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Actualités musicales
11 avril - 20 avril 2008
Actualités musicales du 11 avril 2008
Un opéra de Verdi
avec ses figurants nus de plus de 50 ans
Trente-cinq hommes et femmes de plus de 50 ans vont
apparaître nus dans une interprêtation insolite de l'opéra de Giuseppe
Verdi, « Un bal masqué », qui doit débuter samedi à Erfurt, a-t-on appris
jeudi auprès de l'opéra de cette ville de l'est de l'Allemagne.
Le metteur en scène est le chorégraphe autrichien
Johann Kresnik, 69 ans, habitué des mises en scène qui provoquent et font
débat. Il a reçu les réponses de 60 candidats de la région de Thuringe, où
se trouve Erfurt, quand il a fait son offre pour 35 figurants, a indiqué
le directeur de l'Opéra d'Erfurt, Guy Montavon.
Ils ne se présenteront cependant pas au public tout à
fait dans le plus simple appareil, puisqu'ils porteront des masques de
Mickey tout au long du spectacle, sur fond de décor représentant les
ruines du World Trade Center...
« Il s'agit d'un spectacle très beau et poétique. Le
concept est un peu critique envers l'Amérique, ce monde de l'Amérique avec
des habitants très riches et d'autres très pauvres, avec la guerre et les
excès de la société américaine d'aujourd'hui », a indiqué Guy
Montavon.
Malgré l'appel d'un politicien local à boycotter ce
spectacle, toutes les places sont déjà réservées pour les cinq
représentations, a dit M. Montavon.
Johann Kresnik a fait plusieurs fois parler de lui dans
des mises en scène provocantes en Allemagne, notamment en faisant jouer
des figurants nus.
Le Théâtre de Chaillot
à l'heure du flamenco
Une foule des grands soirs, jeune et enthousiaste, a
occupé dès mercredi soir à Paris la grande salle du Théâtre national de
Chaillot, qui est à l'heure du flamenco avec six programmes différents
jusqu'au 1er juin.
La danseuse andalouse Eva Yerbabuena, entourée de ses
danseurs, de ses musiciens et de ses chanteurs, a lancé ce festival qui
souhaite témoigner de la vitalité de cette « forme de délectation morose
où la souffrance entraîne une jouissance » qu'est le flamenco.
Eva Yerbabuena, petite bonne femme à la danse
flamboyante et sensuelle, présente jusqu'au 13 avril « Santo y sena » («
mot de passe », ndlr), une création épurée où, vêtue de robes à volants
aux délicats coloris, elle alterne dans des solos avec quatre danseurs,
tout en blanc.
En fond de plateau sont alignés, en noir, les musiciens
(guitares, percussion, flûte et saxophone) et les quatre chanteurs qui se
relayent pour accompagner et provoquer la danse.
D'abord membre de la compagnie de Raphaël Aguilar, Eva
Yerbabuena a créé en 1998 le Ballet flamenco qui porte son nom. « Santo y
sena » réunit pendant une heure vingt quelques-unes des chorégraphies
marquantes de sa compagnie.
Le festival flamenco de Chaillot se poursuivra, le 16
avril, avec une autre Andalouse de Grenade, la chanteuse Estrella Morente,
qui passe pour avoir intégré au cante flamenco traditionnel les dernières
tendances du XXIe siècle.
Un guitariste gitan de flamenco originaire d'Almeria,
Tomatito, se produira ensuite en solo, le 17 avril.
On reviendra à la danse le 18 avril avec un gala de
représentantes de trois générations de bailoras (danseuses flamenca)
réunies par Mario Maya: Merche Esmeralda, Belen Maya et la plus jeune,
Rocio Molina. Les 19 et 20 avril, le danseur sévillan Javier Baron se
produira en soliste dans « Dos voces para un baile ».
Enfin avec « Volver a Sevilla », une autre grande dame
du flamenco, Maria Pagès (formée par Antonio Gades), interprètera avec ses
danseurs et danseuses un véritable hymne à Séville et au quartier gitan de
leur enfance, du 24 mai au 1er juin.
Deux années de festivités
pour le 1.300e anniversaire
du Mont-Saint-Michel
Le Mont-Saint-Michel, haut lieu de la spiritualité
occidentale, fêtera à partir du 1er mai et jusqu'en 2009 le 13e centenaire
de la fondation de son abbaye avec une messe solennelle, des concerts, un
festival, des expositions, des pèlerinages et des randonnées.
Selon la légende, c'est en effet en 708 que l'évêque
Aubert, inspiré par des apparitions de l'archange Michel, décide de
construire un sanctuaire sur un îlot rocheux nommé Mont Tombe et situé au
fond d'une vaste baie.
Consacrée en 709, l'église, qui évoluera au cours des
siècles pour devenir une prouesse de l'architecture monastique avec à son
sommet la statue de Saint-Michel culminant à 170 mètres, a de tous temps
attiré curieux et pèlerins du monde entier. Aujourd'hui, le site
touristique le plus visité de France après la tour Eiffel et le château de
Versailles accueille plus de trois millions de visiteurs par an.
« Entre la fondation du sanctuaire et aujourd'hui, ce
sont vraiment 13 siècles d'histoire religieuse et chrétienne qui se sont
écoulés », a résumé jeudi l'évêque de Coutances et Avranches, Mgr
Stanislas Lalanne, devant la presse.
Les festivités se tiendront parallèlement aux vastes
travaux engagés en juin 2006 pour rendre au rocher son caractère maritime.
Il s'agit d'évacuer les tonnes de sédiments qui s'accumulent autour de
l'îlot et de remplacer l'actuelle digue-route qui le relie à la terre par
une passerelle qui permettra aux courants de circuler librement.
Le coup d'envoi de l'anniversaire sera donné par une
messe célébrée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, le
jeudi de l'Ascension.
Le 2 juin s'ouvrira une exposition de photographies de
Jean-Michel Guillaud sur les montagnes sacrées dans le monde, baptisée «
Entre ciel et terre ». Sous la houlette du Centre des monuments nationaux,
elle présentera jusqu'au 11 novembre 150 photographies de hauts lieux
dédiés au sacré et classés, comme le Mont, au patrimoine mondial de
l'Unesco.
Du 17 au 27 juillet, la première édition du festival «
13 siècles entre ciel et mer » proposera concerts, tables rondes et
rencontres d'artistes, avant une deuxième édition en 2009.
Un colloque international sur la « représentation du
Mont et de l'archange Saint-Michel dans la littérature et les arts » se
tiendra du 29 septembre au 3 octobre à l'abbaye.
A la fin de la saison estivale, une randonnée
rassemblera du 27 au 29 septembre, jour de la Saint Michel, des marcheurs
partis de différents pays d'Europe pour rejoindre le Mont-Saint-Michel, en
suivant « les chemins de Saint-Michel ». Des traversées de la baie à pied,
des randonnées en VTT, à vélo, à cheval, en roller ou pour personnes à
mobilité réduite seront proposées.
Ces manifestations sont chapeautées par l'association
interdépartementale Manche-Ille-et-Vilaine qui dispose d'un budget de
240.000 euros, provenant à 60% du département de la Manche et à 40% de
l'Ille-et-Vilaine.
Elles se poursuivront jusqu'au 16 octobre 2009, avec
des concerts de l'Orchestre de Bretagne, des randonnées et des expositions
consacrées aux habitants de la baie du Mont depuis l'époque romaine ou
encore à l'évolution de l'environnement de l'îlot rocheux depuis 708.
Printemps de Bourges :
The Do remplace les BabyShambles
de Pete Doherty
Le duo The Do, déjà programmé au Printemps de Bourges,
donnera en plus un deuxième concert sur la plus grande scène du festival
pour remplacer le groupe BabyShambles, dont le chanteur Pete Doherty a été
incarcéré en Angleterre, a annoncé le festival jeudi.
The Do ne devait initialement se produire que le samedi
19 avril dans la salle de l'Auditorium (480 places), après la Française
SoKo et l'Américaine Alela Diane (le spectacle affiche complet). Le duo,
composé de la Franco-finlandaise Olivia B. Merilahti et du Français Dan
Levy, sera en plus à l'affiche de la grande soirée rock du mercredi 16,
sous le grand chapiteau du Phénix (6.000 places).
The Do jouera après les Français de Deportivo et avant
les Anglais de The Kooks et les Français de BB Brunes.
The Do, « On my schoulders »
Les spectateurs qui ne souhaitent pas assister à ce
spectacle peuvent se faire rembourser leur billet dans leur lieu d'achat,
a précisé le Printemps de Bourges, dont la 32e édition aura lieu du 15 au
20 avril.
Pete Doherty a été condamné mardi à Londres pour
non-respect des conditions de sa mise à l'épreuve imposée après ses
nombreux déboires avec la justice, notamment pour drogues et conduite en
état d'ivresse, et immédiatement incarcéré.
Son emprisonnement a conduit à l'annulation de la
tournée de BabyShambles et de son concert solo du 23 avril au Grand Rex à
Paris.
Le festival du Plan à Ris-Orangis
fête ses cinq ans
Prenez l'Escalator pour trois soirées électro-pop-folk-rock et hip-hop
dans l'Essonne. A compter de ce jeudi, le festival du Plan à Ris-Orangis
fête ses cinq ans en offrant au public un plateau d'artistes
prometteurs.
Dandy inclassable de la French Touch, Sébastien Tellier
ouvre le bal ce jeudi le temps d'une soirée où l'on attend également la
pop du trio parisien Cocosima et le blues/soul/folk de l'Anglais Hugh
Coltman. Vendredi, The Heavy, sensation de la scène londonienne au
cocktail teinté de groove, de blues et de soul, s'emparera de la scène
avec Baloji, ex-figure de la formation hip-hop belge Starflam et la
Canadienne Melissa Laveaux qui plantera sa voix soul sur des paysages
folk. Samedi, la pop de l'Australienne Micky Green, du Rouennais F.M et le
folk-rock belge du duo de The Tellers clôtureront le festival. Comme l'an
dernier, le Plan a décidé d'aller plus loin dans l'accompagnement des
artistes en accueillant Micky Green, F.M. et Hugh Coltman en résidences de
création.
Un siècle de chanson française
sur France Inter
avec Philippe Meyer
Chaque dimanche, sur France Inter, Philippe Meyer raconte aux auditeurs
un siècle de chanson française, du rock aux productions d'avant-guerre, en
donnant une nouvelle vie à des curiosités ou à des titres oubliés ou
méconnus.
Une fois encore, théâtre et musique vont mêler leur
voix au cours de son émission. Quatre mois après avoir proposé aux acteurs
de la Comédie française d'interpréter des chansons extraites de pièces de
théâtre, il renouvellera l'expérience dimanche 13 avril, dans le cadre de
l'émission « La prochaine fois, je vous le chanterai » de 10h10 à 11h.
Victoire judiciaire de François
Valéry
dans le fiasco de sa comédie musicale
Le chanteur François Valéry vient de remporter une
victoire dans la saga judiciaire qui l'oppose à son ancienne maison de
disques Sony sur la carrière avortée de sa comédie musicale « A l'ombre
d'un géant » en 2002, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Dans un arrêt du 20 mars, la Cour d'appel de Versailles
a estimé que Sony France, aujourd'hui Sony BMG Music Entertainment, avait
fait preuve d'une « légèreté blâmable, constitutive d'une faute » à
l'égard du chanteur en déposant une plainte contre X en juin 2002.
