Pour sa 37e édition, le Festival de musique classique
en Limousin, « Mille et une notes », entraine les mélomanes et autres
amoureux de la musique dans une tournée musicale du 20 juillet au 14 août,
au cœur de la Haute-Vienne et de la Corrèze.
Pendant 3 semaines, les talents du Limousin et artistes
d'origines étrangères se relayeront pour présenter 22 spectacles musicaux
dans 11 sites d'exception.
Cet été la programmation sera teintée de découverte et
de magie : concerts, contes musicaux, kiosque à musique.... Presque toutes
les formes de la musique seront représentées : musique médiévale,
classique, traditionnelle, jazz et pourquoi pas un récital de piano allant
de Bach jusqu’à Gainsbourg ?
Les enfants quant à eux trouveront leur bonheur avec
une programmation adaptée : contes musicaux, ateliers ludiques, visites de
ferme…
20 Juillet 2009, Aigues Mortes,
22h00 Troubadours Art Ensemble Na Loba
Spectacle en forme de conte épique musical
NA LOBA CROSADA 1009
Troubadours Art Ensemble,
direction Gérard Zuchetto
Cette création musicale de
Troubadours Art Ensemble s’appuie sur une recherche des sonorités
premières de la langue occitane, l’emploi des instruments anciens (harpe,
vielle à roue ténor, luth, chalemies…) et contemporains (hang, vibraphone,
percussion et Cristal Baschet…), la présence de deux comédiens et une
création chorégraphique.
Ce conte musical s’inspire à la
fois des biographies et des chansons des célèbres troubadours Peire Vidal
et Raimon de Miraval, de la légende de Na Loba, de la
Canso de la Crosada
et donne un écho actuel à la poésie de Franc Bardou,
René Nelli et Louis Aragon, ce conte musical s’inspire de l’univers
légendaire médiéval pendant la croisade contre les Albigeois. Les vies
fabuleuses de ces personnages hors du commun croisent celle de Na Loba,
cette dame du Carcassés devenue légendaire tant elle fut aimée, chantée,
adulée et décriée.
Festival Radio France :
Depardieu et Ardant
captivants dans « La Haine »
Fanny Ardant et Gérard Depardieu ont conquis dimanche
le public de l'opéra Berlioz de Montpellier en récitant « La Haine »,
un drame de Victorien Sardou sur une musique de Jacques Offenbach, dans le
cadre du Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon.
Les deux acteurs se sont montrés captivants derrière
leur pupitre dans cette pièce donnée dans une version concert et qui met
en scène la guerre qui oppose les Gibelins et les Guelfes, dans l'Italie
du XIVe siècle.
A Sienne, Cordelia (Fanny Ardant), une jeune Gibeline,
rêve de se venger d'Orso (Gérard Depardieu), commandant de l'armée des
Guelfes qui l'a violée.
Elle va enfin pouvoir le poignarder et réaliser sa
vengeance ainsi que celle d'Uberta (l'actrice allemande Dörte Lyssewski),
sa nourrice dont le fils a été tué en défendant les murs de Sienne. Mais
Orso ne meurt pas: dans un souffle, il demande pitié.
Horrifiée par son geste, Cordelia cherche à le sauver,
au grand dam de son frère, Giugurta, qui lui rappelle le déshonneur de
toute sa race après l'aveu de son amour pour Orso.
C'est la mort qui attend Cordelia et Orso, dans un
final que les deux acteurs servent avec une grande sobriété. Tout de noir
vêtue, Fanny Ardant, de sa voix envoûtante, assure que sa « vie
s'éteint tout doucement ». Avec retenue, Gérard Depardieu prie pour qu'on
les « ensevelisse » comme ils sont là.
Le drame de Victorien Sardou fut un échec lors de sa
création en 1874 à Paris.
Dimanche, les interprètes ainsi que la récitante
(Farida Khelfa), l'orchestre national de Montpellier Languedoc-Roussillon
et le Choeur de la Radio Lettone ont été ovationnés. Un orchestre et un
choeur placés sous la direction du chef hollandais Enrico Delamboye,
précis et dynamique.
« Trois discours politiques », de Manfred Gurlitt,
avaient précédé « La Haine ». Le baryton allemand Detlef Roth a lui
aussi convaincu le public de l'opéra Berlioz de Montpellier.
20|
juillet
2009
Les Vieilles Charrues à la noce
avec les frères Morvan
Après Bruce Springsteen jeudi, les Vieilles charrues
ont vibré samedi après-midi à Carhaix au rythme de la gavotte des frères
Morvan qui célébraient leurs 50 ans de carrière sur la grande scène du
premier festival rock de France, devant quelque 60.000 spectateurs.
Le public a fait une ovation aux deux frères
agriculteurs, âgés de 74 et 77 ans, qui arboraient leur immuable tenue de
scène: chemise claire à carreaux, casquette foncée et pantalon sombre
uni.
Symboles de la forte tradition musicale de la Bretagne
intérieure, les deux « frangins » ont d'abord chanté a cappella leur
répertoire de chants à danser, avant d'être accompagnés par les tambours
du Bronx, « mariage entre la musique industrielle et la musique
traditionnelle », selon Jean-Philippe Quignion, co-président du
festival.
Comme dans les festivités qu'ils animent depuis plus
d'un demi-siècle, le rythme des deux frères s'est rapidement propagé dans
le public plutôt rock des Vieilles Charrues, allant jusqu'à susciter une
ronde bras-dessus bras-dessous, digne des festoù noz les plus réputés.
