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actualité musicale du 21 septembre 2007

Marsatac, 9e édition,
du 21 au 29 septembre 2007 à Marseille
La programmation 2007 : Pierre Henry (FR) . Rakim (US) . The
Cinematic Orchestra (UK) . Le Peuple de l'Herbe (FR) . The Divine Comedy
(IE) . Nathan Fake (UK) . DJ Marky & Mc Stamina (BR/US) . Dj
Revolution (US) . GusGus (IS) . The Dead 60's (UK) . Zenzile (FR) .
Modeselektor (DE) . Apparat (DE) . The Procussions (US) . Thomas
Schumacher (DE) . Swayzak (UK) . TY (UK) . The Young Gods (CH) .
Youngblood Brass Band (US) . Architecture in Helsinki (AU) . Chromeo
(CA/US) . Kill the Young (UK) . Guns of Brixton (FR) . Svinkels (FR) ...
(programmation en cours)
Du 21 au 29 septembre, Marsatac, c'est déjà la neuvième
édition. De l'Abbaye Saint Victor à l'esplanade du J4 en passant par La
Friche Belle de Mai ou la place de Lenche, Marsatac s'étend, s'étale,
prend ses aises, donne à voir et à entendre. La programmation sera
invraisemblable, comme d'habitude. Evidemment il y aura des artistes
internationaux mais aussi des régionaux, des lives et des DJs, du hip hop,
de l’electro, du rock et plus si affinités. Des musiques concrètes de
Pierre Henry à la Drum’n Bass de DJ Marky les ponts seront jetés, les
préjugés mis à mal et les ambiances très différentes selon les moments et
les lieux. A propos des lieux justement, ils seront habillés avec soin,
étudiés pour plus de confort et de plaisir. L'édition 2007 sera plus
divertissante que jamais, plus bariolée, plus touffue, plus riche, les
amplitudes horaires seront vastes et les plateaux très denses. Il y a un
avant et un après, plongez dans le grand bain, osez Marsatac !
Suivez régulièrement l’actualité du festival, nous
avons pas mal de surprises dans les tuyaux…
Pour cette nouvelle édition le Marsatac est fier et
très honoré d’investir l’Abbaye Saint-Victor. Ce lieu emblématique de
Marseille et de son histoire accueillera un concert exceptionnel de Pierre
Henry le vendredi 21 septembre. Le lendemain, ce sera en salle, au Cabaret
Aléatoire que continueront les festivités pour une carte blanche consacrée
à la ville de Manchester. Enfin, en plein air, une trentaine de formations
artistiques seront invitées à se produire sur l’Esplanade St Jean (J4) de
20h à 6h du matin le vendredi 28 et le samedi 29 septembre. Marsatac à
l’apéro lancera cette dernière soirée dès 17h sur la place de Lenche avec
des concerts gratuits.
Billetterie en ligne sur le site du festival et points
de ventes habituels Infoline : 04 91 05 58 46 - Mail :
marsatac@marsatac.com Web :
http://www.marsatac.com
et
http://www.myspace.com/marsatac
Versailles fête avec faste
200 ans de musique française
Le Centre de musique baroque de Versailles (CMBV),
dédié à la valorisation du patrimoine musical français des XVIIe et XVIIIe
siècles, fêtera son 20e anniversaire avec faste à partir de vendredi.
Jusqu'au 21 octobre, les « Grandes journées
anniversaire » du CMBV proposeront 106 concerts sur quatre week-ends
consacrés aux rois Louis XIII, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI.
Au total, 37 orchestres et ensembles, six choeurs et
quatre compagnies de danse interprèteront une cinquantaine de programmes,
avec environ un tiers des oeuvres données en recréation.
La vitalité du mouvement baroque sera illustrée par les
emblématiques William Christie, Gustav Leonhardt, Jean-Claude Malgoire et
Jordi Savall, leurs héritiers Emmanuelle Haïm, Hervé Niquet, Hugo Reyne et
Christophe Rousset ou les plus jeunes Vincent Dumestre et Jérémie
Rohrer.
Le premier week-end (21-23 septembre), « Les
plaisirs de Versailles sous le règne de Louis XIV », sera marqué par la
redécouverte de la version originale du « Miserere » de
Charpentier.
Du 28 au 30 septembre, le CMBV ranimera « Les
derniers feux de Versailles sous le règne de Louis XVI », avec « Un
dimanche à Trianon », au son de musiques de Grétry, Gluck, Sacchini...
Le week-end « Versailles en dentelles au temps de
Louis XV » (12-14 octobre) fera revivre l'opéra « Egine » de Colin de
Blamont.
Enfin (19-21 octobre), les grands maîtres du règne de
Louis XIII seront à l'honneur, tel Antoine Boesset, compositeur de motets
pour trois et quatre voix d'enfants.
En parallèle de ces concerts, sans compter une
soixantaine de conférences, une exposition célèbrera « La musique à
Versailles », titre également d'un livre d'Olivier Baumont paru chez Actes
Sud, et un colloque (« Le prince et la musique ») analysera les
passions musicales du Roi Soleil.
A l'automne 2008, un coffret d'une trentaine de CD
fêtera 200 ans de musique à la cour de France, sous le label Musiques du
baroque français (MBF).
La France musicale,
une terre passionnément baroque
depuis 20 ans
Depuis deux décennies, à Paris, à Versailles mais aussi
en province, la France porte haut le flambeau du renouveau de la musique
baroque, un répertoire servi par des institutions, ensembles et festivals
dont le rayonnement à l'étranger est incontestable.
Le Centre de musique baroque de Versailles (CMBV), qui
fête précisément ses 20 ans à l'occasion de « Grandes journées
anniversaire » programmées à partir de vendredi et jusqu'au 21 octobre,
n'a pas peu contribué à ce mouvement de renaissance.
Institution sans équivalent, dotée d'un budget de 2,5
millions d'euros pour assurer ses missions de formation, production,
recherche et édition, le CMBV a remis au goût du jour 200 ans de musique à
Versailles, réhabilitant sur instruments anciens des talents méconnus
comme Clérambault ou Mondonville.
L'homme à l'origine de cette institution, le
musicologue et écrivain Philippe Beaussant, parle aujourd'hui de 1987
comme de « l'année miracle » en matière de musique baroque
française.
C'est qu'un autre événement, quelques mois seulement
avant l'ouverture du CMBV, a eu l'effet d'une traînée de poudre dans le
paysage musical français: la recréation de la tragédie lyrique « Atys
» de Lully, présentée à partir de janvier 1987 à l'Opéra-Comique à
Paris.
Il y avait certes eu bien avant des pionniers de la
corde en boyau et des cuivres naturels — entre autres caractéristiques des
instruments d'époque — sur le sol français.
Ainsi Jean-Claude Malgoire avait fondé son ensemble La
Grande Ecurie et La Chambre du Roy en 1966, Philippe Herreweghe sa
Chapelle Royale en 1977 et William Christie ses Arts Florissants en
1979.
Le baroque colorait et animait déjà plusieurs
festivals, notamment à Saintes (depuis 1972), Ambronay dans l'Ain (1980),
Beaune en Côte-d'Or (1983), Nantes (Printemps des arts, 1984) et même
Aix-en-Provence, où John Eliot Gardiner créait à la scène dès 1982
« Les Boréades » de Rameau.
Mais 1987 restera assurément une année charnière pour
la redécouverte de la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles et la
promotion de toute une vague d'interprètes.
Sous la baguette de William Christie, « Atys » a
repris vie avec, dans les rangs de l'orchestre ou du choeur, Marc
Minkowski (basson), Hervé Niquet (ténor), Hugo Reyne (flûte) ou Christophe
Rousset (clavecin): tous aujourd'hui ont repris le témoin à la tête
d'ensembles renommés (Les Musiciens du Louvre, Le Concert spirituel, La
Simphonie du Marais, les Talens lyriques).
Cette « génération Atys », prisée par les maisons
de disques (Minkowski chez Deutsche Grammophon puis Naïve) et les
institutions à l'étranger (Rousset à Drottningholm en Suède et Amsterdam),
partage aujourd'hui le terrain français avec des chefs repérés plus
récemment mais non moins recherchés, comme Vincent Dumestre ou Emmanuelle
Haïm.
Portés par cet élan, des opéras de Desmarest
(« Vénus et Adonis » à Nancy), Destouches (« Callirhoé » et
Montpellier) ou Marin Marais (« Sémélé » à Beaune) retrouvent leurs
lettres de noblesse.
Et le CMBV rêve à son tour d'approfondir son ouverture
aux arts de la scène baroque française dans le cadre magique de l'Opéra
royal du château de Versailles, qui doit rouvrir en 2009 après
d'importants travaux.
Décès de Labah Sosseh,
grande voix africaine de salsa
Le chanteur de salsa sénégalo-gambien Labah Sosseh, un
des premiers disque d'or africain surnommé « La voz africana », est
décédé jeudi matin à Dakar à l'âge de 64 ans des suites d'une maladie dont
la nature n'a pas été précisée, ont annoncé ses proches.
Labah Sosseh, qui souffrait depuis quelques mois d'une
maladie, s'est éteint jeudi vers 03h00 (locales et GMT) dans une clinique
privée du centre-ville, ont notamment indiqué le musicien Cheikh Tidiane
Tall et le chanteur Pape Fall, deux de ses proches sur la radio publique
sénégalaise (RTS).
Il avait déjà été hospitalisé en juin, suscitant des
inquiétudes dans le milieu de la musique et de la culture. Un téléthon
avait été organisé pour recueillir des fonds pour financer ses soins.
La nature de sa maladie n'a pas été précisée. Mais dans
un entretien publié le 13 juin dernier par le quotidien privé
L'Observateur, il avait affirmé souffrir d'une « maladie infectieuse
» à la gorge.
Il avait indiqué au journal avoir 27 enfants.
Né le 12 mars 1943, Labah Badara Sosseh (ou Socé) fait
partie des chanteurs qui ont donné ses lettres de noblesse à la salsa en
Afrique. Il a vécu et travaillé dans son pays natal, en Côte d'Ivoire, au
Sénégal et à Cuba, où il a notamment collaboré avec Celia Cruz et
l'Orchestre Aragon.
Surnommé « La voz africana », la voix africaine,
il était reconnu par beaucoup, notamment parmi ses pairs, comme le maître
incontesté de la salsa sur le continent.
Il a fait ses débuts en 1963 en Gambie avec une
formation appelée « African Jazz Band », a monté en Côte d'Ivoire le
« Super international Band d'Abidjan » et au Sénégal un groupe
désormais mythique, le « Star Band » - dans lequel a chanté Youssou
Ndour. Il a ensuite mené une carrière solo parallèlement à de nombreuses
collaborations.
Plusieurs chanteurs de salsa, dont Pape Fall, Nicolas
Menheim (collectif Africando), avouent lui devoir leur formation dans la
musique.
Labah Sosseh fait partie des tout premiers Africains
disque d'or, assurent des journalistes sénégalais spécialisés en
culture.
Sa discographie comprend notamment les albums « El
sonero de Africa » et « El maestro », et des morceaux à succès comme
« El divorcio », « Aminata » ou encore « La bicycletta »,
« Diokhma sa lokho ».
Besançon : à la recherche
du nouveau chef d'orchestre
Depuis 1951, le prestigieux concours des jeunes chefs
d'orchestre de Besançon récompense celui qui « transmet l'émotion de
la musique et sait comment faire pour qu'elle rayonne » comme le décrit
son ancien lauréat et président du jury de cette 50e édition, Michel
Plasson.
