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Actualités musicales

6
avril
2010

Dans la Presse

[Le Figaro] Nathalie Manfrino ou les élans d'une « peste repentie »

[La Tribune] Treemonisha : une lumineuse lutte contre l'obscurantisme

Record de fréquentation pour le festival
Garorock avec 56.000 spectateurs

Le festival musical Garorock, dont la 14e édition s'est tenue de vendredi à dimanche à Marmande (Lot-et-Garonne), a battu son record de fréquentation avec 56.000 spectateurs cumulés au cours des trois soirées, a-t-on appris lundi auprès des organisateurs.

En 2009, Garorock, en croissance constante, avait accueilli 46.700 spectateurs, son précédent record, selon son directeur artistique Ludovic Larbodie, qui attribue ce succès à "une programmation homogène, avec les meilleurs groupes du moment même s'il n'y a pas de têtes d'affiche".

Quelque 70 groupes et artistes étaient programmés cette année dont Renan Luce, Sepultura, Ghinzu, Alpha Blondy, Mickey 3D ou encore Izïa.

L'édition 2010 a été endeuillée par le décès d'un festivalier de 21 ans, heurté par un train de marchandises dans la nuit de vendredi à samedi.

 

Planètes Musiques, festival de musiques
traditionnelles actuelles

Le festival Planètes Musiques, consacré aux musiques issues de la tradition, du joueur de cornemuse-musette auvergnat Ivan Karvaix au duo OstinatO, passe pour sa 10e édition de trois à quatre jours, du 8 au 11 avril à la Maison de la musique de Nanterre et autour.

Planètes Musiques défend l'idée que les musiques traditionnelles ne se limitent pas à des terroirs, ne sont pas figées dans le passé mais aussi ouvertes à la modernité et à la création, et se nourrissent du rapport à l'autre.

Erik Marchand symbolise cet esprit d'ouverture. Le percussionniste d'origine iranienne Keyvan Chemirani et le joueur de oud et de bouzouk Titi Robin apporteront à ses chants traditionnels du Centre Bretagne des couleurs orientales et méditerranéennes.

Le chanteur Bernard Combi s'empare, lui, de la tradition, celle de la poésie et des chants traditionnels occitans, pour la transcender. Les concerts de ce musicien au chant puissant sont des performances comparables à celles de Benat Achiary pour le chant basque.

Les musiques traditionnelles sont souvent liées aux contes et récits: Yannick Jaulin, chanteur-conteur qui arpente le marais vendéen afin de collecter ce patrimoine de la tradition orale, en est un bel exemple.

D'autres formations n'hésitent pas à mêler instruments traditionnels et électriques, à l'instar de l'Elektrik Grand Ensemble de la Méditerranée au sein duquel voisinent l'oud et la guitare basse, le tahru et la guitare électrique.

Les duettistes d'OstinatO -un saxophoniste et un accordéoniste-bandonéoniste- utilisent pour leur part la technique du sample pour donner plus de souffle à son voyage musical, des Balkans à Buenos Aires.

Le duo nigérian P.Square triomphe
aux Kora Awards 2010

Le duo de R&B nigérian P.Square, des jumeaux Paul et Peter, a triomphé aux Kora Awards 2010 en remportant le trophée de la meilleure musique d'Afrique et de la diaspora lors d'une cérémonie dimanche soir à Ouagadougou.

P-Square, qui a aussi été primé dans la catégorie meilleure vidéo, empoche la somme d'un million de dollars (environ 500 millions de FCFA) en devançant le groupe sénégalais Black Diamond et les artistes angolais Paul G et burkinabè Améty Meria.

Quelque 3.000 invités ont assisté à cette fête de la musique africaine en présence du président burkinabè Blaise Compaoré, de son épouse Chantal et du Premier ministre ivoirien Guillaume Soro.

Le groupe Dikakapa (Botswana), Paul G, Extra Musica (RD Congo) et la plantureuse chanteuse malienne Kandet Kanté ont enflammé la soirée par leurs prestations.

"L'Afrique du spectacle et de la musique" a aussi rendu un hommage posthume à Michael Jackson, décédé en juin 2009.

La diva capverdienne Cesaria Evora et le Gabonais Pierre Akendengué ont été honorés pour "l'ensemble de leurs oeuvres".

Seule fausse note de cette soirée, l'absence de la superstar sénégalo-américaine du R&B, Akon.

