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Actualités musicales

11 mai - 20 mai 2008

 


Actualités musicales du 13 mai 2008

13 mai 2008,  20h30
Strasbourg, Palais Rohan

La Lyre d’Orphée
ou la naissance de l’Opéra


d’après les œuvres de
 Claudio Monteverdi, Jacopo Peri,
Girolamo Frescobaldi, Giulio Caccini

Des premières Euridice de Caccini et de Peri, en passant par les novatrices Nuove musiche, Arie musicali et autres recueils remplis de trésors de poésie et d’invention, pour aboutir au dernier opéra de Monteverdi : ce concert illustre l’union merveilleuse de la poésie, du théâtre et de la musique.

La mise en œuvre du mythe d’Orphée et ses variations, en un temps où toute limite était faite pour être transgressée et où toute nouveauté était variée à l’infini, met en lumière une audace artistique qui nous paraît aujourd’hui d’une étonnante modernité…

Le concert sera interprété par : Marilia Vargas (soprano), Stephan van Dyck (ténor), Marie Garnier (cornet), Johanna Seitz (harpe), Manuel de Grange (théorbe), Aline Zylberajch (clavecin) et Martin Gester (orgue et direction)

Billetterie pour le concert

Le « Chevalier à la rose »,
mis en scène par Nicolas Joël
au Capitole de Toulouse

Sous la direction du chef d'orchestre tchèque Jiri Kout, Nicolas Joël, futur directeur de l'opéra national de Paris, a mis en scène pour la première fois au théâtre du Capitole de Toulouse l'oeuvre de Richard Strauss, le « Chevalier à la rose ».

Avec ses fidèles complices italiens, la costumière Franca Squarciapino et le décorateur Ezio Frigerio, Nicolas Joël, qui ne voulait pas « quitter le Capitole sans laisser une version de l'oeuvre », a imaginé « un rêve de Vienne » mis en forme par des palais aux colonnes opulentes mais dont la majesté respire le factice.

Co-produite avec l'opéra de Rome, l'oeuvre de Strauss a été servie par une distribution exceptionnelle avec la soprano viennoise Martina Serafin dans le rôle de La Maréchale, acclamée à juste titre en compagnie du Baron de Lerchenau, Kurt Rydl, par le public toulousain vendredi lors de la première.

Habituée des planches du Capitole et du rôle d'Octavian qu'elle chante sur les plus grandes scènes mondiales, Sophie Koch a une de fois de plus étonné tant par sa justesse d'interprétation que par ses attitudes masculines dans le rôle du jeune Baron éperdument amoureux.

Peu d'artifices dans la mise en scène de Nicolas Joël, qui dirige le théâtre du Capitole depuis 1990 et succédera à Gérard Mortier à la tête de l'opéra national de Paris en septembre 2009.

Le double prix de la critique dramatique et musicale pour ses productions lyriques a indiqué avoir voulu « rendre un hommage appuyé au classicisme et à la théâtralité ».

La mise en lumières des trois actes a accentué l'artificialité de cette réflexion sur le temps. « Le temps est quelque-chose d'étrange », se lamente La Maréchale sentant que son jeune amant la quittera « pour une autre qui sera plus belle ou plus jeune ». Ce maudit temps qui « ruisselle sur les visages, ruisselle sur les miroirs (...) comme un sablier ». Seul moyen de lui échapper alors: « être légers », conseille-t-elle.

Comme ces promesses d'amour éternel du « Chevalier à la rose », « tout est faux dans cette fausse Vienne », souligne Nicolas Joël, « mais cela à l'apparence du vrai ».

Quatre autres représentations du Rosenkavalier sont prévues jusqu'au 18 mai.

« Lohengrin » achève de convaincre Genève
après une première chahutée

« Lohengrin », l'opéra de Richard Wagner (1813-1883), a fini par convaincre le public genevois après les huées qui ont accueilli la nouvelle production du Britannique Daniel Slater.

L'oeuvre, servie par des voix puissantes et magnifiques, a été acclamée jeudi lors de sa troisième représentation, au terme d'un spectacle de quatre heures et demie qui en paraît la moitié.

La première avait en revanche valu des huées au metteur en scène de la part des représentants de la vieille garde du « cercle wagnérien » réuni à Genève dans les jours précédents.

Ces derniers, tout en saluant la performance des chanteurs, n'ont semble-t-il pas apprécié les libertés prises par Daniel Slater avec les codes de la dramaturgie wagnérienne. Le Britannique a replacé l'action dans une atmosphère militaire et soviétique façon années 1950, alors qu'elle est censée se dérouler au Xe siècle.

