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   Septembre 2008    

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Actualités musicales du
5 septembre 2008

 

« Orchestre à l'école »  sera présent,
avec des concerts,
au Salon de la musique et du son
des 12-15 septembre 2008

« Orchestre à l'école » est un dispositif qui propose à tous les enfants de bénéficier d’une pratique musicale collective.  Les orchestres

se produisent en concert une ou plusieurs par an dans toute la France.

« Orchestre à l'école »  sera tous les jours au Salon de la Musique et du Son du 12 au 15 septembre, à la porte de Versailles.

10 orchestres ont été sélectionnés par un jury de professionnels à l’invitation de la Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale (CSFI), à l’origine du dispositif « Orchestre à l'école », et initiatrice du Salon. Certains orchestres sont parrainés et joueront sur une vraie scène seuls ou avec l’artiste parrain.

L’occasion sera idéale pour public et professionnels de constater le travail de plusieurs mois ou années de pratique en orchestre, de recueillir des témoignages, de comprendre comment on peut créer un orchestre. Chacun pourra même essayer un instrument grâce aux ateliers Osez la musique.

Vendredi 12 Septembre 2008

- OAE de Cergy à 10h (1h) / Orchestre d’harmonie parrainé par Octofonk (groupe de jazz-funk/hip-hop) - Salle de conférences / concerts acoustiques

- OAE de Neuilly-sur-Marne à 10h (1h) / Orchestre à corde – Scène extérieure

- OAE de la Ravoire à 11h (1h) / Orchestre d’harmonie parrainé par Nicolas Folmer (trompettiste) - Salle de conférences / concerts acoustiques

- 11h à 12h : Prestation des musiciens de l’armée de l’air suivie de la remise d’un instrument au futur orchestre à l’école d’Ezy sur Eure en présence de représentants de l’armée de l’air, de DRAPOS, de la CSFI, de l’Education Nationale, du projet OAE d’Ezy sur Eure, de Mme Rousset (maire d’Ezy sur Eure). Cette remise symbolisera l’action de l’armée de l’air auprès des Orchestres à l’école qui cède gratuitement 151 instruments à l’association. Voir : http://www.defense.gouv.fr/air/base/breves/2008/juillet/orchestres_a_l_ecolex

- OAE de Dunkerque à 14h15 (30min) / Orchestre à corde - Salle de conférences / concerts acoustiques

Le Collège de musique contemporaine
ouvre ses portes la 2 octobre
à la Cité de la musique de Paris

Ce cours est consacré à l'étude des différents courants musicaux qui ont jalonné le second après-guerre, de 1945 à nos jours. Des documents d’archives sonores et vidéos illustrent ces cours.

Les jeudis de 19h30 a 21h30 (15 séances)

  • 2 octobre Le rapport au bruit
  • 9 octobre L’ère des machines
  • 16 octobre Olivier Messiaen et ses élèves
  • 23 octobre Dans le sillage de Pierre Boulez
  • 6 novembre Dans le sillage de Iannis Xenakis
  • 13 novembre L’avant-garde européenne
  • 20 novembre La « World music » contemporaine
  • 4 décembre Travaux dirigés
  • 11 décembre Musiques aléatoires et improvisations
  • 18 décembre Musique religieuse
  • 8 janvier Dramaturgies contemporaines
  • 15 janvier Micro-intervalles / Musiques spectrales
  • 22 janvier Deux manifestes : nouvelle simplicité / nouvelle complexité
  • 29 janvier La post-modernité : tendances actuelles
  • 5 février Travaux dirigés

Intervenant : Pierre Albert Castanet, musicologue. Tarif : 75 €. Salle des Colloques

Entre « réel » et « virtuel »,
la 3D dans tous ses états,
au Café des Arts des Sciences et des Techniques,
à Paris le 18 septembre

Après un an et demi d’interruption le Café des Arts des Sciences et des Techniques reprend ses réunions. Il est accueilli par la FNAC Digitale qui manifeste là le souci culturel de mettre en place pour un public élargi, l’arrière plan scientifique, philosophique et idéologique, de la pratique des activités autorisées par les moyens technologiques qu’elle met à la disposition de ses clients.

