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Musicologie.org 2008
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil

Actualités musicales

1er - 10 mars 2008

Actualités musicales du 1er mars 2008

Samedi 1er mars 2008, 20h00
Paris, Le Sentier des Halles

Louis Coumian
Concert

Avec

Frank Herrgott, piano
Serge Turetta, contrebasse
Laurent Locuratolo, batterie
Jean-Baptiste Gaudray, guitare

Louis Coumian

LOUIS COUMIAN

Il commence le piano à 6 ans, et pour l’endormir le soir, ses parents lui mettent une cassette de chansons. C’est ainsi que dans son lit, il entend Brel, Brassens, Léo Ferré. À dix ans il est inscrit aux cours de solfège au conservatoire mais bon...

À 15 ans le Hard Rock lui tombe dessus. Il lache le clavier pour saisir le manche d’une guitare électrique. Comme ça se faisait à son époque, il écoute Rage Against The Machine ou Body Count, et glisse petit à petit dans le Hip Hop avec Cypress Hill.

En 1995 c’est l’explosion Rap en France, et, obéissant, il se convertit aussitôt. A partir de 1996, il n’écoute que du Rap et n’écrit plus que ça, tant pis pour les devoirs…

Après le bac, il passe une maîtrise de cinéma, avec un mémoire sur « New York dans le cinéma américain des années 70 », fréquente des groupes de rap. Le sien, un trio, « Blazfame », naît en 1999, disparaît peu après. En 2001, « Reflet » est une nouvelle naissance, toujours rapeuse.

De rimes en rimes, il revient au style de la chanson française, se souvient du piano, et concocte un premier titre : « Un type bien »

Bidouillant toujours l'électro, il est sélectionné, en 2002 et 2003, comme « espoir », par MK2, et ses œuvre figurent sur une compilation. Il compose également pour des documentaires télévisés, le cinéma institutionnel, des jingles. En 2005 et 2007, il tourne au Japon.

Louis Coumian semble avoir trouvé à se poser dans la belle tradition de la chanson française, colorée par d'excellents musiciens du monde du jazz, servie par une voix à la fois douce et incisive.

Trois titres à écouter dans MySpace

Le Sentier des Halles,  50, rue d'Aboukir, 75002 Paris
01 42 61 89 96.

Le monde de la culture manifeste
contre le gouvernement

Le monde de la culture a manifesté contre la politique culturelle du gouvernement et la baisse des subventions, vendredi, lors d'une journée de mobilisation nationale qui a surtout concerné Paris.

Plus d'un millier de manifestants se sont rassemblés dans l'après-midi place du Palais Royal, avec comme mot d'ordre  « artistes, espèce en danger ».

Ils portaient des pancartes où figuraient « Sarkozy, permanent du spectacle », « Albanel, OGM de la Culture » ou « Culture bigarrée et pas culture Bigard ».

A Marseille, quelque 400 personnes ont manifesté devant la préfecture de région.

A Orléans, 150 personnes se sont rassemblées devant le centre d'art dramatique, avant de déposer une couronne de fleurs devant la direction des affaires culturelles (Drac). A Toulouse, ils étaient une centaine de professionnels de la culture devant la Préfecture de région.

En Bretagne, les structures artistiques et culturelles étaient appelées à envoyer un courrier aux préfets de région et d'Ille-et-Vilaine, du Finistère, du Morbihan, des Côtes d'Armor ainsi qu'à la Drac, pour dénoncer « les conséquences désastreuses de baisses de crédits allant de 5 à 100% ».

L'appel à cette journée de « mobilisation nationale contre le désengagement de l'Etat dans la Culture » avait été lancé par l'Ufisc (Union fédérale d'intervention des structures culturelles), qui regroupe essentiellement des structures de musiques actuelles mais a ensuite été rejointe par d'autres secteurs culturels, comme le théâtre.

Depuis plusieurs mois, la grogne monte dans le monde de la culture et plus particulièrement du spectacle vivant, qui dénonce un déficit de politique culturelle, l'instauration d'une « culture de l'audimat » dictée par la lettre de mission envoyée par l'Elysée et Matignon à la ministre Christine Albanel, ainsi qu'un désengagement budgétaire de la part du gouvernement.

Ce dernier a lancé le 11 février les Entretiens de Valois, sorte de mini-Grenelle de la culture.

Mercredi lors d'une conférence de presse au Théâtre de l'Odéon à Paris, un nombre exceptionnellement élevé de metteurs en scène du théâtre public avaient protesté contre la politique culturelle du gouvernement. Parmi eux, de grands noms comme Olivier Py, Patrice Chéreau, Ariane Mnouchkine, Didier Bezace, Jérôme Deschamps, Muriel Mayette ou Stanislas Nordey.

Certains étaient présents à la manifestation parisienne de vendredi, dont Arnaud Meunier (Compagnie de la Mauvaise Graine).

« A-t-on encore une politique culturelle en France ou ne s'agit-il plus que d'une vision comptable des choses? On nous tient un double discours: d'un côté on parle d'ambition pour la démocratisation culturelle, de l'autre on sacrifie le peu d'argent qui reste pour ce travail », a-t-il déclaré à l'AFP.

« Tout ce qui est action culturelle en direction des quartiers, de la politique de la ville, partout où il y a des relais en cours avec les collectivités locales, cela chute énormément », a estimé, à Toulouse, Philippe Metz, représentant régional d'un organisme de formation aux musiques actuelles.

En marge d'un déplacement à Blois, le Premier ministre François Fillon a réagi aux manifestations des professionnels de la culture: « Il faut que chacun comprenne que la France ne peut pas vivre à crédit. Il faut que nous résorbions notre déficit, que nous réduisions notre dette et le monde de la culture y participera comme tous les autres postes du budget de l'Etat ».

La 6e édition des « Nuits sonores » de Lyon,
donne carte blanche à Berlin

La 6e édition du festival des musiques électroniques à Lyon, « les Nuits Sonores », se déroulera du 7 au 11 mai en présence de plus de 250 artistes avec carte blanche donnée à la scène berlinoise, ont annoncé ses organisateurs.

« Pour Nuits sonores, Berlin est une évidence. Qui aime les musiques électroniques sait que Berlin est la ville qui compte le plus d'artistes, de labels, de clubs, de bars alternatifs, de lieux cachés, de fêtes improvisées », ont-ils expliqué.

Comme chaque année, la manifestation investira une quarantaine de lieux de la ville, souvent emblématiques du patrimoine architectural local, pour proposer une programmation allant des courants techno, house et new wave au hip hop, rock, punk et garage.

Quelques grands noms de la scène électronique internationale sont à l'affiche comme le groupe anglais Underworld, l'artiste américain Jeff Mills et un habitué du festival, l'emblématique disc jockey (dj) français Laurent Garnier. Il jouera à quatre mains avec son compatriote Agoria, très apprécié aussi du grand public.

Après notamment celles de Barcelone, Manchester ou Paris lors des éditions précédentes, la carte blanche berlinoise sera représentée notamment par le groupe Einstürzende Neubauten, pionnier dans la musique électronique expérimentale.

Au total, trois concerts payants seront proposés aux festivaliers et se tiendront dans une ancienne usine d'ampoules.

Fidèles à la tradition, des « apéros sonores » dans une quarantaine de bars partenaires agrémenteront la déambulation des visiteurs ainsi qu'un « circuit électronique » et un parcours off, intitulé « Extra », qui feront découvrir la culture électronique au travers de spectacles, de rencontres, d'expositions et de débats.

L'édition 2007 avait attiré plus de 50.000 visiteurs, selon ses organisateurs.

« Le Pont des Ombres »,
un opéra anti Star'Ac
plébiscité par les jeunes

Des centaines de scolaires de 8 à 16 ans ont plébiscité vendredi à Strasbourg « Le Pont des Ombres », un opéra d'Olivier Dejours interprété en avant-première par et pour des jeunes, à cent lieues du monde de la Star'Ac ou de Disneyland.

« C'était trop bien » s'exclame Patrice, 9 ans, à la sortie, tandis que son copain Benoît, bonne bouille joufflue, renchérit: « J'ai surtout adoré quand ils jouaient vite et fort comme ça », mimant un frénétique roulement de tambour.

Dès l'extinction des lustres, l'Opéra du Rhin, comble jusqu'au poulailler, réagit au quart de tour avec des cris d'admiration devant le décor de Jean-Marc Stehlé et Audrey Vuong, un monumental pont qui barre la scène, dans cette histoire d'amour allégorique entre un empereur et une belle juive au 16e siècle.

Le rythme rapide de l'opéra et la mise en scène nerveuse de Michel Deutsch sont sans doute des ingrédients du succès auprès des enfants car les douze tableaux contrastés se succèdent à un train d'enfer dans une représentation d'une heure et quart.

Sur scène et dans la fosse, 92 élèves du Conservatoire interprètent cette oeuvre commandée à Olivier Dejours qui a écrit le livret d'après un roman de Leo Perutz, un juif né à Prague en 1882 et mort en Autriche après la Shoah.

Le cymbalum, instrument d'origine tzigane et typique de l'Europe centrale, figure en bonne place sur la scène, ponctuant des instants dramatiques de l'histoire qui se mêle à l'Histoire, passage entre le monde slave et le monde occidental.

La musique d'Olivier Dejours, ni facile, ni descriptive, suscite pourtant une large palette d'émotions auxquelles les jeunes élèves sont manifestement réceptifs: la terreur de la peste qui extermine même les enfants du voisin, la fragilité et la tendresse des amours coupables de l'empereur Rodolphe II avec la jeune épouse d'un riche marchand juif ou le cocasse de la conversation des chiens qui aboient sur scène en révélant où se trouve un trésor.

Ce conte pour enfants, aussi riche et raffiné qu'Alice au pays des Merveilles, partage avec l'art de Lewis Carroll le mépris de la chronologie, le sens du merveilleux et une exigence de qualité qui fascine les adultes.

Le rabbin Loew permet à l'empereur, par ses pouvoirs magiques, d'aimer la belle Esther sous la forme d'un rosier et d'un romarin enlacés, sous le Pont de Pierre qui relie les deux rives de la Moldau à Prague. Mais la colère divine frappe la ville juive sous la forme de la peste jusqu'au moment où les arbustes sont arrachés, entraînant la mort de la belle Esther.

A la fin, l'ange pleure: il se rappelle que lui aussi a plié sous le poids de l'amour.

« Le Pont des Ombres » sera donné samedi et dimanche en création mondiale à l'Opéra du Rhin à Strasbourg, puis à Mulhouse le 9 mars et Colmar le 4 avril.

Peter Eötvös et l'opéra

De Lyon à Munich en passant par Glyndebourne (Royaume-Uni), le Hongrois Peter Eötvös est un compositeur très demandé, illustrant, sans concession à la facilité, la vitalité d'un genre que certains de ses contemporains disent pourtant passéiste ou mal en point: l'opéra.

