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Actualité musicale

21 - 28 février 2008

 


Actualités musicales du 21 février 2008

21 février 2008
Paris, l'Archipel

Carte blanche au compositeur
Philippe Hersant

Arnaud Thorette, alto
Johan Farjot, piano
Jean-Marc Fessard, clarinette
Gilbert Audin, basson


Radio France /Christophe Abramowitz

Pavane, pour alto solo —  In the dark, pour clarinette — Six bagatelles, pour alto, clarinette & piano Huit duos, pour alto & basson — Tenebrae, pour alto & piano Hopi, pour basson ( Une grande partie des œuvres jouées dans ce programme figurent dans un disque à paraître en décembre chez Triton).

[tarifs : 15 € / 12 € / 9,5 €]     En savoir plus Philippe Hersant

L'Archipel, 17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris — Métro : Strasbourg Saint-Denis, Château d'Eau —Parkings : Gare de l'Est, Bonne Nouvelle — 0 826 02 99 24 (0.14 € / min)

Boeuf bourguignon
pour les 20 ans d'Art Danse

Témoin de la vitalité chorégraphique contemporaine, le festival Art Danse fête son vingtième anniversaire du 2 mars au 5 avril à Dijon et dans d'autres villes de Bourgogne comme Le Creusot, Montceau-lès-Mines, eaune, Auxerre...

La programmation a été conçue pour la dernière fois par Marie-Jo Gros, qui passe le témoin lors de cette édition 2008 à Jérôme Franc, nouveau directeur du centre de développement chorégraphique (CDC) Dijon Bourgogne.

Entre « sérieux et fête », « densité et légèreté » selon les mots de la programmatrice, l'affiche est riche d'artistes venant en particulier du Benelux, tels Sidi Larbi Cherkaoui, la compagnie JoJi Inc, Joanne Leighton (Belgique) ou Eduardo de Paiva Souza (Pays-Bas).

Art Danse accueillera aussi la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin pour « Dressed to kill... killed to dress », une pièce qui questionne le rapport au vêtement des ouvriers zoulous Swankas et sera ensuite donnée au Théâtre de la Ville à Paris, du 17 au 20 mars .

La veine vietnamienne
de Régine Chopinot

En collaborant avec l'Opéra-Ballet et l'Ecole supérieure de danse du Vietnam, la chorégraphe Régine Chopinot et son centre chorégraphique national (CCN) de La Rochelle — le Ballet Atlantique — ont donné vie à plusieurs pièces ces dernières années.

Faisant suite à « Sous la peau », « Ahn Mat » et « Espace de grande légèreté », « Giap Than » sera donnée en mars à Brême (Allemagne) dans le cadre du festival TanzBremen (le 4) puis à la Chapelle Fromentin à La Rochelle (7, 8 et 9), à Saint-Médard-en-Jalles (Gironde, 13 et 14) et enfin Draguignan (Var, 18).


Régine Chopinot

Cette pièce est interprétée par six Vietnamiens formés à la danse classique à Hanoï mais qui épousent aujourd'hui la quête de nouveauté de Régine Chopinot, passionnée par le Vietnam et l'énergie des danseurs de ce pays.

Un nouveau lieu semi-mobile
pour Karine Saporta

Karine Saporta va s'installer avec sa compagnie sur le parvis de la Bibliothèque nationale de France (BnF, site François-Mitterrand), où sera implanté Le Dansoir, salle semi-mobile et circulaire pouvant donner lieu à divers aménagements.

Elle y aura « carte blanche » pour programmer chaque année une saison de novembre à mai, avec comme point d'orgue le Festival du parvis - Paris printemps.


Il était une fois le garage

C'est par la première édition de cette manifestation que Karine Saporta prendra d'ailleurs possession du lieu, du 17 mars au 25 avril.

En ouverture, la chorégraphe nouera ainsi une collaboration avec la compagnie de son homologue allemande Sasha Waltz, le festival italien Fabbrica Europa et le chercheur en arts numériques Philippe Baudelot.

Le parvis accueillera plusieurs installations ainsi que des « dansoirs interactifs » impliquant le public.

En règle générale, la programmation de Karine Saporta mettra en relation, dans le cadre de son partenariat avec la BnF, « le corps, le texte et la partition musicale », précise sa compagnie dans un communiqué.

Ce projet d'implantation a été financé par la ville de Paris, la Société d'économie mixte Paris rive gauche (Semapa) et la mairie du XIIIe arrondissement.

Claire Diterzi a mille cordes à son art

Avant une tournée en France, Claire Diterzi passera le week-end au Théâtre national de Chaillot à Paris : une invitation exceptionnelle pour une chanteuse, qui consacre le parcours singulier d'une curieuse aimant faire dialoguer sa (ses) voix avec d'autres arts.

Pour trois concerts de vendredi à dimanche, la musicienne de 37 ans exposera dans ce temple parisien du théâtre et de la danse son « Tableau de chasse », du nom de son deuxième album solo, paru chez Naïve.

« Chaillot n'est pas mandaté pour faire de la chanson. C'est une invitation assez atypique pour une chanteuse », relève Claire Diterzi dans un entretien à l'AFP.

  Claire Diterzi live au Divan du Monde - BéO festival

Une nouvelle étape, note-t-elle, dans une « carrière qui fait boule de neige ». Encore adolescente à Tours, la chanteuse et guitariste devient leader de Forguette Mi Note, qui développe une musique « limite expérimentale ».

En 1995, elle fonde le groupe alternatif Dit Terzi — appellation dérivée du vrai nom de l'artiste, Touzi Dit Terzi —, qui sort en 2000 un album éponyme (Boucherie/EMI). En 2001, c'est la séparation. « L'envie de se retrouver seule. J'étais seule en effet : au RMI... », glisse Claire Diterzi, qui manie volontiers l'humour et l'autodérision, en interview comme dans ses chansons.

Loin de rester inactive, elle flirte avec d'autres disciplines artistiques : la danse comme musicienne du chorégraphe Philippe Decouflé (« Iris »), le théâtre contemporain en compagnie de son mari, le metteur en scène Alexis Armengol (« Iku#1 »).

Deux spectacles donnés à Chaillot, lieu dont elle dit être « tombée amoureuse ». Le coup de coeur est réciproque pour le directeur du théâtre, Ariel Goldenberg, qui l'invite à se produire en concert. C'est là que naît son projet de deuxième album solo, qui surgit comme « un jet », en 18 mois, alors que la sortie du précédent (« Boucle », Naïve) avait pris cinq ans.

« Tableau de chasse » est un album court (un peu plus de 37 minutes) mais dense, qui diffuse une pop sophistiquée et foisonnante au gré de 11 chansons conçues comme autant de « perles différentes enfilées dans le même collier » : une façon de dire qu'une grande diversité de ton peut donner forme à un propos très cohérent.

Réaffirmant sa démarche interdisciplinaire, l'ancienne étudiante en arts graphiques, qui a été professeur de dessin, a composé chaque morceau en l'associant à une peinture ou une sculpture.

Ainsi, la chanson-titre de l'album répond au « Verrou » de Fragonard, « A quatre pattes », propos anti « bling-bling » chanté d'une voix de bimbo, à des sculptures érotiques du Britannique Allen Jones, tandis que « La vieille chanteuse » fait écho à du Toulouse-Lautrec (« Yvette Guilbert »).

Fascinée par les voix bulgares, Claire Diterzi compose, par le jeu des arrangements et des programmations, un album très choral, en forme d'ode à la féminité plurielle.

« J'ai eu un rôle de comédienne sur ce disque : tour à tour vieille dame, petite fille douce ou insupportable, femme triste ou gaie. J'ai été plein, quitte à perdre l'unité. Aujourd'hui, trop souvent, la voix est pareille du début à la fin d'un album : voyez Vincent Delerm ou Carla Bruni... »

Après Chaillot, où elle se produira dans l'extravagante « robe de vache » qui orne la pochette de son disque, Claire Diterzi effectuera une tournée d'une douzaine de dates du 7 mars au 13 juin, de Cavaillon (Vaucluse) à Blois. Et elle prépare déjà la bande originale d'un petit film de Jean-Jacques Beineix, comme elle a signé celle de « Requiem for Billy the kid » d'Anne Feinsilber.

Le rappeur Soprano
vainqueur des trophées 2008 du Hip-Hop

Le rappeur Soprano a remporté trois des principaux prix de la 2e édition de « L'année du Hip-Hop », trophées créés par la chaîne musicale Virgin 17 qui retransmettait la cérémonie en direct de l'Olympia, à Paris.

Récompensé par le public qui s'est exprimé sur Internet, Soprano est reparti avec les trophées de meilleur artiste Rap, meilleur album pour « Puisqu'il faut vivre » et meilleure chanson pour « A la bien ».

  Soprano - A la bien

Le collectif de rappeurs Mafia K'1 Fry a décroché le trophée Hip-Hop 2008 du meilleur groupe. El Matador a été désigné « meilleure révélation ». Le prix du meilleur artiste R'n'B a distingué Kenza Farah. Le trophée du meilleur « graffeur » a récompensé l'illustrateur parisien Noe-Two.

Le groupe marseillais IAM, un des plus populaires du genre en France, a reçu un trophée d'honneur à l'occasion de ses vingt ans de carrière.

Le journaliste de TF1 Harry Roselmack, les chanteuses Vitaa et Amel Bent et le créateur de mode Mohamed Dia ont assisté à la soirée. La cérémonie sera rediffusée dimanche, à 20H30, sur Virgin 17.

Pendant le centenaire,
les travaux continuent
au Théâtre Colon
de Buenos Aires:

Le théâtre Colon de Buenos Aires, considéré comme une des meilleures scènes lyriques du monde, restera fermé cette année pour son centenaire, faute d'avoir pu terminer à temps d'importants travaux de rénovation dont la fin est désormais renvoyée à 2010.

Fermé en 2006, le « Colon », comme il est connu dans le monde, devait rouvrir cette année en produisant Aïda, opéra donné le 25 mai 1908, jour de son inauguration. Mais des problèmes de financement, entre autres, ont peu à peu paralysé les travaux même si quelques ouvriers travaillent encore sur certains chantiers. L'immense salle, où la scène monte juqu'à 48 mètres de haut, est aujourd'hui envahie d'échaffaudages en attendant de retrouver ses quelque 2.500 fauteuils et son public.

« Beaucoup a déjà été fait mais ça ne se voit pas, comme par exemple l'électricité ou toute la machinerie théâtrale », assure à l'AFP Sonia Terreno, coordinatrice des travaux de rénovation.

