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11 septembre 2008
Satellit Café, Paris
Loulou Djine
Balkan urbain
Dragan Urlic : chant et violon
Branislav Zdravkovic : chant et guitare
Laurent Guénin : percussions et batterie
Petar Gojkovic : clarinette
Raoul Cepelnik : guitare basse et contrebasse
Ivica Bogdanic : accordéon
Depuis plus de dix ans, Loulou
Djine, emmené par Dragan Urlic, arpente les scènes parisiennes et les
festivals de musique World. Aujourd’hui, c’est une formation à géométrie
variable… un noyau de cinq musiciens (violon, guitares, contrebasse et
percussions) auquel viennent se greffer, selon les concerts, des cuivres,
un clarinettiste, un accordéoniste, un trio à cordes, et parfois une
danseuse.
Le groupe interprètera, entre
autre, des morceaux de leur nouvel album « Zapad » (trad. « Ouest ») qui
sortira en janvier 2009 et dont la distribution sera assurée par L’Autre
Distribution, mais aussi, pour notre plus grand plaisir des morceaux de
l’album, Fragments. L’originalité de ce groupe réside dans
l’interprétation contemporaine du répertoire traditionnel enrichi d’une
touche de jazz, de blues et de rythmes urbains. La volonté de Loulou Djine
est de poursuivre la coutume ancestrale des Balkans de jouer de la
musique, tout en refusant de vivre dans le passé.
Dragan, le fondateur réfugié
croato-bosniaque, offre un univers plein de fougue et de chaleur qui
apporte au répertoire traditionnel tzigane musiques actuelles, rythmes
orientaux, jazz et acrobaties violonistiques. Les Fragments de ce
troisième album ont été enregistrés avec des Croates, des Serbes, des
Bosniaques, des Macédoniens et des Tziganes, parce qu’avant la guerre,
tous les yougoslaves, quelle que soit leur appartenance ethnique, aimaient
et jouaient cette musique. Mais passionnément tourné vers l’avenir, Dragan
Urlic y a introduit de nouveaux instruments comme le saxophone, le basson
et le trombone, qui ne sont généralement pas utilisés dans les Balkans.
Avec son violon, il explore les thèmes traditionnels de toutes les
tziganies pour créer un blues des Balkans très personnel. Libéré des codes
posés par le classique, ses notes ébouriffantes, enivrantes,
bouleversantes résonnent comme une odyssée qui nous raconte que la vie est
un manège qui ne cesse de tourner.
Entre lamentos déchirants et
rythmes endiablés, Loulou Djine vous invite dans leur tourbillon
tzigano-balkanique auquel il est difficile de ne pas succomber … Un retour
très attendu sur la scène du Satellit Café.
Discographie
- Zapad, L’Autre Distribution , (Sortie prévue
Janvier 2009)
- Fragments, L’Autre Distribution (septembre
2006)
- Loulou Djine, DVD, 2005
- Transversal, L’Autre Distribution,
2005
- Aldranidjo, Next Music, 2003
http://dragan.urlic.free.fr/
Satellit Café, 44 rue de la Folie
Méricourt – 75011 Paris. Tél. : 01 47 00 48 87 / fax 01 41 08 80 08 –
Métro : St Ambroise ou Oberkampf - Entrées 8 / 10 € - Concerts dès
21h -
http://www.satellit-cafe.com
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Le festival Marsatac
des « musiques nouvelles »
fête ses dix ans
Le festival Marsatac consacré aux « musiques nouvelles
» fêtera du 25 au 27 septembre ses dix ans d'existence à Marseille,
l'occasion, pour ses organisateurs, de dresser un bilan satisfaisant de ce
rendez-vous de la culture electro, mais aussi de s'inquiéter pour son
avenir.
Au total, 2.400 spectateurs en 1999, 25.000 attendus
cette année. Au départ 170.000 francs de budget, un million d'euros
aujourd'hui: ces deux comparaisons donnent une idée de la dimension qu'a
pris le festival en dix ans, ont expliqué les organisateurs, lors d'un
point de presse mercredi.
