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Musicologie.org 2007
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil

Actualité musicale

20 - 30 septembre 2007

 


  actualité musicale du 21 septembre 2007

Marsatac, 9e édition,
du 21 au 29 septembre 2007 à Marseille

La programmation 2007 : Pierre Henry (FR) . Rakim (US) . The Cinematic Orchestra (UK) . Le Peuple de l'Herbe (FR) . The Divine Comedy (IE) . Nathan Fake (UK) .  DJ Marky & Mc Stamina (BR/US) . Dj Revolution (US) . GusGus (IS) . The Dead 60's (UK) . Zenzile (FR) . Modeselektor (DE) . Apparat (DE) . The Procussions (US) . Thomas Schumacher (DE) . Swayzak (UK) . TY (UK) . The Young Gods (CH) . Youngblood Brass Band (US) . Architecture in Helsinki (AU) . Chromeo (CA/US) . Kill the Young (UK) . Guns of Brixton (FR) . Svinkels (FR) ... (programmation en cours)

Du 21 au 29 septembre, Marsatac, c'est déjà la neuvième édition. De l'Abbaye Saint Victor à l'esplanade du J4 en passant par La Friche Belle de Mai ou la place de Lenche, Marsatac s'étend, s'étale, prend ses aises, donne à voir et à entendre. La programmation sera invraisemblable, comme d'habitude. Evidemment il y aura des artistes internationaux mais aussi des régionaux, des lives et des DJs, du hip hop, de l’electro, du rock et plus si affinités. Des musiques concrètes de Pierre Henry à la Drum’n Bass de DJ Marky les ponts seront jetés, les préjugés mis à mal et les ambiances très différentes selon les moments et les lieux. A propos des lieux justement, ils seront habillés avec soin, étudiés pour plus de confort et de plaisir. L'édition 2007 sera plus divertissante que jamais, plus bariolée, plus touffue, plus riche, les amplitudes horaires seront vastes et les plateaux très denses. Il y a un avant et un après, plongez dans le grand bain, osez Marsatac !

Suivez régulièrement l’actualité du festival, nous avons pas mal de surprises dans les tuyaux…

Pour cette nouvelle édition le Marsatac est fier et très honoré d’investir l’Abbaye Saint-Victor. Ce lieu emblématique de Marseille et de son histoire accueillera un concert exceptionnel de Pierre Henry le vendredi 21 septembre. Le lendemain, ce sera en salle, au Cabaret Aléatoire que continueront les festivités pour une carte blanche consacrée à la ville de Manchester. Enfin, en plein air, une trentaine de formations artistiques seront invitées à se produire sur l’Esplanade St Jean (J4) de 20h à 6h du matin le vendredi 28 et le samedi 29 septembre. Marsatac à l’apéro lancera cette dernière soirée dès 17h sur la place de Lenche avec des concerts gratuits.

Billetterie en ligne sur le site du festival et points de ventes habituels Infoline : 04 91 05 58 46  - Mail : marsatac@marsatac.com Web : http://www.marsatac.com   et http://www.myspace.com/marsatac

Versailles fête avec faste
200 ans de musique française

Le Centre de musique baroque de Versailles (CMBV), dédié à la valorisation du patrimoine musical français des XVIIe et XVIIIe siècles, fêtera son 20e anniversaire avec faste à partir de vendredi.

Jusqu'au 21 octobre, les « Grandes journées anniversaire » du CMBV proposeront 106 concerts sur quatre week-ends consacrés aux rois Louis XIII, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI.

Au total, 37 orchestres et ensembles, six choeurs et quatre compagnies de danse interprèteront une cinquantaine de programmes, avec environ un tiers des oeuvres données en recréation.

La vitalité du mouvement baroque sera illustrée par les emblématiques William Christie, Gustav Leonhardt, Jean-Claude Malgoire et Jordi Savall, leurs héritiers Emmanuelle Haïm, Hervé Niquet, Hugo Reyne et Christophe Rousset ou les plus jeunes Vincent Dumestre et Jérémie Rohrer.

Le premier week-end (21-23 septembre), « Les plaisirs de Versailles sous le règne de Louis XIV », sera marqué par la redécouverte de la version originale du « Miserere » de Charpentier.

Du 28 au 30 septembre, le CMBV ranimera « Les derniers feux de Versailles sous le règne de Louis XVI », avec « Un dimanche à Trianon », au son de musiques de Grétry, Gluck, Sacchini...

Le week-end « Versailles en dentelles au temps de Louis XV » (12-14 octobre) fera revivre l'opéra « Egine » de Colin de Blamont.

Enfin (19-21 octobre), les grands maîtres du règne de Louis XIII seront à l'honneur, tel Antoine Boesset, compositeur de motets pour trois et quatre voix d'enfants.

En parallèle de ces concerts, sans compter une soixantaine de conférences, une exposition célèbrera « La musique à Versailles », titre également d'un livre d'Olivier Baumont paru chez Actes Sud, et un colloque (« Le prince et la musique ») analysera les passions musicales du Roi Soleil.

A l'automne 2008, un coffret d'une trentaine de CD fêtera 200 ans de musique à la cour de France, sous le label Musiques du baroque français (MBF).

La France musicale,
une terre passionnément baroque
depuis 20 ans

Depuis deux décennies, à Paris, à Versailles mais aussi en province, la France porte haut le flambeau du renouveau de la musique baroque, un répertoire servi par des institutions, ensembles et festivals dont le rayonnement à l'étranger est incontestable.

Le Centre de musique baroque de Versailles (CMBV), qui fête précisément ses 20 ans à l'occasion de « Grandes journées anniversaire » programmées à partir de vendredi et jusqu'au 21 octobre, n'a pas peu contribué à ce mouvement de renaissance.

Institution sans équivalent, dotée d'un budget de 2,5 millions d'euros pour assurer ses missions de formation, production, recherche et édition, le CMBV a remis au goût du jour 200 ans de musique à Versailles, réhabilitant sur instruments anciens des talents méconnus comme Clérambault ou Mondonville.

L'homme à l'origine de cette institution, le musicologue et écrivain Philippe Beaussant, parle aujourd'hui de 1987 comme de « l'année miracle » en matière de musique baroque française.

C'est qu'un autre événement, quelques mois seulement avant l'ouverture du CMBV, a eu l'effet d'une traînée de poudre dans le paysage musical français: la recréation de la tragédie lyrique « Atys » de Lully, présentée à partir de janvier 1987 à l'Opéra-Comique à Paris.

Il y avait certes eu bien avant des pionniers de la corde en boyau et des cuivres naturels — entre autres caractéristiques des instruments d'époque — sur le sol français.

Ainsi Jean-Claude Malgoire avait fondé son ensemble La Grande Ecurie et La Chambre du Roy en 1966, Philippe Herreweghe sa Chapelle Royale en 1977 et William Christie ses Arts Florissants en 1979.

Le baroque colorait et animait déjà plusieurs festivals, notamment à Saintes (depuis 1972), Ambronay dans l'Ain (1980), Beaune en Côte-d'Or (1983), Nantes (Printemps des arts, 1984) et même Aix-en-Provence, où John Eliot Gardiner créait à la scène dès 1982 « Les Boréades » de Rameau.

Mais 1987 restera assurément une année charnière pour la redécouverte de la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles et la promotion de toute une vague d'interprètes.

Sous la baguette de William Christie, « Atys » a repris vie avec, dans les rangs de l'orchestre ou du choeur, Marc Minkowski (basson), Hervé Niquet (ténor), Hugo Reyne (flûte) ou Christophe Rousset (clavecin): tous aujourd'hui ont repris le témoin à la tête d'ensembles renommés (Les Musiciens du Louvre, Le Concert spirituel, La Simphonie du Marais, les Talens lyriques).

Cette « génération Atys », prisée par les maisons de disques (Minkowski chez Deutsche Grammophon puis Naïve) et les institutions à l'étranger (Rousset à Drottningholm en Suède et Amsterdam), partage aujourd'hui le terrain français avec des chefs repérés plus récemment mais non moins recherchés, comme Vincent Dumestre ou Emmanuelle Haïm.

Portés par cet élan, des opéras de Desmarest (« Vénus et Adonis » à Nancy), Destouches (« Callirhoé » et Montpellier) ou Marin Marais (« Sémélé » à Beaune) retrouvent leurs lettres de noblesse.

Et le CMBV rêve à son tour d'approfondir son ouverture aux arts de la scène baroque française dans le cadre magique de l'Opéra royal du château de Versailles, qui doit rouvrir en 2009 après d'importants travaux.

Décès de Labah Sosseh,
grande voix africaine de salsa

Le chanteur de salsa sénégalo-gambien Labah Sosseh, un des premiers disque d'or africain surnommé « La voz africana », est décédé jeudi matin à Dakar à l'âge de 64 ans des suites d'une maladie dont la nature n'a pas été précisée, ont annoncé ses proches.

Labah Sosseh, qui souffrait depuis quelques mois d'une maladie, s'est éteint jeudi vers 03h00 (locales et GMT) dans une clinique privée du centre-ville, ont notamment indiqué le musicien Cheikh Tidiane Tall et le chanteur Pape Fall, deux de ses proches sur la radio publique sénégalaise (RTS).

Il avait déjà été hospitalisé en juin, suscitant des inquiétudes dans le milieu de la musique et de la culture. Un téléthon avait été organisé pour recueillir des fonds pour financer ses soins.

La nature de sa maladie n'a pas été précisée. Mais dans un entretien publié le 13 juin dernier par le quotidien privé L'Observateur, il avait affirmé souffrir d'une « maladie infectieuse » à la gorge.

Il avait indiqué au journal avoir 27 enfants.

Né le 12 mars 1943, Labah Badara Sosseh (ou Socé) fait partie des chanteurs qui ont donné ses lettres de noblesse à la salsa en Afrique. Il a vécu et travaillé dans son pays natal, en Côte d'Ivoire, au Sénégal et à Cuba, où il a notamment collaboré avec Celia Cruz et l'Orchestre Aragon.

Surnommé « La voz africana », la voix africaine, il était reconnu par beaucoup, notamment parmi ses pairs, comme le maître incontesté de la salsa sur le continent.

Il a fait ses débuts en 1963 en Gambie avec une formation appelée « African Jazz Band », a monté en Côte d'Ivoire le « Super international Band d'Abidjan » et au Sénégal un groupe désormais mythique, le « Star Band » - dans lequel a chanté Youssou Ndour. Il a ensuite mené une carrière solo parallèlement à de nombreuses collaborations.

Plusieurs chanteurs de salsa, dont Pape Fall, Nicolas Menheim (collectif Africando), avouent lui devoir leur formation dans la musique.

Labah Sosseh fait partie des tout premiers Africains disque d'or, assurent des journalistes sénégalais spécialisés en culture.

Sa discographie comprend notamment les albums « El sonero de Africa » et « El maestro », et des morceaux à succès comme « El divorcio », « Aminata » ou encore « La bicycletta », « Diokhma sa lokho ».

