbach et Robert Cantarella, les « artistes sont la raison d'être du 104 ».

Ce sera « un chemin, une rencontre pour partager la quête du beau » s'est enflammé le maire, qui veut aussi un « lieu dédié au monde ». Car la mondialisation dont il rêve en « vieil idéaliste », c'est celle des êtres humains, des frontières abolies. « Qu'il n'y ait aucune barrière pour l'accès à l'émotion du beau ».

Le maire du XIXè Roger Madec, à l'origine du classement du site, a affirmé que le « 104 » était un « choix politique important, un élément de valorisation de quartiers, délaissés, bafoués » et une « réponse éclatante pour le rééquilibrage » en faveur de l'est parisien.

Représentant la région Ile-de-France, Marie-Pierre de la Gontrie (PS) s'est félicitée de ce « challenge incroyable », ce « projet lourd, complexe, coûteux » mené à bien après plus de deux ans de travaux.

Des commerces et restaurants sont prévus dans quelques mois, une librairie ouvrira en mars 2009 ainsi qu'une « maison des petits », lieu d'accueil artistique pour enfants de 0 à 5 ans.

Un espace de 500 m2 est dédié aux animations culturelles d'associations locales. Salons, défilés de mode devraient aussi investir le lieu.

Devant le « 104 », Mehdi, travailleur marocain âgé, s'étonne du choix de l'endroit, car « on ne peut pas se garer dans le quartier ».

Le coût total est de 100 M € selon le cabinet de l'adjoint à la Culture Christophe Girard, avec un budget de fonctionnement annuel de 12 M €dont 8 à la charge de la Ville de Paris. M. Girard se dit « raisonnablement inquiet » pour trouver le reste du financement. (AFP, par Josette MICHY)

©Musicologie.org 2008