musicologie.org
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil
Actualités musicales
9
Février 2010
Création contemporaine et musiques du monde au Cdmc le 9 février
2010
18 h : Table Ronde : L’apport des musiques de tradition
populaire aux techniques de composition contemporaines
Le Cdmc et l'ensemble Arcema proposent une table ronde sur
l'apport des musiques du monde dans les processus de composition contemporains.
Jesus Villa-Rojo, Isabel Urrutia, Jorge Fernandez-Guerra, José Luis Campana,
Bertrand Dubedout et Daniel Teruggi, compositeurs liés à cet ensemble,
participeront au débat animé par Jeanne Martine Vacher, productrice
à France Culture. Il sera illustré en direct par Jean Geoffroy,
percussion, Pierre Strauch, violoncelle et Bertrand Chavarria, guitare, et suivi
d’un concert.
19 h : Concert
Jesus Villa-Rojo, Lamento (version B), violoncelle et transformations
électroniques sur CD (CM)
Jorge Fernandez-Guerra, Donc, violoncelle seul (CM)
Bertrand Dubedout, Veille de la pénitence à onze faces
(Extrait de Nara), électroacoustique
José Luis Campana, Asi…, guitare et transformations électroniques
sur CD
Daniel Teruggi, Instants d’hiver, électroacoustique
Isabel Urrutia, Mandala, percussion et transformations électroniques
sur CD
Solistes de l’Ensemble Arcema :
Pierre Strauch : violoncelle Jean Geoffroy : percussion Bertrand
Chavarria : guitare Direction artistique : José Luis Campana
Centre de documentation de la musique contemporaine-Cdmc 16
place de la Fontaine-aux-Lions 75019 Métro : Porte de Pantin (ligne
5) http: //www.cdmc.asso.fr
9
Février 2010
Philippe Jaroussky artiste lyrique de l'année
Le contre-ténor Philippe Jaroussky a été
sacré lundi soir artiste lyrique de l'année lors des 17e Victoires
de la musique classique, retransmises sur France 3 et France Inter en direct
du Corum de Montpellier.
Le falsettiste (chanteur émettant en voix de fausset,
de tête), qui fêtera ses 32 ans le 13 février, est un habitué
des Victoires: révélation en 2004, déjà artiste
lyrique en 2007, il a été récompensé pour son album
Carestini en 2008 et participait à l'enregistrement « Lamenti
»
primé l'année dernière.
9
Février 2010
17e Victoires de la musique classique: retour au lundi
soir, espoir
Les Victoires de la musique classique, la principale émission
consacrée à ce genre à la télévision, tiendront
leur 17e édition lundi à 20h35, retrouvant ainsi un créneau
de diffusion en première partie de soirée et en semaine, avec
l'espoir d'enrayer la baisse d'audience.
La cérémonie de remise de prix, qui se déroule
chaque année dans une salle de concert différente, à Paris
ou en province, sera diffusée cette fois en direct du Corum de Montpellier
sur France 3 et France Inter.
L'an dernier, à Metz, les Victoires de la musique
classique avaient expérimenté un nouvel horaire pour toucher un
public plus familial, le dimanche après-midi. L'émission avait
attiré en moyenne 1,1 million de téléspectateurs, soit...
deux fois moins qu'en 2006 (2,2 million), et même en deçà
des chiffres de 2007 (1,9) et 2008 (1,36).
« L'audience n'a pas été décevante,
mais elle n'a pas répondu complètement à nos espoirs »,
assure à l'AFP le directeur général des Victoires, Gilles
Désangles.
Le retour au lundi soir devrait permettre de stopper la fuite
des téléspectateurs, sinon d'inverser la tendance. « On espère
toucher le plus de monde possible mais on ne raisonne pas en terme de part de
marché », assure l'organisateur.
Quoi qu'il en soit, l'émission servira de tribune
inespérée, à cette heure de grande écoute, pour
de jeunes artistes au seuil de leur carrière. Le public (plus de 50.000
votes, selon les organisateurs) a élu ses « révélations
»
dans deux catégories: soliste instrumental (le harpiste Emmanuel Ceysson,
le pianiste David Kadouch ou le clarinettiste Raphaël Sévère)
et artiste lyrique (la mezzo Isabelle Druet, la soprano Anna Kasyan ou le baryton
Marc Mauillon).
Les six jeunes nommés participeront à l'émission
présentée par Marie Drucker et Frédéric Lodéon
en compagnie d'artistes renommés, comme la pianiste Hélène
Grimaud, la violoncelliste Anne Gastinel, la mezzo américaine Vivica
Genaux et le violoniste russe Vadim Repin, qui recevra une Victoire d'honneur.
