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Actualités musicales

11 avril - 20 avril 2008

 


Actualités musicales du 11 avril 2008

Un opéra de Verdi
avec ses figurants nus de plus de 50 ans

Trente-cinq hommes et femmes de plus de 50 ans vont apparaître nus dans une interprêtation insolite de l'opéra de Giuseppe Verdi, « Un bal masqué », qui doit débuter samedi à Erfurt, a-t-on appris jeudi auprès de l'opéra de cette ville de l'est de l'Allemagne.

Le metteur en scène est le chorégraphe autrichien Johann Kresnik, 69 ans, habitué des mises en scène qui provoquent et font débat. Il a reçu les réponses de 60 candidats de la région de Thuringe, où se trouve Erfurt, quand il a fait son offre pour 35 figurants, a indiqué le directeur de l'Opéra d'Erfurt, Guy Montavon.

Ils ne se présenteront cependant pas au public tout à fait dans le plus simple appareil, puisqu'ils porteront des masques de Mickey tout au long du spectacle, sur fond de décor représentant les ruines du World Trade Center...

« Il s'agit d'un spectacle très beau et poétique. Le concept est un peu critique envers l'Amérique, ce monde de l'Amérique avec des habitants très riches et d'autres très pauvres, avec la guerre et les excès de la société américaine d'aujourd'hui », a indiqué Guy Montavon.

Malgré l'appel d'un politicien local à boycotter ce spectacle, toutes les places sont déjà réservées pour les cinq représentations, a dit M. Montavon.

Johann Kresnik a fait plusieurs fois parler de lui dans des mises en scène provocantes en Allemagne, notamment en faisant jouer des figurants nus.

Le Théâtre de Chaillot
à l'heure du flamenco

Une foule des grands soirs, jeune et enthousiaste, a occupé dès mercredi soir à Paris la grande salle du Théâtre national de Chaillot, qui est à l'heure du flamenco avec six programmes différents jusqu'au 1er juin.

La danseuse andalouse Eva Yerbabuena, entourée de ses danseurs, de ses musiciens et de ses chanteurs, a lancé ce festival qui souhaite témoigner de la vitalité de cette « forme de délectation morose où la souffrance entraîne une jouissance » qu'est le flamenco.

Eva Yerbabuena, petite bonne femme à la danse flamboyante et sensuelle, présente jusqu'au 13 avril « Santo y sena » (« mot de passe », ndlr), une création épurée où, vêtue de robes à volants aux délicats coloris, elle alterne dans des solos avec quatre danseurs, tout en blanc.

En fond de plateau sont alignés, en noir, les musiciens (guitares, percussion, flûte et saxophone) et les quatre chanteurs qui se relayent pour accompagner et provoquer la danse.

D'abord membre de la compagnie de Raphaël Aguilar, Eva Yerbabuena a créé en 1998 le Ballet flamenco qui porte son nom. « Santo y sena » réunit pendant une heure vingt quelques-unes des chorégraphies marquantes de sa compagnie.

Le festival flamenco de Chaillot se poursuivra, le 16 avril, avec une autre Andalouse de Grenade, la chanteuse Estrella Morente, qui passe pour avoir intégré au cante flamenco traditionnel les dernières tendances du XXIe siècle.

Un guitariste gitan de flamenco originaire d'Almeria, Tomatito, se produira ensuite en solo, le 17 avril.

On reviendra à la danse le 18 avril avec un gala de représentantes de trois générations de bailoras (danseuses flamenca) réunies par Mario Maya: Merche Esmeralda, Belen Maya et la plus jeune, Rocio Molina. Les 19 et 20 avril, le danseur sévillan Javier Baron se produira en soliste dans « Dos voces para un baile ».

Enfin avec « Volver a Sevilla », une autre grande dame du flamenco, Maria Pagès (formée par Antonio Gades), interprètera avec ses danseurs et danseuses un véritable hymne à Séville et au quartier gitan de leur enfance, du 24 mai au 1er juin.

Deux années de festivités
pour le 1.300e anniversaire
du Mont-Saint-Michel

Le Mont-Saint-Michel, haut lieu de la spiritualité occidentale, fêtera à partir du 1er mai et jusqu'en 2009 le 13e centenaire de la fondation de son abbaye avec une messe solennelle, des concerts, un festival, des expositions, des pèlerinages et des randonnées.

Le Mont Saint-Michel

Selon la légende, c'est en effet en 708 que l'évêque Aubert, inspiré par des apparitions de l'archange Michel, décide de construire un sanctuaire sur un îlot rocheux nommé Mont Tombe et situé au fond d'une vaste baie.

Consacrée en 709, l'église, qui évoluera au cours des siècles pour devenir une prouesse de l'architecture monastique avec à son sommet la statue de Saint-Michel culminant à 170 mètres, a de tous temps attiré curieux et pèlerins du monde entier. Aujourd'hui, le site touristique le plus visité de France après la tour Eiffel et le château de Versailles accueille plus de trois millions de visiteurs par an.

« Entre la fondation du sanctuaire et aujourd'hui, ce sont vraiment 13 siècles d'histoire religieuse et chrétienne qui se sont écoulés », a résumé jeudi l'évêque de Coutances et Avranches, Mgr Stanislas Lalanne, devant la presse.

Les festivités se tiendront parallèlement aux vastes travaux engagés en juin 2006 pour rendre au rocher son caractère maritime. Il s'agit d'évacuer les tonnes de sédiments qui s'accumulent autour de l'îlot et de remplacer l'actuelle digue-route qui le relie à la terre par une passerelle qui permettra aux courants de circuler librement.

Le coup d'envoi de l'anniversaire sera donné par une messe célébrée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, le jeudi de l'Ascension.

Le 2 juin s'ouvrira une exposition de photographies de Jean-Michel Guillaud sur les montagnes sacrées dans le monde, baptisée « Entre ciel et terre ». Sous la houlette du Centre des monuments nationaux, elle présentera jusqu'au 11 novembre 150 photographies de hauts lieux dédiés au sacré et classés, comme le Mont, au patrimoine mondial de l'Unesco.

Du 17 au 27 juillet, la première édition du festival « 13 siècles entre ciel et mer » proposera concerts, tables rondes et rencontres d'artistes, avant une deuxième édition en 2009.

Un colloque international sur la « représentation du Mont et de l'archange Saint-Michel dans la littérature et les arts » se tiendra du 29 septembre au 3 octobre à l'abbaye.

A la fin de la saison estivale, une randonnée rassemblera du 27 au 29 septembre, jour de la Saint Michel, des marcheurs partis de différents pays d'Europe pour rejoindre le Mont-Saint-Michel, en suivant « les chemins de Saint-Michel ». Des traversées de la baie à pied, des randonnées en VTT, à vélo, à cheval, en roller ou pour personnes à mobilité réduite seront proposées.

Ces manifestations sont chapeautées par l'association interdépartementale Manche-Ille-et-Vilaine qui dispose d'un budget de 240.000 euros, provenant à 60% du département de la Manche et à 40% de l'Ille-et-Vilaine.

Elles se poursuivront jusqu'au 16 octobre 2009, avec des concerts de l'Orchestre de Bretagne, des randonnées et des expositions consacrées aux habitants de la baie du Mont depuis l'époque romaine ou encore à l'évolution de l'environnement de l'îlot rocheux depuis 708.

Printemps de Bourges :
The Do remplace les BabyShambles
de Pete Doherty

Le duo The Do, déjà programmé au Printemps de Bourges, donnera en plus un deuxième concert sur la plus grande scène du festival pour remplacer le groupe BabyShambles, dont le chanteur Pete Doherty a été incarcéré en Angleterre, a annoncé le festival jeudi.

The Do ne devait initialement se produire que le samedi 19 avril dans la salle de l'Auditorium (480 places), après la Française SoKo et l'Américaine Alela Diane (le spectacle affiche complet). Le duo, composé de la Franco-finlandaise Olivia B. Merilahti et du Français Dan Levy, sera en plus à l'affiche de la grande soirée rock du mercredi 16, sous le grand chapiteau du Phénix (6.000 places).

The Do jouera après les Français de Deportivo et avant les Anglais de The Kooks et les Français de BB Brunes.


The Do, « On my schoulders »

Les spectateurs qui ne souhaitent pas assister à ce spectacle peuvent se faire rembourser leur billet dans leur lieu d'achat, a précisé le Printemps de Bourges, dont la 32e édition aura lieu du 15 au 20 avril.

Pete Doherty a été condamné mardi à Londres pour non-respect des conditions de sa mise à l'épreuve imposée après ses nombreux déboires avec la justice, notamment pour drogues et conduite en état d'ivresse, et immédiatement incarcéré.

Son emprisonnement a conduit à l'annulation de la tournée de BabyShambles et de son concert solo du 23 avril au Grand Rex à Paris.

Le festival du Plan à Ris-Orangis
fête ses cinq ans

Prenez l'Escalator pour trois soirées électro-pop-folk-rock et hip-hop dans l'Essonne. A compter de ce jeudi, le festival du Plan à Ris-Orangis fête ses cinq ans en offrant au public un plateau d'artistes prometteurs.

Dandy inclassable de la French Touch, Sébastien Tellier ouvre le bal ce jeudi le temps d'une soirée où l'on attend également la pop du trio parisien Cocosima et le blues/soul/folk de l'Anglais Hugh Coltman. Vendredi, The Heavy, sensation de la scène londonienne au cocktail teinté de groove, de blues et de soul, s'emparera de la scène avec Baloji, ex-figure de la formation hip-hop belge Starflam et la Canadienne Melissa Laveaux qui plantera sa voix soul sur des paysages folk. Samedi, la pop de l'Australienne Micky Green, du Rouennais F.M et le folk-rock belge du duo de The Tellers clôtureront le festival. Comme l'an dernier, le Plan a décidé d'aller plus loin dans l'accompagnement des artistes en accueillant Micky Green, F.M. et Hugh Coltman en résidences de création.

Renseignements: http://www.leplan.com  ou 01.69.43.03.03.

Un siècle de chanson française
sur France Inter
avec Philippe Meyer

Chaque dimanche, sur France Inter, Philippe Meyer raconte aux auditeurs un siècle de chanson française, du rock aux productions d'avant-guerre, en donnant une nouvelle vie à des curiosités ou à des titres oubliés ou méconnus.

Une fois encore, théâtre et musique vont mêler leur voix au cours de son émission. Quatre mois après avoir proposé aux acteurs de la Comédie française d'interpréter des chansons extraites de pièces de théâtre, il renouvellera l'expérience dimanche 13 avril, dans le cadre de l'émission « La prochaine fois, je vous le chanterai » de 10h10 à 11h.

