À propos du site
Statistiques du site
S'abonner au bulletin
Liste musicologie.org
Collaborations éditoriales

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Iconographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Annonces & annuaires
Forum
Téléchargements

Vu et lu sur la Toile
Presse internationale
Forums et listes

Colloques & conférences
Universités françaises
Universités au monde
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

Bulletin Officiel
Journal Officiel
Bibliothèque de France
Library of Congress
British Library
ICCU (Opac Italie)
München (BSB)
Deutsche Nationalbib.
BN Madrid
SUDOC
Pages jaunes
Presse internationale

musicologie.org
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil

   Septembre 2008    

L

M

M

J

V

S

D

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

26

27

28

29

30

 

 

 

 

 

  Actualités musicales du
13 septembre 2008

13 - 25 septembre 2008
Théâtre de la Colline

Nada Strancar Chante
Brecht / Dessau

Jean-Claude Malgoire, direction musicale
Michel Lairot, accordéon
Guillaume Blaise, percussions

Actrice d’exception, Nada Strancar a joué les auteurs du grand répertoire : Marivaux,Molière, Racine, Tchekhov, Hugo, Pirandello, Péguy, Brecht, Strindberg et Shakespear…

Pour L’Opéra de quat’sous, créé au TNP en 2003, on découvre son aplomb d’artiste de « comédie musicale » de Broadway.

L’idée d’un « tour de chant » naît , se précise, et se construit en complicité avec Christian Schiaretti et Jean-Claude Malgoire.

Nada Strancar a choisi de chanter des oeuvres de Paul Dessau, qu’elle interprétera en allemand. Elle apprécie ce compositeur, ses sonorités comtemporaines. Issue de la tradition classique, la musique de Paul Dessau, d’une grande beauté, utilise aussi bien l’oratorio que l’ironie incisive des poèmes et des chansons de Brecht, qu’il a popularisés dans le monde entier

    Mise en scène, Christian Schiaretti
    Conseiller littéraire Gérald Garutti
    Texte français et surtitres Jean-Pierre Siméon
    Lumière Julia Grand
    Costumes ThibautWelchlin
    Coiffure, maquillages Nathalie Charbaut
    Vidéo Pierre Jacob
    Répétiteur, Wolfgang Pissors, avec François Martin piano / direction

Théâtre de la Colline, 15, rue Malte-Brun, 75980 Paris - MétroGambetta ; Bus 26, 60, 61, 69, 102 ; Tél. 01 44 62 52 52 - Du mardi au samedi 20h, dimanche 15h – relâche lundi.
http://www.colline.fr/

Billetterie FNAC / Musicologie.org

Le spectacle a été accueilli par l’Atelier Lyrique de Tourcoing et joué à la salle Idéal Tourcoing les 9 et 10 novembre 2007. L’Arche est éditeur et agent théâtral des textes présentés. production Théâtre National Populaire – Villeurbanne en coproduction avec l’Atelier Lyrique de Tourcoing. Remerciements à l’Opéra National de Lyon

Nada Strancar les cours du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris dans la classe de Georges Chamarat, puis dans celle d' Antoine Vitez. De ses études avec Antoine Vitez naît une rencontre et une collaboration qui durera plus de dix ans, Phèdre, Catherine, Iphigénie Hôtel, Les Quatre Molière, Le Prince travesti, Lucrèce Borgia… On la retrouve également dans les mises en scène de Patrice Chéreau, Pierre Romans, Giorgio Strehler, Lucian Pintilié, Luc Bondy, Alain Françon, Joël Jouanneau, André Engel, Claudia Stavisky, Laurent Laffargue.

Au TNP, elle a joué, sous la direction de Christian Schiaretti, Jeanne d’après Jeanne d’Arc de Charles Péguy, 2003, Mère Courage dansMère Courage et ses enfants de Bertolt Brecht, 2002, Madame Peachum dans L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill, 2003 et 2004, Laura dans Père de August Strindberg, 2005, et Volumnia dans Coriolan, 2006. Nada Strancar a reçu le Prix Georges-Lerminier 2002 du Syndicat professionnel de la Critique, pour son rôle de Mère Courage.