Besançon : à la recherche
du nouveau chef d'orchestre

Depuis 1951, le prestigieux concours des jeunes chefs d'orchestre de Besançon récompense celui qui « transmet l'émotion de la musique et sait comment faire pour qu'elle rayonne » comme le décrit son ancien lauréat et président du jury de cette 50e édition, Michel Plasson.

Près de 200 candidats de 34 nationalités différentes se sont présentés aux présélections à Besançon, New-York, Pékin et Saint-Pétersbourg. Seuls 20 d'entre eux ont été admis à participer à ce concours, qui a récompensé en 50 éditions un florilège de chefs aujourd'hui mondialement connus, comme Seiji Ozawa ou Alexander Gibson.

« Lorsqu'on veut devenir chef d'orchestre, c'est le concours mythique auquel on rêve de participer », se réjouit un des candidats, Pieter-Jelle De Boer.

Mercredi soir, les six candidats en demi-finale du concours devaient convaincre en 26 minutes les six membres du jury que leur version du « Roi David » d'Arthur Honegger pouvait « rendre heureux ».

Les épreuves ressemblent à une répétition. Chaque candidat, qui a mis en musique l'oeuvre dans sa tête en s'imbibant des partitions, joue pour la première fois avec l'instrument le plus cher au monde: un orchestre.

Particularité de cette demi-finale: la présence d'un choeur de soixante personnes.

Réputé pour être très complet et donc très difficile, le concours amène les candidats à se frotter à tous les répertoires, de l'opéra à l'oratorio en passant par des oeuvres romantiques. Il est aussi un des rares à offrir de grandes formations symphoniques et chorales pour assurer les épreuves.

A chaque candidat, une nouvelle version de l'oeuvre dont le spectateur apprend au fil des versions à apprécier les nuances et les retouches du chef qui trouve l'équilibre entre le chant et les couleurs de l'orchestre.

La gestique des apprentis chefs détonne parfois. La direction généreuse de Johannes Klumpp, très souriante et exubérante, porte littéralement l'orchestre tandis que les arrêts répétés de Keiko Mitsuhashi exaspèrent certains musiciens.

« Nous devons être le prolongement de la baguette du chef. J'ai beaucoup apprécié la spontanéité de Johannes qui permet de faire vivre les notes », a indiqué à l'issue des épreuves une des violonnistes, Delphine Douillet, de l'orchestre national d'Ile-de-France.

Poing qui se ferme pour réclamer le silence, bras qui se lèvent vers le ciel pour une respiration ou baguette pointée sur un musicien pour lui donner l'ordre de commencer: tous ces gestes ne reflètent en rien le talent d'un chef. « Certains sont beaux à regarder et sont des calamités à suivre », ajoute Mme Douillet.

« L'orchestre est un miroir du chef. Il rend l'image qu'on lui donne », analyse le candidat néerlandais Pieter-Jelle De Boer.

A l'issue de l'épreuve, le jury s'isole pour délibérer. Les candidats se retrouvent dans le hall de la salle pour discuter de leur prestation, mais règlement oblige, n'ont pas entendu une note de l'oeuvre interprétée par leurs concurrents.

La liste des finalistes est rendue publique: Darrell Ang (Singapour), Luke Dollman (Australie) et Johannes Klumpp (Allemagne) ont été choisis pour la finale prévue samedi à Besançon.

Philosophe, Pieter-Jelle De Boer se console de rater le Grand Prix avec les félicitations des musiciens qui viennent lui serrer la main: « leurs encouragements sont inestimables ».

Que du neuf,
à l'exception d'Etienne de Crécy,
aux Transmusicales de Rennes

Le festival des Transmusicales programme du 5 au 8 décembre à Rennes une pléiade de groupes encore méconnus ou en train de percer à l'exception de l'un des papes de la musique électronique, Etienne de Crécy, un des fondateurs de la french touch.

Réputé pour avoir fait émerger en France des artistes comme Björk, Ben Harper, Nirvana et Portishead, le festival des Transmusicales limite au minimum les têtes d'affiche pour laisser place à la découverte de talents en devenir.

Seul Etienne de Crécy, qui se produira le 7 décembre, pour présenter son nouveau live, est un routier de la scène musicale mondiale.

Parmi les nouveautés dénichées par le programmateur du festival, Jean-Louis Brossard : les londoniens « Tunng » qui resteront en résidence dans l'une des salles du festival ou « Kate Nash » une chanteuse « pour qui cela marche fort en Grande-Bretagne ».

Jean-Louis Brossard vante aussi, lors de la présentation à la presse, Jamy Woon, dans un registre soul et folk, qu'il a vu « dans un bar à Brighton » et Rodrigo et Gabriela, « deux guitaristes mexicains dont la principale influence est Metallica » (trash métal, ndlr).

Il n'hésite pas non plus à débusquer de nouveaux artistes sur le web: ainsi Ting Tings, « un groupe Myspace » (du nom du site où est notamment mis en ligne de la musique) qui est déjà « un tube sur internet ».

Comme en 2006, les Trans retrouvent quelques salles du centre de Rennes, que le festival avait quitté en 2004 pour le Parc Expo, en périphérie. L'année 2006 avait enregistré moins d'entrés payantes, 23.500 billets, par rapport à 2005, mais selon Béatrice Macé, directrice, le festival a dégagé « un excédent ».

Le chef d'orchestre français Serge Baudo
nommé citoyen d'honneur de Prague

Le chef d'orchestre français Serge Baudo a été nommé jeudi citoyen d'honneur de la ville de Prague, où il a travaillé à maintes reprises depuis 1959 avec notamment l'orchestre symphonique de Prague FOK et la Philharmonie tchèque.

« Il s'agit avant tout d'un honneur pour Prague », a déclaré le maire de Prague, Pavel Bem, au cours d'une petite cérémonie à la mairie, tenue en l'absence de l'artiste.

« Serge Baudo est une personnalité exceptionnelle. Nous apprécions beaucoup son travail à Prague ainsi que son rapport personnel à notre ville », a poursuivi le magistrat.

Serge Baudo, 80 ans, a été entre 2001 et 2006 directeur musical de l'orchestre symphonique de Prague FOK (cette abréviation signifie Film, Opéra, Concert), dont il est aujourd'hui directeur artistique d'honneur.

Le chef d'orchestre français a également réalisé de nombreux enregistrements avec les deux orchestres de Prague, tout comme avec l'Orchestre National de Lyon, l'Orchestre de Paris et le Royal Philharmonic Orchestra.

Politique culturelle :
l'inquiétude monte
dans les milieux théâtraux

Directeur de théâtre tancé pour un éditorial jugé hostile à Nicolas Sarkozy, menace d'une attribution des subventions liée à la « popularité » des spectacles: les milieux théâtraux s'inquiètent des intentions et des récentes prises de position du ministère de la Culture et de l'Elysée.

L'incompréhension ne cesse de monter entre les professionnels du spectacle vivant et la Rue de Valois depuis qu'une lettre de la ministre de la Culture Christine Albanel au directeur d'une scène nationale a été rendue publique, début septembre.

En des termes inhabituellement vifs entre un ministre et un directeur de théâtre, Mme Albanel reprochait à Henri Taquet, patron du Granit à Belfort, un éditorial « particulièrement déplacé » à l'encontre du chef de l'Etat.

« Profondément choquée » par un texte en forme de commentaire ironique de l'élection de Nicolas Sarkozy, la ministre soulignait qu'« un théâtre investi d'une mission de service public et financé par l'Etat et les autres collectivités doit à son public le respect des choix et des opinions démocratiquement exprimés ».

La riposte ne s'est pas fait attendre. « Est-ce qu'on n'a plus le droit à l'irrévérence ? », s'est demandé Henri Taquet, immédiatement soutenu par le syndicat Syndeac (environ 250 patrons de structures subventionnées), selon lequel « la production éditoriale d'un théâtre est un espace de liberté, de pensée, de critique, qui ne saurait souffrir aucune exception ».

Animant internet et notamment le blog d'Ariane Mnouchkine, qui aurait aimé « avoir écrit » le texte incriminé, l'affaire a aussi fait réagir le Syndicat de la critique de théâtre, de musique et de danse (150 journalistes), qui a dénoncé « des réactions politiques d'une dimension que l'on croyait, en France, d'un autre âge ou d'une autre géographie ».

L'inquiétude est d'autant plus vive que « l'affaire de l'édito de Belfort », comme l'appelle le syndicat de la critique, s'est télescopée avec les interrogations nées de la lettre de mission adressée cet été à Mme Albanel.

L'Elysée et Matignon y demandaient à la ministre « d'exiger de chaque structure subventionnée qu'elle rende compte de son action et de la popularité de ses interventions », et « de fixer (à ces structures) des obligations de résultats ».

Interrogée par l'AFP, Mme Albanel a assuré que « ça ne veut pas dire qu'on va faire la programmation des théâtres privés parisiens ».

Mais les partisans d'une offre audacieuse s'insurgent, à l'image du metteur en scène Didier Bezace, directeur du Théâtre de la Commune (centre dramatique national) à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), et acteur de cinéma et de télévision peu suspect d'élitisme.

« Placer l'audimat comme critère absolu d'une politique culturelle, c'est prendre les spectateurs pour des immatures. Le théâtre populaire, ce n'est pas TF1 », estime-t-il dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche.

De son côté, la ministre met en garde contre tout « procès d'intention » et rappelle qu'« il n'y a rien de comparable en Europe à la politique française de soutien au spectacle vivant », irriguée par plus de 1.200 compagnies subventionnées.

Au-delà de la polémique, les professionnels du spectacle craignent des coupes dans le budget 2008 de la Culture, présenté le 26 septembre. Sur ce sujet, les doutes n'épargnent aucune institution publique, pas même les cinq théâtres nationaux (Comédie-Française, Chaillot, Odéon, La Colline à Paris, TNS à Strasbourg), selon une source proche de l'une de ces institutions.

Les théâtres subventionnés
déjà soumis à des objectifs de résultats

Les théâtres subventionnés, auxquels la ministre de la Culture Christine Albanel a fait savoir qu'elle ne se contenterait pas de « signer des chèques », font déjà l'objet de contrats d'objectifs portant notamment sur la diffusion et l'audience de leurs spectacles.

La lettre de mission adressée cet été par le président Nicolas Sarkozy à Mme Albanel lui demande d'exiger « de chaque structure subventionnée qu'elle rende compte de son action et de la popularité de ses interventions », de fixer à ces institutions « des obligations de résultats » et d'empêcher « la reconduction automatique des aides et des subventions ».

Interrogée par l'AFP, la ministre a confirmé qu'elle n'allait pas se contenter de « signer des chèques » et qu'elle attendrait des « engagements » de la part des structures aidées par l'Etat.

« On ne s'attend pas à ce qu'un politique fasse des choix, on demande qu'il paye, sachant que tout ce qui existe a vocation à se poursuivre. Eh bien peut-être pas ! », a-t-elle commenté.

Le syndicat Syndeac (250 directeurs de théâtres) s'est indigné de ces déclarations, en faisant valoir qu'aucune structure subventionnée « n'a jamais reçu le moindre centime d'euro, de l'Etat comme de toute autre collectivité publique, sans présenter projet et engagement préalables, sans rendre compte de la bonne utilisation des subventions, sans fournir bilan et évaluation ».