Victoire judiciaire de François Valéry
dans le fiasco de sa comédie musicale

Le chanteur François Valéry vient de remporter une victoire dans la saga judiciaire qui l'oppose à son ancienne maison de disques Sony sur la carrière avortée de sa comédie musicale « A l'ombre d'un géant » en 2002, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Dans un arrêt du 20 mars, la Cour d'appel de Versailles a estimé que Sony France, aujourd'hui Sony BMG Music Entertainment, avait fait preuve d'une « légèreté blâmable, constitutive d'une faute » à l'égard du chanteur en déposant une plainte contre X en juin 2002.

Sony a « causé directement un préjudice » à François Valéry « tenant à l'arrêt définitif de l'exploitation de sa comédie musicale », estime la Cour qui ordonne la nomination d'un expert chargé d'évaluer les préjudices financiers de l'artiste pour sa « perte de chance » de toucher des royalties du show, dont il est l'auteur-compositeur.

Cette plainte reprochée à Sony est une plainte contre X pour faux, qui avait abouti à la mise en examen du chanteur en 2004 pour faux et usage de faux mais aussi abus de biens sociaux pour avoir utilisé à des fins personnelles une avance versée par Sony à sa maison de production Rubi Prod.

Cette mise en examen s'était soldée, en mars 2006, par une ordonnance de non lieu du juge d'instruction.

Le faux en question, dont la justice n'a jamais déterminé l'auteur, était un fax à en-tête de Sony, daté du 26 mars 2002, qui annonçait la résiliation du contrat la liant à Rubi Prod.

Or, Rubi Prod était alors en difficulté avec sa banque, alors même que le spectacle, créé le 12 février au théâtre Mogador à Paris, devait quitter l'affiche à la fin mars après 42 représentations saluées tièdement par la critique et le public.

Pourtant, avait argué le chanteur, des accords avaient été signés pour une reprise aux Folies Bergère et en province de ce spectacle qui racontait le retour d'une idole portée disparue 20 ans plus tôt.

En liquidation judiciaire, Rubi Prod avait finalement vu ses actifs cédés à une autre société qui avait fait une croix sur le spectacle.

Celui-ci n'a pas porté chance au chanteur qui a aussi bataillé devant les tribunaux avec la banque De Baecque-Beau contre laquelle il a perdu en appel en 2005, après avoir gagné en première instance.

François Valéry, qui contestait notamment le rejet d'un chèque ayant précipité la faillite de Rubi Prod, s'est pourvu en cassation.

En octobre 2006, il a bénéficié en appel d'un non-lieu dans un conflit qui l'opposait au traiteur qui avait nourri sa troupe, durant la préparation de la comédie musicale.

Hommage parisien
à la musique du Septième Art

Musique et cinéma vont célébrer leur union trois soirs et deux jours durant à Paris. A l'initiative de la Sacem, partenaire de la création cinématographique, hommage sera rendu au Septième Art pour l'espace qu'il a ouvert aux compositeurs. Du 13 au 15 avril, public et professionnels sont conviés au cinéma Le Balzac pour célébrer 100 ans de musique de films.


Scène de l'Argent de Maurice l'Herbier

Au programme, sont notamment prévus deux ciné-concerts de création deux soirs de suite sur des films muets (« Schastye » d'Alexandre Medvekine et « L'Argent » de Marcel L'Herbier), une avant-première, « Le grand alibi » de Pascal Bonitzer, en présence du réalisateur, du compositeur Alexeï Aigui ainsi que de l'équipe du film. Une leçon de cinéma, des rencontres avec de jeunes réalisateurs et compositeurs, des premiers films et des longs ou courts métrages sont aussi proposés au public.

« Un étrange printemps »,
une soirée électro
au profit d'Act Up Paris

Faire danser quelque 5.000 fans de musique électronique pour la bonne cause, c'est l'objectif fixé par une centaine d'artistes de la scène électro à l'occasion de la soirée « Un étrange printemps », prévue jeudi 16 avril à la Scala à Paris, de 22h à l'aube.

Pour cette 6e édition dont le mot d'ordre est « danser vivre », la totalité des bénéfices de la billetterie sera reversée à Sidaction et Act Up Paris, pour financer des projets visant à venir en aide aux malades du SIDA et à lutter contre l'homophobie.

Les plus grands noms de la scène électro, parmi lesquels de nombreux DJ français, constituent l'affiche de la soirée qui se déroulera dans plusieurs ambiances, compte tenu du gigantisme de l'endroit. Parmi ceux-ci, des vétérans comme Patrick Vidal ou Emmanuel S., mais aussi des noms de la génération montante dont Cyril K., Dan Ghenacia, Fafa Monteco ou Scratch Massive. D'autres vedettes des platines ou spécialistes du genre ont aussi été empruntés pour l'occasion, comme Aline et Adrien (Radio Nova), Blisten (Rock-en-Seine), Jérémie Couston (Télérama), Timid Boy (Trax) ou Molly (Rex Club).

L'an dernier, la même soirée, baptisée « Une étrange Saint-Valentin » (programmée le 16 février), avait permis de récolter, selon les organisateurs, 25.000 euros et de financer notamment un centre de soins et de dépistage à Katmandou au Népal. AP

Sur le Net: http://www.digitick.com

Piratage : l'amendement
des eurodéputés, jugé inacceptable
par le SNEP

Le Snep, principal syndicat des producteurs de disques français, a jugé « déplacé et inacceptable » l'amendement adopté jeudi par le Parlement européen appelant à éviter de couper l'abonnement des internautes qui téléchargent gratuitement des contenus culturels.

« C'est une manoeuvre de certains parlementaires socialistes visant à empêcher le Parlement français de délibérer tranquillement sur cette question », a déclaré à l'AFP Hervé Rony, le directeur général du Snep, au sujet de cet amendement déposé par les socialistes français Michel Rocard et Guy Bono.

« La démarche est choquante », a estimé M. Rony, qui ne « pense pas que cela puisse empêcher le gouvernement français d'agir dans le sens où il a commencé à le faire ».

L'interruption de l'abonnement internet est la mesure-phare d'un projet de loi antipiratage en cours d'élaboration en France. Ce projet de loi se base sur les conclusions d'un rapport rendu en novembre à l'Elysée par Denis Olivennes, à l'époque patron de la Fnac, passé depuis à la direction de l'hebdomadaire le Nouvel Observateur.

A l'inverse du Snep, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir a « salué la lucidité des députés européens » et estimé dans un communiqué que « le Parlement européen a condamné la surenchère répressive à la française » en adoptant l'amendement de MM. Rocard et Bono.

Les parlementaires européens ont validé de justesse, par 17 voix de majorité, cet amendement qui appelle à « éviter l'adoption de mesures (...) telles que l'interruption de l'accès à internet »

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Jean-Loup Dabadie
est élu à l'Académie française

Jean-Loup Dabadie Le scénariste Jean-Loup Dabadie a été élu jeudi à l'Académie française au fauteuil du romancier et diplomate Pierre Moinot, décédé voici un an. Il a été élu au premier tour avec 14 voix contre deux à Jean-Pierre Lassalle.

« Je suis profondément ému et heureux », a réagi Dabadie sur RTL. « Je continuerai à faire ce que j'ai fait depuis que je sais lire et écrire, c'est-à-dire à travailler pour la défense et l'illustration de la langue française, ce à quoi je m'exerce même quand j'écris à mes parents ».

Et de rendre hommage à ses géniteurs qui « ont fait couler tellement d'encre dans mon biberon quand j'étais petit que j'ai toujours été un littéraire, français, latin, grec. D'ailleurs, je vais retrouver à l'Académie française ma professeur de grec de La Sorbonne, Jacqueline de Romilly. Ce n'est pas une des moindres émotions que celle-là », a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a « exprim(é) sa joie et sa profonde satisfaction » dans un communiqué. Pour le chef de l'Etat, Jean-Loup Dabadie « illustre particulièrement bien la diversité culturelle à laquelle l'Académie française est attachée ». « Nul doute » qu'il « saura veiller (...) sur la part la plus précieuse de notre patrimoine commun, notre langue », estime le chef de l'Etat.

Ecrivain, journaliste et auteur dramatique, mais aussi et surtout scénariste et dialoguiste, Jean-Loup Dabadie, 69 ans, a aussi écrit des sketches (Guy Bedos, Muriel Robin, Sylvie Joly, Pierre Palmade, Michel Leeb, etc.) et des chansons (Serge Reggiani, Julien Clerc, Michel Polnareff, Michel Sardou, Johnny Halliday, Sylvie Vartan, Nicole Croisille, Jacques Dutronc, Juliette Gréco, Jean Gabin, Yves Montand, Robert Charlebois, Liane Foly, Isabelle Boulay).

Il a notamment reçu le Prix Jean Le Duc de l'Académie française pour « César et Rosalie » (1972) et « La Gifle » (1974), le Grand prix de la chanson française comme parolier en 2000 de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) ou encore le Prix Henri-Jeanson de la Société des auteurs et compositeurs, dramatiques (SACD) pour l'ensemble de son oeuvre (2004).

Le Moustache de Frank Zappa
pose un problème commercial

La veuve de Frank Zappa tente actuellement d'empêcher un fan club allemand d'utiliser le nom du légendaire musicien pour son festival annuel « Zappanale ».

Gail Zappa avance que l'usage par l'association Arf du nom même de Zappa et d'un logo présentant une moustache généreuse semblable à celle du musicien empiète sur les marques que détient le Zappa Family Trust. L'association Arf argue pour sa part que la plaignante a connaissance de l'utilisation du nom de l'artiste depuis le lancement du festival en 1998.

Un tribunal de Düsseldorf a commencé à se pencher sur le dossier mercredi. Il a précisé qu'il ne devrait pas rendre de décision avant le mois de mai.


Actualités musicales du 12 avril 2008

Radu Lupu et Heinrich Schiff,
seront les principaux invités
de la saison 2008 / 2009
de l'Orchestre national de Lyon

Le très rare pianiste Radu Lupu, pour une intégrale des concertos pour piano de Beethoven, et le violoncelliste Heinrich Schiff, pour le Double Concerto de Brahms, seront les invités de marque de la saison 2008 / 2009 de l'Orchestre national de Lyon.

« Radu Lupu est un artiste qui ne fait pas plus de 50 concerts par an, qui ne travaille qu'avec quelques chefs d'orchestre, et qui ne se déplace pas volontiers en raison de problèmes de dos. L'avoir à notre programme c'est vraiment un privilège digne du Philharmonique de Berlin ou de la Scala de Milan », a indiqué Michaël Eriskat, directeur de la programmation de l'ONL.


Mozart, « Concerto » n° 19 en fa majeur K 459 (second mouvement).
Radu Lupu, piano ; Deutsche Kammerphilharmonie Bremen
sous la direction de David Zinman (1990)

Lors de trois soirées, les 16, 17 et 18 avril, le maître roumain, sous la direction du chef Lawrence Foster, interprètera les cinq concertos de Beethoven pour piano et orchestre.