Lors d'une conférence de presse la semaine dernière, le maire de Buenos Aires, Mauricio Macri, avait affirmé que seuls 30% des travaux avaient été réalisés depuis le lancement des opérations de rénovation en 2001 et après deux années de fermeture complète du théâtre. « En réalité, ces 30% correspondaient à ce qui a déjà été financé, mais beaucoup plus a été réalisé », assure de son côté Sonia Terreno. Sur un total de 45 chantiers définis, « 30 ont déjà été conclus, sept sont terminés à 98%, cinq sont en cours d'exécution et trois sont encore au stade de l'appel d'offres », affirme la coordinatrice des travaux.

De plus, la volonté de restituer le « Colon » dans sa version 1908 prend beaucoup de temps. Il a fallu par exemple mettre à l'horizontale le plancher incliné de la salle pour monter les échaffaudages, ou dégager « dix couches de peinture avant de de retrouver la couleur originale, », ajoute-t-elle.

Et il faut aussi beaucoup d'argent. Le budget initial a d'ores et déjà été largement dépassé, mais le directeur actuel du Théâtre, Horacio Sanguinetti, en fonctions depuis l'élection du nouveau maire, se montre plutôt confiant. « L'argent sera là », a-t-il assuré dans un entretien avec l'AFP, même si la facture finale atteindra au moins 80 millions de dollars, soit largement plus du double de ce qui avait été envisagé. « Mais les dépassements sont habituels dans ce genre d'opérations, voyez ce qui s'est passé pour la Scala de Milan ou la Fenice de Venise », assure-t-il en toute sérénité. Le nouveau directeur, ancien recteur du prestigieux Collège national de Buenos Aires, préfère s'intéresser aujourd'hui à la saison 2010, qu'il veut brillante avec Aïda en ouverture, mais aussi l'orchestre de la Scala de Milan avec à sa tête Daniel Baremboïm.

Le nouveau directeur veut aussi faire oublier que le « Colon » a aussi longtemps été le théâtre de conflits sociaux interminables, dont le dernier en date porte sur la mise à la retraite de 140 de ses employés. « Certains danseurs ont non seulement atteint les 70 ans, mais en plus ils sont plus gros que moi ! », assure cet homme particulièrement corpulent. Faute d'avoir suffisamment cotisé ces employés refusent de quitter leurs postes sans contrepartie. La ville a promis de prendre en charge ces retraites et le problème sera bientôt résolu, affirme M. Sanguinetti.

Le « Colon » a la particularité de ne rien sous-traiter et de fabriquer tous ses décors et costumes, ce qui lui vaut d'employer des dizaines d'artisans et d'ouvriers en plus des centaines de musiciens, choristes ou danseurs.

Seule mesure d'économie de personnel, la nouvelle gestion a préféré se passer de directeur artistique. « Mais je pense connaître le sujet », assure M. Sanguinetti qui se décrit comme un « opéromane » et dont la première visite au « Colon » date des années 40 quand il a découvert tout enfant Rigoletto de Verdi.

 

La musique contribuerait
à une meilleure récupération
en cas d'attaque cérébrale

Ecouter de la musique chaque jour contribuerait à mieux récupérer après une attaque cérébrale selon une étude finlandaise publiée dans la revue spécialisée Brain.

Selon des chercheurs finlandais, les patients victimes d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) qui écoutent de la musique une à deux heures par jour ont une meilleure récupération aussi bien de leur mémoire verbale que de leur capacité d'attention. Ils sont également d'humeur plus positive, et moins déprimés, que ceux qui n'écoutent rien ou qui n'écoutent que des cassettes audio de livres.

Les bienfaits de la musique sur l'anxiété, la dépression et la douleur sont bien documentés et d'autres études suggèrent des effets positifs sur la schizophrénie, la démence, voire l'autisme. Mais c'est « la première fois » que l'on démontre chez l'humain, les bénéfices de la musique après une attaque cérébrale, souligne l'un des auteurs, Teppo Särkämö (Helsinki Centre de recherche sur le cerveau).

La musique pourrait contribuer à stimuler les patients durant la période cruciale où le cerveau, en raison de sa « plasticité », cherche à s'adapter aux dommages (troubles de la parole, de l'attention, des mouvements, selon les cas) causés par l'attaque cérébrale.

C'est un outil, « pas cher et facile à mettre en place », qui pourrait compléter d'autres thérapies, d'autant que les patients hospitalisés restent pendant des semaines voire des mois inactifs, le plus souvent dans leur chambre.

L'étude a porté sur 54 patients atteints d'AVC sur l'hémisphère cérébral droit ou gauche.

Les patients, recrutés entre mars 2004 et mai 2006, ont été répartis par tirage au sort en trois groupes, l'un choisissant sa musique (jazz, pop, classique...), l'autre recevant des audio-livres et le dernier servant de « groupe contrôle » pour la comparaison (sans musique ni audio-livres).

Tous ont par ailleurs reçus les soins usuels.

Trois mois après l'attaque, la mémoire verbale s'était améliorée de 60% chez ceux écoutant de la musique, de 18% chez ceux écoutant des audio-livres et de 29% dans le groupe témoin, selon Särkämö .

Six mois après l'attaque cérébrale, ces différences persistaient.

« Il est important de commencer à écouter de la musique aussitôt que possible après l'admission à l'hôpital, alors que le cerveau peut subir de spectaculaires modifications durant les premières semaines et mois », explique M.Särkämö.

Le fait que la plupart des musiques (63%) contenaient des lyriques (combinaison de chants et musique) jouerait un rôle crucial dans la récupération des patients, pointent les auteurs.

Bien que « prometteuse », l'étude doit être confortée par d'autres études pour mieux comprendre les mécanismes neurologiques expliquant cet effet « direct » de la musique sur l'état des patients étudiés , selon les chercheurs.

MySpace négocie avec des labels
la création, autour d'une
offre musicale gratuite

Le site de socialisation MySpace, filiale du groupe News Corp, négocie avec les principaux labels la création d'une offre musicale gratuite en ligne, qui serait financée par la publicité, rapportent mercredi le Wall Street Journal et le Financial Times.

Le service pourrait être baptisé MySpace Music et serait assuré par une société commune entre MySpace et les maisons d'édition musicale ayant accepté de participer au projet.

Selon le Wall Street Journal, MySpace aurait approché Universal, Warner, EMI et Sony BMG.

Les recettes publicitaires dégagées par le site seraient partagées entre MySpace et les labels participants.

Le service ne serait accessible gratuitement que pour les utilisateurs se connectant toujours du même ordinateur, selon le Wall Street Journal.


Actualités musicales du 22 février 2008

Choeurs de l'Opéra de Paris :
Peter Burian remplacé
par Alessandro Di Stefano

L'Autrichien Peter Burian a été remplacé à la tête des Choeurs de l'Opéra national de Paris par l'Italien Alessandro Di Stefano, qui était son adjoint, a annoncé l'institution lyrique jeudi dans un communiqué.

Peter Burian, qui dirigeait cet ensemble de 102 chanteurs depuis décembre 2001, prendra le 1er septembre prochain la direction des Choeurs du Teatro Real de Madrid.

L'intérim à Paris est de fait, déjà assuré par Alessandro Di Stefano depuis le 1er janvier dernier et jusqu'à la fin du mandat (été 2009) de l'actuel directeur de l'établissement, Gerard Mortier.

En outre, le Néerlandais Winfried Maczewski, qui a dirigé les Choeurs de l'Opéra des Pays-Bas de 1988 à 2006, a été nommé « chef des choeurs invité » de l'Opéra de Paris pour assurer la préparation chorale de plusieurs productions à venir dont « Parsifal » de Wagner, « The Rake's Progress » de Stravinsky et « Wozzeck » de Berg.

Les biens d'Elisabeth Schwarzkopf
seront vendus aux enchères à Vienne

Les meubles, bijoux, tableaux et bibelots de la célèbre cantatrice germano-britannique Elisabeth Schwarzkopf, décédée en 2006, vont être vendus aux enchères le 13 mars à Vienne au profit d'associations s'occupant d'enfants orphelins ou de recherche sur le cancer, a annoncé la maison de vente Dorotheum.

La diva de l'opéra, qui avait élu domicile en Autriche jusqu'à sa mort à l'âge de 90 ans, avait fait savoir qu'elle souhaitait partager le bénéfice de tous ses biens pour moitié entre deux organismes, l'association SOS-Villages d'enfants et le Centre de recherche Anna sur le cancer des enfants.

Les mises à prix des objets, allant de bibelots personnels de la soprano à des costumes de scène en passant par des pièces d'antiquité précieuses, ou des lettres et autographes de musiciens de renom comme Puccini ou Rossini, varient entre 20 euros pour une petite table basse en bois et 14.000 euros pour un bracelet de platine datant du premier tiers du XXe siècle, selon le communiqué du Dorotheum.

« Thésée » de Lully revit à Paris
dans le miroir de Versailles

Le Théâtre des Champs-Elysées à Paris a honoré Jean-Baptiste Lully (1632-1687) mercredi soir avec la recréation scénique de sa tragédie lyrique « Thésée », dans un spectacle de Jean-Louis Martinoty qui revisite le Versailles Grand siècle sans verser dans la reconstitution.

Lully revient en grâce ces derniers temps à Paris, deux décennies après la résurrection de sa tragédie « Atys » (1676) à l'Opéra Comique (1987), l'une des pierres fondatrices du renouveau baroque français.

Fin janvier, « Cadmus et Hermione » (1673) renaissait à Favart dans une quête de vérité menée par le metteur en scène Benjamin Lazar, un spectacle éclairé à la bougie et faisant appel au théâtre à machines, aux toiles peintes et au vieux « françouès ».

La démarche est autre pour Jean-Louis Martinoty, invité au TCE pour un « Thésée » (1675) qui ne tourne pas le dos à l'époque (costumes et perruques XVIIe) mais a recours aux technologies modernes (images virtuelles).

La troisième « tragédie en musique » de Lully et de son librettiste Philippe Quinault disserte sur le mythe de Thésée, qui nourrit pour Eglé un amour contrarié par le roi Egée et la magicienne Médée.

Mais au-delà de son sujet antique, l'oeuvre, créée devant Louis XIV et sa cour, est toute à la gloire du Roi Soleil. Jean-Louis Martinoty le montre bien, qui situe non seulement le prologue à Versailles, comme le veut le livret, mais aussi les cinq actes qui suivent. Le temple de Minerve est la Chapelle royale transformée en hôpital de campagne, le palais d'Egée l'intérieur du château lui-même, etc.