Sony a « causé directement un préjudice » à François
Valéry « tenant à l'arrêt définitif de l'exploitation de sa comédie
musicale », estime la Cour qui ordonne la nomination d'un expert chargé
d'évaluer les préjudices financiers de l'artiste pour sa « perte de chance
» de toucher des royalties du show, dont il est l'auteur-compositeur.
Cette plainte reprochée à Sony est une plainte contre X
pour faux, qui avait abouti à la mise en examen du chanteur en 2004 pour
faux et usage de faux mais aussi abus de biens sociaux pour avoir utilisé
à des fins personnelles une avance versée par Sony à sa maison de
production Rubi Prod.
Cette mise en examen s'était soldée, en mars 2006, par
une ordonnance de non lieu du juge d'instruction.
Le faux en question, dont la justice n'a jamais
déterminé l'auteur, était un fax à en-tête de Sony, daté du 26 mars 2002,
qui annonçait la résiliation du contrat la liant à Rubi Prod.
Or, Rubi Prod était alors en difficulté avec sa banque,
alors même que le spectacle, créé le 12 février au théâtre Mogador à
Paris, devait quitter l'affiche à la fin mars après 42 représentations
saluées tièdement par la critique et le public.
Pourtant, avait argué le chanteur, des accords avaient
été signés pour une reprise aux Folies Bergère et en province de ce
spectacle qui racontait le retour d'une idole portée disparue 20 ans plus
tôt.
En liquidation judiciaire, Rubi Prod avait finalement
vu ses actifs cédés à une autre société qui avait fait une croix sur le
spectacle.
Celui-ci n'a pas porté chance au chanteur qui a aussi
bataillé devant les tribunaux avec la banque De Baecque-Beau contre
laquelle il a perdu en appel en 2005, après avoir gagné en première
instance.
François Valéry, qui contestait notamment le rejet d'un
chèque ayant précipité la faillite de Rubi Prod, s'est pourvu en
cassation.
En octobre 2006, il a bénéficié en appel d'un non-lieu
dans un conflit qui l'opposait au traiteur qui avait nourri sa troupe,
durant la préparation de la comédie musicale.
Hommage parisien
à la musique du Septième Art
Musique et cinéma vont célébrer leur union trois soirs
et deux jours durant à Paris. A l'initiative de la Sacem, partenaire de la
création cinématographique, hommage sera rendu au Septième Art pour
l'espace qu'il a ouvert aux compositeurs. Du 13 au 15 avril, public et
professionnels sont conviés au cinéma Le Balzac pour célébrer 100 ans de
musique de films.
Scène de l'Argent de Maurice l'Herbier
Au programme, sont notamment prévus deux ciné-concerts
de création deux soirs de suite sur des films muets (« Schastye »
d'Alexandre Medvekine et « L'Argent » de Marcel L'Herbier), une
avant-première, « Le grand alibi » de Pascal Bonitzer, en présence du
réalisateur, du compositeur Alexeï Aigui ainsi que de l'équipe du film.
Une leçon de cinéma, des rencontres avec de jeunes réalisateurs et
compositeurs, des premiers films et des longs ou courts métrages sont
aussi proposés au public.
« Un étrange printemps »,
une soirée électro
au profit d'Act Up Paris
Faire danser quelque 5.000 fans de musique électronique
pour la bonne cause, c'est l'objectif fixé par une centaine d'artistes de
la scène électro à l'occasion de la soirée « Un étrange printemps »,
prévue jeudi 16 avril à la Scala à Paris, de 22h à l'aube.
Pour cette 6e édition dont le mot d'ordre est « danser
vivre », la totalité des bénéfices de la billetterie sera reversée à
Sidaction et Act Up Paris, pour financer des projets visant à venir en
aide aux malades du SIDA et à lutter contre l'homophobie.
Les plus grands noms de la scène électro, parmi
lesquels de nombreux DJ français, constituent l'affiche de la soirée qui
se déroulera dans plusieurs ambiances, compte tenu du gigantisme de
l'endroit. Parmi ceux-ci, des vétérans comme Patrick Vidal ou Emmanuel S.,
mais aussi des noms de la génération montante dont Cyril K., Dan Ghenacia,
Fafa Monteco ou Scratch Massive. D'autres vedettes des platines ou
spécialistes du genre ont aussi été empruntés pour l'occasion, comme Aline
et Adrien (Radio Nova), Blisten (Rock-en-Seine), Jérémie Couston
(Télérama), Timid Boy (Trax) ou Molly (Rex Club).
L'an dernier, la même soirée, baptisée « Une étrange
Saint-Valentin » (programmée le 16 février), avait permis de récolter,
selon les organisateurs, 25.000 euros et de financer notamment un centre
de soins et de dépistage à Katmandou au Népal. AP
Piratage : l'amendement
des eurodéputés, jugé inacceptable
par le SNEP
Le Snep, principal syndicat des producteurs de disques
français, a jugé « déplacé et inacceptable » l'amendement adopté jeudi par
le Parlement européen appelant à éviter de couper l'abonnement des
internautes qui téléchargent gratuitement des contenus culturels.
« C'est une manoeuvre de certains parlementaires
socialistes visant à empêcher le Parlement français de délibérer
tranquillement sur cette question », a déclaré à l'AFP Hervé Rony, le
directeur général du Snep, au sujet de cet amendement déposé par les
socialistes français Michel Rocard et Guy Bono.
« La démarche est choquante », a estimé M. Rony, qui ne
« pense pas que cela puisse empêcher le gouvernement français d'agir dans
le sens où il a commencé à le faire ».
L'interruption de l'abonnement internet est la
mesure-phare d'un projet de loi antipiratage en cours d'élaboration en
France. Ce projet de loi se base sur les conclusions d'un rapport rendu en
novembre à l'Elysée par Denis Olivennes, à l'époque patron de la Fnac,
passé depuis à la direction de l'hebdomadaire le Nouvel Observateur.
A l'inverse du Snep, l'association de consommateurs
UFC-Que Choisir a « salué la lucidité des députés européens » et estimé
dans un communiqué que « le Parlement européen a condamné la surenchère
répressive à la française » en adoptant l'amendement de MM. Rocard et
Bono.
Les parlementaires européens ont validé de justesse,
par 17 voix de majorité, cet amendement qui appelle à « éviter l'adoption
de mesures (...) telles que l'interruption de l'accès à internet »
.
Jean-Loup Dabadie
est élu à l'Académie française
Le scénariste Jean-Loup Dabadie a été élu jeudi à l'Académie française au
fauteuil du romancier et diplomate Pierre Moinot, décédé voici un an. Il a
été élu au premier tour avec 14 voix contre deux à Jean-Pierre
Lassalle.
« Je suis profondément ému et heureux », a réagi
Dabadie sur RTL. « Je continuerai à faire ce que j'ai fait depuis que je
sais lire et écrire, c'est-à-dire à travailler pour la défense et
l'illustration de la langue française, ce à quoi je m'exerce même quand
j'écris à mes parents ».
Et de rendre hommage à ses géniteurs qui « ont fait
couler tellement d'encre dans mon biberon quand j'étais petit que j'ai
toujours été un littéraire, français, latin, grec. D'ailleurs, je vais
retrouver à l'Académie française ma professeur de grec de La Sorbonne,
Jacqueline de Romilly. Ce n'est pas une des moindres émotions que celle-là
», a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy a « exprim(é) sa joie et sa profonde
satisfaction » dans un communiqué. Pour le chef de l'Etat, Jean-Loup
Dabadie « illustre particulièrement bien la diversité culturelle à
laquelle l'Académie française est attachée ». « Nul doute » qu'il « saura
veiller (...) sur la part la plus précieuse de notre patrimoine commun,
notre langue », estime le chef de l'Etat.
Ecrivain, journaliste et auteur dramatique, mais aussi
et surtout scénariste et dialoguiste, Jean-Loup Dabadie, 69 ans, a aussi
écrit des sketches (Guy Bedos, Muriel Robin, Sylvie Joly, Pierre Palmade,
Michel Leeb, etc.) et des chansons (Serge Reggiani, Julien Clerc, Michel
Polnareff, Michel Sardou, Johnny Halliday, Sylvie Vartan, Nicole
Croisille, Jacques Dutronc, Juliette Gréco, Jean Gabin, Yves Montand,
Robert Charlebois, Liane Foly, Isabelle Boulay).
Il a notamment reçu le Prix Jean Le Duc de l'Académie
française pour « César et Rosalie » (1972) et « La Gifle » (1974), le
Grand prix de la chanson française comme parolier en 2000 de la Société
des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) ou encore le Prix
Henri-Jeanson de la Société des auteurs et compositeurs, dramatiques
(SACD) pour l'ensemble de son oeuvre (2004).
Le Moustache de Frank Zappa
pose un problème commercial
La veuve de Frank Zappa tente actuellement d'empêcher
un fan club allemand d'utiliser le nom du légendaire musicien pour son
festival annuel « Zappanale ».
Gail Zappa avance que l'usage par l'association Arf du
nom même de Zappa et d'un logo présentant une moustache généreuse
semblable à celle du musicien empiète sur les marques que détient le Zappa
Family Trust. L'association Arf argue pour sa part que la plaignante a
connaissance de l'utilisation du nom de l'artiste depuis le lancement du
festival en 1998.
Un tribunal de Düsseldorf a commencé à se pencher sur
le dossier mercredi. Il a précisé qu'il ne devrait pas rendre de décision
avant le mois de mai.
Actualités musicales du 12 avril 2008
Radu Lupu et Heinrich Schiff,
seront les principaux invités
de la saison 2008 / 2009
de l'Orchestre national de Lyon
Le très rare pianiste Radu Lupu, pour une intégrale des
concertos pour piano de Beethoven, et le violoncelliste Heinrich Schiff,
pour le Double Concerto de Brahms, seront les invités de marque de la
saison 2008 / 2009 de l'Orchestre national de Lyon.
« Radu Lupu est un artiste qui ne fait pas plus de 50
concerts par an, qui ne travaille qu'avec quelques chefs d'orchestre, et
qui ne se déplace pas volontiers en raison de problèmes de dos. L'avoir à
notre programme c'est vraiment un privilège digne du Philharmonique de
Berlin ou de la Scala de Milan », a indiqué Michaël Eriskat, directeur de
la programmation de l'ONL.
Mozart, « Concerto » n° 19 en fa majeur K 459 (second
mouvement).
Radu Lupu, piano ; Deutsche Kammerphilharmonie Bremen
sous la direction de David Zinman (1990)
Lors de trois soirées, les 16, 17 et 18 avril, le
maître roumain, sous la direction du chef Lawrence Foster, interprètera
les cinq concertos de Beethoven pour piano et orchestre.
L'Autrichien Heinrich Schiff rendra deux fois visite à
l'Auditorium où se produit l'ONL, en décembre 2008 pour diriger la 4e
symphonie de Brahms, puis en mai 2009 pour venir jouer de son violoncelle
« Mara », avec le violoniste grec Leonidas Kavakos et son Stradivarius
« Falmouth », le Double Concerto de Brahms.
