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La chanson française
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30 |
juillet |
Le Festival de Saint-Céré (Lot) présentera à partir de vendredi en création française une revue de cabaret de Mischa Spoliansky et Marcellus Schiffer qui a contribué à révéler Marlène Dietrich à Berlin, à la fin des années 1920, a-t-on appris auprès des organisateurs.
Sous le titre « Berlin, années 20 ! », quatre représentations de cette « revue des grands magasins » initialement intitulée « Es liegt in der Luft » (« C'est dans l'air ») sont programmées jusqu'au 10 août au Théâtre de l'Usine à Saint-Céré, dans une mise en scène d'Olivier Desbordes, directeur du festival.
Huit chanteurs-acteurs et un petit ensemble instrumental (violon, clarinette, saxophone, trompette, trombone et percussions) seront placés sous la houlette de Dominique Trottein, qui les dirigera du piano.
Créé le 15 mai 1928 à la Komödie am Kurfürstendamm de Berlin, cet ouvrage en 24 tableaux, qui évoque de façon légère et moqueuse cette société des années 20 pour laquelle la vie était comme un grand magasin, a connu un grand succès.
Marlène Dietrich, qui s'y produisait en compagnie de Margo Lion, y a été découverte à l'automne 1929 par Josef von Sternberg, qui l'a ensuite fait tourner dans « L'Ange bleu ».
« Ce qui m'intéresse dans ce projet c'est son côté cabaret satirique et le contexte d'une société qui s'écroule : 1929, la montée des fascismes », écrit en guise de note d'intention Olivier Desbordes, soulignant le paradoxe d'une revue évoquant « la consommation à outrance dans une ville qui va être rasée ».
Organisé par la compagnie Opéra Eclaté, le Festival de Saint-Céré, qui tente de donner de l'art lyrique une image moins élitiste à travers la production et la large diffusion de formes légères interprétées par de jeunes chanteurs, tient sa 29 édition jusqu'au 15 août.
La manifestation affiche deux nouvelles productions cette année, la revue « Berlin, années 20 » et une « Flûte enchantée » de Mozart (29 juillet-15 août), qui partiront en tournée nationale durant l'hiver 2009-2010 pour une quarantaine de dates.
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30 |
juillet |
Le chanteur franco-espagnol Manu Chao a produit le disque « Viva La Colifata », enregistré par des patients d'un hôpital psychiatrique de Buenos Aires et téléchargeable gratuitement sur l'internet, a annoncé mercredi la compagnie National Records.
Le disque des membres de « La Colifata », radio de l'hôpital Jose T. Borda de la capitale argentine, comprend 20 chansons « pour rire, pleurer et méditer sur la vie, la mort, les mères, la solitude, l'amour et la fin du monde », précise l'éditeur dans un communiqué.
Elles ont été enregistrées entre 2007 et 2009 par des patients, des ex-patients de l'hôpital et Manu Chao, qui collabore depuis cinq ans avec la radio.
Le nom de celle-ci s'inspire du terme « colifa » qui veut dire fou en argot local.
L'album est disponible en l'échange d'un don ou même gratuitement sur le site internet de la radio.
Le chanteur franco-espagnol, né en 1961 à Paris, est connu pour son engagement politique et son amour de l'Amérique latine.
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30 |
juillet |
Un rapport administratif commandé par le ministère de l'Enseignement supérieur sur un trafic présumé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois a mis en cause des « recrutements douteux d'étudiants étrangers » à l'université de Toulon, selon Le Monde daté de jeudi.
La présidence de cette université « est fortement soupçonnée d'avoir mis en place les conditions favorisant des recrutements douteux d'étudiants étrangers », a indiqué un quotidien, en se référant au rapport rédigé par l'Inspection générale de l'administration de l'Education nationale et de la Recherche (IGAENR).
Interrogé sur le contenu des révélations du Monde, le ministère n'a pas voulu les commenter.
