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Actualités musicales

20 juillet 2010

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Festival de Thau, 20 au 25 juillet.
Le Brésil est à l'honneur de cette 20e
édition sur les deux ports de
Frontignan et de Mèze (Hérault)

Gilberto Gil en sera le 24 l'invité d'honneur et rendra hommage au baiâo, un genre musical du nord-est brésilien. Il se produira le même soir que Paulinho Lêmos, guitariste, chanteur et auteur-compositeur, qui offrira un pèlerinage à travers les rythmes populaires brésiliens comme la samba, la bossa, le forró, avec aussi quelques touches de jazz, de funk et de rock. Youssou N'Dour, Oxmo Puccino, Manu Dibango, Karim et Mouss, seront aussi de la fête. http://www.festivaldethau.com

20 juillet 2010

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Les Arènes du Jazz, 20-25 juillet
à Paris

Pour sa sixième édition, le festival Les Arènes du Jazz convie aux Arènes de Montmartre, nichées sur la Butte, plusieurs musiciens importants qui écrivent pour certains depuis plus d'un demi-siècle l'histoire du jazz contemporain français. Le pianiste Martial Solal donnera un récital le 21. En clôture le 25, un quartette réunira trois monstres sacrés du free jazz et improvisé, Michel Portal, Daniel Humair et Louis Sclavis, et le contrebassiste Jean-Paul Céléa. Les soirées des 23 et 24 juillet seront consacrées à la relève, avec le trio du clarinettiste basse Thomas Savy et le quartet du batteur Christophe Marguet. http://www.paris-ateliers.org

20 juillet 2010

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Souillac en jazz (20 - 25 juillet)

Le festival de Souillac (Lot) propose aux festivaliers de voyager: la joueuse japonaise de koto Mieko Miyazaki et le percussionniste indien Prabhu Edouard feront faire un détour par l'Asie, avant d'atteindre l'Amérique avec la chanteuse Dee Alexander. Randonnée jazz et apéritif dînatoire en musique promettent une ambiance chaleureuse pour cette 35e édition. http://www.souillacenjazz.net

20 juillet 2010

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Festival lyrique de Saint-Céré et du
Haut-Quercy (20 juillet au 14 août)

Du chant d'opéra au music-hall, en passant par l'opérette et la chanson, le festival de Saint-Céré (Lot), fondé par Olivier Desbordes, explore depuis 30 ans la diversité des capacités de la voix humaine. Avec « Tisseurs de vent », clarinette et accordéon inviteront au concert. Côté voix, la « Carmen arabo-andalouse » s'affichera au côté de l'opérette « La Belle de Cadix » et du spectacle de chansons de Eric&ric, « Jeu de massacre ».
http://www.opera-eclate.com

20 juillet 2010

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20-30 juillet., Académie-festival
des Arcs (Savoie)

Cette 37e édition de musique de chambre met à l'honneur les compositrices françaises Louise Farrenc, Marguerite Canal, Melanie Bonis ou allemandes comme Alma Mahler et Clara Schumann. Un concert leur sera dédié le 27. Renseignements: http://www.festivaldesarcs.com/fr_festival/accueil.php

20 juillet 2010

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Jean Guillou refuse
la Légion d'honneur

L'organiste et compositeur Jean Guillou, 80 ans, a fait savoir lundi qu'il refusait la Légion d'honneur, « à l'heure où la musique dite savante ou classique voit sa place diminuée par toutes les instances officielles ».

« Découvrant avec stupeur son nom parmi la promotion du 14 juillet de la Légion d'honneur », le musicien, nommé chevalier, « a pris la décision de refuser cette distinction qu'il n'a jamais sollicitée », écrit dans un communiqué l'association « AUGURE-Autour de Jean Guillou », porte-parole de l'artiste.

« Il lui apparaît que sa dignité de musicien impose de repousser cet accessoire honorifique », poursuit cette association assurant la promotion de l'œuvre et des activités de Jean Guillou, titulaire depuis 1963 du grand orgue de l'église Saint-Eustache à Paris.

« Son indépendance viscérale l'a toujours maintenu hors des circuits officiels, et l'ironie veut que l'Etat lui confère un brevet de reconnaissance à l'occasion de ses 80 ans, comme si son talent se trouvait majoré par ce chiffre rond », ajoute le texte signé par la présidente de l'association, la musicologue Sylviane Falcinelli.