Devenu un habitué des récompenses aux Victoires
(2004, 2007 et 2008), le contre-ténor Philippe Jaroussky sera absent
de la soirée mais peut-être pas du palmarès puisqu'il est
deux fois nommé, dans la catégorie « artiste lyrique
»
et dans celle de l'enregistrement (« La Dolce Fiamma » chez Virgin/EMI).
Le pianiste Cyril Huvé a également obtenu deux
nominations, au titre du « soliste instrumental de l'année
»
et pour son enregistrement Mendelssohn chez Paraty.
L'ensemble baroque Café Zimmermann, le Quatuor Ebène
et le duo flûte-piano Philippe Bernold/Ariane Jacob sont en lice au titre
des formations de musique de chambre. Comme en 2009, Karol Beffa et Philippe
Hersant concourent dans la catégorie compositeur, cette année
en compagnie de Hugues Dufourt.
Enfin, des Victoires récompenseront un CD (outre Jaroussky
et Huvé, le « Sacrificium » de Cecilia Bartoli chez Decca/Universal)
et un DVD (film sur Julia Varady et captation de « La petite renarde rusée
»
de Janacek chez Medici Arts, « Tristan et Isolde » de Wagner par Barenboïm-Chéreau
chez Virgin).
9
Février 2010
Les musiciens de Saint Julien en résidence à
l'Académie Bach
9
Février 2010
Décès du chef d'orchestre et compositeur Ernest
van der Eyken
Ernest van der Eyken, né le 23 juillet 1913, chef
d'orchestre-compositeur et ancien directeur délégué de
la société de droits d'auteur Sabam est décédé
samedi à l'âge de 96 ans, a annoncé lundi son fils Willem.
Ernest Van der Eyken a été chef d'orchestre
au Koninklijke Vlaamse Opera. Il a également fondé le Philharmonisch
Orkest et le Jeugd en Muziekorkest d'Anvers dans lesquel il a été
chef d'orchestre. Ernest Van der Eyken s'est ensuite illustré comme réalisateur
de musique dans les années 60 auprès de l'ex-BRT.
De 1975 à 1990, Ernest Van der Eyken a été
directeur délégué de la Sabam. Il a également été
pendant un certain temps président de la Koninklijke Vlaamse Academie
van België voor Wetenschappen en Kunsten.
9
Février 2010
Les trompettes du TNP saluent une dernière fois Georges
Wilson
L'air des trompettes du Théâtre national populaire
(TNP) et du Festival d'Avignon, joué en préambule de chaque spectacle,
ont retenti lors des obsèques de Georges Wilson, lundi en l'église
Saint-Roch à Paris, en présence de nombreux comédiens.
La grande famille du théâtre et du TNP était
réunie pour des adieux touchants : les comédiens Anna Prucnal,
Geneviève Page, Judith Magre, Jean-Claude Drouot, Florence Darel, Rufus,
Hélène Vincent, Sophie Barjac, mais aussi les acteurs Daniel Auteuil
et Robin Renucci.
Lambert Wilson et son frère Jean-Marie ont porté
le cercueil de leur père, recouvert d'une gerbe de roses blanches, jusqu'au
chœur de la paroisse parisienne des artistes où s'étaient déroulées
deux jours plus tôt les obsèques du comédien Pierre Vaneck.
La comédienne et animatrice radio Jane Villenet qui
a partagé l'affiche en 1992 avec Georges Wilson dans « Les dimanches
de Monsieur Riley » de Tom Stoppard, a évoqué la carrière
du metteur en scène et comédien décédé à
88 ans.
« Il était malade de théâtre et ne
comptait pas s'en guérir. Jusqu'au bout, il a frappé les trois
coups », a-t-elle dit.
Geneviève Page, l'une des grandes voix du TNP, a lu
la lettre d'intention écrite par Georges Wilson en 1963 en succédant
à Jean Vilar : « l'art est une manière de salut, au service
du théâtre de la vérité et de la difficulté
qui nous permet de ne pas fuire la réalité ».
Pour sa part, le père Philippe Desgens a évoqué
« la blessure initiale de Georges Wilson qui n'a pas connu son père
».
« Le père, il l'a trouvé avec Jean Vilar. La famille, il l'a
trouvée avec le théâtre », a-t-il dit.
Après une lecture de l'Evangile par Lambert Wilson,
son frère Jean-Marie a joué au saxophone l'une de ses compositions
devant le catafalque, avant la diffusion de la musique du film « La Vouivre
»
(1989) dans lequel Georges Wilson dirigea son fils et qui marqua leur réconciliation
artistique.
Georges Wilson devait être inhumé dans l'intimité
familiale à Clairefontaine-en-Yvelines où il résidait.