L'Autrichien Heinrich Schiff rendra deux fois visite à l'Auditorium où se produit l'ONL, en décembre 2008 pour diriger la 4e symphonie de Brahms, puis en mai 2009 pour venir jouer de son violoncelle « Mara », avec le violoniste grec Leonidas Kavakos et son Stradivarius « Falmouth », le Double Concerto de Brahms.


Hans Werner Henze, « serenade » pour violoncelle,
Heinrich Schiff, violoncelle

L'ONL n'oubliera pas les « anniversaires » à commémorer avec, fin octobre 2008, la Turangalîla-Symphonie de Messiaen, pour les 100 ans de la naissance du compositeur français. Une oeuvre rare et qui nécessite un orchestre pléthorique de cent musiciens, des percussions abondantes et deux solistes.

La formation lyonnaise jouera également à trois reprises des oeuvres de Mendelssohn, né en février 1809, avec les Concertos pour deux pianos en octobre 2008, la Symphonie n°3 en avril 2009 et le Concerto pour violon en ré mineur en mai 2009.

Parmi les spectacles plus étonnants, on trouve la diva du gospel Liz McComb qui donnera trois concerts en décembre 2008, avec l'ONL au grand complet dirigé par le jeune (36 ans) et éclectique Estonien Kristan Järvi.

L'ONL participera aussi à la première édition d'Orchestres en fête, du 14 au 23 novembre, une manifestation nationale destinée à mettre en valeur la variété de l'offre de concerts.

Au cours de ces dix jours, l'ONL proposera son traditionnel concert gratuit pour les étudiants, un concert « expresso » de 60 minutes à l'heure du déjeuner, le concert famille mis en scène par Nino d'Introna, directeur artistique du Théâtre Nouvelle Génération de Vaise, ou encore une journée portes ouvertes à l'Auditorium.

Tournée marocaine du 7 au 11 mai
pour l'Orchestre national de Lille (ONL)

L'Orchestre national de Lille (ONL), dirigé par Jean-Claude Casadesus, effectuera du 7 au 11 mai une tournée au Maroc, où il donnera trois concerts, à Rabat et à Essaouira, a annoncé l'orchestre vendredi.

A Essaouira, il se produira dans le cadre du festival Printemps des Alizés. Il y proposera un concert de musique classique (Mozart, Beethoven, Bizet...) le 9 mai.

Le 10, il participera au même endroit à une soirée placée sous le signe du métissage - comme plus tôt le 7 à Rabat - en interprétant « le Requiem » de Fauré, avec la soprano Caroline Casadesus et le baryton Michel Piquemal. Le Choeur des trois cultures, formé de voix de différentes nationalités et religions, chantera de son côté des oeuvres en latin, arabe et hébreu.

Depuis sa création en 1976, l'ONL a donné quelque 300 concerts à l'étranger dans 30 pays. L'an passé, il avait effectué une tournée en Chine.

L'Opéra de Paris retrouve
« Le Prisonnier »,
ode à la liberté de Dallapiccola

L'Opéra de Paris a retrouvé jeudi soir « Le Prisonnier » de Luigi Dallapiccola (1904-1974), ode à la liberté et profession de foi antifasciste, dont la force et l'universalité restent entières dans la mise en scène explicite de l'Espagnol Lluis Pasqual.


Dallapicola (1904-1975), Il prigioniero (photo de scène),
Théâtre national d'Oldenburg en 1996.
Mise en scène de Joachiml Griep, avec Thomas de Vries dans le rôle titre

Le Palais Garnier accueillera six autres fois jusqu'au 6 mai cet opéra court (un prologue et un acte) mais intense, sous la direction de l'Allemand Lothar Zagrosek, qui n'avait pas dirigé l'Orchestre de l'Opéra de Paris depuis qu'il en a été le directeur musical (1986-1989).

Avec cette nouvelle production et celle de « Wozzeck » d'Alban Berg, à l'affiche à Bastille jusqu'au 19 avril, l'Opéra de Paris explore l'art lyrique au XXe siècle dans sa fascinante modernité voire son âpreté, musicalement et dramatiquement, autour de la figure de l'opprimé.

Dans « Le Prisonnier » (« Il Prigioniero »), créé à la scène en 1950 et dont la maison parisienne n'a donné précédemment qu'une production, il y a quarante ans (1968), Dallapiccola s'inspire notamment de « La Torture par l'Espérance » de Villiers de L'Isle-Adam.

Un geôlier fait croire à son détenu que sa libération est proche, mais ce rêve de liberté sera en fait l'ultime supplice du prisonnier, avant la mort à laquelle le Grand Inquisiteur le conduit.

Après avoir été un temps séduit par les thèses de Mussolini, avant que ce dernier ne révèle son visage antisémite, Dallapiccola s'est engagé contre les totalitarismes: son « Prisonnier » est une dénonciation de la manipulation idéologique à l'oeuvre dans ces régimes.

Fondateur en 1976 d'un théâtre nommé Liberté (Lliure) à Barcelone, Lluis Pasqual, qui est né en 1951 et a grandi dans l'Espagne franquiste, ne pouvait qu'être sensible à ce message.

L'ancien directeur de l'Odéon-Théâtre de l'Europe (1990-1996) a bâti son spectacle sur deux points forts, le décor de l'Espagnol Paco Azorin (une prison de barres métalliques, circulaire et pivotante) et les lumières de son compatriote Albert Faura (froides, bleutées ou composant un ciel étoilé).

Dans la fosse, Lothar Zagrosek confirme qu'il est un bon spécialiste de la musique du XXe siècle en faisant ressortir l'exigeant dodécaphonisme (construction selon des séries de 12 tons) de la partition mais aussi le lyrisme italianisant de ses lignes vocales.

Sur scène, la fraîcheur du baryton russe Evgeny Nikitin, qui affirme un grain de voix dense dans le rôle-titre, cohabite sans difficulté avec l'expérience du ténor américain Chris Merritt (le double rôle du geôlier-inquisiteur) et de la mezzo britannique Rosalind Plowright (la mère).

« Le Prisonnier » est précédé de la brève « Ode à Napoléon » (1942) d'Arnold Schönberg, une entrée en matière qui donne le ton de la soirée puisque cette oeuvre écrite après que le compositeur autrichien eut fui le nazisme est un manifeste contre la tyrannie.

C'est un récitant qui porte le texte de Lord Byron, dans un style parlé-chanté que l'Américain Dale Duesing maîtrise à merveille, de même qu'il se prête bien aux transformations que lui impose Lluis Pasqual: la chanteuse de cabaret prend l'habit à rayures du déporté juif en un raccourci glaçant.

Rock en Seine continue de se dévoiler

Après avoir déjà annoncé la présence d'Amy Winehouse et R.E.M., le festival Rock en Seine, qui aura lieu les 28 et 29 août au domaine national de Saint-Cloud, continue de dévoiler sa programmation. Le duo électro français Justice, les rappeurs américains The Roots, le duo franco-finlandais The Do, l'Américain Serj Tankian (chanteur du groupe de métal System of a Down) et les Anglais Kaiser Chiefs et The Streets seront également à l'affiche de ces deux jours http://www.rockenseine.com

Allain Leprest à L'Européen

Allain Leprest sera en concert à L'Européen, à Paris, le 19 avril, avec en première partie Jean Corti (ancien accordéoniste de Jacques Brel). Ce concert accompagne la parution du livre « Chants du soir » (éditions Folies d'Encre), un recueil de ses textes. Par ailleurs, Leprest a sorti il y a quelques mois l'album « Chez Leprest », où ses chansons sont interprétées par Olivia Ruiz, Jacques Higelin, Loïc Lantoine, Sanseverino, Michel Fugain, Nilda Fernandez, Jean Guidoni, Enzo Enzo ou encore Yves Jamait.


Jean  Corti et  Allain  Leprest , au Bataclan (Paris), en juin 2004

Peu connu du grand public, Allain Leprest, 53 ans, est pourtant considéré par ses pairs et la critique comme une figure majeure de la chanson française. Claude Nougaro disait de lui qu'il était « l'un des plus foudroyants auteurs de chansons entendus au ciel de la langue française ».

La chanson réaliste selon Caratini

Le contrebassiste Patrice Caratini, à la tête du Caratini Jazz Ensemble, donne une nouvelle vie à la chanson réaliste de l'entre-deux-guerres, habitée par la voix d'Hildegarde Wanzlawe et décorée d'arrangements novateurs, dans son nouvel album « De l'amour et du réel » (Harmonia Mundi). Ce répertoire sera joué en concert à Paris (Petit Journal Montparnasse, 21 avril), Sablé (6 mai), La Ferté-Bernard (7), Sète (20), Thoiry (24), Fontenay-sous-Bois (3 juin) et Argenteuil (21).

Pour ces chansons, immortelles ou oubliées, qu'interprétèrent Fréhel, Damia ou Misstinguett, Caratini a fait appel à Hildegarde Wanzlawe. Cette chanteuse de caractère écumait les bars de Morlaix en interprétant du jazz avant de « monter » à Paris en 2001.

Lapiro de Mbanga,
mis en prison Cameroun
pour une chanson

Le chanteur Lapiro de Mbanga, interprète de « Constitution constipée », une chanson contre la révision constitutionnelle, a été arrêté mercredi et est accusé d'être l'instigateur des émeutes de février à Mbanga (sud ouest du Cameroun), a appris l'AFP auprès de son épouse.

« On dit que mon mari est l'auteur des casses à Mbanga alors qu'il a plutôt calmé les gens pour qu'ils ne mettent pas le feu à la mairie », a affirmé Madame Lapiro, jointe au téléphone.

« Je ne comprends pas cette affaire. Depuis fin février, il est sans cesse interpellé », a affirmé la femme du chanteur de Makossa.


Lapiro de Mbanga, « Lef am so »

Située à une centaine de kilomètres au nord de la capitale économique camerounaise, Douala, la localité de Mbanga a été le théâtre fin février, comme plusieurs autres villes camerounaises, de graves violences en marge d'un mouvement de contestation contre la vie chère et le projet de révision constitutionnelle adoptée jeudi par l'Assemblée nationale.

« Constitution constipée », l'une des dernières chansons de Lapiro de Mbanga critique la révision qui supprime la limitation du nombre de mandats présidentiels et permet donc au président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, de se représenter en 2011.

Le chanteur, 51 ans, a bénéficié dans le passé d'une très grande popularité pour ses textes très critiques vis-à-vis du régime pendant les mouvements de contestation dirigés contre Paul Biya du début des années 90, mais cette dernière composition n'est pas un succès et reste méconnue de beaucoup de Camerounais.

Lapiro a été candidat dans sa ville à l'élection municipale de juillet pour le principal parti d'opposition, le Social Democratic Front.