Malgré l'affrètement d'un avion privé et le paiement d'un cachet de 150.000 dollars, l'artiste n'a pas fait le déplacement de Ouagadougou, a déploré le promoteur des Koras Awards Ernest Adjovi, présentant ses excuses aux "15 millions de Burkinabè et au milliard d'Africains".

Becca (Ghana) a décroché le trophée du meilleur espoir africain, Chronicle 2h (Sénégal) celui du meilleur artiste ragga et Alicia Keys (également absente) a été sacrée meilleure artiste "africaine-américaine de la diaspora".

Le Burkinabè Simockey s'est imposé dans la catégorie hip hop, tout comme le Ghanéen Sasha Marley et le Nigérian King Wadada en reggae. Le groupe malien Bassékou Kouyaté et le Ngoniba s'impose en musique traditionnelle.

Départagés par des votes du public et d'un jury, les artistes de 24 pays d'Afrique ont pris part à la compétition.

Au moins cent chaînes de télévision de 22 pays ont retransmis en direct la cérémonie, selon les organisateurs.

Inaugurée en 1996 et plongée dans la léthargie depuis cinq ans, elle se déroulait pour la première fois hors d'Afrique du Sud.

 

Décès de Mike Zwerin, critique de jazz
et musicien

Le critique de jazz et tromboniste américain Mike Zwerin, qui fut membre en 1948, à 18 ans, du nontette de Miles Davis, est décédé vendredi à 79 ans à l'hopîtal Saint-Antoine à Paris des suites d'une longue maladie, a annoncé dimanche sa femme Martine Zwerin à l'AFP.

Après une vingtaine d'années où il avait privilégié sa carrière de musicien, ce New-Yorkais s'était orienté vers celle de critique de jazz à la fin des années 60, comme correspondant à Londres pour l'hebdomadaire The Village Voice et pigiste pour les revues Actuel et Rolling Stone.

Il s'était installé en France en 1970, d'abord dans le Vaucluse, où il avait enregistré notamment avec le pianiste Michel Petrucciani, puis à Paris à partir de 1978.

Depuis, tout en privilégiant sa carrière de journaliste, il a continué à jouer, notamment aux côtés d'Alan Silva, du trombone mais aussi de la trompette basse, un instrument qui a la même embouchure que le trombone.

A cette époque, il a travaillé régulièrement pour l'International Herald Tribune puis Bloomberg News. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages, dont "Close enough for jazz" (1983), "Swing under the Nazis" (2000), une histoire du jazz en Europe sous l'Occupation, ou "The Parisian Jazz Chronicles" (2005).

Mike Zwerin, qui avait cessé toute activité depuis deux ans et vivait dans le quartier de la Bastille, laisse un fils Benjamin, 34 ans et lui-même bassiste.

 

Bob Dylan annule plusieurs concerts
en Asie

Le chanteur américain Bob Dylan a annulé plusieurs étapes d'une tournée en Asie après que Pékin eut refusé qu'il donne des concerts en Chine, a rapporté dimanche la presse de Hong Kong.

Initialement, des concerts avaient été prévus en Chine, à Hong Kong et à Taiwan après une tournée dans plusieurs villes japonaises en mars, a précisé le Sunday Morning Post.

Les organisateurs, la firme taiwanaise Brokers Brothers Herald, avaient annoncé en janvier que Dylan se produirait le 8 avril à Hong Kong, mais peu de publicité avait été faite sur ce concert.

Les autorités chinoises n'ayant pas donné d'autorisation pour des concerts prévus à Shanghai et Pékin, la firme taiwanaise a supprimé les autres étapes asiatiques.

"Le ministère chinois de la Culture ne nous a pas donné la permission d'organiser les concerts à Pékin et Shanghai et nous n'avons donc pas eu d'autre solution que d'annuler la tournée d'Asie du Sud-Est", a déclaré au journal Jeffrey Wu, principal responsable des organisateurs.

"La chance de jouer en Chine constituait pour lui la principale attraction. Quand c'est tombé à l'eau, tout le reste a été annulé", a-t-il dit.

Il n'a pas été possible immédiatement d'obtenir confirmation auprès des autorités chinoises.

 

Mexique : Elton John a interprété
ses classiques sous forte protection

Le chanteur britannique Elton John a interprété dans la nuit de samedi à dimanche ses grands classiques sur la scène grandiose des ruines mayas de Chichen Itza (sud-est du Mexique) devant quelque 6.000 spectateurs, protégé par un important dispositif de sécurité.

