À propos du site
Statistiques du site
S'abonner au bulletin
Liste musicologie.org
Collaborations éditoriales

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Iconographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Annonces & annuaires
Forum
Téléchargements

Vu et lu sur la Toile
Presse internationale
Forums et listes

Colloques & conférences
Universités françaises
Universités au monde
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

Bulletin Officiel
Journal Officiel
Bibliothèque de France
Library of Congress
British Library
ICCU (Opac Italie)
München (BSB)
Deutsche Nationalbib.
BN Madrid
SUDOC
Pages jaunes
Presse internationale

musicologie.org
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil

   Septembre 2008    

L

M

M

J

V

S

D

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

26

27

28

29

30

 

 

 

 

 

Actualités musicales du
11 septembre 2008

 

11 septembre 2008
Satellit Café, Paris

Loulou Djine
Balkan urbain

Dragan Urlic : chant et violon
Branislav Zdravkovic : chant et guitare
Laurent Guénin : percussions et batterie
Petar Gojkovic : clarinette
Raoul Cepelnik : guitare basse et contrebasse
Ivica Bogdanic : accordéon

Depuis plus de dix ans, Loulou Djine, emmené par Dragan Urlic, arpente les scènes parisiennes et les festivals de musique World. Aujourd’hui, c’est une formation à géométrie variable… un noyau de cinq musiciens (violon, guitares, contrebasse et percussions) auquel viennent se greffer, selon les concerts, des cuivres, un clarinettiste, un accordéoniste, un trio à cordes, et parfois une danseuse.

Le groupe interprètera, entre autre, des morceaux de leur nouvel album « Zapad » (trad. « Ouest ») qui sortira en janvier 2009 et dont la distribution sera assurée par L’Autre Distribution, mais aussi, pour notre plus grand plaisir des morceaux de l’album, Fragments. L’originalité de ce groupe réside dans l’interprétation contemporaine du répertoire traditionnel enrichi d’une touche de jazz, de blues et de rythmes urbains. La volonté de Loulou Djine est de poursuivre la coutume ancestrale des Balkans de jouer de la musique, tout en refusant de vivre dans le passé.

Dragan, le fondateur réfugié croato-bosniaque, offre un univers plein de fougue et de chaleur qui apporte au répertoire traditionnel tzigane musiques actuelles, rythmes orientaux, jazz et acrobaties violonistiques. Les Fragments de ce troisième album ont été enregistrés avec des Croates, des Serbes, des Bosniaques, des Macédoniens et des Tziganes, parce qu’avant la guerre, tous les yougoslaves, quelle que soit leur appartenance ethnique, aimaient et jouaient cette musique. Mais passionnément tourné vers l’avenir, Dragan Urlic y a introduit de nouveaux instruments comme le saxophone, le basson et le trombone, qui ne sont généralement pas utilisés dans les Balkans. Avec son violon, il explore les thèmes traditionnels de toutes les tziganies pour créer un blues des Balkans très personnel. Libéré des codes posés par le classique, ses notes ébouriffantes, enivrantes, bouleversantes résonnent comme une odyssée qui nous raconte que la vie est un manège qui ne cesse de tourner.

Entre lamentos déchirants et rythmes endiablés, Loulou Djine vous invite dans leur tourbillon tzigano-balkanique auquel il est difficile de ne pas succomber … Un retour très attendu sur la scène du Satellit Café.

Discographie

  • Zapad, L’Autre Distribution , (Sortie prévue Janvier 2009)
  • Fragments, L’Autre Distribution (septembre 2006)
  • Loulou Djine, DVD, 2005
  • Transversal, L’Autre Distribution, 2005
  • Aldranidjo, Next Music, 2003

http://dragan.urlic.free.fr/

Satellit Café, 44 rue de la Folie Méricourt – 75011 Paris. Tél. : 01 47 00 48 87 / fax 01 41 08 80 08 –  Métro : St Ambroise ou Oberkampf - Entrées 8 / 10 € - Concerts dès 21h - http://www.satellit-cafe.com

Le festival Marsatac
des « musiques nouvelles »
fête ses dix ans

Le festival Marsatac consacré aux « musiques nouvelles » fêtera du 25 au 27 septembre ses dix ans d'existence à Marseille, l'occasion, pour ses organisateurs, de dresser un bilan satisfaisant de ce rendez-vous de la culture electro, mais aussi de s'inquiéter pour son avenir.