De fait, les centres dramatiques (au nombre de 39 en 2007, si l'on compte les nationaux et les régionaux) ont signé des « contrats de décentralisation dramatique » — institués en 1972 — qui obligent chaque directeur à rechercher « l'audience d'un vaste public et la conquête de nouveaux spectateurs ».

Les 69 scènes nationales sont soumises à des « contrats d'objectifs » portant sur « l'activité artistique de l'établissement », « son rapport au public », son « inscription dans son environnement » ou encore « son économie et son organisation fonctionnelle ».

Selon les textes réglementaires en vigueur, « le contrat d'objectifs est conclu pour une période de quatre saisons pleines, la quatrième étant réservée à l'évaluation puis à la négociation éventuelle d'un nouveau contrat, entre le directeur de l'établissement, l'Etat et les collectivités territoriales ».

Les 77 scènes conventionnées font l'objet d'une « convention » devant comporter « une qualification et une quantification précises de l'activité (nombre minimal de spectacles par discipline, nombre d'ateliers, etc.) ».

Quant aux quelque 600 compagnies théâtrales subventionnées par l'Etat, ce sont des associations ratifiant des « conventions pluriannelles d'objectifs » pour bénéficier des concours de l'Etat.

Les vieilles gloires du rock
sont toujours les plus riches

Les vieilles gloires du rock et de la pop-music sont toujours les musiciens qui gagnent le plus d'argent, et les Rolling Stones sont au sommet de la liste, selon le site internet du magazine américain Forbes.

Les Stones ont gagné 88 millions de dollars entre juin 2006 et juin 2007, essentiellement grâce à leur tournée « Bigger Bang ».

Et même si le second sur la liste de Forbes.com est le rappeur Jay-Z, 37 ans, avec 83 millions de dollars, la plupart des vainqueurs au hit-parade des plus gros gains sont plus connus des quinquagénaires que des adolescents.

Madonna, 49 ans, est troisième sur la liste avec 72 millions de dollars, tandis que le rocker américain Bon Jovi, sur scène depuis 1983, en est à 67 millions de dollars.

Elton John, qui vient de fêter ses 60 ans, a gagné 53 millions de dollars, un peu plus que la Canadienne Céline Dion (45 millions).

En bas de l'échelle des dix musiciens les plus riches, le rappeur 50 Cent bat les rockeurs irlandais U2 et le rappeur et producteur Diddy — successivement Puff Daddy, P. Diddy, de son vrai nom Sean Combs — chacun ayant respectivement empoché 33, 30 et 23 millions de dollars.

« La musique pop a longtemps été un jeu pour les jeunes. Mais quand il s'agit de records de gains, les vieux gagnent », écrit le journal en ligne, précisant que si les ventes de disques sont essentielles, les tournées sont la poule aux oeufs d'of.

« L'argent sérieux provient des tournées. Et rien ne peut attirer les foules comme le fait une musique plus établie », ajoute le magazine.

Seuls des musiciens comme les Rolling Stones ou Madonna peuvent vendre des billets d'entrée à 135 dollars pour les premiers, et à 180 pour la seconde.

Enfin, la plupart de ces vedettes utilisent leur nom pour le lucratif commerce des produits dérivés, ou pour conclure des contrats de parrainage de marques, indique Forbes.com.


  actualité musicale du 22 septembre 2007

3e Promenades au fil de l'eau à Lyon
le 22 septembre 2007

Pour leurs troisièmes « Promenades musicales », les musiciens de l’ONL invitent les Lyonnais à suivre le fil de l’eau, de la place de la Bourse aux berges du Rhône nouvellement aménagées ou bien en bateau entre la Place Antonin Poncet, le Musée d’Art contemporain et la Sucrière.

En fin d’après midi, à 17h30, une déambulation partira des Berges pour rejoindre l’Auditorium pour le concert de 18h30 en empruntant la rue Moncey : chacun est invité à venir habillé en vert et rose, avec tambourins, crécelles, sifflets, cymbales ou autres instruments pour une parade festive et musicale !

Depuis leur première édition (septembre 2005) les Promenades musicales de l’Orchestre national de Lyon ont eu un vif succès auprès du public, aussi bien sur les places lyonnaises où les musiciens en petites formations ont pu jouer des répertoires très variés, que lors du concert gratuit donné à l’Auditorium (la salle était comble) présentant des extraits de la nouvelle saison.

Jun Märkl et les musiciens de l’orchestre vont, cette année encore, à la rencontre du public de cette même manière festive et chaleureuse : des concerts gratuits et en plein air dans la ville à partir de 15h00 et, à 18h30

à l’Auditorium, un concert gratuit avec l’orchestre symphonique au grand complet pour offrir un panel riche et varié d’extraits d’oeuvres de la saison 2007/08. Cette année, des collaborations ont été mises en place avec la Biennale d’art contemporain, Naviginter et l’Aviron-Union nautique de Lyon.

1 concert symphonique, 12 concerts en plein air, 6 formations musicales différentes , 12 programmes musicaux différents.

Renseignements – réservation : Auditorium de Lyon – 04 78 95 95 95
http://www.auditorium-lyon.com

Mogador veut devenir
le temple du spectacle musical
avec « Le Roi Lion »

Le Théâtre Mogador s'apprête à rouvrir après d'importants travaux de rénovation et avec l'ambition de devenir le temple parisien du spectacle musical à l'américaine, dont la première pierre sera un pur produit de Broadway adapté en français, « Le Roi Lion ».

La salle accueillera ses premiers spectateurs payants dès samedi soir lors du lancement d'une série d''« avant-premières » destinées à rôder le spectacle jusqu'au 4 octobre, date de la « première de gala ».

Entre-temps, le nouveau Mogador (IXe) aura été officiellement inauguré lundi soir par son propriétaire, la filiale française du groupe néerlandais Stage Entertainment, qui joue gros avec cet investissement, même si elle se refuse à en communiquer le montant.

Parmi les modifications les plus visibles apportées au cours de neuf mois de travaux à ce lieu ouvert en 1919 — sous le nom de Palace-Théâtre par le président américain Woodrow Wilson —, figure le quadruplement de la surface de foyers (de 250 à 1.000 m2), grâce à l'acquisition d'un immeuble mitoyen.

Le fondateur de Stage Entertainment, Joop van den Ende, y exposera une partie (une soixantaine d'oeuvres d'artistes français ou travaillant en France comme Robert Combas, Hélène Guetary ou Raya Sorkine) de sa collection d'art moderne et contemporain, comme il le fait déjà dans la trentaine de théâtres que possède son groupe à travers le monde.

En outre, la cage de scène a été entièrement modernisée. « Nous avons maintenant la salle parisienne la mieux équipée en terme de machinerie scénique, avec un pilotage entièrement informatisé et un potentiel de 46 décors », affirme à l'AFP l'architecte de la rénovation, Stéphane Millet.

Pour un meilleur confort, la jauge de la salle a été ramenée d'environ 1.850 à 1.628 sièges, sans toucher à l'esthétique de ce « théâtre à l'anglaise » marqué par une grande proximité entre la scène et le spectateur, quel que soit son emplacement. « C'est une vraie cocotte-minute », estime M. Millet.

Le directeur général de Stage Entertainment France, Stéphane Huard, y voit un « lieu très adapté aux musicals », ces spectacles à l'américaine caractérisés par l'alternance airs/dialogues, la présence en fosse d'un orchestre et sur scène d'artistes jouant, chantant et dansant à la fois.

Ecrin pour l'opérette — le couple Marcel Merkès/Paulette Merval a donné ici plus de 8.000 représentations — puis music-hall (Barbara, l'opéra-rock « Starmania »...), Mogador se consacrera dorénavant à des productions issues de Broadway.

Après avoir adapté en français le « Cabaret » de Sam Mendes aux Folies-Bergère (plus de 200.000 spectateurs depuis octobre 2006), Stage Entertainment France espère un succès comparable avec « Le Roi Lion ».

Le spectacle sera donné dans la production aux six Tony Awards (les récompenses de Broadway) de la metteure en scène et cinéaste (« Frida ») Julie Taymor, créée en novembre 1997 par Disney d'après le scénario du film d'animation éponyme, et toujours à l'affiche du Théâtre Minskoff de New York.

L'histoire du lionceau Simba, qui lutte pour accepter ses responsabilités d'adulte et son destin de roi, a été retravaillée pour un public adulte selon l'art du masque et de la marionnette. Adapté en français par Stéphane Laporte, ce « Roi Lion » sera interprété par 40 artistes et 17 musiciens.

La production affirme avoir déjà vendu au moins 30.000 billets, et peut rester sereine si elle se fie au succès planétaire du spectacle: à ce jour, plus de 42 millions de spectateurs l'auraient vu dans neuf pays.

Trois représentations supplémentaires
pour l'opéra pop de Damon Albarn

Trois représentations ont été ajoutées au programme de « Monkey, journey to the West », l'opéra pop des Anglais Damon Albarn et Jamie Hewlett, qui sera présenté au Théâtre du Châtelet à Paris à partir de mercredi, a annoncé le théâtre vendredi.

Les représentations supplémentaires auront lieu les samedis 29 septembre, 6 et 13 octobre à 15H00.

« Monkey, journey to the West » sera présenté au Châtelet à partir de mercredi 26 septembre et jusqu'au 13 octobre pour 18 représentations. Cette oeuvre lyrique, adaptée d'un classique de la littérature chinoise, mêle spécialistes d'arts martiaux, acrobates et chanteurs d'opéra venus de Pékin.

Le spectacle, conçu et mis en scène par le Chinois Chen Shi-Zheng, associe les créateurs britanniques du groupe virtuel Gorillaz, le chanteur et leader de Blur Damon Albarn (musique), et le graphiste et designer Jamie Hewlett (concepts visuels).


  actualité musicale du 23 septembre 2007

Bayreuth : candidature conjointe
de Katharina Wagner
et Christian Thielemann

Le chef d'orchestre allemand Christian Thielemann et l'arrière-petite-fille de Richard Wagner, Katharina Wagner, ont indiqué samedi vouloir se porter candidats pour diriger conjointement le prestigieux Festival de Bayreuth, temple de la musique wagnérienne.

Katharina Wagner, 29 ans, est la fille de Wolfgang Wagner, âgé de 87 ans et « directeur à vie » du festival. Christian Thielemann est le chef d'orchestre-phare de Bayreuth.

« Nous pouvons tous les deux parfaitement nous imaginer cela. Nous nous connaissons si bien, que nous pouvons nous dire ce que nous pensons sans ménagements. En outre, nous aurions exactement l'âge idéal pour une nouvelle ère » à la tête de Bayreuth, a déclaré M. Thielemann au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung de samedi.

La succession de Wolfgang Wagner fait l'objet d'une âpre bataille familiale entre héritiers depuis plus de dix ans. Le conseil de la Fondation Wagner doit se pencher à nouveau sur cette question le 6 novembre prochain.

