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Actualités musicales du
9 octobre 2008

 

Jeudi 9 octobre, 19h00
Église Saint Joseph du Pont du Las à Toulon

Récital d'orgue
Istvan ELLA

  • Jean Sebastien Bach, Fantaisie en ut mineur
  • Anonyme, Vieilles danses hongroises
  • Jean Sebastien Bach, Fantaisie et fugue en sol mineur
  • Béla Bartók, Danses populaires roumaines
  • Felix Mendelssohn, Sonate en si bémol
  • István Koloss, Reflexions
  • Franz. Liszt, Prélude et Fugue sur BACH

Entrée libre

9 octobre 2008
Montpellier, Opéra-Comédie

John Williams
&
John Etheridge

Une rencontre unique et majestueuse entre une guitare classique et une guitare jazz.

Ce n’est pas pour rien que John Williams trône sur la planète guitare classique depuis plus de trois décennies. Il n’est pas uniquement un interprète virtuose, il est aussi l’architecte de rencontres rares et inattendues. Il invite le grand guitariste jazz anglais John Etheridge avec lequel il va dialoguer le temps d’un concert. À son image, John Williams se fait rare; nous avons toutes les raisons d’attendre de ce concert : virtuosité technique, musicalité puissante et rencontre étonnante.

Jeudi 9 octobre, 20h30 - Montpellier - Opéra Comédie Tarifs : de 26,50 à 36,50 €. Renseignements public : 04 67 66 36 55


A.Barrios, « Mangore », par John Williams

La 30è édition du Rhino Jazz Festival
démarre pour trois semaines

Le festival Rhino Jazz de Rive-de-Gier (Loire), qui fête sa trentième édition, va faire retentir les cuivres et cordes de 44 formations musicales venues du monde entier pendant trois semaines, sur 25 communes de la Loire et du Rhône.

Yaron Herman Trio, Joshua Redman, David Krakauer et les Puppini Sisters figurent parmi les têtes d'affiches qui se produiront jusqu'au 28 octobre, de Lyon à Saint-Etienne.

Ce festival poursuit sa tradition de découvreur de talents « comme ce fut le cas pour Salif Keita, Louis Scalvis ou Michel Petrucciani », rappelle Jean-Paul Chazalon, qui en assure la direction depuis le début.

Parmi les artistes venus d'une vingtaine de pays, le public pourra notamment entendre la formation serbe de Boban Markovic, compositeur de musiques de films d'Emir Kusturica, le jeune guitariste autrichien Diknu Schneeberger ou le « Hot 8 Brass Band », la fanfare d'inspiration hip-hop de la Nouvelle-Orléans, qui a ouvert, mardi soir, à Rive-de-Gier, la série de 84 concerts.

Jeudi, le groupe lyonnais Maze Septet, lauréat d'un « tremplin » organisé sur internet, jouera en première partie de Yaron Herman, le pianiste qui met du jazz dans les tubes de Björk, Police ou Britney Spears.

L'affiche de l'édition 2009, réalisée par le plasticien d'origine stéphanoise Philippe Favier, redessine de façon très aérienne et dépouillée le rhinocéros emblème de ce rendez-vous musical en plein essor.

« Une dizaine de concerts sont gratuits, 36 sont réservés au jeune public et se dérouleront dans des crèches, écoles et centres médico-spécialisés de notre vallée industrielle du Gier », souligne l'enfant du pays Jean-Paul Chazalon.

Pour son trentième anniversaire, cette manifestation conçue au départ pour ne durer qu'une ou deux saisons, offrira une création sous la forme d'un rétrospective sonore et visuelle de 30 heures.

Renée Fleming : star du « Met » de New York
et artiste sans frontières

La soprano américaine Renée Fleming, star des stars du Metropolitan Opera de New York, navigue entre sa fidélité au répertoire qui a fait sa gloire, avec un disque consacré à Richard Strauss, et une large curiosité, notamment pour la musique de son temps.

Sa maison de disques Decca (Universal) vient de publier une nouvelle gravure des « Quatre derniers lieder » de Strauss, chef-d'oeuvre que Renée Fleming est l'une des très rares interprètes à avoir enregistré une seconde fois, après une première version parue en 1995 chez RCA (BMG).