La révolution numérique est au cœur de la révolution scientifique de notre époque portée par la cybernétique et la théorie de l’information. Elle rapproche les sciences et les arts, et provoque la prise de conscience de nombreuses problématiques. C’est sur ce terrain que nous allons évoluer. Jeudi 18 septembre 2008, 18h00-20H à La Fnac Digitale, 77-81 Bd Saint-Germain, Paris 6e (Odéon)

Intervenants

  • Simon DINER, Directeur de Recherche retraité du CNRS, physicien et philosophe
  • Christian LAVIGNE, Cybersculpteur, co-fondateur d'ARS MATHEMATICA
  • Gilles RAFFIER, Directeur de la société AXIATEC, spécialiste de l'Impression  3D
  • Joël RIVAULT, Directeur de la société 3D SOLUTIONS, spécialiste de la numérisation 3D
  • Jean-Luc SAVARINO, Infographiste 3D, Chef de projet chez XILAM productions

http://web.cast.free.fr/webcast26/webcast26.html

Du nouveau à la BnF / Gallica 2

La bibliothèque numérique Gallica 2 ( http://gallica2.bnf.fr ) de la Bibliothèque nationale de France poursuit son évolution avec une  nouveauté : la mise en ligne de plus de 1 200 titres de périodiques, fascicules de presse et revues librement consultables.

Le programme de numérisation de la presse de la BnF, débuté en 2005 avec le soutien du Sénat, permet à chacun de découvrir lui- même, à la source, comment les Français ont pu apprendre dans l'Humanité l'assassinat de Jean Jaurès, comment ils ont découvert dans La Croix le déclenchement des hostilités en 1939 ou le premier départ du tour de France dans l'édition du 2 juillet 1903 du Figaro.

Parmi les autres titres actuellement disponibles : Le Temps, L'Humanité, La Presse, Le Journal des débats, Le Matin, le Petit Parisien,  La Presse, Le Petit Parisien, L'Ouest-Eclair.

Plusieurs centaines de revues sont également consultables en ligne. Elles touchent aux différents champs du savoir, et contribuent ainsi à affirmer la vocation encyclopédique de Gallica. Ces revues, pour la plupart demeurées célèbres, ont été ou sont encore un instrument majeur dans la diffusion du savoir. Pour n'en citer que les plus emblématiques : La Revue des Deux Mondes, La Gazette des Beaux- Arts, La Revue de Métaphysique et de morale, le Journal des économistes, la Revue d'Economie politique, Le Bulletin des Lois, la Revue générale de droit international public, Les Compte-rendus de l'Académie des sciences, Le patrimoine régional et local occupe une place déterminante, notamment au travers des publications des Sociétés savantes, dont certaines sont encore actives de nos jours.  Cette mise en valeur de l'histoire et des traditions propres à un territoire s'illustre dans des publications telles que les Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, La Société archéologique de Bordeaux ou La Revue de Bretagne et de Vendée, etc.

Du point de vue technique, les périodiques ont été numérisés en « mode image », c'est-à-dire comme des fac-similés conformes à l'original papier. Toutefois, il est d'ores et déjà possible, pour un nombre important d'entre eux, de réaliser une recherche plein-texte à l'intérieur du contenu textuel grâce à la numérisation avec reconnaissance optique de caractères (OCR). Cette interrogation peut s'effectuer aussi bien sur un fascicule en particulier que sur la totalité des fascicules d'un même titre de périodique. A terme, l'intégralité  des périodiques sera interrogeable de cette façon.

Les périodiques, et plus largement l'ensemble des ressources numérisées de Gallica, sont librement « moissonnables » à partir de l'entrepôt OAI-Num de la BnF : http://oai.bnf.fr/oai2/OAIHandler?verb=Identify

Le vaste ensemble documentaire ­ plus de 400 000 documents : livres, revues, presse, cartes, documents iconographiques  et bientôt manuscrits, documents sonores et partitions - proposé par Gallica 2 recèle des trésors que ce bref aperçu ne saurait à lui seul révéler :  à vous de les découvrir directement, pour vos recherches professionnelles, personnelles ou par simple curiosité. http://gallica2.bnf.fr

Poitiers se dote d'un auditorium symphonique

L'inauguration samedi du Théâtre et Auditorium de Poitiers (TAP) est un heureux événement qui masque une réalité: la France manque de salles de concerts classiques et les équipements existants ne sont pas toujours satisfaisants sur le plan acoustique et pour l'accueil du public.