« Mais la seule consécration qui vaille pour un artiste est la diffusion publique des fruits les plus innovants de son imagination : or on continue d'ignorer dans les cités françaises ses compétences organologiques - alors que l'Europe se couvre d'instruments originaux conçus par lui -, et les programmations des scènes nationales tardent à reconnaître la diversité de son œuvre de compositeur, pourtant accueillie dans les grandes salles de concert étrangères », poursuit-on de même source.

Organiste mondialement connu, compositeur prolixe, inventeur d'instruments, longtemps pédagogue, Jean Guillou a fêté ses 80 ans en avril sans le moindre concert organisé en France en son honneur.

Il n'est pas le premier compositeur à refuser la Légion d'honneur. Maurice Ravel avait fait de même en 1920, sans donner de raison. Ce qui lui avait valu ce commentaire moqueur de son confrère Erik Satie : « Ravel refuse la Légion d'honneur, mais toute sa musique l'accepte ».

20 juillet 2010

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Dix ans d'existence pour
un festival de jazz à Marseille

Al Jarreau, Chick Corea, Biréli Lagrène... les grands noms sont à l'honneur de la 11e édition du festival de « jazz des cinq continents » (du 19 au 24 juillet) qui, au cœur de Marseille, œuvre pour devenir un des rendez-vous références de la scène jazz estivale.

Pour la première fois, le festival qui s'installe chaque été dans les jardins du Palais Longchamp (centre de la ville) affiche complet trois soirs sur cinq avant son démarrage, le signe, selon les organisateurs, de la notoriété grandissante de leur rendez-vous qui a pourtant démarré dans la difficulté en 2000.

« On a atteint la première étape, c'est-à-dire avoir un festival qui tient la route, qui est bien en vie même si on n'a pas encore atteint le niveau qui serait souhaitable pour mettre en œuvre tout ce qu'on peut encore faire », explique à l'AFP Régis Guerbois, président du festival.

« Le festival commence à avoir une notoriété », renchérit son complice Bernard Souroque, directeur artistique, estimant que les « cinq continents » sont devenus au fil du temps « une belle adresse du jazz ».

« On commence à être institutionnalisé », juge-t-il. Les grands noms de la programmation de cette année le confirment selon lui, d'autant que le festival marseillais doit jongler avec des moyens beaucoup moins importants que bien d'autres.

Les « cinq continents », c'est aujourd'hui 700.000 euros (environ 350.000 euros il y a huit ans) alors que, selon M. Souroque, « Jazz à Vienne » correspond par exemple à une enveloppe de 4 millions d'euros.

« On ne fait pas partie des grosses machines », souligne le directeur artistique qui affiche la volonté de « grandir sans grossir ».

« On sait que les grands festivals, ceux qui ont vraiment du succès, ont 30 ans d'histoire », précise-t-il. « On commence à être une référence très bien stabilisée à partir de 25 ans: Juan-Les-Pins a 50 ans, Vienne et Marciac 30, etc ».

« On est en pleine croissance, on est des adolescents », rigole M. Guerbois.

Le festival a mis un moment à décoller. « Les gens étaient sceptiques », se souvient Anne-Marie d'Estienne d'Orves, conseillère municipale en charge du festival.

Marseille avait pourtant une longue histoire avec le jazz. Les plus grands, d'Armstrong à Miles Davis en passant par Duke Ellington, Charlie Mingus, Count Basie et bien d'autres s'y sont produits.

Le conservatoire de musique de Marseille est également le premier de l'Hexagone à avoir ouvert une classe de jazz, sous la conduite de Guy Longnon, trompettiste de Sydney Bechet.

D'une certaine manière, les « cinq continents » créés par les trois organisateurs actuels et Roger Luccioni, cardiologue et musicien marseillais aujourd'hui décédé, pérennisent cet héritage, avec l'ambition d'aller plus loin.

« Que Marseille vive à l'heure du jazz pendant quinze jours, c'est notre rêve », affirme Mme d'Estienne d'Orves, tandis que M. Souroque pense à « une parade de jazz comme à la Nouvelle-Orléans ».