En ouverture de la biennale Musiques en scène 2008, dont ce musicien complet (compositeur, chef d'orchestre, pédagogue) de 64 ans est le « commissaire associé », l'Opéra de Lyon donnera mardi soir en création mondiale « Lady Sarashina ».

C'est déjà pour cette maison que Peter Eötvös avait signé il y a exactement dix ans « Trois soeurs », s'inspirant de Tchekhov pour composer ce qui restera comme l'un des grands opéras de la fin du XXe siècle.

Cette partition complexe mais dramatiquement efficace, originale sur le plan vocal avec des rôles féminins attribués à des contre-ténors, a suscité plusieurs nouvelles productions importantes, alors qu'en général les oeuvres contemporaines ont du mal à se faire une place au répertoire.

Depuis, Eötvös a conforté sa notoriété de compositeur lyrique avec « Le Balcon » adapté de Jean Genet (Festival d'Aix-en-Provence, 2002) et « Angels in America » d'après Tony Kushner (Théâtre du Châtelet à Paris, 2004).

Pour « Lady Sarashina », opéra en neuf tableaux d'après des fragments d'un texte japonais du XIe siècle, le compositeur retrouve le metteur en scène des « Trois soeurs », Ushio Amagatsu, un maître du butô.

Baguette réputée pour la musique d'aujourd'hui — ce disciple de Stockhausen et proche de Boulez a été directeur musical de l'Ensemble intercontemporain pendant 13 ans (1978-1991) —, Eötvös officiera lui-même en fosse. Contrairement aux « Trois soeurs », il n'y aura pas d'instruments sur scène mais trois clarinettes dans la salle pour susciter des effets d'écho.

« Avec Peter Eötvös, chaque oeuvre est une aventure en soi, dotée d'un langage particulier mais nourrissant un rapport constant à l'espace, jusqu'à la théâtralisation de la musique », explique le directeur artistique de la biennale Musiques en scène, James Giroudon.

Le compositeur confirme ce constat. « Je fais du théâtre avec ma musique: c'est l'opéra, chose magnifique qui me permet d'écrire la scène », confie-t-il à l'AFP.

« Ma génération nourrit un contact naturel avec l'opéra. Je constate beaucoup d'intérêt de la part des maisons, pas seulement envers moi mais aussi d'autres collègues, comme Pascal Dusapin ou Matthias Pintscher », se réjouit-il.

De fait, les commandes se bousculent. Après Lyon, Eötvös devra livrer un second opéra en 2008, « Love and Other Demons », que le Festival de Glyndebourne créera le 10 août.

« Cela n'arrive pas souvent pour un compositeur qu'on crée deux de ses opéras dans la même saison, ça n'est d'ailleurs pas idéal », relève l'intéressé, surchargé de travail.

Mais « l'important c'est que chaque projet est très différent du précédent », poursuit Eötvös, qui garde toujours en tête la spécificité de l'institution commanditaire et de son public: à Glyndebourne, lieu sans doute plus traditionnel que ne l'est l'Opéra de Lyon, l'exorcisme chrétien évoqué dans la nouvelle de Gabriel Garcia Marquez devrait être bien reçue...

Le compositeur travaille déjà à un nouvel ouvrage lyrique, pour l'Opéra de Munich, en 2010: un nouveau défi puisque pour la première fois chez Eötvös, le livret ne sera pas l'adaptation d'une oeuvre préexistante mais un texte ad hoc autour du mythe de Faust.

Festival mars en chansons,
au Théâtre Marni de Bruxelles

Hommage à Michel Buhler, c'est l’auteur choisi par Claude Bonte le fondateur du Festival Mars en chansons à Charleroi, pour parrainer son initiative 2008. Tout un programme !  C’est dans cette optique à textes que cette année encore nous nous inscrivons dans notre édition au Marni. Autour de la journée des femmes du 8 Mars s’articule 10 ou plutôt onze concerts qui les concernent toutes, ... ou presque.... Cette année aussi il y en aura pour tous les goûts...

Mercredi 5 mars 2008 – 20h30 : ROM

Après 6 ans de concerts autant sur des scènes rock que chanson française, nous voici arrivés comme souvent dans ce genre d'histoires à un de nos points de départ : l'envie de proposer un univers contrôlé qui nous est propre, mêlant la diffusion radiophonique à notre univers musical, dans un environnement visuel comme troisième point d'appuis à la narration. Synopsis : un hôtel de passe du début du siècle dans le port de Tanger. L'endroit est vide, abandonné depuis bien longtemps. Mais peu à peu, la mémoire des murs se révèle. Des images apparaissent, des sons, des musiques, des paroles remontent à la surface. Autant d'histoires de voyageurs, des clients perdus, d'hommes et de femmes en escale qui vécurent en ce lieu. Mais sous l'écran des souvenirs se cache une fiction qui se réinvente chaque soir. L'album sortira à l’occasion du festival au Théâtre Marni.

Rom Renard: Chant-Guitare ; Jean-Christophe Carrière: Guitares-Percussions ; Martin Lauwers: Violon-Clavier ; Vince Nouaille: Trompette ; Al Davidson: Basse-Contre-basse ; Benjamin Meunier: Batterie-Percussions ; Ludovic Jeanmart:Saxophones.
http://www.myspace.com/legrouperom 

Jeudi 6 Mars 2008 – 20h30 : OMP - Orchestre du Mouvement Perpétuel

Né de la rencontre entre Peter Bultijnck et Alejandro Petrasso, l'OMP tisse un imprévisible fil entre Ostende et Buenos Aires. Peter Bultijnck amène d'Ostende un accent teinté de mer du nord qui offre à ses textes ancrés dans la turpitude belge, le naturel d'une histoire racontée sur un coin de digue ou au détour d'une rue de Bruxelles. Alejandro Petrasso propose la virtuosité de son piano à queue, nourri d'une dignité typiquement argentine qui lui permet d'exprimer avec grâce une mélodieuse mélancolie.


OMP : The All & Nothing Show 

La première rencontre passée, leur regard commun s'est porté vers l'électro. C'est elle qui fait office de liant. Subtile, elle ajoute à la mécanique de base des rythmes hypnotiques et entraînants et lui donne, par la même occasion, une modernité intrigante face à la dextérité classique des doigts d'Alejandro Petrasso et à la voix expressive de Peter Bultijnck .

Voilà donc l'improbable duo qui forme l'OMP. Les vagues du nord qui se cognent contre le soleil du sud pour offrir ce mouvement perpétuel et chaloupé dont les chansons ne laisseront pas indifférent tant par leur facture que par leur propos tantôt incisifs, tantôt lyriques.

Les débuts de l'aventure ont déjà conduit l'OMP à décrocher la victoire lors de la Biennale de la Chanson Française 2004 et un troisième prix au Festival de Montauban en 2005.

Et puisque le fil qui relie les deux complices s'est avant tout tissé et étoffé sur les planches, c'est aussi sur scène qu'il faut découvrir leurs chansons et la personnalité (d)étonnante de Peter Bultijnck qui à travers danse, émotion et vécu vous fera vivre des sensations nouvelles dans la manière de recevoir une chanson. Régine Dubois (RTBF - Vivacité)

Sortie du CD à l’occasion du festival au Théâtre Marni. http://www.mouvementperpetuel.be

Vendredi 7 MARS 2008   :  20h30 : Les Dames Blanches

Voici ! un spectacle de cabaret musical et théâtral... C’est un spectacle joyeux et triste, sensible, humoristique et perfidement innocent, un voyage dans l’étrange, le fantasme, la tendresse dévoilée, la cruauté douce, ... Vous y voilà !

Marc Hérouet, Claviers - Isabelle Lamouline, chants, mise en scène - Barbara Dartch, chant - Véronique Peynet, textes et chant - Marco Gilbert, Batterie - Brigitte Liedel, sax alto

Vendredi 7 MARS 2008, 22h00 : ANAKROUZE

Anakrouze est une aventure autant humaine que musicale, 25 femmes se réunissent autour d'une même passion : celle des chants a capella du monde entier et de la polyphonie.

Cet ensemble vocal existe depuis 1995. Il est dirigé par Nathalie Borgomano (chanteuse lyrique, chef de choeur et professeur de chant), qui rêvait de donner corps à sa passion des chants traditionnels de toutes les cultures.


Anakrouze, Spondo

C'est donc tout un voyage qu'il propose de faire, à travers des couleurs vocales aussi variées qu'inattendues. C'est aussi un grand moment de plaisir !
http://www.anakrouze.be/  

Samedi 8 mars 2008, Journée internationale des femmes, 20h30 : Josianne Paradis & Gaële

Lauréates du concours du Festival en Chanson de Petite Vallée (Qc- Ca). Josianne Paradis Lauréate Artiste collaborateur 2006, à échanger : échangerais 3 ou 4 chansons, un sourire qui revient souvent, un lot d'étincelles et beaucoup d'émotions contre un peu d'écoute, quelques applaudissements, des commentaires, de la sincérité et d'autres chansons (si applicable).  Visitez le site de l'artiste: http://www.josianneparadis.com ou http://www.myspace.com/josianneparadis

Gaële, avec un L, jeune auteure-compositeure-interprète originaire des alpes françaises d'adoption québécoise, nous présente son premier album original intitulé Cockpit qui sera lancé le mercredi 19 septembre à Montréal, le jeudi 20 septembre à Sherbrooke et le vendredi 21 septembre à Québec. Son premier extrait, l'Idéal Tango, voguera sur les ondes dès le 20 août. http://www.gaele.net

Samedi 8 mars 2008, 22h00 CHRISTIANE STEFANSKI

Christiane Stefanski, connue pour son engagement politique depuis les années 80, fait désormais part de ses indignations de manière plus intérieure, sur des musiques qui prennent des tournures de fête latino, de grand dialogue jazz ou de petite causerie intimiste.


                                     Photo Jacques Charretton

Ses musiciens lui emboîtent le pas avec ce bonheur communicatif qui sert à merveille les textes signés Anne Sylvestre, Léo Ferré, France Léa, Gilbert Lafaille, Michèle Bernard, Claude Semal, Michel Gilbert, et autres auteurs chantants.
http://www.christianestefanski.net/  

Stéphane Martini (guitare), John Valcke (contrebasse), Frank Wuyts (piano), Christophe Stefanski (batterie) et Denis Van Hecke (violoncelle)

Mardi 11 Mars 2008, 20h30 : ROMAIN DIDIER-ALICE DEZAILES

Romain Didier est le fils d'un prix de Rome et d'une mère cantatrice, Didier, petit, apprend seul la musique. Il devient pianiste et donne des concerts dans plusieurs villes de France. Il écrit ensuite un mini opéra, 'La Chouette', filmé pour FR3, et écrit pour plusieurs chanteurs, à l'image de Nicole Croisille en 1979, pour qui il devient pianiste et assure les premières parties. En 1980, il enregistre son premier album. Le titre 'Promesses promesses' - Les tramways de Shanghaï - est un succès. France Inter le choisit alors pour représenter la France au festival de Spa en Belgique ; il remporte trois prix sur quatre avec la chanson 'Amnésie'. En 1982 il enregistre l'album 'Candeur et décadence' ; 'Le Monde entre mes bras' verra le jour deux ans plus tard.