9
Février 2010
Plémique sur internet autour de Bernard Henri Lévy
et Jean-Baptiste Botul
La planète internet s'est agitée lundi autour
d'un certain Jean-Baptiste Botul, écrivain fictif dont l'œuvre publiée
serait une mystification littéraire, cité par Bernard-Henri Lévy
dans l'un de ses derniers livres.
A la page 122 de « De la guerre en philosophie
»
(Grasset), un ouvrage très sérieux reprenant un texte prononcé
par BHL le 6 avril 2009 à l'Ecole nationale supérieure de la rue
d'Ulm, ce dernier cite « Jean-Baptiste Botul » et « une série
de conférences aux néo-Kantiens du Paraguay » donnée
par ce spécialiste de Kant au lendemain de la Seconde guerre mondiale.
Bernard-Henri Lévy n'était pas joignable lundi
soir. Pas davantage que Frédéric Pagès, journaliste au
Canard Enchaîné et créateur de ce personnage fictif haut
en couleur. Selon lui, Botul (1896-1947) serait originaire de Lairière
dans l'Aude et serait un philosophe de tradition orale, père du « botulisme
»,
n'ayant laissé aucun ouvrage écrit officiel.
En revanche, l'œuvre de Jean-Baptiste Botul « existe
»
et il a bel et bien été édité, assuraient lundi
dans un communiqué son éditeur français, les éditions
Mille et Une nuits, et l'Association des amis de Jean-Baptiste Botul (A2JB2
pour les intimes), présidée par Frédéric Pagès.
Son plus célèbre ouvrage « La vie sexuelle
d'Emmanuel Kant », sa « plus fameuse conférence donnée
en 1946 au Paraguay a été traduite en neuf langues et ses œuvres
sont diffusées dans toute l'Europe et le Brésil », relève
l'éditeur. « Quels auteurs dont nul ne contesterait l'existence pourraient
en dire autant? », ajoute-t-il.
« L'œuvre existe et chaque livre de Botul publié
est présenté par la personne ou les personnes qui en ont établi
l'édition », souligne à l'AFP Sandrine Palussière des
éditions Fayard (Mille et une nuits), qui tient à ajouter que
l'Association travaille depuis plus de dix ans à faire paraître
conférences, journaux, procès-verbaux et autres textes du philosophe
qui avait élaboré la Métaphysique du Mou...
« Pouvait-on dire qu'Emile Ajar n'existait pas, qu'il
n'y avait que Romain Gary? C'était une autre forme d'expression littéraire,
une autre œuvre », ajoute l'éditeur. Ajar et Gary avaient chacun
été couronné par le prestigieux prix Goncourt. La dédoublante
mystification n'avait été découverte qu'après la
mort de Romain Gary.
Peut-on dire alors que Jean-Baptiste Botul est le pseudonyme
de Frédéric Pagès, peut s'interroger le lecteur.
9
Février 2010
120 personnalités prennent « sous leur
protection » des sans-papiers
Plus de 120 personnalités, issues notamment des milieux
artistiques, ont déclaré « prendre sous leur protection
»
des travailleurs sans papiers en grève pour leur régularisation,
qui occupent actuellement un immeuble du VIe arrondissement de Paris, rue du
Regard.
Quelque 250 sans-papiers, des Africains en écrasante
majorité, occupent depuis le 15 décembre 2009 les locaux du Fonds
d'assurance formation des salariés de l'artisanat du BTP (FAF-SAB), malgré
l'ordre d'évacuer les lieux donné mardi dernier par le tribunal
de grande instance de Paris.
« Nous déclarons prendre ce piquet de grève
et les grévistes eux-mêmes sous notre protection comme nous l'avions
fait pour les familles sans papiers. L'idée qu'ils puissent être
jetés à la rue nous indigne. Nous demandons qu'ils puissent exercer
leurs droits légitimes de travailleurs, la grève », déclare
un texte soumis à signature.
Ont déjà signé les cinéastes
Chantal Ackerman, Yvan Attal, Jacques Audiard, Jean-Jacques Beineix, Lucas Belvaux,
Laurent Cantet, Catherine Corsini, Costas Costa-Gavras, Arnaud Desplechin, Pascale
Ferran, Robert Guédiguian, Romain Goupil, Cédric Klapisch, Vincent
Lindon, Philippe Lioret, Claude Miller, Bertrand Tavernier, Eric Zonca, entre
autres.
Figurent aussi les signatures des comédiennes et comédiens
Josiane Balasko, Charles Berling, Juliette Binoche, Isabelle Carré, Marina
Foïs, entre autres, de même que les écrivains Azouz Begag,
Dan Franck et Atiq Rahimi.