Grâce à l'image et à des pans verticaux de décors que l'on déplace et transforme à vue, les peintures de Le Brun sont là, comme la Grande galerie et ses glaces: tout miroite (presque trop, parfois) dans ce spectacle, une impression renforcée par l'effet d'un sol noir réfléchissant.

Pour montrer les enfers que convoque Médée pour ensorceler sa rivale Eglé, Jean-Louis Martinoty fait sortir des peintures l'imagerie foisonnante de Jérôme Bosch, en un procédé très animé mais un peu répétitif.

En fosse, Emmanuelle Haïm, qui était l'assistante de William Christie lors du réveil de « Thésée » en 1998 dans une version mise en espace à Ambronay, donne une lecture approfondie de la partition, qui s'anime au fil des actes, à la tête d'un Concert d'Astrée exceptionnellement fourni.

Plus que les danseurs réunis par François Raffinot, ce sont les chanteurs qui séduisent, à l'image de la mezzo suédoise Anne Sofie von Otter (Médée), tragédienne toujours aussi fascinante, plus en voix que le baryton-basse Jean-Philippe Lafont, roi dont la fatigue n'est cependant pas hors sujet.

La soprano Salomé Haller campe une prêtresse — une nonne, ici — radieuse: elle changera de costume pour être Médée à l'Opéra de Lille, où le spectacle sera donné du 11 au 17 mars, après les représentations du TCE (jusqu'au 29 février).

A Chaillot, la danse baroque,
métissée et tous publics
des Montalvo-Hervieu

Petits et grands se retrouvent jusqu'au 24 février au Théâtre national de Chaillot à Paris pour applaudir « La Bossa Fataka de Rameau », joyeux télescopage dansé, baroque et métissé, imaginé par le tandem formé par les chorégraphes José Montalvo et Dominique Hervieu.

Ce spectacle a commencé une tournée qui l'amènera, après la petite salle de Chaillot, dans 12 villes de province, avec des étapes du 4 au 12 avril à Barcelone (Espagne) et les 30 et 31 mai à Düsseldorf (Allemagne).

« La Bossa Fataka de Rameau », dont la réussite tient beaucoup à l'intégration de la vidéo aux séquences dansées et à la jubilation des sept danseurs-acteurs, est inspirée d'un succès des Montalvo-Hervieu, « On danse », déjà basé sur la musique baroque et tonique de Jean-Philippe Rameau et notamment de ses opéras.

C'est une « variation chorégraphique » de « On danse ». Aux rythmes de Rameau s'ajoutent des inventions sonores de Catherine Lagarde (imitation de cris d'animaux notamment).

Tant sur le plan sonore que sur le plan visuel, on assiste à des collages, à un assemblage de projections riches en truquages sur lesquelles se superposent les mouvements des interprètes, rompus pour certains à la danse académique pour d'autres au hip hop.

Le résultat a quelque chose de magique. Les chorégraphes le conçoivent comme une « invitation à entrer au pays des merveilles des sonorités ramistes et de ses comédies-ballets ».

Après Paris, « La Bossa Fataka de Rameau » sera présentée le 29 février à Saintes, en mars à Villefontaine les 6 et 7, Miramas le 11, Castres le 14, Beauvais du 18 au 21, en avril à Sceaux le 15, Fontenay-sous-Bois les 17 et 18, Compiègne le 29, en mai à Villejuif du 15 au 17, Nantes les 22 et 23, Fouesnant les 25 et 26 mai et le 6 juin à Mulhouse.

Réformes du ministère de la Culture :
plusieurs centaines de personnes manifestent

Plusieurs centaines de salariés du ministère de la Culture, dans leur très grande majorité issus du monde des musées, ont manifesté jeudi après-midi à Paris sous les fenêtres de la rue de Valois pour dénoncer des réformes à venir conduisant selon eux à la « casse du ministère ».

Quelque 500 personnes selon la police, se sont rassemblées à l'appel de l'intersyndicale CGT, CFDT, CFTC, FSU, FO, Sud et UNSA pour démander le « retrait » du projet de réorganisation du ministère. Ce projet, dont la réflexion est en cours, entre dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) lancée cet été par l'Elysée.

Un appel à la grève avait été lancé parallèlement, qui a provoqué des perturbations dans les musées nationaux. Une dizaine d'entre eux sont restés fermés, alors que des établissements comme le Louvre, Orsay, Versailles ou le musée du quai Branly sont restés ouverts, malgré quelques fermetures de salles.

Les manifestants demandent le « retrait de la RGPP », un projet qui conduira selon eux à « une politique d'externalisation, de filialisation et à la remise en cause du statut des personnels ».

Les premiers scénarios de réflexion, dont un avant-projet sera rendu début mars, concernent principalement le monde des musées, avec la réorganisation de leur tutelle.

L'objectif du projet est « d'améliorer la qualité du service rendu au public (...) tout en rationalisant les dépenses publiques », avait rappelé mardi la ministre de la Culture Christine Albanel qui voulait « rassurer » les agents, dans une lettre ouverte au personnel.

Une délégation des syndicats a été reçue au ministère selon qui « un projet qui n'existe pas ne peut être retiré. Le ministère et la ministre travaillent sur plusieurs scénarios qui seront discutés » dans le cadre du dialogue social, a indiqué à l'AFP le directeur-adjoint du cabinet Christophe Tardieu.

Les syndicats ont appelé pour leur part à de nouvelles assemblées générales dans les établissements.


Actualités musicales du 23 février 2008

 

23 février 2008, 19h
France Musique

 Ciro in Babilonia
de Rossini
direction de Jean-Claude Malgoire
Version concert enregistrée en janvier 2008
au Théâtre des Champs-Élysées, Paris

Ciro in Babilonia, Cyrus à Babylone (1812)
opéra de Gioachino Rossini (1792-1868)

avec

Nora Gubisch
Elena de la Merced
Sophie Daneman
Cyril Auvity
Daniel Auchincloss
Till Fechner
Pierre-Yves Pruvot

Choeur de chambre de Namur

La Grande Écurie et la Chambre du Roy

Direction musicale Jean Claude Malgoire

L'Atelier lyrique de Tourcoing
Compte-rendu dans Classique Info

ARTE en Corée du Nord :
un dispositif exceptionnel le  26 février

ARTE met en place un dispositif exceptionnel à l’occasion du concert historique que donnera l'Orchestre Philharmonique de New York à Pyongyang, en Corée du Nord, mardi 26 févrie d e19h à 21h. Seule chaîne européenne présente sur place pour couvrir l’événement, ARTE retransmettra d'abord ce concert en direct sur son site internet, www.arte.tv/musique puis en léger différé le jour même, en l’accompagnant d’une édition spéciale d’ARTE INFO présentée depuis Pyongyang par William Irigoyen. Les images de ce concert seront ensuite reprises par de nombreuses chaînes en Europe (en Suède, Albanie, Bulgarie, Macédoine, Hongrie, Monténégro, etc ) ainsi que sur la chaîne nord-coréenne.

France 5 lance une Web TV éducative
en libre accès

La chaîne France 5 a lancé mardi curiosphere.tv, une Web TV éducative alimentée par près de 650 vidéos en ligne destinée aux éducateurs.

« Nous lançons aujourd'hui des programmes pédagogiques, qui s'adressent plus particulièrement au monde enseignant, professeurs, instituteurs, associations, parents. Notre but est de leur donner tous les sujets pouvant répondre à leurs centres d'intérêt », a indiqué à l'AFP Claude-Yves Robin, directeur général de France 5.

Exploitant les ressources vidéos des programmes de France 5, chaîne axée sur le documentaire, et de ses partenaires, notamment les programmes réalisés par France 3 en région, le site propose une gamme de films de 4 à 8 minutes classés selon cinq catégories: histoire et civilisation, art et culture, économie, citoyenneté, culture scientifique.

Cette plate-forme en libre accès permettra aussi un « partage d'expériences pédagogiques », en accueillant des « témoignages d'enseignants qui racontent leurs succès, leurs espoirs », explique Claude-Yves Robin.

Il s'agit, ajoute-t-il, de « compléter la palette de connaissances et d'outils que les enseignants ou les associations peuvent utiliser », du cours primaire à la terminale.

« Notre objectif est d'avoir 1.500 vidéos en ligne fin 2008 et 3.000 fin 2009 », précise Claude-Yves Robin.

En tapant un mot-clé, on peut accéder à toutes les vidéos qui se rapportent au sujet sur lequel l'enseignant veut travailler.

« On tisse notre toile entre l'antenne, france5.fr, curiosphere.tv et lesite.tv », ajoute encore Claude-Yves Robin, qui espère attirer 300.000 visiteurs uniques par mois sur cette web tv.

Pour son financement, le site ne s'interdit pas de recourir à la publicité . http://www.curiosphere.tv/

Rock in Rio prend ses quartiers
dans la banlieue de Madrid

Les machines s'activent jour et nuit au sud-est de Madrid pour bâtir une « Ville du rock » qui hébergera fin juin-début juillet le festival Rock in Rio, avec The Police, Franz Ferdinand et Lenny Kravitz en tête d'affiche.

Un terrain de 200.000 m2 a été cédé par la mairie d'Arganda del Rey, une ville de 50.000 habitants située à environ 20 km de Madrid, pour construire deux grandes scènes mais aussi une zone de loisirs (patinoire, piste pour snow-board, espaces verts), quatre centres commerciaux, des restaurants, etc.

Coût de l'investissement: 35 millions de dollars (24 millions d'euros).

Le président de Rock in Rio, le Brésilien Roberto Medina, espère accueillir un demi-million de personnes sur cinq jours (27 et 28 juin puis 4, 5 et 6 juillet) dès cette année mais aussi s'incrire dans la durée dans un pays qui regorge de festivals printaniers et estivaux de rock: Benicassim, Festimad, Viña Rock, Primavera Sound, Metrorock, Summercase, Bilbao Live...

Rock in Rio a vu le jour en 1985 à Rio de Janeiro, avec une affiche très brésilienne. Son ambition internationale ne date que de 2004. Après trois éditions au pays de la samba (1985, 1991 et 2001), le festival rock a élu domicile au royaume du fado, à Lisbonne, en 2004 et 2006.

Cette année, le festival aura lieu à Madrid et à Lisbonne, l'idée de Roberto Medina étant de trouver une troisième ville européenne pour réaliser un « triangle du rock » avant un retour au Brésil en 2014, qui coïncidera avec l'organisation de la Coupe du monde de football.