Près de 200 candidats de 34 nationalités différentes se
sont présentés aux présélections à Besançon, New-York, Pékin et
Saint-Pétersbourg. Seuls 20 d'entre eux ont été admis à participer à ce
concours, qui a récompensé en 50 éditions un florilège de chefs
aujourd'hui mondialement connus, comme Seiji Ozawa ou Alexander
Gibson.
« Lorsqu'on veut devenir chef d'orchestre, c'est
le concours mythique auquel on rêve de participer », se réjouit un des
candidats, Pieter-Jelle De Boer.
Mercredi soir, les six candidats en demi-finale du
concours devaient convaincre en 26 minutes les six membres du jury que
leur version du « Roi David » d'Arthur Honegger pouvait « rendre
heureux ».
Les épreuves ressemblent à une répétition. Chaque
candidat, qui a mis en musique l'oeuvre dans sa tête en s'imbibant des
partitions, joue pour la première fois avec l'instrument le plus cher au
monde: un orchestre.
Particularité de cette demi-finale: la présence d'un
choeur de soixante personnes.
Réputé pour être très complet et donc très difficile,
le concours amène les candidats à se frotter à tous les répertoires, de
l'opéra à l'oratorio en passant par des oeuvres romantiques. Il est aussi
un des rares à offrir de grandes formations symphoniques et chorales pour
assurer les épreuves.
A chaque candidat, une nouvelle version de l'oeuvre
dont le spectateur apprend au fil des versions à apprécier les nuances et
les retouches du chef qui trouve l'équilibre entre le chant et les
couleurs de l'orchestre.
La gestique des apprentis chefs détonne parfois. La
direction généreuse de Johannes Klumpp, très souriante et exubérante,
porte littéralement l'orchestre tandis que les arrêts répétés de Keiko
Mitsuhashi exaspèrent certains musiciens.
« Nous devons être le prolongement de la baguette
du chef. J'ai beaucoup apprécié la spontanéité de Johannes qui permet de
faire vivre les notes », a indiqué à l'issue des épreuves une des
violonnistes, Delphine Douillet, de l'orchestre national
d'Ile-de-France.
Poing qui se ferme pour réclamer le silence, bras qui
se lèvent vers le ciel pour une respiration ou baguette pointée sur un
musicien pour lui donner l'ordre de commencer: tous ces gestes ne
reflètent en rien le talent d'un chef. « Certains sont beaux à
regarder et sont des calamités à suivre », ajoute Mme Douillet.
« L'orchestre est un miroir du chef. Il rend
l'image qu'on lui donne », analyse le candidat néerlandais Pieter-Jelle De
Boer.
A l'issue de l'épreuve, le jury s'isole pour délibérer.
Les candidats se retrouvent dans le hall de la salle pour discuter de leur
prestation, mais règlement oblige, n'ont pas entendu une note de l'oeuvre
interprétée par leurs concurrents.
La liste des finalistes est rendue publique: Darrell
Ang (Singapour), Luke Dollman (Australie) et Johannes Klumpp (Allemagne)
ont été choisis pour la finale prévue samedi à Besançon.
Philosophe, Pieter-Jelle De Boer se console de rater le
Grand Prix avec les félicitations des musiciens qui viennent lui serrer la
main: « leurs encouragements sont inestimables ».
Que du neuf,
à l'exception d'Etienne de Crécy,
aux Transmusicales de Rennes
Le festival des Transmusicales programme du 5 au 8
décembre à Rennes une pléiade de groupes encore méconnus ou en train de
percer à l'exception de l'un des papes de la musique électronique, Etienne
de Crécy, un des fondateurs de la french touch.
Réputé pour avoir fait émerger en France des artistes
comme Björk, Ben Harper, Nirvana et Portishead, le festival des
Transmusicales limite au minimum les têtes d'affiche pour laisser place à
la découverte de talents en devenir.
Seul Etienne de Crécy, qui se produira le 7 décembre,
pour présenter son nouveau live, est un routier de la scène musicale
mondiale.
Parmi les nouveautés dénichées par le programmateur du
festival, Jean-Louis Brossard : les londoniens « Tunng » qui
resteront en résidence dans l'une des salles du festival ou « Kate
Nash » une chanteuse « pour qui cela marche fort en Grande-Bretagne
».
Jean-Louis Brossard vante aussi, lors de la
présentation à la presse, Jamy Woon, dans un registre soul et folk, qu'il
a vu « dans un bar à Brighton » et Rodrigo et Gabriela, « deux
guitaristes mexicains dont la principale influence est Metallica » (trash
métal, ndlr).
Il n'hésite pas non plus à débusquer de nouveaux
artistes sur le web: ainsi Ting Tings, « un groupe Myspace » (du nom
du site où est notamment mis en ligne de la musique) qui est déjà
« un tube sur internet ».
Comme en 2006, les Trans retrouvent quelques salles du
centre de Rennes, que le festival avait quitté en 2004 pour le Parc Expo,
en périphérie. L'année 2006 avait enregistré moins d'entrés payantes,
23.500 billets, par rapport à 2005, mais selon Béatrice Macé, directrice,
le festival a dégagé « un excédent ».
Le chef d'orchestre français Serge
Baudo
nommé citoyen d'honneur de Prague
Le chef d'orchestre français Serge Baudo a été nommé
jeudi citoyen d'honneur de la ville de Prague, où il a travaillé à maintes
reprises depuis 1959 avec notamment l'orchestre symphonique de Prague FOK
et la Philharmonie tchèque.
« Il s'agit avant tout d'un honneur pour Prague »,
a déclaré le maire de Prague, Pavel Bem, au cours d'une petite cérémonie à
la mairie, tenue en l'absence de l'artiste.
« Serge Baudo est une personnalité exceptionnelle.
Nous apprécions beaucoup son travail à Prague ainsi que son rapport
personnel à notre ville », a poursuivi le magistrat.
Serge Baudo, 80 ans, a été entre 2001 et 2006 directeur
musical de l'orchestre symphonique de Prague FOK (cette abréviation
signifie Film, Opéra, Concert), dont il est aujourd'hui directeur
artistique d'honneur.
Le chef d'orchestre français a également réalisé de
nombreux enregistrements avec les deux orchestres de Prague, tout comme
avec l'Orchestre National de Lyon, l'Orchestre de Paris et le Royal
Philharmonic Orchestra.
Politique culturelle :
l'inquiétude monte
dans les milieux théâtraux
Directeur de théâtre tancé pour un éditorial jugé
hostile à Nicolas Sarkozy, menace d'une attribution des subventions liée à
la « popularité » des spectacles: les milieux théâtraux s'inquiètent
des intentions et des récentes prises de position du ministère de la
Culture et de l'Elysée.
L'incompréhension ne cesse de monter entre les
professionnels du spectacle vivant et la Rue de Valois depuis qu'une
lettre de la ministre de la Culture Christine Albanel au directeur d'une
scène nationale a été rendue publique, début septembre.
En des termes inhabituellement vifs entre un ministre
et un directeur de théâtre, Mme Albanel reprochait à Henri Taquet, patron
du Granit à Belfort, un éditorial « particulièrement déplacé » à
l'encontre du chef de l'Etat.
« Profondément choquée » par un texte en forme de
commentaire ironique de l'élection de Nicolas Sarkozy, la ministre
soulignait qu'« un théâtre investi d'une mission de service public et
financé par l'Etat et les autres collectivités doit à son public le
respect des choix et des opinions démocratiquement exprimés ».
La riposte ne s'est pas fait attendre. « Est-ce
qu'on n'a plus le droit à l'irrévérence ? », s'est demandé Henri Taquet,
immédiatement soutenu par le syndicat Syndeac (environ 250 patrons de
structures subventionnées), selon lequel « la production éditoriale
d'un théâtre est un espace de liberté, de pensée, de critique, qui ne
saurait souffrir aucune exception ».
Animant internet et notamment le blog d'Ariane
Mnouchkine, qui aurait aimé « avoir écrit » le texte incriminé,
l'affaire a aussi fait réagir le Syndicat de la critique de théâtre, de
musique et de danse (150 journalistes), qui a dénoncé « des réactions
politiques d'une dimension que l'on croyait, en France, d'un autre âge ou
d'une autre géographie ».
L'inquiétude est d'autant plus vive que
« l'affaire de l'édito de Belfort », comme l'appelle le syndicat de
la critique, s'est télescopée avec les interrogations nées de la lettre de
mission adressée cet été à Mme Albanel.
L'Elysée et Matignon y demandaient à la ministre
« d'exiger de chaque structure subventionnée qu'elle rende compte de
son action et de la popularité de ses interventions », et « de fixer
(à ces structures) des obligations de résultats ».
Interrogée par l'AFP, Mme Albanel a assuré que
« ça ne veut pas dire qu'on va faire la programmation des théâtres
privés parisiens ».
Mais les partisans d'une offre audacieuse s'insurgent,
à l'image du metteur en scène Didier Bezace, directeur du Théâtre de la
Commune (centre dramatique national) à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis),
et acteur de cinéma et de télévision peu suspect d'élitisme.
« Placer l'audimat comme critère absolu d'une
politique culturelle, c'est prendre les spectateurs pour des immatures. Le
théâtre populaire, ce n'est pas TF1 », estime-t-il dans une tribune
publiée par le Journal du Dimanche.
De son côté, la ministre met en garde contre tout
« procès d'intention » et rappelle qu'« il n'y a rien de
comparable en Europe à la politique française de soutien au spectacle
vivant », irriguée par plus de 1.200 compagnies subventionnées.
Au-delà de la polémique, les professionnels du
spectacle craignent des coupes dans le budget 2008 de la Culture, présenté
le 26 septembre. Sur ce sujet, les doutes n'épargnent aucune institution
publique, pas même les cinq théâtres nationaux (Comédie-Française,
Chaillot, Odéon, La Colline à Paris, TNS à Strasbourg), selon une source
proche de l'une de ces institutions.
Les théâtres subventionnés
déjà soumis à des objectifs de résultats
Les théâtres subventionnés, auxquels la ministre de la
Culture Christine Albanel a fait savoir qu'elle ne se contenterait pas de
« signer des chèques », font déjà l'objet de contrats d'objectifs
portant notamment sur la diffusion et l'audience de leurs spectacles.
La lettre de mission adressée cet été par le président
Nicolas Sarkozy à Mme Albanel lui demande d'exiger « de chaque
structure subventionnée qu'elle rende compte de son action et de la
popularité de ses interventions », de fixer à ces institutions « des
obligations de résultats » et d'empêcher « la reconduction
automatique des aides et des subventions ».
Interrogée par l'AFP, la ministre a confirmé qu'elle
n'allait pas se contenter de « signer des chèques » et qu'elle
attendrait des « engagements » de la part des structures aidées par
l'Etat.
« On ne s'attend pas à ce qu'un politique fasse
des choix, on demande qu'il paye, sachant que tout ce qui existe a
vocation à se poursuivre. Eh bien peut-être pas ! », a-t-elle
commenté.
Le syndicat Syndeac (250 directeurs de théâtres) s'est
indigné de ces déclarations, en faisant valoir qu'aucune structure
subventionnée « n'a jamais reçu le moindre centime d'euro, de l'Etat
comme de toute autre collectivité publique, sans présenter projet et
engagement préalables, sans rendre compte de la bonne utilisation des
subventions, sans fournir bilan et évaluation ».