En attendant, le festival 2010 débute lundi soir par un concert gratuit de Magic Malik, tout près du Vieux-Port. Et samedi, le saxo funk de Maceo Parker viendra clore la semaine de ce dixième anniversaire comme il avait ouvert la première édition en 2000...

20 juillet 2010

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Yannick Noah lance aux Baumettes
une tournée de concerts en prison

Yannick Noah et ses musiciens ont donné lundi après-midi un concert à la prison des femmes des Baumettes à Marseille, première étape d'un « carceral tour » qui va les conduire à travers la France.

Pendant plus d'une heure et demie, l'ancien tennisman a chanté à la fois les titres de son nouvel album « Frontières », à paraître le 23 août, qu'il exécutait pour la première fois sur scène, et certaines de ses chansons les plus connues devant une cinquantaine de détenues aux anges.

« C'est plein de choses positives de venir ici, cette rencontre avec les détenues, c'est un échange très fort », a déclaré Noah à quelques journalistes, au cœur de la prison où, avant son concert, il avait partagé un déjeuner avec le personnel pénitentiaire.

« Il y a des gens qui ont fait une boulette, ils paient et il faut les aider à tenir pour qu'ils puissent revenir (dans la société, ndlr) », a-t-il affirmé, ajoutant: « La musique, ça peut parfois mettre un petit peu de soleil, d'oxygène ».

Le chanteur entamait aux Baumettes une série de concerts qui doit le conduire jusqu'à la fin juillet dans sept autres prisons françaises: Bapaume (Nord), Moulins (Allier), Ensisheim (Haut-Rhin), Poissy (Yvelines), Val-de-Reuil (Eure), Rennes (Ille-et-Vilaine) et Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime).

20 juillet 2010

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« Les Corbeaux » de Josef Nadj :
entre danse, musique et dessin

Quatre ans après en avoir été l'« artiste associé », le chorégraphe Josef Nadj revient jusqu'au 26 juillet au Festival d'Avignon avec « Les Corbeaux », nouvelle et singulière déclinaison de sa passion pour les arts visuels et la musique, au côté du jazzman Akosh S.

Avignon, décidément, aime les hybridations entre disciplines. Notamment entre le théâtre ou la danse et la musique vivante, très présente cette année, en particulier dans les spectacles de Christoph Marthaler, Anne Teresa De Keersmaeker et Angélica Liddell.

La performance de Joseph Nadj, 52 ans, illustre cette forte coloration musicale, même si elle vient plutôt d'un travail pictural.

Fasciné par le corbeau, qui revêt une grande importance dans sa Voïvodine (province à forte minorité hongroise de Serbie) natale, l'artiste a débuté à l'été 2008 une série de dessins nés de l'observation de l'animal.

La Maison des vins expose d'ailleurs jusqu'au 27 juillet 34 de ses dessins à la mine de plomb et 18 photogrammes qui montrent l'oiseau de façon dynamique, à base de lignes filandreuses ou de masses plus denses, mais sans tomber dans la figuration.

Ce trait en mouvement, en noir sur fond blanc, on le retrouve dans le spectacle « Les Corbeaux », à l'affiche de la salle Benoît-XII avant une tournée à l'automne et cet hiver qui passera par Luxembourg, Londres et Le Mans.

Josef Nadj fait d'abord vivre un petit théâtre d'ombres, esquissant des bonshommes à nez de corbeau.

Puis il met en jeu son corps fin et ses longs bras, dont on avait déjà pu apprécier l'allure de volatile dans « Last Landscape » (Avignon 2005). Le chorégraphe, qui a scruté les instants où les corbeaux se posent, évoque de manière saisissante ce passage difficile du vol à la marche: le corps titube, se contorsionne, décrit des gestes secs, contraints et maladroits...

Akosh S. (de son vrai nom Akosh Szelevényi), 44 ans, d'origine hongroise lui aussi, est également un homme-corbeau à sa manière. Le saxophoniste et multi-instrumentiste (des percussions, une viole ici) donne libre cours à sa langue musicale, forgée au contact du free jazz et de l'improvisation, pour faire naître des sonorités sifflantes, rugissantes et naturellement croassantes. La création sonore emprunte des chemins moins balisés encore quand une fine pluie terreuse tombe sur des cylindres de métal.