Né en 1894 à Hambourg, Paul Dessau se forme au Conservatoire de Berlin, il devient chef d’orchestre en 1918 et récolte ses premiers succès de compositeur avec sa Première Symphonie, 1927. Il compose aussi un très grand nombre de musiques de films. En 1933, il s’enfuit à Paris. En 1939, il émigre aux États-Unis et vit à New York. Il rencontre Bertolt Brecht et le suit à Hollywood. Il collabore avec lui pour lamusique de La Bonne Âme du Se-Tchouan, Le Procès de Lucullus, Mère Courage et ses enfants, Deutsches Miserere, Maître Puntila et son valet Matti… Paul Dessau rentre en Europe en 1948. Devenu l’un des compositeurs les plus importants de l’Allemagne de l’Est, il y meurt en 1979.

Bertolt Brecht est né à Augsburg en 1898. En 1918, il est enrôlé comme infirmier dans un hôpital de l’arrière et il compose ses premières chansons.

Démobilisé, il retourne à Munich où il écrit des poèmes qui font scandale. Baal, sa première pièce, date de 1919. L’année suivante, Tambours dans la nuit. Suivent Homme pour homme en 1925 ; en 1928, deux opéras : Grandeur et Décadence de la ville deMahagonny et L’Opéra de quat’sous. De 1928 à 1933, Brecht écrit de nombreuses « pièces didactiques » (Lehrstücke) dont Celui qui dit oui, celui qui dit non, La Décision et L’Exception et la Règle. De cette époque date également Sainte Jeanne des abattoirs, 1930.

En 1933, après la prise de pouvoir des nazis, il s’exile. Réfugié, pour finir, en Californie, Brecht écrit une douzaine de pièces parmi lesquelles Grand’peur et misère du IIIe Reich, 1934, Mère Courage et ses enfants, 1938, Galileo Galilei, 1938, La Bonne Âme du Se-Tchouan, 1939, Maître Puntila et son valet Matti, 1940, La Résistible Ascension d’Arturo Ui, 1942, Les Visions de Simone Machard et Le Cercle de craie caucasien en 1945.

En 1948, il rentre à Berlin et fonde avec sa femme, l’actrice Helene Weigel, le Berliner Ensemble. Bertolt Brecht meurt le 14août 1956.

13 septembre - 19 octobre 2008
Nord-Pas-de-Calais / Belgique

Festival International
Albert Roussel

Direction artistique : Damien Top

La mer

Les concerts du Festival International Albert-Roussel, ancré dans la campagne de Flandre, se déroulent dans des lieux chargés d'histoire.

Seul festival à promouvoir régulièrement les compositeurs issus de la région Nord Pas-de-Calais, la douzième édition propose une série de programmes surprenants autour du thème de la mer.

Dans le sillage d’Albert Roussel, qui embrassa la carrière d’officier de marine avant de se consacrer à la composition, nous vous invitons à embarquer en compagnie des cap-horniers ou des marins de la Navale à la découverte d’espaces étranges, de légendes océanes, d’îles lointaines et de mondes inconnus. L’aventure musicale est toujours au rendez- vous.

Le Festival International Albert-Roussel 2008 accueille des artistes prestigieux venus de tous horizons : Brenda K. Witmer, Diane Andersen, Alain Raës, Houston Dunleavy, Marc Boucher, l’Ensemble Nahandove, … Diverses animations pédagogiques auront lieu dans les écoles et collèges.

Le Festival International Albert-Roussel 2008 salue le 80e anniversaire des compositeurs Max Pinchard et Peter Tahourdin et le cinquantenaire de la disparition de Florent Schmitt.

L’édition 2008 est dédiée à la mémoire de Claude Réquillart, filleul d’Albert Roussel.

Centre International Albert-Roussel
541 rue de Cassel
59670 Bavinchove
09 53 63 32 08
ciar@free.fr
http://albertroussel.free.fr

Billetterie FNAC / Musicologie.org

13 septembre 2008, 16 heures
Vincennes, Parc Floral de Paris

Festival Classique au vert
Au Pays de Walter Scot
Orchestre National d'Île-de-France

Direction et violon, Gordan Nikolitch
Piano, Éric Le Sage

 

Wolfgang Amadeus Mozart
Rondo en si bémol majeur K. 269
Robert Schumann
Concerto pour piano en la mineur op. 54
Félix Mendelssohn-Bartholdy
Symphonie n° 3 en la mineur dite « Écossaise » op. 56

 

« Demain matin, nous partons pour Abbotsford, chez Sir Walter Scott, et de là nous nous rendrons dans les Highlands...

Aujourd’hui, au crépuscule, nous sommes allés visiter le palais de Holyrood, où la reine Marie a vécu et aimé.