Côté politique, on relève la présence
sur la liste de Pouria Amirshahi et Harlem Désir, secrétaires
nationaux du PS, Olivier Besancenot, José Bové, Anne Hidalgo,
1ère adjointe (PS) à la mairie de Paris, Jean-Luc Mélenchon
(Parti de gauche), Pierre Laurent, dirigeant du PCF, Noël Mamère
et Dominique Voynet (Verts).
Sont aussi signataires les syndicalistes Bernadette Groison,
secrétaire générale de la FSU, Francine Blanche, secrétaire
confédérale de la CGT, Annick Coupé, porte-parole de Solidaires.
9
Février 2010
De 45.000 à 50.000 précaires dans le supérieur
et la recherche
L'enseignement supérieur et la recherche publics font
travailler 45.000 à 50.000 précaires, soit environ 20% des effectifs,
et la précarité est plus forte pour les femmes, dans les universités
et dans les sciences humaines et sociales (SHS), selon une enquête rendue
publique lundi.
L'enquête, lancée par une intersyndicale regroupant
19 organisations et consultable sur le site www.precarite-esr.org, s'appuie
sur des recherches statistiques et surtout un questionnaire détaillé
mis en ligne en octobre auquel ont répondu de façon anonyme 4.409
personnes précaires.
Les non-permanents sont « de 45.000 à 50.000
»
dans les 83 universités françaises et les organismes de recherche,
soit plus de 20% des effectifs cumulés, a déclaré lors
du colloque de présentation de l'enquête Charles-Antoine Arnaud,
chercheur statisticien en géographie au CNRS.
Au CNRS, entre 2006 et 2008, le nombre de permanents a baissé
de 1,5% et celui de non-permanents a augmenté de 17,2%, a-t-il affirmé.
Concernant les répondants à l'enquête,
l'âge médian est 30 ans, la majorité sont des femmes (60%)
et travaillent dans les sciences humaines et sociales.
Derrière l'hétérogénéité
des situations de ces précaires qui peuvent être des chargés
de cours vacataires ou contractuels, des doctorants, des docteurs sans poste
ou des personnels non-enseignants (dits Ita et Biatoss), il y a des points communs,
a expliqué Isabelle Clair, chargée de recherche en sociologie
au CNRS et ancienne précaire. « Une rémunération basse
et irrégulière, déconnectée des diplômes et
de l'expérience », un cumul d'employeurs, une dépendance vis-à-vis
des employeurs et « une absence de reconnaissance entraînent un sentiment
de déclassement », dit-elle.
A titre d'exemple, en 2009, plus d'un quart des répondants
non-enseignants gagnait moins de 1.250 € par mois, a précisé
la chercheuse.
Selon l'enquête, les répondants réclament
« un droit du travail au moins aussi protecteur que dans le privé
»
(ils n'ont par exemple pas de prime de précarité à la rupture
d'un contrat précaire, contrairement aux CDD du privé) et même
temps, pour 70% d'entre eux, « un plan de titularisation ».
« Ce sont des soutiers auxquels nous avons décidé
de donner une visibilité », a déclaré Stéphane
Tassel, secrétaire général du syndicat Snesup-FSU.
Selon le ministère de l'Enseignement supérieur,
les « non-titulaires » sont en 2009-2010 23.500 dans les universités.
9
Février 2010
Vitry: les enseignants dénoncent une « manipulation
» des chiffres par Luc Chatel
Les enseignants du lycée de Vitry-sur-Seine qui ont
cessé les cours depuis mercredi pour demander plus de sécurité
ont estimé lundi que les chiffres cités par Luc Chatel concernant
l'encadrement dans leur établissement relevaient de la « manipulation
»,
selon un communiqué transmis à l'AFP.
« Le ministre de l'Education (...) a annoncé des
chiffres qui relèvent de la manipulation » en indiquant dimanche
sur France 5 que le lycée Adolphe-Chérioux comptait 28 personnes
en charge de l'encadrement des élèves, ont indiqué les
professeurs.
« Derrière cette étrange comptabilité
se cache une logique politicienne », selon les enseignants qui rappellent
que leur revendication est de voir doubler le nombre des surveillants, aujourd'hui
11 pour 1.500 élèves.
Les professeurs se réunissent lundi à 14H00
en assemblée générale après avoir été
reçus au rectorat qui a maintenu ses propositions (nomination de trois
surveillants supplémentaires et de six médiateurs de la vie scolaire).
« C'est une fin de non-recevoir. Ils n'ont pas l'air
d'avoir bien compris nos revendications », a affirmé Christine Lichtenauer,
enseignante de français, à l'issue de la réunion.
Les enseignants ont cessé le travail mercredi au lendemain
de l'agression d'un élève de 14 ans par sept personnes extérieures
à l'établissement.