Katharina Wagner et M. Thielemann ont affirmé au jounal avoir élaboré un concept commun sur l'avenir du festival qui a reçu l'aval de Wolfgang Wagner.

« En aucun cas nous voulons détruire le mythe Bayreuth », a affirmé Katharina Wagner, qui fait figure de favorite pour succéder à son père, et a fait ses débuts de metteure en scène sur la Colline verte avec une nouvelle production des « Maîtres chanteurs » en ouverture du 96e festival cet été.

Wolfgang et son frère Wieland avaient conjointement dirigé le festival après la Deuxième Guerre mondiale, marquée par la compromission de leur mère, Winifred, avec le régime nazi et Adolf Hitler en particulier, jusqu'à la mort de Wieland en 1966. Depuis lors, le « patriarche » Wolfgang a dirigé seul Bayreuth.

La fille de Wieland née en 1945, Nike, une musicologue, est depuis longtemps prétendante à la direction du festival, tout comme Eva Wagner-Pasquier, fille de Wolfgang de son premier mariage, conseillère artistique du Festival d'Aix-en-Provence, en France.

Le festival « Jazzdor » de Strasbourg
affirme ses ambitions outre-rhin

Le festival « Jazzdor » qui se déroulera du 9 au 23 novembre à Strasbourg s'offre début octobre un généreux détour par Berlin où ses organisateurs rêvent tout haut « d'installer un festival franco-allemand ».

Philippe Ochem, le directeur de Jazzdor, ravi de transporter du 3 au 6 octobre ses choix éclectiques du côté de la Rosa-Luxemburg Platz, souhaite que l'on puisse « inventer bientôt le premier festival de jazz franco-allemand à Berlin ».

Il offre au public berlinois quelques beaux spécimens de la scène hexagonale avec onze formations, toutes d'envergure internationale, qui alterneront dans plusieurs clubs prestigieux.

Bernard Struber, ex-organiste, guitariste et compositeur, proposera ainsi une création pour Kino Orgel sur le film muet « La glace à trois faces » réalisé en 1927 par le cinéaste français Jean Epstein.

Django d'Or de la création en 2004, il interprètera aussi avec son groupe « Tribute to Franck Zappa: les Noces de Dada ».

Un manouche alsacien d'envergure internationale, le guitariste Bireli Lagrène, et son compère Sylvain Luc feront assaut de virtuosité. Le plus français des pianistes belges, Eric Legnini, ravivera en vrai passeur la mémoire de la soul et la musique qui galvanisait le public afro-américain des années 60.

Le clarinettiste funambule Jean-Marc Foltz multipliera ses improvisations avec Bruno Chevillon à la contrebasse ou Stephan Olivia au piano.

Il y aura aussi une jam session et des danses traditionnelles klezmer ou des Balkans revisitées façon rock ou free jazz par le groupe Zakarya.

Jazzdor traverse en fait le Rhin depuis longtemps et comme les années précédentes, il y aura, les 16 et 17 novembre, « deux journées franco-allemandes » à Offenbourg, destinées à « mettre en miroir » les groupes de part et d'autre de la frontière.

Dans cette cité située 25 km à l'est de Strasbourg se produiront le trio de Dieter Ilg puis le pianiste allemand Michael Wollny et le quartette franco-américain David Liebman/Bobo Stenson/Jean-Paul Celea/Daniel Humair.

Les 9 et 10 novembre deux autres « journées franco-allemandes » auront eu lieu à Strasbourg avec notamment une création « Suite lyrique, Fragments pour un quintette » avec la contrebassiste française Joëlle Léandre et l'américain George Lewis, un géant du trombone.

L'incontournable Michel Portal ouvrira le festival strasbourgeois le 9 novembre. Dans la foisonnante programmation de cette édition aux 40 concerts, figurent d'autres jazzmen amoureux de l'Afrique, Louis Sclavis, Henri Texier et Jean-Pierre Drouet qui « mettront des notes » sur les clichés du célèbre photographe Guy Le Querrec.

Ahmad Jamal, le grand pianiste américain qui a joué avec les plus grands, fermera le ban le 23 en sympathie avec ses deux complices le batteur Idris Muhammad et la contrebassiste James Cammack.

Près de 5.000 raveurs
à un teknival dans l'Ariège

Entre 4.500 et 5.000 personnes ont participé dans la nuit de vendredi à samedi a un teknival à La Tour-du-Crieu près de Pamiers (Ariège), où 25.000 raveurs étaient initialement attendus pendant le week-end, a indiqué la sous-préfecture.

« La nuit a été particulièrement tranquille: pas de blessé ou de malade à signaler », a indiqué à l'AFP le sous-préfet de Saint-Girons, Mikaël Doré, précisant que la journée de samedi devait être la plus importante du teknival.

Trois cents gendarmes ont été mobilisés ainsi que des policiers, pompiers et douaniers pour cette rave prévue de vendredi à lundi.

Le conseil municipal s'était « fermement » opposé à ce rassemblement de musique techno sur un terrain militaire, estimant être « mis devant le fait accompli » après avoir été avisé par la préfecture de l'Ariège de l'autorisation de la manifestation.

Le mime Marceau,
un magicien du silence
adulé dans le monde entier

Adulé dans le monde entier grâce à Bip, le Pierrot lunaire au masque blanc et aux yeux étonnés qu'il avait créé voilà soixante ans, le mime Marceau, décédé samedi à l'âge de 84 ans, avait porté l'art du mime à son plus haut niveau.

« Il entre chez nous sur ses pieds de voleur avec le terrible sans-gêne du clair de lune », aimait dire Cocteau de Bip, un hurluberlu à la bouche déchirée d'un trait rouge, en proie aux difficultés du monde moderne, né de l'imagination du mime Marceau en 1947.

Célébré comme l'égal de Charlie Chaplin et Buster Keaton aux Etats-Unis, vénéré au Japon, pays du théâtre kabuki et nô, mais aussi en Amérique latine ou en Russie, l'inventeur de la marche contre le vent avait inspiré la danse « Moonwalker » de Michael Jackson et influencé le danseur Rudolf Noureïev.

Au début de la décennie, il faisait encore 250 représentations par an dans le monde entier, enseignant son art à L'École internationale de mimodrame qu'il avait fondée en 1978 au coeur de Paris.

« La pantomime est un art qui hypnotise. C'est un langage universel », disait celui qui avait découvert sa vocation en riant, enfant, aux gags de Charlot dans une salle de cinéma.

Lors de sa rencontre fortuite avec Charlie Chaplin en 1967 à l'aéroport d'Orly, il s'était mis à mimer Charlot se dandinant avec sa canne, avant d'embrasser son « dieu » les larmes aux yeux, aimait-il raconter.

Né le 22 mars 1923 à Strasbourg (Bas-Rhin) d'un père boucher, Charles Mangel, qui mourra déporté à Auschwitz, Marcel Marceau s'était engagé dans la Résistance en 1944.

« Les gens qui revenaient des camps ne pouvaient pas en parler, ne savaient pas comment raconter. Je m'appelle Mangel, j'ai des origines juives. Peut-être cela a-t-il compté dans le choix du silence, inconsciemment », confiait-il dans un entretien au quotidien Le Monde en 1997.

Une fois démobilisé, il s'était orienté vers la carrière de peintre et d'émailleur, suivant les cours de l'Ecole des Arts décoratifs de Limoges.

Passionné de théâtre, il avait suivi les cours de Charles Dullin, formateur de Jean Vilar et Jean-Louis Barrault, avant de débuter sur scène dans « Volpone » (comédie de Ben Jonson, ndlr), puis de trouver sa voie chez le mime Etienne Decroux.

En 1946, il avait joué avec la Compagnie Renaud-Barrault le rôle d'Arlequin dans « Baptiste », une pantomime tirée du film de Carné « les Enfants du Paradis ».

L'année suivante, il avait fondé sa propre compagnie de mime, la seule au monde, inscrivant au répertoire des mimodrames et des pantomimes tels que « Le Manteau » d'après Gogol, « Le Joueur de flûte », « Exercices de style », « Paris qui rit, Paris qui pleure »...

Il avait alors imposé sa silhouette filiforme et un visage blanc qui passait en un éclair de l'allégresse à la tristesse la plus profonde, sur les plus grandes scènes parisiennes et dans le monde entier.

Marceau avait également porté au cinéma quelques-uns de ses mimodrames avant de jouer dans « Barbarella » de Vadim et « La dernière folie » de Mel Brooks.

Elu à l'Académie des Beaux-Arts en février 1991, il avait relancé deux ans plus tard une nouvelle troupe « la Nouvelle Compagnie de mimodrame Marcel Marceau » qu'il a animé sur la scène de l'espace Cardin en 1993 et en 1997.

Officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre national du Mérite, des Arts et des Lettres, Marceau, par ailleurs peintre, illustrateur et lithographe, a écrit plusieurs ouvrages dont « L'Histoire de Bip », « Les sept péchés capitaux » et « Pimporello ».

Celui qui se disait « solitaire, comme tout homme de création », avait été nommé ambassadeur de bonne volonté pour le troisième âge de l'ONU en 2002.

Il était le père de quatre enfants.


  actualité musicale du 24 septembre 2007

Darrel Ang, lauréat du concours
de chef d'orchestre de Besançon

Darrel Ang, chef d'orchestre singapourien de 29 ans, a remporté samedi soir le 50ème concours des jeunes chefs d'orchestre, dans le cadre du festival de musique de Besançon qui fêtait cette année son 60ème anniversaire, a-t-on appris dimanche auprès des organisateurs.

Il a devancé en finale l'Allemand Johannes Klump et l'Australien Luke Dollman.

Les finalistes devaient interpréter trois morceaux devant le jury présidé par le chef d'orchestre français Michel Plasson, dont une création spéciale pour le festival, intitulée  Finale »  et composée par Bruno Mantovani.

Les deux autres morceaux étaient Introduction et Rondo capricciosio de Camille Saint-Saëns et la Suite n°2 de Daphnis et Chloé de Maurice Ravel.

Le concours des jeunes chefs d'orchestre a accueilli vingt candidats de 14 nationalités différentes pour l'une des compétitions les plus difficiles au monde.

Parmi les anciens lauréats, aujourd'hui de réputation mondiale, figure le célèbre Japonais Seiji Ozawa (en 1959), revenu cette année à Besançon dans la programmation du festival pour diriger l'orchestre national de France sur « Le mystère de l'instant »  d'Henri Dutilleux, le 5 octobre.


  Actualité musicale du 25 septembre 2007

Pluie d'hommages
aux États-Unis pour Marcel Marceau

L'Amérique, où Marcel Marceau conquit la gloire internationale, prononça au cinéma le seul mot d'une carrière vouée au silence et inspira le fameux pas de danse du roi de la pop Michael Jackson, rend un hommage unanime au mime décédé samedi.

Marcel Marceau

A la télévision et dans beaucoup de journaux américains, les louanges pleuvaient lundi sur l'artiste, familier de la scène américaine depuis 1955, lorsqu'en un seul spectacle à Broadway, il conquit un public américain qui lui resta fidèle toute sa vie.