Rock in Rio est une grosse machine: 1,3 million de festivaliers en 1985, 1,2 million en 2001 et des monstres sacrés du rock invités au fil des cinq éditions: AC/DC, Queen, Guns N'Roses, Prince, Oasis, REM, Metallica, etc.

Mais la musique ne fait pas tout selon son président. « C'est un espace de convivialité, où la musique est l'un des nombreux attraits », explique Roberto Medina à l'AFP.

Les installations du festival ne sont pas « improvisées » mais « conçues avec soin » ajoute le président brésilien, également publicitaire et directeur d'une agence de communication au Brésil, qui explique qu'une partie des bénéfices de Rock in Rio est reversée pour financer des programmes de développement.

« Les gens vont au festival pour la fête, les chanteurs ou les autres offres de divertissement mais aussi pour les programmes de développement », assure-t-il. « On ne voit pas ça partout ».

Cette année, les festivaliers seront sensibilisés au problème du réchauffement climatique et, selon Medina, 100.000 arbres seront plantés à Madrid.

Au Portugal, des panneaux solaires ont été installés dans des écoles et au Brésil, un programme de Rock in Rio a permis à des milliers de jeunes de terminer leurs études.

La ville qui va accueillir l'événement en Espagne se réjouit de la publicité et de l'opportunité commerciale. « C'est une grande opportunité, pas seulement pour promouvoir la ville et le sud-est madrilène mais aussi un outil important pour développer le tissu social de la ville », assure à l'AFP le maire d'Arganda, Ginés Lopez Rodriguez.

Mais il se montre prudent quant à l'idée de voir le festival se répéter d'une année sur l'autre. « On va fêter cette édition et voir les résultats. Après, nous prendrons une décision en ce qui concerne l'enceinte. Dans tous les cas, tout est fait pour qu'elle ait d'autres usages ».

ZZ Top, Ben Harper, Motorhead
aux Vieilles charrues 2008

ZZ Top, Ben Harper et The Innocent Criminals, Motorhead, Christophe Mae... les organisateurs du festival rock des Vieilles charrues de Carhaix, premier du genre en France, ont dévoilé vendredi les premiers noms de la programmation de la 17è édition, du 17 au 20 juillet.

Considéré « comme l'un des artistes essentiels de la scène mondiale », le californien Ben Harper et sa « musique subtile » rock, condensé de folk et de gospel, devrait renouer à Carhaix avec l'engouement suscité lors de sa dernière prestation en 2001 lorsqu'il avait chanté drapé dans un drapeau breton sur la grande scène. Ben Harper et son groupe The Innocent Criminals ont sorti 5 albums depuis 2001.

Seront également de la fête le groupe culte britannique de hard rock Motorhead, fondé en 1975 par son bassiste Lemmy Kilmister ainsi que les Texans barbus les plus célèbres de la scène mondiale du groupe ZZ Top, « trio mythique et extravagant du blues rock », selon les organisateurs.

Autres invités, Pete Doherty qui reste « l'un des artistes majeurs de la scène internationale pop rock du moment », et l'une des révélations rock de l'année 2007, BB Brunes, des jeunes Parisiens « pleins de promesses qui font un carton dans toute la France ».

Les Vieilles charrues accueilleront également Christophe Mae après sa prestation dans la comédie musicale le Roi Soleil, la Franco-israélienne Yael Naim, The Do, duo franco-finlandais à la « pop très atmosphérique », The Wombats, groupe rock « ultra-efficace le plus énervé de Liverpool », et les Dub Inc pour le reggae.

Le festival des Vieilles charrues de Carhaix a enregistré 170.000 entrées lors de la dernière édition 2007.

Billets et forfaits préférentiels sont prévus jusqu'au 31 mars.

http://www.vieillescharrues.asso.fr

Une série de concerts autour de
« Black Angels » de George Crumb,
avec le le Quatuor Béla

Jeudi 28 février à la Muse en Circuit, Alfortville 18 rue Marcelin Berthelot, 94140 Alfortville ,M° Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort (  01 43 78 80 80) ; jeudi 6 mars au Conservatoire d’Annecy ; jeudi 27 mars à Bourgoin-Jallieu ; jeudi 24 avril Au Festival La Belle Ouie, LMP / Paris

Le quatuor Béla est constitué de Frédéric AURIER, violon ; Julien DIEUDEGARD, violon ; Julian BOUTIN, alto ; Luc DEDREUIL, violoncelle.

Black Angels est probablement le seul quatuor à avoir été inspiré par la guerre du Viêt-Nam. L’oeuvre rassemble tout un arsenal de sons parmi lesquels on distingue des cris, des chants, des sifflements, des murmures, des gongs, et des verres de cristal.

La partition comporte deux inscriptions : « In tempore belli » et « Terminée le vendredi 13 mars 1970 ». Black Angels a été conçu comme une sorte de parabole sur notre monde contemporain agité. L’oeuvre dresse le portrait d’un voyage de l’âme : le Départ (perte de la grâce), l’Absence (l’annihilation spirituelle) et le Retour (la Rédemption).

L’oeuvre regorge de symbolismes musicaux conventionnels tels que le Diabolus in Musica (l’intervalle de triton) et le Trillo di Diavolo, le trille du diable, d’après Tartini.

Autour de cette pièce nous avons voulu tisser un concert qui respecte ce parcours de l'âme, émergeant de l'infiniment petit, du cloisonnement, du fourmillement pour s'envoler vers l'espace, le vide... et la sérénité ? « Black Angels » restera le pivot, le passage dans ce concert en deux parties. La structure de la soirée est une amplification de l'oeuvre de CRUMB, et nous permet de confronter les tendances musicales les plus antagonistes.

Programme

John OSWALD, « Spectre » pour quatuor et bande
György LIGETI quatuor n° 2, 3e et 5e mouvements
Anonyme ancien, ré-arrangé par le Quatuor Béla
George CRUMB « Black Angels »
Mats EDEN, quatuor n° 1, 3e mouvement
Erkki-Sven TUUR, quatuor n° 1, 1er mouvement
Benjamin BRITTEN, quatuor n°1, 1er mouvement

Chant lyrique, musique acousmatique,
impro électro free...,
le 2 mars au studio
« Le regard du Cygne » à Paris

« Les tétraphonies » version trio par l’Association Trépak

Tétraphonie : Réunion de trois univers en forme de bouquet musical, à la rencontre de l'imagination du public, chacun est amené à faire un trajet, à passer d'un style à l'autre pour mieux en apprécier la saveur et les points de recoupement.

Programme

Récital
Elise Dabrowski, mezzo soprano
Héléna Gourzoulidou : piano

Rastlose Liebe, Schubert ; Trois mélodies Tziganes, Dvorak ; « Pauline », extrait de La Dame de Pique, Tchaikovsky ;  « Charlotte », extrait de Werther, Massenet

Intérieur – Extérieur
Œvre électro-accoustique
de et par Eric Broitmann

« Intérieur- Extérieur » est une pièce électroacoustique stéréophonique.  C’est un ovale, un espace dilaté-plié dans lequel se ruent souvenirs et imaginaire. C’est un moment de transition, où s’opère un bilan. C’est la fin d’une quête, la perte irrémédiable d’une partie  de soi. C’est un moment de douce poésie, d’oppositions, De regards et d’écoute.

Labo Electro
Duo Electro free

Alexandre Authelain, saxophone ténor,soprano, clarinette, synthé, effets ; Jonathan Pontier, voix, boucleurs, ordinateur et kaoss pad. Le labo sonore dans toute sa splendeur : prenez deux arts-mateurs d’extases improvisées et d’accidents de ‘par cœur’ les anches de l’un et de l’autre les curseurs, malaxez le tout à l’aide d’un dispositif de multi-effets, boucleurs, sampleurs instantanés et vous obtenez une pâte 1.expérimentale ; 2.expérimentée entre free, musiques contemporaines et électroacoustiques, grooves lunaires, thèmes polaires…  Rien n’est interdit, tout est nécessaire !

Les Artistes

Elise Dabrowski se forme au CNR de Reims puis de Paris et à la Maîtrise de Radio France où elle interprète entre autres Les trois petites liturgies de la présence divine d’Olivier Messiaen avec l’Orchestre National de France, la troisième symphonie de Malher dirigée par Seiji Ozawa.  Elle pratique aussi l’improvisation, à la recherche de son propre jeu et langage musical, participe à des projets tels que Danse à Lewards avec la Compagnie Fattoumi Lamoureux. Elle joue au sein de IXO (trio d’Alexandre Authelain), En 2004, elle collabore en duo avec Samy Zélaci à la musique du solo de Virginie Recolin…

Héléna Gourzoulidou, pianiste grecque, s’intéresse très vite à la musique vocale. Elle enseigne actuellement dans deux conservatoires parisiens et parallèlement se produit en participant à des spectacles lyriques, des récitals de chanteurs et en créant des spectacles pluridisciplinaires comme « Invention à deux voix » avec un comédien.

Eric Broitmann, compositeur, a étudié la composition electroacoustique dans la classe Roger Cochini (Bourges), il a composé entre autres : « Rêveséris » (pièce pour saxophone ténor) en 2003, « L’orange » ( d’après le poème de Francis Ponge) 2004, « Intérieur-Extérieur » ( pièce frontière autour de moments africains). Ses pièces ont été jouées au Forum de la jeune création musicale (2003-2004-2006), aux foliesphonies 2005 à Marseille, au festival Futura (2005-2007), Au  12 ème festival international « l’espace du son » (musique et recherche) Belgique, à l’édition 2005 de la Nuit Bleu organisée par Elektrophonie (Diffusion : France/Belgique/Angleterre)

Membre de la SIMC depuis 2007, il collabore depuis 2006 à l’Installation pour la danse « 32 points » avec Katalina Quijano, au projet de la danseuse Aicha Touré et la compagnie « contempotap »

Alexandre Authelain est saxophoniste, clarinettiste et compositeur. Après de multiples collaborations (Akosh S. Unit, Garage Rigaud), il monte IXO (avec E. Dabrowski et E. Turi). Il vient d’intégrer la fameuse Campagnie des Musiques à Ouïr (avec F. Gastard et D. Charolles)

Jonathan Pontier est un electro troubadour, un artisan symphoniste, un slammeur dada. Il oscille avec bonheur entre musique contemporaine (commandes de Radio France, 2 e 2 m, InterContemporain), expérimentations électroniques (Labo Electro, El Ethnicity), la chanson et les créations « tout terrain », notamment avec les publics amateurs.