9
Février 2010
Numérisation des livres : Google fait appel du jugement
du TGI de Paris
Google a fait appel fin janvier de la décision du
tribunal de grande instance de Paris interdisant au moteur de recherche américain
de continuer à numériser massivement des livres sans l'accord
des éditeurs, a confirmé lundi à l'AFP le géant
de l'internet.
« Google a interjeté appel le 21 janvier (de la
décision du TGI de Paris du 18 décembre 2009) », a indiqué
à l'AFP l'avocate de Google, Alexandra Neri, confirmant une information
du Figaro.
Le tribunal de grande instance de Paris avait condamné
Google pour avoir reproduit des extraits de livres sans l'accord des titulaires
des droits, lui interdisant de poursuivre la numérisation d'ouvrages
sans l'autorisation des éditeurs et l'avait condamné à
leur verser 300.000 € de dommages et intérêts.
Le jugement était intervenu trois ans après
que le groupe La Martinière (qui contrôle les éditions du
Seuil) avait attaqué Google Inc. et Google France pour avoir numérisé
sans autorisation plusieurs milliers de ses ouvrages.
Google France avait annoncé dès le jugement
son intention de faire appel.
« Il ne s'agit pas d'un appel partiel mais de la motivation
du jugement dans son intégralité, c'est un appel sur le principe
même du jugement qui a écarté l'application de l'exception
de la courte citation, sous prétexte qu'il s'agit d'internet et que cela
serait fait de façon aléatoire », a précisé
Me Neri.
Depuis le jugement du TGI, Google a retiré une centaine
d'extraits incriminés et avait commencé à en « déférencer
»
d'autres depuis 2006, précise le groupe.
« En attendant, les parties vont essayer de se rapprocher.
Cela ne nous empêche pas de continuer à dialoguer », a insisté
Alexandra Neri.
« L'appel de Google n'est pas une surprise. C'est logique
et cela n'empêche personne de discuter. Google dialogue en permanence
avec nous et avec d'autres éditeurs », a confié à l'AFP
Tessa Destais, conseillère d'Hervé de La Martinière, PDG
du groupe La Martinière.
Jeudi dernier, le ministère américain de la
Justice a estimé que l'accord conclu entre Google et les éditeurs
pour régler un contentieux lié au projet de sa bibliothèque
numérique n'était pas satisfaisant malgré des « progrès
substantiels ». Un juge de New York doit auditionner Google et les éditeurs
américains le 18 février.
Et le temps presse car le géant américain doit
lancer en mai sa libairie payante Google Edition, simultanément en France,
Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas, Japon et Etats-Unis.
9
Février 2010
États-Unis : regain d'optimisme chez les éditeurs face
à la révolution numérique
Les éditeurs américains, condamnés depuis
des années à voir leurs livres vendus à prix plancher sous
forme numérique, retrouvent le sourire avec la multiplication des tablettes
informatiques, qui leur permet désormais d'espérer imposer leurs
conditions.
De quoi conduire le magnat Rupert Murdoch, qui via son groupe
de médias News Corp contrôle notamment l'éditeur HarperCollins,
à proclamer récemment que « le contenu est la pierre angulaire
de tout produit électronique », car « sans nous, ces appareils
(livres électroniques, ordinateurs et baladeurs) seraient mal aimés
et invendus ».
« C'est une période passionnante », se sont
aussi réjouies deux sources des milieux de l'édition interrogées
par l'AFP, et même « une période heureuse » avec l'irruption
ces derniers mois, pour faire concurrence au Kindle d'Amazon, de la tablette
iPad d'Apple et de 23 autres appareils électriques de lecture.
Les éditeurs se retrouvent ainsi en position de faire
jouer la concurrence entre une pléiade de distributeurs numériques,
dont aucun ne veut priver ses clients de leurs auteurs à succès.
De son côté, le distributeur Amazon qui, pendant
plus de deux ans, a dominé presque seul le marché de la tablette
de lecture avec son Kindle, a annoncé quatre jours après la présentation
de l'iPad « capituler » face aux exigences de l'éditeur Macmillan,
qui veut fixer lui-même ses prix, en les relevant.
D'autres grands noms de l'édition sont aussi en négociations
pour reprendre le contrôle de leur politique de prix.
« Il est important de souligner que nous ne choisissons
pas (de changer de modèle de prix) pour gagner plus d'argent sur les
titres numériques : en fait nous gagnerons moins sur chaque vente de
livre numérique », a expliqué le PDG de Hachette Publishing
Group David Young, dans une lettre adressée récemment aux agents
littéraires.
« Nous sommes prêts à encaisser moins de
recettes sur les ventes de livres électronique en échange d'un
contrôle sur la valeur de nos produits », a-t-il ajouté.