Les spectateurs, qui avaient payé leur place de 80 à 800 dollars, ont pu profiter des chansons d'Elton John dans le cadre imposant de la pyramide préhispanique de Kukulcan.

Pendant l'heure et demie du spectacle, baptisé "Concert de la nuit du soleil", Elton John, accompagné de sa troupe, a interprété au piano ses grands succès comme "Sacrifice", "Tiny Dancer" ou "Rocket man".

Après une courte pause, Elton John a conclu son concert sous les acclamations en interprétant le thème du film "The Circle of Life".

La vedette devait quitter le Mexique quelques heures après le spectacle. Depuis son arrivée samedi soir sur un vol privé en provenance de Londres, Elton John a été entouré par des centaines de policiers et de militaires tandis que des barrages empêchaient l'accès au site archéologique où devait avoir lieu le spectacle.

L'Etat du Yucatan, où se trouve Chichen Itza, est pourtant considéré comme l'un des plus sûrs du Mexique, un pays où le trafic de la droque a fait des milliers de morts dans les régions du nord notamment.

Elton John est la quatrième vedette internationale à se produire à Chichen Itza, un site classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco, après l'Italien Luciano Pavarotti (1997), l'Espagnol Placido Domingo (2008) et la soprano britannique Sarah Brightman (2009).

L'événement a suscité la colère des Mayas qui y voient une atteinte à la mémoire de leurs ancêtres et un danger pour le site. Il a également donné lieu à des protestations officielles de la part d'une quarantaine de chercheurs de l'Institut national mexicain d'anthropologie et d'histoire (INAH) chargés de la conservation des sites archéologiques du pays. Ils accusent les responsables du gouvernement du Yucatan de mettre en danger un site fragile.

Mais pour l'organisateur du concert comme pour le gouvernement du Yucatan ces concerts constituent un moyen d'assurer la promotion du site désigné parmi les sept nouvelles merveilles du monde lors d'un concours controversé en 2007.

Le gouvernement du Yucatan a d'ailleurs annoncé le rachat à des particuliers des terrains où se trouvent les ruines et la tenue à une date encore indéterminée d'un concert de l'ancien Beatle Paul McCartney.

 

Les arts de la rue sont dans la rue pendant
deux mois, dans les Bouches-du-Rhône

Après une première édition consacrée aux artistes des Bouches-du-Rhône, "La folle histoire des arts de la rue" s'ouvre cette année pendant près de deux mois à des compagnies venues d'ailleurs, dans un département qui se veut le berceau historique de la discipline.

Du 6 avril au 24 mai, le festival (www.follehistoire.fr) sera décliné dans quatre villes (Saint-Cannat, Mallemort, Velaux, Pennes-Mirabeau) qui hébergeront chacune une compagnie pendant une semaine, avant le "florilège" final à Saint-Rémy-de-Provence.

"Pour ce tome 2, nous retrouvons les mêmes ingrédients que dans la première édition", qui avait attiré plus de 25.000 spectateurs à l'automne 2008, souligne Anne Guiot, directrice de l'association Karwan organisatrice de l'événement.

Le format a été un peu réduit pour s'adapter à un budget plus modeste (560.000 euros, dont 80% financés par le conseil général, contre 735.000 auparavant), mais la recette est inchangée: un "festival long", d'une durée de sept semaines, "une présence forte dans la ville, en favorisant les spectacles participatifs, et dans les collèges" où un programme d'actions culturelles est mis en place, et enfin la tournée d'un bus-expo retraçant l'histoire des arts de la rue.

Côté programmation, la nouveauté réside dans "l'ouverture à des artistes nationaux et internationaux" et à de "nouvelles esthétiques": l'art forain avec la compagnie catalane Escalata Circus, la musique avec la fanfare Les Grooms d'Indre-et-Loire et la danse aérienne avec la francilienne Retouramont.

Le théâtre de rue avec Kumulus (Drôme) et la danse avec Pernette (Doubs) seront également de la partie. Seule compagnie locale en lice, No Tunes International, fondée en 2001 à Marseille, présentera sa dernière création, "Les Maronneurs", dans la cité phocéenne ainsi qu'à Arles, Tarascon et Salon-de-Provence.