Une grande partie de la troupe est habillée dans des uniformes militaires qui évoquent l'Europe centrale. « Certains y ont vu une allusion au nazisme, alors que ce n'est pas du tout le cas », assure Daniel Slater, qui se défend d'avoir voulu ranimer le débat sur Wagner et ses admirateurs nazis.

Dans un entretien avec l'AFP, le metteur en scène explique avoir tout simplement voulu faciliter l'évolution des acteurs sur le plateau, ce qui aurait été beaucoup plus difficile avec des costumes du Moyen-âge. « Je voulais faire bouger le premier acte pour éviter qu'il soit ennuyeux », se justifie-t-il.

Slater s'est interdit de faire porter « une armure étincelante » à son Lohengrin, qui arrive sur scène habillé comme un vagabond et non dans une barque tirée par un cygne, comme le veut la partition wagnérienne.

« Pour moi, Lohengrin est un vagabond qui court le monde en accomplissant des miracles en faveur des jeunes femmes en détresse mais qui lui même ne peut bénéficier du miracle de l'amour », explique-t-il. « Quant à la scène du cygne, c'était peut-être un choc énorme pour le public de 1850, mais aujourd'hui, il est difficile de la montrer sans être ridicule ».

Certains regrettent le modernisme revendiqué par le metteur en scène. « Il y a une telle contradiction entre ce que l'on voit et ce qu'on entend », se plaint un vieux monsieur pendant l'entracte. « Quand je ferme les yeux, ça va! »

L'émouvant prélude est rendu de main de maître par l'Orchestre de la Suisse romande, sous la direction de l'imposant Finlandais Leif Segerstam, qui contribue puissamment à la vitalité de l'oeuvre.

Le Britannique Chistopher Ventris tient le rôle titre, qui lui a déjà valu l'an dernier le prix Maria Callas du meilleur chanteur de l'année pour son interprétation à l'opéra de Dallas.

Gros succès aussi pour la soprano finlandaise Soile Isokoski, touchante dans son interprétation d'Elsa de Brabant, l'éphémère épouse de Lohengrin dont l'amour se laisse submerger par le soupçon, et pour l'Allemande Petra Lang, pleine de fureur dans son personnage de la sorcière Ortrud.

L'opéra est présenté jusqu'au 20 mai au Grand théâtre de Genève [ http://www.geneveopera.ch ] avant de gagner Houston, avec une distribution différente, en octobre 2009.

Leyla Gencer, la « Diva turque » est morte

La soprano turque Leyla Gencer est décédée vendredi soir à l'âge de 79 ans à son domicile de Milan (nord de l'Italie), a annoncé le théâtre de La Scala dans un communiqué.

La Scala a salué « l'une des voix les plus émouvantes » de son temps, précisant que ses funérailles auraient lieu lundi.

Une fondation culturelle turque basée a Istanbul, qui organise un concours de chant portant son nom, a précisé que ses cendres seraient dispersées dans le Bosphore.


Leyla Gencer, dans « Il Trovatore  » (1976)

Née à Istanbul en octobre 1928, celle qui était surnommé « La diva turque » a chanté pour la première fois à La Scala en 1957, interprétant le rôle de Madame Lidoine dans la première mondiale du « Dialogues des Carmélites » de Poulenc.

La soprano, qui a chanté plus de 70 rôles, en particulier ceux d'héroïnes de Donizetti, a chanté sur les grandes scènes mondiales, notamment en 1962 à Covent Garden à Londres et en 1956 à l'opéra de San Francisco.

Elle s'était retirée de la scène en 1985.

 

Duo inédit de Laurent Garnier et Agoria
aux « Nuits sonores » de Lyon

Les deux emblématiques dj's (disc jockeys) de la « french touch », Laurent Garnier et Agoria, ont ravi vendredi soir durant toute la nuit les 6.000 spectateurs venus voir leur premier duo à l'occasion de la 6e édition du festival des musiques électroniques « Nuits sonores » à Lyon.

C'est dans un entrepôt d'une ancienne usine d'ampoules du 9e arrondissement, que les deux dj's mondialement connus ont « mixé » ensemble de 23H00 à 06H00 sous les vivats d'un public acquis d'avance et fidèle jusqu'au bout de la nuit.