Le sommet de ce spectacle bref (une heure) quoiqu'intense et investi est atteint à la fin. En costume, Josef Nadj plonge lentement mais intégralement dans une barrique remplie d'une gouache noire brillante. Avec elle, l'homme-oiseau se débattra une dernière fois, jouant les peintres du pied au sol et du nez au mur.

Une vision forte, moins cependant que celle offerte en 2006 à Avignon dans « Paso doble », performance dans laquelle l'argile remplaçait la peinture et où Josef Nadj entrait littéralement dans un tableau du plasticien espagnol Miquel Barcelo.

20 juillet 2010

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Avignon le Off Avignon le In

Un trio entre texte, danse, musique et vidéo - Le Festival d'Avignon a invité pour la première fois le GdRA, un collectif qui développe un théâtre anthropologique et documentaire original.

Il y a là un musicien par ailleurs diplômé de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Christophe Rulhes; un danseur-acrobate issu des arts du cirque, Julien Cassier; un acteur-conteur venu du théâtre de rue, Sébastien Barrier.

Dans le cadre de « La Vingt-cinquième heure », la série de formes courtes et atypiques du Festival, le GdRA a donné dimanche et rejoue lundi soir « Ethnographiques, le syndrome de Malinowski ».

Cette performance évoque la relation ambiguë entre des Robinson et des Vendredi d'hier et d'aujourd'hui, à travers l'expérience de l'anthropologue Bronislaw Malinowski en Nouvelle-Guinée ou, plus près de nous, du menuisier d'un atelier de création toulousain où six auteurs sont venus enquêter.

Le « syndrome de Malinowski« , fondé sur la timidité et la méfiance envers l'autre, se lit et s'entend en images, dans des mouvements très physiques, des riffs de guitare répétés accompagnant d'étranges vocalises, les boniments d'un virtuose de la langue...

Du 22 au 25 juillet, dans la salle de Vedène, le GdRA présentera un spectacle plus étoffé, là encore fondé sur des récits de vie de personnages qui se sont sentis marginalisés dans leur groupe: un musicien-guérisseur du Quercy (Arthur Genibre), une ex-danseuse étoile de l'Opéra de Paris (Wilfride Piollet) et une serveuse algéro-togolaise dans un bar marseillais (Michèle Eclou-Natey).

Genod, Ben Mahi

Le In mène à tout, y compris au Off - On pourrait penser que le « Off«  d'Avignon est un bon tremplin pour que de jeunes artistes puissent accéder au prestigieux festival fondé par Jean Vilar, mais c'est parfois l'inverse qui se produit.

Ainsi, cette année, trois ans après avoir été programmé dans le cadre du « Sujet à Vif » de la SACD, le dandy déjanté Yves-Noël Genod revient à Avignon avec « Le Parc intérieur », une « variation autour du poème de Shakespeare Vénus et Adonis » présentée jusqu'au 31 juillet (18h00) à La Condition des soies.

Chaque jour, le performeur invite à ses côtés un artiste programmé dans le In comme la danseuse Raphaëlle Delaunay ou la comédienne Evelyne Didi. L'entrée est gratuite, même si les spectateurs y vont de leur obole après. « Entrée libre car les putains, les vraies, sont celles qui font payer pas avant, mais après» , explique l'artiste dans le programme du Off.

Le danseur hip hop Hamid Ben Mahi, lui, avait présenté « Faut qu'on parle! » en 2006 dans le cadre du In. C'est le Off qui l'accueille cette année, pour un solo donné jusqu'au 31 juillet (16h30) au Mazouing, sur l'île de la Barthelasse. « La Géographie du danger », évocation du parcours d'un sans-papiers, tournera en France jusqu'en mai 2011.

Le mime a la parole

Après l'Année des arts du cirque (2001-2002), le Temps des arts de la rue (2005-2007), les Saisons de la marionnette (2008-2010) voici les Journées des arts du mime et du geste: ce secteur émergent de la création théâtrale a profité du festival pour se réunir et se faire entendre.

Les acteurs de ce courant marqué par des maîtres comme Etienne Decroux, Jacques Lecoq et Marcel Marceau ont rédigé un « manifeste » destiné à promouvoir la formation (via la fondation d'une école publique des arts du mime et du geste), la création et la diffusion (par l'obtention d'un label).