Le rapport rédigé par trois inspecteurs généraux a été remis aux personnes mises en cause pour qu'elles donnent leur version des faits.
Le ministère a dépêché en avril une mission de l'IGAENR, après des révélations, par la presse, sur un trafic présumé de diplômes présumé au bénéfice d'étudiants chinois à l'université de Toulon.
Une instruction judiciaire pour corruption, ouverte fin mars à Marseille, est en cours.
Ce rapport, selon La presse, écarte la responsabilité de l'Institut d'Administration des entreprises (IAE) de l'Université de Toulon, qui avait été d'abord mis en cause. Il critique en revanche certaines pratiques du président de l'Université, Laroussi Oueslati, conseiller régional (Parti radical de gauche).
M. Oueslati n'a pas pu être joint.
Il aurait contourné les commissions de sélection des candidats étrangers et « transféré les dossiers d'environ 140 étudiants chinois directement à l'agent chargé des inscriptions administratives ».
« Arrivés plus tardivement en cours et ne parlant pas ou peu le français, ces étudiants ont d'ailleurs vite été appelés les étudiants-président, selon une enseignante citée par le rapport ».
« Ces irrégularités, au moment où elles se produisaient, ont été signalées au président et à son équipe par l'administration de l'université. Le président et son équipe n'ont pas souhaité en tenir compte », selon le rapport.
Cependant, « les inspecteurs généraux ne vont pas jusqu'à évoquer l'existence d'un trafic institutionnalisé à but lucratif de places ou de diplômes ».
En avril, le ministère avait indiqué que les premières investigations avaient montré « de fortes suspicions de corruption », mais « localisée » à cette université.
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30 |
juillet |
Serrures changées, chambres vidées en leur absence, des étudiants non réadmis l'année prochaine à la cité universitaire d'Antony (Hauts-de-Seine) ont dénoncé mercredi les conditions dans lesquelles ils ont été expulsés, alors qu'un bâtiment de la résidence doit être prochainement détruit.
Rencontré par l'AFP dans la chambre de son voisin, Akaba, 26 ans, étudiant à Paris-V, a découvert mercredi sa chambre vide lorsqu'il est rentré dans le bâtiment A de la cité U, l'une des plus grandes d'Europe avec 2.100 logements.
« J'avais fait une demande de dérogation pour rester un an de plus et j'ai eu un courrier de refus il y a quelques jours. On ne m'a même pas laissé le temps de m'organiser. Je viens de retrouver ma clé USB par terre », a-t-il expliqué.
Il a découvert une note du Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et sociales) de Versailles près de sa porte, lui indiquant que sa chambre avait fait l'objet d'une « reprise administrative » en son « absence » et qu'il pourrait « disposer » de ses effets « sous 48 heures ».
Jointe par l'AFP au téléphone, Aminata, qui témoigne sous un prénom d'emprunt, a raconté la même mésaventure, survenue la veille.
« Mon avis d'expulsion définitive est tombé vendredi, mais je n'ai pas pu m'organiser car je travaille. Mardi, je suis rentrée dans l'après-midi et j'ai retrouvé mes vêtements dans des sacs poubelle », a-t-elle affirmé.
Sollicité par l'AFP, le Crous de Versailles, qui gère la résidence, n'a pas donné suite. Le directeur de la cité U Pascal Vinzio a dit qu'il n'était « pas habilité à communiquer ».
Selon le collectif « Sauvons la résidence universitaire Jean Zay », qui dénonce des « pratiques illégales », ce type d'opération a eu lieu à plusieurs reprises ces derniers jours, mais aucun chiffre n'a pu être obtenu.
« Les expulsions s'accélèrent parce que le bâtiment C doit être vidé cet été pour être détruit », a dit Nabila Meknoun, 23 ans, membre du collectif.
Propriétaire de la résidence depuis janvier, après un transfert de l'Etat, la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre, dont fait partie la ville d'Antony, a confirmé le 1er juillet que le bâtiment C serait détruit, car trop vétuste à ses yeux.
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