Agoria, aux  Nuits Sonores de 2007

Servis par un show lumineux et vidéo de grande qualité, qui égayait la froideur esthétique du lieu, Laurent Garnier, 42 ans, et Agoria, alias Sébastien Devaud, 32 ans, ont fait part sur scène d'une complicité certaine, d'une grande maîtrise technique et d'un enthousiasme aussi authentique que communicatif.


Laurent Garnier, « Flashback »

« Ils fonctionnent ensemble à merveille. Ils sont en phase et se font plaisir. C'est une grande soirée », observe André Couturier, un Lyonnais de 30 ans.

« Entre eux, il n'y a pas de problèmes d'ego, ils s'amusent et ils ont un vrai sens du public », estime pour sa part Anthony Hawkins, un habitué du festival depuis le début.

Le public, composé majoritairement de trentenaires au profil très varié, a rapidement battu le tempo en dansant d'abord par petits groupes avant de ressembler à une armée d'automates réglés de façon presque synchrone sur les « beats » du duo, crachés par plusieurs murs d'enceintes.

A côté, d'autres festivaliers sirotaient tranquillement un rafraîchissement à un bar attenant, mais l'oeil toujours rivé sur la scène ou sur une projection vidéo du spectacle.

« Le line-up (programmation) est magnifique. Ici, le public est mélangé et j'ai l'impression que c'est toute la ville qui vibre », confie Anne Funk, 27 ans, qui s'est déplacée exprès de Sarbruck, en Allemagne et avoue « une préférence » pour Laurent Garnier.

« Le son est juste parfait », renchérit enthousiaste Caroline Alt, 31 ans et accompagnée de son ami. « C'est très smooth (doux), ça monte (ndlr : le rythme) trop doucement », tempère un de ses voisins qui attend impatiemment « l'explosion (sonore) finale ».

Le festival « Nuits sonores », devenu une des principales références du genre en Europe, accueille depuis mercredi plus de 250 artistes internationaux et se termine dimanche.

L'édition 2007 avait accueilli plus de 50.000 personnes.

 

Mort de Pascal Sevran,
l'inventeur de
« La chance aux chansons »

L'animateur Pascal Sevran, devenu célèbre notamment grâce à son émission « La chance aux chansons », mais qui était aussi parolier, écrivain et producteur de télévision, est décédé vendredi à 62 ans à Limoges des suites d'un cancer du poumon.

Un hommage lui sera rendu mardi 13 mai à 10H30 en l'église Saint-Louis-en-l'Ile de Paris. Ses obsèques seront célébrées dans l'intimité familiale.

Dès la nouvelle de son décès, de nombreuses personnalités ont évoqué cet ardent défenseur de la chanson française à l'ancienne. A commencer par le président Nicolas Sarkozy qui a exprimé son « immense tristesse » et a salué « un homme aux multiples talents » qui « pour les Français, restera avant tout celui qui a oeuvré avec brio pour la chanson française ».

Le Premier Ministre François Fillon s'est remémoré « l'homme qui ne rêvait que de chanson ».

Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, a rappelé que « durant deux décennies, il a transmis sa passion de la musique à des millions de téléspectateurs lors de rendez-vous qui auront marqué l'histoire de la télévision ».

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a parlé de « la qualité d'écriture de l'auteur ». « Au-delà des excès de certaines de ses positions qui avaient suscité la polémique, je retiendrai la sensibilité et l'intelligence de l'homme », a-t-il souligné.

Line Renaud juge qu'« on l'ironisait à tort ». « Il a été un protecteur de la chanson. Qui va faire cela maintenant ? », a-t-elle dit.

Pour Marc-Olivier Fogiel, « Pascal était entier dans ses passions, ses enthousiasmes et ses colères. C'est ce qui faisait son charme ». Pour Nicoletta, « si les tournées de chanteurs des années 60 ont autant de succès, c'est à lui qu'on le doit ».

A France Télévisions, le président Patrick de Carolis et l'ensemble des collaborateurs du groupe ont salué « un être passionné, qui a su transmettre son amour inconditionnel de la chanson française à un public extrêmement fidèle ».

Né le 16 octobre 1945, Pascal Sevran a écrit quelque 500 chansons dont « Il venait d'avoir 18 ans » pour Dalida. En 1977, il rencontre François Mitterrand avec lequel il entretiendra jusqu'au bout une amitié indéfectible.

En 1984, il anime sur TF1 l'émission qui le rendra célèbre: « La chance aux chansons », diffusée pendant 17 ans, sur TF1 puis sur France 2 qui à partir de 2001 deviendra « Chanter la vie ».

Passionné de littérature, Pascal Sevran était également auteur. Il avait reçu le Prix Roger Nimier en 1979 pour « Le passé supplémentaire ».