Mais cette croissance et la venue d'artistes phares des
« musiques nouvelles » au cours de la décennie (Public Ennemy, Joey Starr,
2 Many DJ's, Le Peuple de l'Herbe, The Herbaliser...), motifs de
satisfactions, s'accompagnent pour les organisateurs d'une inquiétude
quant à la pérennité de la manifestation.
« Nous sommes inquiets pour la suite et le chemin qui
nous reste à parcourir », a expliqué Dro Kilndjian, responsable de la
programmation du festival.
« Notre manifestation est trop souvent vécue comme une
difficulté plus que comme une chance », a-t-il regretté, pointant le
besoin d'« une visibilité à moyen terme », des « budgets trop restreints »
ainsi que la « précarité du quotidien » des permanents, à l'heure où
Marseille est candidate pour devenir capitale européenne de la culture en
2013. Le festival est autofinancé à 60%, les collectivités assurant le
reste.
Pour ses dix ans, Marsatac a choisi d'accentuer la
variété musicale de sa programmation qui, depuis le début, cherche à
associer d'autres genres (jazz, rock, pop, soul, etc.) au hip-hop et à
l'électro.
L'Afrique sera à l'honneur pour la soirée d'ouverture
avec Manu Dibango, Seun Kuti, le fils cadet de Fela, ainsi que Mix Up
Bamako, collectif issu du premier travail de production de Marsatac et
réunissant des artistes de Bamako et de Marseille.
A noter également la venue, sur l'esplanade du J4 (zone
située à l'extrémité du Vieux Port), des rappeurs new-yorkais de De La
Soul, des Français d'Hocus Pocus ou du slameur Saul Williams, Laurent
Garnier, le vulgarisateur en chef de la techno en France, venant clôturer
le festival dans la nuit du 27 au 28 septembre.
La musique et le son
s'exposent porte de Versailles
Le Salon de la musique et du son se tiendra de vendredi
à lundi à Paris, porte de Versailles, et accueillera, outre les stands
d'exposants, des conférences et des concerts, avec notamment Fancy,
Alexandre Kinn, Moriarty, Didier Lockwood ou Sanseverino.
Selon les organisateurs, plus de 200 exposants
(fabricants d'instruments, éditeurs de musique, écoles de musiques,
associations, centres de formation aux métiers de la filière...) seront
présents sur les 18.000 m2 du salon.
En outre, onze conférences consacrées à la filière
musicale auront lieu de vendredi à lundi, dans l'après-midi. Elle
traiteront notamment de la juste rémunération de la musique, des métiers
de la création, des manières de faire repérer sa musique sur internet ou
de la façon de créer un label.
Par ailleurs, le festival accueillera une série de
concerts en extérieur de vendredi à dimanche, avec notamment FM, Fancy,
Alexandre Kinn, Moriarty, Mademoiselle K, les ex-Zebda Mouss & Hakim,
Caravan Palace ou encore le violoniste Didier Lockwood et Sanseverino,
tous deux parrains du salon.
D'autres artistes, parmi lesquels Stephan Eicher ou
Yael Naim et son percussionniste David Donatien, seront présents au salon,
où ils devraient se produire lors de showcases.
Enfin, des ateliers consacrés à l'apprentissage des
instruments ou aux métiers de la musique accueilleront les enfants et les
adolescents.
La première édition du Salon de la musique et du son
avait eu lieu en 2006.
http://www.salon-musique.com
Entrée: 12 euros)
Le chorégraphe danois Peter Martins,
élevé au rang de commandeur
des Arts et Lettres
Le chorégraphe et ancien danseur danois Peter Martins,
maître de ballet principal du New York City Ballet (NYCB), a été fait
mardi soir à Paris commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres, a
annoncé l'Opéra national de Paris dans un communiqué.