Hans Werner Henze, « serenade » pour violoncelle,
Heinrich Schiff, violoncelle
L'ONL n'oubliera pas les « anniversaires » à commémorer
avec, fin octobre 2008, la Turangalîla-Symphonie de Messiaen, pour les 100
ans de la naissance du compositeur français. Une oeuvre rare et qui
nécessite un orchestre pléthorique de cent musiciens, des percussions
abondantes et deux solistes.
La formation lyonnaise jouera également à trois
reprises des oeuvres de Mendelssohn, né en février 1809, avec les
Concertos pour deux pianos en octobre 2008, la Symphonie n°3 en avril 2009
et le Concerto pour violon en ré mineur en mai 2009.
Parmi les spectacles plus étonnants, on trouve la diva
du gospel Liz McComb qui donnera trois concerts en décembre 2008, avec
l'ONL au grand complet dirigé par le jeune (36 ans) et éclectique Estonien
Kristan Järvi.
L'ONL participera aussi à la première édition
d'Orchestres en fête, du 14 au 23 novembre, une manifestation nationale
destinée à mettre en valeur la variété de l'offre de concerts.
Au cours de ces dix jours, l'ONL proposera son
traditionnel concert gratuit pour les étudiants, un concert « expresso »
de 60 minutes à l'heure du déjeuner, le concert famille mis en scène par
Nino d'Introna, directeur artistique du Théâtre Nouvelle Génération de
Vaise, ou encore une journée portes ouvertes à l'Auditorium.
Tournée marocaine du 7 au 11 mai
pour l'Orchestre national de Lille (ONL)
L'Orchestre national de Lille (ONL), dirigé par
Jean-Claude Casadesus, effectuera du 7 au 11 mai une tournée au Maroc, où
il donnera trois concerts, à Rabat et à Essaouira, a annoncé l'orchestre
vendredi.
A Essaouira, il se produira dans le cadre du festival
Printemps des Alizés. Il y proposera un concert de musique classique
(Mozart, Beethoven, Bizet...) le 9 mai.
Le 10, il participera au même endroit à une soirée
placée sous le signe du métissage - comme plus tôt le 7 à Rabat - en
interprétant « le Requiem » de Fauré, avec la soprano Caroline Casadesus
et le baryton Michel Piquemal. Le Choeur des trois cultures, formé de voix
de différentes nationalités et religions, chantera de son côté des oeuvres
en latin, arabe et hébreu.
Depuis sa création en 1976, l'ONL a donné quelque 300
concerts à l'étranger dans 30 pays. L'an passé, il avait effectué une
tournée en Chine.
L'Opéra de Paris retrouve
« Le Prisonnier »,
ode à la liberté de Dallapiccola
L'Opéra de Paris a retrouvé jeudi soir « Le Prisonnier
» de Luigi Dallapiccola (1904-1974), ode à la liberté et profession de foi
antifasciste, dont la force et l'universalité restent entières dans la
mise en scène explicite de l'Espagnol Lluis Pasqual.
Dallapicola (1904-1975),
Il prigioniero
(photo de scène),
Théâtre national d'Oldenburg en 1996.
Mise en scène de Joachiml Griep, avec Thomas de Vries dans le rôle
titre
Le Palais Garnier accueillera six autres fois jusqu'au
6 mai cet opéra court (un prologue et un acte) mais intense, sous la
direction de l'Allemand Lothar Zagrosek, qui n'avait pas dirigé
l'Orchestre de l'Opéra de Paris depuis qu'il en a été le directeur musical
(1986-1989).
Avec cette nouvelle production et celle de « Wozzeck »
d'Alban Berg, à l'affiche à Bastille jusqu'au 19 avril, l'Opéra de Paris
explore l'art lyrique au XXe siècle dans sa fascinante modernité voire son
âpreté, musicalement et dramatiquement, autour de la figure de
l'opprimé.
Dans « Le Prisonnier » (« Il Prigioniero »), créé à la
scène en 1950 et dont la maison parisienne n'a donné précédemment qu'une
production, il y a quarante ans (1968), Dallapiccola s'inspire notamment
de « La Torture par l'Espérance » de Villiers de L'Isle-Adam.
Un geôlier fait croire à son détenu que sa libération
est proche, mais ce rêve de liberté sera en fait l'ultime supplice du
prisonnier, avant la mort à laquelle le Grand Inquisiteur le conduit.
Après avoir été un temps séduit par les thèses de
Mussolini, avant que ce dernier ne révèle son visage antisémite,
Dallapiccola s'est engagé contre les totalitarismes: son « Prisonnier »
est une dénonciation de la manipulation idéologique à l'oeuvre dans ces
régimes.
Fondateur en 1976 d'un théâtre nommé Liberté (Lliure) à
Barcelone, Lluis Pasqual, qui est né en 1951 et a grandi dans l'Espagne
franquiste, ne pouvait qu'être sensible à ce message.
L'ancien directeur de l'Odéon-Théâtre de l'Europe
(1990-1996) a bâti son spectacle sur deux points forts, le décor de
l'Espagnol Paco Azorin (une prison de barres métalliques, circulaire et
pivotante) et les lumières de son compatriote Albert Faura (froides,
bleutées ou composant un ciel étoilé).
Dans la fosse, Lothar Zagrosek confirme qu'il est un
bon spécialiste de la musique du XXe siècle en faisant ressortir
l'exigeant dodécaphonisme (construction selon des séries de 12 tons) de la
partition mais aussi le lyrisme italianisant de ses lignes vocales.
Sur scène, la fraîcheur du baryton russe Evgeny
Nikitin, qui affirme un grain de voix dense dans le rôle-titre, cohabite
sans difficulté avec l'expérience du ténor américain Chris Merritt (le
double rôle du geôlier-inquisiteur) et de la mezzo britannique Rosalind
Plowright (la mère).
« Le Prisonnier » est précédé de la brève « Ode à
Napoléon » (1942) d'Arnold Schönberg, une entrée en matière qui donne le
ton de la soirée puisque cette oeuvre écrite après que le compositeur
autrichien eut fui le nazisme est un manifeste contre la tyrannie.
C'est un récitant qui porte le texte de Lord Byron,
dans un style parlé-chanté que l'Américain Dale Duesing maîtrise à
merveille, de même qu'il se prête bien aux transformations que lui impose
Lluis Pasqual: la chanteuse de cabaret prend l'habit à rayures du déporté
juif en un raccourci glaçant.
Rock en Seine continue de se
dévoiler
Après avoir déjà annoncé la présence d'Amy Winehouse et
R.E.M., le festival Rock en Seine, qui aura lieu les 28 et 29 août au
domaine national de Saint-Cloud, continue de dévoiler sa programmation. Le
duo électro français Justice, les rappeurs américains The Roots, le duo
franco-finlandais The Do, l'Américain Serj Tankian (chanteur du groupe de
métal System of a Down) et les Anglais Kaiser Chiefs et The Streets seront
également à l'affiche de ces deux jours
http://www.rockenseine.com
Allain Leprest à L'Européen
Allain Leprest sera en concert à L'Européen, à Paris,
le 19 avril, avec en première partie Jean Corti (ancien accordéoniste de
Jacques Brel). Ce concert accompagne la parution du livre « Chants du soir
» (éditions Folies d'Encre), un recueil de ses textes. Par ailleurs,
Leprest a sorti il y a quelques mois l'album « Chez Leprest », où ses
chansons sont interprétées par Olivia Ruiz, Jacques Higelin, Loïc
Lantoine, Sanseverino, Michel Fugain, Nilda Fernandez, Jean Guidoni, Enzo
Enzo ou encore Yves Jamait.
Jean Corti et Allain Leprest , au
Bataclan (Paris), en juin 2004
Peu connu du grand public, Allain Leprest, 53 ans, est
pourtant considéré par ses pairs et la critique comme une figure majeure
de la chanson française. Claude Nougaro disait de lui qu'il était « l'un
des plus foudroyants auteurs de chansons entendus au ciel de la langue
française ».
La chanson réaliste selon
Caratini
Le contrebassiste Patrice Caratini, à la tête du
Caratini Jazz Ensemble, donne une nouvelle vie à la chanson réaliste de
l'entre-deux-guerres, habitée par la voix d'Hildegarde Wanzlawe et décorée
d'arrangements novateurs, dans son nouvel album « De l'amour et du réel »
(Harmonia Mundi). Ce répertoire sera joué en concert à Paris (Petit
Journal Montparnasse, 21 avril), Sablé (6 mai), La Ferté-Bernard (7), Sète
(20), Thoiry (24), Fontenay-sous-Bois (3 juin) et Argenteuil (21).
Pour ces chansons, immortelles ou oubliées,
qu'interprétèrent Fréhel, Damia ou Misstinguett, Caratini a fait appel à
Hildegarde Wanzlawe. Cette chanteuse de caractère écumait les bars de
Morlaix en interprétant du jazz avant de « monter » à Paris en 2001.
Lapiro de Mbanga,
mis en prison Cameroun
pour une chanson
Le chanteur Lapiro de Mbanga, interprète de «
Constitution constipée », une chanson contre la révision
constitutionnelle, a été arrêté mercredi et est accusé d'être
l'instigateur des émeutes de février à Mbanga (sud ouest du Cameroun), a
appris l'AFP auprès de son épouse.
« On dit que mon mari est l'auteur des casses à Mbanga
alors qu'il a plutôt calmé les gens pour qu'ils ne mettent pas le feu à la
mairie », a affirmé Madame Lapiro, jointe au téléphone.
« Je ne comprends pas cette affaire. Depuis fin
février, il est sans cesse interpellé », a affirmé la femme du chanteur de
Makossa.
Lapiro de Mbanga, « Lef am so »
Située à une centaine de kilomètres au nord de la
capitale économique camerounaise, Douala, la localité de Mbanga a été le
théâtre fin février, comme plusieurs autres villes camerounaises, de
graves violences en marge d'un mouvement de contestation contre la vie
chère et le projet de révision constitutionnelle adoptée jeudi par
l'Assemblée nationale.
« Constitution constipée », l'une des dernières
chansons de Lapiro de Mbanga critique la révision qui supprime la
limitation du nombre de mandats présidentiels et permet donc au président
Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, de se représenter en 2011.
Le chanteur, 51 ans, a bénéficié dans le passé d'une
très grande popularité pour ses textes très critiques vis-à-vis du régime
pendant les mouvements de contestation dirigés contre Paul Biya du début
des années 90, mais cette dernière composition n'est pas un succès et
reste méconnue de beaucoup de Camerounais.
Lapiro a été candidat dans sa ville à l'élection
municipale de juillet pour le principal parti d'opposition, le Social
Democratic Front.
Le centenaire du chef d’orchestre
Karel Ančerl
Une série de manifestations sera organisée en Tchéquie
à l’occasion du centenaire de la naissance du chef d’orchestre tchèque
Karel Ančerl, un des plus grands musiciens tchèque du XXe siècle, qui a
été, entre 1950 et 1968, directeur musical de l’Orchestre philharmonique
tchèque. C’est grâce à lui que cette formation est devenue un des
meilleurs orchestres du monde. Le jeudi 10 avril sera inauguré dans le
foyer du Rudolfinum à Prague une exposition sur la vie et l’oeuvre de ce
chef inoubliable. Le 11 avril, jour de sa naissance, aura lieu une
cérémonie au cimetière de Vyšehrad à Prague où il repose et le 13 avril
des manifestations commémoratives seront organisées à Tučapy, son village
natal en Bohême du Sud.