Après la mort de son compagnon de longue date, en 1998, il écrivait son journal intime. Fin 2006, il avait provoqué un tollé en tenant des propos controversés sur la sexualité des Noirs et avait reçu un sévère avertissement de son employeur, France 2.

Le 21 avril dernier, son décès avait été malencontreusement annoncé sur Europe 1, information reprise ensuite sur France 2, Direct 8 et des sites internet. Avant d'être démentie dans la demi-heure suivante.

Cette annonce erronée avait entraîné des remous au sein d'Europe 1 et l'émoi de la Société des rédacteurs (SDR) pour qui Jean-Pierre Elkabbach, leur patron, avait « été le donneur d'ordre » de diffusion de l'information. Après avoir parlé « d'une erreur collective », M. Elkabbach avait finalement déclaré devant la rédaction assumer la responsabilité de l'erreur commise.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) avait rappelé à l'ordre sous forme de « mise en demeure » Lagardère Active, qui contrôle Europe 1, et Jean-Pierre Elkabbach.

 

Plus de 60.000 spectateurs
pour la 25e édition d'Art Rock:

Plus de 60.000 spectateurs, soit 7.000 de plus qu'en 2007, ont assisté ce week-end à Saint-Brieuc à la 25e édition du festival Art Rock qui s'est achevé dimanche soir, ont annoncé les organisateurs.

« C'est un excellent cru, pas seulement en terme d'artistes, mais surtout de convivialité et de vivre ensemble », a commenté Jean-Michel Boinet, fondateur et directeur de ce festival dont une des specificités est son caractère urbain et piétonnier.

Les entrées payantes se sont élevées à 27.300 et plusieurs spectacles affichaient déjà complet deux semaines avant le festival.

Les nombreux spectacles, expositions et animations gratuites ont été fréquentées par près de 35.000 spectateurs.

Parmi les grands moments de ce festival pluridisciplinaire (arts numériques, musique, théâtre, danse), la première mondiale de Royal de Luxe, « Les cauchemars de Toni Tavolta », une comédie musicale légère dans la forme mais grave sur le fond, interprétée par les jeunes artistes de la compagnie chilienne Gran Reyneta.

Au nombre des innovations de cette édition, une « carte blanche » accordée à une personnalité du monde de la mode, Agnès B, des créations culinaires des chefs de la région au « tarif festival » ainsi que l'invitation faite à plusieurs artistes du métro parisien de se produire à Art Rock.

 

L'autre face d'Agnès B,
« carte blanche » au festival Art Rock

On l'imagine penchée sur sa table à dessin ou en train d'apporter la dernière touche à sa nouvelle boutique: mais à Saint-Brieuc, la styliste Agnès B assume ce week-end le rôle de maîtresse de cérémonie pour les 25 ans du festival Art Rock qui lui a donné carte blanche.

« Quand Art Rock m'a fait cette proposition, j'ai accepté avec enthousiasme », explique la créatrice au doux visage, toute de noir vêtue.

Chaque année, le festival breton donne « carte blanche » à un artiste chargé d'imprimer sa marque: l'agence VU en 2007, le label indépendant Tôt ou Tard en 2006, après Olivier Assayas, Miossec ou Eric Truffaz.

Cette année, parmi les invités d'Agnès B, figurent des artistes aussi divers que Daniel Darc, qui vient d'effectuer un superbe retour, le quartet de Birmingham, The Editors, le groupe parisien Poni Hoax, ou encore le pianiste-saxophoniste américain James Chance.

Outre la programmation musicale pour la soirée de vendredi, la styliste, qui se prépare à tourner un « road movie », a choisi plusieurs films et organisé une exposition de photos, complémentaire de celle actuellement visible dans sa Galerie du Jour à Paris: « des jeunes gens modernes » brosse un portrait de la scène « post punk, cold wave et culture novö en France », entre 1978 et 1983.

Agnès B et la culture, c'est une longue histoire qui remonte à l'enfance et nourrit toute l'existence de la créatrice de l'emblématique cardigan pression.

En 1973, elle dépose sa marque et, trois ans plus tard, elle ouvre sa première boutique. Depuis, « elle fait preuve d'une constance dans son amour pour la musique et la culture en général. Elle a ouvert deux galeries d'art contemporain, plus une société de production de cinéma », résume, admiratif, Jean-Michel Boinet, directeur du festival.