Le problème, relève l'analyste Allen Weiner,
du cabinet de marketing Gartner, c'est que maintenant que les lecteurs sont
habitués à payer 9,99 dollars en moyenne pour un livre numérique,
il n'est pas sûr qu'ils soient prêts à payer d'un coup 20%
de plus.
« Le dommage causé par Amazon risque d'être
irréparable », et les éditeurs pourraient se voir forcés
de baisser leurs prix, estime-t-il.
Beaucoup reposera sur la capacité d'Apple à
convaincre les consommateurs d'accepter ce nouveau niveau de prix, comme le
groupe de Steve Jobs a déjà pu imposer son modèle de distribution
de musique avec l'ouverture de sa boutique iTunes en 2009.
Mais « Apple a déjà une excellente expérience
à pousser les consommateurs à acheter des contenus numériques,
c'est formidable », s'est réjoui une source des milieux de l'édition
ayant requis l'anonymat.
Et puis, dans les mois qui viennent, les éditeurs
espèrent voir aboutir le projet « Google Edition », qui a vocation
à numériser tous les titres.
Même si ce projet a souffert d'un nouveau contretemps
jeudi avec l'opposition du ministère américain de la Justice à
la dernière mouture des conditions proposées par le géant
de l'internet pour protéger les droits des auteurs et éditeurs,
les maisons d'édition espèrent qu'il aboutira bientôt.
M. Weiner pense que Google « fera tout ce qu'il pourra
pour faire aboutir » ce projet, car il est primordial pour le géant
de l'internet de pénétrer ce marché au plus vite, s'il
veut être en mesure de faire aboutir sa vision d'une offre totale de médias
numériques avant qu'Apple et Amazon ne s'assurent définitivement
la part du lion.
9
Février 2010
La Bibliothèque nationale marque sa solidarité
avec Haïti sinistrée
La Bibliothèque nationale de France ainsi que plusieurs
bibliothèques et associations vont s'allier pour aider à la reconstruction
et à la remise en service des bibliothèques et archives d'Haïti,
durement touchées par le séisme du 12 janvier, a annoncé
lundi la BNF.
Le montant de cette aide est encore à l'étude,
explique la Bibliothèque.
La BNF prépare en particulier un important don de
livres qui sera envoyé en Haïti dès que les infrastructures
sur place le permettront. D'autre part, la constitution d'une bibliothèque
numérique haïtienne va s'intensifier, dans le cadre des efforts
conjoints de la BNF avec la Bibliothèque archives nationales du Québec
(BaNQ) engagés depuis longtemps sur place pour développer le réseau
francophone numérique.
Cette bibliothèque numérique concerne en tout
premier lieu la Bibliothèque Haïtienne des Pères du Saint-Esprit
(BHPSE), ravagée par le séisme ainsi que la Bibliothèque
nationale d'Haïti. Il s'agit des deux principales et plus anciennes bibliothèques
du pays.
Le directeur de la BHPSE, Patrick Tardieu, est attendu à
Paris en mars pour une réunion organisée sur Haïti par la
Bibliothèque nationale, avec le soutien de l'Organisation internationale
de la Francophonie (OIF).
D'autres bibliothèques françaises et étrangères
possédant des fonds relatifs à l'île devraient rejoindre
ce programme, dont la bibliothèque John Carter Brown de Rhode Island
(nord-est des Etats-Unis) qui conserve un fonds précieux sur la première
République noire.
La Bibliothèque nationale et les autres partenaires
de l'opération vont aussi aider à la reconstruction et à
la remise en service des bibliothèques et archives en concertation avec
l'ambassade de France et le réseau patrimonial et culturel haïtien.
Des missions d'expertise, des programmes de formation, des accueils en résidence
ou encore des animations pédagogiques seront également organisés
en Haïti.
L'OIF n'avait pas été invitée à
la conférence internationale sur l'aide à Haïti le 25 janvier
à Montréal.
9
Février 2010
Isabelle Adjani fait de la jupe « un manifeste et une
anti-burqa »
L'actrice Isabelle Adjani fait de la jupe « un manifeste
»
et « une anti-burqa contre l'obscurantisme et la haine des femmes
»,
a-t-elle déclaré lundi soir sur la scène du Lido à
Paris lors de la 5e cérémonie des Globes de cristal, prix artistiques
décernés par la presse française.
« La jupe est un manifeste et, plus que jamais, doit
être portée pour refuser de confondre l'islam avec l'assujettissement
des femmes », a déclaré Isabelle Adjani qui venait d'être
désignée « meilleure actrice » pour « La Journée
de la Jupe », film de Jean-Paul Lilienfeld.
L'actrice a souhaité rendre hommage « aux femmes
qui se battent contre l'ignorance et la violence (...) », faisant de la
jupe « un symbole pour gagner la guerre contre l'obscurantisme et la haine
des femmes, une anti-burqa ».