« Shine a light » :
les Stones en concert
comme si vous y étiez
Dévoilé à la dernière Berlinale, « Shine a light » est
un film-concert signé par Martin Scorsese, où l'auteur des « Affranchis »
capte une électrisante performance des Rolling Stones et montre des vieux
lions abîmés par l'âge, mais toujours habités par le rock'n roll.
Accueilli avec enthousiasme à Berlin où Mick Jagger,
Keith Richards, Charlie Watts et Ron Wood ont assisté à la projection de
gala aux côtés de Scorsese, « Shine a light », qui dure deux heures, sort
mercredi dans 60 salles en France.
Après avoir filmé un concert du groupe The Band à San
Francisco dans « The Last Waltz » en 1978, et livré un complexe et
passionnant portrait de l'idole folk Bob Dylan dans « No direction home »
sorti en 2005, Martin Scorsese a cette fois voulu capter l'essence des
Stones en concert.
« Je ne voulais pas faire un documentaire, je voulais
immortaliser l'essence même du spectacle », disait-il à la presse en
février, à Berlin.
Tourné dans l'un des plus beaux théâtres de New York,
le Beacon Theater à Broadway, le film se compose d'images captées lors de
deux concerts donnés par les Stones en octobre 2006, pendant leur tournée
mondiale « A Bigger Bang ».
Grâce à un exceptionnel dispositif composé de seize
caméras légères, Martin Scorsese suit au plus près les quatre légendaires
musiciens dont il a amoureusement pillé les chansons pour composer la
bande originale de ses films.
Ainsi l'un des tubes les plus connus des Stones, «
Gimme Shelter » figure-t-il dans la bande son des « Affranchis », « Casino
» ou encore « Les Infiltrés ».
« Shine a light » dont le titre vient d'une chanson des
Stones, épouse surtout l'époustouflante performance scénique de l'icône du
groupe, son chanteur Mick Jagger, toujours aussi félin à 64 ans, après
quatre décennies de scène.
Courant et bondissant sur le plancher du Beacon
Theater, il ne ménage pas sa peine, ruisselant de sueur sous les
projecteurs, la voix parfois au bord de la rupture, tandis qu'un bref gros
plan montre les veines gonflées de son cou.
Si le feu intérieur de Jagger est intact, les fans
auront une pointe de nostalgie en voyant les images d'archives semées ici
et là par Scorsese, celles d'un rocker de vingt ans à la beauté
foudroyante, à l'orée de la gloire.
Nostalgie encore, face au public sage et embourgeoisé
du Beacon Theater et ses jolies filles dodelinant de la tête sans froisser
leur brushing impeccable, aux antipodes des foules en transe de leurs
premiers concerts.
« You're looking good, you're doing everything you
should ! » - « Vous êtes beaux, vous faites tout ce qu'il faut ! », leur
lancera Mick Jagger, soucieux de flatter son public, tandis que Charlie
Watts ou Ron Wood restent impassibles.
« Shine a light » a aussi ses « guest stars » telles
Christina Aguilera, lèvres rouge sang et talons aiguille, qui entame un
sensuel « Live with me » avec Jagger, Jack White (des White Stripes) ou le
légendaire bluesman Buddy Guy.
Un montage incisif et une bande son très travaillée
permettent à Scorsese de coller au plus près de la performance scénique,
mettant l'accent ici sur un riff de guitare, là sur un regard de
gladiateur de Keith Richards.
Si la plupart des fans des Rolling Stones seront ravis
par le film, ceux de Scorsese, qui attendent de l'auteur de « Raging Bull
» et « Gangs of New York » plus que des prouesses techniques, pourraient
bien être déçus.
Les Stones ont délaissé leur maison de disques EMI pour
la bande originale du film, qui sort chez Universal.
Actualités musicales du 13 avril 2008
13-27 avril 2008
Thoiry
Brillament Baroque 2008
8e académie internationale de musique baroque de Thoiry
10 concerts, dîners-concerts, apéritifs-concert
Stage de musique baroque
Cours publics
Joseph Haydn Quatuor à cordes en ré M opus 33 n°6
Quatuor à cordes en ré m dit Les Quintes opus 76
n°2
W.A. Mozart Quatuor à cordes en do M dit les Dissonances K.
465
Haydn est considéré comme le «
père du quatuor », genre qu’il a institué. Les deux quatuors proposés pour
ce concert illustrent la très grande richesse d’écriture de ce compositeur
qui a autant institué que révolutionné l’écriture de cette forme.
Appartenant à un cycle de 6 quatuors dédiés à Haydn, le quatuor Les
dissonances de Mozart offre de vivants contrastes et états
d’âme.
Les Folies
françoises
De jeunes instrumentistes formés
à l’école française et distingués par d’importantes récompenses sur le
plan national et international décident de fonder en 2000 Les Folies
Françoises, sous la direction du violoniste Patrick Cohën-Akenine. En
formation de chambre aussi bien qu’en orchestre, cet ensemble de solistes
confirmés revisite le vaste répertoire instrumental et vocal des XVIIe et
XVIIIe siècle, dans l’esprit de liberté, de pluralité et de créativité qui
animait les musiciens du Grand Siècle. A l’image du Treizième Ordre de
François Couperin dont elles tirent leur nom, Les Folies Françoises
tiennent à exprimer toute la palette de couleurs et de sentiments qui
caractérise la sensibilité musicale de cette période. Reconnu pour son
sens de l’innovation et de la variété, l’ensemble se produit dans les
lieux les plus prestigieux tant en France qu’à l’étranger (Beyrouth,
Londres, Bruxelles, Utrecht, Bruges, Barcelone, Washington…). L’ensemble
réalise également une importante discographie, saluée par la critique
française et étrangère.
Patrick Cohën-Akenine, violon ;
Léonor de Recondo, violon ; Michel Renard, alto ; François Poly,
violoncelle
Tarif : 20 €, 16 € - Théâtre de
Vanves 12, rue Sadi Carnot - 92170 Vanves / Tél. 01 41 33 92 91 -
Métro Ligne 13 Malakoff-Plateau de Vanves Bus 58 – 89 (Lycée Michelet) -
126 (Vanves-Centre administratif)
Le Festival Luberon Jazz,
privé de moyens
Il y a une semaine la DRAC à annoncé par courrier qu'elle n'accordaient
pas les subventions initialement prévues pour le prochain festival
LuberonJazz, cela à 3 semaines de l'ouverture (2007 : 16.200 euros - 2008
: 0) !
Une conférence de presse se tiendra lundi 14 avril à 17
h à l'atelier Fernand Bourgeois, place du Postel, à Apt en Provence
(entrée par le porche du musée de l'aventure industrielle).
Si vous désirez faire part de votre soutien et que le
prochain festival puisse se dérouler sans encombre, nous vous invitons à
nous rejoindre ou nous envoyer un message d'encouragement à l'adresse
suivante
contact@jazzluberon.net
Seront présents :
Charlotte Rivière, directrice de Luberon Jazz, et les
membres du conseil d'administration de l'association, Olivier Curel, Maire
de la Ville d’Apt, ses adjoints. Les maires partenaires de Luberon Jazz et
représentants des communautés de communes Pied Rousset et Luberon Durance,
le Conseil Régional, e Conseil Général.
Bien évidemment cela rentre dans le cadre des coupes
drastiques qu'a décidé depuis quelques mois le gouvernement afin de
réduire la dette publique sans pour autant se soucier des répercussions de
ce genre de mesure ni prendre conscience du travail pédagogique effectué
par les associations visées & l'apport culturel qui en découle.
Il est clairement fait mention dans le courrier de la
DRAC d'un recentrage des aides allouées autour des manifestations
culturelles jouissant d'une aura nationale en faisant fi des petites
structures qui oeuvrent en Province ou certains quartiers de grandes
villes, tâche de fourmi au quotidien sur le terrain.
« On ne vend pas la musique. On la partage. »
(Léonard Bernstein)
« Jazz in Marciac » :
une 31e édition
à l'accent latino-américain
Les grandes vedettes du jazz que sont Herbie Hancock,
Brad Mehldau ou Diana Krall, sont à l'affiche d'une 31e édition du
festival Jazz in Marciac (JIM), du 1er au 15 août, qui aura un fort accent
latino-américain avec Caetano Veloso, Omar Sosa, Paquito D'Rivera ou
Chucho Valdes.
Caetano Veloso, l'une des grandes stars de la musique
populaire brésilienne, se présentera pour la première fois au public du
JIM seul avec sa guitare, en ouverture.
Une soirée jazz afro-cubain réunira deux grandes
figures du genre, le pianiste Chucho Valdes à la tête d'une formation de
huit musiciens et le saxophoniste Paquito De Rivera en sextette.
Parmi les grands musiciens du jazz contemporain
attendus à Marciac (Gers) cette année, figurent les pianistes Herbie
Hancock, McCoy Tyner et leur cadet Brad Mehldau.
Herbie Hancock rendra hommage le 2 août à la musique de
Joni Mitchell au sein d'un groupe comptant dans ses rangs le
contrebassiste Dave Holland et le saxophoniste Chris Potter.
Brad Mehldau en solo, et McCoy Tyner, ancien complice
de John Coltrane dans les années 60, en quartette, se succèderont le
9.
L'impétueux saxophoniste soprano John Zorn, qui
bouscule les codes du jazz depuis une trentaine d'années, est désormais
chez lui à Marciac, où il viendra pour la quatrième année consécutive.
Le jazz vocal est toujours privilégié au JIM. Dee Dee
Bridgewater, avec son groupe où cohabitent musiciens maliens et jazzmen,
Diana Krall et Robin McKelle en formations plus classiques, et le
révolutionnaire Bobby McFerrin, le représenteront cette année.
Le trompettiste néo-orléanais Wynton Marsalis, parrain
du festival, aura droit comme d'habitude à deux concerts, l'un avec sa
formation, l'autre avec notamment l'accordéonniste Richard Galliano pour
une création autour d'Edith Piaf et Billie Holiday.
Le Festival de Beaune a 25 ans
et toujours le goût de la recréation baroque
Le Festival de Beaune (Côte-d'Or), l'un des grands
rendez-vous de la musique baroque en Europe, abordera du 4 au 27 juillet
son deuxième quart de siècle d'existence en réaffirmant son goût pour la
recréation d'ouvrages oubliés des XVIIe et XVIIIe siècles.
Né aux premières heures du renouveau en France des
musiques anciennes, l'événement bourguignon a programmé depuis son cru
inaugural en 1983 plus de 75 opéras dont au moins 25 en recréation ou en
première mondiale, européenne ou française.
La 26e édition de la manifestation présentera quatre
opéras en concert, dont deux, napolitains, seront l'objet d'une recréation
française, « Ottavia, restituita al trono » (« Octavie rendue au trône »)
de Domenico Scarlatti et « « Adriano in Siria » de Pergolèse.