Ses insignes lui ont été remis par le directeur de
l'Opéra de Paris, Gerard Mortier, à l'issue de la première d'une série de
11 représentations du NYCB à l'Opéra Bastille jusqu'au 21 septembre, qui
marque le retour de la compagnie américaine dans la capitale française
après 13 ans d'absence.
Peter Martins, 61 ans, a dansé au Ballet royal du
Danemark avant d'intégrer le NYCB en 1970 comme danseur principal. A la
mort de George Balanchine en 1983, il est devenu codirecteur de la
compagnie new-yorkaise avec Jerome Robbins et John Taras puis a pris seul
les rênes de la troupe en 1990.
Il a signé plus de 80 chorégraphies sans renoncer à
utiliser le langage de la danse classique.
Paris redécouvre le New York City
Ballet,
qui a la musique dans la peau
Quarante-trois ans qu'il n'était pas venu à l'Opéra de
Paris ! Le New York City Ballet (NYCB) a renoué mardi soir avec le public
français, qui a réservé un accueil chaleureux à cette compagnie
sexagénaire, adepte d'une danse toujours très respectueuse de la
musique.
Le NYCB s'est produit plusieurs fois à Paris depuis un
quart de siècle (Châtelet en 1983 et 1995, Théâtre des Champs-Elysées en
1989), mais il n'avait pas été accueilli à l'Opéra depuis 1965.
Pour fêter ce retour, la maison a mis à sa disposition
pour 11 représentations jusqu'au 21 septembre le plateau de son plus grand
théâtre, l'Opéra Bastille (2.735 places), qui n'avait jamais été offert à
une compagnie invitée depuis son inauguration en 1989.
Des solistes du « City Ballet » danseront en outre sous
les ors du Palais Garnier, le 18 septembre, lors d'une soirée de gala à
laquelle participeront des étoiles de l'Opéra de Paris.
Pour la Bastille, le NYCB est venu avec 14 pièces de
son répertoire réparties sur quatre programmes. Le premier est consacré à
George Balanchine, cofondateur-directeur de la compagnie pendant 35 ans
(1948-1983), attaché au vocabulaire classique et soucieux de fidélité à la
musique.
Ainsi, dans « Divertimento n°15 », comme son nom
l'indique, c'est la partition qui prime et oblige les danseurs à régler
leurs mouvements selon un parfait ordonnancement, dans une esthétique
néoclassique (tutus, pointes et chignons) mais non narrative et dépourvue
de décors.
Même sobriété dans « Episodes », ballet qui se
confronte cependant de manière plus nette et stimulante à la modernité. Le
vocabulaire classique est ici débarrassé de tout ornement pour épouser, en
justaucorps et collants, et non sans grâce géométrique, la syntaxe
dodécaphonique de Webern ou les lignes d'une fugue de Bach.
Le City Ballet avait ensuite prévu de donner « Valses
de Vienne », une pièce quasiment inconnue en Europe, mais les ayants droit
du compositeur Richard Strauss refusant que l'on y joue un extrait du «
Chevalier à la rose », le projet a été abandonné.
La « Tchaïkovski Suite n°3 » sert de pièce de
remplacement, accompagnée par l'Orchestre de l'Opéra sous la baguette du
Français Fayçal Karoui, directeur musical du NYCB. Une oeuvre hétérogène,
qui s'achève sur un hommage appuyé au style académique développé par
Marius Petipa à Saint-Pétersbourg.
Le spectateur peut juger Balanchine un peu prisonnier
de son modèle ici, mais il ne peut qu'admirer la liberté avec laquelle,
auparavant, « Mr. B » sollicite des danseuses aux pieds nus, aux cheveux
dénoués et aux robes vaporeuses. Toute l'énergie du NYCB se lit dans ces
corps virevoltants.
Chez les hommes, le public guettera les apparitions
(13, 18, 19 et 21 septembre) du Français Benjamin Millepied, danseur
principal du NYCB, dans des pièces chorégraphiées par les collaborateurs
et successeurs de Balanchine, Jerome Robbins, Peter Martins et Christopher
Wheeldon.