Le centenaire du chef d’orchestre
Karel Ančerl

Une série de manifestations sera organisée en Tchéquie à l’occasion du centenaire de la naissance du chef d’orchestre tchèque Karel Ančerl, un des plus grands musiciens tchèque du XXe siècle, qui a été, entre 1950 et 1968, directeur musical de l’Orchestre philharmonique tchèque. C’est grâce à lui que cette formation est devenue un des meilleurs orchestres du monde. Le jeudi 10 avril sera inauguré dans le foyer du Rudolfinum à Prague une exposition sur la vie et l’oeuvre de ce chef inoubliable. Le 11 avril, jour de sa naissance, aura lieu une cérémonie au cimetière de Vyšehrad à Prague où il repose et le 13 avril des manifestations commémoratives seront organisées à Tučapy, son village natal en Bohême du Sud.

« Shine a light » :
les Stones en concert
comme si vous y étiez

Dévoilé à la dernière Berlinale, « Shine a light » est un film-concert signé par Martin Scorsese, où l'auteur des « Affranchis » capte une électrisante performance des Rolling Stones et montre des vieux lions abîmés par l'âge, mais toujours habités par le rock'n roll.

Accueilli avec enthousiasme à Berlin où Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ron Wood ont assisté à la projection de gala aux côtés de Scorsese, « Shine a light », qui dure deux heures, sort mercredi dans 60 salles en France.

Après avoir filmé un concert du groupe The Band à San Francisco dans « The Last Waltz » en 1978, et livré un complexe et passionnant portrait de l'idole folk Bob Dylan dans « No direction home » sorti en 2005, Martin Scorsese a cette fois voulu capter l'essence des Stones en concert.

« Je ne voulais pas faire un documentaire, je voulais immortaliser l'essence même du spectacle », disait-il à la presse en février, à Berlin.

Tourné dans l'un des plus beaux théâtres de New York, le Beacon Theater à Broadway, le film se compose d'images captées lors de deux concerts donnés par les Stones en octobre 2006, pendant leur tournée mondiale « A Bigger Bang ».

Grâce à un exceptionnel dispositif composé de seize caméras légères, Martin Scorsese suit au plus près les quatre légendaires musiciens dont il a amoureusement pillé les chansons pour composer la bande originale de ses films.

Ainsi l'un des tubes les plus connus des Stones, « Gimme Shelter » figure-t-il dans la bande son des « Affranchis », « Casino » ou encore « Les Infiltrés ».

« Shine a light » dont le titre vient d'une chanson des Stones, épouse surtout l'époustouflante performance scénique de l'icône du groupe, son chanteur Mick Jagger, toujours aussi félin à 64 ans, après quatre décennies de scène.

Courant et bondissant sur le plancher du Beacon Theater, il ne ménage pas sa peine, ruisselant de sueur sous les projecteurs, la voix parfois au bord de la rupture, tandis qu'un bref gros plan montre les veines gonflées de son cou.

Si le feu intérieur de Jagger est intact, les fans auront une pointe de nostalgie en voyant les images d'archives semées ici et là par Scorsese, celles d'un rocker de vingt ans à la beauté foudroyante, à l'orée de la gloire.

Nostalgie encore, face au public sage et embourgeoisé du Beacon Theater et ses jolies filles dodelinant de la tête sans froisser leur brushing impeccable, aux antipodes des foules en transe de leurs premiers concerts.

« You're looking good, you're doing everything you should ! » - « Vous êtes beaux, vous faites tout ce qu'il faut ! », leur lancera Mick Jagger, soucieux de flatter son public, tandis que Charlie Watts ou Ron Wood restent impassibles.

« Shine a light » a aussi ses « guest stars » telles Christina Aguilera, lèvres rouge sang et talons aiguille, qui entame un sensuel « Live with me » avec Jagger, Jack White (des White Stripes) ou le légendaire bluesman Buddy Guy.

Un montage incisif et une bande son très travaillée permettent à Scorsese de coller au plus près de la performance scénique, mettant l'accent ici sur un riff de guitare, là sur un regard de gladiateur de Keith Richards.

Si la plupart des fans des Rolling Stones seront ravis par le film, ceux de Scorsese, qui attendent de l'auteur de « Raging Bull » et « Gangs of New York » plus que des prouesses techniques, pourraient bien être déçus.

Les Stones ont délaissé leur maison de disques EMI pour la bande originale du film, qui sort chez Universal.

Actualités musicales du 13 avril 2008

13-27 avril 2008
Thoiry

Brillament Baroque 2008
8e académie internationale de musique baroque de Thoiry

10 concerts, dîners-concerts, apéritifs-concert
Stage de musique baroque
Cours publics

[ plus d'indormations ]

Dimanche 13 avril - 18h
Théâtre de Vanves

Les Folies françoises
Hommage au père du Quatuor

Joseph Haydn
Quatuor à cordes en ré M opus 33 n°6
Quatuor à cordes en ré m dit Les Quintes opus 76 n°2

W.A. Mozart
Quatuor à cordes en do M dit les Dissonances K. 465

Haydn est considéré comme le « père du quatuor », genre qu’il a institué. Les deux quatuors proposés pour ce concert illustrent la très grande richesse d’écriture de ce compositeur qui a autant institué que révolutionné l’écriture de cette forme. Appartenant à un cycle de 6 quatuors dédiés à Haydn, le quatuor Les dissonances de Mozart offre de vivants contrastes et états d’âme.

Les Folies françoises

De jeunes instrumentistes formés à l’école française et distingués par d’importantes récompenses sur le plan national et international décident de fonder en 2000 Les Folies Françoises, sous la direction du violoniste Patrick Cohën-Akenine. En formation de chambre aussi bien qu’en orchestre, cet ensemble de solistes confirmés revisite le vaste répertoire instrumental et vocal des XVIIe et XVIIIe siècle, dans l’esprit de liberté, de pluralité et de créativité qui animait les musiciens du Grand Siècle. A l’image du Treizième Ordre de François Couperin dont elles tirent leur nom, Les Folies Françoises tiennent à exprimer toute la palette de couleurs et de sentiments qui caractérise la sensibilité musicale de cette période. Reconnu pour son sens de l’innovation et de la variété, l’ensemble se produit dans les lieux les plus prestigieux tant en France qu’à l’étranger (Beyrouth, Londres, Bruxelles, Utrecht, Bruges, Barcelone, Washington…). L’ensemble réalise également une importante discographie, saluée par la critique française et étrangère.

Patrick Cohën-Akenine, violon ; Léonor de Recondo, violon ; Michel Renard, alto ; François Poly, violoncelle

Tarif : 20 €, 16 € - Théâtre de Vanves 12, rue Sadi Carnot - 92170 Vanves  / Tél. 01 41 33 92 91 - Métro Ligne 13 Malakoff-Plateau de Vanves Bus 58 – 89 (Lycée Michelet) - 126 (Vanves-Centre administratif)

Le Festival Luberon Jazz,
privé de moyens

Il y a une semaine la DRAC à annoncé par courrier qu'elle n'accordaient pas les subventions initialement prévues pour le prochain festival LuberonJazz, cela à 3 semaines de l'ouverture (2007 : 16.200 euros - 2008 : 0) !

Une conférence de presse se tiendra lundi 14 avril à 17 h à l'atelier Fernand Bourgeois, place du Postel, à Apt en Provence  (entrée par le porche du musée de l'aventure industrielle).

Si vous désirez faire part de votre soutien et que le prochain festival puisse se dérouler sans encombre, nous vous invitons à nous rejoindre ou nous envoyer un message d'encouragement à l'adresse suivante contact@jazzluberon.net

Seront présents :

Charlotte Rivière, directrice de Luberon Jazz, et les membres du conseil d'administration de l'association, Olivier Curel, Maire de la Ville d’Apt, ses adjoints. Les maires partenaires de Luberon Jazz et représentants des communautés de communes Pied Rousset et Luberon Durance, le Conseil Régional, e Conseil Général.

Bien évidemment cela rentre dans le cadre des coupes drastiques qu'a décidé depuis quelques mois le gouvernement afin de réduire la dette publique sans pour autant se soucier des répercussions de ce genre de mesure ni prendre conscience du travail pédagogique effectué par les associations visées & l'apport culturel qui en découle.

Il est clairement fait mention dans le courrier de la DRAC d'un recentrage des aides allouées autour des manifestations culturelles jouissant d'une aura nationale en faisant fi des petites structures qui oeuvrent en Province ou certains quartiers de grandes villes, tâche de fourmi au quotidien sur le terrain.

Afin de vous donner une idée du travail de l'association et des projets en cours http://www.citizenjazz.com/article3461008.html

« On ne vend pas la musique. On la partage.  » (Léonard Bernstein)

« Jazz in Marciac » :
une 31e édition
à l'accent latino-américain

Les grandes vedettes du jazz que sont Herbie Hancock, Brad Mehldau ou Diana Krall, sont à l'affiche d'une 31e édition du festival Jazz in Marciac (JIM), du 1er au 15 août, qui aura un fort accent latino-américain avec Caetano Veloso, Omar Sosa, Paquito D'Rivera ou Chucho Valdes.

Caetano Veloso, l'une des grandes stars de la musique populaire brésilienne, se présentera pour la première fois au public du JIM seul avec sa guitare, en ouverture.

Une soirée jazz afro-cubain réunira deux grandes figures du genre, le pianiste Chucho Valdes à la tête d'une formation de huit musiciens et le saxophoniste Paquito De Rivera en sextette.

Parmi les grands musiciens du jazz contemporain attendus à Marciac (Gers) cette année, figurent les pianistes Herbie Hancock, McCoy Tyner et leur cadet Brad Mehldau.

Herbie Hancock rendra hommage le 2 août à la musique de Joni Mitchell au sein d'un groupe comptant dans ses rangs le contrebassiste Dave Holland et le saxophoniste Chris Potter.

Brad Mehldau en solo, et McCoy Tyner, ancien complice de John Coltrane dans les années 60, en quartette, se succèderont le 9.

L'impétueux saxophoniste soprano John Zorn, qui bouscule les codes du jazz depuis une trentaine d'années, est désormais chez lui à Marciac, où il viendra pour la quatrième année consécutive.

Le jazz vocal est toujours privilégié au JIM. Dee Dee Bridgewater, avec son groupe où cohabitent musiciens maliens et jazzmen, Diana Krall et Robin McKelle en formations plus classiques, et le révolutionnaire Bobby McFerrin, le représenteront cette année.

Le trompettiste néo-orléanais Wynton Marsalis, parrain du festival, aura droit comme d'habitude à deux concerts, l'un avec sa formation, l'autre avec notamment l'accordéonniste Richard Galliano pour une création autour d'Edith Piaf et Billie Holiday.

Le Festival de Beaune a 25 ans
et toujours le goût de la recréation baroque

Le Festival de Beaune (Côte-d'Or), l'un des grands rendez-vous de la musique baroque en Europe, abordera du 4 au 27 juillet son deuxième quart de siècle d'existence en réaffirmant son goût pour la recréation d'ouvrages oubliés des XVIIe et XVIIIe siècles.

Né aux premières heures du renouveau en France des musiques anciennes, l'événement bourguignon a programmé depuis son cru inaugural en 1983 plus de 75 opéras dont au moins 25 en recréation ou en première mondiale, européenne ou française.