Le TAP est exemplaire en ce qu'il abrite à la fois une salle de théâtre de 722 places et une autre de 1.020 sièges dédiée à la musique, qui nécessite une acoustique spécifique, moins sèche que pour l'art dramatique.

Cet équipement était évidemment très attendu par les formations qui y seront en résidence (l'Orchestre des Champs-Elysées et ses instruments anciens, l'Orchestre Poitou-Charentes, l'ensemble contemporain Ars Nova).

Au-delà, d'autres formations, comme l'Orchestre national du Capitole de Toulouse lors de la première saison, trouveront dans le TAP un lieu de diffusion leur permettant d'accroître leur rayonnement.

« Il demeure cependant en France un vrai problème de manque de salles ou de mauvaise qualité de salles », affirme à l'AFP Philippe Fanjas, directeur de l'Association française des orchestres (AFO), qui regroupe 35 formations en France, soit la quasi totalité du paysage symphonique.

Certes, des salles de qualité ont vu le jour depuis une vingtaine d'années, notamment à Metz (Arsenal, 1989), Dijon (Auditorium, 1998) ou Grenoble (MC2, 2004). Mais ces inaugurations se font au compte-gouttes: avant Poitiers et Bordeaux (ouverture prévue en 2010), la dernière remonte à juin 2007 avec l'ouverture à Aix du Grand Théâtre de Provence, une salle au demeurant hybride, prévue pour le lyrique mais aussi pour le symphonique et les autres musiques.

Très souvent d'ailleurs, comme à Nantes ou Strasbourg, les équipements sont le fruit de compromis et doivent servir comme centre culturel autant que comme palais des congrès.

Sur ce terrain, les orchestres français observent avec envie l'exemple de l'Espagne, où un « plan national des auditoriums » a été lancé au milieu des années 1980 et a permis à une trentaine de salles de sortir de terre.

« Grâce à ce plan initié par l'Etat central et repris en main ensuite par les régions autonomes, le maillage du territoire espagnol en salles de concerts est extraordinaire », relève Philippe Fanjas.

Le scénario français est nettement moins ambitieux, et ce sont souvent les collectivités territoriales qui sont à la manoeuvre. « L'Etat intervient éventuellement, ensuite, dans les projets, mais de toutes façons avec un financement minoritaire », note le directeur de l'AFO. Ainsi, à Poitiers, l'Etat a pris en charge 18% du montant des travaux, le reste étant financé par la ville (62%), la région (11%) et le département (9%).

La situation parisienne est un peu particulière. La Salle Pleyel a certes rouvert en septembre 2006 après rénovation, mais nombre d'observateurs estiment que cet auditorium d'à peine 2.000 places, à l'étroit dans son bâtiment et dépourvu de salles de répétitions, n'est pas digne d'une capitale culturelle.

L'ouverture prévue en 2012 de la Philharmonie de Paris, projet colossal (2.400 places, 200 millions d'euros de travaux) qui devrait être financé à 45% par l'Etat, pourrait changer la donne.

Mais voilà qu'après la pénurie, des voix s'élèvent désormais pour craindre un trop-plein de billets mis en vente chaque soir à Paris, puisque Radio France prévoit de son côté d'inaugurer à peu près au même moment un auditorium de 1.500 sièges.

La Biennale de la danse de Lyon
fête un anniversaire en forme d'inventaire

La Biennale de la danse de Lyon, l'une des principales manifestations chorégraphiques dans le monde, organise dès samedi et jusqu'au 30 septembre une édition 2008 en forme d'anniversaire (25 ans) mais aussi d'inventaire des métamorphoses de cet art depuis un quart de siècle.

Cette 13e Biennale fera une nouvelle fois entrer l'amateur de danse dans une ronde des chiffres impressionnante, avec 54 pièces proposées par 42 compagnies venues de 19 pays, 15 créations mondiales dont six seront des « recréations » d'oeuvres majeures du contemporain.