« Le regard du Cygne », 210 rue de belleville, Paris, 20ème. http://www.leregarducygne.com — Durée 1h30 - Tarif : 12 €. Réservations public : Clotilde Mahaut : 06 75 56 23 61 - mahaut.clotilde@wanadoo.fr


Actualités musicales du 24 février 2008

Jeanne Cherhal « assume entièrement »
sa chanson « Si tu reviens j'annule tout »

Jeanne Cherhal « assume entièrement » sa chanson « Si tu reviens j'annule tout » -inspirée du SMS que, selon le site du Nouvel Observateur, Nicolas Sarkozy aurait adressé à son ex-épouse- et n'a pas l'intention de la retirer de sa page Myspace, a-t-elle déclaré samedi à l'AFP.

« Ayant la modeste ambition d'être avant tout une artiste libre, je veux pouvoir nourrir mon inspiration des choses de la vie, qui m'émeuvent ou m'amusent, tel ce prétendu texto », a déclaré l'artiste nantaise.

« Elle n'a pas été écrite juste pour rigoler entre amis comme l'a dit jeudi mon agent pour en minimiser la portée », a précisé la chanteuse. « Si l'engouement suscité par ce titre me dépasse, je tiens également à préciser qu'il me touche sincèrement, a poursuivi la jeune femme qui va sur ses 30 ans.

Jeanne Cherhal précise qu'il n'est « pas question de retirer cette chanson de (sa) page Myspace«  mais qu'elle n'a pas encore décidé si elle figurerait ou non sur son prochain disque.

Le refrain est inspiré d'un SMS que, selon le site du Nouvel Observateur, Nicolas Sarkozy aurait adressé à son ex-épouse Cécilia peu avant son mariage avec la chanteuse Carla Bruni. Le chef de l'Etat a déposé le 7 février une plainte pour « faux » contre le nouvelobs.com.

Posté il y a une semaine sur la page Myspace de la chanteuse, cet inédit fait un tabac sur le net. En illustration, une photo de la chanteuse drapée dans un drapeau tricolore. « Si tu reviens, j'annule tout, nos écarts de langage, nos colères, nos passions de passage », chante la jeune femme.

Concert de l´Orchestre
Philharmonique de New-York
à Pyongyang

L'Orchestre Philharmonique de New-York va se rendre prochainement dans la capitale de la République Populaire Démocratique de Corée pour un concert exceptionnel. Dvorak contribuera-t'il à adoucir le ton entre les deux pays?

L'Orchestre Philharmonique de New-York arrivera lundi à Pyongyang pour une escale de 48 heures à l'occasion de sa tournée asiatique. La journée de mardi sera marquée par un concert où des oeuvres d'Antonin Dvorak et George Gershwin seront jouées devant les élites de l'Etat.

Cette représentation sera retransmise en direct à la fois en RPDC et en Corée du Sud.

Zarin Mehta, Directeur exécutif de l'orchestre philharmonique de New-York

« Jouer un concert pour la première fois dans un endroit est passionnant. Aller dans un pays où aucun d'entre nous ne s'est jamais rendu nous intéresse encore plus, surtout si le pays en question et notre pays sont sur le point de normaliser leurs relations. Si nous pouvons contribuer à lancer un pont , je pense que ça sera merveilleux. »

Les dirigeants américains espèrent que ce concert contribuera à ouvrir la RPDC sur l'extérieur d'autant plus qu'elle souhaite un accueil chaleureux à cette visite.

Pak Gil Yon, Ambassadeur de la RPDC aux Nations Unies

« Je suis presque sûr que la visite de L'Orchestre Philharmonique de New-York à Pyongyang, la première du genre, sera un évènement important et significatif dans l'histoire des relations entre les deux pays. Nous souhaiterons chaleureusement la bienvenue et recevrons cordialement L'Orchestre Philharmonique de New-York, nos premiers invités de la nouvelle année 2008. »

L'Orchestre Philharmonique de New-York est la plus grande formation musicale américaine à se rendre en RPDC depuis 40 ans.


Actualités musicales du 26 février 2008

Le Philharmonique de New York
à Pyongyang pour un concert historique

L'Orchestre Philharmonique de New York est arrivé lundi à Pyongyang pour un concert qui est un événement historique dans les relations entre la Corée du Nord et les Etats-Unis, en pleine négociation sur le démantèlement du programme nucléaire militaire du régime communiste.

Le Boeing 747 spécial transportant les musiciens, les accompagnateurs et la presse s'est posé lundi après-midi sur l'aéroport de la capitale nord-coréenne, à la veille du concert au Grand Théâtre de Pyongyang qui sera retransmis mardi en direct par des télévisions du monde entier.

A sa descente d'avion, le directeur de l'orchestre, Lorin Maazel, a qualifié l'événement de « geste d'amitié et de bonne volonté d'un peuple envers l'autref.

Selon lui, les musiciens qui viennent jouer dans les sociétés fermées « sont toujours regardés avec amour car (ils sont) comme une lucarne sur le monde extérieur ».

Lorin Maazel a une nouvelle fois défendu le principe du voyage, après les violentes critiques qu'il a suscitées aux Etats-Unis, notamment dans le quotidien New York Post, selon lequel le concert offre un succès de propagande au régime de Kim Jong-Il.

« Bien sûr, c'est un pas audacieux », a déclaré le chef d'orchestre. « Mais à partir du moment où nous étions invités, cela aurait été une grave erreur de ne pas accepter. »

« Dans l'avenir, si ce concert peut être vu comme un tournant ou comme un petit pas dans le rapprochement entre deux peuples, tant mieux, mais notre souci est de donner le meilleur concert possible », a ajouté Lorin Maazel.

L'orchestre jouera d'abord les hymnes américain et nord-coréen, puis le Prélude de l'Acte III de l'opéra « Lohengrin » de Richard Wagner, la Neuvième Symphonie d'Antonin Dvorak et « Un Américain à Paris » de George Gershwin.

Cette représentation constitue une première alors qu'Etats-Unis et Corée du Nord sont toujours virtuellement en guerre, faute de la conclusion d'un traité de paix après la guerre de Corée (1950-1953), et alors que les deux pays sont engagés dans une délicate négociation sur l'avenir du nucléaire nord-coréen.

Aucun haut responsable américain n'assistera à la représentation, mais la dimension politique du concert est évidente.

Son annonce en décembre avait été faite à New York en présence du négociateur américain chargé du nucléaire nord-coréen et du chef de la mission de la Corée du Nord à l'ONU.

Dans la soirée, les membres du Philharmonique ont assisté à un spectacle de musique et de danse nord-coréennes, traditionnelles et classiques.

Au cours du dîner de bienvenue qui a suivi, Lorin Maazel a loué les qualités de ce spectacle. Et le vice-ministre nord-coréen de la Culture, Song Seok-Hwan, s'est félicité de la visite du Philharmonique. « Nous espérons que grâce à votre concert à Pyongyang, qui est un événement exceptionnel, vous laisserez une impression profonde dans les esprits de nos musiciens et du public », a-t-il dit.

La Corée du Nord est entrée dans le cercle restreint des puissances atomiques en procédant à un test nucléaire en octobre 2006.

Le concert intervient un an après la conclusion d'un accord « à six«  (Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Chine, Russie et Japon), qui prévoit le démantèlement des installations nucléaires nord-coréennes en échange d'une aide énergétique d'un million de tonnes équivalent-pétrole.

Mais son application a connu des ratés ces dernières semaines. Les Etats-Unis accusent le régime communiste de poursuivre un programme secret d'enrichissement d'uranium, alors que la Corée du Nord se plaint de ne pas avoir reçu toute l'aide promise.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui a débuté une tournée asiatique lundi à Séoul, va tenter de relancer cette délicate négociation.

Avant son départ, elle a prévenu le régime de Pyongyang qu'il devait déclarer non seulement l'intégralité de son programme nucléaire militaire, mais aussi  »ses activités de prolifération et son programme plutonium.

Concert sans précédent
d'un orchestre américain
en Corée du Nord

La musique adoucit les moeurs et... rapproche les peuples: tel est le sens premier qu'entend donner le prestigieux Orchestre philharmonique de New York à sa visite historique en terre nord-coréenne, loin des implications politiques et diplomatiques.

A l'invitation de la très recluse Corée du Nord et avec la bénédiction initiale du gouvernement américain, l'illustre phalange new-yorkaise dirigée par le chef d'orchestre Lorin Maazel est arrivée lundi dans la capitale nord-coréenne, Pyongyang, pour la première visite d'une institution culturelle américaine de cette importance dans ce pays communiste doté de l'arme nucléaire.

Pour ce déplacement de 48 heures, les autorités nord-coréennes n'ont pas ménagé leurs efforts, en autorisant la venue sur leur territoire de près de 300 personnes -musiciens, personnel rattaché et journalistes- à bord d'un avion de la compagnie sud-coréenne Asiana spécialement affrété pour l'occasion.

Le concert prévu mardi, avec un programme Dvorak et Gershwin, sera retransmis en direct par la radio-télévision d'Etat nord-coréenne. Les musiciens new-yorkais interpréteront du compositeur tchèque la Symphonie No.9 dite... du Nouveau Monde et du compositeur américain le célèbre « Un Américain à Paris ». Parmi les bis prévus figure une chanson folklorique coréenne, « Arirang », appréciée autant dans le nord que dans le sud de la péninsule.

Au début du concert, l'orchestre jouera les deux hymnes nationaux tandis que les deux drapeaux, américain et nord-coréen, flotteront côte-à-côte sur scène. On ignore si le leader nord-coréen Kim Jong Il sera présent.

Malgré la dimension forcément politique d'une telle visite, le directeur musical du Philharmonique de New York a justifié la venue de l'orchestre dans cette Corée du Nord que le président américain George W. Bush avait incluse autrefois dans le groupe des trois pays de « l'axe du mal » (avec l'Irak de Saddam Hussein et l'Iran).

« Je pense que cela aurait été une grande erreur de ne pas accepter leur invitation », a souligné Lorin Maazel à son arrivée à l'aéroport de Pyongyang. « Je suis un musicien, pas un politique. La musique a toujours été traditionnellement une arène, un endroit où les gens nouent des contacts. C'est neutre, c'est du divertissement, c'est (un lien qui va) d'une personne à une autre personne. »

Le Philharmonique de New York avait accepté l'invitation nord-coréenne l'an dernier, avec la bénédiction de l'administration Bush, à une époque de détente diplomatique entre les deux pays sur le dossier sensible du nucléaire. Depuis, les relations se sont à nouveau tendues, Washington reprochant à Pyongyang son manque de transparence dans ses programmes atomiques à démanteler.