L'exhumation du premier opéra composé par Domenico
Scarlatti, créé à Naples en 1703 et haut en couleurs, a été assurée par
l'Italien Antonio Florio, qui dirigera cet ouvrage à la tête de sa
Cappella de' Turchini le 5 juillet à la Basilique Notre-Dame.
Au même endroit le 19 juillet, un autre Italien,
Ottavio Dantone, poursuivra son cycle Pergolèse ( « L'Olimpiade » en 2003,
« Il Flaminio » en 2004) avec le réveil français d'« Adriano in Siria »,
composé en 1734.
Le Britannique Paul McCreesh dirigera le 11 juillet «
Didon et Enée » de Purcell, prélude à la célébration du 350e anniversaire
de la naissance du compositeur en 2009 avec « The Fairy Queen » et « The
King Arthur ».
La directrice artistique du festival, Anne Blanchard,
qui aime soutenir des chefs à l'aube de leur carrière — par le passé,
Emmanuelle Haïm notamment — réaffirme sa confiance à Jérémie Rhorer,
remarqué en 2006 et 2007 dans « Idoménée » puis « Les Noces de Figaro » de
Mozart. Le jeune chef revient cette année pour « Orphée et Eurydice » de
Gluck, dans sa version française avec ténor et les instruments anciens de
son Cercle de l'Harmonie.
Pour la programmation musique sacrée, trois chefs
feront leurs débuts à Beaune. Le Néerlandais Daniel Reuss interprètera
avec le Collegium Vocale de Gand deux oeuvres de Haendel (« Dixit Dominus
» et « The ways of Zion do mourn »), compositeur également au programme de
l'Ecossais Paul Agnew avec les Arts Florissants (« Ode à Sainte-Cécile »
et trois « Coronation Anthems »). Quant à Joël Suhubiette, il conduira ses
ensembles Les Eléments et Jacques Moderne dans les six motets de Bach.
Fidèle d'entre les fidèles, le Catalan Jordi Savall
proposera un périple dans l'Europe musicale de 1550 à 1700, entre un
office à Saint-Marc de Venise réglé par l'Italien Rinaldo Alessandrini et
un programme baroque français (dont le « Requiem » de Campra) par
Christophe Rousset.
Temple de l'art vocal baroque, le Festival de Beaune
cultivera enfin l'attrait du moment pour les contre-ténors en en
accueillant deux, l'Autrichien Max Emanuel Cencic et l'Américain Lawrence
Zazzo, en récital.
Printemps de Bourges :
« Un rôle de défricheur ».
Entretien avec Daniel Colling
Le directeur-fondateur du Printemps de Bourges (15-20
avril), Daniel Colling, insiste sur le « rôle de défricheur » du festival,
dans un secteur de plus en plus concurrentiel.
Q: Comment se démarquer par rapport à d'autres
festivals?
R: « Pour se démarquer, il faut coller à ce qu'on était
dès l'origine, avec un rôle de défricheur. L'identité du Printemps, c'est
de se dire: On ouvre la saison, que se passe-t-il depuis l'année dernière
en termes de nouveautés? Aujourd'hui, on est condamné à ne plus faire les
grandes stars parce qu'économiquement, ça ne rentre plus dans le cadre du
festival. C'est donc à nous de repérer les futures stars. Cette année, on
s'approche vraiment de notre idéal: notre équipe a eu le flair de
programmer depuis septembre/octobre des artistes en devenir, comme Yael
Naim ou The Do ».
Q: La multiplication des festivals complique-t-elle les
choses?
R: « Pour nous, la difficulté n'est pas la concurrence;
les festivals d'été sont loin dans le temps et géographiquement. La
difficulté, c'est que tous les trois ou quatre ans, une nouvelle
génération de spectateurs se créée sur de nouveaux artistes. Il faut
interpeller le public avec une programmation qui lui parle, en
construisant habilement l'association des artistes dans chaque soirée.
D'autant que les comportements du public ont changé depuis 30 ans. Avant,
le public du festival était globalement intéressé par tous les artistes.
Aujourd'hui, ce n'est plus vrai: les artistes sont tribalisés, si on est
dans la culture hip hop, on n'aime pas forcément un certain rock ».
Q: Aujourd'hui florissant, le secteur du spectacle
vivant ne risque-t-il pas la saturation?
R: « On a tendance à dire: Il y a plein de festivals
qui se créent. Mais le réservoir de public augmente aussi, de plus en plus
de gens vont voir des festivals et des concerts. Je suis président du CNV
(Centre national des variétés) et on a vu que 2007 a été une année record
en billetterie, avec plus de 17 millions de spectateurs dans le domaine
des musiques actuelles. C'est historique, et depuis près de 40 ans, on est
sur une pente ascendante. La limite dépendra d'un équilibre naturel: si un
spectacle va trop loin sur le prix des places, le public ne suit pas
».
Les découvertes
du Printemps de Bourges
L'opération « Les Découvertes du Printemps de Bourges
et de la Fnac », par laquelle sont passés les Têtes Raides, Jeanne
Cherhal, Zebda, Anaïs, Cocoon ou Fancy ces dernières années, va permettre
à 33 artistes ou groupes de se produire lors de la 32e édition du festival
(15-20 avril).
Ils pourront ainsi être découverts par le public et les
professionnels (producteurs de spectacles ou de disques).
Ces groupes ont dû passer par plusieurs étapes de
sélection. Plus de 4.000 candidats (un record) ont d'abord déposé en
septembre un dossier de candidature dans l'un des 70 magasins Fnac ou dans
l'une des 30 antennes régionales du Réseau Printemps.
Ce réseau national a été créé en 1985 par le Printemps
de Bourges pour repérer et sélectionner les nouveaux talents des musiques
actuelles.
Certains de ces artistes, sélectionnés par des jurys
régionaux de professionnels (programmateurs, directeurs de salles...) et
de disquaires, se sont ensuite produits lors d'auditions régionales. Puis
les 33 finalistes ont été sélectionnés par un jury national réuni à Paris
en janvier.
Cette année, la sélection est marquée par la domination
du genre rock, dans lequel s'expriment quatorze de ces groupes ou
artistes, contre sept en électro, six en hip hop et six en chanson et
musiques du monde.
Asa : entre Nigeria et succès
français
Sifflée à ses débuts au Nigeria, raillée pour sa voix
grave, Asa triomphe en France, où sa tournée se fait à guichets fermés.
Mais la jeune chanteuse de soul n'est pas revancharde: son succès,
dit-elle, doit avant tout « montrer la voie« à ses compatriotes.
Avec plus de 100.000 albums vendus en quelques mois,
son histoire a tout d'un « conte de fée », selon ses dires. « Parfois, je
dois me pincer pour me rendre compte que c'est vrai », sourit-elle lors
d'un entretien avec l'AFP réalisé après un concert à Metz.
Depuis qu'elle est petite, Asa, qu'il faut prononcer «
Asha » (« faucon » en yoruba), veut devenir chanteuse. Une perruque sur le
chef, un tube de crème à la main, elle reprend alors seule les standards
de Bob Marley et Michael Jackson, selon sa biographie dressée par Naïve,
son label.
A l'adolescence, Asa, de son vrai nom Bukola Elemide,
tente sa chance à la chorale. Mais sa voix grave, parfois rauque, ne plaît
pas. A Lagos, où elle vit, les passants « rient » d'elle, se « moquent de
(sa) voix » quand elle chante dans la rue, raconte Asa.
Son père, caméraman mélomane dont les nombreux vinyles
l'ont inspirée, et sa mère, commerçante, veulent en outre faire de leur
fille un docteur ou une avocate.
Pendant ses études, Asa s'inscrit en cachette dans une
école de musique, où elle apprend la guitare. Elle se produit au Centre
culturel français de Lagos, s'y fait remarquer et est invitée à jouer en
France.
La belle histoire, marquée par de nombreux
allers-retours entre le Nigeria et l'Hexagone, peut commencer. En 2004,
elle se retrouve en résidence artistique à Paris, où elle rencontre Manu
Dibango, Daby Touré ou encore Tony Allen.
Naïve la repère trois ans plus tard, alors qu'elle se
produit en solo en première partie des Nubians dans une salle parisienne.
« Dès le lendemain, on a pris rendez-vous avec elle. Elle est arrivée,
très humble, avec sa maquette. On a écouté les cinq titres. On savait que
ça allait marcher », se souvient Marion Gaudart, qui la suit.
La sortie de son album, sobrement nommé « Asa », est
peaufinée pendant six mois. Les textes, souvent en anglais, parfois en
yoruba, sont chantés sur une orchestration folk-soul-reggae. « Je veux
jouer pour le monde, et pas seulement être vue comme une chanteuse
africaine », explique-t-elle.
Le single « Fire on the mountain » passe en boucle à
partir d'octobre sur de nombreuses radios. Les concerts se multiplient en
France, souvent à guichet fermé, ainsi qu'en Allemagne, Italie,
Espagne...
« J'avais un rêve. Je voulais être chanteuse. Et j'ai
réussi. C'est ce que je dis dans mes chansons. J'essaie d'avoir une
influence positive, de montrer la voie (aux Nigérians), leur dire qu'il
faut suivre ses rêves », observe-t-elle.
Asa se produira lundi au Bataclan (Paris), avant de
multiplier les dates en France. Cet été, elle jouera avec Lenny Kravitz
(Nîmes, 9 juillet) et Dee Dee Bridgewater (Thau, 18 juillet).
Asa, « Jailer », en décembre 2007 à Bordeaux
Iggy Pop à l'affiche
de la 2e « Garden party »
d'Angoulême en juillet
Iggy Pop & The Stooges, mais aussi The Hives,
Justice, The Kills, The Do ou encore Nada Surf sont au programme de la
deuxième édition de la « Garden Nef Party », festival rock organisé les 18
et 19 juillet à Angoulême, a annoncé samedi l'association la Nef.
Après Muse et Arcade Fire, têtes d'affiche de la
première édition qui avait rassemblée environ 17.000 personnes en juillet
2007, la « Garden Party » charentaise mise sur l'expérience du chanteur
américain Iggy Pop, 60 ans, accompagné de son célèbre groupe The
Stooges.
Iggy Pop, « Louie Louie »
La nouvelle vague rock sera représentée par les Suédois
de The Hives (rock garage), les duos The Kills (rock garage) et the Do
(pop-rock), ainsi que les groupes français Moriarty (folk-rock) et
Hushpuppies (rock garage), alors que les amateurs de musique électronique
pourront danser au son de Justice, couronné en mars aux Victoires de la
musique.
Le groupe américain Nada Surf (pop-rock) a récemment
rejoint une liste qui comprendra au total « une vingtaine de groupes »
répartis sur les deux soirées, selon les organisateurs. La billetterie
ouvrira mercredi 16 avril.
Actualités musicales du 14 avril 2008
Nominations à France Musique
Sur proposition de Marc-Olivier Dupin, Directeur de
France Musique, Jean-Paul Cluzel, Président-directeur général de Radio
France, a nommé
Marc Voinchet, Directeur-adjoint, chargé des programmes
et de l’antenne
Né en 1965, Marc Voinchet débute sa carrière comme
animateur dans des radios locales associatives.