Au total, 2.400 spectateurs en 1999, 25.000 attendus cette année. Au départ 170.000 francs de budget, un million d'euros aujourd'hui: ces deux comparaisons donnent une idée de la dimension qu'a pris le festival en dix ans, ont expliqué les organisateurs, lors d'un point de presse mercredi.

Mais cette croissance et la venue d'artistes phares des « musiques nouvelles » au cours de la décennie (Public Ennemy, Joey Starr, 2 Many DJ's, Le Peuple de l'Herbe, The Herbaliser...), motifs de satisfactions, s'accompagnent pour les organisateurs d'une inquiétude quant à la pérennité de la manifestation.

« Nous sommes inquiets pour la suite et le chemin qui nous reste à parcourir », a expliqué Dro Kilndjian, responsable de la programmation du festival.

« Notre manifestation est trop souvent vécue comme une difficulté plus que comme une chance », a-t-il regretté, pointant le besoin d'« une visibilité à moyen terme », des « budgets trop restreints » ainsi que la « précarité du quotidien » des permanents, à l'heure où Marseille est candidate pour devenir capitale européenne de la culture en 2013. Le festival est autofinancé à 60%, les collectivités assurant le reste.

Pour ses dix ans, Marsatac a choisi d'accentuer la variété musicale de sa programmation qui, depuis le début, cherche à associer d'autres genres (jazz, rock, pop, soul, etc.) au hip-hop et à l'électro.

L'Afrique sera à l'honneur pour la soirée d'ouverture avec Manu Dibango, Seun Kuti, le fils cadet de Fela, ainsi que Mix Up Bamako, collectif issu du premier travail de production de Marsatac et réunissant des artistes de Bamako et de Marseille.

A noter également la venue, sur l'esplanade du J4 (zone située à l'extrémité du Vieux Port), des rappeurs new-yorkais de De La Soul, des Français d'Hocus Pocus ou du slameur Saul Williams, Laurent Garnier, le vulgarisateur en chef de la techno en France, venant clôturer le festival dans la nuit du 27 au 28 septembre.

La musique et le son
s'exposent porte de Versailles

Le Salon de la musique et du son se tiendra de vendredi à lundi à Paris, porte de Versailles, et accueillera, outre les stands d'exposants, des conférences et des concerts, avec notamment Fancy, Alexandre Kinn, Moriarty, Didier Lockwood ou Sanseverino.

Selon les organisateurs, plus de 200 exposants (fabricants d'instruments, éditeurs de musique, écoles de musiques, associations, centres de formation aux métiers de la filière...) seront présents sur les 18.000 m2 du salon.

En outre, onze conférences consacrées à la filière musicale auront lieu de vendredi à lundi, dans l'après-midi. Elle traiteront notamment de la juste rémunération de la musique, des métiers de la création, des manières de faire repérer sa musique sur internet ou de la façon de créer un label.

Par ailleurs, le festival accueillera une série de concerts en extérieur de vendredi à dimanche, avec notamment FM, Fancy, Alexandre Kinn, Moriarty, Mademoiselle K, les ex-Zebda Mouss & Hakim, Caravan Palace ou encore le violoniste Didier Lockwood et Sanseverino, tous deux parrains du salon.

D'autres artistes, parmi lesquels Stephan Eicher ou Yael Naim et son percussionniste David Donatien, seront présents au salon, où ils devraient se produire lors de showcases.

Enfin, des ateliers consacrés à l'apprentissage des instruments ou aux métiers de la musique accueilleront les enfants et les adolescents.