D'où la réaction mitigée de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui assistait lundi, hasard du calendrier, à l'investiture du nouveau président sud-coréen Lee Myung-bak. « Je ne crois pas qu'on doive s'emballer sur les effets possibles en Corée du Nord de la musique de Dvorak », a déclaré vendredi Mme Rice, elle-même pianiste classique de bon niveau.

Réponse indirecte du maestro Maazel: si cette musique émeut le public, « nous aurons apporté quelque contribution que nous aurons pu pour rapprocher nos peuples un tant soit peu »...


Actualités musicales du 27 février 2008

Mercredi 27 février 2008, 21h00
Paris,  Studio de l’Ermitage

Hervé Samb Group

Hervé Samb – Guitare, chant
Clive Govinden – Basse
Damien Schmitt – Batterie
Taffa Cissé – Percussions
Charly Sy – Platines  

Rock mbalax blues electrique riffs wassoulou hip hop imprègnent la musique et le jeu d’Hervé Samb, guitariste délicat et puissant à la fois déclinant avec retenue ses phrases à lui, de celles que l’ont reconnaît ravi sur un enregistrement, sans douter une seconde de leur auteur, vous chatouillent l’ouïe d’harmoniques sensibles et millimétrées et les tendons de pulsasions vigoureuses.

S’il joue et ou enregistre avec David Murray, Meschell Ndegoochello, le World Saxophone Quartet, Amadou  et Mariam, Benkadi, Check Tidiane Seck, ou encore Boney Fields, il nous présente aujourd’hui sa musique, qu’il nomme Cross Over : urbaine, psychédélique, fruit d’une culture Sénégalaise et d’une curiosité panafricaine, autant que d’une passion pour les tumultes guitaristiques des 70’s, le blues les musiques noires américaines d’avant-hier et de demain…

8 rue de l'Ermitage, 75020 Paris, Métro Jourdain ou Ménilmontant ; 10 €
http://www.studio-ermitage.com
http://www.myspace.com/hervesamb
Sur Altermusica
Sur Africultures

CGAMES 2008 Louisville (USA )
The 12th International
Computer Games Conference
on the theme:
AI, Mobile, Interactive Multimedia
and Serious Games

Une session spéciale dédiée à la musique et le sound  design au sein des interfaces multimédias  Appel à articles ; renseignements

You are invited to submit a paper on any topic related to computer games design, development and education, and particularly papers covering the use of AI for modelling and programming « believable characters », mobile games, multiplayer on-line, educational and serious games. We strongly encourage the submission of papers related to the design and the experiments of original type of games, in particular in the fields of serious games, ubiquitous, mobile, cross media platforms and massively multiplayer on line games.

Important Dates
First Call for Papers: 1st December 2008
Paper Submission Deadline: 15 June 2008
Notification of Paper Acceptance: 15 July 2008
Final Paper Submission: 5 July 2008
Author Registration: 15 July 2008
Conference Dates: 30 July - 2 August 2008
Plus de détails : http://www.cgamesusa.com/call.html

Concert historique à Pyongyang
de l'Orchestre Philharmonique
de New York

L'Orchestre Philharmonique de New York, sous la direction de son chef Lorin Maazel, a donné mardi à Pyongyang un concert historique visant à contribuer à une amélioration des relations entre les Etats-Unis et le régime communiste de la Corée du Nord.

Des oeuvres d'Anton Dvorak, de Richard Wagner et de George Gershwin étaient au programme de cet événement qui a eu lieu alors que Washington et Pyongyang négocient sur le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen.

Arrivé lundi dans l'un des pays les plus fermés au monde, l'orchestre a ouvert la soirée en jouant les hymnes nationaux de la Corée du Nord et des Etats-Unis devant 1.500 invités dans le Grand Théâtre de Pyongyang.

« Mes collègues de l'Orchestre Philharmonique de New York et moi-même sommes heureux de jouer aujourd'hui dans cette belle salle », a déclaré Lorin Maazel au public, auquel il a souhaité en coréen un « Bon concert » avant d'attaquer la Neuvième Symphonie, dite « du Nouveau Monde », de Dvorak.

Au cours de ce concert de plus d'une heure et demie, retransmis en direct en Corée du Nord et dans le monde entier, l'orchestre a aussi interprété le Prélude de l'Acte III de « Lohengrin » de Wagner et « Un Américain à Paris » de Gershwin.

Le concert s'est terminé par un arrangement d'« Arirang », chanson coréenne très populaire dans les deux parties de la péninsule. Il a été suivi d'une longue ovation du public debout.

Après le concert, Lorin Maazel a salué l'enthousiasme du public.

« Lorsque nous avons reçu cet accueil très chaleureux et enthousiaste, nous avons senti que nous avions peut-être accompli une mission, que nous avions peut-être été utiles en ouvrant une petite porte », a-t-il déclaré.

« Et nous espérons simplement que si cela est vrai, à long terme, cela sera perçu comme un tournant, comme un moment dans l'Histoire », a ajouté le chef d'orchestre.

Ce contact culturel est une première. Les Etats-Unis et la Corée du Nord sont toujours virtuellement en guerre, faute d'avoir conclu un traité de paix après la guerre de Corée (1950-1953). Et Washington, qui a placé la Corée du Nord parmi les pays de « l'axe du mal », est engagé dans une délicate négociation avec Pyongyang sur le démantèlement du nucléaire nord-coréen.

Aucun haut responsable américain n'assistait à la représentation, mais la dimension politique du concert était évidente, même si la Maison Blanche en a minimisé l'effet diplomatique.

Le président George W. Bush « pense qu'au bout du compte, ceci est un concert. Et cela ne va pas nécessairement changer l'attitude d'un régime qui ne s'est pas montré aussi coopératif qu'il le faudrait selon nous sur ses activités nucléaires », a déclaré à Washington la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.

« C'est une petite porte ouverte par le gouvernement nord-coréen, qui pensait qu'il était temps qu'une porte s'entrouvre », avait déclaré Lorin Maazel avant le concert.

Il avait confirmé que la décision d'aller jouer en Corée du Nord avait été discutée par les responsables de l'orchestre en relation avec le principal négociateur américain sur le dossier nord-coréen, le secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires asiatiques, Christopher Hill.

« M. Hill a pensé que montrer cette facette de notre culture occidentale à Pyongyang pourrait permettre d'améliorer l'atmosphère des négociations, sans garantie », a indiqué le directeur de l'orchestre, Zarin Mehta.

Le concert intervient un an après la conclusion d'un accord à six (Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Chine, Russie et Japon) qui prévoit le démantèlement des installations nucléaires nord-coréennes en échange d'une aide énergétique d'un million de tonnes équivalent-pétrole.

L'application de cet accord a connu des ratés ces dernières semaines. Les Etats-Unis accusent Pyongyang de poursuivre un programme secret d'enrichissement d'uranium, alors que la Corée du Nord se plaint de ne pas avoir reçu toute l'aide promise.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, en visite à Pékin, a déclaré mardi que cette invitation en Corée du Nord était « une bonne chose », mais qu'il y avait « encore un long chemin à parcourir » avant un changement de nature du régime.

La santé auditive
des musiciens d'orchestre
est en danger

Depuis une semaine, une directive européenne relative à la protection contre le bruit sur le lieu de travail s'applique aux musiciens d'orchestre. Elle fixe la limite de l'exposition sonore à 87 décibels. Harald Eggebrecht rappelle que les oeuvres de Strauss ou de Wagner flirtent avec les 110 décibels. « De nombreux musiciens pensent que la nuisance vient de leurs collègues. Mais la première source du mal vient du musicien lui-même. Par exemple, les violonistes souffrent d'une déficience au niveau de l'oreille gauche, car ils tiennent leur violon à gauche. Les joueurs de cuivres, exposés à un risque de déchirure de diaphragme, subissent en plus de plein fouet le son tonitruant de leur instrument, même s'ils en apprécient la sonorité. Même la flûte, un instrument prétendument délicat, rivalise avec un marteau piqueur, avec un fortissimo peut atteindre 118 décibels. Et imaginez le flûtiste, placé devant les trompettes, qui sont elles-mêmes juste devant les cymbales qui résonnent avec fracas, pour vous faire une idée du volume sonore qui s'abat sur les oreilles des flûtistes et des autres joueurs d'instruments à vent. »

Lite l'article (en allemand) dans le « Süddeutschezeitung » : EU-Schutz für Orchestermusiker : Die Gefährlichkeit des Schönen
http://www.sueddeutsche.de/kultur/artikel/362/159926/


Actualités musicales du 28 février 2008

La Corée du Nord salue la performance
du Philharmonique de New York

Les médias officiels nord-coréens ont salué la performance de l'Orchestre Philharmonique de New York, qui a donné mardi à Pyongyang un concert historique visant à contribuer à une amélioration des relations entre les Etats-Unis et le régime communiste.

« L'Orchestre Philharmonique, réputé dans le monde entier, sous la direction de Lorin Maazel, a donné une grande représentation grâce à une exécution exquise et raffinée », a rapporté l'agence centrale nord-coréenne, mardi soir après le concert, dans un rare compliment à l'adresse de représentants américains.

Des oeuvres d'Anton Dvorak, de Richard Wagner et de George Gershwin étaient au programme de cet événement qui a eu lieu alors que Washington et Pyongyang négocient sur le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen.

Arrivé lundi dans l'un des pays les plus fermés au monde, l'orchestre a ouvert la soirée en jouant les hymnes nationaux de la Corée du Nord et des Etats-Unis devant 1.500 invités dans le Grand Théâtre de Pyongyang.

Le concert s'est terminé par un arrangement d'« Arirang », chanson coréenne très populaire dans les deux parties de la péninsule. Il a été suivi d'une longue ovation du public debout.

Après le concert, Lorin Maazel a salué l'enthousiasme du public.

« Lorsque nous avons reçu cet accueil très chaleureux et enthousiaste, nous avons senti que nous avions peut-être accompli une mission, que nous avions peut-être été utiles en ouvrant une petite porte », a-t-il déclaré.

« Et nous espérons simplement que si cela est vrai, à long terme, cela sera perçu comme un tournant, comme un moment dans l'Histoire », a ajouté le chef d'orchestre.

L'orchestre devait quitter Pyongyang mercredi en milieu de journée pour la Corée du Sud où il doit donner un concert jeudi à Séoul.