De fait, les centres dramatiques (au nombre de 39 en
2007, si l'on compte les nationaux et les régionaux) ont signé des
« contrats de décentralisation dramatique » — institués en 1972 — qui
obligent chaque directeur à rechercher « l'audience d'un vaste public
et la conquête de nouveaux spectateurs ».
Les 69 scènes nationales sont soumises à des
« contrats d'objectifs » portant sur « l'activité artistique de
l'établissement », « son rapport au public », son « inscription
dans son environnement » ou encore « son économie et son organisation
fonctionnelle ».
Selon les textes réglementaires en vigueur, « le
contrat d'objectifs est conclu pour une période de quatre saisons pleines,
la quatrième étant réservée à l'évaluation puis à la négociation
éventuelle d'un nouveau contrat, entre le directeur de l'établissement,
l'Etat et les collectivités territoriales ».
Les 77 scènes conventionnées font l'objet d'une
« convention » devant comporter « une qualification et une
quantification précises de l'activité (nombre minimal de spectacles par
discipline, nombre d'ateliers, etc.) ».
Quant aux quelque 600 compagnies théâtrales
subventionnées par l'Etat, ce sont des associations ratifiant des
« conventions pluriannelles d'objectifs » pour bénéficier des
concours de l'Etat.
Les vieilles gloires du rock
sont toujours les plus riches
Les vieilles gloires du rock et de la pop-music sont
toujours les musiciens qui gagnent le plus d'argent, et les Rolling Stones
sont au sommet de la liste, selon le site internet du magazine américain
Forbes.
Les Stones ont gagné 88 millions de dollars entre juin
2006 et juin 2007, essentiellement grâce à leur tournée « Bigger Bang
».
Et même si le second sur la liste de Forbes.com est le
rappeur Jay-Z, 37 ans, avec 83 millions de dollars, la plupart des
vainqueurs au hit-parade des plus gros gains sont plus connus des
quinquagénaires que des adolescents.
Madonna, 49 ans, est troisième sur la liste avec 72
millions de dollars, tandis que le rocker américain Bon Jovi, sur scène
depuis 1983, en est à 67 millions de dollars.
Elton John, qui vient de fêter ses 60 ans, a gagné 53
millions de dollars, un peu plus que la Canadienne Céline Dion (45
millions).
En bas de l'échelle des dix musiciens les plus riches,
le rappeur 50 Cent bat les rockeurs irlandais U2 et le rappeur et
producteur Diddy — successivement Puff Daddy, P. Diddy, de son vrai nom
Sean Combs — chacun ayant respectivement empoché 33, 30 et 23 millions de
dollars.
« La musique pop a longtemps été un jeu pour les
jeunes. Mais quand il s'agit de records de gains, les vieux gagnent »,
écrit le journal en ligne, précisant que si les ventes de disques sont
essentielles, les tournées sont la poule aux oeufs d'of.
« L'argent sérieux provient des tournées. Et rien
ne peut attirer les foules comme le fait une musique plus établie »,
ajoute le magazine.
Seuls des musiciens comme les Rolling Stones ou Madonna
peuvent vendre des billets d'entrée à 135 dollars pour les premiers, et à
180 pour la seconde.
Enfin, la plupart de ces vedettes utilisent leur nom
pour le lucratif commerce des produits dérivés, ou pour conclure des
contrats de parrainage de marques, indique Forbes.com.
actualité musicale du 22 septembre 2007

3e Promenades au fil de l'eau à Lyon
le 22 septembre 2007
Pour leurs troisièmes « Promenades musicales », les musiciens de
l’ONL invitent les Lyonnais à suivre le fil de l’eau, de la place de la
Bourse aux berges du Rhône nouvellement aménagées ou bien en bateau entre
la Place Antonin Poncet, le Musée d’Art contemporain et la Sucrière.
En fin d’après midi, à 17h30, une déambulation partira
des Berges pour rejoindre l’Auditorium pour le concert de 18h30 en
empruntant la rue Moncey : chacun est invité à venir habillé en vert et
rose, avec tambourins, crécelles, sifflets, cymbales ou autres instruments
pour une parade festive et musicale !
Depuis leur première édition (septembre 2005) les
Promenades musicales de l’Orchestre national de Lyon ont eu un vif succès
auprès du public, aussi bien sur les places lyonnaises où les musiciens en
petites formations ont pu jouer des répertoires très variés, que lors du
concert gratuit donné à l’Auditorium (la salle était comble) présentant
des extraits de la nouvelle saison.
Jun Märkl et les musiciens de l’orchestre vont, cette
année encore, à la rencontre du public de cette même manière festive et
chaleureuse : des concerts gratuits et en plein air dans la ville à partir
de 15h00 et, à 18h30
à l’Auditorium, un concert gratuit avec l’orchestre
symphonique au grand complet pour offrir un panel riche et varié
d’extraits d’oeuvres de la saison 2007/08. Cette année, des collaborations
ont été mises en place avec la Biennale d’art contemporain, Naviginter et
l’Aviron-Union nautique de Lyon.
1 concert symphonique, 12 concerts en plein air, 6
formations musicales différentes , 12 programmes musicaux différents.
Renseignements – réservation : Auditorium de Lyon – 04
78 95 95 95
http://www.auditorium-lyon.com
Mogador veut devenir
le temple du spectacle musical
avec « Le Roi Lion »
Le Théâtre Mogador s'apprête à rouvrir après
d'importants travaux de rénovation et avec l'ambition de devenir le temple
parisien du spectacle musical à l'américaine, dont la première pierre sera
un pur produit de Broadway adapté en français, « Le Roi Lion ».
La salle accueillera ses premiers spectateurs payants
dès samedi soir lors du lancement d'une série d''« avant-premières »
destinées à rôder le spectacle jusqu'au 4 octobre, date de la
« première de gala ».
Entre-temps, le nouveau Mogador (IXe) aura été
officiellement inauguré lundi soir par son propriétaire, la filiale
française du groupe néerlandais Stage Entertainment, qui joue gros avec
cet investissement, même si elle se refuse à en communiquer le
montant.
Parmi les modifications les plus visibles apportées au
cours de neuf mois de travaux à ce lieu ouvert en 1919 — sous le nom de
Palace-Théâtre par le président américain Woodrow Wilson —, figure le
quadruplement de la surface de foyers (de 250 à 1.000 m2), grâce à
l'acquisition d'un immeuble mitoyen.
Le fondateur de Stage Entertainment, Joop van den Ende,
y exposera une partie (une soixantaine d'oeuvres d'artistes français ou
travaillant en France comme Robert Combas, Hélène Guetary ou Raya Sorkine)
de sa collection d'art moderne et contemporain, comme il le fait déjà dans
la trentaine de théâtres que possède son groupe à travers le monde.
En outre, la cage de scène a été entièrement
modernisée. « Nous avons maintenant la salle parisienne la mieux
équipée en terme de machinerie scénique, avec un pilotage entièrement
informatisé et un potentiel de 46 décors », affirme à l'AFP l'architecte
de la rénovation, Stéphane Millet.
Pour un meilleur confort, la jauge de la salle a été
ramenée d'environ 1.850 à 1.628 sièges, sans toucher à l'esthétique de ce
« théâtre à l'anglaise » marqué par une grande proximité entre la
scène et le spectateur, quel que soit son emplacement. « C'est une
vraie cocotte-minute », estime M. Millet.
Le directeur général de Stage Entertainment France,
Stéphane Huard, y voit un « lieu très adapté aux musicals », ces
spectacles à l'américaine caractérisés par l'alternance airs/dialogues, la
présence en fosse d'un orchestre et sur scène d'artistes jouant, chantant
et dansant à la fois.
Ecrin pour l'opérette — le couple Marcel
Merkès/Paulette Merval a donné ici plus de 8.000 représentations — puis
music-hall (Barbara, l'opéra-rock « Starmania »...), Mogador se
consacrera dorénavant à des productions issues de Broadway.
Après avoir adapté en français le « Cabaret » de
Sam Mendes aux Folies-Bergère (plus de 200.000 spectateurs depuis octobre
2006), Stage Entertainment France espère un succès comparable avec
« Le Roi Lion ».
Le spectacle sera donné dans la production aux six Tony
Awards (les récompenses de Broadway) de la metteure en scène et cinéaste
(« Frida ») Julie Taymor, créée en novembre 1997 par Disney d'après
le scénario du film d'animation éponyme, et toujours à l'affiche du
Théâtre Minskoff de New York.
L'histoire du lionceau Simba, qui lutte pour accepter
ses responsabilités d'adulte et son destin de roi, a été retravaillée pour
un public adulte selon l'art du masque et de la marionnette. Adapté en
français par Stéphane Laporte, ce « Roi Lion » sera interprété par 40
artistes et 17 musiciens.
La production affirme avoir déjà vendu au moins 30.000
billets, et peut rester sereine si elle se fie au succès planétaire du
spectacle: à ce jour, plus de 42 millions de spectateurs l'auraient vu
dans neuf pays.
Trois représentations supplémentaires
pour l'opéra pop de Damon Albarn
Trois représentations ont été ajoutées au programme de
« Monkey, journey to the West », l'opéra pop des Anglais Damon Albarn
et Jamie Hewlett, qui sera présenté au Théâtre du Châtelet à Paris à
partir de mercredi, a annoncé le théâtre vendredi.
Les représentations supplémentaires auront lieu les
samedis 29 septembre, 6 et 13 octobre à 15H00.
« Monkey, journey to the West » sera présenté au
Châtelet à partir de mercredi 26 septembre et jusqu'au 13 octobre pour 18
représentations. Cette oeuvre lyrique, adaptée d'un classique de la
littérature chinoise, mêle spécialistes d'arts martiaux, acrobates et
chanteurs d'opéra venus de Pékin.
Le spectacle, conçu et mis en scène par le Chinois Chen
Shi-Zheng, associe les créateurs britanniques du groupe virtuel Gorillaz,
le chanteur et leader de Blur Damon Albarn (musique), et le graphiste et
designer Jamie Hewlett (concepts visuels).
actualité musicale du 23 septembre 2007

Bayreuth : candidature conjointe
de Katharina Wagner
et Christian Thielemann
Le chef d'orchestre allemand Christian Thielemann et
l'arrière-petite-fille de Richard Wagner, Katharina Wagner, ont indiqué
samedi vouloir se porter candidats pour diriger conjointement le
prestigieux Festival de Bayreuth, temple de la musique wagnérienne.
Katharina Wagner, 29 ans, est la fille de Wolfgang
Wagner, âgé de 87 ans et « directeur à vie » du festival. Christian
Thielemann est le chef d'orchestre-phare de Bayreuth.
« Nous pouvons tous les deux parfaitement nous
imaginer cela. Nous nous connaissons si bien, que nous pouvons nous dire
ce que nous pensons sans ménagements. En outre, nous aurions exactement
l'âge idéal pour une nouvelle ère » à la tête de Bayreuth, a déclaré M.
Thielemann au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung de samedi.
La succession de Wolfgang Wagner fait l'objet d'une
âpre bataille familiale entre héritiers depuis plus de dix ans. Le conseil
de la Fondation Wagner doit se pencher à nouveau sur cette question le 6
novembre prochain.
Katharina Wagner et M. Thielemann ont affirmé au jounal
avoir élaboré un concept commun sur l'avenir du festival qui a reçu l'aval
de Wolfgang Wagner.