La 26e édition de la manifestation présentera quatre opéras en concert, dont deux, napolitains, seront l'objet d'une recréation française, « Ottavia, restituita al trono » (« Octavie rendue au trône ») de Domenico Scarlatti et « « Adriano in Siria » de Pergolèse.

L'exhumation du premier opéra composé par Domenico Scarlatti, créé à Naples en 1703 et haut en couleurs, a été assurée par l'Italien Antonio Florio, qui dirigera cet ouvrage à la tête de sa Cappella de' Turchini le 5 juillet à la Basilique Notre-Dame.

Au même endroit le 19 juillet, un autre Italien, Ottavio Dantone, poursuivra son cycle Pergolèse ( « L'Olimpiade » en 2003, « Il Flaminio » en 2004) avec le réveil français d'« Adriano in Siria », composé en 1734.

Le Britannique Paul McCreesh dirigera le 11 juillet « Didon et Enée » de Purcell, prélude à la célébration du 350e anniversaire de la naissance du compositeur en 2009 avec « The Fairy Queen » et « The King Arthur ».

La directrice artistique du festival, Anne Blanchard, qui aime soutenir des chefs à l'aube de leur carrière — par le passé, Emmanuelle Haïm notamment — réaffirme sa confiance à Jérémie Rhorer, remarqué en 2006 et 2007 dans « Idoménée » puis « Les Noces de Figaro » de Mozart. Le jeune chef revient cette année pour « Orphée et Eurydice » de Gluck, dans sa version française avec ténor et les instruments anciens de son Cercle de l'Harmonie.

Pour la programmation musique sacrée, trois chefs feront leurs débuts à Beaune. Le Néerlandais Daniel Reuss interprètera avec le Collegium Vocale de Gand deux oeuvres de Haendel (« Dixit Dominus » et « The ways of Zion do mourn »), compositeur également au programme de l'Ecossais Paul Agnew avec les Arts Florissants (« Ode à Sainte-Cécile » et trois « Coronation Anthems »). Quant à Joël Suhubiette, il conduira ses ensembles Les Eléments et Jacques Moderne dans les six motets de Bach.

Fidèle d'entre les fidèles, le Catalan Jordi Savall proposera un périple dans l'Europe musicale de 1550 à 1700, entre un office à Saint-Marc de Venise réglé par l'Italien Rinaldo Alessandrini et un programme baroque français (dont le « Requiem » de Campra) par Christophe Rousset.

Temple de l'art vocal baroque, le Festival de Beaune cultivera enfin l'attrait du moment pour les contre-ténors en en accueillant deux, l'Autrichien Max Emanuel Cencic et l'Américain Lawrence Zazzo, en récital.

Printemps de Bourges :
« Un rôle de défricheur ».
Entretien avec Daniel Colling

Le directeur-fondateur du Printemps de Bourges (15-20 avril), Daniel Colling, insiste sur le « rôle de défricheur » du festival, dans un secteur de plus en plus concurrentiel.

Q: Comment se démarquer par rapport à d'autres festivals?

R: « Pour se démarquer, il faut coller à ce qu'on était dès l'origine, avec un rôle de défricheur. L'identité du Printemps, c'est de se dire: On ouvre la saison, que se passe-t-il depuis l'année dernière en termes de nouveautés? Aujourd'hui, on est condamné à ne plus faire les grandes stars parce qu'économiquement, ça ne rentre plus dans le cadre du festival. C'est donc à nous de repérer les futures stars. Cette année, on s'approche vraiment de notre idéal: notre équipe a eu le flair de programmer depuis septembre/octobre des artistes en devenir, comme Yael Naim ou The Do ».

Q: La multiplication des festivals complique-t-elle les choses?

R: « Pour nous, la difficulté n'est pas la concurrence; les festivals d'été sont loin dans le temps et géographiquement. La difficulté, c'est que tous les trois ou quatre ans, une nouvelle génération de spectateurs se créée sur de nouveaux artistes. Il faut interpeller le public avec une programmation qui lui parle, en construisant habilement l'association des artistes dans chaque soirée. D'autant que les comportements du public ont changé depuis 30 ans. Avant, le public du festival était globalement intéressé par tous les artistes. Aujourd'hui, ce n'est plus vrai: les artistes sont tribalisés, si on est dans la culture hip hop, on n'aime pas forcément un certain rock ».

Q: Aujourd'hui florissant, le secteur du spectacle vivant ne risque-t-il pas la saturation?

R: « On a tendance à dire: Il y a plein de festivals qui se créent. Mais le réservoir de public augmente aussi, de plus en plus de gens vont voir des festivals et des concerts. Je suis président du CNV (Centre national des variétés) et on a vu que 2007 a été une année record en billetterie, avec plus de 17 millions de spectateurs dans le domaine des musiques actuelles. C'est historique, et depuis près de 40 ans, on est sur une pente ascendante. La limite dépendra d'un équilibre naturel: si un spectacle va trop loin sur le prix des places, le public ne suit pas ».

Les découvertes
du Printemps de Bourges

L'opération « Les Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac », par laquelle sont passés les Têtes Raides, Jeanne Cherhal, Zebda, Anaïs, Cocoon ou Fancy ces dernières années, va permettre à 33 artistes ou groupes de se produire lors de la 32e édition du festival (15-20 avril).

Ils pourront ainsi être découverts par le public et les professionnels (producteurs de spectacles ou de disques).

Ces groupes ont dû passer par plusieurs étapes de sélection. Plus de 4.000 candidats (un record) ont d'abord déposé en septembre un dossier de candidature dans l'un des 70 magasins Fnac ou dans l'une des 30 antennes régionales du Réseau Printemps.

Ce réseau national a été créé en 1985 par le Printemps de Bourges pour repérer et sélectionner les nouveaux talents des musiques actuelles.

Certains de ces artistes, sélectionnés par des jurys régionaux de professionnels (programmateurs, directeurs de salles...) et de disquaires, se sont ensuite produits lors d'auditions régionales. Puis les 33 finalistes ont été sélectionnés par un jury national réuni à Paris en janvier.

Cette année, la sélection est marquée par la domination du genre rock, dans lequel s'expriment quatorze de ces groupes ou artistes, contre sept en électro, six en hip hop et six en chanson et musiques du monde.

Asa : entre Nigeria et succès français

Sifflée à ses débuts au Nigeria, raillée pour sa voix grave, Asa triomphe en France, où sa tournée se fait à guichets fermés. Mais la jeune chanteuse de soul n'est pas revancharde: son succès, dit-elle, doit avant tout « montrer la voie« à ses compatriotes.

Avec plus de 100.000 albums vendus en quelques mois, son histoire a tout d'un « conte de fée », selon ses dires. « Parfois, je dois me pincer pour me rendre compte que c'est vrai », sourit-elle lors d'un entretien avec l'AFP réalisé après un concert à Metz.

Depuis qu'elle est petite, Asa, qu'il faut prononcer « Asha » (« faucon » en yoruba), veut devenir chanteuse. Une perruque sur le chef, un tube de crème à la main, elle reprend alors seule les standards de Bob Marley et Michael Jackson, selon sa biographie dressée par Naïve, son label.

A l'adolescence, Asa, de son vrai nom Bukola Elemide, tente sa chance à la chorale. Mais sa voix grave, parfois rauque, ne plaît pas. A Lagos, où elle vit, les passants « rient » d'elle, se « moquent de (sa) voix » quand elle chante dans la rue, raconte Asa.

Son père, caméraman mélomane dont les nombreux vinyles l'ont inspirée, et sa mère, commerçante, veulent en outre faire de leur fille un docteur ou une avocate.

Pendant ses études, Asa s'inscrit en cachette dans une école de musique, où elle apprend la guitare. Elle se produit au Centre culturel français de Lagos, s'y fait remarquer et est invitée à jouer en France.

La belle histoire, marquée par de nombreux allers-retours entre le Nigeria et l'Hexagone, peut commencer. En 2004, elle se retrouve en résidence artistique à Paris, où elle rencontre Manu Dibango, Daby Touré ou encore Tony Allen.

Naïve la repère trois ans plus tard, alors qu'elle se produit en solo en première partie des Nubians dans une salle parisienne. « Dès le lendemain, on a pris rendez-vous avec elle. Elle est arrivée, très humble, avec sa maquette. On a écouté les cinq titres. On savait que ça allait marcher », se souvient Marion Gaudart, qui la suit.

La sortie de son album, sobrement nommé « Asa », est peaufinée pendant six mois. Les textes, souvent en anglais, parfois en yoruba, sont chantés sur une orchestration folk-soul-reggae. « Je veux jouer pour le monde, et pas seulement être vue comme une chanteuse africaine », explique-t-elle.

Le single « Fire on the mountain » passe en boucle à partir d'octobre sur de nombreuses radios. Les concerts se multiplient en France, souvent à guichet fermé, ainsi qu'en Allemagne, Italie, Espagne...

« J'avais un rêve. Je voulais être chanteuse. Et j'ai réussi. C'est ce que je dis dans mes chansons. J'essaie d'avoir une influence positive, de montrer la voie (aux Nigérians), leur dire qu'il faut suivre ses rêves », observe-t-elle.

Asa se produira lundi au Bataclan (Paris), avant de multiplier les dates en France. Cet été, elle jouera avec Lenny Kravitz (Nîmes, 9 juillet) et Dee Dee Bridgewater (Thau, 18 juillet).


Asa, « Jailer », en décembre 2007 à Bordeaux 

Iggy Pop à l'affiche
de la 2e « Garden party »
d'Angoulême en juillet

Iggy Pop & The Stooges, mais aussi The Hives, Justice, The Kills, The Do ou encore Nada Surf sont au programme de la deuxième édition de la « Garden Nef Party », festival rock organisé les 18 et 19 juillet à Angoulême, a annoncé samedi l'association la Nef.

Après Muse et Arcade Fire, têtes d'affiche de la première édition qui avait rassemblée environ 17.000 personnes en juillet 2007, la « Garden Party » charentaise mise sur l'expérience du chanteur américain Iggy Pop, 60 ans, accompagné de son célèbre groupe The Stooges.


Iggy Pop, « Louie Louie »

La nouvelle vague rock sera représentée par les Suédois de The Hives (rock garage), les duos The Kills (rock garage) et the Do (pop-rock), ainsi que les groupes français Moriarty (folk-rock) et Hushpuppies (rock garage), alors que les amateurs de musique électronique pourront danser au son de Justice, couronné en mars aux Victoires de la musique.

Le groupe américain Nada Surf (pop-rock) a récemment rejoint une liste qui comprendra au total « une vingtaine de groupes » répartis sur les deux soirées, selon les organisateurs. La billetterie ouvrira mercredi 16 avril.