C’est devant l’autel brisé que Marie Stuart fut couronnée reine d’Écosse. Tout est brisé; on n’y voit que les décombres et le ciel bleu au-dessus de la tête; je crois avoir trouvé le début de ma symphonie écossaise. »

Voilà ce que note fougueusement le jeune Mendelssohn, en 1829, pour raconter son voyage initiatique en terre nordique, comme un périple destiné à forger son âme de romantique. Car dans ce pays aride, rien ne lui semble facile: les ciels sont tourmentés, délavés par des rafales de pluie, les forêts restent sombres et touffues... à la manière des landscapes du peintre anglais John Constable. Sa symphonie transpose en musique ces impressions éparses, avec le charme d’un peintre qui découvrirait sans cesse de nouvelles couleurs.

Parc Floral de Paris, Bois de Vincennes, Paris 12ème. Métro : Château de Vincennes. Bus : Lignes n° 46, n° 112 / Parc à vélos. Concerts gratuits après acquittement du droit d’entrée au Parc Floral. Entrée du parc : 5 € ; tarif réduit : 2,50 €. Gratuit pour les moins de 7 ans

Première édition d'« Orchestres en fête ! »
du 14 au 23 novembre

Une trentaine de formations orchestrales permanentes en France participeront du 14 au 23 novembre à la première édition de la manifestation « Orchestres en fête! », destinée à mieux faire connaître leur activité au grand public, selon les organisateurs.

Cette opération, vouée à être organisée chaque année, est initiée par l'Association française des orchestres (AFO), qui rassemble 38 formations symphoniques et ensembles en France, à Monaco et au Luxembourg, soit la quasi totalité des orchestres permanents de ces pays.

Les membres de l'AFO revendiquent chaque saison près de 3.200 concerts donnés dans 500 villes, devant plus de 2,5 millions de spectateurs, par quelque 2.500 musiciens.

« Orchestres en fête! » aura pour vocation de faire écho à ce « dynamisme » avec, durant dix jours, 229 événements partout en France, dont près de 80 concerts mais aussi répétitions publiques, visites dans les coulisses, ateliers, propositions pédagogiques, rencontres avec les artistes, etc.

Ainsi, l'actrice Julie Depardieu et le compositeur Bruno Mantovani seront réunis à Lille pour des actions éducatives, des concerts de musique de chambre auront lieu dans divers quartiers de Strasbourg, un week-end « orchestre et cinéma » sera organisé par le Philharmonique de Nice et l'Orchestre national Bordeaux-Aquitaine se produira dans un grand magasin de meubles suédois.

Cette manifestation intervient alors que les orchestres français ne cachent pas leur inquiétude quant à leur financement, après des notifications de crédits 2008 parfois tardives de la part des Directions régionales des affaires culturelles (Drac).

Ces formations craignent notamment, dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), une baisse des aides de l'Etat, qui représentent en moyenne (hors Opéra de Paris) 22% de leurs subventions (contre 55% venant des communes, 19% des régions et 4% des départements).

« Plus on va mal, plus c'est le moment de dire que l'on existe et de mettre en valeur notre activité auprès du grand public », a expliqué à l'AFP le directeur de l'AFO, Philippe Fanjas.

Grève à La Scala de Milan,
une soirée d'hommage à Roland Petit
a été annulée

Le prestigieux théâtre de la Scala de Milan (nord de l'Italie) a annoncé vendredi l'annulation d'une de ses soirées dédiées au chorégraphe français Roland Petit en raison d'un mouvement de grève à l'appel d'un syndicat.

« La direction du théâtre est extrêmement navrée d'annoncer qu'en raison d'une grève du syndicat SLC-CGIL, la représentation du ballet Soirée Petit prévue pour mardi 16 septembre ne pourra avoir lieu », indique La Scala sur son site internet.

Le syndicat proteste contre la non-confirmation par la direction de contrats à durée déterminée de plusieurs salariés.

Dix soirées étaient prévues par le théâtre de la Scala (jusqu'au 17 septembre) dans le cadre d'un hommage au chorégraphe Roland Petit, 84 ans, avec trois ballets, « Le Jeune homme et la mort », « Carmen » et « L'Arlésienne ».

