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Le 13e festival « Toulouse les Orgues
»
ouvre ses buffets à partir du 3 octobre
Les premières notes du 13e festival Toulouse les Orgues
résonneront, le 3 octobre, en la cathédrale Saint-Etienne avec Trionfi
Sacri, oeuvre de l'Italien Giovanni Gabrielli sous la direction de Jean
Tubéry avec l'orchestre de l'Académie baroque européenne d'Ambronay
(Ain).
Dès le lendemain, un hommage sera rendu à Jean Boyer,
actuel professeur d'orgue au Conservatoire national supérieur de Lyon et
élève de Xavier Darasse, avec une conférence consacrée à l'organiste et un
parcours musical reliant trois hauts lieux culturels de Toulouse.
Outre l'hommage à Jean Boyer, les deux autres temps
forts du festival, qui durera jusqu'au 19 octobre, seront les finales du
10e concours international d'orgue Xavier Darasse, qui verra 15 candidats
faire valoir leurs qualités devant un jury de 19 experts
internationaux.
Le week-end des 18 et 19 octobre sera quant à lui
consacré à un hommage à la famille Puget, dynastie de facteurs d'orgue qui
depuis le 19e siècle et durant 120 ans s'est hissée parmi les meilleurs
professionnels au monde.
Outre une conférence "La mise en valeur du patrimoine
organistique de Midi-Pyrénées du 1870 à nos jours", Jean-Baptiste Dupont
et Philippe Lefebvre participeront à un parcours musical précédé d'une
présentation de l'instrument par le facteur d'orgues Gérard Bancells.
Pour l'édition 2008, le directeur artistique du
festival, le Néerlandais Jan Willem Jansen, a poursuivi son souhait de
rendre l'orgue "multicolore, savant et populaire" et le projeter dans le
21e siècle.
"L'orgue doit trouver sa place auprès des jeunes afin
qu'ils expriment leur passion", a déclaré M. Jansen insistant sur les
initiatives en direction de la jeunesse, comme les spectacles musicaux
"L'Orgue des couleurs" ou "Mange-moi" destinés aux enfants à partir de six
ans, les mercredis.
Enfin, outre des aubades et concert du midi destinés à
attirer un public moins spécialisé, un ciné-concert avec la projection du
film muet Faust de Friedrich Wilhelm Murnau (1926) sera proposé en la
basilique Saint-Sernin avec une improvisation de l'organiste allemand
Wolfgang Seifen.
Roland Petit à l'honneur à la Scala de
Milan
Le chorégraphe français Roland Petit, 84 ans, est à
l'honneur pendant dix soirées au prestigieux théâtre lyrique de La Scala
de Milan (nord de l'Italie), avec un spectacle de trois ballets dont "Le
Jeune homme et la mort".
Chacune des ces "soirées Petit" sera l'occasion pour le
théâtre de rendre hommage au "mythe de la danse" Roland Petit, sept ans
après leur dernière collaboration, indique le site internet de La
Scala.
Outre "Le Jeune homme et la Mort" et "Carmen", le
troisième ballet, "l'Arlésienne", sera présenté pour la première fois au
public milanais.
Inspiré de l'oeuvre littéraire et théâtrale de
l'écrivain français Alphonse Daudet qui fut mise en musique par Bizet, ce
ballet met en scène la fascination d'un jeune homme pour une femme
imaginaire. Il fut réalisé en à peine une semaine par Roland Petit en
1947.
Sur la scène, les danseurs-étoiles italiens Roberto
Bolle et Massimo Murru, du corps de ballet de la Scala, et les danseuses
invitées Polina Semionova et Lucia Lacarra, seront accompagnés par
l'orchestre de l'Accadémie du Théâtre de la Scala dirigé par David
Garforth.
Ce spectacle illustre une "digression dans le travail
chorégraphique (de Roland Petit) au travers de figures féminines
puissantes et emblématiques qui envoûtent le protagoniste masculin",
résume La Scala.
Les représentations de la "soirée Petit" sont prévues
jusqu'au 17 septembre.
L'Orchestre symphonique de la BBC
va rendre hommage aux Beatles au Mexique
L'Orchestre symphonique de la BBC et le Royal
Philarmonic Concert Orchestra, deux prestigieuses formations britanniques,
vont rendre hommage aux Beatles le 9 octobre dans un concert à Merida
(Yucatan, est du Mexique), ont annoncé jeudi les autorités locales.
Le concert sera donné dans le cadre historique de
l'ancien monastère franciscain du quartier Izamal, l'un des plus grands
d'Amérique latine. Il sera dirigé par le chef d'orchestre Barry Forgie,
avec la participation de la soprano Emer McPorland et du ténor Jeff
Hooper, a précisé le directeur de la Fondation culturelle de Merida, Jorge
Esma.
Le monastère d'Izamal avait accueilli en 1993 la
rencontre du pape Jean-Paul II avec les communautés ethniques
américaines.
Les amateurs de musique classique
et ceux de heavy metal
ont beaucoup de points communs
Amateurs de musique classique et fans de heavy metal
ont plus en commun que les gens n'imaginent, selon une étude britannique
publiée vendredi, qui établit un lien entre traits de caractère et goûts
musicaux.