« Quand on a 25 ans, on a tendance à jeter un coup d'oeil en arrière, mais c'est un regard sans nostalgie qui consiste à se poser des questions importantes à propos de la mémoire, de la transmission », explique dans un entretien à l'AFP Guy Darmet, fondateur et directeur artistique du festival, dont la première édition a été préparée en 1983 et lancée l'année suivante.

« Les choses ont beaucoup évolué, en particulier l'instrument principal de la danse, c'est à dire le corps: il y a aujourd'hui dans toutes les compagnies du monde des danseurs de très haut niveau, ce qui n'était peut-être pas le cas il y a 25 ans », ajoute l'organisateur.

Les préoccupations mémorielles et historiques expliquent le titre de cette édition 2008: « Retour en avant ». En ouverture de biennale, le tandem de chorégraphes formé par José Montalvo et Dominique Hervieu rendront ainsi hommage, avec « Gershwin », à l'âge d'or de la comédie musicale à l'américaine et aux danses qui lui sont liées.

Plus tard, Angelin Preljocaj délaissera l'abstraction et la musique de Stockhausen pour se confronter aux contes de fées en créant « Blanche Neige », un ballet narratif avec Mahler en guise de bande son.

« Y a-t-il un répertoire contemporain ? »: à cette question de Guy Darmet, sa biennale répondra de manière affirmative avec la recréation, vingt ans après leur première présentation, des « Petites pièces de Berlin » de Dominique Bagouet, décédé en 1992.

Dans la même veine, l'Américaine Carolyn Carlson transmettra son plus fameux solo, « Blue Lady », à un autre danseur, en l'occurrence un homme, le Finlandais Tero Saarinen.

La Biennale 2008 a aussi pour ambition d'être en prise avec l'histoire du monde et de ses troubles. Wen Hui, l'une des très rares chorégraphes chinoises de danse contemporaine, donnera en première mondiale un spectacle autour de la Révolution culturelle, un « sujet qui n'a pas du tout été abordé au moment des derniers jeux Olympiques », relève Guy Darmet.

Largement inconnu en France lui aussi, le Singapourien Ong Ken Sen fera danser Em Theay, 76 ans, qui était membre du Ballet national du Cambodge sous le régime de Pol Pot et est aujourd'hui la dernière survivante de cette troupe.

Les autres compagnies invitées viennent d'Europe, mais aussi de Sao Paulo, Taipei ou Ouagadougou. La Biennale joue ainsi son rôle de vitrine internationale pour une discipline, la danse, « fauchée, très peu et mal soutenue dans de nombreux pays », selon Guy Darmet.

« Souvent, les compagnies n'ont tout simplement pas les moyens de se payer des billets d'avion », fait-il valoir.

En outre, la manifestation ne reniera pas sa dimension populaire cette année et organisera à nouveau, le 14 septembre, son traditionnel « Défilé », la « plus grande parade chorégraphique d'Europe », forte de 4.500 participants amateurs et 250 professionnels.

Victoires du jazz :
Andy Emler et André Minvielle
parmi les lauréats

Le Andy Emler MegaOctet, André Minvielle, Géraldine Laurent, Yaron Herman, Pierre de Bethmann et Ahmad Jamal sont les lauréats des 6e Victoires du jazz, décernées mercredi soir à la Cité de la musique à Paris, ont annoncé les organisateurs jeudi.


Indifférence Bernard Lubat (acordéon), André Minvielle (chant) (1995)

La cérémonie sera diffusée sur France 3 samedi à 00h10. En outre, France Inter reviendra sur les Victoires du jazz dans son émission « Ascenseur pour le jazz », dimanche à 22h00.


André Minvielle (voix) ; Lionel Suarez (accordéon) ;
Frédéric Monino (basse) ; Patrice Heral (Voix, percussions) (2004)

Outre la remise des prix, les Victoires ont accueilli des performances d'autres artistes, dont Le Sacre du Tympan, Stacey Kent et Pierre Barouh, qui ont célébré les 50 ans de la bossa nova, ou Stéphane Belmondo, Philippe Catherine, Riccardo Del Fra et Aldo Romano, qui ont rendu un hommage au chanteur et trompettiste Chet Baker, décédé il y a 20 ans.