« Marcel Marceau avait ressuscité et personnifié l'art du mime », relève lundi le Washington Post, « avec son impeccable sens du comique, son talent inégalé pour exprimer la beauté, le conflit, le désespoir et l'espoir, usant de son seul corps pour enflammer l'imagination des spectateurs ».

« En quatre minutes, il pouvait décrire les joies et les peines de la vie plus sobrement et de manière plus dramatique que beaucoup de romanciers ne sont capables de le faire en des centaines de pages », écrit pour sa part le New York Times.

Le journal rappelle l'émerveillement du public new-yorkais découvrant en une une seule apparition intitulée simplement « Une soirée de pantomime » la magie de Marcel Marceau. Le spectacle fut prolongé de plusieurs semaines sur Broadway et le mime français fut consacré sur le champ par une télévision naissante.

« Il devrait être attrapé dans un de ses filets à papillons imaginaires et forcé de rester sur la scène d'un théatre américain pour toute la saison ou peut-être pour le restant de ses jours », s'enthousiasmait un critique de l'époque.

Ses spectacles lui valurent de gagner deux Emmys Awards, les oscars de la télévision américaine et des apparitions dans plus d'une dizaine de films, dont « Barbarella » de Roger Vadim en 1968.

Son plus célèbre rôle cinématographique appartient au film de Mel Brooks en 1976 « Silent movie » (La dernière folie), un film muet, où Marcel Marceau dit le seul mot du long métrage et de sa carrière, un retentissant « non », en français.

Rompu à la danse et à l'acrobatie qu'il pratiquait avec une discipline de fer, Marcel Marceau a aussi inspiré de plus jeunes générations d'artistes américains.

Le célébre « moonwalk », pas de danse fétiche du roi de la pop Michael Jackson, doit tout à « la marche contre le vent » de Marcel Marceau.

Tout au long de sa carrière, le mime se produisait presque chaque année sur les scènes américaines, revenant régulièrement à New York.

Celui qui avait découvert sa vocation enfant avec Charlie Chaplin, un « dieu » qu'il avait eu le bonheur de rencontrer en 1967, s'énorgueillissait d'avoir vu accourir à ses spectacles des célébrités comme Charles Laughton, Marlon Brandon, Gary Cooper ou les Marx Brothers.

Poétique, mélancolique et silencieux sur scène, Marcel Marceau, était volubile et polyglotte dans la vie. Dans une interview au quotidien Christian Science Monitor réalisée en 1974 et publiée à nouveau lundi par le journal, le mime s'étonnait des miracles de la télévision.

« Je n'aurai jamais imaginé devenir célèbre en Amérique pour mes (apparitions dans des) talk shows », confiait-il.

« J'ai joué à Philadelphie et il y avait peut-être 3.000 spectateurs. Je parle dans un talk-show 20 minutes et des millions de personnes me regardent », s'étonnait-il.

Le mime Marcel Marceau sera inhumé mercredi au cimetière parisien du Père-Lachaise où lui sera rendu un hommage public lors d'une cérémonie placée sous le thème du silence.

Frédéric Chambert nommé
à la direction du Théâtre du Capitole

Frédéric Chambert, 47 ans, a été nommé lundi directeur artistique du Théâtre du Capitole par le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc.

Frédéric Chambert remplacera à ce poste Nicolas Joel, appelé à diriger l'Opéra National de Paris à partir de 2009.

Dans un communiqué, M. Moudenc indique que M. Chambert « présente toutes les qualités et l'expérience requises pour prendre la suite de Nicolas Joel qui a réalisé un travail exceptionnel pendant près de 20 ans à la tête du Théâtre du Capitole ».

Frédéric Chambert arrivera à Toulouse à l'été 2009 et préparera la saison lyrique 2009/2010.

Né en 1960 à Aix-en Provence, il a été adjoint au directeur de l'Opéra de Paris de 1998 à 2004 avant d'être nommé conseiller technique chargé de la musique et de la danse au cabinet de l'ancien ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres.

Depuis mai 2007, il est chargé d'une mission de coordination de la programmation symphonique à Paris auprès des présidents de Radio France, de la Cité de la Musique, de la Salle Pleyel, de la Phiharmonie de Paris, de l'Orchestre de Paris et du Théâtre des Champs-Elysées.

Accord entre la Sacem
et des webradios associatives

La Sacem et l'association France Webradios ont annoncé lundi la signature d'un contrat permettant aux webradios associatives de diffuser en streaming (écoute en flux continu) sur leur site internet les oeuvres du répertoire de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique.

« Par cette signature, les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique dont les oeuvres sont diffusées par des webradios associatives seront rémunérés à hauteur de 6% de l'ensemble des recettes », ont indiqué les deux structures dans un communiqué commun.

L'accord concerne les webradios dont le budget annuel est inférieur à 40.000 euros.

Le rôle principal de la Sacem, qui compte quelque 116.000 sociétaires (auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, dont 15.000 étrangers), est de collecter les droits d'auteur et de les redistribuer. Elle gère un répertoire de 28 millions d'oeuvres.

France Webradios fédère 20 éditeurs de webradios associatives, représentant 35 webradios françaises sur les 240 recensées à ce jour.

Les ventes de disques
représenteront bientôt
moins de 50% du CA d'Universal

Les ventes de disques et de DVD pourraient bientôt représenter moins de 50% du chiffre d'affaires d'Universal, qui souhaite augmenter ses revenus tirés de l'image des artistes, a annoncé lundi Jean-Bernard Levy, président du directoire de Vivendi, la maison-mère d'Universal.

« Pendant des années, on avait la tête dans le sable en disant il faut vendre des disques », a déclaré M. Levy devant les membres de l'Association des journalistes média (AJM). « Il nous faut migrer vers la monétisation de l'image des artistes », a-t-il ajouté.

Selon lui, actuellement, les ventes de disques et de DVD représentent de 65 à 70% du chiffre d'affaires d'Universal, l'édition musicale 15 à 16% et le téléchargement 15%. « La vente de disques et DVD représentera peut-être moins de 50% du chiffre d'affaires total dans pas très lontemps », selon le patron de Vivendi.

Universal a ainsi racheté en juin le britannique Sanctuary, premier label musical indépendant au monde, qui combine les activités de label mais aussi d'agent et d'organisateur d'événements et de concerts.

« On s'efforce au maximum, lorsque l'on signe de nouveaux artistes, d'avoir une partie de leurs revenus hors disque », a expliqué Jean-Bernard Levy.

Quant au contrat avec le service iTunes d'Apple, arrivé à échéance en mai, Universal souhaite que soit mis en place un système plus favorable aux distributeurs et aux artistes, a indiqué M. Levy.

« Nous avions un contrat dont nous estimons qu'il faisait trop la part belle à Apple », a-t-il déclaré. « Le partage de la valeur entre Apple et les distributeurs et artistes est indécent ».

Depuis mai, ce contrat est reconduit avec un seul mois de préavis et les négociations se poursuivent. « On ne discute pas qu'avec Apple », a ajouté Jean-Bernard Levy.

Universal souhaite qu'Apple mette en place « un système de prix différencié », selon la nouveauté du morceau vendu.

Un prix pour Mathias Heymann,
espoir du Ballet de l'Opéra de Paris

Le Prix de danse 2007 du Cercle Carpeaux sera remis le 2 octobre à Mathias Heymann, sujet du Ballet de l'Opéra de Paris.

Ce Marseillais de 20 ans, entré à l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris en 2001, a été engagé dans le corps de ballet de la maison trois ans plus tard.

Promu sujet en décembre 2006, il a incarné depuis les rôles de Basile dans « Don Quichotte » (Rudolf Noureev) en mars 2007 et de Colas dans « La Fille mal gardée » (Frederick Ashton) en juillet 2007.

Le Prix du Cercle Carpeaux, attribué depuis 1982, est destiné à encourager et à attirer l'attention sur de jeunes espoirs de la première et plus ancienne compagnie de danse française.

Sidi Larbi Cherkaoui :
séjour parisien d'un Flamand
en deux temps

Sidi Larbi Cherkaoui, l'un des principaux acteurs de la bouillonnante scène chorégraphique flamande, est présent avec deux créations cette saison à l'affiche du Théâtre de la Ville à Paris, dont il est un habitué depuis 2001.

Dès mardi soir et jusqu'au 6 octobre, il y présente « Myth », pièce aux allures de dessin animé en 3D avec la participation active des voix de l'Ensemble Micrologus de Patrizia Bovi, avant une large tournée jusqu'en juin 2008 passant notamment par Mulhouse, Lyon, Rouen, Grenoble, Strasbourg, Rennes et Nice.

Du 22 au 27 avril (2008), le chorégraphe installé à Anvers honorera une nouvelle invitation du Théâtre de la Ville, cette fois aux Abbesses, avec un second programme baptisé « Origine » et interprété par quatre danseurs sur la musique éthérée de la religieuse rhénane Hildegard von Bingen.

Christian Rizzo inaugure
sa résidence à l'Opéra de Lille

L'Opéra de Lille, qui soigne sa programmation de danse depuis sa réouverture en décembre 2003, franchit une nouvelle étape en accueillant un chorégraphe en résidence, Christian Rizzo.

L'artiste français présentera son art moderne et complexe à la croisée de diverses influences (chorégraphiques, plastiques, musicales...) lors de cette ouverture de saison, intitulée « Opéra(tion)-remix », avec samedi un « Happy day » à entrée libre qui lui permettra de s'inviter dans tous les étages du bâtiment.

Le soir même puis jusqu'au 6 octobre, Christian Rizzo donnera deux « solos remixés » avec les danseurs Jean-Baptiste André et Julie Guibert.

L'Opéra de Lille accueillera en outre jusqu'au 13 octobre « 100% polyester... », une installation cosignée par le chorégraphe et la scénographe Caty Olive.

Le prochain acte de la résidence lilloise de Christian Rizzo sera la création de « Mon amour », pièce pour sept ou huit danseurs à l'affiche de l'Opéra du 28 février au 1er mars.

Roubaix au rythme
de la danse britannique

Du 4 au 6 octobre, Roubaix (Nord) accueillera de nombreux danseurs britanniques lors du festival UKMoves, en partenariat avec le British Council (l'agence culturelle internationale britannique) et le centre chorégraphique national (CCN) de la ville.

Après Vilnius (Lituanie) et Zagreb (Croatie), les danseurs présenteront 15 spectacles différents sur plusieurs scènes roubaisiennes. Une collaboration d'autant plus évidente que le CCN de Roubaix, dirigé depuis décembre 2004 par l'Américaine Carolyn Carlson, a mis en place en 2006 des partenariats, baptisés Cross Over, avec des compagnies de danse du sud-est de l'Angleterre.

En plus des spectacles destinés à présenter la créativité des artistes d'outre-Manche, une exposition de photographies des danseurs réalisées par Chris Nash sera organisée à La Condition Publique à Roubaix.


  actualité musicale du 26 septembre 2007

Le cerveau en mesure avec la musique

Des chercheurs de McGill et de Stanford sont les premiers à cartographier l’activité neuronale engendrée par les transitions en musique

Une étude menée par des chercheurs des universités McGill et Stanford révèle comment le cerveau humain réagit à la transition d’un mouvement à l’autre dans une pièce musicale.