De 1984 à 1991, il est journaliste à Radio France
Toulouse.
En 1991, il rejoint France Culture comme producteur
délégué, auprès de Jean Lebrun, dans Culture Matin. Il est également en
charge de la revue de presse dans les matinales de 1995 à 1999. Producteur
du magazine « Personne n’est parfait », puis de « Tout arrive », entre
2002 et 2005, il était conseiller de programme à la direction de France
Culture depuis 2006.
Olivier Morel-Maroger, Directeur-adjoint, chargé de la
production et du développement
Né en 1962, Olivier Morel-Maroger, diplômé en droit des
affaires, poursuit parallèlement des études musicales, notamment aux
Etats-Unis.
Après une expérience d’assistant parlementaire à
l’Assemblée nationale, il est recruté à Radio France en 1992, où il exerce
diverses fonctions à la Direction de la Musique puis à France Musique où
il est directeur adjoint de Pierre Bouteiller, de 1999 à 2004, notamment
en charge des retransmissions et coproductions
Il était, depuis 2004, adjoint au Secrétaire général de
Radio France.
Ariane Chanteloup-Gombert, adjointe au Directeur,
chargée de la coordination des programmes et de la production
Née en 1971, Ariane Chanteloup-Gombert, après des
études musicales, obtient en 1993 un premier prix de piano et de formation
musicale au CNR de Versailles, puis un DEA de musicologie à l’Université
de Paris IV (Sorbonne) en 1995.
En 1993, elle est recrutée à Radio France au service
des Relations publiques de la Direction de la Musique.
De 1995 à 2004, elle est attachée de production pour
diverses émissions de France Musique, notamment « Si j’ose dire », «
Dépêches-notes » « Un mardi idéal ».
Depuis 2004, Ariane Chanteloup-Gombert était adjointe
au Directeur de France Musique.
Baisse inédite de la perception
des droits d'auteur
La hausse dans la perception des droits d'auteurs,
d'artistes interprètes et producteurs s'est érodée au fil de la décennie :
+15,7% entre 2000 et 2002, +8,6% pour 2003-2004 et +3,7% pour 2005-2006.
C'est ce que constate la commission de contrôle des sociétés de perception
de ces droits, dans son rapport annuel publié jeudi 10 avril. L'internet
et la gratuité dans la consommation culturelle sont tenus pour
responsables de cette érosion des droits d'auteurs, qualifiée de baisse
inédite par la commission.
Même si la dernière période est positive, « nous
notons, pour la première fois, un léger reflux » pour la seule année 2006
par rapport à 2005, note Bernard Menasseyre, président de la commission,
qui contrôle la gestion des droits artistiques par les 24 sociétés qui en
sont chargées.
« Le rythme soutenu des avancées technologiques modifie
profondément les usages culturels et les modes d'exploitation économique,
comme en témoigne la crise de l'industrie discographique », rappelle
Bernard Menasseyre, en référence notamment à l'usage d'internet et au
téléchargement gratuit illégal de musique ou de film.
« Si la situation d'ensemble des sociétés de perception
et de répartition des droits n'est pas encore alarmante, les ressources de
certaines sont affectées d'une grande incertitude », observe encore
Bernard Menasseyre.
Les 24 sociétés de droits, dont la commission a examiné
les comptes, ont perçu au total plus de 1,2 milliard d'euros en 2006.
La commission porte par ailleurs un jugement nuancé sur
le coût de la gestion des droits, une des critiques récurrentes contre les
sociétés qui en sont chargées. Après avoir décru de 22,3% en 2000 à 20% en
2004, le ratio entre charges de gestion et perceptions brutes est remonté
à 20,9% en 2006. Mais « les sociétés les plus significatives, comme la
Sacem, la SACD ou la Scam ont engagé des réformes destinées à limiter
leurs frais de gestion, en réorganisant leur administration, et ces
actions ont un coût », a constaté Bernard Menasseyre.
La commission suggère une harmonisation accrue des
critères de choix et des pratiques déontologiques dans les actions
artistiques et culturelles que ces sociétés financent, avec des fonds non
reversés aux ayant-droit, à hauteur de plus de 60 millions d'euros en
2006.
Actualités musicales du 15 avril 2008
Mardi 15 avril à 21h
Musée national de la Légion d'Honneur, Paris
L’association Lyre & Muses présente
Opéras Français
Cécile Eloir, mezzo-contralto
Nicolas Rivenq, baryton
Pascal Le Corre, piano
Œuvres de
Chérubini, Berlioz, Massenet, Saint-saëns,
Offenbach, Debussy, Gounod
Concert d’airs d’opéras français de quelques-uns des compositeurs
décorés de la Légion d’Honneur, dans un musée nouvellement restauré.
Musée national de la Légion d'Honneur, Paris, 2 rue de
Bellechasse - 75007 Paris - Métro : Solférino - RER Musée d'Orsay - Bus :
63, 69, 73, 84, 94
Prix des places : Tarif unique, 20 € ; tarif réduit, 15 €. Billetterie
ouverte, sur place, 1 heure avant le concert.
Il est prudent d'acheter ses places à l'avance en envoyant son
chèque à l'association : L’association Lyre & Muses, 12, rue
Pierre et Marie Curie, 75005 Paris. Rép. / Fax: 01 40 46 89 65 - E-mail :
asso.lyre-muses@wanadoo.fr - http://www.lyre-muses.fr
Les « petits rats » de l'Opéra
confrontés à des styles variés
Directrice de l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris depuis 2004,
l'ancienne étoile Elisabeth Platel a invité ses élèves à aborder des
styles variés pour leur spectacle annuel public 2008, à l'affiche du
Palais Garnier jusqu'à samedi.
Les « petits rats » se présentent devant des salles
combles et enthousiastes, successivement dans « Soir de fête » de Léo
Staats, « Les forains » de Roland Petit et « Symphonie en trois mouvements
» de Nils Christie, sur des musiques respectivement de Léo Delibes, Henri
Sauguet et Igor Stravinsky.
Ces trois chorégraphies inscrites au répertoire du
Ballet de l'Opéra de Paris requièrent des interprètes (filles et garçons)
une maîtrise de la danse déjà éprouvée.
Danseuses et danseurs en scène sont les plus âgés des
élèves de l'école, entre 16 et 18 ans, leurs camarades plus jeunes entre
12 et 15 ans en étant cette année exclus.
Les danseuses montent sur pointes avec assurance et les
danseurs sont déjà de solides porteurs dans les pas de deux avec leurs
partenaires.
« Chacun des trois ballets au programme réclame à la
fois énergie, endurance et concentration et les partitions poussent nos
jeunes interprètes à développer une écoute physique particulièrement aiguë
», commente Elisabeth Platel.
La directrice de l'Ecole de danse a en outre convaincu
le Néerlandais Nils Christie (né en 1949) et le Français Roland Petit (84
ans) de venir en personne régler leurs oeuvres pour les élèves.
Une ancienne étoile de l'Opéra de Paris, Christiane
Vaussard, a initié les « petits rats » à la technique de danse
française du début du XXe siècle, à la fois élégante, précise et pleine de
brio, que réclame l'abstrait « Soir de fête » de Léo Staats
(1877-1952).
Dans « Les forains », Roland Petit raconte une histoire
de pauvres saltimbanques avec des personnages dont les élèves ont su
saisir l'émouvante humanité.
Avec « Symphonie en trois mouvements » qui entre au
répertoire de l'Ecole de danse, les « petits rats » ont retrouvé sans
problème un ballet sans récit et une recherche du mouvement pour lui-même
dans son rapport au sol, à l'espace et aux autres.
La scène féminine à l'honneur
au festival « Les Femmes s'en mêlent »
Une trentaine de formations ou artistes féminines de la scène
indépendante internationale sont à l'affiche de la onzième édition du
festival Les Femmes s'en mêlent, à partir de mercredi et jusqu'au 29 avril
à Paris et en province.
A Paris, les concerts auront lieu dans cinq salles
jusqu'au 26 avril, l'Elysée-Montmartre, le Trabendo, la Maroquinerie, le
Point éphémère et le Centre culturel suédois. En province, des spectacles
sont prévus jusqu'au 29 avril dans dix-neuf villes (Laval, Evreux, Le
Havre, Marseille, Reims, Angers, Vendôme, Grenoble, Clermont-Ferrand,
Toulouse, Saint-Etienne, Tourcoing, Strasbourg, Amiens, Saint-Lô, Belfort,
Riorges, Bordeaux et Metz).
Les Femmes s'en mêlent s'offre une incursion à
l'étranger avec quelques concerts à Barcelone, Berlin, Bruxelles, Lausanne
et Madrid.
Parmi les artistes à l'affiche, le festival accueillera
la Norvégienne Ane Brun, les Québécois de Duchess Says, la Suédoise d'El
Perro del Mar, les Américaines de Gore Gore Girls et Kelly de Martino, la
Britannique Laura Marling, le groupe de la Française France Cartigny, les
Canadiennes Lesbians on Ecstasy, la Suédoise Mai, les Franco-Américains
Moriarty ou encore le duo français Poney Express, formé de la chanteuse
Anna et de Robin Feix, bassiste de Louise Attaque.
Le festival, qui a fêté ses dix ans et sa dixième
édition l'an passé (il n'avait pas eu lieu en 2000), a été créé en 1997
pour mettre en valeur les artistes féminines dans le domaine des musiques
indépendantes.
Radio France : une saison 2008-2009
marquée par l'arrivée de plusieurs chefs
Radio France, l'un des principaux organisateurs de
concerts de musique classique en Europe, a présenté lundi sa programmation
2008-2009, qui sera marquée par plusieurs arrivées de chefs à la tête de
ses formations musicales.
La saison coïncidera avec les débuts de l'Italien
Daniele Gatti comme directeur musical de l'Orchestre national de France,
du Français François-Xavier Roth comme chef associé du Philharmonique de
Radio France et de la Suédoise d'origine française Sofi Jeannin à la
maîtrise de Radio France.
Le Théâtre des Champs-Elysées demeurera la résidence
principale du « National », qui y donnera 21 concerts mais se produira
aussi six fois au Châtelet.
Daniele Gatti sera au pupitre à dix reprises, notamment
autour d'une programmation Brahms et Bartok, tandis que son prédécesseur,
l'Allemand Kurt Masur, qui conserve un titre de « directeur musical
honoraire », dirigera six concerts.
Le directeur musical de l'Orchestre philharmonique de
Radio France, le Sud-Coréen naturalisé américain Myung-Whun Chung,
poursuivra à la salle Pleyel son cycle Olivier Messiaen, né il y a cent
ans.
François-Xavier Roth, représentant de la jeune
génération de chefs invités à diriger le « Philhar » (Lionel Bringuier,
Gustavo Dudamel, Mikko Franck, Philippe Jordan...), se verra confier trois
programmes.
Le choeur de Radio France confirmera l'ouverture à de
nouveaux répertoires entamée par son directeur musical allemand Matthias
Brauer, avec sept concerts dédiés, allant de Lully et Schütz à la musique
contemporaine française.