La première édition du Salon de la musique et du son avait eu lieu en 2006. http://www.salon-musique.com  Entrée: 12 euros)

Le chorégraphe danois Peter Martins,
élevé au rang de commandeur
des Arts et Lettres

Le chorégraphe et ancien danseur danois Peter Martins, maître de ballet principal du New York City Ballet (NYCB), a été fait mardi soir à Paris commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres, a annoncé l'Opéra national de Paris dans un communiqué.

Ses insignes lui ont été remis par le directeur de l'Opéra de Paris, Gerard Mortier, à l'issue de la première d'une série de 11 représentations du NYCB à l'Opéra Bastille jusqu'au 21 septembre, qui marque le retour de la compagnie américaine dans la capitale française après 13 ans d'absence.

Peter Martins, 61 ans, a dansé au Ballet royal du Danemark avant d'intégrer le NYCB en 1970 comme danseur principal. A la mort de George Balanchine en 1983, il est devenu codirecteur de la compagnie new-yorkaise avec Jerome Robbins et John Taras puis a pris seul les rênes de la troupe en 1990.

Il a signé plus de 80 chorégraphies sans renoncer à utiliser le langage de la danse classique.

Paris redécouvre le New York City Ballet,
qui a la musique dans la peau

Quarante-trois ans qu'il n'était pas venu à l'Opéra de Paris ! Le New York City Ballet (NYCB) a renoué mardi soir avec le public français, qui a réservé un accueil chaleureux à cette compagnie sexagénaire, adepte d'une danse toujours très respectueuse de la musique.

Le NYCB s'est produit plusieurs fois à Paris depuis un quart de siècle (Châtelet en 1983 et 1995, Théâtre des Champs-Elysées en 1989), mais il n'avait pas été accueilli à l'Opéra depuis 1965.

Pour fêter ce retour, la maison a mis à sa disposition pour 11 représentations jusqu'au 21 septembre le plateau de son plus grand théâtre, l'Opéra Bastille (2.735 places), qui n'avait jamais été offert à une compagnie invitée depuis son inauguration en 1989.

Des solistes du « City Ballet » danseront en outre sous les ors du Palais Garnier, le 18 septembre, lors d'une soirée de gala à laquelle participeront des étoiles de l'Opéra de Paris.

Pour la Bastille, le NYCB est venu avec 14 pièces de son répertoire réparties sur quatre programmes. Le premier est consacré à George Balanchine, cofondateur-directeur de la compagnie pendant 35 ans (1948-1983), attaché au vocabulaire classique et soucieux de fidélité à la musique.

Ainsi, dans « Divertimento n°15 », comme son nom l'indique, c'est la partition qui prime et oblige les danseurs à régler leurs mouvements selon un parfait ordonnancement, dans une esthétique néoclassique (tutus, pointes et chignons) mais non narrative et dépourvue de décors.

Même sobriété dans « Episodes », ballet qui se confronte cependant de manière plus nette et stimulante à la modernité. Le vocabulaire classique est ici débarrassé de tout ornement pour épouser, en justaucorps et collants, et non sans grâce géométrique, la syntaxe dodécaphonique de Webern ou les lignes d'une fugue de Bach.

Le City Ballet avait ensuite prévu de donner « Valses de Vienne », une pièce quasiment inconnue en Europe, mais les ayants droit du compositeur Richard Strauss refusant que l'on y joue un extrait du « Chevalier à la rose », le projet a été abandonné.

La « Tchaïkovski Suite n°3 » sert de pièce de remplacement, accompagnée par l'Orchestre de l'Opéra sous la baguette du Français Fayçal Karoui, directeur musical du NYCB. Une oeuvre hétérogène, qui s'achève sur un hommage appuyé au style académique développé par Marius Petipa à Saint-Pétersbourg.

Le spectateur peut juger Balanchine un peu prisonnier de son modèle ici, mais il ne peut qu'admirer la liberté avec laquelle, auparavant, « Mr. B » sollicite des danseuses aux pieds nus, aux cheveux dénoués et aux robes vaporeuses. Toute l'énergie du NYCB se lit dans ces corps virevoltants.