Andy Emler & Megaoctet, « Opening »

Palmarès des 6e Victoires du jazz:

  • Artiste ou formation instrumentale française: Andy Emler MegaOctet
  • Artiste vocal de production française: André Minvielle
  • Révélation instrumentale française (Prix Frank Tenot): Géraldine Laurent et Yaron Herman, ex-aequo
  • Album instrumental français: « Oui » de Pierre de Bethmann
  • Album international de production française: « It's magic » d'Ahmad Jamal

Les Cubains rendent hommage
au compositeur de la célèbre Guantanamera

La municipalité de La Havane a lancé mercredi trois « journées d'hommage » au compositeur Joseito Fernandez (1908-1979), auteur de la plus célèbre des chansons cubaines, Guantanamera, dans le cadre du centenaire de la naissance de l'artiste.


Joseito Fernandez, « La historia de la décima cubana »

Un concours d'interprétation, un colloque sur la vie et l'oeuvre de Joseito Fernandez ainsi qu'une exposition ont notamment été organisés dans le cadre de ces journées patronnées par les autorités culturelles de la ville de La Havane, où le compositeur a vécu les 50 dernières années de sa vie.


Joseito Fernandez, émission de la télévision cubaine, 2007

Joseito Fernandez est l'auteur de plus de 200 pièces musicales, pour la plupart des « guajiras », des chansons inspirées de la vie paysanne, dont la bucolique Guantanamera (la fille de Guantanamo) en 1928. Sa musique entraînante a été reprise à travers le monde et adaptée notamment pour des chanteurs populaires comme Joe Dassin ou Nana Mouskouri.

Un an après sa mort,
Pavarotti est célébré dans le monde entier

Un an après la disparition du ténor italien Luciano Pavarotti le 6 septembre 2007, Paris, New York et même Petra en Jordanie se préparent à organiser des concerts-hommage pour célébrer la mémoire de celui que sa ville natale de Modène considère déjà comme un « mythe ».

« La mémoire et le souvenir de Pavarotti sont en train de faire de lui un mythe. Notre ville veut accompagner ce phénomène grandissant en mettant en avant une image vivante de lui », a déclaré à l'AFP le maire de Modène (nord), Giorgio Pighi.

« Nous donnerons le Requiem de Verdi le 6 septembre dans le théâtre que nous avons dédié au ténor, et comme nous avons eu beaucoup de demandes, un bis est prévu le lendemain soir. Les 2.000 places sont gratuites, c'est un don de sa ville à Pavarotti », a-t-il indiqué.

La commune travaille également sur le projet de créer dans Modène un « parcours pour se souvenir de Pavarotti, pas un musée mais un lieu où sa vitalité continuera à se faire sentir ».

Avec le soutien du ministère de la Culture italien et du célèbre théâtre lyrique de La Scala de Milan, un concours de chant a aussi été organisé. Deux-cent cinquante jeunes femmes et jeunes gens venus du monde entier y participent et la finale est prévue le 3 octobre, devant un jury présidé par le ténor Carlo Bergonzi.

A Rome, le musée du Vittoriano présentera début septembre une rétrospective consacrée à la vie du ténor disparu.

Au-delà des frontières italiennes, le Requiem de Verdi sera donné au Metropolitan de New York le 18 septembre devant 3.000 personnes, et à Paris, le 13 septembre, le parc de Saint-Cloud accueillera un concert-hommage auquel participera notamment la star française du chant lyrique Roberto Alagna.

A Petra en Jordanie, un grand concert de bienfaisance sera organisé en souvenir des « Pavarotti and Friends », les grands noms de la chanson - comme Bono, Elton John, Céline Dion, Joe Cocker ou Sting - avec lesquels Pavarotti avait chanté tout au long de sa carrière pour des oeuvres de charité.

« Ce fut une année difficile. Luciano a toujours rempli ma vie et l'a rendue plus belle, et il a laissé un vide immense », a confié cette semaine sa veuve Nicoletta Mantovani au magazine people « Chi ».