« En aucun cas nous voulons détruire le mythe
Bayreuth », a affirmé Katharina Wagner, qui fait figure de favorite pour
succéder à son père, et a fait ses débuts de metteure en scène sur la
Colline verte avec une nouvelle production des « Maîtres chanteurs »
en ouverture du 96e festival cet été.
Wolfgang et son frère Wieland avaient conjointement
dirigé le festival après la Deuxième Guerre mondiale, marquée par la
compromission de leur mère, Winifred, avec le régime nazi et Adolf Hitler
en particulier, jusqu'à la mort de Wieland en 1966. Depuis lors, le
« patriarche » Wolfgang a dirigé seul Bayreuth.
La fille de Wieland née en 1945, Nike, une musicologue,
est depuis longtemps prétendante à la direction du festival, tout comme
Eva Wagner-Pasquier, fille de Wolfgang de son premier mariage, conseillère
artistique du Festival d'Aix-en-Provence, en France.
Le festival « Jazzdor » de Strasbourg
affirme ses ambitions outre-rhin
Le festival « Jazzdor » qui se déroulera du 9 au
23 novembre à Strasbourg s'offre début octobre un généreux détour par
Berlin où ses organisateurs rêvent tout haut « d'installer un
festival franco-allemand ».
Philippe Ochem, le directeur de Jazzdor, ravi de
transporter du 3 au 6 octobre ses choix éclectiques du côté de la
Rosa-Luxemburg Platz, souhaite que l'on puisse « inventer bientôt le
premier festival de jazz franco-allemand à Berlin ».
Il offre au public berlinois quelques beaux spécimens
de la scène hexagonale avec onze formations, toutes d'envergure
internationale, qui alterneront dans plusieurs clubs prestigieux.
Bernard Struber, ex-organiste, guitariste et
compositeur, proposera ainsi une création pour Kino Orgel sur le film muet
« La glace à trois faces » réalisé en 1927 par le cinéaste français
Jean Epstein.
Django d'Or de la création en 2004, il interprètera
aussi avec son groupe « Tribute to Franck Zappa: les Noces de Dada
».
Un manouche alsacien d'envergure internationale, le
guitariste Bireli Lagrène, et son compère Sylvain Luc feront assaut de
virtuosité. Le plus français des pianistes belges, Eric Legnini, ravivera
en vrai passeur la mémoire de la soul et la musique qui galvanisait le
public afro-américain des années 60.
Le clarinettiste funambule Jean-Marc Foltz multipliera
ses improvisations avec Bruno Chevillon à la contrebasse ou Stephan Olivia
au piano.
Il y aura aussi une jam session et des danses
traditionnelles klezmer ou des Balkans revisitées façon rock ou free jazz
par le groupe Zakarya.
Jazzdor traverse en fait le Rhin depuis longtemps et
comme les années précédentes, il y aura, les 16 et 17 novembre,
« deux journées franco-allemandes » à Offenbourg, destinées à
« mettre en miroir » les groupes de part et d'autre de la
frontière.
Dans cette cité située 25 km à l'est de Strasbourg se
produiront le trio de Dieter Ilg puis le pianiste allemand Michael Wollny
et le quartette franco-américain David Liebman/Bobo Stenson/Jean-Paul
Celea/Daniel Humair.
Les 9 et 10 novembre deux autres « journées
franco-allemandes » auront eu lieu à Strasbourg avec notamment une
création « Suite lyrique, Fragments pour un quintette » avec la
contrebassiste française Joëlle Léandre et l'américain George Lewis, un
géant du trombone.
L'incontournable Michel Portal ouvrira le festival
strasbourgeois le 9 novembre. Dans la foisonnante programmation de cette
édition aux 40 concerts, figurent d'autres jazzmen amoureux de l'Afrique,
Louis Sclavis, Henri Texier et Jean-Pierre Drouet qui « mettront des
notes » sur les clichés du célèbre photographe Guy Le Querrec.
Ahmad Jamal, le grand pianiste américain qui a joué
avec les plus grands, fermera le ban le 23 en sympathie avec ses deux
complices le batteur Idris Muhammad et la contrebassiste James
Cammack.
Près de 5.000 raveurs
à un teknival dans l'Ariège
Entre 4.500 et 5.000 personnes ont participé dans la
nuit de vendredi à samedi a un teknival à La Tour-du-Crieu près de Pamiers
(Ariège), où 25.000 raveurs étaient initialement attendus pendant le
week-end, a indiqué la sous-préfecture.
« La nuit a été particulièrement tranquille: pas
de blessé ou de malade à signaler », a indiqué à l'AFP le sous-préfet de
Saint-Girons, Mikaël Doré, précisant que la journée de samedi devait être
la plus importante du teknival.
Trois cents gendarmes ont été mobilisés ainsi que des
policiers, pompiers et douaniers pour cette rave prévue de vendredi à
lundi.
Le conseil municipal s'était « fermement » opposé
à ce rassemblement de musique techno sur un terrain militaire, estimant
être « mis devant le fait accompli » après avoir été avisé par la
préfecture de l'Ariège de l'autorisation de la manifestation.
Le mime Marceau,
un magicien du silence
adulé dans le monde entier
Adulé dans le monde entier grâce à Bip, le Pierrot lunaire au masque
blanc et aux yeux étonnés qu'il avait créé voilà soixante ans, le mime
Marceau, décédé samedi à l'âge de 84 ans, avait porté l'art du mime à son
plus haut niveau.
« Il entre chez nous sur ses pieds de voleur avec
le terrible sans-gêne du clair de lune », aimait dire Cocteau de Bip, un
hurluberlu à la bouche déchirée d'un trait rouge, en proie aux difficultés
du monde moderne, né de l'imagination du mime Marceau en 1947.
Célébré comme l'égal de Charlie Chaplin et Buster
Keaton aux Etats-Unis, vénéré au Japon, pays du théâtre kabuki et nô, mais
aussi en Amérique latine ou en Russie, l'inventeur de la marche contre le
vent avait inspiré la danse « Moonwalker » de Michael Jackson et
influencé le danseur Rudolf Noureïev.
Au début de la décennie, il faisait encore 250
représentations par an dans le monde entier, enseignant son art à L'École
internationale de mimodrame qu'il avait fondée en 1978 au coeur de
Paris.
« La pantomime est un art qui hypnotise. C'est un
langage universel », disait celui qui avait découvert sa vocation en
riant, enfant, aux gags de Charlot dans une salle de cinéma.
Lors de sa rencontre fortuite avec Charlie Chaplin en
1967 à l'aéroport d'Orly, il s'était mis à mimer Charlot se dandinant avec
sa canne, avant d'embrasser son « dieu » les larmes aux yeux,
aimait-il raconter.
Né le 22 mars 1923 à Strasbourg (Bas-Rhin) d'un père
boucher, Charles Mangel, qui mourra déporté à Auschwitz, Marcel Marceau
s'était engagé dans la Résistance en 1944.
« Les gens qui revenaient des camps ne pouvaient
pas en parler, ne savaient pas comment raconter. Je m'appelle Mangel, j'ai
des origines juives. Peut-être cela a-t-il compté dans le choix du
silence, inconsciemment », confiait-il dans un entretien au quotidien Le
Monde en 1997.
Une fois démobilisé, il s'était orienté vers la
carrière de peintre et d'émailleur, suivant les cours de l'Ecole des Arts
décoratifs de Limoges.
Passionné de théâtre, il avait suivi les cours de
Charles Dullin, formateur de Jean Vilar et Jean-Louis Barrault, avant de
débuter sur scène dans « Volpone » (comédie de Ben Jonson, ndlr),
puis de trouver sa voie chez le mime Etienne Decroux.
En 1946, il avait joué avec la Compagnie
Renaud-Barrault le rôle d'Arlequin dans « Baptiste », une pantomime
tirée du film de Carné « les Enfants du Paradis ».
L'année suivante, il avait fondé sa propre compagnie de
mime, la seule au monde, inscrivant au répertoire des mimodrames et des
pantomimes tels que « Le Manteau » d'après Gogol, « Le Joueur de
flûte », « Exercices de style », « Paris qui rit, Paris qui
pleure »...
Il avait alors imposé sa silhouette filiforme et un
visage blanc qui passait en un éclair de l'allégresse à la tristesse la
plus profonde, sur les plus grandes scènes parisiennes et dans le monde
entier.
Marceau avait également porté au cinéma quelques-uns de
ses mimodrames avant de jouer dans « Barbarella » de Vadim et
« La dernière folie » de Mel Brooks.
Elu à l'Académie des Beaux-Arts en février 1991, il
avait relancé deux ans plus tard une nouvelle troupe « la Nouvelle
Compagnie de mimodrame Marcel Marceau » qu'il a animé sur la scène de
l'espace Cardin en 1993 et en 1997.
Officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre
national du Mérite, des Arts et des Lettres, Marceau, par ailleurs
peintre, illustrateur et lithographe, a écrit plusieurs ouvrages dont
« L'Histoire de Bip », « Les sept péchés capitaux » et
« Pimporello ».
Celui qui se disait « solitaire, comme tout homme
de création », avait été nommé ambassadeur de bonne volonté pour le
troisième âge de l'ONU en 2002.
Il était le père de quatre enfants.
actualité musicale du 24 septembre 2007

Darrel Ang, lauréat du concours
de chef d'orchestre de Besançon
Darrel Ang, chef d'orchestre singapourien de 29 ans, a
remporté samedi soir le 50ème concours des jeunes chefs d'orchestre, dans
le cadre du festival de musique de Besançon qui fêtait cette année son
60ème anniversaire, a-t-on appris dimanche auprès des organisateurs.
Il a devancé en finale l'Allemand Johannes Klump et
l'Australien Luke Dollman.
Les finalistes devaient interpréter trois morceaux
devant le jury présidé par le chef d'orchestre français Michel Plasson,
dont une création spéciale pour le festival, intitulée Finale »
et composée par Bruno Mantovani.
Les deux autres morceaux étaient Introduction et Rondo
capricciosio de Camille Saint-Saëns et la Suite n°2 de Daphnis et Chloé de
Maurice Ravel.
Le concours des jeunes chefs d'orchestre a accueilli
vingt candidats de 14 nationalités différentes pour l'une des compétitions
les plus difficiles au monde.
Parmi les anciens lauréats, aujourd'hui de réputation
mondiale, figure le célèbre Japonais Seiji Ozawa (en 1959), revenu cette
année à Besançon dans la programmation du festival pour diriger
l'orchestre national de France sur « Le mystère de l'instant »
d'Henri Dutilleux, le 5 octobre.
Actualité musicale du 25 septembre 2007

Pluie d'hommages
aux États-Unis pour Marcel Marceau
L'Amérique, où Marcel Marceau conquit la gloire
internationale, prononça au cinéma le seul mot d'une carrière vouée au
silence et inspira le fameux pas de danse du roi de la pop Michael
Jackson, rend un hommage unanime au mime décédé samedi.
A la télévision et dans beaucoup de journaux
américains, les louanges pleuvaient lundi sur l'artiste, familier de la
scène américaine depuis 1955, lorsqu'en un seul spectacle à Broadway, il
conquit un public américain qui lui resta fidèle toute sa vie.
« Marcel Marceau avait ressuscité et personnifié l'art
du mime », relève lundi le Washington Post, « avec son impeccable
sens du comique, son talent inégalé pour exprimer la beauté, le conflit,
le désespoir et l'espoir, usant de son seul corps pour enflammer
l'imagination des spectateurs ».