Romain Didier au Divan du Monde en 2005

Dès lors, Romain Didier enchaîne les albums, les concerts et les festivals, en France et à l'étranger. En 1995, il crée un spectacle ayant pour thème L'Ile de France, et assure pendant deux ans une formation pour les jeunes pré-professionnels. Gérard Lefebvre lui commande un opéra pour enfants ; c'est la naissance de 'Pantin Pantine', qui rassemble cinquante enfants, quatre solistes et vingt musiciens. Le conte est nommé aux Victoires de la musique 1999 et sera monté à plusieurs reprises. En 2001, il crée l'opéra 'Pinocchio court toujours', qui sera enregistré en CD avec les chanteurs Pierre Perret et Enzo Enzo notamment. Romain Didier continue ensuite à enregistrer des albums et assurer des formations. http://www.romaindidier.com


Romain Didier décembre 2007

Alice Dezailes a 20 ans et vit à Annecy, ou elle poursuit des études de musique au CNR. C’est lors d’une master class concert dans la région que Romain Didier a eu l’occasion de la découvrir sur scène. Subjugué par sa voix et ses qualités d’interprète, il propose à Alice d’enregistrer un duo sur son album « Chapitre neuf ». Ce sera « Où vont les chevaux quand ils dorment » (Allain Leprest / Romain Didier) qui sera en playlist tout l’hiver sur les 2 radios nationales suisses et plusieurs radios françaises. Amoureuse des beaux textes, Alice enregistrera son album sous les talents protecteurs d’Allain Leprest, Remo Gary, Pascal Mathieu, mis en musique par le mélodiste hors pair qu’est Romain Didier. Un bonheur n' arrivant jamais seul, Michel Fugain a invité Alice ,avec 18 autres jeunes « collègues » de la nouvelle génération, a participé aux choeurs de « La terre est servie“ (Claude Nougaro/Michel Fugain). Ce nouvel opus de Michel « Bravo et merci “ sortant au mois de Mars 2007. Site : http://www.myspace.com/alicedezailes

Mercredi 12 Mars 2008 – 20h30 : TAM ECHO TAM : ABSOLUTELY A CAPELLA

Il était une voix cherchant sa voie… En 1992, un grand brun prend d'une main son destin et de l'autre un mégaphone. On le voit alors, dans les rues de Bruxelles, chanter à qui veut l'entrendre qu'il cherche l'harmonie.

Vocale ? OK répond l'écho, mais où ? A Capella, à Bruxelles, partout se disent à l'unisson Larbi Alami, Aline Bosuma, Valérie Lecot et Daniel Vincke.

En 1993, un nouvel instrument à huit cordes est né sous le signe du mélange (des genres, des rôles, des styles, des couleurs…), son nom : Tam Echo Tam. 2 filles, 2 garçons, 5 nationalités (Belgique, Congo, France, Guyane, Maroc) mais surtout 4 personnalités qui se mettent à improviser avec tout ce qui leur tombe sous la bouche : des sons, des mots, des langues. C'est pas de la pop, pas du jazz, pas de la soul, pas de la world… c'est l'écho des variétés d'inspirations qui s'offrent aux habitants des villes.

Jeudi 13 MARS 2008 – 20h30 : JIL CAPLAN

Jil Caplan Après une période contrastée de doutes et de retour à soi, Jil Caplan revient de plus belle en 2007 avec un album intitulé « Derrière la porte » dont elle signe la plupart des textes et qui marque ses retrouvailles avec Jay Alansky. Le 1er extrait « Des toutes petites choses » évoque selon son auteur et interprète « cette peine que procure la solitude, l'abandon, le fait de ne plus être touché ».

Née Valentine par un beau jour d'octobre 1965 en région parisienne, fille unique d'un imprimeur-sérigraphe, sa famille s'installe peu de temps après à Paris. Jil Caplan hérite donc de la Capitale pour jardin d'éveil et s'éprend très vite de ce tumulte foisonnant qu'elle ne quittera plus.
http://www.jilcaplan.fr


Jil Caplan, Tout ce qui nous sépare

Michel Buhler : Un suisse ordinaire. C'est comme cela que Michel Bühler aime se définir, ni banquier, ni horloger, simplement chanteur francophone avec dans ses bagages quelques 200 chansons. Il mêle poésie et engagement politique dans ses textes, et ce depuis 1967, année où il abandonna son métier d'instituteur pour se consacrer à la chanson. A son actif également des romans et des pièces de théâtre.

Michel Bühler chante haut et fort, abordant des thèmes de société sans détours, parfois crûment comme dans « Il suffit d'être con » ou les difficultés des chanteurs comme lui à se produire dans « Tribulations d'un chanteur en Suisse ». Mais d'ordinaire Michel Bühler ne hausse pas le ton pour chanter sa colère.

Michel Bühler a d'abord chanté Ferrat et Brassens en cherchant sa propre voie. Il déclare par la suite : « Je me disais qu'on devait pouvoir raconter notre vie de tous les jours avec ses problèmes, nos paysages, c'est pour ça que j'ai commencé ». Plus tard il entend la chanson de Gilles Vignault « Mon pays » et c'est la révélation, il écrit ses propres chansons. Par la suite il fait des premières parties de Jacques Brel, Félix Leclerc, Hugues Aufray et Jacques Dutronc. Il retrouve Michèle Bernard sur scène en mars 1997

Michel Bühler est aussi un écrivain et compte dans sa bibliographie des romans, des pièces de théâtre. Le style de son écriture en dit long sur la qualité épistolaire de ce chanteur hélas peu diffusé.
http://www.chansonrebelle.com/chanteurs/buhler.htm
http://www.michelbuhler.com


Michel Bühler

Renseignements et réservations : Fnac : http://www.fnac.com ; Théâtre Marni : 02 639 09 80 ; info@theatremarni.com  — Production

Travers : 02 217 48 00 ; http://www.travers.be — Théâtre Marni, Rue de Vergnies 25, B-1050 Bruxelles — Programmation Jules Imberechts / Travers et Claude Bonte / Charleroi Chansons. Une production de TRAVERS asbl avec le Théâtre Marni, Charleroi Chansons et la COCOF, et l’aide des Tournées Arts et Vie de la Communauté Française, La Commune d’Ixelles, de la Délégation générale du Québec, la Loterie nationale, Article 27, la régie mobile, La Première (RTBF)  et la Biennale de la Chanson.

Actualités musicales du 2 mars 2008

Dimanche 2 mars 2008 à 18h00
L'Archipel, Paris

Carte blanche au compositeur
Christian Dachez

avec

Marie Kobayashi, mezzo soprano
Michel Benhaïem, piano
Matthieu Lejeune, violoncelle
et Max Bonnay, bandonéon

Au programme

Christian DACHEZ
Chiffres variés, préludes pour piano
Ways away, pour violoncelle seul (création mondiale)
Oratio, pour mezzo soprano et piano (création mondialeà)
Archipel, pour mezzo soprano,
bandonéon, piano et violoncelle

Claude DEBUSSY
Chansons de Bilitis

Compositeur français, né en 1951. Christian Dachez signe plusieurs musiques de film dont « Destin » (1978) pour le Festival Fantastique de Paris, compose pour le compte de sociétés de publicité, pour le cinéma, la télévision et la chanson.Une formation aux techniques des ateliers U.P.I.C. ainsi que l’écoute du Requiem de Ligeti déterminent son orientation définitive.

« Une écriture surréaliste, ( …) des climats angoissants et introspectifs (…) ce grand concert symphonique du Festival nous faisait découvrir (…) à sa juste valeur l’écriture de Christian Dachez » L’indépendant-Perpignan (jeudi 27 novembre 2001 )

Plus d’informations : http://www.dachez-compositeur.com

Marie Kobayashi commence très jeune l’étude du piano et du chant. Elle fait ses études musicales à  l’Université Nationale des Beaux-Arts et de la Musique de Tokyo où elle obtient Licence et Maîtrise. Elle s’installe définitivement à Paris en 1982, et entre au CNSM de Paris dans les classes de Régine Crespin, Michel Roux et William Christie. En 1987 elle obtient le Prix d’art lyrique  et en 1989 le Prix d’interprétation de Musique vocale ancienne. Son répertoire s’étend du baroque à la musique contemporaine.  

Ce concert est organisé en collaboration avec les Editions Artchipel : http://www.artchipel.net

Faute de moyens,
« les Concerts de prestige » du Limousin,
ferment les portes
avec un récital Alexandres Tharaud

L’équipe des Récitals « Prestige » peut se féliciter, l’ambitieux pari qu’elle s’était lancé en créant une nouvelle saison de piano dans le Limousin est gagné.

Un formidable défi, qu’elle ne pourra cependant prolonger cette année, faute de financement.

A la condition de trouver d'autres partenaires financiers, les Récitals reviendront l'année prochaine.

Les organisateurs remercient le public de sa fidélité et de ses nombreux messages d'encouragements ainsi que ses partenaires (La Région Limousin, Le Pôle de Lanaud, La Banque Tarneaud, France Musique, RCF, La Fnac, Télérama, Mezzo et France 3 Limousin) pour leur soutien.

Les abonnés sont invités à contacter les Récitals « Prestige » pour plus de renseignements au 09.50.36.13.43 ou par e-mail :

Artiste à contre-courant, pourvu d’une délicieuse audace, Alexandre Tharaud est certainement aujourd’hui le pianiste français le plus demandé.

Il séduit son public par le raffinement de son jeu, sa personnalité touchante et l’irrésistible impertinence dont il fait preuve dans ses choix artistiques.

Il sera l’invité des Récitals Prestige le jeudi 6 mars au Pôle de Lanaud dans un programme Rameau et Chopin. Il enregistre actuellement son nouvel album et s'est accordé une pause pour parler de ses choix musicaux  : Entretien avec Alexandre Tharaud


Alexandre Tharaud joue couperin, une magnifique mise en hip hop

 

La Fnac affirme qu'elle ne vendait pas
de DVD pirates

La Fnac, soupçonnée de vendre des DVD pirates, a affirmé samedi dans un communiqué qu'elle avait reçu une lettre du distributeur de ces DVD, European Records Service, lui précisant qu'il possédait les droits des titres mentionnés récemment dans le Canard enchaîné.

L'hebdomadaire avait fait état mercredi de la vente par le groupe de DVD qui pourraient avoir été piratés. Une enquête avait été diligentée par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), à la Fnac et chez d'autres distributeurs, sur la vente de ces disques fournis par la société Wow Corporation.