Chez les hommes, le public guettera les apparitions (13, 18, 19 et 21 septembre) du Français Benjamin Millepied, danseur principal du NYCB, dans des pièces chorégraphiées par les collaborateurs et successeurs de Balanchine, Jerome Robbins, Peter Martins et Christopher Wheeldon.

Le soliste de 31 ans, qui est aussi chorégraphe, participera plus tard (20-30 septembre à Garnier) à un « Hommage à Robbins » en offrant au Ballet de l'Opéra sa deuxième création, « Triade ».

Paul-André Fortier,
la Biennale de la danse côté rue

Chaque jour, Paul-André Fortier donne rendez-vous aux passants pour une demi-heure de spectacle dans le cadre de la Biennale de la danse à Lyon, avec pour seule musique le brouhaha de la ville: klaxons, bruits de pas, de voitures, conversations ou sonneries de portable.

A 13H00 tapantes, le danseur-chorégraphe québécois, crâne de bonze et tunique noire, entame son solo sur une estrade coincée entre des barres d'immeubles dans le quartier bétonné des Halles de Lyon.

Face à lui, une vingtaine de badauds composés de passants et d'employés d'une brasserie voisine, d'un salon de coiffure et d'une pharmacie. A leurs fenêtres, des femmes jettent également un oeil.

Imperturbable, Paul-André Fortier traverse la scène en diagonale, lève les bras, s'allonge, se relève, feint de chuter, enchaînant une série de mouvements inspirés du bruissement des grandes villes.

Avec ce spectacle, « beaucoup de spectateurs prennent conscience de leur environnement sonore et urbain », affirme le danseur sexagénaire qui y voit « une occasion de se demander pourquoi on est si coincés dans nos villes ».

Des passants s'arrêtent, observent le solo en souriant ou en finissant leur sandwich, avant de repartir ou de s'asseoir quelques instants.

« L'idée de ce spectacle, c'est d'offrir une chorégraphie. On ne réserve pas sa place, c'est un cadeau que l'on se fait, c'est une rencontre avec des gens », avance Paul-André Fortier qui se produit tous les jours, jusqu'au 30 septembre, date à laquelle s'achève la 13ème Biennale de la danse à Lyon.

Le chorégraphe tourne depuis deux ans avec ce spectacle intitulé « Solo 30x30 » -comme 30 jours et 30 minutes- et s'est installé dans plus de huit villes, notamment Montréal, Rome, Londres et Newcastle.

A chaque fois, le dispositif est le même : un lieu urbain « avec une vraie population » comme une gare ou une zone commerçante, trente minutes de chorégraphie, avec ou sans public et quelles que soient les conditions météorologiques.

Paul-André Fortier a ainsi connu l'affluence du public à Londres avec plus de 10.000 personnes qui, sur trente jours, ont assisté à son spectacle, mais aussi l'extrême solitude en dansant devant « absolument personne » en Italie.

Si le sexagénaire en plaisante encore, c'est parce qu'il voit ce projet comme « un engagement ». « Il faut que je trouve la satisfaction de danser pour moi tout seul », souligne-t-il, serein.

A la fin de son spectacle, l'artiste fait ses adieux avant de se retirer. Le public applaudit avant de se disperser rapidement. Un homme vêtu d'un costume gris lui fait un petit signe de la main.

« Ca veut dire qu'il s'est passé quelque chose », commente le chorégraphe à l'issue de son solo, heureux de voir affleurer des émotions au milieu du béton. La preuve, selon lui, qu'« il peut y avoir de la poésie dans des lieux moches ». (AFP / Aurélie MAYEMBO)

Coldplay se fait plaisir
et évite l'esbroufe à Bercy

Le groupe anglais Coldplay a donné le troisième de ses quatre concerts prévus en France, mardi soir au Palais Omnisports de Paris-Bercy, où il s'est accomodé du gigantisme du lieu pour livrer une prestation sans esbroufe et marquée par un plaisir de jouer manifeste.