« En quatre minutes, il pouvait décrire les joies et
les peines de la vie plus sobrement et de manière plus dramatique que
beaucoup de romanciers ne sont capables de le faire en des centaines de
pages », écrit pour sa part le New York Times.
Le journal rappelle l'émerveillement du public
new-yorkais découvrant en une une seule apparition intitulée simplement «
Une soirée de pantomime » la magie de Marcel Marceau. Le spectacle fut
prolongé de plusieurs semaines sur Broadway et le mime français fut
consacré sur le champ par une télévision naissante.
« Il devrait être attrapé dans un de ses filets à
papillons imaginaires et forcé de rester sur la scène d'un théatre
américain pour toute la saison ou peut-être pour le restant de ses
jours », s'enthousiasmait un critique de l'époque.
Ses spectacles lui valurent de gagner deux Emmys
Awards, les oscars de la télévision américaine et des apparitions dans
plus d'une dizaine de films, dont « Barbarella » de Roger Vadim en
1968.
Son plus célèbre rôle cinématographique appartient au
film de Mel Brooks en 1976 « Silent movie » (La dernière folie), un film
muet, où Marcel Marceau dit le seul mot du long métrage et de sa carrière,
un retentissant « non », en français.
Rompu à la danse et à l'acrobatie qu'il pratiquait avec
une discipline de fer, Marcel Marceau a aussi inspiré de plus jeunes
générations d'artistes américains.
Le célébre « moonwalk », pas de danse fétiche du roi de
la pop Michael Jackson, doit tout à « la marche contre le vent » de Marcel
Marceau.
Tout au long de sa carrière, le mime se produisait
presque chaque année sur les scènes américaines, revenant régulièrement à
New York.
Celui qui avait découvert sa vocation enfant avec
Charlie Chaplin, un « dieu » qu'il avait eu le bonheur de rencontrer en
1967, s'énorgueillissait d'avoir vu accourir à ses spectacles des
célébrités comme Charles Laughton, Marlon Brandon, Gary Cooper ou les Marx
Brothers.
Poétique, mélancolique et silencieux sur scène, Marcel
Marceau, était volubile et polyglotte dans la vie. Dans une interview au
quotidien Christian Science Monitor réalisée en 1974 et publiée à nouveau
lundi par le journal, le mime s'étonnait des miracles de la
télévision.
« Je n'aurai jamais imaginé devenir célèbre en Amérique
pour mes (apparitions dans des) talk shows », confiait-il.
« J'ai joué à Philadelphie et il y avait peut-être
3.000 spectateurs. Je parle dans un talk-show 20 minutes et des millions
de personnes me regardent », s'étonnait-il.
Le mime Marcel Marceau sera inhumé mercredi au
cimetière parisien du Père-Lachaise où lui sera rendu un hommage public
lors d'une cérémonie placée sous le thème du silence.
Frédéric Chambert nommé
à la direction du Théâtre du Capitole
Frédéric Chambert, 47 ans, a été nommé lundi directeur
artistique du Théâtre du Capitole par le maire de Toulouse, Jean-Luc
Moudenc.
Frédéric Chambert remplacera à ce poste Nicolas Joel,
appelé à diriger l'Opéra National de Paris à partir de 2009.
Dans un communiqué, M. Moudenc indique que M. Chambert
« présente toutes les qualités et l'expérience requises pour prendre
la suite de Nicolas Joel qui a réalisé un travail exceptionnel pendant
près de 20 ans à la tête du Théâtre du Capitole ».
Frédéric Chambert arrivera à Toulouse à l'été 2009 et
préparera la saison lyrique 2009/2010.
Né en 1960 à Aix-en Provence, il a été adjoint au
directeur de l'Opéra de Paris de 1998 à 2004 avant d'être nommé conseiller
technique chargé de la musique et de la danse au cabinet de l'ancien
ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres.
Depuis mai 2007, il est chargé d'une mission de
coordination de la programmation symphonique à Paris auprès des présidents
de Radio France, de la Cité de la Musique, de la Salle Pleyel, de la
Phiharmonie de Paris, de l'Orchestre de Paris et du Théâtre des
Champs-Elysées.
Accord entre la Sacem
et des webradios associatives
La Sacem et l'association France Webradios ont annoncé
lundi la signature d'un contrat permettant aux webradios associatives de
diffuser en streaming (écoute en flux continu) sur leur site internet les
oeuvres du répertoire de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs
de musique.
« Par cette signature, les auteurs, compositeurs
et éditeurs de musique dont les oeuvres sont diffusées par des webradios
associatives seront rémunérés à hauteur de 6% de l'ensemble des recettes
», ont indiqué les deux structures dans un communiqué commun.
L'accord concerne les webradios dont le budget annuel
est inférieur à 40.000 euros.
Le rôle principal de la Sacem, qui compte quelque
116.000 sociétaires (auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, dont
15.000 étrangers), est de collecter les droits d'auteur et de les
redistribuer. Elle gère un répertoire de 28 millions d'oeuvres.
France Webradios fédère 20 éditeurs de webradios
associatives, représentant 35 webradios françaises sur les 240 recensées à
ce jour.
Les ventes de disques
représenteront bientôt
moins de 50% du CA d'Universal
Les ventes de disques et de DVD pourraient bientôt
représenter moins de 50% du chiffre d'affaires d'Universal, qui souhaite
augmenter ses revenus tirés de l'image des artistes, a annoncé lundi
Jean-Bernard Levy, président du directoire de Vivendi, la maison-mère
d'Universal.
« Pendant des années, on avait la tête dans le
sable en disant il faut vendre des disques », a déclaré M. Levy devant les
membres de l'Association des journalistes média (AJM). « Il nous faut
migrer vers la monétisation de l'image des artistes », a-t-il ajouté.
Selon lui, actuellement, les ventes de disques et de
DVD représentent de 65 à 70% du chiffre d'affaires d'Universal, l'édition
musicale 15 à 16% et le téléchargement 15%. « La vente de disques et
DVD représentera peut-être moins de 50% du chiffre d'affaires total dans
pas très lontemps », selon le patron de Vivendi.
Universal a ainsi racheté en juin le britannique
Sanctuary, premier label musical indépendant au monde, qui combine les
activités de label mais aussi d'agent et d'organisateur d'événements et de
concerts.
« On s'efforce au maximum, lorsque l'on signe de
nouveaux artistes, d'avoir une partie de leurs revenus hors disque », a
expliqué Jean-Bernard Levy.
Quant au contrat avec le service iTunes d'Apple, arrivé
à échéance en mai, Universal souhaite que soit mis en place un système
plus favorable aux distributeurs et aux artistes, a indiqué M. Levy.
« Nous avions un contrat dont nous estimons qu'il
faisait trop la part belle à Apple », a-t-il déclaré. « Le partage de
la valeur entre Apple et les distributeurs et artistes est indécent ».
Depuis mai, ce contrat est reconduit avec un seul mois
de préavis et les négociations se poursuivent. « On ne discute pas
qu'avec Apple », a ajouté Jean-Bernard Levy.
Universal souhaite qu'Apple mette en place « un
système de prix différencié », selon la nouveauté du morceau vendu.
Un prix pour Mathias Heymann,
espoir du Ballet de l'Opéra de Paris
Le Prix de danse 2007 du Cercle Carpeaux sera remis le
2 octobre à Mathias Heymann, sujet du Ballet de l'Opéra de Paris.
Ce Marseillais de 20 ans, entré à l'Ecole de danse de
l'Opéra de Paris en 2001, a été engagé dans le corps de ballet de la
maison trois ans plus tard.
Promu sujet en décembre 2006, il a incarné depuis les
rôles de Basile dans « Don Quichotte » (Rudolf Noureev) en mars 2007
et de Colas dans « La Fille mal gardée » (Frederick Ashton) en
juillet 2007.
Le Prix du Cercle Carpeaux, attribué depuis 1982, est
destiné à encourager et à attirer l'attention sur de jeunes espoirs de la
première et plus ancienne compagnie de danse française.
Sidi Larbi Cherkaoui :
séjour parisien d'un Flamand
en deux temps
Sidi Larbi Cherkaoui, l'un des principaux acteurs de la
bouillonnante scène chorégraphique flamande, est présent avec deux
créations cette saison à l'affiche du Théâtre de la Ville à Paris, dont il
est un habitué depuis 2001.
Dès mardi soir et jusqu'au 6 octobre, il y présente
« Myth », pièce aux allures de dessin animé en 3D avec la
participation active des voix de l'Ensemble Micrologus de Patrizia Bovi,
avant une large tournée jusqu'en juin 2008 passant notamment par Mulhouse,
Lyon, Rouen, Grenoble, Strasbourg, Rennes et Nice.
Du 22 au 27 avril (2008), le chorégraphe installé à
Anvers honorera une nouvelle invitation du Théâtre de la Ville, cette fois
aux Abbesses, avec un second programme baptisé « Origine » et
interprété par quatre danseurs sur la musique éthérée de la religieuse
rhénane Hildegard von Bingen.
Christian Rizzo inaugure
sa résidence à l'Opéra de Lille
L'Opéra de Lille, qui soigne sa programmation de danse
depuis sa réouverture en décembre 2003, franchit une nouvelle étape en
accueillant un chorégraphe en résidence, Christian Rizzo.
L'artiste français présentera son art moderne et
complexe à la croisée de diverses influences (chorégraphiques, plastiques,
musicales...) lors de cette ouverture de saison, intitulée
« Opéra(tion)-remix », avec samedi un « Happy day » à entrée
libre qui lui permettra de s'inviter dans tous les étages du bâtiment.
Le soir même puis jusqu'au 6 octobre, Christian Rizzo
donnera deux « solos remixés » avec les danseurs Jean-Baptiste André
et Julie Guibert.
L'Opéra de Lille accueillera en outre jusqu'au 13
octobre « 100% polyester... », une installation cosignée par le
chorégraphe et la scénographe Caty Olive.
Le prochain acte de la résidence lilloise de Christian
Rizzo sera la création de « Mon amour », pièce pour sept ou huit
danseurs à l'affiche de l'Opéra du 28 février au 1er mars.
Roubaix au rythme
de la danse britannique
Du 4 au 6 octobre, Roubaix (Nord) accueillera de
nombreux danseurs britanniques lors du festival UKMoves, en partenariat
avec le British Council (l'agence culturelle internationale britannique)
et le centre chorégraphique national (CCN) de la ville.
Après Vilnius (Lituanie) et Zagreb (Croatie), les
danseurs présenteront 15 spectacles différents sur plusieurs scènes
roubaisiennes. Une collaboration d'autant plus évidente que le CCN de
Roubaix, dirigé depuis décembre 2004 par l'Américaine Carolyn Carlson, a
mis en place en 2006 des partenariats, baptisés Cross Over, avec des
compagnies de danse du sud-est de l'Angleterre.
En plus des spectacles destinés à présenter la
créativité des artistes d'outre-Manche, une exposition de photographies
des danseurs réalisées par Chris Nash sera organisée à La Condition
Publique à Roubaix.
actualité musicale du 26 septembre 2007

Le cerveau en mesure avec la
musique
Des chercheurs de McGill et de Stanford sont les
premiers à cartographier l’activité neuronale engendrée par les
transitions en musique
Une étude menée par des chercheurs des universités
McGill et Stanford révèle comment le cerveau humain réagit à la transition
d’un mouvement à l’autre dans une pièce musicale.