La Fnac déclare dans son communiqué avoir reçu « un courrier de European Records Service, qui distribue en France le label Wow Corporation, commercialisé dans les magasins Fnac, (...) confirmant qu'il était parfaitement titulaire des droits des titres mentionnés » dans le Canard Enchaîné.

La Fnac réaffirme par ailleurs qu'elle « respecte scrupuleusement le droit en général, et celui de la propriété littéraire et artistique en particulier auquel elle a toujours été profondément attachée ».

Les DVD proposaient le captage, dans des conditions légales douteuses, selon la Sacem, de concerts de groupes rock mythiques, des Rolling Stones à Queen.

 

Camille, Cali, Christophe Willem
et Pete Doherty
au 32e Printemps de Bourges

Camille, Cali, Christophe Willem, Catherine Ringer, les BabyShambles de Pete Doherty, Renan Luce, Sébastien Tellier, The Do et Justice font partie de la centaine d'artistes ou groupes à l'affiche du 32e Printemps de Bourges (15-20 avril), selon la programmation dévoilée samedi.

Camille, qui sortira le 7 avril son nouvel album, « Music Hole », sera l'une des vedettes de cette édition, dont la programmation s'annonce riche, variée et de grande qualité.

La jeune femme occupera pendant trois soirs le théâtre Jacques-Coeur (16, 17, 18 avril). Dans un univers artistique comparable, Daphné et Claire Diterzi seront à l'affiche d'une même soirée, le 16.

La première soirée du Printemps sera placée sous le signe de la jeunesse avec Christophe Willem, Renan Luce, Rose, Constance Verluca ou le groupe Syd Matters.

L'Anglais Pete Doherty et ses BabyShambles seront les têtes d'affiche d'une soirée pop-rock le lendemain, comprenant également leurs compatriotes de The Kooks et les Français de Deportivo et BB Brunes. Le même jour, un concert hip hop verra se succéder Sefyu, Psy4 de la Rime et Sinik.

Au rayon chanson, Cali se produira le 17 avril, après Thomas Dutronc et la révélation pop-folk de l'année, la Franco-Israélienne Yael Naïm.

Deux vétérans de la scène rock française animeront la quatrième soirée: Catherine Ringer (qui remontera sur scène à partir de la mi-mars, quelques mois après le décès de l'autre moitié des Rita Mitsouko, son compagnon Fred Chichin), et Daniel Darc. Egalement à l'affiche le 18 avril, le fantasque chanteur électro Sébastien Tellier ou l'Ivoirien Tiken Jah Fakoly.

Le samedi, une soirée électro réunira Justice et Vitalic, parallèlement aux concerts du couple franco-finlandais de The Do, de l'Américaine Alela Diane, son compatriote Serj Tankian (chanteur du groupe de métal System of a Down) ou du Canadien Gonzales.

Le Printemps s'achèvera dans l'après-midi du dimanche 20 par un concert à tarif réduit (5 euros) qui réunira Ridan, Rokia Traoré et Asa.

Programme : http://www.printemps-bourges.com

Actualités musicales du 3 mars 2008

Tournée de musiciens
et de danseurs de Bali en France

Trente-cinq musiciens et danseurs du village de Sebatu, sur l'île de Bali (Indonésie), ont commencé ce week-end à la salle Pleyel à Paris une tournée en France avec un spectacle qui se veut un « voyage musical dans l'espace et le temps balinais ».

Cet ensemble, dont le seul but est le divertissement mais qui puise dans un corpus de musiques et de danses rituelles, effectue un déplacement en Europe qui l'a déjà amené à se produire à Budapest et à Genève.

Après les deux représentations parisiennes de « Bali années 20 » devant des salles combles, quatre autres sont prévues début mars à Chalon-en-Champagne le 4, Besançon le 7, Reims le 8 et Dijon le 9 avec une échappée à nouveau en Suisse, à Lausanne, le 6 mars.

Le spectacle de la troupe de Sebatu, qui est déjà venue en France en 1972 et en 1992, fait alterner parties purement instrumentales et parties dansées. Côté cour et côté jardin prennent place en tailleur les instrumentistes sous des oriflammes et des parasols aux couleurs vives comme leurs vêtements à dominantes de vert, de rouge et de jaune.

Le programme s'ouvre sur une pièce soliste, le Baris — à l'origine interprétée par les soldats avant le combat —, qui s'appuie sur le répertoire classique de base de l'art chorégraphique balinais: jambes écartées et à demi pliées, torse en mouvement, avant-bras sur le même plan que les épaules et jeu raffiné des doigts et des mains.

Le costume est couvert d'étoles multicolores qui tremblotent à chaque mouvement. Le gamelan — l'orchestre fait principalement de tambours, de cymbales, de gongs et de métallophones — fait alterner des moments de violence et de douceur.

Le reste du programme témoigne de l'évolution, au début du XXe siècle sous l'impulsion de musiciens et danseurs réformateurs, d'un art qui était d'abord rituel et divertissement de cour et qui est devenu surtout danse pure, l'histoire évoquée servant à mettre en valeur la subtilité de la gestuelle de la danse.

Orgue Hammond,
vedette à la Cité de la Musique

L'orgue Hammond sera en vedette à La Cité de la Musique à Paris le samedi 15 mars.

Jimmy Smith fut le premier à le sortir des églises baptistes, où cet instrument servait à accompagner les choeurs gospel, pour l'amener vers le jazz.

 
Jmmy Smith : « Moanin » (Blue Note Festival 1990)

Cet instrument en bois au son chaud caractéristique, inventé par l'horloger américain Laurens Hammond et dont la version la plus réputée, le B3, a été lancée en 1955, s'y est imposé, notamment dans ses versions festives: jazz « groove », jazz funk, acid jazz.


Jimmy Smith Quintet, « A Night in Tunisia »
Jon Faddis(trompette), James Moody (saxophone alto
Kenny Burrell (guitare)

Emmanuel Bex, Rhoda Scott et Benoît Sourisse donneront un premier concert l'après-midi, après avoir animé une table ronde consacrée à cet instrument.

En soirée, trois vénérables serviteurs du Hammond-B3, Reuben Wilson (considéré comme l'un des pères de l'acid-jazz), Lonnie Liston Smith (une figure du jazz psychédélique des années 70) et Joey de Francesco, leur digne héritier, seront réunis sur scène.

21e édition du festival
« A Vaulx Jazz » du 5 au 15 mars

La 21e édition du festival « A Vaulx Jazz » aura lieu à Vaulx-en-Velin, dans l'agglomération lyonnaise, du 5 au 15 mars, avec en ouverture le « crooner » Guy Marchand, qui interprétera ses succès et d'autres chansons plus récentes devant un big band, entre variété, swing et tango.

Ce festival rassemble plusieurs « pointures » du jazz contemporain: le saxophoniste Archie Shepp, figure historique du free jazz et de la « great black music », le trio Romano-Sclavis-Texier, Michel Portal (clarinette basse, bandonéon), le violoncelliste Vincent Courtois...

Egalement au programme, une soirée blues le 14 avec le guitariste de Chicago Blues, Jimmy Burns, 65 ans.

Actualités musicales du 4 mars 2008

4-28 mars 2008
Paris, Satellit-Café

7e Festival Paris-Brasil

Le Satellit Café et l’association World Musique vous invitent à la 7e édition du Festival Paris Brasil. Un festival qui a accueilli de nombreux artistes de renom et qui a également vu naître de jeunes talents de la scène brésilienne.

Chaque année est une nouvelle occasion d’apprécier la richesse de la musique brésilienne et de découvrir le talent des artistes originaires de ce pays.

Ils vivent ici où viennent spécialement de là-bas pour nous entraîner, le temps d’un concert, dans la magie, les couleurs et la chaleur de la musique brésilienne et de ses rythmes effrénés.

Entre samba, bossa nova, forró, choro … les rythmes brésiliens se succèderont pendant 4 semaines. Alors venez partager et venez vous réchauffer aux rythmes du Brésil !

  • Mardi 4 mars et mercredi 5 mars : TEKERE, afro-jazz brésilien
  • Jeudi 6 mars : RODA DO CAVACO, roda de samba
  • Mardi 11 mars : Soirée aux rythmes du Brésil avec DJ Ricardo da Forza
  • Mercredi 12 mars : NAZARE PEREIRA (invité : OLIVAR BARRETO); musique du nordeste brésilien
  • Jeudi 13 mars : CATIA WERNECK, samba, bossa nova
  • Mardi 18 mars : ANNA TORRES, samba jazz funk
  • Mercredi 19 mars : ROLANDO FARIA, la voix envoûtante du Brésil
  • Jeudi 20 mars : RAMIRO MUSOTTO, l’électron libre de l’électro Brasil
  • Mardi 25 mars : SANTO AMARO, samba de roda
  • Mercredi 26 mars : PEDRAO DO MARANHAO, samba, bossa nova
  • Jeudi 27 mars : ALINE DE LIMA, douces ballades et frévos endiablés
  • Vendredi 28 mars : ORQUESTRA DO FUBA, forró

Programmation Philippe Gueugnon / Promotion Association World Musique — Concerts les mardis, mercredis, jeudis et vendredis dès 21h. - Entrées 8 / 10 €

Décès du ténor
Giuseppe Di Stefano

Le ténor italien Giuseppe Di Stefano est décédé lundi à l'âge de 86 ans, a annoncé l'agence Ansa.

L'artiste lyrique, à la retraite depuis 1992, avait été durant de longues années le partenaire principal de Maria Callas et a chanté sous la conduite de chefs d'orchestres prestigieux comme Herbert Von Karajan.

La Scala de Milan, mais aussi l'Opéra de Vienne, Covent Garden, Paris, Chicago, San Francisco, Mexico, Buenos Aires, Rio de Janeiro et Johannesbourg se le sont arraché alors qu'il était au faîte de sa carrière dans les années 1950 à 1970.

Spécialiste du répertoire italien, il a interprété le Rigoletto de Verdi, Lucia de Lamermoor de Donizetti, Les Puritains de Bellini, mais aussi Wagner, Gounod et Bizet.

Son dernier rôle a été en juin 1992 dans Turandot de Puccini aux thermes de Caracalla de Rome.

En 2004, alors qu'il se trouvait au Kenya avec son épouse, Giuseppe Di Stefano avait été grièvement blessé dans une agression et ne s'était jamais vraiment rétabli.


Giuseppe di Stefano « Addio alla mamma »
(Pietro Mascagni., « Cavalleria Rusticana »)

Rodolphe Burger passe au
« No Sport » individuel

Après avoir multiplié les collaborations, travaillé avec Alain Bashung ou Françoise Hardy et largement contribué à la réussite du dernier album de Jacques Higelin, Rodolphe Burger a voulu « se recentrer » sur son travail solo, avec un disque bien à lui puis une tournée.