Si "La folle histoire" ne prétend pas rivaliser avec les grands festivals du genre, comme Aurillac ou Chalon-sur-Saône, son objectif est de combler le déficit de présence des spectacles de rue à Marseille et sa région, qui accueillent pourtant un grand nombre des 915 équipes de rue recensées en France.

"Le public des Bouches-du-Rhône commence à savoir que les arts de la rue ont un sens particulier dans ce département", estime Anne Guiot.

Pierre Sauvageot, directeur de Lieux publics, le plus ancien centre national de création des arts de la rue, note lui aussi une "avancée": "On sent le vent 2013 (date à laquelle Marseille sera capitale européenne de la culture, NDLR) frémir, on a un micro-climat par rapport aux autres régions".

Dans ce contexte, "forcément les politiques s'intéressent à l'art d'espaces publics qui a le gros avantage de toucher tous les publics" et "d'irriguer les petites villes qui ne peuvent pas s'offrir une salle de spectacle".

En gestation depuis 15 ans, la Cité des arts de la rue, laboratoire unique, devrait aussi contribuer au développement de la discipline. L'édifice, qui regroupera sept structures indépendantes, est enfin sorti de terre pour une ouverture "fin 2010-début 2011", selon la directrice de Karwan.

Sur une superficie totale de 36.000 m2, plus du tiers est dédié à la reconstitution de rues, places et quais pour des répétitions grandeur nature dans un véritable "morceau de ville".

 

Plumes, paillettes et fanfare au premier
carnaval de Lagos

Une marée humaine multicolore et dansante a déferlé lundi sur les rues de Lagos pour la première édition du carnaval de la capitale économique nigériane, a constaté une journaliste de l'AFP.

Hommes déguisés en femmes, femmes déguisées en papillons, en soleils ou encore en reines, autant d'accoutrements somptueux qui émerveillaient les passants dont certains semblaient surpris par l'évènement.

Par milliers, les membres de différents cortèges représentant chacun un quartier de la ville -Ikorodu, Yaba, Agege, Obalende-, convergeaient vers Tafawa Balewa Square, où les festivités devaient se poursuivre.

Le tout sur des rythmes hip-hop se mêlant aux tambours et cuivres d'un orchestre perché sur un semi-remorque d'une dizaine de mètres de long, mais aussi aux klaxons, aux sirènes et aux coups de sifflet des organisateurs.

Un brouhaha festif dans la mégapole de 15 à 18 millions d'habitants réputée agressive et aux axes d'ordinaire congestionnés par une circulation très dense.

Parés de plumes, de chapeaux et de masques, les visages maquillés et scintillant de paillettes, de jeunes femmes se livraient à des chorégraphies synchronisées tout en avançant sous un soleil de plomb.

"Les gens sont captivés, ils adorent ça. Tout le monde est heureux de voir ça", s'est exclamé Mahmud, policier, mitrailleuse en bandoulière, visiblement enchanté par le spectacle.

"Nous sommes des papillons", lance Bose, une étudiante au milieu d'un cortège qui attend le coup de départ.

Tayo, un Sierra Léonais, a lui choisi de se mettre dans la peau du sexe opposé: rouge à lèvres, faux seins et faux derrière, perruque, jupe dorée et fichu assorti, il cherche ses compagnons au milieu de la rue.

Funmilayo Ajibola, l'une des nombreuses membres du comité d'organisation qui encadre avec efficacité les défilés, explique que l'évènement a été organisé par l'Etat de Lagos, l'un des 36 qui composent la fédération nigériane, tandis qu'un garçon déguisé en diable fait mine de tuer un spectateur avec une épée couverte de "sang".

Le carnaval est financé en grande partie par des sociétés privées, a indiqué à l'AFP Hakeem Bello, porte-parole du gouverneur de Lagos Babatunde Fashola.