La soirée était retransmise en direct sur la
chaîne de la TNT et du câble Virgin 17 à dominante musicale
9
Février 2010
Les films de la semaine
Un savoureux duo d'acteurs, Gérard Depardieu et Benoît
Poelvoorde, dans « L'autre Dumas », une irrésistible comédie
gay avec Jim Carrey (« I love you Phillip Morris ») et l'adaptation
très attendue d'un roman à succès (« Lovely Bones
»)
signée Peter Jackson, sont à découvrir cette semaine dans
les salles obscures.
« Lovely Bones » de Peter Jackson (Etats-Unis, 2H08,
titre original « The lovely bones », avertissement publics sensibles)
avec Saoirse Ronan, Mark Wahlberg, Stanly Tucci. Cinq ans après son monumental
« King Kong », le Néo-zélandais Peter Jackson revient
sur les écrans avec un thriller surnaturel et intimiste raconté
depuis l'au-delà par une adolescente victime d'un assassin en série.
Adaptation de « La Nostalgie de l'ange », le livre à succès
de l'Américaine Alice Sebold, « Lovely Bones » s'est imposé
à Peter Jackson alors qu'il était encore en pleine trilogie du
« Seigneur des Anneaux ». Après avoir été violée
et assassinée par un voisin tueur en série, Susie Salmon, 14 ans
(l'excellente Saoirse Ronan, vue dans « Reviens-moi » de Joe Wright
en 2008), se retrouve dans l'au-delà, dans une sorte d'antichambre du
paradis, depuis laquelle elle observe sa famille dévastée par
le deuil et la progression de l'enquête. Dès le début, Peter
Jackson avait décidé de ne pas filmer le viol et le meurtre de
l'adolescente — décrits en détail dans le livre. Peter Jackson
a visiblement pris beaucoup de plaisir à inventer, à grand renfort
d'effets spéciaux, ce monde de « l'entre-deux », comme il l'appelle,
dans lequel Susie est retenue jusqu'à ce que son meurtrier soit capturé.
« L'autre Dumas » de Safy Nebbou (France, 1H45) avec
Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde. Qui a écrit Les Trois
Mousquetaires ? Réponse : Auguste Maquet. Péremptoire, cette affirmation
ne vient ni d'une blague de Carambar, ni d'un Apéricube mensonger mais
d'un film, « L'Autre Dumas », qui narre la triste vie d'un « nègre
»
oublié, à l'ombre d'un écrivain phénoménal.
Auguste Maquet (1813-1888) fut donc pendant de longues années l'écrivain-fantôme
d'Alexandre Dumas qui capta toute la lumière de son siècle. Il
se révolta une seule fois en réclamant à la barre d'un
tribunal l'argent que lui devait l'ogre qui l'employait et la reconnaissance
de son rôle dans l'œuvre qu'ils élaboraient à deux. Il
obtint les fonds mais jamais son nom sur la couverture des livres à tranche
dorée. L'immense qualité du film de Safy Nebbou est d'avoir incarné
ces deux hommes dans la carcasse plus que dumasienne de Gérard Depardieu
et dans la fragile silhouette de Benoît Poelvoorde. Réussite d'autant
plus grande que les deux comédiens ne se laissent jamais aller à
une caricature d'eux-mêmes. Il sont justes, et donc touchants, et portent
cette relation un peu perverse, un peu misérable aussi, à sa juste
hauteur: celle d'un homme sans talent esclavagisé par un écrivain
de génie. Dans le film, le « nègre » tente pourtant de
détourner le cours de l'histoire. Un concours de circonstances, le souffle
puissant de l'océan voisin, le teint rose de Charlotte qui ouvre par
mégarde la porte de sa chambre d'auberge le poussent un jour à
franchir la ligne rouge. Il décide de changer de peau, de goûter
la célébrité, en signant « Alexandre Dumas » sur
la page de garde d'un livre offert à la jeune fille. S'en suivent des
aventures un peu rocambolesques puisqu'il s'avère que la délicieuse
Charlotte (Mélanie Thierry) est aussi une farouche républicaine
prête à prendre les armes contre le roi Louis-Philippe. Un bal
masqué où les identités se mêlent et se défont,
aura raison de l'imbroglio et tout rentrera dans l'ordre : l'Ecrivain au Panthéon
et son pauvre double aux oubliettes.