« J'essaie d'organiser des hommages pour qu'on se souvienne de sa carrière inégalable et de sa grande personnalité, de son charisme et son humanisme », a-t-elle expliqué.

La seconde épouse du ténor, âgée de 38 ans, a expliqué que le concert à Petra « était un rêve du roi Hussein, tout comme de Luciano ». « Nous avons décidé de destiner tous les revenus du concert à des oeuvres de bienfaisance et nous nous allons nous tourner vers les Nations Unies que Luciano soutenait avec ferveur et qu'il représentait avec orgueil en tant que messager de la paix ».

Luciano Pavarotti est décédé d'un cancer du pancréas à l'âge de 71 ans le 6 septembre 2007 dans sa ville natale. Plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient assisté aux funérailles deux jours plus tard, saluées par un passage de la patrouille acrobatique aérienne italienne.

Des polémiques sur le partage de son héritage avaient éclaté car deux versions successives de son testament ne distribuaient pas de la même façon les biens du chanteur entre ses trois filles aînées issues d'un premier mariage, et sa deuxième épouse Nicoletta Mantovani et leur fille âgée de 4 ans.

Les ayants droit de Luciano Pavarotti sont finalement parvenus à un accord sur le partage de son héritage, a assuré en juin dernier l'avocate de Nicoletta Mantovani. (AFP / Katia DOLMADJIAN)

Décès du pianiste Géo Voumard,
co-fondateur du Festival de Montreux

Le pianiste de jazz suisse Géo Voumard, l'un des fondateurs du festival de Montreux, est décédé mercredi à l'âge de 87 ans, a annoncé sa famille à l'agence de presse suisse ATS.

Géo Voumard, avait fondé en 1967 le Montreux Jazz Festival avec Claude Nobs et René Langel.

Il avait remporté en 1956 le 1er Grand-Prix eurovision de la chanson en tant que co-auteur avec Emile Gardaz, décédé en décembre dernier, de la chanson « Refrain », interprétée par la chanteuse suisse Lys Assia.


« Refrain » par Lys Assia, 1956

Né le 2 décembre 1920 à Bienne, il étudiera l'architecture avant de se lancer dans la carrière musicale, d'abord en 1944 au grand orchestre de Hazzy Osterwald, puis en 1948 avec sa propre formation.

En 1952 il commence une carrière à Radio Lausanne, qui deviendra Radio Suisse Romande (RSR), d'abord comme pianiste, accompagnateur et compositeur. Il sera aussi directeur d'une émission musicale, puis, à partir de 1966, directeur des variétés de la RSR, et enfin directeur du département animation et divertissement de 1969 à 1983.

Après son départ des studios, Geo Voumard s'était installé en France, en Provence, où il avait repris son métier d'architecte. Il était retourné en Suisse pour les dernières années de sa vie.

Tanguera : les bas-fonds de Buenos Aires
sublimés par l'esthétique du tango

« Tanguera », un spectacle chorégraphique s'accouplant avec la comédie musicale, à l'affiche du Théâtre du Châtelet à Paris jusqu'au 21 septembre, est une plongée dans l'univers machiste et violent du Buenos Aires du début du XIXe siècle, sublimé par l'esthétique du tango.

Malgré un scénario assez mince - une séduisante française, à peine débarquée, est soustraite à l'homme qu'elle aime par un souteneur qui la force à se prostituer -, « Tanguera » parvient à capter l'attention grâce à des chorégraphies bien réglées, des tableaux enchaînés sur un rythme soutenu, des numéros parfois brillants et plusieurs danseurs de haute volée.

« Tanguera » commence au son d'un bandonéon, joué par Lisandro Aldover - le directeur musical de l'orchestre - devant un décor où une grue, des filins, un ponton de navire et quelques ballots suggèrent assez naïvement le port de Buenos Aires. Il se termine une heure vingt minutes plus tard par un bal en rappel, évoquant ceux de l'âge d'or du tango, dans les années 40 et 50.

Entre ces deux images fortes du tango, « Tanguera » nous entraîne dans un monde de la nuit où s'affrontent les hommes, casquettes de dockers contre borsalinos et gros cigares, où les comptes se règlent à coups de couteaux, d'épaules, de torses bombés, avec les femmes pour enjeu.