 

Les films de la semaine

"Ajami" de Scandar Copti et Yaron Shani (Israël, 1H58) avec Shahir Kabaha, Ibrahim Frege, Fouad Habash. Dans le quartier "mixte" de Jaffa décrit par le film israélien "Ajami" qui sort mercredi en salles, Juifs et Arabes se côtoient dans la vie quotidienne, sans savoir à quel moment quelqu'un va sortir un couteau. Candidat à l'Oscar du meilleur film étranger, "Ajami" s'intéresse aux Arabes israéliens, une minorité représentant 20% de la population d'Israël mais qui reste dans l'ombre de la question palestinienne. "Ajami", le nom d'un quartier de Jaffa, au sud de Tel-Aviv, raconte les malheurs de personnages liés par leurs allégeances, claniques, religieuses ou ethniques, que le destin plonge dans le monde de la pègre locale. Omar, le héros, est un adolescent arabe israélien qui devient dealer pour honorer une dette d'honneur envers une famille bédouine à la suite d'un règlement de comptes qui a mal tourné. Il y a aussi Malek, un Palestinien de 16 ans, originaire de Cisjordanie, venu travailler illégalement en Israël pour financer l'opération de la dernière chance pour sa mère. Ils croisent Dando, un policier en civil israélien, lancé à la recherche de son frère qui a disparu.

 

"Les arrivants" documentaire de Claudine Bories et Patrice Chagnard (France, 1H53). La France est-elle encore une terre d'asile ? Ce documentaire aussi bouleversant qu'édifiant dévoile le quotidien souvent kafkaïen de la "gestion" des étrangers en quête d'un pays d'accueil, après avoir fui la guerre ou les persécutions. Ils sont Afghans, Iraniens, Tchétchènes, Tamouls, Erythréens, Roumains, Mongols, Soudanais... et chaque jour ils franchissent le seuil de la CAFDA ou Coordination pour l'Accueil des Familles Demandeuses d'Asile, à Paris. Là, la compatissante Colette, tente de répondre aux besoins vitaux des familles sans jamais perdre son calme, tandis que la jeune Caroline, du fait de son inexpérience, se met souvent en colère... contre elles. La caméra capte le désarroi des familles hébétées de fatigue, perdues dans le dédale des démarches administratives et hésitantes, par crainte de représailles, à raconter les persécutions subies au pays. Les réalisateurs montrent aussi le cruel manque de moyens dont pâtit la CAFDA. Harassé de travail, stressé par l'impossibilité de soulager durablement la détresse des "arrivants", son personnel en est réduit à justifier des situations ubuesques.

 

"Le choc des Titans 3D" de Louis Leterrier (Etats-Unis, avec Sam Worthington, Gemma Aterton, Mads Mikkelsen, Ralph Fiennes, Liam Neeson). Malgré ses images en relief et sa débauche d'effets spéciaux numériques, cette coûteuse superproduction fait figure de naufrage avec son scénario anémique et ses décors hideux, soulignés par de cinglantes critiques outre-Atlantique. Réalisé par le Français expatrié à Hollywood Louis Letterier ("L'incroyable Hulk"), "Le choc des Titans" s'inspire de la mythologie grecque avec l'histoire d'Andromède et de Persée, joué par l'Australien Sam Worthington. Courroucé par l'arrogance des hommes qui ont osé défier les Dieux de l'Olympe, le dieu des Enfers Hadès (Ralph Fiennes) a juré de punir ces simples mortels. Fils bâtard de Zeus (Liam Neeson) et donc demi-Dieu, Persée part alors en guerre contre Hadès, et doit affronter des créatures monstrueuses. "Le choc des Titans 3D" est le remake d'un film éponyme de Desmond Davis qui en 1981 mettait en scène Laurence Olivier en Zeus et Ursula Andress en Aphrodite.

 

"Gardiens de l'ordre" de Nicolas Boukhrief (France, 1H45, Avertissement aux publics sensibles) avec Cécile de France, Fred Testot, Julien Boisselier - Rondement mené et filmé dans un XIIIe arrondissement de Paris glacial et méconnaissable, ce polar offre son premier rôle dramatique à Fred Testot, connu pour le duo comique "Omar et Fred" qu'il forme avec Omar Sy. Ce devait être une patrouille de routine, mais ce soir-là la ronde de nuit de Simon et Julie, deux gardiens de la paix ordinaires, tourne au drame. Après avoir sonné à la porte d'un appartement bourgeois, ils essuient les coups de feu d'un jeune homme sous l'empire d'une drogue puissante, qui abat leur collègue. Parce qu'ils riposté et blessé celui qui s'avère être fils d'un député, Simon et Julie se retrouvent accusés de bavure. Sentant que leur hiérarchie les abandonne, ils décident de mener leur propre enquête. Ils font alors la connaissance du mystérieux Marc (Julien Boisselier) un propriétaire de discothèques aux activités louches.