Avignon était un lieu tout trouvé pour ces Journées, d'autant que le théâtre gestuel est bien représenté cette année, dans le In (autour notamment de Christoph Marthaler, élève de Lecoq) comme dans le Off (une vingtaine de compagnies).

Une nouveau salle, le Théâtre GiraSole

Le Off d'Avignon comptait déjà une centaine de salles, le plus souvent saisonnières. Juillet 2010 en a vu éclore une nouvelle, le Théâtre GiraSole, au cœur de la Cité des papes (rue Guillaume-Puy).

« Au moment où la culture sert de paramètre d'ajustement et/ou de ressort touristique, installer un asile dans la nef des fous peut paraître suicidaire, arrogant ou anecdotique », écrit le directeur artistique de ce lieu, Philippe Puigserver, dans son éditorial.

Pas de quoi doucher les ambitions de ses promoteurs, qui ont programmé jusqu'au 30 juillet sept spectacles par jour et des concerts dans cet espace scénique de grandes dimensions (dix mètres par huit), pour une jauge de 140 spectateurs.

Au gré de cette programmation pluridisciplinaire axée sur le

20 juillet 2010

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Les films de la semaine

 « Inception » de Christopher Nolan (Etats-Unis, 2h28) avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, Ellen Page, Ken Watanabe, Cillian Murphy, Joseph Gordon-Levitt. Signé par l'auteur de « The Dark Knight » et « Batman begins », « Inception » réunit pour la première fois Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard dans un thriller labyrinthique où un cambrioleur pille les secrets enfouis dans le subconscient de ses victimes. Traqué par des multinationales dont il a subtilisé les secrets industriels, Cobb se voit confier par un richissime homme d'affaires une tâche réputée impossible : l'« inception » ou implantation d'une idée dans l'esprit d'un homme, héritier d'un puissant groupe financier. Mais le souvenir obsédant de sa femme morte rend Cobb vulnérable. Malgré son incontestable réussite visuelle et le talent de ses acteurs, « Inception » pâtit d'un scénario de thriller extrêmement tortueux, doublé d'une intrigue secondaire sentimentale un peu vague et larmoyante. Et les héros y explicitent en permanence, dans les dialogues, les méandres de l'histoire pour ne pas semer le spectateur en route.

 « Yo tambien » d'Alvaro Pastor et Antonio Naharro (Espagne, 1h43) avec Lola Duenas, Pablo Pineda, Lourdes Naharro. Daniel, un jeune diplômé décroche son premier emploi dans un centre social de Séville au sud de l'Espagne où il rencontre une séduisante collègue, Lola. Anticonformiste, drôle, mais aussi instable et vulnérable, Lola aime rire avec Daniel. Lorsque celui-ci tombe amoureux d'elle, la jeune femme est décontenancée et doit affronter ce qui les sépare : Daniel est trisomique. Bien écrit, drôle et délicatement mené, ce premier long métrage s'inspire de la vie de son comédien, Pablo Pineda, un jeune homme trisomique qui s'exprime parfaitement, possède de grandes capacités d'adaptation et un fort sens de l'humour. Premier trisomique à décrocher un diplôme universitaire en Europe, il a donné des conférences dans plusieurs pays pour changer le regard sur la trisomie. « Moi aussi » (en français) a été sélectionné au Festival de cinéma indépendant de Sundance (Utah, Etats-Unis) et a remporté un double prix d'interprétation au Festival de Saint-Sebastien, au nord-ouest de l'Espagne.

« La blonde aux seins nus » de Manuel Pradal (France, 1h40) avec Nicolas Duvauchelle, Vahina Giocante, Steve Le Roi. Inséparables, soudés face à un père violent et orphelins de mère, deux frères, Julien et Louis, le premier âgé de 25 ans et le second de 12 ans, travaillent et vivent sur une péniche, à Paris. Le transport de gravier sur la péniche et d'occasionnels menus larcins leur permettent de vivre modestement. Un jour un receleur leur propose de voler un Manet, La blonde aux seins nus, exposé au musée d'Orsay. Louis emporte la toile mais est pris en chasse par une gardienne du musée, Rosalie. Les frères la kidnappent dans la cale de la péniche et se font la belle. Auteur de « Marie baie des Anges », « Ginostra » et « Un crime », Manuel Pradal est indéniablement talentueux : il sait s'imprégner des lieux pour installer une atmosphère et diriger ses acteurs. Mais il pêche ici avec un scénario qui multiplie les invraisemblances, faisant surgir et disparaître de menaçants malfrats sans cohérence aucune et donnant aux actes de ses personnages des motivations si contradictoires qu'ils font figure de pantins.