Du rythme, de subtils jeux de lumières, peu de temps faibles et quelques temps forts font de « Tanguera », malgré de petites fautes de goût, un spectacle de qualité, dont les clous sont les duos de danse sulfureux entre le « mac », Gaudencio (incarné par Oscar Martinez Fey, maître de ballet de la troupe) et sa victime, Giselle (Gabriela Amalfitani).

L'emploi à bon escient de la technique de l'arrêt sur image - les danseurs se figeant à de brefs moments afin d'appuyer le trait - apportent un supplément d'intensité dramatique à certaines scènes d'une histoire tragique ayant pour décor le quartier de La Boca, son bordel, sa place, sa rue sombre, théâtre de règlements de compte.


Tanguera

La musique propose des tangos très arrangés, flirtant avec le jazz, la musique cubaine ou le music hall où s'illustre particulièrement Fabian Dario Zylberman (saxophone, flûte, clarinette), au sein d'un ensemble de 14 musiciens.

Report à 2009
d'une tournée en Grande Bretagne,
de l'orchestre national de Corée du Nord

Une tournée de l'orchestre national de Corée du Nord au Royaume-Uni, qui devait se dérouler mi-septembre, a été repoussée à l'année prochaine car l'une des salles supposée accueillir la formation était trop petite, a indiqué l'un des organisateurs.

L'ensemble, constitué de 160 musiciens, devait se produire à Middlesbrough (nord-est de l'Angleterre) et à Londres, pour ses premières représentations dans un pays au régime capitaliste.

La soprano britannique Suzannah Clarke, organisatrice de cette tournée, a indiqué jeudi que malgré le retrait il y a quelques semaines de l'un des sponsors — une banque frappée par la crise financière mondiale — les concerts auraient pu se dérouler s'il n'y avait pas eu un problème de place.

« Nous n'étions pas sûrs à 100% de la salle à Londres. C'est un orchestre très important qui a besoin d'une scène très grande et nous essayions de le faire tenir dans un espace très petit », a expliqué Suzannah Clarke, première chanteuse d'opéra à s'être produite à Pyongyang.

« Nous devions utiliser le Westminster central Hall à Londres mais nous avons souhaité examiner de nouveau nos options. Il contient 1.500 places mais nous avons besoin d'une scène plus grande et d'un espace suffisant pour tous les médias qui vont sans doute s'y intéresser », a-t-elle poursuivi.

« Donc nous avons déprogrammé et nous ferons la tournée l'an prochain », a dit la soprano originaire de Middlesbrough, où était basée en 1966 l'équipe de football nord-coréenne pendant la Coupe du monde.

Fin février, l'Orchestre Philharmonique de New York a donné à Pyongyang un concert historique visant à contribuer à une amélioration des relations entre les Etats-Unis et le régime socialiste.

Les membres restants d'E.S.T.
n'ont pas décidé de la suite de leur carrière

Les deux membres restants du trio de jazz suédois E.S.T. ne savent pas encore quelle suite donner à leur carrière après la mort de leur chefr Esbjörn Svensson en juin dans un accident de plongée, ont-ils indiqué jeudi à Paris à l'occasion de la sortie de leur dernier album.

« Nous n'essayons pas de trouver un nouveau pianiste, ce serait trop étrange. Nous n'avons pas encore de projets, nous ne savons pas si nous continuerons à travailler ensemble ou si allons nous séparer. C'est encore trop tôt », a indiqué le contrebassiste Dan Berglund lors d'une conférence de presse organisée dans le club de jazz Sunset.

Le dernier album d'E.S.T. (Esbjörn Svensson Trio), « Leucocyte », est paru lundi dans le monde entier. Le trio l'avait terminé et livré à sa maison de disques, ACT, en mai, un mois avant la mort accidentelle du pianiste Esbjörn Svensson en Suède, à l'âge de 44 ans.

« Il est trop tôt pour dire si d'autres disques sortiront », a ajouté le batteur Magnus Öström. « Nous avons beaucoup d'archives mais nous ne voulons pas sortir de nouveaux disques juste pour faire de l'argent ».