Le soliste de 31 ans, qui est aussi chorégraphe,
participera plus tard (20-30 septembre à Garnier) à un « Hommage à Robbins
» en offrant au Ballet de l'Opéra sa deuxième création, « Triade ».
Paul-André Fortier,
la Biennale de la danse côté rue
Chaque jour, Paul-André Fortier donne rendez-vous aux
passants pour une demi-heure de spectacle dans le cadre de la Biennale de
la danse à Lyon, avec pour seule musique le brouhaha de la ville: klaxons,
bruits de pas, de voitures, conversations ou sonneries de portable.
A 13H00 tapantes, le danseur-chorégraphe québécois,
crâne de bonze et tunique noire, entame son solo sur une estrade coincée
entre des barres d'immeubles dans le quartier bétonné des Halles de
Lyon.
Face à lui, une vingtaine de badauds composés de
passants et d'employés d'une brasserie voisine, d'un salon de coiffure et
d'une pharmacie. A leurs fenêtres, des femmes jettent également un
oeil.
Imperturbable, Paul-André Fortier traverse la scène en
diagonale, lève les bras, s'allonge, se relève, feint de chuter,
enchaînant une série de mouvements inspirés du bruissement des grandes
villes.
Avec ce spectacle, « beaucoup de spectateurs prennent
conscience de leur environnement sonore et urbain », affirme le danseur
sexagénaire qui y voit « une occasion de se demander pourquoi on est si
coincés dans nos villes ».
Des passants s'arrêtent, observent le solo en souriant
ou en finissant leur sandwich, avant de repartir ou de s'asseoir quelques
instants.
« L'idée de ce spectacle, c'est d'offrir une
chorégraphie. On ne réserve pas sa place, c'est un cadeau que l'on se
fait, c'est une rencontre avec des gens », avance Paul-André Fortier qui
se produit tous les jours, jusqu'au 30 septembre, date à laquelle s'achève
la 13ème Biennale de la danse à Lyon.
Le chorégraphe tourne depuis deux ans avec ce spectacle
intitulé « Solo 30x30 » -comme 30 jours et 30 minutes- et s'est installé
dans plus de huit villes, notamment Montréal, Rome, Londres et
Newcastle.
A chaque fois, le dispositif est le même : un lieu
urbain « avec une vraie population » comme une gare ou une zone
commerçante, trente minutes de chorégraphie, avec ou sans public et
quelles que soient les conditions météorologiques.
Paul-André Fortier a ainsi connu l'affluence du public
à Londres avec plus de 10.000 personnes qui, sur trente jours, ont assisté
à son spectacle, mais aussi l'extrême solitude en dansant devant «
absolument personne » en Italie.
Si le sexagénaire en plaisante encore, c'est parce
qu'il voit ce projet comme « un engagement ». « Il faut que je trouve la
satisfaction de danser pour moi tout seul », souligne-t-il, serein.
A la fin de son spectacle, l'artiste fait ses adieux
avant de se retirer. Le public applaudit avant de se disperser rapidement.
Un homme vêtu d'un costume gris lui fait un petit signe de la main.
« Ca veut dire qu'il s'est passé quelque chose »,
commente le chorégraphe à l'issue de son solo, heureux de voir affleurer
des émotions au milieu du béton. La preuve, selon lui, qu'« il peut y
avoir de la poésie dans des lieux moches ». (AFP / Aurélie MAYEMBO)
Coldplay se fait plaisir
et évite l'esbroufe à Bercy
Le groupe anglais Coldplay a donné le troisième de ses
quatre concerts prévus en France, mardi soir au Palais Omnisports de
Paris-Bercy, où il s'est accomodé du gigantisme du lieu pour livrer une
prestation sans esbroufe et marquée par un plaisir de jouer manifeste.
Le quatuor emmené par le chanteur Chris Martin,
monsieur Gwyneth Paltrow à la ville, se produira de nouveau à Paris-Bercy
mercredi après être déjà passé par Strasbourg puis Lyon.