Les résultats de cette recherche sans précédent – conçue à l’aide du professeur de psychologie Dan Levitin de l’Université McGill et menée par une équipe de l’Université Stanford dirigée par l’étudiant au cycle supérieur Devarajan Sridharan – paraissent dans le tirage du 2 août de la revue Neuron. Les chercheurs Vinod Menon, Chris H. Chafe et Jonathan Berger ont également pris part à ces travaux.

« Cette étude est la première à montrer que le cerveau est doté d’un réseau distinct qui cerne le début et la fin d’épisodes en musique, probablement en vue de l’encodage, ou mise en mémoire », a précisé le Pr Levitin, titulaire de la Chaire James McGill en psychologie et neurosciences à McGill et auteur du récent succès de librairie This Is Your Brain on Music: The Science of a Human Obsession.

Les chercheurs de McGill ont recruté des sujets issus de la population de Stanford et de la collectivité voisine de Palo Alto, en Californie. Les sujets étaient placés dans un appareil d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF) – un appareil de neuroimagerie permettant de mesurer l’activité neuronale dans le cerveau – où ils écoutaient plusieurs symphonies complètes du compositeur britannique de l’époque baroque William Boyce.

« Les sujets n’étaient pas musiciens et pouvaient ne pas être en mesure de distinguer un adagio d’un andante, mais ils percevaient bien les changements musicaux notables », poursuit le Pr Levitin, en soulignant que les résultats pourraient aussi être applicables à des styles de musique autres que classique, bien que cela nécessiterait des recherches plus poussées.

Lors des changements marqués entre les mouvements musicaux, les chercheurs ont observé une activité dans le réseau frontotemporal ventral – qui est associé à la détection de tels épisodes musicaux, à la conversation ou à d’autres stimuli auditifs – suivie ensuite d’une activité dans le réseau fronto-pariétal dorsal associé à l’attention et à l’actualisation de la mémoire de travail, comme le langage parlé et gestuel, la perception visuelle et la perception tactile.

« Par définition, un épisode doit avoir un début et une fin », indique le Pr Levitin. « Ces régions du cerveau sont celles qui balisent l’épisode et qui en “décident” le début et la fin. »

L’étude a d’importantes répercussions quant à la compréhension de la perception des épisodes auditifs, poursuit le professeur. « Ainsi, les résultats pourraient permettre de mieux saisir comment les gens peuvent poursuivre une conversation dans un lieu bondé – ce qu’on qualifie d’effet de “cocktail party”. Nous savons qu’un des indices que les gens utilisent pour déduire les sons qui vont ensemble est le début des mots et des phrases. Les choses qui commencent ensemble vont ensemble. »

L’Université McGill est l’un des principaux centres au monde pour ce qui est de l’étude scientifique de la musique. Le Pr Levitin professeur agrégé de psychologie à McGill et directeur du Laboratoire d’étude de la perception, de la cognition et de la compétence musicales.  http://francais.mcgill.ca/newsroom/news/?ItemID=26089

Amazon se lance à grande échelle
dans la vente de musique en ligne

Le site Amazon.com, leader de la vente de produits de loisirs sur internet, a lancé mardi un service de vente de musique en ligne proposant 2 millions de chansons, qui concurrencera le site iTunes du groupe Apple, le leader mondial du secteur.

Baptisé « Amazon MP3 », ce service propose uniquement des titres en format MP3 et sans logiciel anti-copie, donc utilisables sur n'importe quel ordinateur ou baladeur MP3, y compris l'iPod, et gravables sur CD. Ils proviennent de 20.000 maisons de disques, dont EMI et Universal, et sont vendus 89 à 99 cents US pièce.

Ce nouveau créneau complètera la vente de CD en ligne d'Amazon, qui propose plus d'un million d'albums, mais qui comme ses concurrents souffre de la concurrence du téléchargement illégal de musique sur internet.

Les ventes de CD ont encore décliné de 13% en 2006 aux Etats-Unis, une baisse de chiffre d'affaires qui n'est pas compensée par la hausse de 60% des achats d'albums en ligne, selon les chiffres de la fédération américaines des maisons de disques (Recording Industry Association of America, RIAA).

Amazon se heurtera aux deux leaders du marché aux Etats-Unis, iTunes, qui propose 5 millions de titres, et le distributeur Wal-Mart.

Selon le cabinet spécialisé NPD, iTunes, qui vend surtout des titres protégés par un système anti-copie pour 99 cents, détenait l'an dernier 70% du marché du téléchargement légal de musique aux Etats-Unis. iTunes propose aussi depuis fin mai des titres sans système anti-copie et venant du catalogue EMI, pour 1,29 dollar.

La domination d'iTunes sur le marché agace les maisons de disques, qui contestent aussi le prix unique de 99 cents par titre imposé par Apple. Cet été, Universal a refusé de renouveler son contrat à long terme avec iTunes, préférant le gérer à court terme. Universal souhaiterait que le prix des chansons soit différencié, par exemple en fonction de la date de sortie.

Dernier hommage en musique
pour le jazzman Joe Zawinul,
fondateur de Weather Report

Des personnalités du monde musical ont pris leurs instruments mardi au cimetière central de Vienne pour rendre un dernier hommage au pianiste Joe Zawinul, le fondateur du groupe jazz-rock Weather Report, mort le 11 septembre dernier à l'âge de 75 ans, a constaté l'AFP.

Le pianiste viennois basé aux Etats-Unis a été accompagné sur des rythmes méleangeant jazz et musiques africaines interprétés par les membres de son dernier groupe, le Zawinul Syndicate.

« C'était une incroyable source d'inspiration », a déclaré le pianiste américain Chick Corea dans un message, alors que dans un autre son complice Wayne Shorter, co-fondateur de Weather Report, le donnait en exemple.

Très ému, le comédien autrichien Frank Hoffman a déclaré que la musique de Zawinul est « un cadeau qui vivra même après sa mort », en affirmant que des titres comme « Birdland » et « Mercy, mercy, mercy » font partie du « patrimoine mondial de la culture jazz ».

Beaucoup ont aussi souhaité mettre en avant l'engagement de l'artiste en faveur des victimes du cyclone Katrina, ou encore son combat permanent contre le racisme, illustré lors de la cérémonie par la chanson de Marvin Gaye « What's going on? ».

Le violoniste virtuose Toni Stricker a littéralement fait pleurer ses cordes pour dire au revoir à son ami, en compagnie du saxophoniste Hans Salomon et de la chanteuse belge Sabine Kabongo.

Après deux heures de cérémonie, le cercueil de l'artiste est parti sous une longue salve d'applaudissements, dont ceux du maire Michael Häupl et du band « Vienna Art Orchestra ».

Un concert spécial en son honneur sera donné samedi au Konzerthaus de Vienne par le Zawinul Syndicate.

Aux côtés de Miles Davis puis à la tête de Weather Report, le pianiste et claviériste autrichien fut l'une des figures clés de l'émergence du jazz-rock à la fin des années 60 et dans les années 70.

Hommage à Paris
à Dietrich Fischer-Dieskau,
en images mais en son absence

L'auditorium du musée du Louvre à Paris rendra de jeudi à dimanche un hommage en cinq séances de musique filmée au baryton allemand Dietrich Fischer-Dieskau, le maître du lied, qui a annulé sa venue après une mauvaise chute, a-t-on appris mardi auprès des organisateurs.

Le chanteur de 82 ans n'interprètera pas comme récitant les trois mélodrames de Schumann, Liszt et Viktor Ullmann initialement programmés vendredi dans le cadre d'un concert qui a été annulé, mais il a enregistré un bref message vidéo qui sera diffusé jeudi soir (20H00) en ouverture de ce cycle.

Cette séance inaugurale permettra de retrouver le serviteur des « Kindertotenlieder » de Mahler (1968) — il fut l'un des premiers à mettre régulièrement ce compositeur à son programme — et un documentaire sur son incarnation du Don Giovanni de Mozart à Prague (1967) avec Karl Böhm.

Puis les mélomanes pourront revoir (samedi à 14H30) « Dietrich Fischer-Dieskau, la voix de l'âme », un film de Bruno Monsaingeon sur la personnalité unique de ce musicien et humaniste, à la fois chanteur, chef d'orchestre et musicologue, marié à la soprano Julia Varady.

Le même jour à 17H00, une séance d'archives célèbrera le « Liedersänger » (chanteur de mélodies en langue allemande) chez deux de ses compositeurs de prédilection (Schubert et Wolf) et avec quelques-uns de ses grands accompagnateurs au piano (Gerald Moore, Alfred Brendel, Sviatoslav Richter, Murray Perahia et Wolfgang Sawallisch).

Le dimanche à 14H30, ses Bach (cantate 158, oratorio de Noël) et Fauré (Requiem) ouvriront un chapitre consacré à la musique sacrée, le troisième grand champ musical exploré par Fischer-Dieskau avec le lied et l'opéra.

Le genre lyrique clôturera le cycle à 17H00 avec son incarnation du Comte dans « Les Noces de Figaro » de Mozart au Festival de Salzbourg en 1963, sous la direction musicale de Lorin Maazel.

Emmanuel Demarcy-Mota
nommé directeur
du Théâtre de la Ville à Paris

Le metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du centre dramatique national (CDN) de Reims depuis 2002, a été nommé à la tête du Théâtre de la Ville à Paris, où il succèdera au printemps 2008 à Gérard Violette, a annoncé mardi la mairie de la capitale.

M. Deùmarcy-Motta, 37 ans, a proposé un projet « centré sur la création contemporaine à travers une programmation pluridisciplinaire de haut niveau, accordant une place privilégiée à la danse », précise un communiqué.

« Il porte également une attention particulière à la promotion de nouveaux talents, à l'ouverture du théâtre à l'Europe et au monde, à la recherche de nouveaux liens avec les publics et à la place spécifique des jeunes spectateurs », poursuit le texte.

Le Théâtre de la Ville, doté d'un budget d'environ treize millions d'euros dont près de onze versés par la mairie, a accueilli quelque 220.000 spectateurs lors de sa saison 2006-2007 dans ses deux salles de 1.000 (Théâtre de la Ville, place du Châtelet) et 400 places (théâtre des Abbesses, XVIIIe arrondissement).

La maison propose une programmation atypique à Paris mêlant la danse au théâtre, aux musiques du monde (Moyen-Orient et Asie) et à la musique de chambre.

M. Demarcy-Mota devrait prendre ses fonctions en juin à l'issue du long règne de Gérard Violette, 70 ans, qui a fait de cette institution dont il a été administrateur général (dès 1968) puis directeur (à partir de 1985) un haut-lieu de la danse contemporaine en Europe.

Sous sa direction, le Théâtre de la Ville a révélé en France dès la fin des années 1970 la chorégraphe allemande Pina Bausch, soutenu sa compatriote Sasha Waltz et accompagné l'émergence de l'inventive danse flamande en accueillant régulièrement Alain Platel, Anne Teresa de Keersmaeker ou encore Wim Vandekeybus.