 

"Solutions locales pour un désordre global" (France, 1H53) - Documentaire de Coline Serreau qui présente, à travers une série de témoignages, des pistes concrètes pour de nouveaux systèmes de production agricole et, au-delà, "un meilleur partage des avoirs et des savoirs". Si certains intervenants - Pierre Rabhi, paysan et écrivain, figure singulière de l'écologie, Claude Bourguignon, spécialiste passionné de la microbiologie des sols - présentent avec une réelle conviction, face à la caméra, leurs idées et leurs espoirs pour une autre approche de l'agriculture, la juxtaposition d'entretiens, parfois un peu répétitifs, peine à donner un véritable rythme à ce documentaire militant.

 

"Ensemble, nous allons vivre une très très grande histoire d'amour" de Pascal Thomas (France, 1H39) avec Julien Doré, Marina Hands, Guillaume Gallienne - Entre Dorothée et Nicolas, c'est le coup de foudre. Ensemble, ils vont vivre une très, très grande histoire d'amour. Ils en sont sûrs, certains. Mais la vie s'ingénie toujours à contrarier les meilleures résolutions, le plus parfait des scénarios et rien ne va se passer comme prévu. De malentendus en disputes, de serments en trahisons, de vrais départs en fausses retrouvailles, et inversement, ils vont être entraînés dans le tourbillon d'une comédie aussi tourmentée que leur passion.

"My Own Love song" de Olivier Dahan (USA, 1H45) avec Renée Zellweger, Forest Whitaker, Elias Koteas - Jane (Renée Zellweger), une ex-chanteuse devenue handicapée à la suite d'un accident, reçoit des nouvelles de son fils. En effet, Devon reprend contact avec sa mère car il souhaite l'inviter à sa communion. Malgré les craintes de Jane de retrouver son fils après des années et de faire face à son passé, son ami Joey (Forest Whitaker) arrive à la convaincre d'entreprendre ce périple à travers les Etats Unis. C'est au cours de ce voyage et des rencontres qu'ils feront sur la route que Jane composera sa plus belle chanson d'amour.

 

"Hélène : autopsie d'une disparition" de Joe Lawlor et Christine Molloy (Grande-Bretagne, 1H19) avec Annie Townsend, Sandie Malia, Dennis Jobling - Helen, jeune orpheline de 18 ans, est une adolescente timide et effacée. En quête d'identité, elle a du mal à trouver sa place dans la société. Sans rêves d'avenir, sa vie oscille entre les cours et un job de femme de ménage. Le jour où une élève de son lycée disparaît, Helen est choisie par la police pour jouer son rôle dans la reconstitution des faits. Les proches de la victime devenus psychologiquement fragiles commencent, dès lors, à effectuer un transfert sur la jeune fille. Helen s'immisce peu à peu dans sa vie d'emprunt.

"Louise Michel la rebelle" de Solveig Anspach (France, 1H30) avec Sylvie Testud, Nathalie Boutefeu, Alexandre Steiger - Condamnée pour avoir porté des armes contre les troupes Bismarck puis celles de Versailles, après son incarcération dans la forteresse de Rochefort, Louise est déportée avec des milliers d'autres révolutionnaires sur la lointaine Nouvelle Calédonie. Institutrice, proche de Victor Hugo, Louise va se révéler en déportation une résistante exemplaire. Non seulement elle raffermit le courage de ses camarades de détention, mais encore elle se lie aux habitants de l'île, les Kanaks et se sent solidaire de leur rébellion. A Paris comme à Nouméa, l'histoire de Louise, est celle d'une rebelle.

 

"Le procès d'Oscar Wilde" de Christian Merlhiot (France, 1H01) avec Nasri Sayegh - Dans le jardin d'une villa face à la Méditerranée, un homme travaille à la traduction arabe du procès d'Oscar Wilde. Sous la lumière d'un soir d'été et tout au long de la nuit suivantes, les différents protagonistes du procès se présentent à lui. Il les incarne à tour de rôle et fait revivre les enjeux esthétiques et politiques de ce combat. Cette joute verbale apparaît alors comme la dernière oeuvre du dandy anglais.

 

"Remember me" de Allen Coulter (USA, 1H53) avec Robert Pattinson, Emilie de Ravin, Chris Cooper - Tyler est un jeune New-yorkais en rébellion contre sa famille et la société. Après une altercation avec un policier, il décide de se venger en séduisant la fille de celui-ci. La plaisanterie cruelle se transforme en une histoire qui le marquera à jamais.

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