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28 septembre 2008, 16
heures Paris, Salle Cortot
Mélodies
Françaises Orchestre de
salon Eugénie Elisabeth Rogier,
soprano Marc-Antoine Pingeon, Piano

Fidèle à
sa vocation d’interprète et défenseur
de la musique française de salon
du 19e siècle, l’orchestre
de salon Eugénie - orchestre de salon
de tradition parisienne - propose une après-midi
rare car exclusivement consacrée
à la mélodie française
C’est avec Elisabeth
Rogier, soprano spécialiste de la
mélodie française, réputée
pour sa diction et professeur de chant à
l’École normale de Musique que nous
vous proposons de retrouver une pléiade
de mélodies françaises de
salon fines, mélancoliques ou entraînantes.
- Mauresque, mélodie arabe
(Paul Lacome)
- Ce que je suis sans toi (C.
Gounod sur un poème de M.
L. de Peyre)
- La Mort d’Ophélie (H.
Berlioz sur un poème de Ernest
Legouvé)
- Si tu veux mignonne (J. Massenet
sur un poème de Georges Boyer)
- Viens, les gazons sont verts
(C. Gounod sur un poème de
Jules Barbier)
- Barcarolle valse (Gounod / Waldteufel)
- Adieux de l’hôtesse arabe
(G.Bizet sur un poème de
Victor Hugo)
- Où voulez-vous aller
? (C.Gounod sur un poème
de Théophile Gautier)
- Aimons-nous (C.Gounod sur un
poème Jules Barbier)
- Nuit d’Espagne (J. Massenet
sur un poème de Louis Gallet)
- Les Roses d’Ispahan (G. Fauré
sur un poème de Leconte de
Lisle)
- En sourdine (G. Fauré
sur un poème de Paul Verlaine)
- Lied (E. Chabrier sur un poème
de Catulle Mendès)
- Beau Soir (C .Debussy sur un
poème de Paul Bourget)
- L’île heureuse (E. Chabrier
sur un poème de Ephraïm
Mikhael)
- Apparition (C. Debussy sur un
poème de Stéphane
Mallarmé)
Salle Cortot, 78 rue
Gardinet, 75017, Paris
Orchestre de salon Eugénie 6
avenue Claude Vellefaux 75010 Paris http://orchestreugenie.free.fr Tel:
01 42 39 27 47 ou 06 63 08 33 62 http://orchestreugenie.free.fr/concerts.html
Tarif catégorie
orchestre : 20 € ; catégorie balcon
: 15 € ; offres entreprises (partenariat
ou places VIP) nous consulter.
Billetterie
FNAC / musicologie.org
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Pour son maestro, la musique classique
indienne ne s'adresse pas aux masses
Le maestro de la musique classique
indienne, Amjad Ali Khan, qui joue ce week-end à
Paris dans le cadre d'un concert exceptionnel de 24
heures par des dizaines d'artistes, est une légende
vivante en Inde, mais il juge que son art millénaire
ne s'adresse pas aux « masses ».
« La musique classique est
connectée au divin. Elle ne s'écrit pas,
ne se lit pas et se transmet uniquement par la tradition
» explique cet Indien musulman né en 1945
dans une grande famille de musiciens du centre du pays.
Amjad Ali Khan, un père de
famille souriant et distingué, s'est consacré
toute sa vie à son instrument, le sarod, un énorme
luth ramené d'Afghanistan vers l'Inde par l'un
de ses ancêtres.
Ses aïeux jouaient devant les
cours des maharadjahs indiens et M. Khan raconte qu'en
1966, il s'était donné six heures d'affilée
devant la famille du roi afghan Zahir Shah.
Alors qu'il doit se produire dans
la nuit de samedi à dimanche à la Cité
de la musique à Paris, pour un évènement
sans précédent de « ragas »
indiens (de samedi 18H00 au dimanche 18H00 avec des
retransmissions sur les sites internet http://www.citedelamusique.fr
et http://www.sallepleyel.fr), il prévient d'avance
les mélomanes que « la musique classique
indienne n'est pas faite pour les masses ».
Car l'artiste se désole de
« la commercialisation de la musique par le cinéma
» de Bollywood et ses chansons et danses populaires
romantiques déclinées aujourd'hui en une
myriade de clips vidéo qui envahissent les réseaux
de télévisions.
« Les chansons et les danses
sont la marque de fabrique du cinéma indien à
destination du peuple. Mais ma musique est sans paroles.
Elle ne peut pas être comprise, seulement ressentie
», assène-t-il.
« Depuis le 16e siècle,
la musique savante de l'Inde ( sangita ) présente
deux grandes traditions voisines: la musique hindoustanie
dans le nord et la musique carnatique dans le sud »,
explique la spécialiste Françoise Delvoye
dans son article « La musique indienne »
publié dans l'ouvrage collectif « L'Inde
contemporaine ».
« Ces deux courants (...) partagent
deux concepts de base, le mode musical ( raga
) et le style rythmique ( tala) et comprennent
de nombreux genres lyriques et instrumentaux »,
écrit l'expert.
Pour M. Khan, son art, inscrit dans
ce cadre mélodique du « raga », permet
la « méditation » et le « dialogue
avec l'Être suprême ».
Spirituel, puriste et élitiste,
Amjad Ali Khan n'en est pas moins porteur d'un message
de paix à l'adresse de ses concitoyens — hindous
et musulmans d'Inde — dont l'histoire est jalonnée
de violences inter-religieuses depuis la partition sanglante
et bâclée de l'Empire britannique des Indes
d'août 1947.
« Notre pays s'est libéré
en 1947, mais notre musique a toujours été
libre », assure-t-il, se souvenant d'avoir joué
devant « 5.000 personnes au Gujarat (Etat de l'ouest
de l'Inde) en 2002 une semaine seulement après
les émeutes » entre hindous et musulmans
qui avaient fait au moins 2.000 morts, des musulmans
pour la plupart.
« Il y a tant de malentendus
entre les religions car sont manipulées par la
politique », fustige le musicien. « Mais
nous dépendons tous les uns des autres (...)
et ma musique est universelle, fondée sur la
compassion, la foi et l'amour », plaide-t-il.
(AFP, par Nicolas REVISE)