Les résultats de cette recherche sans précédent –
conçue à l’aide du professeur de psychologie Dan Levitin de l’Université
McGill et menée par une équipe de l’Université Stanford dirigée par
l’étudiant au cycle supérieur Devarajan Sridharan – paraissent dans le
tirage du 2 août de la revue Neuron. Les chercheurs Vinod Menon, Chris H.
Chafe et Jonathan Berger ont également pris part à ces travaux.
« Cette étude est la première à montrer que le cerveau
est doté d’un réseau distinct qui cerne le début et la fin d’épisodes en
musique, probablement en vue de l’encodage, ou mise en mémoire », a
précisé le Pr Levitin, titulaire de la Chaire James McGill en psychologie
et neurosciences à McGill et auteur du récent succès de librairie This Is
Your Brain on Music: The Science of a Human Obsession.
Les chercheurs de McGill ont recruté des sujets issus
de la population de Stanford et de la collectivité voisine de Palo Alto,
en Californie. Les sujets étaient placés dans un appareil d’imagerie par
résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) – un appareil de neuroimagerie
permettant de mesurer l’activité neuronale dans le cerveau – où ils
écoutaient plusieurs symphonies complètes du compositeur britannique de
l’époque baroque William Boyce.
« Les sujets n’étaient pas musiciens et pouvaient ne
pas être en mesure de distinguer un adagio d’un andante, mais ils
percevaient bien les changements musicaux notables », poursuit le Pr
Levitin, en soulignant que les résultats pourraient aussi être applicables
à des styles de musique autres que classique, bien que cela nécessiterait
des recherches plus poussées.
Lors des changements marqués entre les mouvements
musicaux, les chercheurs ont observé une activité dans le réseau
frontotemporal ventral – qui est associé à la détection de tels épisodes
musicaux, à la conversation ou à d’autres stimuli auditifs – suivie
ensuite d’une activité dans le réseau fronto-pariétal dorsal associé à
l’attention et à l’actualisation de la mémoire de travail, comme le
langage parlé et gestuel, la perception visuelle et la perception
tactile.
« Par définition, un épisode doit avoir un début et une
fin », indique le Pr Levitin. « Ces régions du cerveau sont celles qui
balisent l’épisode et qui en “décident” le début et la fin. »
L’étude a d’importantes répercussions quant à la
compréhension de la perception des épisodes auditifs, poursuit le
professeur. « Ainsi, les résultats pourraient permettre de mieux saisir
comment les gens peuvent poursuivre une conversation dans un lieu bondé –
ce qu’on qualifie d’effet de “cocktail party”. Nous savons qu’un des
indices que les gens utilisent pour déduire les sons qui vont ensemble est
le début des mots et des phrases. Les choses qui commencent ensemble vont
ensemble. »
L’Université McGill est l’un des principaux centres au
monde pour ce qui est de l’étude scientifique de la musique. Le Pr Levitin
professeur agrégé de psychologie à McGill et directeur du Laboratoire
d’étude de la perception, de la cognition et de la compétence musicales.
http://francais.mcgill.ca/newsroom/news/?ItemID=26089
Amazon se lance à grande échelle
dans la vente de musique en ligne
Le site Amazon.com, leader de la vente de produits de
loisirs sur internet, a lancé mardi un service de vente de musique en
ligne proposant 2 millions de chansons, qui concurrencera le site iTunes
du groupe Apple, le leader mondial du secteur.
Baptisé « Amazon MP3 », ce service propose
uniquement des titres en format MP3 et sans logiciel anti-copie, donc
utilisables sur n'importe quel ordinateur ou baladeur MP3, y compris
l'iPod, et gravables sur CD. Ils proviennent de 20.000 maisons de disques,
dont EMI et Universal, et sont vendus 89 à 99 cents US pièce.
Ce nouveau créneau complètera la vente de CD en ligne
d'Amazon, qui propose plus d'un million d'albums, mais qui comme ses
concurrents souffre de la concurrence du téléchargement illégal de musique
sur internet.
Les ventes de CD ont encore décliné de 13% en 2006 aux
Etats-Unis, une baisse de chiffre d'affaires qui n'est pas compensée par
la hausse de 60% des achats d'albums en ligne, selon les chiffres de la
fédération américaines des maisons de disques (Recording Industry
Association of America, RIAA).
Amazon se heurtera aux deux leaders du marché aux
Etats-Unis, iTunes, qui propose 5 millions de titres, et le distributeur
Wal-Mart.
Selon le cabinet spécialisé NPD, iTunes, qui vend
surtout des titres protégés par un système anti-copie pour 99 cents,
détenait l'an dernier 70% du marché du téléchargement légal de musique aux
Etats-Unis. iTunes propose aussi depuis fin mai des titres sans système
anti-copie et venant du catalogue EMI, pour 1,29 dollar.
La domination d'iTunes sur le marché agace les maisons
de disques, qui contestent aussi le prix unique de 99 cents par titre
imposé par Apple. Cet été, Universal a refusé de renouveler son contrat à
long terme avec iTunes, préférant le gérer à court terme. Universal
souhaiterait que le prix des chansons soit différencié, par exemple en
fonction de la date de sortie.
Dernier hommage en musique
pour le jazzman Joe Zawinul,
fondateur de Weather Report
Des personnalités du monde musical ont pris leurs
instruments mardi au cimetière central de Vienne pour rendre un dernier
hommage au pianiste Joe Zawinul, le fondateur du groupe jazz-rock Weather
Report, mort le 11 septembre dernier à l'âge de 75 ans, a constaté
l'AFP.
Le pianiste viennois basé aux Etats-Unis a été
accompagné sur des rythmes méleangeant jazz et musiques africaines
interprétés par les membres de son dernier groupe, le Zawinul
Syndicate.
« C'était une incroyable source d'inspiration », a
déclaré le pianiste américain Chick Corea dans un message, alors que dans
un autre son complice Wayne Shorter, co-fondateur de Weather Report, le
donnait en exemple.
Très ému, le comédien autrichien Frank Hoffman a
déclaré que la musique de Zawinul est « un cadeau qui vivra même
après sa mort », en affirmant que des titres comme « Birdland » et
« Mercy, mercy, mercy » font partie du « patrimoine mondial de
la culture jazz ».
Beaucoup ont aussi souhaité mettre en avant
l'engagement de l'artiste en faveur des victimes du cyclone Katrina, ou
encore son combat permanent contre le racisme, illustré lors de la
cérémonie par la chanson de Marvin Gaye « What's going on? ».
Le violoniste virtuose Toni Stricker a littéralement
fait pleurer ses cordes pour dire au revoir à son ami, en compagnie du
saxophoniste Hans Salomon et de la chanteuse belge Sabine Kabongo.
Après deux heures de cérémonie, le cercueil de
l'artiste est parti sous une longue salve d'applaudissements, dont ceux du
maire Michael Häupl et du band « Vienna Art Orchestra ».
Un concert spécial en son honneur sera donné samedi au
Konzerthaus de Vienne par le Zawinul Syndicate.
Aux côtés de Miles Davis puis à la tête de Weather
Report, le pianiste et claviériste autrichien fut l'une des figures clés
de l'émergence du jazz-rock à la fin des années 60 et dans les années
70.
Hommage à Paris
à Dietrich Fischer-Dieskau,
en images mais en son absence
L'auditorium du musée du Louvre à Paris rendra de jeudi
à dimanche un hommage en cinq séances de musique filmée au baryton
allemand Dietrich Fischer-Dieskau, le maître du lied, qui a annulé sa
venue après une mauvaise chute, a-t-on appris mardi auprès des
organisateurs.
Le chanteur de 82 ans n'interprètera pas comme récitant
les trois mélodrames de Schumann, Liszt et Viktor Ullmann initialement
programmés vendredi dans le cadre d'un concert qui a été annulé, mais il a
enregistré un bref message vidéo qui sera diffusé jeudi soir (20H00) en
ouverture de ce cycle.
Cette séance inaugurale permettra de retrouver le
serviteur des « Kindertotenlieder » de Mahler (1968) — il fut l'un
des premiers à mettre régulièrement ce compositeur à son programme — et un
documentaire sur son incarnation du Don Giovanni de Mozart à Prague (1967)
avec Karl Böhm.
Puis les mélomanes pourront revoir (samedi à 14H30)
« Dietrich Fischer-Dieskau, la voix de l'âme », un film de Bruno
Monsaingeon sur la personnalité unique de ce musicien et humaniste, à la
fois chanteur, chef d'orchestre et musicologue, marié à la soprano Julia
Varady.
Le même jour à 17H00, une séance d'archives célèbrera
le « Liedersänger » (chanteur de mélodies en langue allemande) chez
deux de ses compositeurs de prédilection (Schubert et Wolf) et avec
quelques-uns de ses grands accompagnateurs au piano (Gerald Moore, Alfred
Brendel, Sviatoslav Richter, Murray Perahia et Wolfgang Sawallisch).
Le dimanche à 14H30, ses Bach (cantate 158, oratorio de
Noël) et Fauré (Requiem) ouvriront un chapitre consacré à la musique
sacrée, le troisième grand champ musical exploré par Fischer-Dieskau avec
le lied et l'opéra.
Le genre lyrique clôturera le cycle à 17H00 avec son
incarnation du Comte dans « Les Noces de Figaro » de Mozart au
Festival de Salzbourg en 1963, sous la direction musicale de Lorin
Maazel.
Emmanuel Demarcy-Mota
nommé directeur
du Théâtre de la Ville à Paris
Le metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du
centre dramatique national (CDN) de Reims depuis 2002, a été nommé à la
tête du Théâtre de la Ville à Paris, où il succèdera au printemps 2008 à
Gérard Violette, a annoncé mardi la mairie de la capitale.
M. Deùmarcy-Motta, 37 ans, a proposé un projet
« centré sur la création contemporaine à travers une programmation
pluridisciplinaire de haut niveau, accordant une place privilégiée à la
danse », précise un communiqué.
« Il porte également une attention particulière à
la promotion de nouveaux talents, à l'ouverture du théâtre à l'Europe et
au monde, à la recherche de nouveaux liens avec les publics et à la place
spécifique des jeunes spectateurs », poursuit le texte.
Le Théâtre de la Ville, doté d'un budget d'environ
treize millions d'euros dont près de onze versés par la mairie, a
accueilli quelque 220.000 spectateurs lors de sa saison 2006-2007 dans ses
deux salles de 1.000 (Théâtre de la Ville, place du Châtelet) et 400
places (théâtre des Abbesses, XVIIIe arrondissement).
La maison propose une programmation atypique à Paris
mêlant la danse au théâtre, aux musiques du monde (Moyen-Orient et Asie)
et à la musique de chambre.
M. Demarcy-Mota devrait prendre ses fonctions en juin à
l'issue du long règne de Gérard Violette, 70 ans, qui a fait de cette
institution dont il a été administrateur général (dès 1968) puis directeur
(à partir de 1985) un haut-lieu de la danse contemporaine en Europe.
Sous sa direction, le Théâtre de la Ville a révélé en
France dès la fin des années 1970 la chorégraphe allemande Pina Bausch,
soutenu sa compatriote Sasha Waltz et accompagné l'émergence de
l'inventive danse flamande en accueillant régulièrement Alain Platel, Anne
Teresa de Keersmaeker ou encore Wim Vandekeybus.