Il présente lors de cette tournée son dernier album, «
Viva la vida », qui s'est vendu à plus de 200.000 exemplaires en France en
trois mois.
Coproduit par Brian Eno, ce disque a marqué un
changement en douceur dans le style de Coldplay, qui a voulu apporter un
souffle nouveau et une touche world music à sa pop souvent jugée trop
lisse. Il en est manifestement de même sur scène, où le groupe semble
souhaiter montrer qu'il ne veut pas être réduit à l'image de grosse
machine bien huilée, taillée pour les stades et les salles
gigantesques.
Certes, bon nombre de ses chansons, comme « Viva la
vida » ou les plus anciennes « Speed of sound », « In my place » ou «
Clocks » (ovationnée par les 17.000 spectateurs de Bercy), sont écrites
dans un style épique qui se prête bien à ce que leur refrain soit repris
en choeur par des milliers de gorges, comme c'était le cas mardi.
Mais Coldplay ménage aussi des moments plus intimes. Le
groupe a ainsi quitté la scène et gravi les escaliers du Palais Omnisports
pour s'installer dans l'une de ses travées et livrer une version
acoustique de « The scientist » quasiment au contact direct du public, qui
a dégainé illico portables et appareils photo.
Un peu plus tôt, les quatre musiciens s'étaient massés
sur une petite plateforme placée au milieu de la foule pour y interpréter
quelques morceaux.
Martin, lui, a fait honneur à sa réputation de boy
scout sympa, qui lui a souvent valu des railleries, en multipliant les
phrases en français à l'adresse du public. Une attitude qui ne semblait
pas feinte puisque les membres du groupe prenaient visiblement beaucoup de
plaisir à jouer.
Le décor lui-même était révélateur de cette volonté de
ne pas trop en faire: une scène toute simple (avec sur l'écran géant le
tableau « La liberté guidant le peuple » d'Eugène Delacroix, qui illustre
la pochette de l'album) et de grosses sphères lumineuses semblables à de
gigantesques ampoules qui pendaient des cintres.
Après une pluie de confettis, Coldplay a clos cette
heure et demie de concert avec « Yellow », tirée de son premier album.
Même après le spectacle, les fans pouvaient encore
faire plaisir à leur groupe préféré: l'organisation humanitaire Oxfam, que
Coldplay soutient, avait installé des stands dans Bercy et faisait signer
des pétitions pour l'accès à l'éducation et aux soins dans les pays
pauvres.
Le groupe Elbow remporte le prix
Mercury,
battant Radiohead et Estelle
Le groupe de rock alternatif Elbow a remporté mardi
soir le prix Mercury grâce à son album « The seldom seen kid », un
quatrième opus publié en mars après plusieurs années d'absence qui a
atteint la cinquième place des charts britanniques.
« Je sais que nous sommes censés être cools mais c'est
vraiment la meilleure chose qui nous soit arrivée », a déclaré le chanteur
du groupe Guy Garvey en recevant le trophée.
Le prix Mercury, créé en 1992 pour récompenser le
meilleur de la musique britannique et irlandaise, est décerné par un panel
de musiciens, producteurs, présentateurs et journalistes spécialisés dans
la musique. Il est doté de 20.000 livres (25.000 euros).
Elbow, formé en 1990, a grillé la politesse à onze
candidats dont Radiohead, Estelle, Robert Plant, Portico Quartet ou encore
Burial et Neon Neon. Le groupe avait déjà été pré-sélectionné pour le prix
avec son premier album « Asleep in the back » sorti en 1997.
La liste des précédents vainqueurs comprend Dizzee
Rascal, Arctic Monkey, the Klaxons, Primal Scream, Ms Dynamite et Franz
Ferdinand.
Remporter ce prix, ou être simplement sélectionné, se
traduit en général par une très forte augmentation des ventes.