M. Demarcy-Mota avait les faveurs de Gérard Violette pour prendre sa succession.

« Gérard Violette nous a convaincus qu'il fallait un bon gestionnaire, un bon programmateur — ce qu'est Emmanuel Demarcy-Mota à la Comédie de Reims —, et en même temps quelqu'un de jeune, qui a de l'énergie et est un merveilleux artiste », a expliqué à l'AFP le maire-adjoint à la Culture Christophe Girard (PS).

L'un des premiers chantiers auxquels devra s'atteler M. Demarcy-Mota sera la mise en oeuvre de travaux de rénovation dans la salle de la place du Châtelet, a précisé l'adjoint à la Culture, qui a salué dans le Théâtre de la Ville « l'une des plus grandes fiertés de Paris ».

Angélique Ionatos à Paris

La chanteuse d'origine grecque Angélique Ionatos, qui s'exila dans les années 70 à l'époque des généraux, se produit au Théâtre des Abbesses à Paris jusqu'à samedi inclus.

A l'occasion de cette création, elle continuera à chanter des poèmes en grec, en l'occurrence ceux de Kostis Palamas et Kostas Karyotakis, mais donnera vie en espagnol à certains autres de Pablo Neruda et, en français, à des textes d'Anna de Noailles, comme sur son dernier album paru cette année, « Eros y Muerte » (Naïve).

Cette chanteuse expressive est entourée de musiciens talentueux, parmi lesquels le contrebassiste Claude Tchamitchian, connu pour ses créations dans le monde du free jazz et des musiques improvisées, le bandonéoniste argentin Cesar Stroscio et le violoniste Michael Nick.

Dialogue entre le tango
et le chant yiddish

Le pianiste argentin Gustavo Beytelman et le chanteur et conteur yiddish Ben Zimet sont réunis pour la première fois sur scène, jusqu'au 30 septembre au Théâtre de la Vieille Grille à Paris, pour un dialogue musical entre le chant yiddish, le tango, le conte juif et la milonga.

Beytelmann est l'un des plus grands pianistes argentins actuels. Ce musicien, également compositeur, a joué avec Astor Piazzolla et sur les deux albums de Gotan Project, qui propose une fusion réussie de tango et d'électro. Ben Zimet, lui, a commencé à interpréter les chants et les contes yiddish bien avant le « revival » klezmer initié à la fin des années 90 par le clarinettiste new-yorkais David Krakauer.

Des connections évidentes existent entre le tango et les musiques yiddish des juifs d'Europe centrale, une forte charge nostalgique notamment. Le violon est un instrument très utilisé dans ces deux styles de musique et le bandonéon, instrument roi du tango, est né en Allemagne.

Ouverture du 12e festival
« Toulouse les Orgues »

Au clavier du magnifique Cavaillé-Coll de la basilique Saint-Sernin, Michel Bouvard ouvrira vendredi, en compagnie de la soprano Anne-Laure Touya le 12è festival « Toulouse les Orgues ».

Pour l'édition 2007, le directeur artistique du festival, le Néerlandais Jan Willem Jansen, toujours soucieux de rajeunir l'image de l'orgue pour le grand public, propose un programme d'oeuvres qui vont de la Renaissance à la musique électronique.

Pour célébrer le tricentenaire de la mort de Buxtehude, le « maître de Lübeck », plusieurs concerts seront donnés sur l'orgue Ahrend du musée des Augustins tandis que deux créations mondiales d'oeuvres de Jehan Alain et Maurice Duruflé seront présentées par l'Orchestre National du Capitole sous la direction de Fabien Gabel.

L'orgue de la cathédrale Saint-Etienne accueillera le maître de cérémonie, Jan Willem Jansen qui sera accompagné par l'Orchestre de Chambre de Toulouse dirigé par Gilles Colliard.

La Messe en si de Jen-Sébastien Bach interprétée par l'Amsterdam Baroque Orchestra and Choir sous la direction de Ton Koopman devrait être l'un des moments forts de ce festival qui s'achèvera le 14 octobre.

Un hommage à Scarlatti sera par ailleurs rendu par le choeur basque Conductus Ensemble dirigé par Andoni Serra avec, à l'orgue, Alize Mendizabal.

Une touche festive et légère sera donnée par les tambours et trompettes des Cuivres Romantiques ou les mélodies traditionnelles suisses de l'Echo des Alpes.

Pour un ciné-concert à l'église du Gesu, Wannes Vanderhoeven accompagnera à l'harmomium le « Carmen » (muet) de Cecil B. DeMille (1905).

Toulouse qui compte 30 orgues, dont 9 classés monuments historiques, accueille cette année, dans le cadre du festival, le 10è congrès d'ECHO (European Cities of Historic Organs) qui regroupe 11 villes européennes.

Le festival donnera d'ailleurs un coup de main à l'association Chamada Tolosa qui cherche à construire, à Toulouse, un orgue ibérique. L'ensemble des Sacqueboutiers (instruments anciens) donnera un concert pour l'association au couvent des Jacobins.

Le festival - qui fera quelques incursions dans les départements voisins (Aveyron, Tarn, Hérault) - sera complété par « Mange-moi » une création jeune public avec pour personnage principal un orgue-ogre, des conférences et des promenades dans la ville rose avec des facteurs d'orgue d'ECHO.

Festival Musica :
Emmanuel Nunes,
Unsuk Chin et les mixités sonores

Le festival Musica propose à partir de mercredi trois semaines de concerts dont quarante créations s'imposant définitivement comme le premier festival de musique contemporaine en France et l'un des plus grands en Europe.

58 compositeurs se succèderont jusqu'au 14 octobre pour une centaine de concerts, avec dès mercredi, délocalisé à Baden-Baden, en Akllemagne, « Amériques » de Varèse par l'Ensemble modern orchestra sous la direction de Pierre Boulez.

Le concert d'ouverture aura lieu vendredi à Strasbourg, épicentre du festival, avec une autre oeuvre de référence, Le Sacre du Printemps d'Igor Stravinsky. Invité, l'Orchestre philharmonique de Liège Wallonie-Bruxelles interprètera aussi des oeuvres de Bruno Mantovani (Time Stretch) et de James Dillon (Andromeda).

Le Mandarin merveilleux de Bela Bartok, donné le 7 octobre par l'Orchestre philharmonique de Strasbourg, est également à l'affiche de cette 25e édition dont la programmation se décline en trois « univers » selon Jean-Dominique Marco, le directeur du festival.

Le premier est un « hommage rendu au portugais Emmanuel Nunes et à sa grande liberté d'écriture », a-t-il indiqué. C'est son « portrait » que dresse Musica cette année puisque six concerts lui sont consacrés dont Quodlibet (1991), Epures du serpent vert (2005) ou encore Lichtung 3 qui fut créé en 2007 à Paris.

Autre univers, celui d'une élève de Ligeti, la star coréenne Unsuk Chin « une femme atypique et originale ». Musica lui consacre un portrait-découverte en quatre concerts au travers desquels sera rendu hommage au « vieux maître » hongrois disparu l'année dernière.

Parmi les oeuvres de la compositrice qui affiche une prédilection marquée pour les voix féminines et lyriques figurent la fresque dramatique des « Troyennes » et la partition plus abstraite et méditative de « Kala ».

Le Français François Sahran, l'Italien Oscar Bianchi et l'Autrichien Bernhard Lang, « trois musiciens transgressifs qui bousculent les codes d'écriture », assureront un troisième univers de mixités sonores « avec un outillage électronique et informatique ».

Les samedis de la jeune création européenne offriront une tribune aux très jeunes ainsi que les « Nuits électroniques de l'ososphère » et les deux soirées à la « Chambre électronique », fruit d'une collaboration entre Musica et la Laiterie, la salle des musiques nouvelles de Strasbourg.

Musica se déplacera aussi à Fribourg en Allemagne, ainsi qu'à Bâle en Suisse.

L'Orchestre de chambre de Toulouse
propose un « concert à la criée »

L'Orchestre de chambre de Toulouse, dirigé par Gilles Colliard, propose « un concert à la criée » gratuit le 27 septembre à l'Auditorium Saint-Pierre des Cuisines de Toulouse, au cours duquel le public pourra composer le « menu » musical de la soirée.

« Comme dans un menu, différents plats vous sont proposés et c'est le choix majoritaire du public qui s'exprime à la criée qui déterminera la pièce qui sera servie », explique la formation.

Il s'agit d'un véritable défi pour ses musiciens, qui monteront sur scène avec cent pages de musique chacun, sans savoir lesquelles ils devront jouer.

Cet orchestre, créé en 1953, s'est reformé sous la baguette de Gilles Colliard, sous forme de SCOP (coopérative) en 2004, après une mise en liquidation judiciaire. Il tient à affirmer le caractère vivant de l'art musical, alternant concerts dans des écoles, des hôpitaux, des usines ou concerts petit-déjeuner à 7 heures du matin.

Il proposera dans son menu musical amuse-bouches, entrées, plats, fromages et desserts allant des oeuvres de Marin Marais, Corelli et Pergolese à Bartok et Saint-Saëns, interprétées sur instruments baroques ou modernes.

Ce concert entre dans le cadre de la candidature de Toulouse au titre de capitale européenne de la culture en 2013.

105e Anniversaire
de la mort d Emile Zola,
150e anniversaire
de la naissance d'Alfred Bruneau

105e Anniversaire de la mort d Emile Zola, 150e anniversaire de la naissance d'Alfred Bruneau : le  7  octobre, pélerinage littérairte de Médan. Dimanche 7 octobre à 15 heures

PÈLERINAGE LITTÉRAIRE DE MÉDAN

Des allocutions seront prononcées par :

M. Jacques MERCIER, Chef d'orchestre, Chef permanent et directeur artistique de l'Orchestre National de Lorraine. A  enregistré le Requiem et Lazare d'Alfred BRUNEAU.

M. Claude CHARPENTIER, Petit-neveu de Gustave CHARPENTIER, auteur de Louise.

M. Jean-Sébastien MACKE, Docteur es Lettres - Chercheur au Centre ZOLA (I.T.E.M.- C.N.R.S.).

Pendant la cérémonie diffusion d'œuvres lyriques d'Alfred BRUNEAU sur des livrets d'Emile ZOLA.

Par chemin de fer : départ de la gare Saint-Lazare à 14 h 33. Arrivée à la gare de Médan (arrêt spécial), d'où l'on se rendra à la maison de Zola. Retour pour Paris à 17 h 27 (gare de Médan).

Par route : A 13 ou A14: sortir à l'échangeur de Poissy-Villennes (25 kms de Paris) direction Médan par la D164.


  actualité musicale du 27 septembre 2007

 « Les Concerts allumés » à Poitiers :
La musique et la ville, autrement,
du 27 au 30 septembre 2007

http://www.concerts-allumes.org

« Les Concerts allumés » chahutent doucement la musique et la ville du 27 au 30 septembre à Poitiers

« Les Concerts allumés » souhaitent faire (re)découvrir la musique et la ville, autrement. Quatre jours de festivités y sont consacrés ; quatre jours pendant lesquels jeux d’emprunt et de remaniement sont de mise.