Quant à Sofi Jeannin, elle sera directrice musicale de
la maîtrise dans ses deux sites (Paris XVIe et Bondy en Seine-Saint-Denis)
et dirigera le cycle « Voix-ci, voilà » après un hommage à Toni Ramon,
précédent chef de ce choeur d'enfants, décédé en septembre 2007.
La radio offrira également une programmation jeune
public et des concerts gratuits, notamment au Petit Palais et dans le
cadre de Présences, festival de création musicale organisé à Paris avec
des incursions à Dijon et Metz.
La direction de la musique de Radio France réunit 260
instrumentistes ainsi que 205 choristes (adultes et enfants) et programme
environ 200 concerts — tous diffusés par France Musique — et 50
créations par an.
Éducation : appel à deux actions
nationales
unitaires en mai
Dix-huit organisations de lycéens, enseignants et de
parents d'élèves ont appelé lundi à deux journées d'actions unitaires,
sans appel à la grève, les jeudi 15 mai et samedi 24 mai, pour protester
contre la suppression de milliers de postes dans les collèges et
lycées.
Ces organisations ont appelé, dans une déclaration
commune, à « poursuivre et amplifier les mobilisations en cours », en «
organisant localement dès la rentrée des vacances de printemps », soit à
partir du lundi 21 avril pour la zone B, « des rencontres entre parents,
lycéens, personnels de l'Education, et responsables des associations
éducatives complémentaires de l'enseignement public pour les informer
».
Elles ont souhaité « développer dans la durée des
actions s'opposant aux conséquences du désastreux budget 2008, par une
journée nationale d'actions diversifiées le 15 mai, par l'organisation
samedi 24 d'une grande journée de mobilisations, de rencontres avec la
population et de manifestations dans tous les départements ».
Cinq fédérations de l'Education (FSU, Unsa-Education,
Sgen-CFDT, Ferc-CGT, Sud-Education), les deux organisations lycéennes (UNL
et Fidl) et trois organisations étudiantes (Unef, Confédération étudiante,
Sud-étudiant), les parents d'élèves de la FCPE et sept associations et
mouvements pédagogiques, dont la Ligue de l'Enseignement et les
Crap-Cahiers pédagogiques, ont signé cette déclaration.
Alors que le mouvement de protestation contre les 8.830
suppressions de postes d'enseignants prévues à la rentrée dans les
collèges et lycées publics prend de l'ampleur depuis quatre semaines, ces
organisations ont réclamé « une tout autre dynamique pour le système
éducatif et pour les métiers de l'Education ».
Pour elles, les suppressions de postes vont entraîner
des « classes surchargées », « des disparitions de formations et d'options
», « la fin de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants », mais
aussi « une aggravation des conditions de travail ».
Elles ont également regretté la généralisation du bac
professionnel en 3 ans (contre quatre aujourd'hui), qui « suscite des
inquiétudes légitimes quant à la prise en charge des élèves en
enseignement professionnel, en particulier ceux qui sont en difficulté
».
Dernier grief, les signataires ont estimé que les
nouveaux programmes de l'école primaire, annoncés le 20 février par Xavier
Darcos, « traduisent une vision passéiste et rétrograde de l'Ecole, ainsi
qu'un recul pédagogique et didactique ».
« Les annonces budgétaires pour les prochaines années
confirment que cette politique de régression en lien avec la révision
générale des politiques publiques pourrait s'installer dans la durée »,
ont-elles encore dénoncé.
Actualités musicales du 16 avril
Formation postgrade
« pratique et pédagogie de l'improvisation »
à Institut Jaques-Dalcroze en 2008-2009
L'improvisation offre des possibilités pédagogiques
passionnantes et développe des compétences précieuses pour le musicien, le
rythmicien, l'enseignant et ses élèves. Abordant les aspects pratiques
autant que théoriques, cette formation postgrade Pratique et Pédagogie de
l'improvisation - destinée aux rythmiciens et enseignants musiciens
souhaitant se perfectionner dans cet art - se veut diversifiée, pointue,
et cherche à répondre aux besoins individuels des stagiaires.
L'InstitutJaques-Dalcroze, qui propose depuis 1915 une pédagogie
interdisciplinaire et interactive de la musique en lien avec le mouvement
corporel, est également connu pour son enseignement de l'improvisation, en
cours collectifs amateurs et professionnels ainsi qu'en cours d'initiation
au piano par l'improvisation.
Conditions d'admission : Être en possession d'un titre
ou d'un diplôme de rythmique, et justifier d'une pratique professionnelle
dans ce domaine, ou être en possession d'un titre ou d'un diplôme
d'enseignant musicien, justifier d'une pratique professionnelle dans ce
domaine, et d'une formation antérieure régulière en improvisation.
Contenus :
Cours pratiques d'improvisation, semi-collectifs (tous
instruments)
Cours collectifs «styles et techniques d'improvisation»
Cours collectifs «pédagogie de l'improvisation»
Assistance à des cours d'improvisation
Suivi personnalisé
Possibilité de cours pratiques supplémentaires optionnels (selon la
demande/prix en fonction du nombre de participants) les samedis 25
octobre, 29 novembre, 10 janvier, 21 février, 1.4 mars, 18 avril
FORMATION POSTGRADE
Pratique et pédagogie de l'improvisation
InstitutJaques-Dalcroze
Rue de la Terrassière 44
CH-1207 Genève
Découverte d'une composition pour
orgue
de Bach
Une composition pour orgue jusqu'ici inconnue de
Jean-Sébastien Bach (1685-1750) a été découverte par des musicologues, a
annoncé mardi l'université Martin-Luther en Saxe-Anhalt (est de
l'Allemagne).
Il s'agit d'une fantaisie autour de la cantate sacrée «
Wo Gott der Herr nicht bei uns hält » (« Où le Seigneur Dieu n'est pas à
nos côtés »), a affirmé l'université de Halle-Wittenberg.
Jusqu'alors, seules les cinq premières mesures de cette
oeuvre étaient connues.
Des chercheurs ont découvert le reste de la composition
grâce à une copie rédigée par un ancien Kantor de l'église Saint-Thomas de
Leipzig — là où jouait l'organiste Bach —, Wilhelm Rust, détenue par la
bibliothèque universitaire de Halle (ULB).
La bibliothèque avait chargé un hôtel des ventes de
Leipzig (est) de vendre aux enchères une partie de la collection du
musicien du XIXe siècle Rust.
« En parcourant les documents de Rust, je suis tombé
sur un morceau de Bach que je ne connaissais pas, c'est ainsi qu'ont
commencé les recherches, » a expliqué le musicologue Stephan Blaut.
Des experts des Archives de Bach à Leipzig ont étudié
l'oeuvre et confirmé qu'il s'agissait d'un travail du maître de la musique
baroque, probablement réalisé entre 1705 et 1710.
« La découverte enrichit considérablement notre
connaissance des premières oeuvres de Bach, » a estimé Wofgang Hirschmann
de l'Institut de musique de l'université Martin-Luther.
Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise et
personnifie l'apogée culturelle, Bach eut une influence majeure et durable
sur le développement de la musique occidentale. Les plus grands
compositeurs, tels que Mozart et Beethoven, reconnurent en lui un maître
absolu.
Depuis la Réunification de l'Allemagne en 1990, des
compositions inconnues de Bach sont régulièrement découvertes.
Jean-Marie Blanchard
présente sa dernière saison
au Grand Théâtre de Genève
Le Français Jean-Marie Blanchard a présenté mardi à
Paris sa huitième et dernière saison (2008-2009) à la tête du Grand
Théâtre de Genève, qui sera forte de huit productions lyriques dont six
nouvelles, sous le signe des « fidélités » à plusieurs artistes.
« Il y a des fidélités à des chefs comme (les Italiens)
Evelino Pido, Gabriele Ferro, (l'Américain) John Nelson et, parmi les
metteurs en scène, (aux Français) Olivier Py, Pierre Strosser, (à
l'Allemand) Nicolas Brieger, (au Britannique) Daniel Slater », a expliqué
le directeur à l'AFP.
Olivier Py, auquel Jean-Marie Blanchard a confié sa
première mise en scène lyrique quand il dirigeait l'Opéra de Nancy
(1996-2001), puis quatre autres productions à Genève, sera l'objet d'un
mini-festival en ouverture de saison.
Le brillant homme de théâtre remontera son « Freischütz
» de Weber étrenné en Lorraine en 1999 et reprendra deux de ses
productions genevoises, « La Damnation de Faust » de Berlioz et « Les
Contes d'Hoffmann » d'Offenbach: ces trois propositions formeront une «
trilogie du diable ».
« Une thématique se dégage autour de personnages en
marge », a précisé Jean-Marie Blanchard, en écho notamment aux nouvelles
productions de « Peter Grimes » de Britten et du « Trouvère » de
Verdi.
Le Grand Théâtre de Genève a également programmé de
nouvelles mises en scène de « La Chauve-Souris » de Johann Strauss et de «
Salomé » de Richard Strauss tandis qu'un spectacle, « Conversations à
Rechlin », sera créé à partir de musiques de Schubert, Schumann et
Wolf.
« J'espère avoir été fidèle à ce que j'ai fait ces
dernières années et à ma vision de l'opéra, qui pour moi ne vaut que si
l'enjeu musical et l'enjeu dramatique sont à égalité », a expliqué
Jean-Marie Blanchard.
Le directeur sortant, auquel succèdera à l'été 2009 le
Suisse Tobias Richter, reconnaît que le Grand Théâtre de Genève vient de
vivre « une crise profonde dans tous les sens du terme », liée notamment
selon lui à son mode de « fonctionnement hiérarchique » et à une «
pauvreté des moyens de gestion ».
A terme, la plus importante institution lyrique de
Suisse romande (budget de près de 35 millions d'euros) devrait être opérée
en délégation de service public, avec une moindre influence de la ville de
Genève.
Lancement d'une plate-forme
de téléchargement
dédiée à la musique classique
Deux professionnels de la musique et des nouvelles
technologies ont présenté mardi MusiClassics, selon eux la « première
plate-forme commerciale d'écoute en ligne et de téléchargement entièrement
dédiée à la musique classique » en France.
Sur le site internet http://www.musiclassics.fr, 6.000
articles sont désormais disponibles « en qualité équivalente à celle du CD
», à un prix moyen de 6 euros pour une demi-heure de musique en
téléchargement, ont indiqué Jean-Hugues Allard et Samer Roumieh lors d'une
conférence de presse à Paris.
Les cofondateurs de la plate-forme estiment que « les
modèles développés par les sites de téléchargement » existant (iTunes,
Fnacmusic, Virginmega...) « n'ont pas su intégrer la spécificité du
classique ».
« En effet, s'il est facile d'identifier une chanson
sur un album pop et de la proposer en téléchargement, à l'inverse,
reconstituer une oeuvre composée de plusieurs fichiers souvent étiquetés
différemment se révèle bien plus complexe », font-ils valoir.
Pour tenter de satisfaire « tous ces consommateurs de
classique aujourd'hui doublement frustrés par une offre en ligne inadaptée
et une offre en magasin devenue homéopathique », MusiClassics propose « un
contenu éditorial riche », affirment les deux fondateurs.