Ce chant très sophistiqué pourra agacer certains auditeurs, mais la noblesse de ligne, de même qu'un souffle exceptionnellement long pour un enregistrement live (en avril avec le Philharmonique de Munich dirigé par l'Allemand Christian Thielemann) ne peuvent qu'emporter l'adhésion.

« En treize ans, je crois avoir gagné en subtilité dans mon approche du texte », explique à l'AFP Renée Fleming dans son appartement parisien.

« Cette musique est dans mon corps, maintenant. Je pourrai la chanter à trois heures du matin. Le challenge pour moi était d'être plus expressive, de donner le sens d'une grande phrase », poursuit la chanteuse.

« Les Quatre dernier lieder » sont l'oeuvre que Renée Fleming a le plus souvent interprétée sur scène. « Je crois que je vais la chanter jusqu'à la fin de ma carrière ! C'est totalement confortable, comme si cela avait été écrit pour moi », estime-t-elle.

Renée Fleming jouit d'un statut à part dans le monde lyrique : le « Met » a fait de cette diva toujours glamour à bientôt 50 ans — elle les aura le 14 février — une icône sans rivale.

Le 22 septembre, elle a été la première cantatrice invitée à se produire, pour le gala d'ouverture de la saison, dans trois rôles différents en version scénique, habillée par Christian Lacroix (« La Traviata » de Verdi), Karl Lagerfeld (« Manon » de Massenet) et John Galliano (« Capriccio » de Strauss).

Le « Met » l'a programmée encore cette saison pour deux productions (« Thaïs » de Massenet en décembre-janvier et « Rusalka » de Dvorak en mars), et l'a déjà « signée » pour les cinq prochaines années. Une aubaine pour cette globe-trotteuse dont la famille vit à New York. « J'ai deux adolescentes de 13 et 16 ans et je veux être auprès d'elles », souligne Renée Fleming.

La chanteuse n'hésite pas à rendre au « Met » la monnaie de sa pièce : le parfumeur Coty sortira en novembre un parfum à son nom (« La Voce, by Renée Fleming ») dont les bénéfices seront reversés à la maison d'opéra new-yorkaise.

L'avenir de Renée Fleming s'écrira aussi en partie en France voire en français, un idiome dont elle vante, dans la langue de Molière, la « sensualité ».

Avant deux projets encore confidentiels à l'Opéra de Paris lors du premier mandat de Nicolas Joel (2009-2015), elle donnera en mai prochain, au Théâtre des Champs-Elysées, « Le Temps L'Horloge » d'Henri Dutilleux.

« J'ai toujours aimé la musique contemporaine. Quand j'étais jeune, je choisissais toujours Stravinsky sur Brahms. C'est dommage qu'Henri Dutilleux n'ait pas écrit d'opéra car son langage musical est très bien pour les voix, toutes les notes sont parfaitement placées », dit-elle.

Aujourd'hui, cette chanteuse ayant déjà un nombre important (51) de rôles à son actif travaille sur dix opéras. Mais elle est prudente quant au choix des propositions, en fonction des oeuvres et des metteurs en scène.

« Je n'ai pas une grande confiance en moi. J'ai besoin de beaucoup de courage pour être sur scène, et pour ça il faut être soutenue », confie-t-elle. (AFP, Benoît FAUCHET)

Yael Naim, Thomas Dutronc, Julien Doré
en lice pour le 7e Prix Constantin

Yael Naim, Thomas Dutronc, The Do, Julien Doré et Cocoon font partie des dix groupes ou artistes sélectionnés pour le 7e Prix Constantin, qui met en valeur les jeunes talents musicaux et sera décerné le 17 novembre lors d'un concert à L'Olympia, ont annoncé les organisateurs mercredi.

Arman Méliès, Joseph d'Anvers (qui ont tous deux participé au dernier album d'Alain Bashung), la Nigériane Asa, Barbara Carlotti et le groupe Moriarty complètent la sélection, annoncée lors d'une conférence de presse à L'Olympia à Paris.