La loi, pas le meilleur moyen
pour cadrer la pratique amateur,
selon Albanel
La ministre de la Culture, Christine Albanel, a estimé,
à propos du dossier de la participation des artistes amateurs aux
manifestations culturelles et artistiques, qu'une loi ne serait pas le
meilleur moyen « pour encourager et sécuriser » cette pratique.
Si la ministre juge qu'il n'a « jamais été aussi
nécessaire de définir un cadre permettant d'encourager la pratique amateur
», pour cause de législation sociale « mal adaptée », la loi selon elle «
ne semble pas être le bon vecteur pour encourager et sécuriser » cette
pratique.
« Des pistes alternatives, contractuelles ou
conventionnelles, seront donc explorées conjointement avec les
professionnels et les amateurs », a précisé la ministre dans un communiqué
publié mercredi.
A la suite d'une réunion vendredi dernier au ministère
avec les organisations professionnelles et la principale organisation
représentant les amateurs, « il a semblé évident aux parties concernées
que la voie législative initialement privilégiée pour sécuriser les
pratiques amateur posait d'importantes difficultés et qu'elle n'était plus
adaptée à l'objectif poursuivi », explique la ministre.
« Aucune décision ne sera prise en la matière tant
qu'un véritable consensus entre toutes les parties n'aura pas été dégagé
», affirme encore Mme Albanel qui « regrette les polémiques déclenchées
».
Fin août, Mme Albanel avait tenu à « rassurer les
responsables d'associations et les élus » qui avaient manifesté leur
inquiétude sur un avant-projet de loi encadrant la participation des
artistes amateurs aux spectacles vivants ou de musique.
Depuis 2004, une réflexion est en cours sur ce dossier
avec les professionnels, les élus locaux et les associations
représentatives des amateurs. Un avant-projet de loi avait été élaboré et
remis à toutes les parties intéressées en mai 2007, soit avant l'arrivée
de Christine Albanel rue de Valois.
La ministre rappelle en outre mercredi qu'elle « n'a
jamais fait part de la moindre volonté de légiférer sur un tel domaine
».
Le texte visait à la fois à « donner un véritable
statut à la pratique amateur afin de l'encourager et de la développer » et
à « apporter une sécurité juridique aux organisateurs de spectacles
vivants » qui ont recours à des non professionnels.
Le marché du disque
toujours en crise
avec une énième baisse au 1er semestre
Le marché de gros des ventes de musique en France, tous
supports confondus (physiques et numériques), a poursuivi sa chute au
premier semestre avec une baisse de 12,2% par rapport à la même période
l'an dernier, a annoncé mardi le Syndicat national de l'édition
phonographique (Snep).
L'industrie musicale est toujours en crise puisque
depuis 2002, le marché a perdu plus de la moitié de sa valeur (52%), ce
que les producteurs attribuent essentiellement au piratage sur
internet.
Le marché de gros (ventes des maisons de disques aux
magasins) a représenté 279 millions d'euros sur les six premiers mois de
2008, contre 317,8 en 2007.
Au sein de ce marché, les ventes physiques (sur
supports traditionnels, CD et DVD) ont chuté de 17,7%, à 243 millions
d'euros.
Les ventes numériques (internet et téléphonie mobile)
sont certes en hausse de 56,9% mais, conformément à la tendance de ces
dernières années, sont toujours loin de compenser l'effondrement du
marché. Elles ne représentent que 36 millions d'euros sur les 279 du
marché total (soit 13%, un taux en hausse par rapport aux années
précédentes).
La dégradation du marché physique français (-17,7%) est
supérieure à la moyenne mondiale (-12%), qui recouvre cependant de fortes
disparités selon les pays: -2% en Espagne, +1% au Japon, -5% en Allemagne
mais -25% aux Etats-Unis, -10% en Grande-Bretagne, -20% au Canada et -11%
en Italie.
Au sein du marché numérique hexagonal, la majorité des
revenus provient toujours de la téléphonie mobile (56,1%, 20,2 M euros),
suivie par le téléchargement légal sur internet (34,5%, 12,4 M).