« Le Pont des Ombres »,
opéra d'amour et de merveilleux
pour et par des jeunes

Quatre-vingt douze élèves du Conservatoire de Strasbourg vont interpréter à partir de vendredi un nouvel opéra du compositeur Olivier Dejours, « Le Pont des Ombres », conte allégorique et merveilleux sur l'amour et la mort à Prague au 16e siècle.

« C'était très encourageant de travailler avec ces jeunes qui ne font pas de résistance contre la musique d'aujourd'hui: ils ont une facilité étonnante pour se l'approprier », a déclaré à l'AFP le compositeur, quelques jours avant la création mondiale d'une oeuvre qui s'adresse tout autant aux adultes qu'aux enfants.

Les 92 élèves, qui ont entre 13 et 20 ans, travaillent depuis juin pour interpréter dans la fosse et sur scène — vocalement et instrumentalement — l'opéra conçu à partir d'un roman de Leo Perutz, un juif né à Prague en 1882 mais qui passa la majeure partie de sa vie en Autriche puis en Israël.

Douze tableaux, décousus seulement en apparence, retracent la légende des amours interdites de l'empereur Rodolphe II et de la belle Esther, femme du juif Meisl. Le rabbin Loew, magicien, permet aux deux amants de s'enlacer en rêve, sous la forme d'un rosier et d'un romarin, à l'ombre du Pont de Pierre qui relie les deux rives de la Moldau à Prague.

Mais la peste s'abat sur la ville, en punition divine. Les habitants de Prague ne seront sauvés que lorsque le rabbin arrachera les deux arbustes, provoquant la mort d'Esther et la fin du rêve de l'empereur.

« Cet amour n'est pas vécu qu'en rêve, c'est une réalité pleinement vécue, mais allégorique », explique le compositeur, auteur du livret mis en scène par Michel Deutsch.

Olivier Dejours se dit aussi fasciné par « les circulations secrètes », symbolisées par le pont, entre la ville juive et la ville chrétienne, entre l'empereur et la jeune juive, entre les mondes slave et germanique, entre deux classes sociales.

D'origine française et ukrainienne, le compositeur explique que ce qui l'intéresse entre la France et la Russie, « c'est ce qui se trouve entre les deux: ce passage entre le monde slave et occidental, en passant par le monde juif d'Europe centrale ».

Sa musique, colorée par le cymbalum, un instrument d'origine tzigane, porte des « contrastes très vifs » entre les tableaux mais aussi des échos, comme le chant du fleuve, indique-t-il encore.

« Le Pont des Ombres » sera donné en avant-première vendredi pour les scolaires, en création mondiale samedi et dimanche à l'Opéra du Rhin à Strasbourg, puis à Mulhouse le 9 mars et Colmar le 4 avril.

Osmose entre le chorégraphe Preljocaj
et la musique de Stockhausen

Angelin Preljocaj a installé mardi soir pour deux semaines son Centre chorégraphique national (CCN) d'Aix-en-Provence au Théâtre de la Ville à Paris avec un de ses derniers ballets abstraits, « Eldorado », en totale osmose avec la musique cosmique de Karlheinz Stockhausen.

C'est la deuxième fois que le chorégraphe franco-albanais collabore avec le compositeur allemand, mort en décembre 2007, après « Helikopter », véritable explosion gestuelle sur un quatuor de bruits d'hélices et de violons qui a été créée en 2001.

C'est fin 1984 qu'Angelin Preljocaj, installé à Aix-en-Provence depuis 1996 avec ses danseurs, a créé sa compagnie devenu CCN en 1989. Dès 1987, le Théâtre de la Ville l'accueillait et le programmait depuis à treize autres reprises.

« Eldorado » pour douze danseurs, qui a vu le jour au festival Montpellier Danse 2007, s'appuie sur une musique pour cinq synthétiseurs, « Sonntags-Abschied » (Adieu du dimanche), transposition pour ordinateur d'une pièce pour cinq choeurs qui conclut un cycle de sept opéras intitulés « Licht ».

« Sonntags-Abschied » a fasciné immédiatement le chorégraphe par une musique qu'il juge « envoûtante, hypnotique, presque tribale » et la compare à « un vaudou sonore ». Il a accepté de relever ce qu'il considère comme « un véritable défi pour l'écriture chorégraphique ».

Les interprètes, revêtus de maillots couleur chair agrémentés de grosses fleurs blanches, apparaissent d'abord figés dans des panneaux et sertis de lignes lumineuses. Puis ils sont réunis en duos ou en ensembles divers qui se font, se défont, composent des constellations de gestes et entrelacent leurs corps, en réponse à l'impulsion des sons aux lignes rythmiques superposées et aux tempos différents.

Le programme du Ballet Preljocaj, affiché au Théâtre de la Ville jusqu'au 8 mars, comporte également deux autres duos abstraits du chorégraphe: un duo féminin, « Annonciation » (1995) et un athlétique duo masculin, « Centaures » (1998).

Ce programme sera repris en mai à la Maison de la Culture de la Loire-Atlantique (Grand T) à Nantes les 6 et 7 et à l'Opéra de Rouen les 28 et 29, ainsi qu'au Théâtre de Bezons (Val-d'Oise) le 3 juin.

Le théâtre public fait front commun
contre le désengagement de l'État

La grogne du spectacle vivant contre le gouvernement est montée d'un cran mercredi au Théâtre de l'Odéon, où plus de 80 metteurs en scène du théâtre public ont dénoncé côte à côte « un désengagement de l'Etat » et des baisses de subventions qui « menacent gravement la création ».

Cette conférence de presse, conçue comme « un symbole d'unité », a rassemblé un nombre exceptionnellement élevé de metteurs en scène du théâtre public (compagnies indépendantes et directeurs d'institutions), toutes générations confondues.

Parmi eux figuraient Olivier Py (directeur de l'Odéon), Patrice Chéreau, Ariane Mnouchkine, Didier Bezace, Alfredo Arias, Stéphane Braunschweig, Jérôme Deschamps, Alain Françon, Muriel Mayette (Comédie-Française), Stanislas Nordey, Valère Novarina, Claude Régy ou encore Jean-Michel Ribes.

« Je n'ai pas souvenir d'une telle réunion collégiale », a souligné M. Py, qui a pointé du doigt « un incroyable, un sidérant déficit de politique culturelle » de la part de l'Etat.

« L'économie du spectacle vivant est asphyxiée. L'idée même de service public de la culture est gravement mise à mal », a renchéri Arnaud Meunier (Compagnie de la Mauvaise Graine), qui a dénoncé une « politique malthusienne fondée sur l'ère du soupçon et du mauvais procès ».

Il a fustigé une « triple pression »: « l'érosion mécanique des budgets, la future convention collective dont la négociation va s'achever et l'aberration de la réforme » du régime des intermittents du spectacle.

Depuis plusieurs mois, l'inquiétude gronde dans le secteur du spectacle vivant. D'abord échaudés par la lettre de mission envoyée par l'Elysée et Matignon à la ministre de la Culture Christine Albanel, les professionnels ont ensuite protesté contre le montant du budget 2008 du ministère (640 M euros pour la création).

Face à ce mécontentement, Mme Albanel a annoncé en décembre un « desserrement budgétaire » de 34,8 M euros au titre de la création, puis lancé le 11 février les Entretiens de Valois, sorte de mini-Grenelle du spectacle vivant.

« Il était prévu au budget un gel de 6% sur l'ensemble du spectacle vivant en 2008. Après des protestations vigoureuses du métier, le ministère des Finances a débloqué 34 millions d'euros (...). Or, une partie a été affectée à d'autres choses », a affirmé le metteur en scène Jean-Pierre Vincent (compagnie Studio libre).

Didier Bezace (CDN d'Aubervilliers) a pour sa part estimé que « depuis un certain temps, on respire un air malsain ».

« Tout ce qui bouge et qui pense est actuellement gênant », a-t-il jugé. « En France, les gens vont mal, bouffent mal, sont mal logés, et en plus on voudrait les priver de ce que nous faisons: raconter des histoires ».

Enfin, dans une intervention remarquée, Ariane Mnouchkine a enjoint le monde du théâtre de mettre fin aux « discours corporatistes » sous peine « d'aggraver le divorce avec une partie de la population » et d'être considéré comme « une nomenclature de privilégiés ».

« Qu'est-ce qu'on fait? En quoi participons-nous à la solidarité nationale et pas qu'à celle des gens de culture? », s'est-elle interrogée.

« C'est très grave, Nicolas Sarkozy au pouvoir, un président qui veut aller au-delà de l'avis du Conseil constitutionnel », a-t-elle lancé. « On s'exprime ici comme si on avait un gouvernement normal. Or, on n'a pas un gouvernement normal! »

Christine Albanel devait s'exprimer à 16h30 au ministère de la Culture pour répondre à la conférence de presse de l'Odéon.

Cali, Camille, Renaud et 40 autres artistes
soutiennent les équipes d'EMI

Une quarantaine d'artistes français de la maison de disques EMI, dont Cali, Renaud, Camille, Raphaël ou Jane Birkin, ont annoncé qu'ils ne « quitteraient pas le navire en ces temps difficiles » alors que la « major » est touchée au niveau mondial par un sévère plan de restructuration.

« Nous, artistes d'EMI France, tenons à présenter notre position en faveur des équipes de notre maison de disques », écrivent les signataires d'un appel transmis mercredi par l'intermédiaire du manager de Cali.

« Notre travail est un travail d'équipe avec chacun des acteurs de la maison d'artistes. Chaque employé de la filiale a besoin de notre musique pour avancer, pour progresser; nous avons besoin de chaque personne déléguée au développement de nos projets », soulignent les signataires.

Parmi eux figurent Julien Clerc, Françoise Hardy, Jacques Higelin, Sandrine Kiberlain, Keren Ann, Georges Moustaki, Soprano, Alain Souchon ou encore Yann Tiersen.

EMI, l'une des quatre « majors » du disque avec Universal, Sony-BMG et Warner, a annoncé en janvier à Londres un plan de restructuration décidé par son nouveau propriétaire, le fonds d'investissement Terra Firma, avec la suppression du tiers de ses 5.500 emplois dans le monde.

Robbie Williams, l'une de ses stars, a ensuite annoncé qu'il refusait de fournir son prochain album à EMI. En outre, les Rolling Stones, autres stars d'EMI, sortiront chez Universal leur nouvel album (la BO du film que leur a consacré Martin Scorsese).