Quatre professionnels des médias musicaux (Alain
Cochard, Jean-Charles Hoffelé, Frédéric Lodéon et Jean-Marie Piel) sont
chargés de hiérarchiser les interprétations de chaque oeuvre
(enregistrements « sélectionnés » voire « recommandés » pour les meilleurs
d'entre eux) et de les commenter brièvement.
Le marché numérique de la musique classique reste
faible, entre 7 et 12% des ventes totales au niveau mondial selon les
promoteurs de MusiClassics.
Ceux-ci ont dévoilé mardi une étude Opinionway selon
laquelle si la principale résistance au téléchargement payant réside dans
l'attachement à l'objet physique (53% des personnes interrogées), 56% des
Français ne se déclarent pas réfractaires à l'achat de musique classique
en ligne.
Printemps de Bourges,
une édition 2008 aux saveurs variées
Entre têtes d'affiche et talents en devenir, le
Printemps de Bourges entend offrir cette semaine un « nuancier mélodique
et scénique » présentant le meilleur des couleurs musicales.
Plus de 120 artistes essentiellement représentatifs de
la scène française sont attendus pour cette 32e édition, qui s'ouvre ce
mardi soir pour six jours.
Du hip hop à la chanson, de la pop à l'électro ou
encore du rock au classique, la manifestation va jouer les associations de
saveurs et les cocktails générationnels.
Le festival va notamment présenter « God is sound »,
une création de Camille, qui a récemment sorti son troisième album « Music
Hole ». L'artiste qui trace sa route à l'écart des sentiers balisés sera
présente quatre soirs durant. Le public aura aussi droit à la présence de
Catherine Ringer, qui chantera les Rita Mitsouko, Daniel Darc, Cali ou
Claire Diterzi.
Au chapitre électro, sont attendus le duo Justice,
l'inclassable Sébastien Tellier -qui doit représenter la France au
prochain concours de l'Eurovision- et Yuksek, quand du côté des artistes
qui se font une place au soleil et des talents nouvellement éclos, sont
annoncés Renan Luce, Christophe Willem, Yael Naim, Daphné, Thomas Dutronc,
Rose, Moriarty ou les BB Brunes. Le duo The Do, salué par la critique et
le public, se produira lui deux soirs, dont un en remplacement des
Babyshambles de Pete Doherty.
A l'international, l'organisation opte aussi pour
l'éclectisme avec Ricky Lee Jones, Adam Green, Blonde Redhead, Tiken Jah
Fakoly, Alela Diane, Gonzalez, Serj Tankian, Phoebe Killdeer venue
d'Australie, la jeune Britannique Adele, les Anglais de Foals ou Puggy qui
a vu le jour en Belgique.
Le rendez-vous, qui affiche en moyenne une
fréquentation globale de 200.000 spectateurs, promet un final tout en
couleur avec quatre heures de concerts placées sous le signe du voyage.
L'après-midi de dimanche, doit prendre des accents métissés avec le jazz
manouche mâtiné d'électro de Caravan Palace, les paroles engagées de
Ridan, la sensualité d'Asa, chanteuse d'origine nigériane, et la puissance
de la Malienne Rokia Traoré, de retour avec de nouvelles compositions.
Temps fort du festival, les Découvertes du Printemps et
de la Fnac, qui visent à offrir un tremplin depuis plus de vingt ans à de
jeunes talents, proposeront cette année encore 33 artistes venus de toute
la France et des territoires francophones. Représentatifs de toutes les
tendances du moment -chanson, hip hop, electro, rock, world, pop ou folk-,
ils ont été choisis parmi plus de 4.000 candidats.
Printemps de Bourges :
une 32e édition riche et équilibrée
Entre têtes d'affiche grand public (Renan Luce,
Christophe Willem, Cali, Camille), révélations (Yael Naim, The Do) et
sensations « underground » (Sébastien Tellier, Foals), le Printemps de
Bourges proposera du 15 au 20 avril une affiche particulièrement riche et
équilibrée.
Cette 32e édition, qui s'annonce de grande qualité, a
néanmoins perdu une de ses vedettes: l'Anglais Pete Doherty, condamné à 14
semaines de prison et dont le groupe, BabyShambles, a dû annuler sa
tournée. Il sera remplacé le 16 avril sous le chapiteau du Phénix (6.000
places) par le duo The Do, en plus du concert que celui-ci donnera le 19
dans une plus petite salle.
La star du Printemps sera Camille. La jeune femme, qui
vient de sortir son troisième album, « Music Hole », y passera quatre
soirées pour son début de tournée. Les trois premières, du 16 au 18,
seront consacrées à son nouveau spectacle et la quatrième au répertoire
religieux qu'elle a inauguré sur scène l'an passé.
Le festival, qui s'attache à couvrir tous les styles de
musiques actuelles, s'ouvrira mardi par une soirée grand public avec les
jeunes Rose, Renan Luce (révélation des Victoires de la musique) et
Christophe Willem.
Mais à côté de ces noms connus du plus grand nombre, la
programmation, très alléchante, fourmille d'artistes capables de séduire
un public pointu, comme Adam Green, Syd Matters, Fujiya & Miyagi,
Foals, Midnight Juggernauts, Blonde Redhead ou The Wombats.
Un grand écart rendu possible par le format du
Printemps, qui a lieu dans douze salles de 100 à 6.000 places (assises
et/ou debout).
« C'est un vrai luxe et ça permet une programmation
très différente. Il y a des choses qu'il faut voir assis, tranquille, et
qu'on ne pourrait pas programmer en plein air », estime le directeur
artistique Christophe « Doudou » Davy, qui travaille avec trois autres
programmateurs (dont l'une est aussi la soeur de Camille).
Le deuxième soir, la soirée rock à laquelle aurait dû
participer BabyShambles rassemblera Deportivo, The Do, les Anglais de The
Kooks et BB Brunes (les nouveaux chéris des adolescentes). Au même moment,
un plateau hip hop français abritera Sefyu, Psy4 de la Rime et Sinik.
Au rayon chanson, Cali sera la vedette du jeudi soir et
se produira après Thomas Dutronc et la révélation pop-folk Yael Naim (duo
formé de la chanteuse franco-israélienne du même nom et du percussionniste
David Donatien).
Deux vétérans animeront la quatrième soirée: Catherine
Ringer (remontée sur scène quelques mois après le décès de l'autre moitié
des Rita Mitsouko, son compagnon Fred Chichin) et Daniel Darc. Egalement à
l'affiche le 18 avril, le chanteur électro fantasque et branché Sébastien
Tellier, futur représentant de la France à l'Eurovision.
Le samedi, une soirée rock-électro réunira les Français
Justice, Vitalic, les Américains de Gogol Bordello et les Suédois de The
Hives, parallèlement aux concerts de l'Américaine Alela Diane, son
compatriote Serj Tankian (chanteur du groupe de métal System of a Down) ou
du Canadien Gonzales.
Enfin, la cathédrale accueillera le 19 une création née
de la collaboration entre le trompettiste Ibrahim Maalouf, le musicien
électro Murcof et l'ensemble à cordes Musiques Nouvelles, qui revisiteront
des musiques de Bach ou Rachmaninov.
Autres artistes au programme, Claire Diterzi, Daphné,
Adele ou SoKo, révélée sur internet.
Le Printemps de Bourges dispose d'un budget de 4,7
millions d'euros (33% de subventions). Ses organisateurs espèrent réunir
63.000 spectateurs (51.000 l'an dernier, dans un format plus réduit).
La France chantera en anglais
à l'Eurovision :
début de polémique à droite
Le représentant français à l'Eurovision, Sébastien
Tellier, chantera en anglais à ce concours: des députés UMP crient au
scandale, la ministre de la Culture juge ce choix « dommage » mais
temporise, tandis que l'entourage du chanteur dénonce « un débat qui sent
le moisi ».
Figure excentrique des milieux électro branchés,
Sébastien Tellier, 33 ans, a été sélectionné par la chaîne France 3, qui
diffusera la finale du concours Eurovision de la chanson le 24 mai en
direct de Belgrade.
La chanson choisie, « Divine », extraite de son dernier
album (« Sexuality »), est entièrement en anglais à l'exception d'un court
refrain, une première depuis la première édition de la compétition en
1956.
D'où la colère de deux députés UMP. Lundi,
François-Michel Gonnot (Oise) a ouvert les hostilités contre ce choix
choquant selon lui « beaucoup de nos concitoyens qui ne comprennent pas
que la France renonce ainsi à défendre sa langue devant des centaines de
millions de téléspectateurs de par le monde ».
Le souverainiste Jacques Myard (Yvelines) lui a emboîté
le pas mardi en demandant à Patrick de Carolis, président de France
Télévisions, « dont le cahier des charges impose la défense de la langue
française, de réviser son choix pour respecter ses obligations ».
Interpellée par les deux parlementaires, la ministre de
la Culture, Christine Albanel, a jugé qu'il « fallait être complètement
derrière » Sébastien Tellier, tout en jugeant « dommage que ce ne soit pas
une chanson française » qui représente la France.
« Je suis quand même persuadée que l'on peut
parfaitement conjuguer le talent, le rayonnement international (et) la
langue française », a-t-elle dit à l'AFP.
La polémique n'est pas du goût du producteur de
Sébastien Tellier, Stéphane Elfassi. « C'est un débat qui sent le moisi.
C'est un peu dépassé en 2008 de faire croire que la culture française se
réduirait à une chanson en français de trois minutes à l'Eurovision »,
a-t-il déclaré à l'AFP.
« Sébastien défend les couleurs de la France et est
très fier d'être investi de cette mission avec l'objectif de faire mieux
que les années précédentes », a ajouté le producteur, qui fait remarquer
que « sur 40 pays engagés, au moins 25 présenteront une chanson en anglais
».
France 3, de son côté, souligne qu'il avait été prévu
au début que Sébastien Tellier chante en français. « On s'est rendu compte
que les essais en studio ne fonctionnaient pas: la chanson perdait de son
impact en français. Après réflexion, il a été décidé de l'interpréter en
anglais, comme l'autorise l'Eurovision car le choix de la langue est libre
», a-t-on indiqué à la chaîne.
Les représentants de la France à l'Eurovision se sont à
ce jour limités à quelques rares incursions dans des langues autres que le
français: en 2001, un couplet de la chanson de Natacha Saint-Pier était en
anglais et en 2004, Jonatan Cerrada a chanté quelques mots en
espagnol.
dEUS, un groupe bien en
Belgique
dEUS, qui sort son cinquième album, est le premier
groupe belge à avoir connu la renommée à l'étranger, dans les années 1990,
et voit aujourd'hui sa nationalité comme un atout alors que les rockers
d'Europe continentale ont longtemps nourri des complexes face aux
Anglais.
« Il y a eu des moments où je trouvais qu'un groupe
belge devait prouver trois fois plus qu'un groupe anglais. Maintenant je
suis très à l'aise: j'ai compris qu'on ne pourrait pas faire la musique
qu'on fait si on n'était pas belges », explique à l'AFP le chanteur et
l'âme de dEUS, Tom Barman.
Cette « confiance en soi » explique en partie le titre
du nouvel album, « Vantage Point », qui sortira le 21 avril et porte le
même nom que le studio du groupe à Anvers.
« Cette expression, que j'ai trouvée dans un livre,
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