L'ancien chanteur-guitariste de Kat Onoma, groupe marquant des années 80/90, vient de publier son troisième album solo, « No Sport » (Capitol/EMI), près de dix ans après « Meteor Show » (Grand Prix de l'Académie Charles-Cros en 1998). Il entamera mardi à Rouen une tournée peaufinée lors d'une résidence à Lille.

Ces dernières années, Burger, 50 ans, a enchaîné les projets à un rythme effréné: collaborations avec Françoise Hardy ou Alain Bashung, création du festival « C'est dans la vallée » dans sa petite ville de Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin) ou production de l'album « Amor Doloroso » de Jacques Higelin (en lice pour la Victoire de la musique de l'album chansons/variétés de l'année).

Parmi bien d'autres activités, il a fondé le label Dernière Bande et travaillé dans ce cadre avec Jeanne Balibar, le musicien électro-jazz Yves Dormoy, le Breton Erik Marchand, l'Américain James Blood Ulmer (présent dans « No Sport ») ou Bashung, encore, pour son « Cantique des cantiques ».

« Je n'ai pas l'impression de m'être dispersé car j'ai eu la chance de vivre des rencontres passionnantes, qui ont considérablement élargi mon désir musical », explique-t-il à l'AFP. « Mais à un moment donné on a envie de se poser et de voir quelle trace tout cela laisse. Ca m'intéressait de voir où j'en étais ».

« Au début, j'ai eu un vertige: je m'exprimais à travers une multitude de projets et tout à coup, un seul disque me paraissait très étroit », ajoute Burger, carrure de bûcheron et regard bleu acier.

« No sport » est irrigué par le blues, celui du delta du Mississippi comme du Mali d'Ali Farka Touré. Mais « il ne s'agit pas de blues canonique, dans sa forme stricte et harmoniquement orthodoxe ».

Burger et son complice Doctor L, auteurs d'un travail de réalisation sonore remarquable, ont adopté un parti pris minimaliste mais néanmoins sophistiqué, remplissant l'espace de sons feutrés et hypnotiques.

De sa voix chaude et grave, Burger déclame les textes en parlé-chanté d'une manière qui évoque parfois le Gainsbourg de « L'homme à tête de chou ».

« Quelquefois, on me dit: C'est du rock littéraire. Ca me fait bizarre, car j'essaie au contraire de sortir du côté incroyablement littéraire de la chanson française, avec des vieux schèmes poétiques, la rime, la métaphore, etc. », estime celui qui est depuis longtemps estampillé « rocker intello » (il a obtenu un DEA de philosophie en 1980).

Dans l'une des chansons, l'obsédante « Arabécédaire », il donne une leçon d'arabe en duo avec Rachid Taha. Et dans « Ensemble », cosignée avec l'écrivain Pierre Alferi, il s'attaque au slogan de Nicolas Sarkozy « Ensemble, tout devient possible ».

« Je suis très étonné qu'on ait l'air de découvrir, comme une surprise, la manière dont fonctionne Sarkozy », commente Burger. « Ce à quoi on assiste en ce moment, c'est juste le revers de ce qu'on écrit dans la chanson, ce côté On se tripote, on est tous des amis ».

« C'est la destruction de la distance fondatrice de la relation politique au profit de relations familières, quasiment familiales, ce qui évoque la mafia, ajoute-t-il. Or, dans les familles et dans les mafias encore plus, on sait comment ça peut tourner: au carnage ».
http://www.rodolpheburger.com

Actualités musicales du 5 mars 2008

Opéra: Olivier Py met en scène
« la carrière du libertin » de Stravinsky

Olivier Py a fait lundi soir des débuts très attendus à l'Opéra de Paris en mettant en scène et en lumière, avec ses néons familiers, « The Rake's Progress » (« la carrière de libertin ») de Stravinsky, dont il tire une réflexion plus noire que blanche sur la vanité de l'homme.

Cette nouvelle production, à l'affiche du Palais Garnier pour huit autres représentations jusqu'au 24 mars permet de réparer une double anomalie.

D'abord, le principal opéra d'Igor Stravinsky (1882-1951) n'avait pas été donné à l'Opéra de Paris depuis plus d'un demi-siècle: dans la foulée de sa création à Venise (1951), il avait été joué à la salle Favart à partir de 1953, mais pour 27 représentations seulement.

En outre, Olivier Py, 42 ans, l'un des metteurs en scène français les plus doués de sa génération, a déjà signé huit productions lyriques de Nancy à Moscou en passant par Nantes, Edimbourg et surtout Genève, mais il n'avait curieusement jamais eu les honneurs du premier Opéra de France.

Ces débuts n'étaient d'ailleurs pas prévus. Cependant, le Suisse Luc Bondy ayant déclaré forfait pour raisons de santé, Olivier Py a accepté, malgré ses nouvelles fonctions de directeur du théâtre national de l'Odéon, de monter un projet en quelques semaines.

Ce catholique flamboyant avait de bonnes raisons d'accepter de faire sienne une histoire qui rejoint sa préoccupation d'un théâtre philosophique et poétique.

« The Rake's Progress » raconte la déchéance de Tom Rakewell, qui renonce à son idylle avec Anne Trulove pour embrasser une vie de débauche au terme d'un pacte faustien... et finir à l'asile psychiatrique.

Olivier Py résume ce propos en composant avec un crâne humain, des livres anciens et un sablier une « vanité » (nature morte en vogue notamment au XVIIe siècle) qui ne désertera pas son plateau pour dire la fragilité de l'homme face au savoir et au temps.

Comme toujours, son spectacle s'appuie sur une forte scénographie signée de Pierre-André Weitz, dont les modules métalliques noirs, par la magie de la mobilité et de la transformation, peuvent faire apparaître, en contrebas du nid d'amour de Tom et Anne, le bordel où Rakewell se perdra bientôt.

Ce décor unifié, éclairé par des néons déjà croisés chez Py (« Tannhäuser » de Wagner notamment) et passant d'une couleur (rouge, bleu, blanc, jaune) et d'une esquisse (soleils, roues...) à l'autre, concourt à la cohérence d'un propos qui a le mérite de ne pas brouiller un excellent livret.

Mais ce « Rake's Progress » plutôt sombre aurait pu être moins propret, plus caustique (la « femme à barbe » de la mezzo américaine Jane Henschel est l'un des rares motifs de drôlerie) et plus émouvant (la soprano texane Laura Claycomb y contribue modestement).

Deux prises de rôles sont à saluer: celles du ténor anglais Toby Spence (Tom Rakewell), voix aussi caressante que rayonnante, et du baryton Laurent Naouri (Nick Shadow), bel acteur méphistophélique, que Py met au centre de sa lecture.

La déception vient de la fosse: le chef d'orchestre britannique Edward Gardner peine à donner souffle et tension à la partition néo-classique de Stravinsky, qui requiert une mise en place autrement plus nette.

L'Orchestre de Paris un soir à Bercy pour la
« Symphonie des mille » de Mahler

L'Orchestre de Paris s'invitera jeudi soir au Palais Omnisports Paris Bercy (POPB) pour y donner la gigantesque « Symphonie des mille » de Gustav Mahler (1860-1911), un projet à dimension pédagogique qui vise notamment à sensibiliser un nouveau public à la musique classique.

Le concert mettra en scène plus de 800 interprètes sous la baguette du directeur musical de l'orchestre, l'Allemand Christoph Eschenbach, un amoureux du compositeur autrichien et de cette « Huitième symphonie » qu'il considère comme « une grande vision du monde ».

Ce programme devait initialement être donné deux fois (6 et 7 mars à 20h30) mais la seconde date a été supprimée, faute de réservations suffisantes: l'Orchestre de Paris est de fait plus habitué aux 1.900 sièges de la salle Pleyel, sa résidence permanente, qu'aux 11.000 places disponibles à Bercy.

La « Huitième » de Mahler a été créée le 12 septembre 1910 à Munich par 858 choristes et 171 instrumentistes, d'où son surnom de « Symphonie des mille ».

La production présentée à Bercy rassemblera, aux côtés de l'Orchestre de Paris et de son choeur, le London Symphony Chorus, le mythique Singverein de Vienne et la Maîtrise de Radio France, auxquels se joindront 300 enfants. Huit solistes vocaux seront également de la partie.

Par ce concert, l'Orchestre de Paris retrouve un endroit atypique pour la musique classique qu'il a déjà fréquenté plusieurs fois par le passé.

Il s'y est produit sous la direction de Daniel Barenboïm (« Missa Solemnis » de Beethoven en 1985 et extraits du « Crépuscule des Dieux » de Wagner en 1988), Lorin Maazel (« Neuvième symphonie » de Beethoven en 1987) et Jean-Claude Casadesus (« Les Contes d'Hoffmann » d'Offenbach avec les poupées géantes du metteur en scène Jérôme Savary en 2004).

« La Symphonie des mille », malgré sa notoriété, demeure une oeuvre rarement montée, en raison de ses dimensions et de ses coûts de production.

Elle devait l'être au début de l'été 2008 à Nantes et Rennes par l'Orchestre national des Pays de la Loire (ONPL) et l'Orchestre de Bretagne, mais le projet a été abandonné en raison d'une « importante diminution de la subvention » du ministère de la Culture en 2008, selon l'ONPL.

Chanson française :
le directeur de Fun Radio
pour un assouplissement des quotas

Jérôme Fouqueray, directeur général de Fun Radio s'est prononcé mardi pour un « assouplissement » des quotas de chansons d'expression française, pour y intégrer les morceaux de DJ comme David Guetta, genre sur lequel sa radio se positionne.

Interrogé par l'AFP, Jérôme Fouqueray note que « le mouvement dancefloor, ainsi que des gens comme David Guetta ou Martin Solveig, qui sont aujourd'hui des icônes de la jeunesse en termes de musique » n'entrent pas dans les quotas de chanson d'expression française « parce que le mouvement musical auquel ils appartiennent, par nature, ne s'exprime pas en français ».

« Pour l'intérêt des artistes et pour l'intérêt de notre radio qui les soutient et les révèle, il serait judicieux que les quotas soient assouplis pour ce qui concerne l'expression française, afin qu'on puisse mieux exposer ces artistes, ce mouvement musical et notamment tous les nouveaux talents de ce mouvement musical », souligne Jérôme Fouqueray.

Selon lui, « il y a un consensus relativement large » à cet égard, « auprès des labels musicaux et des radios musicales positionnées sur ce type de musique ».

Pour Jérôme Fouqueray, des artistes comme David Guetta, Bob Sinclar et Justice, sélectionnés dans la nouvelle catégorie « Artistes de musiques électroniques ou Dance » pour les prochaines Victoires de la Musique du 8 mars, « sont des stars mondiales ». Or « il n'y a qu'en France où ils n'ont pas l'exposition qui correspond à leur talent ».

« Dans le contexte de l'explosion du numérique, l'intérêt d'avoir des quotas qui imposent le même système à tout le monde en radio hertzienne crée pour nous une situation de distorsion de concurrence par rapport aux flux audio-numériques qu'on trouve sur internet », ajoute Jérôme Fouqueray, en soulignant que « ces flux sur internet n'obéissent à aucune obligation ».