Actualités musicales du 14 avril 2008

Nominations à France Musique

Sur proposition de Marc-Olivier Dupin, Directeur de France Musique, Jean-Paul Cluzel, Président-directeur général de Radio France, a nommé

Marc Voinchet, Directeur-adjoint, chargé des programmes et de l’antenne

Né en 1965, Marc Voinchet débute sa carrière comme animateur dans des radios locales associatives.

De 1984 à 1991, il est journaliste à Radio France Toulouse.

En 1991, il rejoint France Culture comme producteur délégué, auprès de Jean Lebrun, dans Culture Matin. Il est également en charge de la revue de presse dans les matinales de 1995 à 1999. Producteur du magazine « Personne n’est parfait », puis de « Tout arrive », entre 2002 et 2005, il était conseiller de programme à la direction de France Culture depuis 2006.

Olivier Morel-Maroger, Directeur-adjoint, chargé de la production et du développement

Né en 1962, Olivier Morel-Maroger, diplômé en droit des affaires, poursuit parallèlement des études musicales, notamment aux Etats-Unis.

Après une expérience d’assistant parlementaire à l’Assemblée nationale, il est recruté à Radio France en 1992, où il exerce diverses fonctions à la Direction de la Musique puis à France Musique où il est directeur adjoint de Pierre Bouteiller, de 1999 à 2004, notamment en charge des retransmissions et coproductions

Il était, depuis 2004, adjoint au Secrétaire général de Radio France.

Ariane Chanteloup-Gombert, adjointe au Directeur, chargée de la coordination des programmes et de la production

Née en 1971, Ariane Chanteloup-Gombert, après des études musicales, obtient en 1993 un premier prix de piano et de formation musicale au CNR de Versailles, puis un DEA de musicologie à l’Université de Paris IV (Sorbonne) en 1995.

En 1993, elle est recrutée à Radio France au service des Relations publiques de la Direction de la Musique.

De 1995 à 2004, elle est attachée de production pour diverses émissions de France Musique, notamment « Si j’ose dire », « Dépêches-notes » « Un mardi idéal ».

Depuis 2004, Ariane Chanteloup-Gombert était adjointe au Directeur de France Musique.

Baisse inédite de la perception
des droits d'auteur

La hausse dans la perception des droits d'auteurs, d'artistes interprètes et producteurs s'est érodée au fil de la décennie : +15,7% entre 2000 et 2002, +8,6% pour 2003-2004 et +3,7% pour 2005-2006. C'est ce que constate la commission de contrôle des sociétés de perception de ces droits, dans son rapport annuel publié jeudi 10 avril. L'internet et la gratuité dans la consommation culturelle sont tenus pour responsables de cette érosion des droits d'auteurs, qualifiée de baisse inédite par la commission.

Même si la dernière période est positive, « nous notons, pour la première fois, un léger reflux » pour la seule année 2006 par rapport à 2005, note Bernard Menasseyre, président de la commission, qui contrôle la gestion des droits artistiques par les 24 sociétés qui en sont chargées.

« Le rythme soutenu des avancées technologiques modifie profondément les usages culturels et les modes d'exploitation économique, comme en témoigne la crise de l'industrie discographique », rappelle Bernard Menasseyre, en référence notamment à l'usage d'internet et au téléchargement gratuit illégal de musique ou de film.

« Si la situation d'ensemble des sociétés de perception et de répartition des droits n'est pas encore alarmante, les ressources de certaines sont affectées d'une grande incertitude », observe encore Bernard Menasseyre.

Les 24 sociétés de droits, dont la commission a examiné les comptes, ont perçu au total plus de 1,2 milliard d'euros en 2006.

La commission porte par ailleurs un jugement nuancé sur le coût de la gestion des droits, une des critiques récurrentes contre les sociétés qui en sont chargées. Après avoir décru de 22,3% en 2000 à 20% en 2004, le ratio entre charges de gestion et perceptions brutes est remonté à 20,9% en 2006. Mais « les sociétés les plus significatives, comme la Sacem, la SACD ou la Scam ont engagé des réformes destinées à limiter leurs frais de gestion, en réorganisant leur administration, et ces actions ont un coût », a constaté Bernard Menasseyre.

La commission suggère une harmonisation accrue des critères de choix et des pratiques déontologiques dans les actions artistiques et culturelles que ces sociétés financent, avec des fonds non reversés aux ayant-droit, à hauteur de plus de 60 millions d'euros en 2006.


Actualités musicales du 15 avril 2008

Mardi 15 avril à 21h
Musée national de la Légion d'Honneur, Paris
L’association Lyre & Muses présente

Opéras Français

Cécile Eloir, mezzo-contralto
Nicolas Rivenq, baryton
Pascal Le Corre, piano

Œuvres de
Chérubini, Berlioz, Massenet, Saint-saëns,
Offenbach, Debussy, Gounod 

Concert d’airs d’opéras français de quelques-uns des compositeurs décorés de la Légion d’Honneur, dans un musée nouvellement restauré.

Musée national de la Légion d'Honneur, Paris, 2 rue de Bellechasse - 75007 Paris - Métro : Solférino - RER Musée d'Orsay - Bus : 63, 69, 73, 84, 94

Prix des places : Tarif unique, 20 € ; tarif réduit, 15 €. Billetterie ouverte, sur place, 1 heure avant le concert.  Il est prudent d'acheter ses places à l'avance en envoyant son chèque à l'association : L’association Lyre & Muses, 12, rue Pierre et Marie Curie, 75005 Paris. Rép. / Fax: 01 40 46 89 65 - E-mail : asso.lyre-muses@wanadoo.fr -
http://www.lyre-muses.fr

Les « petits rats » de l'Opéra
confrontés à des styles variés

Directrice de l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris depuis 2004, l'ancienne étoile Elisabeth Platel a invité ses élèves à aborder des styles variés pour leur spectacle annuel public 2008, à l'affiche du Palais Garnier jusqu'à samedi.

Les « petits rats » se présentent devant des salles combles et enthousiastes, successivement dans « Soir de fête » de Léo Staats, « Les forains » de Roland Petit et « Symphonie en trois mouvements » de Nils Christie, sur des musiques respectivement de Léo Delibes, Henri Sauguet et Igor Stravinsky.

Ces trois chorégraphies inscrites au répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris requièrent des interprètes (filles et garçons) une maîtrise de la danse déjà éprouvée.

Danseuses et danseurs en scène sont les plus âgés des élèves de l'école, entre 16 et 18 ans, leurs camarades plus jeunes entre 12 et 15 ans en étant cette année exclus.

Les danseuses montent sur pointes avec assurance et les danseurs sont déjà de solides porteurs dans les pas de deux avec leurs partenaires.

« Chacun des trois ballets au programme réclame à la fois énergie, endurance et concentration et les partitions poussent nos jeunes interprètes à développer une écoute physique particulièrement aiguë », commente Elisabeth Platel.

La directrice de l'Ecole de danse a en outre convaincu le Néerlandais Nils Christie (né en 1949) et le Français Roland Petit (84 ans) de venir en personne régler leurs oeuvres pour les élèves.

Une ancienne étoile de l'Opéra de Paris, Christiane Vaussard, a initié les « petits rats » à la technique de danse française du début du XXe siècle, à la fois élégante, précise et pleine de brio, que réclame l'abstrait « Soir de fête » de Léo Staats (1877-1952).

Dans « Les forains », Roland Petit raconte une histoire de pauvres saltimbanques avec des personnages dont les élèves ont su saisir l'émouvante humanité.

Avec « Symphonie en trois mouvements » qui entre au répertoire de l'Ecole de danse, les « petits rats » ont retrouvé sans problème un ballet sans récit et une recherche du mouvement pour lui-même dans son rapport au sol, à l'espace et aux autres.

La scène féminine à l'honneur
au festival « Les Femmes s'en mêlent »

Une trentaine de formations ou artistes féminines de la scène indépendante internationale sont à l'affiche de la onzième édition du festival Les Femmes s'en mêlent, à partir de mercredi et jusqu'au 29 avril à Paris et en province.

A Paris, les concerts auront lieu dans cinq salles jusqu'au 26 avril, l'Elysée-Montmartre, le Trabendo, la Maroquinerie, le Point éphémère et le Centre culturel suédois. En province, des spectacles sont prévus jusqu'au 29 avril dans dix-neuf villes (Laval, Evreux, Le Havre, Marseille, Reims, Angers, Vendôme, Grenoble, Clermont-Ferrand, Toulouse, Saint-Etienne, Tourcoing, Strasbourg, Amiens, Saint-Lô, Belfort, Riorges, Bordeaux et Metz).

Les Femmes s'en mêlent s'offre une incursion à l'étranger avec quelques concerts à Barcelone, Berlin, Bruxelles, Lausanne et Madrid.

Parmi les artistes à l'affiche, le festival accueillera la Norvégienne Ane Brun, les Québécois de Duchess Says, la Suédoise d'El Perro del Mar, les Américaines de Gore Gore Girls et Kelly de Martino, la Britannique Laura Marling, le groupe de la Française France Cartigny, les Canadiennes Lesbians on Ecstasy, la Suédoise Mai, les Franco-Américains Moriarty ou encore le duo français Poney Express, formé de la chanteuse Anna et de Robin Feix, bassiste de Louise Attaque.

Le festival, qui a fêté ses dix ans et sa dixième édition l'an passé (il n'avait pas eu lieu en 2000), a été créé en 1997 pour mettre en valeur les artistes féminines dans le domaine des musiques indépendantes.

Radio France : une saison 2008-2009
marquée par l'arrivée de plusieurs chefs

Radio France, l'un des principaux organisateurs de concerts de musique classique en Europe, a présenté lundi sa programmation 2008-2009, qui sera marquée par plusieurs arrivées de chefs à la tête de ses formations musicales.

La saison coïncidera avec les débuts de l'Italien Daniele Gatti comme directeur musical de l'Orchestre national de France, du Français François-Xavier Roth comme chef associé du Philharmonique de Radio France et de la Suédoise d'origine française Sofi Jeannin à la maîtrise de Radio France.

Le Théâtre des Champs-Elysées demeurera la résidence principale du « National », qui y donnera 21 concerts mais se produira aussi six fois au Châtelet.

Daniele Gatti sera au pupitre à dix reprises, notamment autour d'une programmation Brahms et Bartok, tandis que son prédécesseur, l'Allemand Kurt Masur, qui conserve un titre de « directeur musical honoraire », dirigera six concerts.

Le directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Radio France, le Sud-Coréen naturalisé américain Myung-Whun Chung, poursuivra à la salle Pleyel son cycle Olivier Messiaen, né il y a cent ans.

François-Xavier Roth, représentant de la jeune génération de chefs invités à diriger le « Philhar » (Lionel Bringuier, Gustavo Dudamel, Mikko Franck, Philippe Jordan...), se verra confier trois programmes.

Le choeur de Radio France confirmera l'ouverture à de nouveaux répertoires entamée par son directeur musical allemand Matthias Brauer, avec sept concerts dédiés, allant de Lully et Schütz à la musique contemporaine française.