« Elle a une ouverture d'esprit incroyable », renchérit Yann Le Marec, son « éveilleur » musical qui lui propose ses découvertes dont elle décide ensuite d'assurer la promotion de diverses manières.

« Je fais beaucoup de choses car on n'a qu'une vie. Mon seul ennemi, c'est le temps, se justifie Agnès B. La mode demande beaucoup de travail, mais je ne la vis jamais comme un labeur ».

Quant à la culture, omniprésente jusque dans ses magasins à travers le monde, « elle m'a permis des rencontres extraordinaires. Tous mes amis sont des artistes », dit-elle comme une évidence, multipliant avec simplicité les anecdotes sur les plus grands.

« J'habille beaucoup de musiciens, français ou étrangers. J'adore faire ça: aider les gens à se sentir bien dans leurs vêtements, à avoir davantage confiance en eux ». Qu'on y reconnaisse sa patte ne l'intéresse pas, assure-t-elle. Au contraire, « il faut que ça ne se voit pas mais que ce soit eux que l'on voie! ».

L'artiste dont elle parle avec le plus d'émotion est peut-être le trompettiste américain de jazz Chet Baker, mort à Amsterdam en 1988. « Je crois qu'il est mort avec mon blouson » qu'il portait huit jours plus tôt lors d'un concert « magnifique » à Paris.

 

Une exposition à Londres
célèbre les costumes de « The Supremes »

Une exposition consacrée à l'histoire et aux costumes glamour des Supremes, groupe précurseur de chanteuses noires américaines, a été dévoilée lundi au Victoria and Albert museum de Londres.

Le groupe fondé en 1961 autour d'un trio d'adolescentes — Diana Ross, Mary Wilson et Florence Ballard — par la Motown, le célèbre studio de Detroit, a marqué son époque avec des succès comme « Baby Love » et « Where Did our Love Go », mélanges de soul et de pop.

Dans les années soixante, seul les Beatles vendaient plus de disques que The Supremes, qui sont vite devenues un modèle de glamour et de succès.

Les robes de scène scintillantes exposées au Victor and Albert museum à partir de mardi sont issues de la collection personnelle de Mary Wilson, membre du trio original.

L'exposition illustre aussi comment ces toutes jeunes filles issues du même lycée de Detroit ont subi un véritable entraînement à la Motown pour pouvoir tenir leur rôle de divas, avec cours de maintien, de danse, conseils sur l'habillement et le maquillage.

Le look sophistiqué donné au trio par le studio — perruques aux cheveux lissés, faux cils, robes de sirènes brodées de sequins ou de perles — leur permet de conquérir le public américain aussi bien noir que blanc dans ces dernières années de la ségrégation.

En présentant l'exposition, Mary Wilson rappelle que le trio se produisait à ses débuts dans des salles où le public noir était dans la fosse et le public blanc au balcon. Mais « la musique réunissait les gens », a-t-elle souligné.

A la fin des années soixante, le groupe est en perte de vitesse à cause de dissensions internes. Et une partie du public critique le trio pour n'être « pas assez noir » alors que le mouvement des droits civiques prend de l'ampleur.

Le départ de Diana Ross en 1970 qui entamera une carrière solo signe la fin du groupe.

L'influence du trio reste manifeste chez de nombreuses formations, comme les Destiny's child et sa chanteuse Beyonce.

L'exposition « L'Histoire des Supremes à partir de la collection de Mary Wilson » est présentée au Victoria and Albert museum de Londres du 13 mai au 19 octobre. Elle sera ensuite exposée dans plusieurs villes du Royaume-Uni.

Neil Young compte publier
l'intégralité de ses archives musicales
sur des disques Blu-ray

Neil Young compte publier l'intégralité de ses archives musicales sur des disques Blu-ray, signe de l'attrait que représente cette avancée technologique dans l'univers de la musique comme dans le monde du cinéma. Les disques Blu-ray contiennent beaucoup plus de données que les DVD, ils peuvent être aisément mis à jour sur Internet et offrent une meilleure qualité en termes de son et d'image.

Le rocker a levé le voile sur son projet mardi lors d'une conférence de Sun Microsystems à San Francisco. Sun propose la technologie Java qui permet aux disques Blu-ray d'avoir des menus interactifs et d'accepter des mises à jour via une connexion Internet.

La première phase d'archivage des musiques de Neil Young doit couvrir la période allant de 1963 à 1972. Elle donnera lieu à la parution d'un coffret de dix disques cet automne chez Reprise/Warner.