Manu Chao dénonce
l'utilisation d'une de ses chansons
par la droite

Le chanteur hispano-français Manu Chao, connu pour ses idées de gauche, a dénoncé l'utilisation d'une de ses chansons par le Parti Populaire espagnol (PP, droite) dans une vidéo électorale pour les législatives de dimanche prochain.

« J'ai eu la mauvais surprise il y a quelques jours de découvrir que le Parti Populaire a utilisé de manière totalement illégale la chanson Trampa (piège, ndlr), que j'ai écrite », a indiqué le chanteur dans un communiqué diffusé sur son site internet.

Dans ce communiqué, le chanteur appelle à voter « pour tout parti qui ne soit pas le Parti Populaire », lors des législatives espagnoles de dimanche prochain.

La « Trampa », qu'il interprète avec le chanteur Tonino Carotone, a été utilisée dans certains meetings du PP et dans une vidéo « partisane, électoraliste et dénigrante », a dénoncé Manu Chao, précisant que certains membres du PP n'ont « jamais hésité à critiquer » sa « manière d'être » ou son « oeuvre ».

Quelque 35 millions d'Espagnols sont appelés à voter dimanche pour renouveler le Parlement espagnol. Les socialistes au pouvoir sont donnés légèrement favoris par les sondages, face aux conservateurs du PP.

Manifestation de chercheurs,
réunion de directeurs de laboratoires à Paris

Plus de 200 chercheurs ont manifesté mardi devant le ministère de la Recherche à Paris, au moment où quelque 600 directeurs de laboratoires se réunissaient au Collège de France pour marquer leur désaccord avec l'évolution de la réforme de la recherche poursuivie par le gouvernement.

La manifestation marque « l'inquiétude des chercheurs sur l'évolution néfaste » de la réforme et « la menace sérieuse qu'elle fait peser sur son autonomie », a déclaré à l'AFP le vice-président du mouvement Sauvons la Recherche (SLR), Georges Debrégeas.

Réunis à l'appel de leurs syndicats (SNCS, SNESUP, UNSA...) et de Sauvons la Recherche sous des banderoles « Non au pilotage gouvernemental », les chercheurs voulaient par ailleurs dénoncer le statut des personnels scientifiques, avec « une absence de recrutements sur des postes statutaires », a-t-il dit.

Au Collège de France, directeurs de laboratoires et responsables d'instances scientifiques se sont penchés de leur côté pendant environ 4 heures sur les modalités d'une réforme de la recherche, qu'ils appellent de leurs voeux: « Il est indispensable de le faire, c'est de bon sens, sans détruire ce qui existe, mais en améliorant son fonctionnement », ont souligné les organisateurs.

Ils craignent entre autres que l'Agence nationale de la recherche (ANR) ne leur impose l'orientation des axes de la recherche, ils déplorent la création de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) et craignent la perte d'autonomie des organismes tels que le Centre national de la Recherche scientifique (CNRS).

Devant les grilles du ministère, les manifestants ont symboliquement lancé une « attaque aérienne » avec des avions en papier verts, mauves ou blancs, pour « faire passer leurs messages ».

Pour Céline Dinocourt, docteur en neurosciences et CDD, « on ne peut pas laisser la politique gouverner la recherche », ni « multiplier les postes en CDD ».

Marianne Mangeney, statutaire, chercheuse en biologie, craint pour sa part que l'ANR ne finance plus « tout ce qui n'est pas directement utile » (sciences sociales, humaines...) et que « des pans entiers » de la recherche ne disparaissent ainsi.

Dans une « feuille de route » envoyée à la présidente du CNRS la semaine dernière, la ministre de la Recherche Valérie Pécresse demandait à Mme Catherine Bréchignac de réfléchir à « une évolution de (son) organisation interne » tenant compte du changement de son « environnement scientifique ».

« Chaque fois qu'un vent de révolte commence à souffler (dans le monde de la recherche), on voit apparaître une volonté de dialogue fumeuse », a réagi Georges Debrégeas.

Actualités musicales du 6 mars 2008

Soiré de la musique finlandaise,
le  14 mars à l'institut Finlandais de Paris

Comment les finlandais sont devenus musiciens

Organisée par :

  • Projet de recherche “Philosophies des Arts exécutifs” par l’Academie de la Finlande
  • Departement de Musicologie, Institut de Recherches sur les Arts, Université de Helsinki
  • IDEAC de Paris I, Panthéon-Sorbonne
  • L’Ambassade de la Finlande

Conférence par Eero Tarasti (professeur de musicologie,  Université de Helsinki), musique: Satu Sippola-Nurminen  (soprano, Conservatoire de Tampere) et Eila Tarasti (piano, Université de  Helsinki).

Œuvres de Jean Sibelius, Erkki Melartin, Fredrik Pacius, Carl Hirn et  Helvi Leiviskä.

courtes filmes documentaires sur la vie de Jean Sibelius ; les professeurs et eléves de l’Academie de Sibelius en 1947.

Coctails, entrée libre - Institut Finlandais, Rue des Ecoles 65,  Paris 5ème au vendredi 14 mars, 2008, à  19 heures

8e Concours de piano d'Orléans :
victoire de Florence Cioccolani

La Française Florence Cioccolani, 26 ans, a remporté mardi soir le 8e Concours international de piano d’Orléans, consacré à l’interprétation du répertoire contemporain et du XXe siècle, ont annoncé les organisateurs mercredi dans un communiqué.

Née à Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie), formée à Grenoble puis auprès de Denis Pascal et Michel Béroff au Conservatoire de Paris, la gagnante s’est vu attribuer au total 23.100 euros de prix, dont la plus haute distinction de la compétition, le Prix Blanche Selva, doté de 10.000 euros. D’autres prix ont été remis à Antal Spork (Pays-Bas), Adam Marks (Etats-Unis), Franco Venturini (Italie), Hayk Melikyan (Arménie), Keiko Kurachi et Yusuke Ishii (Japon). Trente-cinq candidats de 18 nationalités ont participé du 25 février au 4 mars à cette compétition biennale. Le Concours d’Orléans s’est imposé comme l’une des plus importantes compétitions de piano contemporain avec des lauréats remarqués comme le Turc Toros Can (1998), le Canadien Winston Choï (2002), le Luxembourgeois Francesco Tristano Schlimé (2004) et le Français Wilhem Latchoumia (2006).

Warlikowski signe
un « Parsifal » respectueux...
 mais pas unanimement respecté

Le metteur en scène polonais Krzysztof Warlikowski a présenté mardi soir sa première production d'un ouvrage de Wagner, un « Parsifal » sacré et très humain enrichi d'images cinématographiques qui ne sont pas du goût de tous parmi le public de l'Opéra de Paris.

Figure montante et novatrice du théâtre européen, Warlikowski, 45 ans, signe sa troisième production lyrique parisienne avec ce spectacle programmé six autres fois jusqu'au 23 mars à l'Opéra Bastille.

Après des débuts iconoclastes en juin 2006 au Palais Garnier avec une « Iphigénie en Tauride » de Gluck transposée dans une maison de retraite, le metteur en scène polonais avait suscité des débats moins passionnés à la Bastille au printemps 2007 en regardant « L'Affaire Makropoulos » de Janacek à travers le prisme d'Hollywood.

En abordant le « festival scénique sacré » (1882) de Richard Wagner, Warlikowski se montre globalement fidèle au livret du compositeur, qui raconte comment le « chaste fol » Parsifal va sauver, à l'aide de la lance du Christ, le roi et protecteur du Graal Amfortas, blessé par le magicien Klingsor.

Comme d'habitude, il présente un travail à quatre mains, conçu en parfaite collaboration avec la scénographe polonaise Malgorzata Szczesniak. Leur spectacle se déroule devant ou dans un amphithéâtre pivotant sur lui-même, où les chevaliers du Graal se retrouvent et se penchent sur les maux d'Amfortas et ceux de leur société, à la façon d'étudiants en anatomie.

Au IIe acte, le tandem ne rate pas la fameuse scène des Filles-Fleurs, créatures tentant d'arracher Parsifal à sa chasteté dans un décor de cabaret Années folles éclairé par des luminaires Art déco.

Jusqu'ici, tout va bien: le public fait notamment un triomphe au Parsifal à toute épreuve du ténor britannique Christopher Ventris et à la mezzo allemande Waltraud Meier, « actrice lyrique » époustouflante, actuellement sans rivale dans le monde en Kundry, à la fois séductrice et pénitente.

Mais l'ambiance se gâte quand est diffusée sans musique, avant le prélude de l'acte III, une séquence du film « Allemagne, année zéro » de Roberto Rossellini, où l'on voit le suicide d'un garçon dans une ville en ruines.

Des « musique ! », « Wagner ! », « Parsifal ! » impatients fusent dans la salle avant que les réactions de désapprobation de certains spectateurs ne soient couvertes par des applaudissements.

Cet ajout cinématographique peut être discuté, mais il illustre de manière plutôt cohérente le propos de Warlikowski sans trahir celui de Wagner.

Les images de Rosselini ne sont pas sans rappeler la longue errance dont sort Parsifal au début de l'acte III.

En outre, l'enfant du film ressemble à celui traversant ce spectacle qui, sans fuire le sacré, développe une réflexion très humaine sur la famille, la communauté, le passage d'une génération à une autre, comme dans « 2001: l'odyssée de l'espace » de Stanley Kubrick, également cité par Warlikowski.

Dans la fosse, le chef allemand Hartmut Haenchen a voulu se rapprocher des intentions du compositeur, qui ne souhaitait pas des tempi trop lents: sa direction musicale ne frappe pas toujours par sa personnalité mais jouit des timbres raffinés, presque en fusion, de l'Orchestre de l'Opéra de Paris.

Le chant est à la fête, à l'image du baryton russe Evgeny Nikitin (rayonnant pour ses débuts dans le rôle de Klingsor) et à l'exception du choeur maison, instable et bien peu homogène.

La « Lady Sarashina » de Peter Eötvös
acclamée en création mondiale à Lyon

« Lady Sarashina », en ouverture de la Biennale Musiques en scène 2008, a été chaleureusement applaudie mardi soir à Lyon lors de la première de cet opéra, une création mondiale signée par le compositeur hongrois Peter Eötvös.

Dix ans après avoir marqué les esprits par sa version des « Trois soeurs », s'inspirant de Tchekhov, dans ce même opéra et avec le même metteur en scène, Ushio Amagatsu, un maître du butô, Peter Eötvös, 64 ans, a encore une fois enchanté le public lyonnais.

Dirigeant lui-même l'orchestre de l'Opéra de Lyon depuis la fosse, le compositeur a étonné par cette oeuvre en neuf tableaux et en anglais sous-titré en français, tirée d'un livret de Mari Mezei.