Quant à Sofi Jeannin, elle sera directrice musicale de la maîtrise dans ses deux sites (Paris XVIe et Bondy en Seine-Saint-Denis) et dirigera le cycle « Voix-ci, voilà » après un hommage à Toni Ramon, précédent chef de ce choeur d'enfants, décédé en septembre 2007.

La radio offrira également une programmation jeune public et des concerts gratuits, notamment au Petit Palais et dans le cadre de Présences, festival de création musicale organisé à Paris avec des incursions à Dijon et Metz.

La direction de la musique de Radio France réunit 260 instrumentistes ainsi que 205 choristes (adultes et enfants) et programme environ 200 concerts — tous diffusés par France Musique — et 50 créations par an.

Éducation : appel à deux actions nationales
unitaires en mai

Dix-huit organisations de lycéens, enseignants et de parents d'élèves ont appelé lundi à deux journées d'actions unitaires, sans appel à la grève, les jeudi 15 mai et samedi 24 mai, pour protester contre la suppression de milliers de postes dans les collèges et lycées.

Ces organisations ont appelé, dans une déclaration commune, à « poursuivre et amplifier les mobilisations en cours », en « organisant localement dès la rentrée des vacances de printemps », soit à partir du lundi 21 avril pour la zone B, « des rencontres entre parents, lycéens, personnels de l'Education, et responsables des associations éducatives complémentaires de l'enseignement public pour les informer ».

Elles ont souhaité « développer dans la durée des actions s'opposant aux conséquences du désastreux budget 2008, par une journée nationale d'actions diversifiées le 15 mai, par l'organisation samedi 24 d'une grande journée de mobilisations, de rencontres avec la population et de manifestations dans tous les départements ».

Cinq fédérations de l'Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT, Sud-Education), les deux organisations lycéennes (UNL et Fidl) et trois organisations étudiantes (Unef, Confédération étudiante, Sud-étudiant), les parents d'élèves de la FCPE et sept associations et mouvements pédagogiques, dont la Ligue de l'Enseignement et les Crap-Cahiers pédagogiques, ont signé cette déclaration.

Alors que le mouvement de protestation contre les 8.830 suppressions de postes d'enseignants prévues à la rentrée dans les collèges et lycées publics prend de l'ampleur depuis quatre semaines, ces organisations ont réclamé « une tout autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l'Education ».

Pour elles, les suppressions de postes vont entraîner des « classes surchargées », « des disparitions de formations et d'options », « la fin de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants », mais aussi « une aggravation des conditions de travail ».

Elles ont également regretté la généralisation du bac professionnel en 3 ans (contre quatre aujourd'hui), qui « suscite des inquiétudes légitimes quant à la prise en charge des élèves en enseignement professionnel, en particulier ceux qui sont en difficulté ».

Dernier grief, les signataires ont estimé que les nouveaux programmes de l'école primaire, annoncés le 20 février par Xavier Darcos, « traduisent une vision passéiste et rétrograde de l'Ecole, ainsi qu'un recul pédagogique et didactique ».

« Les annonces budgétaires pour les prochaines années confirment que cette politique de régression en lien avec la révision générale des politiques publiques pourrait s'installer dans la durée », ont-elles encore dénoncé.

Actualités musicales du 16 avril

Formation postgrade
« pratique et pédagogie de l'improvisation »
à Institut Jaques-Dalcroze en 2008-2009

L'improvisation offre des possibilités pédagogiques passionnantes et développe des compétences précieuses pour le musicien, le rythmicien, l'enseignant et ses élèves. Abordant les aspects pratiques autant que théoriques, cette formation postgrade Pratique et Pédagogie de l'improvisation - destinée aux rythmiciens et enseignants musiciens souhaitant se perfectionner dans cet art - se veut diversifiée, pointue, et cherche à répondre aux besoins individuels des stagiaires. L'InstitutJaques-Dalcroze, qui propose depuis 1915 une pédagogie interdisciplinaire et interactive de la musique en lien avec le mouvement corporel, est également connu pour son enseignement de l'improvisation, en cours collectifs amateurs et professionnels ainsi qu'en cours d'initiation au piano par l'improvisation.

Conditions d'admission : Être en possession d'un titre ou d'un diplôme de rythmique, et justifier d'une pratique professionnelle dans ce domaine, ou être en possession d'un titre ou d'un diplôme d'enseignant musicien, justifier d'une pratique professionnelle dans ce domaine, et d'une formation antérieure régulière en improvisation.

Contenus :

  • Cours pratiques d'improvisation, semi-collectifs (tous instruments)
  • Cours collectifs «styles et techniques d'improvisation»
  • Cours collectifs «pédagogie de l'improvisation»
  • Assistance à des cours d'improvisation
  • Suivi personnalisé
  • Possibilité de cours pratiques supplémentaires optionnels (selon la demande/prix en fonction du nombre de participants) les samedis 25 octobre, 29 novembre, 10 janvier, 21 février, 1.4 mars, 18 avril

Renseignements : 022 718 37 64 / impro@dalcroze.ch

FORMATION POSTGRADE
Pratique et pédagogie de l'improvisation
InstitutJaques-Dalcroze
Rue de la Terrassière 44
CH-1207 Genève

Découverte d'une composition pour orgue
de Bach

Une composition pour orgue jusqu'ici inconnue de Jean-Sébastien Bach (1685-1750) a été découverte par des musicologues, a annoncé mardi l'université Martin-Luther en Saxe-Anhalt (est de l'Allemagne).

Il s'agit d'une fantaisie autour de la cantate sacrée « Wo Gott der Herr nicht bei uns hält » (« Où le Seigneur Dieu n'est pas à nos côtés »), a affirmé l'université de Halle-Wittenberg.

Jusqu'alors, seules les cinq premières mesures de cette oeuvre étaient connues.

Des chercheurs ont découvert le reste de la composition grâce à une copie rédigée par un ancien Kantor de l'église Saint-Thomas de Leipzig — là où jouait l'organiste Bach —, Wilhelm Rust, détenue par la bibliothèque universitaire de Halle (ULB).

La bibliothèque avait chargé un hôtel des ventes de Leipzig (est) de vendre aux enchères une partie de la collection du musicien du XIXe siècle Rust.

« En parcourant les documents de Rust, je suis tombé sur un morceau de Bach que je ne connaissais pas, c'est ainsi qu'ont commencé les recherches, » a expliqué le musicologue Stephan Blaut.

Des experts des Archives de Bach à Leipzig ont étudié l'oeuvre et confirmé qu'il s'agissait d'un travail du maître de la musique baroque, probablement réalisé entre 1705 et 1710.

« La découverte enrichit considérablement notre connaissance des premières oeuvres de Bach, » a estimé Wofgang Hirschmann de l'Institut de musique de l'université Martin-Luther.

Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise et personnifie l'apogée culturelle, Bach eut une influence majeure et durable sur le développement de la musique occidentale. Les plus grands compositeurs, tels que Mozart et Beethoven, reconnurent en lui un maître absolu.

Depuis la Réunification de l'Allemagne en 1990, des compositions inconnues de Bach sont régulièrement découvertes.

Jean-Marie Blanchard
présente sa dernière saison
au Grand Théâtre de Genève

Le Français Jean-Marie Blanchard a présenté mardi à Paris sa huitième et dernière saison (2008-2009) à la tête du Grand Théâtre de Genève, qui sera forte de huit productions lyriques dont six nouvelles, sous le signe des « fidélités » à plusieurs artistes.

« Il y a des fidélités à des chefs comme (les Italiens) Evelino Pido, Gabriele Ferro, (l'Américain) John Nelson et, parmi les metteurs en scène, (aux Français) Olivier Py, Pierre Strosser, (à l'Allemand) Nicolas Brieger, (au Britannique) Daniel Slater », a expliqué le directeur à l'AFP.

Olivier Py, auquel Jean-Marie Blanchard a confié sa première mise en scène lyrique quand il dirigeait l'Opéra de Nancy (1996-2001), puis quatre autres productions à Genève, sera l'objet d'un mini-festival en ouverture de saison.

Le brillant homme de théâtre remontera son « Freischütz » de Weber étrenné en Lorraine en 1999 et reprendra deux de ses productions genevoises, « La Damnation de Faust » de Berlioz et « Les Contes d'Hoffmann » d'Offenbach: ces trois propositions formeront une « trilogie du diable ».

« Une thématique se dégage autour de personnages en marge », a précisé Jean-Marie Blanchard, en écho notamment aux nouvelles productions de « Peter Grimes » de Britten et du « Trouvère » de Verdi.

Le Grand Théâtre de Genève a également programmé de nouvelles mises en scène de « La Chauve-Souris » de Johann Strauss et de « Salomé » de Richard Strauss tandis qu'un spectacle, « Conversations à Rechlin », sera créé à partir de musiques de Schubert, Schumann et Wolf.

« J'espère avoir été fidèle à ce que j'ai fait ces dernières années et à ma vision de l'opéra, qui pour moi ne vaut que si l'enjeu musical et l'enjeu dramatique sont à égalité », a expliqué Jean-Marie Blanchard.

Le directeur sortant, auquel succèdera à l'été 2009 le Suisse Tobias Richter, reconnaît que le Grand Théâtre de Genève vient de vivre « une crise profonde dans tous les sens du terme », liée notamment selon lui à son mode de « fonctionnement hiérarchique » et à une « pauvreté des moyens de gestion ».

A terme, la plus importante institution lyrique de Suisse romande (budget de près de 35 millions d'euros) devrait être opérée en délégation de service public, avec une moindre influence de la ville de Genève.

Lancement d'une plate-forme
de téléchargement
dédiée à la musique classique

Deux professionnels de la musique et des nouvelles technologies ont présenté mardi MusiClassics, selon eux la « première plate-forme commerciale d'écoute en ligne et de téléchargement entièrement dédiée à la musique classique » en France.

Sur le site internet http://www.musiclassics.fr, 6.000 articles sont désormais disponibles « en qualité équivalente à celle du CD », à un prix moyen de 6 euros pour une demi-heure de musique en téléchargement, ont indiqué Jean-Hugues Allard et Samer Roumieh lors d'une conférence de presse à Paris.

Les cofondateurs de la plate-forme estiment que « les modèles développés par les sites de téléchargement » existant (iTunes, Fnacmusic, Virginmega...) « n'ont pas su intégrer la spécificité du classique ».

« En effet, s'il est facile d'identifier une chanson sur un album pop et de la proposer en téléchargement, à l'inverse, reconstituer une oeuvre composée de plusieurs fichiers souvent étiquetés différemment se révèle bien plus complexe », font-ils valoir.

Pour tenter de satisfaire « tous ces consommateurs de classique aujourd'hui doublement frustrés par une offre en ligne inadaptée et une offre en magasin devenue homéopathique », MusiClassics propose « un contenu éditorial riche », affirment les deux fondateurs.