Frustrés de concert,
des fans de Tokio Hotel
manifestent à Nantes et Rennes

Quelques dizaines de fans de Tokio Hotel se sont rassemblés mercredi à Nantes et Rennes pour réclamer la tenue d'un concert dans l'Ouest au cours de la prochaine tournée de leur groupe favori après avoir collecté plus de 11.000 signatures, a constaté un journaliste de l'AFP.

« A Paris, les fans vont voir Tokio Hotel pleins de fois, mais le groupe a complètement oublié l'Ouest et le Centre de la France dans leur prochaine tournée de mars », ont regretté Manuella, 13 ans, et Gaëlle, 14 ans, maquillage noir et piercing sur les lèvres, en manifestant avec une soixantaine d'autres jeunes filles devant le Zénith de Nantes.

Les fans affirment avoir multiplié les appels et les lettres à Universal Music, la maison de disque du groupe allemand, et Nous Productions, pour réclamer un nouveau concert mais en vain après un récent concert à Nantes qui a fait salle comble.

Les adolescentes nantaises ont brandi une banderole « Wir wollen Tokio Hotel im western » (« Nous voulons Tokio Hotel dans l'ouest ») et entonné une chanson écrite par l'une d'entre elles. « On se bat pour vous, que faites-vous pour nous? », reprennent-elles en choeur.

A Rennes, une trentaine de fans se sont rassemblés devant l'enseigne Virgin.

Depuis plusieurs mois, des blogs lancés dans plusieurs villes recueillent des pétitions pour réclamer la venue du célèbre groupe, notamment après l'annonce d'un concert supplémentaire au Zénith de Dijon, « la ville ayant regroupé le plus grand nombre de signatures réclamant la venue du groupe », selon Nous Productions.

Tokio Hotel, qui provoque un engouement rare chez les adolescentes, est composé du chanteur Bill Kaulitz, de son jumeau et guitariste Tom (18 ans), du batteur Gustav Schäfer (19 ans) et du bassiste Georg Listing (20 ans).

Trois universités de Strasbourg fusionnent
pour créer la 1ère université française

Les trois universités de Strasbourg ont décidé de fusionner pour donner naissance à la plus grande université de France, l'objectif étant une plus grande visibilité sur la scène européenne.

Mardi soir, les membres des conseils des universités des trois établissements ont adopté le projet de fusion. Le vote à huis clos en faveur du projet de création de la future Université de Strasbourg (UdS) a recueilli une majorité écrasante de « oui ».

L'adoption de ce texte « constitue l'étape fondatrice de la création de l'Université de Strasbourg », souligne un communiqué publié à l'issue de la séance plénière qui rassemblait 400 universitaires des trois établissements.

La prochaine étape sera, à l'automne prochain, la formation d'une « assemblée constituante » de l'Université de Strasbourg, formée des conseils d'administration des trois établissements actuels qui en adoptera les statuts. La naissance officielle de la nouvelle université est attendue en janvier 2009.

L'UdS deviendra la plus grande de France. Elle comptera quelque 43.000 étudiants et 4.000 à 5.000 enseignants, chercheurs et personnels administratifs (IATOS).

Un des buts recherchés dans cette fusion est d'unifier les calendriers d'examens et les modes d'évaluation, mais aussi de lui assurer une meilleure visibilité, plus de cohérence et une attractivité internationale accrue.

Les trois universités de Strasbourg sont Marc-Bloch (UMB, langues, sciences humaines) qui compte 9.500 étudiants, Louis Pasteur (ULP, sciences, économie, médecine), 18.500 étudiants, et Robert Schuman (URS, droits, sciences politiques et IUT), 12.500 étudiants.

« Nous sommes les premiers en France à rassembler ainsi nos forces pour une refondation. Nous pensons donner un exemple à d'autres universités », a souligné Brigitte Got, responsable de la communication de l'URS.

« Il ne s'agit pas pour une université d'en avaler une autre, mais d'un authentique rassemblement pour une refondation », a-t-elle ajouté.

« Au coeur de l'Europe, héritière d'une grande tradition née de l'humanisme du 16e siècle, cette nouvelle Université de Strasbourg offrira des formations et des recherches pluridisciplinaires qui, en raison de leur concentration et de leurs synergies en un même lieu, seront d'une diversité et d'une richesse uniques en France », souligne le site Internet du projet de fusion (demain.unistra.fr).

« Cette université, par son potentiel humain, intellectuel et scientifique, sera en mesure de relever les défis actuels et, par sa capacité à innover, d'être l'un des pôles majeurs de la vie universitaire européenne », ajoute-t-il.

L'idée de cette fusion suit son chemin depuis déjà une dizaine d'années. Des groupes de travail avaient été mis en place pendant l'été 2006 pour préparer le projet. En mai 2007, les neuf conseils des trois universités avaient déjà voté à une forte majorité (plus de 80%) en faveur du projet.

L'UdS aura au premier niveau une présidence unique, au 2e niveau entre huit et dix « collèges » regroupant les 41 Unités de formation et de recherche (UFR) actuelles et au 3e niveau les UFR elles-mêmes.

Juliette Binoche travaille
à une chorégraphie
avec Akram Khan

L'actrice Juliette Binoche, qui n'a jamais dansé professionnellement auparavant, travaille sur une chorégraphie avec Akram Khan, danseur vedette et chorégraphe britannique, pour présenter un spectacle de danse en septembre, a indiqué ce dernier à l'AFP.

« Ce sera un duo, une pièce sans mots », qui sera présenté en septembre au National Theatre à Londres, a expliqué Akram Khan par téléphone.

Le spectacle est « une collaboration égale dans tous les domaines, le texte, le mouvement, l'assemblage de la pièce », a souligné le chorégraphe né à Londres et d'origine bangladaise.

Le duo sera « un voyage au fond de soi », ce sera « très intense », a observé le danseur.

Il a salué le courage de l'actrice de 44 ans et sa ténacité. « Elle a toujours voulu danser » et « n'a pas peur de se faire peur », a-t-il observé.

Le danseur, qui s'est fait connaître pour son mélange de danse contemporaine occidentale et kathak, la danse classique indienne, a l'habitude des collaborations tous azimuts.

Son spectacle « Kaash » en 2002 était le résultat d'une collaboration avec le sculpteur Anish Kapoor et le compositeur Nitin Sawhney.

« Zero degrees » créé en 2005, est une collaboration entre le danseur Sidi Larbi Cherkaoui, le sculpteur Antony Gormley et Nitin Sawhney.

Akram Khan a présenté sa nouvelle création, « Bahok », une collaboration avec le Ballet national de Chine, fin janvier à Pékin.


Actualités musicales du 29 février 2008

La tête de Jean-Sébastien Bach
reconstituée par une chercheuse écossaise

Un moulage en plâtre de la tête de Jean-Sébastien Bach sera la pièce maîtresse de l'exposition « Bach à travers le miroir de la médecine », qui ouvrira le 21 mars au musée Jean-Sébastien Bach d'Eisenach (centre), a annoncé la direction du musée.

Johann Sebastian Bach

Le visage du compositeur né à Eisenach en 1685 a été reconstitué, depuis le mois de décembre, au centre d'anatomie et d'identification humaine de l'université de Dundee, en Ecosse, par l'anthropologue écossaise Caroline Wilkinson, grâce à un système de reconstruction faciale par ordinateur.

Le visage qui sera présenté à l'exposition est celui de Bach au moment de sa mort. La ressemblance avec le compositeur est vraisemblable à 70%.

Le visage reconstitué confirme ce que l'on sait déjà du physique de Bach: c'était un homme imposant, à la mâchoire inférieure légèrement prognathe, aux cavités oculaires profondes, au grand nez, et au visage vaguement de travers.

Caroline Wilkinson, connue pour avoir notamment reconstitué le visage du pharaon Ramsès II, s'est basée sur une première tentative de reconstitution du visage de Jean-Sébastien Bach, menée en 1894 par l'anatomiste Wilhelm His et le sculpteur Carl Ludwig Seffner.

His et Seffner avaient auparavant exhumé le corps de Bach qui était enterré à proximité d'une église d'Eisenach. Seffner avait ensuite réalisé un buste en bronze.

L'exposition « Bach à travers le miroir de la médecine » apportera également un éclairage sur les opérations aux yeux de l'époque -le grand compositeur était mort des suites d'une de ces opérations- ainsi sur ses différents problèmes et maladies.

Le plus grand compositeur allemand est né à Eisenach en 1685. Il est mort en 1750. L'exposition ouvrira le 21 mars, jour de son 323e anniversaire.

Ivan Rebroff est mort

Le chanteur allemand d'opéra Ivan Rebroff, interprète célèbre d'airs russes, est mort mercredi à l'âge de 76 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé son agence Richard Weber Konzert jeudi.

D'origine russe, Hans-Rolf Rippert, né le 31 juillet 1931 à Berlin, a interprété des chansons traditionnelles russes, des opérettes et des airs d'opéra. Il a également joué dans des pièces de théâtre et des films.

Ivan Rebroff

Ivan Rebroff, coiffé d'une toque russe et portant une barbe drue, disposait d'un registre vocal étendu, avec quatre octaves et demie.

Géant de quasiment 2 mètres pour quelque 120 kilos, le baryton-basse a été initié par sa mère russe au chant. Dans les années 50, il entame des études de chant à Hambourg (nord) et décide en 1953 de prendre le pseudonyme de Rebroff.

Il obtient la reconnaissance internationale en 1968 à Paris avec la comédie musicale « Un violon sur le toit », dans laquelle il tient le rôle du laitier Tevje et interprète notamment « Ah! si j'étais riche ».

Ivan Rebroff, Gory, gory moya zvezda

Selon son impresario, il s'est produit à 1.476 reprises dans le rôle de Tevje...

Son premier rôle à l'opéra fut celui de Don Basilio dans « Le Barbier de Séville » de Rossini.

Ivan Rebroff est particulièrement célèbre auprès du grand public pour son interprétation de chansons folkloriques russes comme « Kalinka », « Les Nuits de Moscou » ou « Les Yeux Noirs ».

 
Ivan Rebroff, Im tiefen Keller

Il a donné son dernier concert le 9 décembre à Vienne avant de décider d'un arrêt jusqu'à l'été pour raisons de santé. Ivan Rebroff, qui vivait depuis longtemps sur l'île grecque de Sporades, a reçu dans sa carrière 49 disques d'or.

« Je veux chanter la beauté de vivre et dénoncer toutes les espèces de brutalité du monde », affirmait-il.

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