Filles et garçons frappaient le sol du pied, comme à
l'origine des Plinn, ces chants qui accompagnaient la finition d'une
maison pour taper le sol en terre battue. Jeunes aux tenues improbables ou
adultes ont repris en choeur le « tube » des frères, « Joli
coucou », menant une ronde dont on ne pouvait voir ni l'origine ni la fin,
comme la chanson dont on ne sait quand elle finit.
En deuxième partie, les deux frères, qui s'étaient déjà
produits dans des festivals réputés, ont été accompagnés par les lourds
roulements des tambours du Bronx. Les artistes ne s'étaient rencontrés
qu'une seule fois, la veille de leur prestation.
« C'est vraiment énorme. Ils sont aussi importants
pour nous que les autres artistes », avait prévenu Jean-Philippe Quignion
en présentant les deux frères qui ont salué en brandissant haut les
baguettes en bois des tambours du Bronx .
Le festival des Vieilles Charrues, qui s'achèvera
dimanche soir, recevait notamment samedi Charlie Winston, Renan Luce et
Izia.
20|
juillet
2009
Prince clôture en apothéose
la 43e édition du festival de jazz
de Montreux
L'artiste américain Prince a clôturé samedi en
apothéose la 43e édition du festival de jazz de Montreux, avec deux
concerts programmés sur la dernière soirée de l'événement.
Vêtu d'un costume rouge, l'artiste américain a enflammé
avec sa voix et ses riffs de guitare la salle de l'auditorium Stravinski
de la ville de Montreux (ouest), sur les rives du lac Léman, a constaté
l'AFP.
Environ 4.400 personnes ont chanté et dansé aux rythmes
de chansons moins connues comme « Empty room » ou « In a large
room with no light », mais aussi sur les classiques de l'artiste.
Une affluence record était attendue pour les deux
représentations du musicien, dont les premiers concerts remontent au début
des années 1970. Plus de 7.000 billets avaient ainsi été vendus en moins
de huit minutes lors de leur mise en vente le 4 juillet, selon les
organisateurs.
Malgré des prix variant entre 195 francs suisses (128
euros) pour une place debout et 480 francs suisses pour un siège, ainsi
qu'une limitation de deux tickets par personne, les billets avaient été
vendus en 7 minutes et 58 secondes.
La crise économique n'a pas refroidi les ardeurs des
fans de musique, les organisateurs ayant comptabilisé environ 230.000
personnes pendant quinze jours de concerts, soit quelque 10.000 visiteurs
de plus que l'année précédente.
Cette 43e édition a été « couronnée de succès,
tant du point de vue artistique que populaire », ont estimé les
organisateurs dans un communiqué, ajoutant que « la communion entre
le public et les artistes (avait) marqué les esprits ».
Quelque 95 concerts payants ont été programmés sur les
deux semaines du festival, avec notamment les artistes Steely Dan, Herbie
Hancock, Black Eyed Peas, Alice Cooper, Steve Winwood, Monty Alexander,
Lily Allen, Wyclef Jean, Marianne Faithfull, John Fogerty, Grace Jones et
B.B. King.
De nombreuses représentations gratuites ont également
été organisées sur plus de sept scènes.
20|
juillet
2009
Mandela Day :
grand concert caritatif
à New York
Le grand concert caritatif en l'honneur de Nelson
Mandela a fait salle comble samedi soir à New York, où un public conquis a
chaleureusement applaudi les artistes venus honorer l'ex-président
sud-africain pour ses 91 ans.
Une kyrielle de musiciens, américains et africains pour
la plupart, se sont succédés sur la scène de la mythique salle art déco du
Radio City Hall, en plein coeur de Manhattan.
Le concert a fini sur le « Happy Birthday » de
Stevie Wonder, entonné en choeur par la plupart des artistes qui sont
remontés sur scène pour cet hymne final à Nelson Mandela, dont c'était
samedi l'anniversaire.
Parmi les temps forts du concert, des figures
afro-américaines de la musique ont fait vibrer la foule, comme Stevie
Wonder, Aretha Franklin, Gloria Gaynor et Queen Latifah, ou encore le duo
entre l'Américain Josh Groban et le sud-africain Sipho Mabuse.
Le concert du « Mandela Day » a clôturé une
semaine de célébrations en l'honneur du héros de la lutte contre
l'apartheid. Mais le prix Nobel de la paix, de santé fragile, n'avait pas
fait le déplacement.
Un message vidéo a été diffusé pendant le concert, dans
lequel il a remercié le public et les artistes.
Dans une autre allocution vidéo qui a été copieusement
applaudie, le président américain Barack Obama a lui aussi souhaité un
« bon anniversaire » à Nelson Mandela.
« L'histoire de sa vie peut être résumée par ses
propres mots: cela paraît toujours impossible, jusqu'à ce que cela
devienne réalité. Sa vie nous enseigne que l'impossible peut se réaliser
», a-t-il déclaré.
La Fondation Mandela, chargée de préserver l'héritage
politique du premier président noir sud-africain, a lancé cette année la
Journée Mandela, qui coïncide avec la date de son anniversaire, le 18
juillet.
Elle souhaite que chacun consacre symboliquement 67
minutes de cette journée à des actions de bénévolat, le chiffre 67 faisant
référence aux années de lutte de M. Mandela pour l'égalité en Afrique du
Sud.
Le concert de New York visait à récolter des fonds pour
la lutte contre le sida dans le cadre de la Campagne 46664, du numéro de
l'ancien matricule de Nelson Mandela lors des 27 ans passés dans les
geôles sud-africaines avant de diriger le pays de 1994 à 1999.