Le Prix Constantin a été créé en 2002 en hommage à Philippe Constantin, directeur artistique et découvreur de talents respecté, mort en 1996. Le prix propose chaque année une sélection de très bonne tenue artistique.

Les précédents lauréats sont Avril (2002), Mickey 3D (2003), Cali (2004), Camille (2005), Abd Al Malik (2006) et Daphné l'an passé.

Le prix sera décerné par un jury de dix-neuf professionnels de la musique (journalistes, programmateurs de radio et télévision, disquaires) présidé cette année par Etienne Daho, qui avait travaillé avec Philippe Constantin au début de sa carrière.

Tous les disques produits en France peuvent concourir, quels que soient leur style et la langue d'expression, à condition que l'artiste n'ait pas été disque d'or (75.000 exemplaires) pour des oeuvres précédentes. L'album proposé à la sélection n'est en revanche soumis à aucun quota de ventes.

Cette année, la sélection est pour moitié constituée d'artistes qui chantent en anglais, avec Asa, Cocoon, Moriarty, The Do et le duo formé par la Franco-Israélienne Yael Naim et son percussionniste David Donatien.

Cent cinquante-cinq albums ont été remis aux organisateurs, avant la sélection des dix finalistes par le jury en septembre, au terme de deux mois d'écoutes.

Le lauréat sera révélé lors d'un concert ouvert au public (tarif: 16,50 €) qui verra les artistes sélectionnés interpréter un morceau chacun. Etienne Daho en assurera la première partie, avec des invités surprise, et la présentation sera assurée comme l'an passé par l'humoriste Thomas VDB.

Le concert sera diffusé sur France 2 dimanche 30 novembre à 23h20 (une heure plus tôt que les autres années), sur France 4 quelques jours avant et sur France Inter à une date encore inconnue.

Une compilation de 10 titres extraits des disques sélectionnés sera disponible dans les magasins partenaires dès le 20 octobre (disque offert pour l'achat d'un des dix albums de la sélection).

La sélection:

Arman Méliès: « Casino » (Warner Music)

Asa: « Asa » (Naïve)

Barbara Carlotti: « L'idéal » (4AD/Beggars)

Cocoon: « My friends all died in a plane crash » (Sober & Gentle/Discograph)

Joseph d'Anvers: « Les jours sauvages » (Atmosphériques/Wagram)

Julien Doré: « Ersatz » (Jive Epic/Sony)

Moriarty: « Gee whiz but this is a lonesome town » (Naïve)

The Do: « A Mouthful » (Cinq7/Wagram)

Thomas Dutronc: « Comme un manouche sans guitare » (ULM/Universal)

Yael Naim & David Donatien: « Yael Naim & David Donatien » (Tôt ou Tard/Warner)

Entretiens de Valois :
retour des employeurs
mais pas des syndicats

Plusieurs organisations d'employeurs, qui avaient suspendu leur participation aux Entretiens de Valois sur le spectacle vivant, ont repris mercredi ces discussions lors d'une réunion boudée a contrario par les syndicats de salariés, a-t-on appris de sources concordantes.

Neuf organisations (employeurs et salariés) avaient annoncé le 9 septembre la suspension de leur participation à ce cycle de discussions organisé jusqu'en décembre par le ministère de la Culture pour préparer la réforme de ce secteur.

Ces organisations avaient fixé deux « conditions préalables » à leur retour: la « reconduction du budget de la Culture 2008, réévalué du montant de l'inflation et garanti contre toute forme de gel » ainsi que la « transformation des Entretiens de Valois (...) en une phase de négociation et d'élaboration ».

Plusieurs d'entre elles ont participé mercredi au Comité des Entretiens de Valois, leur instance de pilotage: le Syndeac (grandes structures théâtrales et chorégraphiques), le SNSP (scènes conventionnées) et l'Ufisc (structures indépendantes).

Ces organisations « ont décidé de reprendre en l'état » les Entretiens, « dans l'attente de la réponse écrite du ministère de la Culture aux questions posées », indiquent-elles dans un communiqué.