Ce livret s'inspire des fragments du Journal d'une femme de cour dans le Japon médiéval (1009-1059), publié en anglais sous le titre « As I crossed a bridge of dreams ».

L'opéra raconte ainsi les voyages et les rêveries de cette dame cultivée qui vécut sous le règne de la dynastie Heian, une époque de haute civilisation durant laquelle les femmes jouèrent un rôle important dans la société.

Incarnée par la soprano Mireille Delunsch, Lady Sarashina rêve durant les nuits de pleine lune et compose des poèmes à la gloire des pousses de bambous et des fleurs d'oranger.

Lors d'un pèlerinage, un bonze lui prédit une vie de solitude, en adéquation avec la nature.

Seul un homme « de qualité », rencontré lors d'une nuit sombre dans une scène « d'amour courtois » comme il en existait sensiblement à la même époque au sein des châteaux de l'Europe médiévale, aurait pu changer ce destin mais « le moment favorable ne vint jamais », chante Lady Sarashina.

Entourée de trois chanteurs qui se partagent pas moins de treize personnages vêtus de costumes de toute beauté, créés par Ushio Amagatsu et Masatomo Ota, la soprano apporte à l'héroïne gravité et mélancolie.

Mise en scène épurée, comme il se doit pour du théâtre « japonisant », déplacements réduits, décor minimaliste (une colonne et deux cercles accrochés au mur du fond symbolisant la lune omniprésente): le spectacle va à l'essentiel pour mettre en valeur la musique onirique de Peter Eötvös.

D'autres représentations de « Lady Sarashina » sont prévues à Lyon les 7, 11, 13 et 16 mars.

« Lady Sarashina » de Peter Eötvös, avec l'orchestre de l'Opéra de Lyon. Renseignements et réservations sur www.opera-lyon.com ou au 0826.205.325.

Sylvie Guillem lourdement condamnée
pour une version contrefaite de Giselle

Le tribunal de grande instance de Paris a récemment condamné la danseuse étoile Sylvie Guillem à verser 90.000 euros à une ancienne collaboratrice pour avoir exploité, sans rien lui payer, une version du ballet Giselle produite par l'Opéra national de Finlande, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Dans un jugement rendu le 20 février, la 3e chambre civile du TGI a reconnu Catherine N'Diaye co-auteur du scénario et a condamné solidairement Sylvie Guillem et l'Opéra de Finlande à lui verser 100.000 euros de dommages et intérêts. Le TGI précise que l'Opéra peut se retourner contre la danseuse pour payer 90% de cette somme.

En octobre 1998, une version de Giselle était créée par le ballet national de Finlande à Helsinki avec Sylvie Guillem dans le rôle principal. En janvier 2001, sept représentations étaient données à Paris au Théâtre du Châtelet.

Catherine N'Diaye a alors assigné Sylvie Guillem en justice. Elle affirme que la danseuse s'est inspirée d'un scénario qu'elle avait elle-même écrit à partir du livret du ballet Giselle de Théophile Gautier et Jules Vernoy de Saint-Georges pour une adaptation cinématographique qui devait être interprétée par Sylvie Guillem.

Le tribunal a considéré que l'étoile s'était bien inspirée de ce scénario, qui constituait « une adaptation originale du livret d'origine de Giselle », « protégeable au titre des droits d'auteur ».

« Contrairement à l'argumentation de Mme Guillem », ajoute le TGI, « l'originalité de la version en cause ne réside pas uniquement dans celle de la chorégraphie et de la scénographie, mais également dans » la musique, le livret, les décors et les costumes.

Le tribunal a jugé l'Opéra de Finlande également responsable de contrefaçon car « il connaissait l'existence du projet de film de Mme Guillem ».

Alors que Mme N'Diaye réclamait plus d'un milliard d'euros de dommages et intérêts, le tribunal ne lui en a accordé que 100.000. « Le succès des sept représentations, s'il était en partie la conséquence d'une approche cinématographique du livret, tenait de façon prépondérante à la personnalité de Mme Guillem », argue-t-il.

Actualités musicales du 7 mars 2008

La comédie musicale « Hairspray »
décoiffe Londres
après son succès à Broadway

La comédie musicale « Hairspray » bat des records au box-office depuis son arrivée dans le West End il y a cinq mois et concourt dimanche dans 10 catégories aux Laurence Olivier awards, un record dans l'histoire des prestigieuses récompenses du théâtre londonien.

Adaptée du film éponyme de John Waters sorti en 1988, la comédie musicale a reçu 11 nominations dans 10 catégories, ce qu'aucune production n'a jamais eu depuis la création des Laurence Olivier Awards en 1976.

Le précédent record (neuf nominations) avait été décroché en 1993 par « Carousel », puis égalé par « Oklahoma! » (1999) et « Kiss me, Kate » (2002).

En ce concerne les « Lauries » engrangés, c'est la pièce de théâtre « Nicholas Nickleby » qui détient le record depuis 1980 (6 awards). Dans la sous-catégorie comédie musicale, c'est « Guy and dolls » en 1982 (5).

Ces récompenses, qui portent le nom de l'acteur et réalisateur anglais Sir Laurence Olivier, sont attribuées par les membres de la Société des théâtres de Londres (SLT) aux nouveaux spectacles ayant eu au moins 30 représentations dans l'année.

A côté de ces reconnaissances entre pairs, le magazine d'actualité théâtrale au Royaume-Uni What's on stage a créé les Theatregoer's choice awards, prix le plus prestigieux décerné par le public. Nouveau record pour « Hairspray » qui en a reçu sept.

« Gagner un prix pour un spectacle auquel vous croyez vraiment et que vous avez eu le privilège de pouvoir monter sur scène est une excellente nouvelle, mais en gagner sept est un bonheur absolu », a déclaré Bill Taylor, producteur du show.

Un bonheur qui s'ajoute au succès au box office, sans précédent au théâtre Shaftesbury où se joue « Hairpsray » huit fois par semaine depuis octobre 2007: une centaine de représentations ont déjà rapporté 10 millions de livres (13 millions d'euros).

Avec un prix maximum de 60 livres par place (79 euros), c'est l'un des spectacles les plus chers du West End. Sans oublier la vente des nombreux souvenirs permettant aux fans d'être équipés de pied en cap.

Jouée depuis 2002 au théâtre Neil Simon à Broadway, quartier des spectacles de New York, la comédie musicale a déjà généré quelque 200 millions de dollars (132 millions d'euros) et remporté huit Tony Awards, récompense américaine pour le théâtre.

« Hairspray », ou « laque coiffante », raconte l'histoire en 1962 d'une adolescente rondouillette de Baltimore, Tracy Turnblad, qui a le coeur aussi grand que sa coiffure crêpée est haute et qui a une passion, la danse. Après avoir réalisé son rêve en dansant dans une émission de télévision très populaire, elle devient une vedette.

La danse et sa love story avec le joli coeur de l'émission servent de trame à un témoignage plus politique, et plein d'humour, sur la société américaine de l'époque en matière d'intégration des noirs et des gros.

« Hairspray parle de gens exclus, ignorés et que l'on fait passer pour bizarres », a souligné l'hebdomadaire britannique The Observer, décrivant un spectacle « gai, bouffant et généreux ».

« Grande coiffure, grande rigolade... et une énorme nouvelle star », a relevé le quotidien Evening standard, tandis que pour Metro « la chorégraphie et la qualité des chants couvre de honte la plupart des spectacles du West End ».

A l'unisson, les critiques britanniques ont loué le show décernant des satisfecits à Leanne Jones, tout juste sortie de l'école quand elle a obtenu le rôle de Tracy, et à Michael Ball, l'une des stars des comédies musicales britanniques, qui joue la mère de Tracy.

Un remake du film est sorti en 2007 avec notamment à l'affiche Michelle Pfeiffer et John Travolta. Réalisé par Alan Shankman, il aurait rapporté 27 millions de dollars le premier week-end de sa sortie, un record pour un film musical, et 200 millions de dollars au total.

Décès du compositeur
Leonard Rosenman

Le compositeur américain Leonard Rosenman, Oscar en 1976 pour la musique du film de Stanley Kubrick « Barry Lyndon », est décédé en Californie à l'âge de 83 ans, selon le quotidien Los Angeles Times.

Rosenman a succombé mardi à une attaque cardiaque dans un hôpital de Woodland Hills, au nord-ouest de Los Angeles.

Le compositeur avait commencé sa carrière à Hollywood en signant coup sur coup les musiques originales de deux films avec son ami James Dean, « A l'est d'Eden » et « La fureur de vivre » en 1955.

Son Oscar pour « Barry Lyndon » récompensait l'adaptation d'oeuvres de musique classique ou baroque, notamment Schubert. L'année suivante, Rosenman s'était vu décerner une deuxième statuette pour « En route pour la gloire » sur la vie du chanteur Woody Guthrie.

Contrefaçons :
perquisitions de 52 stands
de haute technologie au Cebit

La police et le parquet de Hanovre ont mené mercredi et jeudi des perquisitions sur 52 stands d'exposants du salon technologique Cebit à la recherche d'éventuelles contrefaçons, a indiqué jeudi le procureur général.

Des portables et des lecteurs MP3 notamment ont été saisis, ainsi que des dépliants publicitaires, a expliqué à l'AFP Hans-Jürgen Lendeckel, procureur général de Hanovre (nord).

« Les appareils recouvrent toute une table et l'ensemble des données saisies remplissent 68 cartons de déménagement qui sont maintenant entre les mains de la police », a-t-il ajouté.

Tous sont suspectés par la justice allemande d'utiliser une technologie de compression des données sous brevet, sans avoir payé pour celui-ci, a également rapporté M. Lendeckel.

Les fabricants visés sont « à une courte majorité chinois », mais aussi « européens, dont 9 stands allemands », selon le procureur général.

Ce n'est pas la première fois que la police de Hanovre procède à ce genre d'opérations pendant le Cebit mais jamais opération n'avait pris telle ampleur, selon le parquet.

« Les dommages causés par la piraterie sont énormes, notre action avait aussi une visée préventive. Certains exposants avaient déjà été épinglés. Il faut que cela s'arrête », a insisté M. Lendeckel.

L'enquête devrait durer plusieurs semaines, a-t-il encore affirmé.

Le site internet spécialisé dans les hautes technologies Heise Online avait révélé jeudi matin l'opération menée par les enquêteurs allemands, affirmant notamment qu'ils avaient bouclé temporairement mercredi le stand du fabricant chinois de téléphones Meizu.