Le musicien canadien a expliqué que les archives seront proposées de façon chronologique et comprendront des chansons qui n'ont jamais été diffusées, des vidéos, des manuscrits et autres souvenirs, en plus du son de haute qualité qui fait la réputation de la technologie Blu-ray. « La précédente technologie exigeait des compromis inacceptables en matière de qualité », a estimé Neil Young. « Je suis content que nous ayons attendu ».

Des artistes et des groupes comme AC/DC, Bruce Springsteen et Destiny's Child ont déjà édité des concerts vidéo sur des disques Blu-ray.

 

20e anniversaire du concert « Free Mandela »
à Londres

L'ancien président sud-africain Nelson Mandela, symbole de la lutte contre l'apartheid, envisage de se rendre le mois prochain à Londres pour assister à un concert anniversaire organisé à Hyde Park.

Les recettes issues de ce concert iront à l'oeuvre caritative 46664, le matricule que portait Mandela en prison sous le régime de l'apartheid. L'organisation lève des fonds en faveur de la lutte contre le SIDA.

Les apparitions publiques du prix Nobel de la paix sont rares, mais Nick Southall, porte-parole de l'oeuvre caritative, a expliqué mardi que Mandela serait présent lors de l'événement.

D'après les organisateurs du concert prévu le 27 juin, Annie Lennox, Razorlight et les Sugababes ont été invités à se produire.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown, l'ancien président américain Bill Clinton et la célèbre animatrice télé américaine Oprah Winfrey doivent également y assister.

Le concert coïncidera avec le 20e anniversaire du concert Free Mandela, dont les organisateurs avaient réclamé que Mandela soit libéré de prison. L'ex-leader du Congrès national africain (ANC) célèbrera ses 90 ans le 18 juillet.

Le dernier Concert de Police à New York

Le groupe Police, qui a scellé ses retrouvailles l'an dernier à l'occasion d'une tournée mondiale célébrant son 30e anniversaire, a annoncé qu'il donnerait son dernier concert cet été à New York. La formation, qui s'était séparée dans les années 1980, entretient une relation particulière avec cette ville. New York accueillit son premier concert aux Etats-Unis.

« Nous avons donné le coup d'envoi de notre toute première tournée américaine au CBGB en 1978 et cet été, 30 ans plus tard, nous bouclerons la boucle puisque nous donnerons notre dernier concert ici à New York », a précisé le groupe lundi.

Sting, le guitariste Andy Summers et le batteur Stewart Copeland ont annoncé cet ultime concert lors d'une conférence de presse à Times Square avec le maire de New York, Michael Bloomberg.

Les recettes issues du concert iront à des programmations artistiques à la télévision publique. Le groupe a par ailleurs annoncé un don d'un million de dollars (640.000 euros) à MillionTreesNYC, une opération de la ville destinée à planter un million d'arbres d'ici 2017. La date et le lieu du concert seront communiqués ultérieurement.


Actualités musicales du 15 mai 2008

Jeudi 15 Mai 2008, 20h00
Abbaye Saint-Martin d'Ainay (Lyon 22e)

Concert
Benjamin Britten

Grand Chœur du Dépt. de Musique-Musicologie (Lyon 2)
Ensemble Vocal Lyon 2
Direction : Laurent Grégoire

Hymn to St Cecilia (op. 27, 1942)
Venite Exultemus Domino (1961)
Jubilate Deo (1961)
Deus in adjutorium meum (1961)
Hymn to St Columba (1962)
Ceremony of Carols (1942)
Trois Noëls a capella : The song of the woman (1929)
- Sweet was the song
- The Oxen
- A wealden trio

Au cours du XXe siècle, Britten aura marqué de ses chants sacrés et profanes la musique vocale, véritable tradition et fer de lance culturel d’outre-manche : il reste considéré comme le représentant le plus prestigieux de la musique anglaise contemporaine.

Ce que les pièces de Benjamin Britten nous donneront à entendre est tout simplement prodigieux, empli d'une émotion délicate : la finesse magique des timbres vocaux, un sens intuitif des possibilités des effets choraux spéciaux, un sens de la déclamation très développé et très original, une limpidité vocale et un langage musical réunissant des influences multiples, d’une profondeur et d’un bouillonnement « à peine voilés par le raffinement d'accents soigneusement déclinés ».

Depuis sa création en 1994, l’A. E. D. M., association culturelle de l’université Lyon 2, s’est fixé comme objectif de promouvoir le travail artistique des étudiants par le biais de manifestations musicales variées au sein et à l’extérieur du département « Musique et Musicologie » de l'université.