Quatre professionnels des médias musicaux (Alain Cochard, Jean-Charles Hoffelé, Frédéric Lodéon et Jean-Marie Piel) sont chargés de hiérarchiser les interprétations de chaque oeuvre (enregistrements « sélectionnés » voire « recommandés » pour les meilleurs d'entre eux) et de les commenter brièvement.

Le marché numérique de la musique classique reste faible, entre 7 et 12% des ventes totales au niveau mondial selon les promoteurs de MusiClassics.

Ceux-ci ont dévoilé mardi une étude Opinionway selon laquelle si la principale résistance au téléchargement payant réside dans l'attachement à l'objet physique (53% des personnes interrogées), 56% des Français ne se déclarent pas réfractaires à l'achat de musique classique en ligne.

Printemps de Bourges,
une édition 2008 aux saveurs variées

Entre têtes d'affiche et talents en devenir, le Printemps de Bourges entend offrir cette semaine un « nuancier mélodique et scénique » présentant le meilleur des couleurs musicales.

Plus de 120 artistes essentiellement représentatifs de la scène française sont attendus pour cette 32e édition, qui s'ouvre ce mardi soir pour six jours.

Du hip hop à la chanson, de la pop à l'électro ou encore du rock au classique, la manifestation va jouer les associations de saveurs et les cocktails générationnels.

Le festival va notamment présenter « God is sound », une création de Camille, qui a récemment sorti son troisième album « Music Hole ». L'artiste qui trace sa route à l'écart des sentiers balisés sera présente quatre soirs durant. Le public aura aussi droit à la présence de Catherine Ringer, qui chantera les Rita Mitsouko, Daniel Darc, Cali ou Claire Diterzi.

Au chapitre électro, sont attendus le duo Justice, l'inclassable Sébastien Tellier -qui doit représenter la France au prochain concours de l'Eurovision- et Yuksek, quand du côté des artistes qui se font une place au soleil et des talents nouvellement éclos, sont annoncés Renan Luce, Christophe Willem, Yael Naim, Daphné, Thomas Dutronc, Rose, Moriarty ou les BB Brunes. Le duo The Do, salué par la critique et le public, se produira lui deux soirs, dont un en remplacement des Babyshambles de Pete Doherty.

A l'international, l'organisation opte aussi pour l'éclectisme avec Ricky Lee Jones, Adam Green, Blonde Redhead, Tiken Jah Fakoly, Alela Diane, Gonzalez, Serj Tankian, Phoebe Killdeer venue d'Australie, la jeune Britannique Adele, les Anglais de Foals ou Puggy qui a vu le jour en Belgique.

Le rendez-vous, qui affiche en moyenne une fréquentation globale de 200.000 spectateurs, promet un final tout en couleur avec quatre heures de concerts placées sous le signe du voyage. L'après-midi de dimanche, doit prendre des accents métissés avec le jazz manouche mâtiné d'électro de Caravan Palace, les paroles engagées de Ridan, la sensualité d'Asa, chanteuse d'origine nigériane, et la puissance de la Malienne Rokia Traoré, de retour avec de nouvelles compositions.

Temps fort du festival, les Découvertes du Printemps et de la Fnac, qui visent à offrir un tremplin depuis plus de vingt ans à de jeunes talents, proposeront cette année encore 33 artistes venus de toute la France et des territoires francophones. Représentatifs de toutes les tendances du moment -chanson, hip hop, electro, rock, world, pop ou folk-, ils ont été choisis parmi plus de 4.000 candidats.

Printemps de Bourges :
une 32e édition riche et équilibrée

Entre têtes d'affiche grand public (Renan Luce, Christophe Willem, Cali, Camille), révélations (Yael Naim, The Do) et sensations « underground » (Sébastien Tellier, Foals), le Printemps de Bourges proposera du 15 au 20 avril une affiche particulièrement riche et équilibrée.

Cette 32e édition, qui s'annonce de grande qualité, a néanmoins perdu une de ses vedettes: l'Anglais Pete Doherty, condamné à 14 semaines de prison et dont le groupe, BabyShambles, a dû annuler sa tournée. Il sera remplacé le 16 avril sous le chapiteau du Phénix (6.000 places) par le duo The Do, en plus du concert que celui-ci donnera le 19 dans une plus petite salle.

La star du Printemps sera Camille. La jeune femme, qui vient de sortir son troisième album, « Music Hole », y passera quatre soirées pour son début de tournée. Les trois premières, du 16 au 18, seront consacrées à son nouveau spectacle et la quatrième au répertoire religieux qu'elle a inauguré sur scène l'an passé.

Le festival, qui s'attache à couvrir tous les styles de musiques actuelles, s'ouvrira mardi par une soirée grand public avec les jeunes Rose, Renan Luce (révélation des Victoires de la musique) et Christophe Willem.

Mais à côté de ces noms connus du plus grand nombre, la programmation, très alléchante, fourmille d'artistes capables de séduire un public pointu, comme Adam Green, Syd Matters, Fujiya & Miyagi, Foals, Midnight Juggernauts, Blonde Redhead ou The Wombats.

Un grand écart rendu possible par le format du Printemps, qui a lieu dans douze salles de 100 à 6.000 places (assises et/ou debout).

« C'est un vrai luxe et ça permet une programmation très différente. Il y a des choses qu'il faut voir assis, tranquille, et qu'on ne pourrait pas programmer en plein air », estime le directeur artistique Christophe « Doudou » Davy, qui travaille avec trois autres programmateurs (dont l'une est aussi la soeur de Camille).

Le deuxième soir, la soirée rock à laquelle aurait dû participer BabyShambles rassemblera Deportivo, The Do, les Anglais de The Kooks et BB Brunes (les nouveaux chéris des adolescentes). Au même moment, un plateau hip hop français abritera Sefyu, Psy4 de la Rime et Sinik.

Au rayon chanson, Cali sera la vedette du jeudi soir et se produira après Thomas Dutronc et la révélation pop-folk Yael Naim (duo formé de la chanteuse franco-israélienne du même nom et du percussionniste David Donatien).

Deux vétérans animeront la quatrième soirée: Catherine Ringer (remontée sur scène quelques mois après le décès de l'autre moitié des Rita Mitsouko, son compagnon Fred Chichin) et Daniel Darc. Egalement à l'affiche le 18 avril, le chanteur électro fantasque et branché Sébastien Tellier, futur représentant de la France à l'Eurovision.

Le samedi, une soirée rock-électro réunira les Français Justice, Vitalic, les Américains de Gogol Bordello et les Suédois de The Hives, parallèlement aux concerts de l'Américaine Alela Diane, son compatriote Serj Tankian (chanteur du groupe de métal System of a Down) ou du Canadien Gonzales.

Enfin, la cathédrale accueillera le 19 une création née de la collaboration entre le trompettiste Ibrahim Maalouf, le musicien électro Murcof et l'ensemble à cordes Musiques Nouvelles, qui revisiteront des musiques de Bach ou Rachmaninov.

Autres artistes au programme, Claire Diterzi, Daphné, Adele ou SoKo, révélée sur internet.

Le Printemps de Bourges dispose d'un budget de 4,7 millions d'euros (33% de subventions). Ses organisateurs espèrent réunir 63.000 spectateurs (51.000 l'an dernier, dans un format plus réduit).

La France chantera en anglais
à l'Eurovision :
début de polémique à droite

Le représentant français à l'Eurovision, Sébastien Tellier, chantera en anglais à ce concours: des députés UMP crient au scandale, la ministre de la Culture juge ce choix « dommage » mais temporise, tandis que l'entourage du chanteur dénonce « un débat qui sent le moisi ».

Figure excentrique des milieux électro branchés, Sébastien Tellier, 33 ans, a été sélectionné par la chaîne France 3, qui diffusera la finale du concours Eurovision de la chanson le 24 mai en direct de Belgrade.

La chanson choisie, « Divine », extraite de son dernier album (« Sexuality »), est entièrement en anglais à l'exception d'un court refrain, une première depuis la première édition de la compétition en 1956.

D'où la colère de deux députés UMP. Lundi, François-Michel Gonnot (Oise) a ouvert les hostilités contre ce choix choquant selon lui « beaucoup de nos concitoyens qui ne comprennent pas que la France renonce ainsi à défendre sa langue devant des centaines de millions de téléspectateurs de par le monde ».

Le souverainiste Jacques Myard (Yvelines) lui a emboîté le pas mardi en demandant à Patrick de Carolis, président de France Télévisions, « dont le cahier des charges impose la défense de la langue française, de réviser son choix pour respecter ses obligations ».

Interpellée par les deux parlementaires, la ministre de la Culture, Christine Albanel, a jugé qu'il « fallait être complètement derrière » Sébastien Tellier, tout en jugeant « dommage que ce ne soit pas une chanson française » qui représente la France.

« Je suis quand même persuadée que l'on peut parfaitement conjuguer le talent, le rayonnement international (et) la langue française », a-t-elle dit à l'AFP.

La polémique n'est pas du goût du producteur de Sébastien Tellier, Stéphane Elfassi. « C'est un débat qui sent le moisi. C'est un peu dépassé en 2008 de faire croire que la culture française se réduirait à une chanson en français de trois minutes à l'Eurovision », a-t-il déclaré à l'AFP.

« Sébastien défend les couleurs de la France et est très fier d'être investi de cette mission avec l'objectif de faire mieux que les années précédentes », a ajouté le producteur, qui fait remarquer que « sur 40 pays engagés, au moins 25 présenteront une chanson en anglais ».

France 3, de son côté, souligne qu'il avait été prévu au début que Sébastien Tellier chante en français. « On s'est rendu compte que les essais en studio ne fonctionnaient pas: la chanson perdait de son impact en français. Après réflexion, il a été décidé de l'interpréter en anglais, comme l'autorise l'Eurovision car le choix de la langue est libre », a-t-on indiqué à la chaîne.

Les représentants de la France à l'Eurovision se sont à ce jour limités à quelques rares incursions dans des langues autres que le français: en 2001, un couplet de la chanson de Natacha Saint-Pier était en anglais et en 2004, Jonatan Cerrada a chanté quelques mots en espagnol.

dEUS, un groupe bien en Belgique

dEUS, qui sort son cinquième album, est le premier groupe belge à avoir connu la renommée à l'étranger, dans les années 1990, et voit aujourd'hui sa nationalité comme un atout alors que les rockers d'Europe continentale ont longtemps nourri des complexes face aux Anglais.

« Il y a eu des moments où je trouvais qu'un groupe belge devait prouver trois fois plus qu'un groupe anglais. Maintenant je suis très à l'aise: j'ai compris qu'on ne pourrait pas faire la musique qu'on fait si on n'était pas belges », explique à l'AFP le chanteur et l'âme de dEUS, Tom Barman.

Cette « confiance en soi » explique en partie le titre du nouvel album, « Vantage Point », qui sortira le 21 avril et porte le même nom que le studio du groupe à Anvers.

« Cette expression, que j'ai trouvée dans un livre, d&