Le quatuor emmené par le chanteur Chris Martin, monsieur Gwyneth Paltrow à la ville, se produira de nouveau à Paris-Bercy mercredi après être déjà passé par Strasbourg puis Lyon.

Il présente lors de cette tournée son dernier album, « Viva la vida », qui s'est vendu à plus de 200.000 exemplaires en France en trois mois.

Coproduit par Brian Eno, ce disque a marqué un changement en douceur dans le style de Coldplay, qui a voulu apporter un souffle nouveau et une touche world music à sa pop souvent jugée trop lisse. Il en est manifestement de même sur scène, où le groupe semble souhaiter montrer qu'il ne veut pas être réduit à l'image de grosse machine bien huilée, taillée pour les stades et les salles gigantesques.

Certes, bon nombre de ses chansons, comme « Viva la vida » ou les plus anciennes « Speed of sound », « In my place » ou « Clocks » (ovationnée par les 17.000 spectateurs de Bercy), sont écrites dans un style épique qui se prête bien à ce que leur refrain soit repris en choeur par des milliers de gorges, comme c'était le cas mardi.

Mais Coldplay ménage aussi des moments plus intimes. Le groupe a ainsi quitté la scène et gravi les escaliers du Palais Omnisports pour s'installer dans l'une de ses travées et livrer une version acoustique de « The scientist » quasiment au contact direct du public, qui a dégainé illico portables et appareils photo.

Un peu plus tôt, les quatre musiciens s'étaient massés sur une petite plateforme placée au milieu de la foule pour y interpréter quelques morceaux.

Martin, lui, a fait honneur à sa réputation de boy scout sympa, qui lui a souvent valu des railleries, en multipliant les phrases en français à l'adresse du public. Une attitude qui ne semblait pas feinte puisque les membres du groupe prenaient visiblement beaucoup de plaisir à jouer.

Le décor lui-même était révélateur de cette volonté de ne pas trop en faire: une scène toute simple (avec sur l'écran géant le tableau « La liberté guidant le peuple » d'Eugène Delacroix, qui illustre la pochette de l'album) et de grosses sphères lumineuses semblables à de gigantesques ampoules qui pendaient des cintres.

Après une pluie de confettis, Coldplay a clos cette heure et demie de concert avec « Yellow », tirée de son premier album.

Même après le spectacle, les fans pouvaient encore faire plaisir à leur groupe préféré: l'organisation humanitaire Oxfam, que Coldplay soutient, avait installé des stands dans Bercy et faisait signer des pétitions pour l'accès à l'éducation et aux soins dans les pays pauvres.

Le groupe Elbow remporte le prix Mercury,
battant Radiohead et Estelle

Le groupe de rock alternatif Elbow a remporté mardi soir le prix Mercury grâce à son album « The seldom seen kid », un quatrième opus publié en mars après plusieurs années d'absence qui a atteint la cinquième place des charts britanniques.

« Je sais que nous sommes censés être cools mais c'est vraiment la meilleure chose qui nous soit arrivée », a déclaré le chanteur du groupe Guy Garvey en recevant le trophée.

Le prix Mercury, créé en 1992 pour récompenser le meilleur de la musique britannique et irlandaise, est décerné par un panel de musiciens, producteurs, présentateurs et journalistes spécialisés dans la musique. Il est doté de 20.000 livres (25.000 euros).

Elbow, formé en 1990, a grillé la politesse à onze candidats dont Radiohead, Estelle, Robert Plant, Portico Quartet ou encore Burial et Neon Neon. Le groupe avait déjà été pré-sélectionné pour le prix avec son premier album « Asleep in the back » sorti en 1997.

La liste des précédents vainqueurs comprend Dizzee Rascal, Arctic Monkey, the Klaxons, Primal Scream, Ms Dynamite et Franz Ferdinand.