À l’origine de la création de l’Association, les concerts de chant choral répondent à trois objectifs :

Un objectif pédagogique, en permettant à l’étudiant de s’épanouir musicalement et humainement au contact du public, ce qui est un des aspects essentiels de son futur métier de musicien.

Une exigence de qualité, avec la présence occasionnelle de musiciens ou structures professionnelles, la réalisation de plusieurs CD depuis 1996, la formation de véritables partenariats avec d'autres structures reconnues d'enseignement musical : CNR (Bruckner, 1996 ; Chausson, 1999), CNSMD (Haendel, 1998).

Un rayonnement culturel, en contribuant au rôle de Lyon II dans la mise en place de projets artistiques réunissant l'ensemble des universités (Haendel, 1998, avec les chœurs de Lyon I et Lyon III).

Créé à la rentrée 1993, l’Ensemble Vocal Lyon 2 est quant à lui intégré au cursus de l'étudiant désireux d'approfondir ses connaissances dans le domaine de la voix. Par son recrutement sur audition, l'Ensemble Vocal, structure légère, se veut à la pointe du travail choral, favorise l'émulation et propose un travail musical affiné.

 

Prix des places : 8 € / 5€ — Accès : 11, Rue Bourgelat 69002 Lyon — Métro A, arrêt « Ampère Victor Hugo » — Contact presse : Nicolas NEBOUT, chargé de communication de l’A. E. D. M. — 06 85 96 05 98 – 04 78 30 98 86 / assocmusico@hotmail.com

Jeudi 15 mai 2008 à 20 h
Paris, Salle Gaveau

Suzanne Giraud
Concerto
pour basson et orchestre

Régis Roy, basson
Orchestre Colonne
 Jean-François Heisser, direction et piano

Au programme

Suzanne Giraud
Concerto pour basson et orchestre

Wolfgang Amadeus Mozart
Concerto pour piano n° 27

 Franz Schubert
Symphonie n° 4 « Tragique »


Actualités musicales du 17 mai 2008

 Samedi 17 Mai 2008 à 17h00
Château Thierry 

De Humanis Humoribus
Humeurs baroques débridées

Spectacle baroque de théâtre, musique et danse

« Amis Sanguins, Colériques, Mélancoliques, Flegamtiques, venez consulter l'opérateur-médecin-charlatant Barry qui va vous en apprendre long sur vos humeurs ! »

 Avec :

Léonore Darnaud - violon baroque, flûte à bec
Boris Benezit - flûte à bec
Federico Yacubsohn - Viole de gambe
Nicolas Desprez - Clavecin
Baptiste Reboul - Contrebasse de viole, guitare baroque, colascione
Jean-Denis Monory, Marie-Laure Desbordes - Comédiens
Caroline Ducrest - Danseuse

Résidence au Festival Jean de La  Fontaine. Lycée Jean de La Fontaine, Salle Estruch à Château Thierry (Aisne). Infos Réservations: http://www.ciedemars.fr  ou 03.44.22.62.33

Samedi 17 mai, 20h30
Château de Compiègne
Nuit des Musées

Récital
Dominique de Williencourt
Violoncelle

 J. S. BACH
Suites pour violoncelle n° 1 et n° 3

 Z. KODALY
Sonate opus 8

D. de WILLIENCOURT
Echmiadzine et le Mont Ararat

 Entrée libre -  Visite libre du château et du parc de 20h à minuit. Château de Compiègne, Place du Général de Gaulle, 60200 - Compiègne. http://www.musee-chateau-compiegne.fr


Actualités musicales du 19 mai 2008

19 et 20 mai 2008, Les Lilas

Hommage à György Kurtág
et timbres insolites

 Dans le cadre de l’atelier Répertoire et Pédagogie du Piano contemporain animé par Martine Joste, MUSICA TEMPORALIA organise aux Lilas (93), les 19 et 20 mai 2008, deux concerts « Hommage à György Kurtág et timbres insolites », en présence de Márta Kurtág, pianiste et épouse du compositeur.

 Construites autour des 8 volumes des Játékok (« Jeux ») de G. Kurtág, dont des extraits seront interprétés par une cinquantaine d’élèves pianistes issus de 7 écoles de musiques franciliennes, ces deux soirées de programmes différents permettront de découvrir également les « timbres insolites » des ondes Martenot et du piano Carrillo en 1/16ème de ton (unique modèle en France prêté à cette occasion par le CNSMDP) à travers des œuvres d’Olivier Messiaen, Bruce Mather (création française) et Pascale Criton.