Sur scène, les danseurs-étoiles italiens Roberto Bolle et Massimo Murru, du corps de ballet de la Scala, et les danseuses invitées Polina Semionova et Lucia Lacarra, sont accompagnés par l'orchestre de l'Accadémie du Théâtre de la Scala dirigé par David Garforth.

Trois représentations de la Bohème, l'opéra de Puccini, avaient déjà été annulées en juillet dernier en raison d'une grève du personnel pour leurs rémunérations.

Julien Clerc :
« Je suis en recherche constante ».

Trois ans après « Double enfance », Julien Clerc sortira lundi son nouvel album, « Où s'en vont les avions? » (Virgin/EMI), coréalisé par Benjamin Biolay, qui a apporté une touche pop et actuelle à la musique d'un chanteur « en recherche constante », même après 40 ans de carrière.

Outre certains paroliers habituels (Jean-Loup Dabadie, Maxime Le Forestier, Carla Bruni, David McNeil), Julien Clerc a fait appel à de nouvelles plumes, Benjamin Biolay, Gérard Manset et Gérard Duguet-Grasser. Le chanteur, qui aura 61 ans le 4 octobre, partira en tournée en décembre.

Q: Pourquoi avoir fait appel à Benjamin Biolay?

R: « J'ai été impressionné par son album Trash Yéyé. Il a fait le lien entre mes influences et ce qu'il connaît des sons d'aujourd'hui. Il ne faut pas courir après les d'jeuns mais servir la musique en utilisant ce que le monde d'aujourd'hui met à disposition. C'est comme les créateurs de mode: ils ont une culture des couleurs, des formes du passé, et avec ça, ils créent la mode d'aujourd'hui. Je suis en recherche constante, j'essaie de tracer mon sillon musical. »

Q: Comment expliquez-vous la tonalité plutôt élégiaque et poétique des textes?

R: « Je ne discute jamais des thèmes avec les auteurs. Ils mettent vraisemblablement un peu d'eux-mêmes dans les chansons. Ils voient aussi ma vie et piquent ce qu'ils ont envie de piquer. Quand je vivais avec Miou Miou, elle me disait toujours: Un acteur doit faire rêver les metteurs en scène. Il y a un peu de ça entre un interprète et un auteur, l'un inspire l'autre comme un acteur inspire un metteur en scène. »

Q: Pour la première fois, Gérard Manset vous a écrit deux textes...

R: « Nos premiers 45 tours sont sortis le même jour, le 9 mai 1968: moi c'était La cavalerie, lui Animal on est mal. Après, on est devenus proches. Et il était très proche d'Etienne (Roda-Gil, parolier historique de Julien Clerc aujourd'hui décédé, NDLR). Il faudra que je lui pose la question: aurait-il accepté d'écrire pour moi du vivant d'Etienne? Je ne suis pas sûr de la réponse. »

Q: « Restons amants », écrite par Maxime Le Forestier, et « Déranger les pierres », par Carla Bruni, figurent aussi sur leurs albums respectifs...

R: « On n'a pas fait exprès. C'est bien car ça va faire vivre les chansons différemment. Il y a une règle non écrite selon laquelle quand ils me donnent un texte, c'est pour moi. Mais je ne peux pas leur en vouloir! C'était rigolo, il y avait une espèce de petite espionite à l'époque où on faisait nos albums tous les trois! »

Q: Qu'avez-vous pensé de l'effervescence qui a entouré l'album de Carla Bruni en raison de son statut d'épouse du président de la République?

R: « J'ai souffert pour elle. L'album aurait mérité d'être jugé de façon plus froide, beaucoup plus artistique. Je pense qu'elle a un peu sous-estimé tout ça au début; maintenant je pense qu'elle comprend. C'est une situation atypique. Mais c'est une personnalité forte: elle est suffisamment intelligente et suffisamment artiste pour en tirer des enseignements. »

Q: Avez-vous conscience qu'un chanteur avec une carrière aussi longue que la vôtre finit par faire intimement partie de la vie de son public?

R: « Oui, c'est un rapport intime que j'ai toujours eu tendance à fuir et que je fuis moins maintenant, car j'ai moins peur des gens. C'est comme quand on passe à la télévision, on peut progresser. Regardez Mitterrand, au début, il était mauvais à la télévision ! Ce sont des choses qui se travaillent, des réflexions à avoir sur son métier. Aujourd'hui je livre plus de moi-même, ou en tout cas je parle plus qu'avant, j'ai pris plaisir à ça. » (AFP / Paul RICARD)

©Musicologie.org 2008