Ainsi, Bach s’écoute avec les oreilles de Schumann et de Brahms, le madrigal italien et le tango argentin s’entremêlent avec audace. Un DJ s’invite aux platines, la musique de Jimi Hendrix est revisitée par Tehericsen pour le festival et prend de nouvelles couleurs…

Un lieu de concert, une cour, un jardin : à chacune de leurs interventions, les concepteurs lumière revisitent les monuments et l’espace urbain. Autant d’occasions offertes pour redécouvrir la ville, observer les rues, déambuler d’un concert à l’autre, lorsque, la nuit, les rues se griment, lorsque les églises dévoilent leurs richesses.

Tarifs : Concerts payants : de 3,5 à 12 €. Quatre concerts gratuits. Deux répétitions publiques. Gratuit pour les moins de 18 ans. L’accès aux installations lumineuses, les visites et déambulations commentées sont gratuits. La troisième édition du festival « Les Concerts allumés », proposé par Le Théâtre-Scène Nationale de Poitiers, aura lieu du jeudi 27 au dimanche 30 septembre à Poitiers.

Politique culturelle :
vives inquiétudes au Syndeac
(scènes subventionnées)

Le Syndeac, syndicat qui représente de nombreux entrepreneurs du spectacle subventionné, a exprimé « ses plus vives inquiétudes quant à l'avenir de la politique artistique et culturelle de l'Etat » et demande à rencontrer la ministre de la Culture, Christine Albanel.

« La lettre de mission du président de la République à madame la ministre de la Culture et de la Communication, les premiers actes et les récentes déclarations de la même ministre ne témoignent pas de la volonté de donner un nouveau souffle à cette politique », estime le Syndeac dans une motion adoptée lors de son assemblée générale et rendue publique mercredi.

« C'est une politique d'abandon et de renoncement qui se dessine aujourd'hui », estime encore le syndicat, selon lequel « l'impératif absolu de réfléchir à l'état des choses, à son dépassement, à expérimenter de nouvelles voies ne peut se confondre avec le discours du dénigrement et l'apologie de la culture du résultat ».

« En terme budgétaire, alors que la vitalité artistique et la croissance constante de la fréquentation des publics sont les signes de l'avancée de la démocratisation culturelle, l'Etat ne se dote pas des moyens financiers nécessaires à la poursuite de son développement », juge enfin le Syndeac. « A l'inverse, il se départit de recettes fiscales en favorisant les revenus les plus aisés ».

Le Syndeac, fort de 257 membres —directeurs de centres dramatiques (CDN) et chorégraphiques nationaux (CCN), scènes nationales (SN), festivals, compagnies... — a élu mardi un nouveau conseil national, au sein duquel le nouveau président sera élu lundi prochain.

Keltia Musique : en 30 ans,
de la musique bretonne à Sinéad O'Connor

Label indépendant basé en Bretagne en passe de fêter ses 30 ans, Keltia Musique résiste à la crise de l'industrie du disque en assurant sa propre distribution et celle d'artistes internationaux, un bon moyen, selon ses responsables, de conserver leur indépendance.

« Si nous sommes toujours là, c'est parce que nous sommes à la fois producteurs et distributeurs. Un producteur seul, il faut qu'il vende beaucoup. Sinon, il ne tient pas », assure le responsable de Keltia, Alain Le Meur, un air d'Alain Souchon rajeuni de dix ans.

Installé à Quimper, Keltia Musique, qui compte plus de 500 références à son catalogue et emploie une dizaine de salariés, a récemment sorti en France les derniers CD de l'Irlandaise Sinéad O'Connor et de la Canadienne Loreena McKennitt.

Keltia est le premier label avec lequel Loreena McKennit, qui a vendu plus de 15 millions de disques à travers le monde, a passé un accord de distribution en 1991. Partie ensuite chez Warner, elle est vite revenue chez Keltia qui distribue l'ensemble de ses albums, dont le tout dernier « Nights from the Alhambra », en tête des ventes world depuis sa sortie, début septembre.

« J'admire leur façon créatrice de travailler au service de la musique et des artistes », a confié à l'AFP la rousse canadienne, insistant sur l'approche différente suscitée par leur « enracinement » en Bretagne. « Dans une industrie musicale qui traverse de grands changements, nous avons besoin de davantage de labels comme Keltia ».

« C'est une maison de disques fantastique (...) Les grands labels ont une approche très financière des albums d'artistes alors qu'un label comme Keltia est heureux de ce que vous lui présentez et vous apporte un vrai soutien », assure pour sa part Sinéad O'Connor qui a elle-même produit son dernier opus, « Theology », sorti en juin.

Fondée en 1978 par le père d'Alain Le Meur, un passionné de musique bretonne comptable de profession, Keltia Musique, l'un des rares distributeurs indépendants en France, a fonctionné artisanalement pendant des années.

« Dans la cave de la maison, il y avait un petit rayon de disques importés d'Ecosse et d'Irlande. En 1972, Alan Stivell a explosé et internationalisé la musique bretonne. Mon père a perdu son emploi peu après. Il s'est décidé alors à vendre des disques et, parallèlement, à produire son premier vinyl », raconte Alain Le Meur.

« A l'époque, il n'y avait pas de bacs de musique celtique dans les magasins. Stivell était dans les bacs France », rappelle-t-il.

Avec une dizaine de productions d'artistes bretons par an et la distribution d'artistes celtiques internationaux, l'équipe a dû, peu à peu, se professionnaliser. « Il a fallu se mettre à lire des contrats en anglais », sourit Eleanor Lehtela, chargée des relations internationales et du marketing.

Amoureux du travail bien fait, les responsables de Keltia Musique estiment que « l'avenir du disque passe par les disquaires indépendants », sachant que « ce qui résiste le mieux, ce sont les niches (jazz, world, etc.) ».

Pour l'instant, « le téléchargement reste ridicule au niveau des ventes (...) et rien n'a remplacé le CD, sauf la gratuité », relève Mme Lehtela.

« Ce qui va se passer? C'est le public qui décidera », répond Alain Le Meur, serein malgré tout : « Quand on a vendu 10.000 CD, on sait qu'on peut repartir sur un nouveau projet et chaque disque est une aventure humaine ».

Les Irakiens redécouvrent
les plaisirs de la musique

Privés de théâtres et de cinémas, lassés de la télévision, chassés des rues le soir par le couvre-feu, les Irakiens redécouvrent à domicile l'une de leur plus ancienne tradition: jouer de la musique.

Marchands d'instruments et professeurs de solfège se disent de plus en plus sollicités par des amateurs, qui cherchent dans la musique la distraction et le réconfort qu'ils ne trouvent pas ailleurs.

Et à Bagdad, où l'électricité est un luxe et les familles ont du mal à joindre les deux bouts dans une économie qui n'a pas redémarré depuis l'invasion de l'Irak en mars 2003, les apprentis mélomanes se contentent le plus souvent d'instruments à corde, comme la guitare.

« Aujourd'hui, nous vendons aux amateurs qui veulent apprendre la musique chez eux », explique Raghid, propriétaire d'un magasin d'instruments dans le district commerçant de Karrada (centre de Bagdad).

Il se souvient avec nostalgie de l'époque où les groupes folkloriques et les formations plus modernes venaient se fournir dans son vaste négoce. Il avait même parmi ses clients des membres des orchestres philharmoniques officiels.

« Les grands artistes ont quitté le pays depuis longtemps », note-t-il, et aujourd'hui c'est un public plus jeune, et désargenté, qui hante sa boutique, la dernière du genre sur la grande avenue Rashid, qui en comptait six autrefois.

« Les adolescents préfèrent les guitares sèches, qui ne nécessitent pas d'électricité », explique Raghid, dont la boutique était jadis connu pour ses « ouds », le luth moyen-oriental.

« La plupart de mes clients sont des étudiants et des jeunes diplômés, fans de musique occidentale », et il leur propose des guitares de fabrication coréenne qui coûtent entre 60 et 90 dollars, ou même chinoise, de médiocre qualité, mais dont le prix ne dépasse pas les 50 dollars.

Outre la paupérisation d'une nation qui a longtemps vécu de sa rente pétrolière avant de sombrer sous le poids de trois guerres, de douze ans de sanctions et de la corruption endémique de tous les régimes, la musique doit dorénavant compter avec un nouvel ennemi.

« L'extrémisme religieux » commence à s'inflitrer dans la société irakienne, déplore Raghid, dont le père et le grand-père exerçaient déjà la profession de marchand d'instruments. « Les artistes et les groupes de musiciens sont menacés, certains ont été battus par des militants islamistes », ajoute-t-il.

Beaucoup d'artistes irakiens ont trouvé refuge en Syrie ou en Jordanie, selon Raghid, lui-même diplômé de l'académie des Beaux Arts de Bagdad.

Mais ce chrétien, capable de jouer de tous les instruments exposés dans son magasin, assure qu'il ne partira pas à son tour en exil. « Je mets un peu de vie dans ce pays dévasté par la violence. Je resterai en Irak aux côtés de mes amis chiites et sunnites », affirme-t-il.

Les clients sont d'ailleurs de nouveau au rendez-vous, alors que la musique retrouve la faveur aussi bien des amateurs de rock que des familles, qui veulent donner une éducation musicale à leurs enfants.

Ce regain d'intérêt pour la musique profite également aux professeurs de solfège, comme Abbas Fadhel, 28 ans, tout frais sorti de l'Institut musical de Bagdad, qui a transformé son appartement en école de musique.

Il y reçoit chaque jour une quinzaine d'élèves, et leur fait découvrir les secrets de la mélodie du « maqam », musique arabe traditionnelle, ou de la chanson occidentale.

« Les jeunes ont peur de sortir de chez eux, où ils tournent en rond et perdent leur temps », explique-t-il. « Dans le passé, ils pouvaient aller au théâtre ou au cinéma, mais aujourd'hui ils n'ont rien à faire, alors ils se mettent à la musique », se réjouit-il.

« C'est merveilleux », assure l'une des élèves, Zina Hatham, 16 ans : « J'adore passer le temps à apprendre à jouer, et j'aime m'exprimer à travers la musique ».


  actualité musicale du 28 septembre 2007

28 septembre 2008
3 Cinés Robespierre à Vitry-sur-Seine (94)
 Entrez dans la danse
Un documentaire de Denys Piningre
sur la pédagogie musicale Carl ORFF
Concert de l'ensemble « 4 Y Grecs »

Non content d’être le compositeur le plus joué dans le monde avec les « Carmina Burana », Carl ORFF est également à l’origine d’une pédagogie musicale majeure développée à partir des années 30 avec l’aide de trois collaboratrices : Dorothe Günther, Gunild Keetman et Maja Lex.

Le réalisateur Denys PININGRE, les productions de « la Lanterne » et Philippe SACCOMANO président de l’association Carl ORFF France ont cherché à faire connaître cet aspect méconnu du compositeur : son intérêt pour l’éducation.

« Entrez dans la danse » est une invitation à faire connaissance, de manière joyeuse et ludique, avec cette pédagogie active mise en œuvre lors de rencontres internationales à