Remporter ce prix, ou être simplement sélectionné, se traduit en général par une très forte augmentation des ventes.

La loi, pas le meilleur moyen
pour cadrer la pratique amateur,
selon Albanel

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a estimé, à propos du dossier de la participation des artistes amateurs aux manifestations culturelles et artistiques, qu'une loi ne serait pas le meilleur moyen « pour encourager et sécuriser » cette pratique.

Si la ministre juge qu'il n'a « jamais été aussi nécessaire de définir un cadre permettant d'encourager la pratique amateur », pour cause de législation sociale « mal adaptée », la loi selon elle « ne semble pas être le bon vecteur pour encourager et sécuriser » cette pratique.

« Des pistes alternatives, contractuelles ou conventionnelles, seront donc explorées conjointement avec les professionnels et les amateurs », a précisé la ministre dans un communiqué publié mercredi.

A la suite d'une réunion vendredi dernier au ministère avec les organisations professionnelles et la principale organisation représentant les amateurs, « il a semblé évident aux parties concernées que la voie législative initialement privilégiée pour sécuriser les pratiques amateur posait d'importantes difficultés et qu'elle n'était plus adaptée à l'objectif poursuivi », explique la ministre.

« Aucune décision ne sera prise en la matière tant qu'un véritable consensus entre toutes les parties n'aura pas été dégagé », affirme encore Mme Albanel qui « regrette les polémiques déclenchées ».

Fin août, Mme Albanel avait tenu à « rassurer les responsables d'associations et les élus » qui avaient manifesté leur inquiétude sur un avant-projet de loi encadrant la participation des artistes amateurs aux spectacles vivants ou de musique.

Depuis 2004, une réflexion est en cours sur ce dossier avec les professionnels, les élus locaux et les associations représentatives des amateurs. Un avant-projet de loi avait été élaboré et remis à toutes les parties intéressées en mai 2007, soit avant l'arrivée de Christine Albanel rue de Valois.

La ministre rappelle en outre mercredi qu'elle « n'a jamais fait part de la moindre volonté de légiférer sur un tel domaine ».

Le texte visait à la fois à « donner un véritable statut à la pratique amateur afin de l'encourager et de la développer » et à « apporter une sécurité juridique aux organisateurs de spectacles vivants » qui ont recours à des non professionnels.

Le marché du disque
toujours en crise
avec une énième baisse au 1er semestre

Le marché de gros des ventes de musique en France, tous supports confondus (physiques et numériques), a poursuivi sa chute au premier semestre avec une baisse de 12,2% par rapport à la même période l'an dernier, a annoncé mardi le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep).

L'industrie musicale est toujours en crise puisque depuis 2002, le marché a perdu plus de la moitié de sa valeur (52%), ce que les producteurs attribuent essentiellement au piratage sur internet.

Le marché de gros (ventes des maisons de disques aux magasins) a représenté 279 millions d'euros sur les six premiers mois de 2008, contre 317,8 en 2007.

Au sein de ce marché, les ventes physiques (sur supports traditionnels, CD et DVD) ont chuté de 17,7%, à 243 millions d'euros.

Les ventes numériques (internet et téléphonie mobile) sont certes en hausse de 56,9% mais, conformément à la tendance de ces dernières années, sont toujours loin de compenser l'effondrement du marché. Elles ne représentent que 36 millions d'euros sur les 279 du marché total (soit 13%, un taux en hausse par rapport aux années précédentes).

La dégradation du marché physique français (-17,7%) est supérieure à la moyenne mondiale (-12%), qui recouvre cependant de fortes disparités selon les pays: -2% en Espagne, +1% au Japon, -5% en Allemagne mais -25% aux Etats-Unis, -10% en Grande-Bretagne, -20% au Canada et -11% en Italie.

Au sein du marché numérique hexagonal, la majorité des revenus provient toujours de la téléphonie mobile (56,1%, 20,2 M euros), suivie par le téléchargement légal sur internet (34,5%, 12,4 M).