Les revenus issus des offres illimitées de musique par
abonnement sur le net et du streaming (écoute sans téléchargement)
représentent 9,4% des revenus numériques (3,4 M euros) et ont été
multipliés par 24 depuis le premier semestre 2007.
Comme le marché de gros, le marché de détail de la
musique en France (vente aux consommateurs) a chuté de 17,1% au premier
semestre (442,1 M euros).
Ces chiffres au détail ne sont cependant pas exhaustifs
car ils prennent seulement en compte les ventes de disques en magasins
(-18,6%, 423 M) et le téléchargement légal sur internet (+42%, 19,1 M), et
excluent la téléphonie mobile.
Loi antipiratage :
les producteurs de disques
espèrent un examen avant Noël
Le Snep, principal syndicat de producteurs de disques,
espère que la future loi antipiratage des oeuvres culturelles sur internet
passera en première lecture au Parlement avant Noël, a-t-il indiqué
mercredi, alors que le calendrier du texte a pris plusieurs mois de
retard.
« On aimerait que le texte passe en première lecture
avant Noël. Mais en tout cas on n'aura pas de texte voté avant Noël », a
déclaré le directeur général du Snep, Hervé Rony, lors d'un point
presse.
Ce projet de loi est né d'un accord signé le 23
novembre 2007 à l'Elysée entre l'Etat et les secteurs de la musique, du
cinéma et d'internet, au terme d'une mission confiée à Denis Olivennes, à
l'époque président de la Fnac.
Il devait initialement être déposé au Sénat au début du
printemps en vue d'une adoption avant l'été.
Ce calendrier a pris du retard, ce qui a provoqué les
inquiétudes et l'impatience des producteurs de disques: lors de son
précédent point presse, fin avril, le Snep avait jugé « pas acceptable »
l'hypothèse que l'examen du texte par le Parlement ne se fasse pas avant
l'été. Cette hypothèse s'est finalement vérifiée puisque l'examen n'a
toujours pas eu lieu.
Le 27 août, le Snep avait adressé une lettre à Nicolas
Sarkozy en lui demandant de « veiller à ce que le projet de loi (...) soit
effectivement débattu par le Parlement dès la reprise de la session
ordinaire et définitivement adopté avant le fin de l'année », ce qui ne
devrait finalement pas être le cas.
« La volonté du président de la République sur ce
dossier est intacte, a commenté M. Rony mercredi. Mais c'est un problème
d'encombrement parlementaire: le Parlement n'a jamais eu autant de
réformes à gérer en même temps ».
« C'est une période d'incertitude technique et pas
politique », a-t-il ajouté en soulignant qu'on ne savait toujours pas si
le texte passerait en première lecture devant le Sénat ou l'Assemblée
nationale.
Ce texte prévoit notamment l'installation d'une
autorité administrative indépendante qui pourra envoyer des messages
d'avertissement aux internautes pirates puis, en cas de récidive, décider
de suspendre leur abonnement internet.
Le site gratuit Deezer
signe un accord avec la major Warner
Le site internet gratuit de musique à la demande sans
téléchargement Deezer a conclu un accord avec la major du disque Warner
qui l'autorise à utiliser les chansons de son catalogue, ont annoncé les
deux parties mercredi dans un communiqué commun.
Cet accord prévoit que les deux sociétés partageront
les revenus générés par la publicité. Deezer avait déjà conclu des accords
comparables avec deux autres des quatre majors, Sony-BMG puis
Universal.
« Deezer mettra à disposition, dans un premier temps,
les titres de Warner Music sur la France et prochainement sur le
Royaume-Uni et l'Allemagne, après ouverture de ses bureaux », indique le
communiqué.
Deezer.com (anciennement Blogmusik.net), qui propose à
la fois 32 web radios et l'écoute de titres à la demande en streaming
(sans téléchargement), est le premier site français d'écoute de musique à
la demande, en accès libre et illimité. Ses utilisateurs ont accès à un
catalogue de 3,7 millions de titres. Il revendique un million de visiteurs
uniques par jour.
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