M. Demarcy-Mota avait les faveurs de Gérard Violette
pour prendre sa succession.
« Gérard Violette nous a convaincus qu'il fallait
un bon gestionnaire, un bon programmateur — ce qu'est Emmanuel
Demarcy-Mota à la Comédie de Reims —, et en même temps quelqu'un de jeune,
qui a de l'énergie et est un merveilleux artiste », a expliqué à l'AFP le
maire-adjoint à la Culture Christophe Girard (PS).
L'un des premiers chantiers auxquels devra s'atteler M.
Demarcy-Mota sera la mise en oeuvre de travaux de rénovation dans la salle
de la place du Châtelet, a précisé l'adjoint à la Culture, qui a salué
dans le Théâtre de la Ville « l'une des plus grandes fiertés de Paris
».
Angélique Ionatos à Paris
La chanteuse d'origine grecque Angélique Ionatos, qui
s'exila dans les années 70 à l'époque des généraux, se produit au Théâtre
des Abbesses à Paris jusqu'à samedi inclus.
A l'occasion de cette création, elle continuera à
chanter des poèmes en grec, en l'occurrence ceux de Kostis Palamas et
Kostas Karyotakis, mais donnera vie en espagnol à certains autres de Pablo
Neruda et, en français, à des textes d'Anna de Noailles, comme sur son
dernier album paru cette année, « Eros y Muerte » (Naïve).
Cette chanteuse expressive est entourée de musiciens
talentueux, parmi lesquels le contrebassiste Claude Tchamitchian, connu
pour ses créations dans le monde du free jazz et des musiques improvisées,
le bandonéoniste argentin Cesar Stroscio et le violoniste Michael
Nick.
Dialogue entre le tango
et le chant yiddish
Le pianiste argentin Gustavo Beytelman et le chanteur
et conteur yiddish Ben Zimet sont réunis pour la première fois sur scène,
jusqu'au 30 septembre au Théâtre de la Vieille Grille à Paris, pour un
dialogue musical entre le chant yiddish, le tango, le conte juif et la
milonga.
Beytelmann est l'un des plus grands pianistes argentins
actuels. Ce musicien, également compositeur, a joué avec Astor Piazzolla
et sur les deux albums de Gotan Project, qui propose une fusion réussie de
tango et d'électro. Ben Zimet, lui, a commencé à interpréter les chants et
les contes yiddish bien avant le « revival » klezmer initié à la fin
des années 90 par le clarinettiste new-yorkais David Krakauer.
Des connections évidentes existent entre le tango et
les musiques yiddish des juifs d'Europe centrale, une forte charge
nostalgique notamment. Le violon est un instrument très utilisé dans ces
deux styles de musique et le bandonéon, instrument roi du tango, est né en
Allemagne.
Ouverture du 12e festival
« Toulouse les Orgues »
Au clavier du magnifique Cavaillé-Coll de la basilique
Saint-Sernin, Michel Bouvard ouvrira vendredi, en compagnie de la soprano
Anne-Laure Touya le 12è festival « Toulouse les Orgues ».
Pour l'édition 2007, le directeur artistique du
festival, le Néerlandais Jan Willem Jansen, toujours soucieux de rajeunir
l'image de l'orgue pour le grand public, propose un programme d'oeuvres
qui vont de la Renaissance à la musique électronique.
Pour célébrer le tricentenaire de la mort de Buxtehude,
le « maître de Lübeck », plusieurs concerts seront donnés sur l'orgue
Ahrend du musée des Augustins tandis que deux créations mondiales
d'oeuvres de Jehan Alain et Maurice Duruflé seront présentées par
l'Orchestre National du Capitole sous la direction de Fabien Gabel.
L'orgue de la cathédrale Saint-Etienne accueillera le
maître de cérémonie, Jan Willem Jansen qui sera accompagné par l'Orchestre
de Chambre de Toulouse dirigé par Gilles Colliard.
La Messe en si de Jen-Sébastien Bach interprétée par
l'Amsterdam Baroque Orchestra and Choir sous la direction de Ton Koopman
devrait être l'un des moments forts de ce festival qui s'achèvera le 14
octobre.
Un hommage à Scarlatti sera par ailleurs rendu par le
choeur basque Conductus Ensemble dirigé par Andoni Serra avec, à l'orgue,
Alize Mendizabal.
Une touche festive et légère sera donnée par les
tambours et trompettes des Cuivres Romantiques ou les mélodies
traditionnelles suisses de l'Echo des Alpes.
Pour un ciné-concert à l'église du Gesu, Wannes
Vanderhoeven accompagnera à l'harmomium le « Carmen » (muet) de Cecil
B. DeMille (1905).
Toulouse qui compte 30 orgues, dont 9 classés monuments
historiques, accueille cette année, dans le cadre du festival, le 10è
congrès d'ECHO (European Cities of Historic Organs) qui regroupe 11 villes
européennes.
Le festival donnera d'ailleurs un coup de main à
l'association Chamada Tolosa qui cherche à construire, à Toulouse, un
orgue ibérique. L'ensemble des Sacqueboutiers (instruments anciens)
donnera un concert pour l'association au couvent des Jacobins.
Le festival - qui fera quelques incursions dans les
départements voisins (Aveyron, Tarn, Hérault) - sera complété par
« Mange-moi » une création jeune public avec pour personnage
principal un orgue-ogre, des conférences et des promenades dans la ville
rose avec des facteurs d'orgue d'ECHO.
Festival Musica :
Emmanuel Nunes,
Unsuk Chin et les mixités sonores
Le festival Musica propose à partir de mercredi trois
semaines de concerts dont quarante créations s'imposant définitivement
comme le premier festival de musique contemporaine en France et l'un des
plus grands en Europe.
58 compositeurs se succèderont jusqu'au 14 octobre pour
une centaine de concerts, avec dès mercredi, délocalisé à Baden-Baden, en
Akllemagne, « Amériques » de Varèse par l'Ensemble modern orchestra
sous la direction de Pierre Boulez.
Le concert d'ouverture aura lieu vendredi à Strasbourg,
épicentre du festival, avec une autre oeuvre de référence, Le Sacre du
Printemps d'Igor Stravinsky. Invité, l'Orchestre philharmonique de Liège
Wallonie-Bruxelles interprètera aussi des oeuvres de Bruno Mantovani (Time
Stretch) et de James Dillon (Andromeda).
Le Mandarin merveilleux de Bela Bartok, donné le 7
octobre par l'Orchestre philharmonique de Strasbourg, est également à
l'affiche de cette 25e édition dont la programmation se décline en trois
« univers » selon Jean-Dominique Marco, le directeur du festival.
Le premier est un « hommage rendu au portugais
Emmanuel Nunes et à sa grande liberté d'écriture », a-t-il indiqué. C'est
son « portrait » que dresse Musica cette année puisque six concerts
lui sont consacrés dont Quodlibet (1991), Epures du serpent vert (2005) ou
encore Lichtung 3 qui fut créé en 2007 à Paris.
Autre univers, celui d'une élève de Ligeti, la star
coréenne Unsuk Chin « une femme atypique et originale ». Musica lui
consacre un portrait-découverte en quatre concerts au travers desquels
sera rendu hommage au « vieux maître » hongrois disparu l'année
dernière.
Parmi les oeuvres de la compositrice qui affiche une
prédilection marquée pour les voix féminines et lyriques figurent la
fresque dramatique des « Troyennes » et la partition plus abstraite
et méditative de « Kala ».
Le Français François Sahran, l'Italien Oscar Bianchi et
l'Autrichien Bernhard Lang, « trois musiciens transgressifs qui
bousculent les codes d'écriture », assureront un troisième univers de
mixités sonores « avec un outillage électronique et informatique
».
Les samedis de la jeune création européenne offriront
une tribune aux très jeunes ainsi que les « Nuits électroniques de
l'ososphère » et les deux soirées à la « Chambre électronique »,
fruit d'une collaboration entre Musica et la Laiterie, la salle des
musiques nouvelles de Strasbourg.
Musica se déplacera aussi à Fribourg en Allemagne,
ainsi qu'à Bâle en Suisse.
L'Orchestre de chambre de Toulouse
propose un « concert à la criée »
L'Orchestre de chambre de Toulouse, dirigé par Gilles
Colliard, propose « un concert à la criée » gratuit le 27 septembre à
l'Auditorium Saint-Pierre des Cuisines de Toulouse, au cours duquel le
public pourra composer le « menu » musical de la soirée.
« Comme dans un menu, différents plats vous sont
proposés et c'est le choix majoritaire du public qui s'exprime à la criée
qui déterminera la pièce qui sera servie », explique la formation.
Il s'agit d'un véritable défi pour ses musiciens, qui
monteront sur scène avec cent pages de musique chacun, sans savoir
lesquelles ils devront jouer.
Cet orchestre, créé en 1953, s'est reformé sous la
baguette de Gilles Colliard, sous forme de SCOP (coopérative) en 2004,
après une mise en liquidation judiciaire. Il tient à affirmer le caractère
vivant de l'art musical, alternant concerts dans des écoles, des hôpitaux,
des usines ou concerts petit-déjeuner à 7 heures du matin.
Il proposera dans son menu musical amuse-bouches,
entrées, plats, fromages et desserts allant des oeuvres de Marin Marais,
Corelli et Pergolese à Bartok et Saint-Saëns, interprétées sur instruments
baroques ou modernes.
Ce concert entre dans le cadre de la candidature de
Toulouse au titre de capitale européenne de la culture en 2013.
105e Anniversaire
de la mort d Emile Zola,
150e anniversaire
de la naissance d'Alfred Bruneau
105e Anniversaire de la mort d Emile Zola, 150e
anniversaire de la naissance d'Alfred Bruneau : le 7 octobre,
pélerinage littérairte de Médan. Dimanche 7 octobre à 15 heures
PÈLERINAGE LITTÉRAIRE DE MÉDAN
Des allocutions seront prononcées par :
M. Jacques MERCIER, Chef d'orchestre, Chef permanent et
directeur artistique de l'Orchestre National de Lorraine. A
enregistré le Requiem et Lazare d'Alfred BRUNEAU.
M. Claude CHARPENTIER, Petit-neveu de Gustave
CHARPENTIER, auteur de Louise.
M. Jean-Sébastien MACKE, Docteur es Lettres - Chercheur
au Centre ZOLA (I.T.E.M.- C.N.R.S.).
Pendant la cérémonie diffusion d'œuvres lyriques
d'Alfred BRUNEAU sur des livrets d'Emile ZOLA.
Par chemin de fer : départ de la gare Saint-Lazare à 14
h 33. Arrivée à la gare de Médan (arrêt spécial), d'où l'on se rendra à la
maison de Zola. Retour pour Paris à 17 h 27 (gare de Médan).
Par route : A 13 ou A14: sortir à l'échangeur de
Poissy-Villennes (25 kms de Paris) direction Médan par la D164.
actualité musicale du 27 septembre 2007

« Les Concerts allumés » à Poitiers
:
La musique et la ville, autrement,
du 27 au 30 septembre 2007
http://www.concerts-allumes.org
« Les Concerts allumés » chahutent doucement la musique et la ville du 27
au 30 septembre à Poitiers
« Les Concerts allumés » souhaitent faire (re)découvrir
la musique et la ville, autrement. Quatre jours de festivités y sont
consacrés ; quatre jours pendant lesquels jeux d’emprunt et de remaniement
sont de mise.