« City of life and death » de Chuan Lu (Chine, 2h15, titre original « Nanjing ! Nanjing ! », film interdit aux moins de douze ans) avec Liu Ye, Yuanyuan Gao, Hideo Nakaizumi. Chine, 1937. Aux portes de Nankin, capitale de la Chine, l'armée impériale japonaise lance l'offensive. À l'intérieur, les soldats chinois hésitent entre se rendre et résister. Les soldats japonais entrent dans la ville fantôme dont une partie de la population a fui, avec ordre de ne pas faire de prisonniers. Le « Massacre de Nankin » débute. Une fresque historique impressionnante, avec quelques morceaux de bravoure si empreints de patriotisme chinois que le film se rapproche d'une œuvre de propagande.

« La forêt contre-attaque » de Rober Kumble (Etats-Unis, 1h32, titre original « Furry vengeance ») avec Brendan Fraser, Brook Shields, Ken Jeong. Panique dans la forêt : les arbres vont être rasés pour faire place à un centre commercial. Un raton laveur, un écureuil, un ours et une loutre s'associent pour faire échouer le projet et sabotent le chantier.

« Lluvia » de Paula Hernandez (Argentine, 1h50) avec Valeria Bertuccelli, Ernesto Alterio. Depuis trois jours, la pluie tombe sur Buenos Aires. Alma et Roberto ne se connaissent pas encore. Solitaires et vulnérables, à la merci des flots diluviens, ils flânent tous deux à travers la capitale. Leur rencontre fortuite va bouleverser leurs vies.

« Norteado » de Rigoberto Perezcano (Mexique, 1h34) avec Harold Torres, Sonia Couoh, Alicia Laguna, Luis Cardenas. Andres arrive à la frontière mexicaine afin de la traverser pour se rendre aux Etats-Unis. Entre chacune de ses tentatives, il découvre la ville de Tijuana. Coincé là en attendant d'échafauder un plan, Andres trouve un petit boulot dans une modeste épicerie tenue par deux femmes, et noue des liens avec elles.

« Le premier qui l'a dit » de Ferzan Ozpetek (Italie, 1h50, « Mine Vaganti ») avec Riccardo Scamarcio, Nicole Scamarcio, Alessandro Preziosi, Ennio Fantastichini, Lunetta Savino. Chez les Cantone, une dynastie familiale des Pouilles, Tommaso, le benjamin, s'apprête à révéler son homosexualité mais son aîné, Antonio, le précède. Scandale, le fils indigne est chassé. Tommaso devra reprendre l'affaire familiale et perpétuer le nom des Cantone. Mais ses amis romains débarquent pour une visite-surprise.

« Vertige d'une rencontre » documentaire de Jean-Michel Bertrand (France, 1h15). La vallée natale du réalisateur est son lieu de vie : chaque jour il s'y fond dans le paysage, pour voir et comprendre « la place de chacun ». Il cherche à apercevoir un aigle, trouver son nid, le suivre sans être vu.

 

« Vic le Viking » film de Michael Herbig (Allemagne, 1h43, titre original « Wickie the mighty viking ») avec Jonas Hämmerle, Waldemar Kobus. Vic n'est ni fort, ni courageux ni braillard comme les autres Vikings. Mais il est très intelligent. Lorsque des pillards attaquent son village et emmènent tous les enfants, seul Vic leur échappe. Vic se glisse à bord du drakkar qui emmène les meilleurs guerriers du village à leur poursuite.

« White night wedding » de Baltasar Kormakur (Islande, 1h36) avec Hilmir Snaer Gudnason, Laufey Eliasdottir. Jon s'apprête à convoler en deuxièmes noces avec une jeune femme. Mais les nuages s'accumulent : future belle-mère opposée au mariage, prêt à rembourser, témoin ivre...


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