E.S.T. a enregistré douze albums studio depuis sa formation en 1993 et rencontré un large succès critique et public, en Europe comme aux Etats-Unis et au-delà du seul cercle des fans de jazz.

La mort d'Esbjörn Svensson a suscité une forte émotion dans le monde du jazz. Une représentante d'ACT a indiqué jeudi que des centaines de messages de condoléances étaient parvenus à la maison de disques au lendemain de son décès, dont certains signés de stars du jazz comme Pat Metheny, Brad Mehldau ou Jamie Cullum.

Rentrée de Radio Classique :
mêler davantage information et musique

Information et musique classique resteront les deux dominantes de Radio Classique, mais constitueront désormais un ensemble lié plutôt que deux blocs séparés, a expliqué jeudi Nicolas Beytout, président de la station, propriété du pôle média de LVMH.

La ligne directrice de Radio Classique, qui vise le million d'auditeurs d'ici à fin 2009 (contre 810.000 actuellement), ne change pas : une radio « antidote au stress de la vie moderne », avec pour but le « bien-être et le plaisir » de ses auditeurs, selon Jean-Jacques Schardner, son directeur général depuis juin dernier en remplacement de Frédéric Olivennes.

Parmi les nouveautés de la grille (dont le coût, 3 millions d'euros, est « en légère augmentation »), une matinale rénovée animée par Jean-Luc Hees. Economie et business se mêleront aux programmes culturels et musicaux, parmi lesquels « Le classique du jour », présenté par Eve Ruggieri, nouvelle recrue de la station.

Autre nouveauté, « Les élections de l'opéra », un hit-parade des airs d'opéra parrainé par la cantatrice Nathalie Dessay et visant à « pousser encore plus loin » le lien entre Radio Classique et ses auditeurs, a indiqué Sébastien Lancrenon, directeur général adjoint. Dans une même logique, la station organisera son premier festival classique les 13 et 14 juin 2009.

Claire Chazal restera sur Radio Classique avec ses rendez-vous culturels hebdomadaires, et Olivier Bellamy recevra, de 18h30 à 20h du lundi au vendredi, des personnalités de tous bords invitées à parler de leurs goûts musicaux.

Forte d'une augmentation de l'audience de 39% et d'une progression du chiffre d'affaires de 57% depuis 2005, Radio Classique est aujourd'hui au coude à coude avec France Musique (1,5% d'audience cumulée contre 1,3% pour cette dernière). Selon ses dirigeants, l'appartenance de Radio Classique au groupe LVMH est un point fort, et les « synergies » avec les autres membres du groupe doivent être développées au maximum.

La première guitare brûlée par Hendrix
adjugée 346.000 euros

La première guitare brûlée par Jimi Hendrix, en 1967, a été adjugée jeudi soir 280.000 livres (346.000 euros) lors d'enchères à Londres, tandis que le premier contrat des Beatles a trouvé preneur pour 240.000 livres (296.000 euros), a indiqué l'organisateur de la vente.

Hendrix avait mis le feu à sa Fender Stratocaster de 1965 lors d'un concert mémorable de mars 1967 au Finsbury Astoria de Londres. Le chanteur-musicien avait été hospitalisé peu après, souffrant de brûlures aux mains.

Le geste de Hendrix avait représenté « un tournant dans les spectacles musicaux », selon Ted Owen, directeur des acquisitions au Fame Bureau, une société spécialisée dans les objets ayant appartenu aux légendes du rock et qui organisait la vente.

« Il avait relevé le niveau des concerts et il avait pavé la voie à une série d'imitations et de pastiches qui existent jusqu'à nos jours », a ajouté M. Owen.

Le premier contrat signé par les Beatles, le 24 janvier 1962, avec leur manager Brian Epstein, s'est quant à lui vendu 240.000 livres (296.000 euros). Brian Epstein, qualifié de « cinquième Beatles », avait été à l'origine du lancement des Beatles après les avoir vu jouer au Cavern Club de Liverpool, dans le nord de l'Angleterre.

Devaient également faire partie de la vente les seules empreintes encore existantes d'Elvis Presley.

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