 Ces instruments, joués par les participants de l’atelier Répertoire et Pédagogie du Piano contemporain, Fabienne Martin-Besnard, ondiste et Martine Joste seront présentés au cours des deux soirées.

 Entrée libre. Auditorium de l’Espace culturel d’Anglemont, 35 place Charles De Gaulle, Les Lilas (93), 20h – M° 11, Mairie des Lilas. Plus d’informations sur notre portail internet : http://spaces.msn.com/musicatemporalia.

Renseignements au 06 99 16 85 56 – 09 50 70 52 98 Courriel : musicatemporalia@free.fr 

Association MUSICA TEMPORALIA, 5, rue Mercier, 93600 AULNAY sous BOIS - Tel : 09.50.70.52.98 (Jérôme-Henri Cailleux) / 06.99.16.85.56 (Carole Lemoigne-Nicolas) - Courriel : musicatemporalia@free.fr

du 20 au 23 mai 2008
Théâtre de Vanves (92)

Jazz en Mai

Musica Nuda
Daniel John Martin
Hadouk Trio
Bernard Lubat et Michel Portal

Musica Nuda
Petra Magoni et Ferruccio Spinetti
Mardi 20 mai - 20h30
Tarif : 23 €, 20 €

Parfois le hasard fait bien les choses dit-on. C’est l’histoire du duo MUSICA NUDA. Le hasard de la rencontre inopinée de Petra Magoni et Ferruccio Spinetti. Dénuder toutes ces oeuvres musicales, qu’elles soient connues ou non, qu’elles appartiennent au répertoire Lyrique, Jazz, Pop ou Soul, pour n’en retenir que l’essentiel, telle est la démarche artistique et osée de MUSICA NUDA.

Le duo Petra Magoni et Ferruccio Spinetti s’impose comme l'une des grandes révélations de ces dernières années. Il se dégage de leurs interprétations un grand sentiment de liberté, une complicité inégalée qui fait de Musica Nuda un groupe unique en son genre.

 

Daniel John Martin
Urban Gipsy
Mercredi 21 mai - 20h30
Tarif : 16 €, 13 €

Violoniste, chanteur, compositeur et arrangeur, cet anglais s'est entre autres illustré au Sunset, au Petit Journal Montparnasse ou encore au petit Café K où il anime avec la star du jazz manouche Angelo Debarre la (bientôt) célèbre Jam Session. Elève puis assistant de D. Lockwood, il fut finaliste du concours international de jazz de la Défense avec « Footprints quintet ».

Daniel John Martin est un des violoniste les plus talentueux de sa génération (…) J’ai très vite décelé en lui une habileté hors du commun, doublée d’une technique déjà bien affirmée. Didier Lockwood

 

Hadouk Trio
Utopies
Jeudi 22 mai - 20h30
Tarif : 20 €, 16 €

Avant même l’arrivée des musiciens sur scène, on reste rêveur en découvrant la richesse de l’instrumentarium savamment disposé sur scène qui laisse augurer du voyage musical que nous nous apprêtons à vivre : parmi les djembés et autres derboukas qui nous sont familiers se sont glissés de nombreux objets sonores impressionnants, venus d’Iran, d’Arménie, du Niger ou de La Trinité.

L’utopie est l’essence même du trio Hadouk, sa nature profonde, sa force vive depuis plus de dix ans, son âme insaisissable aussi. Car Hadouk est un monde par lui-même, un continent imprévu qui pointe entre l’Afrique et l’Orient, entre jazz et world.

 

Bernard Lubat et Michel Portal
Improvista
Vendredi 23 mai - 20h30
Tarif unique: 23 €

La conjuration « poïélitique » de deux artistes « insolistes » en lutte aux pistes. Musiciens par défauts, kafkaïens par les oreilles, terriens par relativité générale, citoyens par contrat-diction. Deux trajets deux amitiés, deux singularités plurielles, deux plasticités inflexibles, deux « anticipactionnés », sonnés passionnés pionniers de la musique contemporaine improvisée passés maîtres d'oeuvre d'un art de la composition musicale mult'immédiate instantanée.

Théâtre de Vanves 12, rue Sadi Carnot - 92170 VANVES / Tél. 01 41 33 92 91 —  Métro Ligne 13 Malakoff-Plateau de Vanves Bus 58 – 89 (Lycée Michelet) - 126 (Vanves-Centre administratif) — Contact Anouchka Charbey - Musiques / 01 41 33 93 22 Accueil-billetterie Maud Alejandro - Philippe Desbouchages

 

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