Ainsi, Bach s’écoute avec les oreilles de Schumann et
de Brahms, le madrigal italien et le tango argentin s’entremêlent avec
audace. Un DJ s’invite aux platines, la musique de Jimi Hendrix est
revisitée par Tehericsen pour le festival et prend de nouvelles
couleurs…
Un lieu de concert, une cour, un jardin : à chacune de
leurs interventions, les concepteurs lumière revisitent les monuments et
l’espace urbain. Autant d’occasions offertes pour redécouvrir la ville,
observer les rues, déambuler d’un concert à l’autre, lorsque, la nuit, les
rues se griment, lorsque les églises dévoilent leurs richesses.
Tarifs : Concerts payants : de 3,5 à 12 €. Quatre
concerts gratuits. Deux répétitions publiques. Gratuit pour les moins de
18 ans. L’accès aux installations lumineuses, les visites et déambulations
commentées sont gratuits. La troisième édition du festival « Les Concerts
allumés », proposé par Le Théâtre-Scène Nationale de Poitiers, aura lieu
du jeudi 27 au dimanche 30 septembre à Poitiers.

Politique culturelle :
vives inquiétudes au Syndeac
(scènes subventionnées)
Le Syndeac, syndicat qui représente de nombreux
entrepreneurs du spectacle subventionné, a exprimé « ses plus vives
inquiétudes quant à l'avenir de la politique artistique et culturelle de
l'Etat » et demande à rencontrer la ministre de la Culture, Christine
Albanel.
« La lettre de mission du président de la
République à madame la ministre de la Culture et de la Communication, les
premiers actes et les récentes déclarations de la même ministre ne
témoignent pas de la volonté de donner un nouveau souffle à cette
politique », estime le Syndeac dans une motion adoptée lors de son
assemblée générale et rendue publique mercredi.
« C'est une politique d'abandon et de renoncement
qui se dessine aujourd'hui », estime encore le syndicat, selon lequel
« l'impératif absolu de réfléchir à l'état des choses, à son
dépassement, à expérimenter de nouvelles voies ne peut se confondre avec
le discours du dénigrement et l'apologie de la culture du résultat ».
« En terme budgétaire, alors que la vitalité
artistique et la croissance constante de la fréquentation des publics sont
les signes de l'avancée de la démocratisation culturelle, l'Etat ne se
dote pas des moyens financiers nécessaires à la poursuite de son
développement », juge enfin le Syndeac. « A l'inverse, il se départit
de recettes fiscales en favorisant les revenus les plus aisés ».
Le Syndeac, fort de 257 membres —directeurs de centres
dramatiques (CDN) et chorégraphiques nationaux (CCN), scènes nationales
(SN), festivals, compagnies... — a élu mardi un nouveau conseil national,
au sein duquel le nouveau président sera élu lundi prochain.
Keltia Musique : en 30 ans,
de la musique bretonne à Sinéad O'Connor
Label indépendant basé en Bretagne en passe de fêter
ses 30 ans, Keltia Musique résiste à la crise de l'industrie du disque en
assurant sa propre distribution et celle d'artistes internationaux, un bon
moyen, selon ses responsables, de conserver leur indépendance.
« Si nous sommes toujours là, c'est parce que nous
sommes à la fois producteurs et distributeurs. Un producteur seul, il faut
qu'il vende beaucoup. Sinon, il ne tient pas », assure le responsable de
Keltia, Alain Le Meur, un air d'Alain Souchon rajeuni de dix ans.
Installé à Quimper, Keltia Musique, qui compte plus de
500 références à son catalogue et emploie une dizaine de salariés, a
récemment sorti en France les derniers CD de l'Irlandaise Sinéad O'Connor
et de la Canadienne Loreena McKennitt.
Keltia est le premier label avec lequel Loreena
McKennit, qui a vendu plus de 15 millions de disques à travers le monde, a
passé un accord de distribution en 1991. Partie ensuite chez Warner, elle
est vite revenue chez Keltia qui distribue l'ensemble de ses albums, dont
le tout dernier « Nights from the Alhambra », en tête des ventes
world depuis sa sortie, début septembre.
« J'admire leur façon créatrice de travailler au
service de la musique et des artistes », a confié à l'AFP la rousse
canadienne, insistant sur l'approche différente suscitée par leur
« enracinement » en Bretagne. « Dans une industrie musicale qui
traverse de grands changements, nous avons besoin de davantage de labels
comme Keltia ».
« C'est une maison de disques fantastique (...)
Les grands labels ont une approche très financière des albums d'artistes
alors qu'un label comme Keltia est heureux de ce que vous lui présentez et
vous apporte un vrai soutien », assure pour sa part Sinéad O'Connor qui a
elle-même produit son dernier opus, « Theology », sorti en juin.
Fondée en 1978 par le père d'Alain Le Meur, un
passionné de musique bretonne comptable de profession, Keltia Musique,
l'un des rares distributeurs indépendants en France, a fonctionné
artisanalement pendant des années.
« Dans la cave de la maison, il y avait un petit
rayon de disques importés d'Ecosse et d'Irlande. En 1972, Alan Stivell a
explosé et internationalisé la musique bretonne. Mon père a perdu son
emploi peu après. Il s'est décidé alors à vendre des disques et,
parallèlement, à produire son premier vinyl », raconte Alain Le Meur.
« A l'époque, il n'y avait pas de bacs de musique
celtique dans les magasins. Stivell était dans les bacs France »,
rappelle-t-il.
Avec une dizaine de productions d'artistes bretons par
an et la distribution d'artistes celtiques internationaux, l'équipe a dû,
peu à peu, se professionnaliser. « Il a fallu se mettre à lire des
contrats en anglais », sourit Eleanor Lehtela, chargée des relations
internationales et du marketing.
Amoureux du travail bien fait, les responsables de
Keltia Musique estiment que « l'avenir du disque passe par les
disquaires indépendants », sachant que « ce qui résiste le mieux, ce
sont les niches (jazz, world, etc.) ».
Pour l'instant, « le téléchargement reste ridicule
au niveau des ventes (...) et rien n'a remplacé le CD, sauf la gratuité »,
relève Mme Lehtela.
« Ce qui va se passer? C'est le public qui
décidera », répond Alain Le Meur, serein malgré tout : « Quand on a
vendu 10.000 CD, on sait qu'on peut repartir sur un nouveau projet et
chaque disque est une aventure humaine ».
Les Irakiens redécouvrent
les plaisirs de la musique
Privés de théâtres et de cinémas, lassés de la
télévision, chassés des rues le soir par le couvre-feu, les Irakiens
redécouvrent à domicile l'une de leur plus ancienne tradition: jouer de la
musique.
Marchands d'instruments et professeurs de solfège se
disent de plus en plus sollicités par des amateurs, qui cherchent dans la
musique la distraction et le réconfort qu'ils ne trouvent pas
ailleurs.
Et à Bagdad, où l'électricité est un luxe et les
familles ont du mal à joindre les deux bouts dans une économie qui n'a pas
redémarré depuis l'invasion de l'Irak en mars 2003, les apprentis
mélomanes se contentent le plus souvent d'instruments à corde, comme la
guitare.
« Aujourd'hui, nous vendons aux amateurs qui
veulent apprendre la musique chez eux », explique Raghid, propriétaire
d'un magasin d'instruments dans le district commerçant de Karrada (centre
de Bagdad).
Il se souvient avec nostalgie de l'époque où les
groupes folkloriques et les formations plus modernes venaient se fournir
dans son vaste négoce. Il avait même parmi ses clients des membres des
orchestres philharmoniques officiels.
« Les grands artistes ont quitté le pays depuis
longtemps », note-t-il, et aujourd'hui c'est un public plus jeune, et
désargenté, qui hante sa boutique, la dernière du genre sur la grande
avenue Rashid, qui en comptait six autrefois.
« Les adolescents préfèrent les guitares sèches,
qui ne nécessitent pas d'électricité », explique Raghid, dont la boutique
était jadis connu pour ses « ouds », le luth moyen-oriental.
« La plupart de mes clients sont des étudiants et
des jeunes diplômés, fans de musique occidentale », et il leur propose des
guitares de fabrication coréenne qui coûtent entre 60 et 90 dollars, ou
même chinoise, de médiocre qualité, mais dont le prix ne dépasse pas les
50 dollars.
Outre la paupérisation d'une nation qui a longtemps
vécu de sa rente pétrolière avant de sombrer sous le poids de trois
guerres, de douze ans de sanctions et de la corruption endémique de tous
les régimes, la musique doit dorénavant compter avec un nouvel ennemi.
« L'extrémisme religieux » commence à s'inflitrer
dans la société irakienne, déplore Raghid, dont le père et le grand-père
exerçaient déjà la profession de marchand d'instruments. « Les
artistes et les groupes de musiciens sont menacés, certains ont été battus
par des militants islamistes », ajoute-t-il.
Beaucoup d'artistes irakiens ont trouvé refuge en Syrie
ou en Jordanie, selon Raghid, lui-même diplômé de l'académie des Beaux
Arts de Bagdad.
Mais ce chrétien, capable de jouer de tous les
instruments exposés dans son magasin, assure qu'il ne partira pas à son
tour en exil. « Je mets un peu de vie dans ce pays dévasté par la
violence. Je resterai en Irak aux côtés de mes amis chiites et sunnites »,
affirme-t-il.
Les clients sont d'ailleurs de nouveau au rendez-vous,
alors que la musique retrouve la faveur aussi bien des amateurs de rock
que des familles, qui veulent donner une éducation musicale à leurs
enfants.
Ce regain d'intérêt pour la musique profite également
aux professeurs de solfège, comme Abbas Fadhel, 28 ans, tout frais sorti
de l'Institut musical de Bagdad, qui a transformé son appartement en école
de musique.
Il y reçoit chaque jour une quinzaine d'élèves, et leur
fait découvrir les secrets de la mélodie du « maqam », musique arabe
traditionnelle, ou de la chanson occidentale.
« Les jeunes ont peur de sortir de chez eux, où
ils tournent en rond et perdent leur temps », explique-t-il. « Dans
le passé, ils pouvaient aller au théâtre ou au cinéma, mais aujourd'hui
ils n'ont rien à faire, alors ils se mettent à la musique », se
réjouit-il.
« C'est merveilleux », assure l'une des élèves,
Zina Hatham, 16 ans : « J'adore passer le temps à apprendre à jouer,
et j'aime m'exprimer à travers la musique ».
actualité musicale du 28 septembre 2007

28 septembre 2008
3 Cinés Robespierre à Vitry-sur-Seine (94)
Entrez dans la danse
Un documentaire de Denys Piningre
sur la pédagogie musicale Carl ORFF
Concert de l'ensemble « 4 Y Grecs »

Non content d’être le compositeur le plus joué dans le
monde avec les « Carmina Burana », Carl ORFF est également à l’origine
d’une pédagogie musicale majeure développée à partir des années 30 avec
l’aide de trois collaboratrices : Dorothe Günther, Gunild Keetman et Maja
Lex.
Le réalisateur Denys PININGRE, les productions de « la
Lanterne » et Philippe SACCOMANO président de l’association Carl ORFF
France ont cherché à faire connaître cet aspect méconnu du compositeur :
son intérêt pour l’éducation.
« Entrez dans la danse » est une invitation à faire
connaissance, de manière joyeuse et ludique, avec cette pédagogie active
mise en œuvre lors de rencontres internationales à |