Le Centre national
de danse contemporaine d'Angers fête ses 30
ans
Né en septembre 1978 de la
volonté conjointe du ministère de la Culture
et de la nouvelle municipalité socialiste, le
Centre national de danse contemporaine d'Angers, dont
Boris Charmatz et Jeanne Balibar viennent d'ouvrir la
saison 2008-2009, célèbre son trentième
anniversaire.
Le CNDC d'Angers reste le seul, parmi
les 19 centres nationaux de danse, à disposer
depuis son origine d'une école supérieure
entièrement consacrée à la danse
contemporaine.
Une vocation combinée dès
l'origine à une intense activité de création,
incarnée par les sept danseurs et chorégraphes
qui se sont succédé à sa tête,
à commencer par l'Américain Alwin Nikolais,
son premier directeur artistique.
Deux des élèves de
Nikolais, Philippe Découflé -sans doute
le plus célèbre des « étudiants
» français passés par Angers- et
Alain Buffard, sont à l'affiche de la saison.
Le premier dans un spectacle autobiographique, Solo,
programmé les 22 et 23 janvier. Le second dans
une création menée avec des étudiants
du CNDC dans le cadre d'une rencontre internationale
programmée en mai prochain.
Inspirée par le succès
du festival européen de cinéma Premiers
Plans d'Angers, cette rencontre inédite entend
réunir des dizaines d'étudiants et professeurs
des grandes écoles de danse en Europe, pour une
semaine de débats, de rencontres, de travail
et de présentation publiques.
« L'idée, c'est de se
reposer les questions fondamentales: comment on transmet?
Comment on apprend? Et de favoriser les synergies et
les collaborations », défend Emmanuelle
Huynh, sa directrice artistique.
Le CNDC entend profiter de ce 30è
anniversaire « pour remercier son public et réfléchir
sur son héritage », selon les voeux d'Emmanuelle
Huynh.
Deux livres devraient permettre au
centre d'enrichir concrètement ce travail de
mémoire. L'un sous la forme d'entretiens avec
Trisha Brown, figure de la danse postmoderne américaine
et marraine de l'école, l'autre, historiographique,
issu du travail mené depuis le printemps 2007
par le critique Gérard Mayen sur l'école
angevine.
Le Centre national de danse contemporaine
d'Angers dispose d'un budget de 2 millions d'euros financé
à plus de 25% par la ville. Près de 530
étudiants du monde entier y ont été
accueillis depuis 1978.

Un tableau vivant
et musical signé Annette Messager et Gérard
Pesson
La plasticienne Annette Messager
et le compositeur Gérard Pesson ont investi l'ancienne
chapelle et le jardin du couvent des Recollets à
Paris (Xe arr.) pour une installation inclassable, poétique
et grinçante, en forme de tableau vivant et musical,
« Rubato ma glissando ».
Cette réalisation, en création
mondiale jusqu'à dimanche, ouvre un cycle consacré
par le 37e Festival d'automne à Paris à
Gérard Pesson (né en 1958) dont on pourra
également entendre 17 oeuvres des quinze dernières
années pour formations diverses (solistes, quatuor,
choeur et orchestre), jusqu'au 3 novembre.
« Rubato ma glissando »
invite le public d'abord à un parcours dans le
jardin plongé dans un brouillard artificiel,
avec des chaussures suspendues à un fil et une
énorme baudruche blanche dodelinant du chef grâce
à une soufflerie volontairement bruyante.
Ensuite un appel de cor, par un instrumentiste
masqué, convie à pénétrer
dans la chapelle aux murs décrépis au
milieu de laquelle on devine, dans la pénombre,
cinq autres instrumentistes également masqués.
Ils sont assis sur des sièges bas, éclairés
par en dessous. Leurs bras et mains sont reliés
à des fils descendant de la charpente de bois
de la voûte de la chapelle.
Le point de départ du spectacle
est en effet la figure de la célèbre marionnette
de bois et à fils Pinocchio, à laquelle
les instrumentistes font songer.
Leurs instruments (guitares, percussions,
cors, etc.) tiennent aussi à des fils certains
colorés ou lumineux et parfois s'envolent dans
les airs.
D'autres objets reliés à
des fils (un bouquet de sacs en papier, des boules de
ping pong en chapelet entre autres) empruntent également
le même chemin.
Les bruits, souvent discrets, faits
par tous ces objets, notamment des gâteaux qui
goûtent lentement sur le sol, sont intégrés
à la partition écrite, jouée par
les musiciens et faite de bruissements, de frémissements
qui contribuent à créer une ambiance de
mystère non dénuée d'une poésie
presque inquiétante.
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