Comme les mélomanes, les fans de metal sont créatifs et
bien dans leur peau, selon cette étude menée ces trois dernières années
par Adrian North, professeur de psychologie à l'université Heriot-Watt
d'Edimbourg.
Ils partagent avec eux un "amour du grandiose", qui les
prédispose à apprécier également certaines oeuvres de musique
classique.
"A part leur différence d'âge, ce sont fondamentalement
le même genre de personnes", assure le professeur North. "Beaucoup de fans
de heavy metal vous diront qu'ils aiment aussi Wagner, parce que c'est
grandiose, bruyant et exubérant."
L'étude montre aussi que, contrairement aux idées
reçues, les amateurs de heavy metal ont plutôt un tempérament doux.
Ils ne sont pas les plus ardents au travail et manquent
de confiance en eux. A contrario, toujours à en croire cette étude, les
amateurs de musique classique ont une bonne opinion d'eux-mêmes.
"Le public a toujours eu le stéréotype de fans de heavy
metal déprimés et suicidaires, qui sont un danger pour la société et
eux-mêmes. Mais ce sont des êtres très délicats", remarque M. North.
Selon l'étude, les passionnés de country sont
travailleurs, ceux de rap sont sociables, et ceux de jazz ont l'esprit
d'innovation et sont animés par une forte estime de soi.
"Nous avons toujours soupçonné qu'il existait un lien
entre les goûts musicaux et la personnalité", a expliqué M. North. "C'est
la première fois que nous avons été capables d'observer cela en détail.
Personne ne l'avait fait sur une telle échelle auparavant."
Plus de 36.000 personnes dans le monde entier ont été
interrogées dans le cadre de cette étude. Elles ont dû exprimer leur avis
sur 104 styles musicaux et répondre à des questions portant sur leur
personnalité.
Les Stray Cats à Paris :
« La fureur de vivre » à deux pas du périph'
Bananes, tatouages rétro et faux cran d'arrêt jeté sur
scène qui abrège la fin du concert: le Zénith de Paris avait des allures
de "diner" américain des années 50 jeudi soir pour le passage des Stray
Cats, trio rockabilly qui est en tournée d'adieux, 29 ans après sa
création.
Le chanteur et guitariste Brian Setzer, le batteur Slim
Jim Phantom et le contrebassiste Lee Rocker, qui approchent la
cinquantaine, donneront deux autres concerts en France dans le cadre de
cette ultime tournée, samedi à Toulouse puis dimanche à Nantes.
Chemises de bowling, chaussures pointues en daim,
bagues à tous les doigts, chaînes pendues aux jeans, rouflaquettes et,
cela va sans dire, bananes outrageusement gominées... Une bonne partie du
public affichait fièrement un look années 50 qui rappelait autant la série
télé "Happy Days" que les rockers franchouillards de la BD "Lucien",
puisque ce n'est pas la route 66 mais bien le périph' parisien qui borde
le Zénith.
Ce goût pour l'esthétique mauvais garçons fifties façon
"La horde sauvage" ou "La fureur de vivre", a été poussé à son paroxysme
avec un petit incident en fin de soirée.
Le concert s'est achevé au bout d'une heure vingt, à la
déception de nombreux fans. Vendredi sur son site internet, Setzer a
justifié cette fin abrupte par le fait qu'un "spectateur stupide" avait
jeté sur scène "ce qui semblait être un couteau à cran d'arrêt", qui lui
aurait "égratigné la main".
La vérité semble moins rock'n'roll: selon l'attaché de
presse français du concert, l'objet en question serait en fait... un
peigne en forme de cran d'arrêt. Mais Setzer garde le souvenir
traumatisant d'un boulon, bien réel celui-ci, reçu en pleine tête lors
d'un concert il y a plusieurs années.
Même s'il aurait aimé que la soirée dure plus
longtemps, le public y a trouvé ce qu'il était venu chercher, du bon vieux
rockabilly à l'ancienne. C'est d'ailleurs au son d'un incunable du genre
que les Stray Cats sont entrés en scène, le "Mystery Train" d'Elvis
Presley.
Vêtus de costumes sombres et de chemises colorées, les
"Chats errants" s'en sont donné à coeur joie en interprétant leurs
classiques, comme "Rock This Town" ou "Runaway Boys".
Les années n'ont pas entamé leur amour inconditionnel
pour cette musique vintage. Setzer est toujours à l'aise à la guitare,
malgré un embonpoint dû de son propre aveu à un abus de bière, Slim Jim
Phantom joue toujours debout derrière sa batterie et Lee Rocker s'ingénie
encore à grimper sur sa contrebasse noire ornée de flammes vertes.
D'autres nostalgiques des années 50 ne sont pas passés
inaperçus. Après le concert, des spectateurs français se faisaient prendre
en photo avec un groupe de fans japonais dont le total look rockabilly
évoquait celui du couple nippon du film "Mystery Train" de Jim Jarmusch.
(AFP / Paul RICARD)
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