« Si nous saluons les efforts (...) sur le budget 2009, nous sommes inquiets du gel de 5% programmé ainsi que des perspectives budgétaires 2010/2011 peu engageantes (0,6% par an) », ont souligné dans une déclaration commune l'Ufisc et la Fédération des employeurs du spectacle vivant public et privé (Feps), qui regroupe plusieurs organisations dont le Syndeac et le SNSP.

De leur côté, les fédérations CGT, CFDT, CGC, FO et CFTC n'ont pas pris part à cette réunion, « faute d'avoir reçu les assurances sur les crédits budgétaires d'Etat ».

Interrogé par l'AFP, l'entourage de la ministre de la Culture Christine Albanel a assuré qu'il n'y avait « aucune information officielle quant au gel, son montant et son périmètre ».

Selon cette source, le retour des employeurs aux Entretiens de Valois est une reconnaissance de « la bonne volonté de la ministre », qui a annoncé une enveloppe 2009 pour le spectacle vivant en hausse de 15 millions d'€ (655 contre 640 M EUR).

Vente Jacques Brel :
le manuscrit d'Amsterdam
vendu près de 110.000 €

Le manuscrit de la chanson « Amsterdam », clou de la vente de souvenirs de Jacques Brel mercredi chez Sotheby's à Paris, est parti à près de 110.000 € (90.000 € hors frais) alors que se sont dispersés, à des prix soutenus, manuscrits, guitares et autres souvenirs du chanteur disparu il y a 30 ans.

Le montant total de la vente qui proposait 95 lots — manuscrits de paroles de chansons, disques, photographies, guitares, enregistrements, affiches — s'est élevé à 1,27 million d'€ (avec les frais), contre une estimation initiale de 340.000 à 470.000 €.

Le clou des enchères, un cahier à spirales contenant les paroles manuscrites de la chanson « Amsterdam », a été achetée au téléphone 108.750 € (avec les frais) par un collectionneur belge, doublant son estimation initiale.

Dans une salle comble où avaient pris place plus de 200 personnes, dont de nombreux curieux et fans du chanteur, souvent âgés, les manuscrits des chansons les plus célèbres se sont âprement disputés.

Le cahier portant les paroles, écrites à la main, de « Mathilde », a presque quintuplé son estimation de départ à 72.550 €, « La chanson de Jacky » à 31.950 €, « Au suivant » à 18.750 €.

Le manuscrit de la comédie musicale « L'Homme de la Mancha » a été préempté par la Bibliothèque nationale de France, à 23.550 €. Une guitare utilisée par Brel à ses débuts a été préemptée par la Cité de la musique à 18.750 €.

Un galeriste de Paris, Jacques de Vos, « belge et ayant connu Brel », aurait voulu avoir les trois guitares mises en vente. Il est reparti avec une (7.500 €), qu'il veut exposer en Belgique au jour anniversaire du dernier concert de Brel à l'Olympia (le 1er novembre 1966).

Des représentants de la Mairie de Paris étaient également présents pour acheter des disques pour la médiathèque de la ville et des affiches des Trois Baudets, théâtre parisien où Brel a fait ses débuts et qui rouvre au printemps prochain.

La vente, issue d'une collection particulière, a été dénoncée par la veuve du chanteur, Thérèse, dite « Miche ». Selon la radio France Info, « Miche » avait proposé avant la vente 175.000 € pour racheter la collection. « C'est un patrimoine, on ne vend pas ça. C'est dommage et un peu honteux », a indiqué « Miche » interrogée mercredi sur la radio.

Avant la vente, John Vollebregt, 53 ans, un historien d'art venu d'Amsterdam qui fait un pèlerinage à Paris tous les 9 octobre  — jour de la mort de Brel — craignait que « tout soit trop cher pour (lui) », disait-il à l'AFP, tout comme Stéphane Hauchemaille, un quadragénaire de Paris, qui voulait « bien acheter ». « Mais à mon avis tout cela sera bien au dessus de mes moyens », soupirait-il.

Anne Evrard, une quadragénaire venue spécialement d'Amiens, faisait part de sentiments partagés, trouvant la vente à la fois « émouvante et honteuse ». « Cela ne correspond pas du tout au personnage de Brel, j'aurais voulu que tout cela aille à la fondation Jacques Brel », ajoutait-elle. (AFP, Par Fabienne FAUR)

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