Les revenus issus des offres illimitées de musique par abonnement sur le net et du streaming (écoute sans téléchargement) représentent 9,4% des revenus numériques (3,4 M euros) et ont été multipliés par 24 depuis le premier semestre 2007.

Comme le marché de gros, le marché de détail de la musique en France (vente aux consommateurs) a chuté de 17,1% au premier semestre (442,1 M euros).

Ces chiffres au détail ne sont cependant pas exhaustifs car ils prennent seulement en compte les ventes de disques en magasins (-18,6%, 423 M) et le téléchargement légal sur internet (+42%, 19,1 M), et excluent la téléphonie mobile.

Loi antipiratage :
les producteurs de disques
espèrent un examen avant Noël

Le Snep, principal syndicat de producteurs de disques, espère que la future loi antipiratage des oeuvres culturelles sur internet passera en première lecture au Parlement avant Noël, a-t-il indiqué mercredi, alors que le calendrier du texte a pris plusieurs mois de retard.

« On aimerait que le texte passe en première lecture avant Noël. Mais en tout cas on n'aura pas de texte voté avant Noël », a déclaré le directeur général du Snep, Hervé Rony, lors d'un point presse.

Ce projet de loi est né d'un accord signé le 23 novembre 2007 à l'Elysée entre l'Etat et les secteurs de la musique, du cinéma et d'internet, au terme d'une mission confiée à Denis Olivennes, à l'époque président de la Fnac.

Il devait initialement être déposé au Sénat au début du printemps en vue d'une adoption avant l'été.

Ce calendrier a pris du retard, ce qui a provoqué les inquiétudes et l'impatience des producteurs de disques: lors de son précédent point presse, fin avril, le Snep avait jugé « pas acceptable » l'hypothèse que l'examen du texte par le Parlement ne se fasse pas avant l'été. Cette hypothèse s'est finalement vérifiée puisque l'examen n'a toujours pas eu lieu.

Le 27 août, le Snep avait adressé une lettre à Nicolas Sarkozy en lui demandant de « veiller à ce que le projet de loi (...) soit effectivement débattu par le Parlement dès la reprise de la session ordinaire et définitivement adopté avant le fin de l'année », ce qui ne devrait finalement pas être le cas.

« La volonté du président de la République sur ce dossier est intacte, a commenté M. Rony mercredi. Mais c'est un problème d'encombrement parlementaire: le Parlement n'a jamais eu autant de réformes à gérer en même temps ».

« C'est une période d'incertitude technique et pas politique », a-t-il ajouté en soulignant qu'on ne savait toujours pas si le texte passerait en première lecture devant le Sénat ou l'Assemblée nationale.

Ce texte prévoit notamment l'installation d'une autorité administrative indépendante qui pourra envoyer des messages d'avertissement aux internautes pirates puis, en cas de récidive, décider de suspendre leur abonnement internet.

Le site gratuit Deezer
signe un accord avec la major Warner

Le site internet gratuit de musique à la demande sans téléchargement Deezer a conclu un accord avec la major du disque Warner qui l'autorise à utiliser les chansons de son catalogue, ont annoncé les deux parties mercredi dans un communiqué commun.

Cet accord prévoit que les deux sociétés partageront les revenus générés par la publicité. Deezer avait déjà conclu des accords comparables avec deux autres des quatre majors, Sony-BMG puis Universal.

« Deezer mettra à disposition, dans un premier temps, les titres de Warner Music sur la France et prochainement sur le Royaume-Uni et l'Allemagne, après ouverture de ses bureaux », indique le communiqué.

Deezer.com (anciennement Blogmusik.net), qui propose à la fois 32 web radios et l'écoute de titres à la demande en streaming (sans téléchargement), est le premier site français d'écoute de musique à la demande, en accès libre et illimité. Ses utilisateurs ont accès à un catalogue de 3,7 millions de titres. Il revendique un million de visiteurs uniques par jour.

©Musicologie.org 2008