Actualités musicales du 8 mars 2008

8 mars 2008 à 19h30
Salle Cortot, Paris

« in memoriam rostropovitch »
Alexander Ivashkin (violoncelle)
Irina Schnittke (piano)
Association internationale « Dimitri Chostakovitch »

Dimitri Chostakovitch
Moderato pour violoncelle et piano
Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur, op 40
 

Serge Prokofiev
Sonate pour violoncelle et piano en do Majeur, op 119

Mstislav Rostropovitch
Humoresque pour violoncelle et piano, op 5

Alfred Schnittke
Sonate n° 2 pour violoncelle et piano
(dédié à M. Rostropovitch)
Epilogue de « Peer Gynt »
pour violoncelle, piano et bande magnétique
(dédié à M. Rostropovitch)

 

Chostakovitch et Rostropovitch
Chostakovitch et Rostropovitch

Irina Schnittke, veuve du compositeur, s’est fait connaître du public européen par les récitals qu’elle a donnés avec Mstislav Rostropovitch, Gidon Kremer, Mark Lubotski et avec d’autres solistes célèbres. Née à Saint-Pétersbourg, elle a commencé ses études musicales à l’âge de six ans et est sortie diplômée de l’Académie russe de musique de Moscou. Irina Schnittke  est l’une des meilleures pianistes russes de sa génération et son répertoire comprend les principales œuvres russes pour piano du vingtième siècle, de Chostakovitch à Schnittke. Considérée comme l’une des meilleures interprètes de la musique d’Alfred Schnittke, elle est également dédicataire de plusieurs de ses œuvres. Elle a participé à la création de la Sonate pour violoncelle et piano n°2, de la Sonate pour violon et piano n°3, du Trio avec piano de Schnittke, et, avec Victoria Postnikova, de son Concerto pour piano à quatre mains et orchestre de chambre (dédié au duo). Irina Schnittke donne régulièrement des concerts en Russie, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Finlande, en France et au Royaume-Uni.


Irina et Alfred Schnittke

Le soliste et chambriste Alexander Ivashkin a joué dans plus de trente pays. Il est régulièrement invité aux grands festivals de musique d’Europe, des Etats-Unis, du Japon, d’Australie et de Nouvelle-Zélande et a joué en soliste avec des orchestres de renom dans le monde entier. Il s’est produit dans des salles aussi prestigieuses que le Royal Festival Hall et le Wigmore Hall à Londres, le Queen’s Hall à Edimbourg, le Concertgebouw à Amsterdam, la Salle Dvorak à Prague, la Grande Salle du Conservatoire de Moscou, la Salle Philharmonia à Saint-Petersbourg ainsi qu’au Vredenburg à Utrech. Il est l’un des trois violoncellistes (avec Mstislav Rostropovitch et Natalia Gutman) pour qui Alfred Schnittke composa des œuvres pour violoncelle et il a collaboré avec plusieurs grands compositeurs contemporains. Il a enregistré l’intégrale des œuvres pour violoncelle de Prokofiev, Chostakovitch, Rachmaninov, Schnittke, Roslavetz et Tchérepnine. En octobre 2004, il a pris part à Hambourg à la première mondiale de la version originale du Double Concerto pour violon de Brahms. Professeur de musique et responsable des études d’interprétation à la University of London, Alexandre Ivashkine est également directeur artistique de festivals annuels de musique de chambre à Londres et du Festival et Concours international de violoncelle Adam. Il enseigne également dans le monde entier dans le cadre de cours d’été. Alexandre Ivashkine joue sur un Giuseppe Guarneri de 1710 (grâce à la générosité du Bridgewater Trust)

Salle Cortot 78, rue Cardinet 75017 Paris (France). Métro : Malesherbes -  Plein tarif : 20 € ; étudiants, chômeurs : 10 €. Fnac - Carrefour - 0 892 68 36 22 (0,34 € / min) http://www.fnac.com - Renseignements ou vente directe : association@chostakovitch.org - fax : 01 47 03 90 23

8-9 mars 2008, 14h00 - 18h00
Paris, Cité de la musique

Concert-promenade
en famille au Musée de la musique

La Cité de la musique invite tout le week-end à des flâneries en musique à l'occasion des journées portes ouvertes du Conservatoire de Paris : les étudiants du CNSMDP (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris) jouent dans tous les espaces du Musée de la musique : 55 musiciens, 24 mini-concerts !

Tous les styles musicaux sont représentés : jazz, tango, contemporain, classique, renaissance, baroque, romantique...

Les musiciens jouent sur des instruments variés et exceptionnels,  provenant principalement des collections du Musée de la musique : flûtes  colonnes, théorbes, clavecins, violes, violons, saxophones, accordéons, piano  organisé...

Les musiciens échangent avec le public. Ils jouent, bien sûr, mais aussi parlent de leur répertoire ou de leurs instruments et répondent aux questions.

Entrée libre et gratuite - Pour tout public. Cité de la musique, 221, av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. 01 44 84 44 84
http://www.cite-musique.fr

Ni loges ni dorures
dans le nouveau bâtiment
de l'opéra d'Oslo

Semblable à un vaisseau spatial avec ses lignes obliques et ses verrières en forme de cockpit, le nouvel opéra d'Oslo fuit la prétention: on peut pique-niquer sur le toit et c'est au beau milieu du public que la famille royale norvégienne assistera aux représentations.

« Ici, vous pouvez marcher sur le toit et piétiner ainsi l'oeuvre d'art. C'est le seul opéra où l'on peut faire ça », explique Bjoern Simensen, directeur de l'opéra inauguré le 12 avril prochain.

Posé sur les rives du fjord d'Oslo en plein centre-ville, le bâtiment de 4 milliards de couronnes (505 millions d'euros) a été dessiné par Snoehetta, un cabinet d'architectes qui a aussi conçu la nouvelle bibliothèque d'Alexandrie.

Ouverture et accessibilité sont les deux principes-clés de l'édifice qui accueillera les troupes de l'Opéra norvégien et du Ballet national.

A l'extérieur, les piétons peuvent accéder au toit de 32 mètres de haut grâce à de vastes rampes. Rien ne leur interdit de pique-niquer sur la plateforme qui offre une vue imprenable sur le fjord ou de dévaler les rampes en skate-board.

« Nous avons voulu refléter les valeurs de notre société », commente Tarald Lundevall, le principal architecte du projet. « En Scandinavie, les monuments sont plus informels, plus discrets, moins tape-à-l'oeil. L'idée d'un accès libre et facile aux endroits publics est très important ».

« Alors, avec ce bâtiment, nous avons essayé d'exprimer une sorte d'horizontalité pour l'ouvrir aux gens, leur permettre de marcher dessus comme sur un tapis volant », ajoute-t-il.

Abritant 1.359 sièges — équipés d'un petit écran où défilera le texte de l'oeuvre jouée —, l'intérieur en bois de chêne foncé a aussi été placé sous le signe de l'égalitarisme. Contrairement à bien d'autres opéras, il ne contient ni loges ni dorures.

Le roi Harald et la reine Sonja de Norvège seront donc relégués au sein du public lorsqu'ils assisteront à une représentation. Seule concession faite à leur rang, un espace d'à peine cinq mètres les séparera du reste de l'audience.

Le programme annoncé est on ne peut plus éclectique, alternant le groupe norvégien de rock gothique Seigmen, la chanteuse britannique de rock alternatif PJ Harvey, le jazziste américain Nicholas Payton, l'orchestre philarmonique de Berlin et un ballet du chorégraphe tchèque Jiri Kylian.

Livrés dans les délais et budget impartis, le projet a connu son lot de controverses et de complications.

La première représentation originale prévue, une adaptation du « Tour du Monde en 80 Jours » de Jules Verne, a été repoussée jusqu'au 31 décembre 2009 pour cause de livraison tardive d'un système complexe de contrôle de la scène.

Des voix se sont aussi élevées pour critiquer le choix de marbre blanc italien, plutôt que du granit norvégien, pour recouvrir les 20.000 m2 de façades d'un bâtiment censé devenir une vitrine du pays.

La frustration ne s'est pas apaisée quand des plaques de marbre ont commencé à jaunir suite à une réaction chimique. Un jaunissement qui disparaîtra dès que la pierre aura séché, assurent les constructeurs.

Quoi qu'il en soit, le nouvel opéra constituera une nette amélioration par rapport au cinéma reconverti qui accueille aujourd'hui les représentations.

« Dans le vieux bâtiment (construit dans les années 1930, ndlr), on pouvait développer des allergies à cause des moisissures dans le plafond », affirme la danseuse Eugenie Skilnand, après une répétition dans un studio avec vue sur la ville.

« Ici, le seul fait d'être dans un espace aussi lumineux nous remplit d'énergie. Je viens travailler le coeur léger », dit-elle.

Même son de cloche chez la soprano Birgitte Christensen. « Dans l'ancien opéra, l'acoustique ne renvoyait rien. Ici, j'espère flotter dans l'air », confie-t-elle.

Sébastien Tellier
représentera la France
à l'Eurovision

Le fantasque chanteur électro Sébastien Tellier, qui vient de sortir son quatrième album, « Sexuality », représentera la France au concours Eurovision de la chanson, dont la finale aura lieu le 24 mai à Belgrade, a indiqué l'Eurovision vendredi sur son site internet officiel.

La chaîne France 3, qui diffusera le concours, n'a pas souhaité confirmer l'information, dévoilée vendredi par le journal Le Parisien.


Sébastien Tellier, « La dolce vita »

 Selon le site de l'Eurovision, la chanson avec laquelle Tellier, 33 ans, défendra les couleurs de la France s'intitule « Divine » et est tirée de son album, paru le 25 février.

Tellier est un choix décalé de la part de la délégation française: peu connu du grand public, c'est une figure des milieux électro branchés, aux côtés des duos Air et Daft Punk, qui font partie des artistes français les plus connus à l'étranger.


Sebastien Tellier, « Universe »

« Sexuality » a été produit par l'un des deux membres de Daft Punk, Guy-Manuel de Homem-Christo. Ce disque est centré sur le thème du sexe et a reçu d'excellents critiques dans la presse française.

Cheveux longs et barbe fleurie, Tellier, qui a débuté dans le sillage de Air (qu'il avait accompagné dans sa tournée mondiale en 2001) est un artiste inclassable, fantasque et excentrique.

Musicalement, « Sexuality » s'inspire autant des sonorités électro novatrices du R'n'B américain que des génériques de téléfilms érotiques des années 80, dans une esthétique délibérément kitsch.

« Divine » est une chanson entraînante, construite autour de choeurs qui rappellent les Beach Boys.

« Ca fait lontemps que j'avais le fantasme du Beach Boys digital. La sexualité naît souvent à la plage, c'est là qu'on vit les premiers trips de nudité, avec les filles en bikini », avait expliqué Tellier à l'AFP au moment de la sortie de l'album.

Il est actuellement en tournée à travers l'Hexagone et l'Europe.

Ses albums précédents étaient « L'Incroyable vérité » (2001), « Politics » (2004) et « Sessions » (2006, où il reprenait son répertoire en version épurée).

L'an dernier, la France avait choisi d'autres musiciens professionnels pour participer à l'Eurovision, les Fatals Picards, qui avaient terminé 22e sur 24.