« 12 » de Nikita Mikhalkov (Russie, 2H30) avec Serguey
Makovezkij, Nikita Mikhalkov, Sergeï Garmash, Sergei Gazarov, Alexï
Gorbunov, Yuri Stojanov. Un remake du célèbre film de Sydney Lumet
avec Henry Fonda « Douze hommes en colère », lui-même tiré
d'une pièce de Reginald Rose, transposant non sans lourdeur cet oppressant
huis clos dans une société russe polarisée par le conflit
tchétchène, qui avait remporté l'Ours d'or à Berlin
en 1957. Il suit les délibérations d'un jury populaire composé
de douze hommes. Ceux-ci doivent décider en leur âme et conscience,
par un verdict unanime, de la culpabilité ou de l'innocence d'un jeune
garçon tchétchène — il était latino-américain
chez Lumet —, accusé d'avoir poignardé son beau-père,
un officier de l'armée russe. Au départ convaincus qu'il est le
meurtrier, les onze jurés vont peu à peu se laisser convaincre
par le douzième, de l'innocence du jeune homme. En transposant ce huis
clos théâtral, Mikhalkov fait de ses personnages l'emblème
des diverses facettes de la société russe et se réserve
le rôle, riche en effets oratoires, du président du jury qui fait
basculer le verdict. De leur côté, les membres du jury composent
un échantillon d'hommes d'origine sociale, de convictions et de caractère
très divers, qui vont se dévoiler au fil de délibérations
passionnées aux accents tragi-comiques. Assez long — il dure deux heures
trente — « 12 » déroule assez mécaniquement, un scénario
où chaque personnage se livre, au cours d'une confession qui est aussi
un morceau de bravoure, tandis que les autres l'écoutent bouche bée.
« I love you Phillip Morris » de Glenn Ficarra et
John Requa (Etats-Unis, 1H36, avertissement publics sensibles) avec Jim Carrey,
Ewan McGregor, Leslie Mann. Sélectionné l'an dernier au Festival
de Sundance et à la Quinzaine des réalisateurs, « I love you
Phillip Morris » est une comédie gay où Jim Carrey incarne
un irrésistible arnaqueur homosexuel qui tombe amoureux d'un codétenu.
Ce long métrage, le premier des réalisateurs John Requa et Glenn
Ficarra, raconte l'histoire de Steven Russell, policier vivant le vrai rêve
américain : marié jeune, femme et petite fille adorables, foi
en Dieu inébranlable... En fait, il a déjà des aventures
avec des hommes. Après un accident de voiture, il décide de ne
plus mentir pour vivre pleinement sa sexualité. Après avoir quitté
la police, Steven deviendra un arnaqueur hors pair qui fera des allers-retours
en prison, où il tombera amoureux de Phillip Morris, un jeune homme fragile,
à qui le comédien écossais Ewan McGregor apporte une sensibilité
à l'écart de toute caricature.
D'arnaques en impostures, de cavales en séjours en
prison, cette comédie pétillante dans la même veine qu'un
« Attrape-moi si tu peux », montre surtout un personnage en quête
d'amour absolu, un sentiment universel.
« C'est parti » de Camille de Casabianca (1H35, France).
Un documentaire sur la création du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).
Olivier Besancenot et les « anciens » comme Alain Krivine ou Daniel
Bensaïd, décédé mi-janvier, jettent, sans nostalgie
apparente, les archives accumulées pendant 40 ans à la Ligue communiste
révolutionnaire (LCR) et font le pari d'un « grand parti anticapitaliste
».
La réalisatrice filme, sans en faire la vedette, Olivier Besancenot dans
la construction du parti entre espoir et embûches. Une année de
meetings et de travail, tournée de façon tendre et sans grande
mise à distance critique, par une ancienne militante d'extrême
gauche, du siège de la LCR en chantier à Montreuil (Seine-Saint-Denis)
aux universités d'été à Port-Leucate (Aude) pour
finir par le congrès fondateur du NPA à La Plaine-Saint-Denis
en février 2009.
« C'est ici que je vis » de Marc Recha (France, Espagne,
1H30) avec Marc Soto, Sergi Lopez. Arnau, 17 ans, aimerait faire sortir sa mère
de prison. Mais pour s'offrir les services d'un bon avocat, il faut de l'argent
et Arnau n'en a pas, pas plus que sa sœur, son frère ou son oncle. Arnau
a une passion, les concours d'oiseaux chanteurs. Ceux qu'il élève
sont ses seuls amis. Lorsque son oiseau favori devient le champion de Catalogne
et que son oncle lui apprend qu'on peut gagner beaucoup d'argent aux courses
de lévriers, Arnau se prend à rêver à un avenir meilleur.
« Wolfman » de Joe Johnston (Etats-Unis, 1H39, « The
wolfman », film interdit aux moins de douze ans) avec Benicio Del Toro,
Anthony Hopkins. Lawrence Talbot est un aristocrate torturé que la disparition
de son frère force à revenir au domaine familial. Il découvre
bientôt une malédiction ancestrale qui transforme ses victimes
en loups-garous les nuits de pleine lune. Pour mettre fin au massacre et protéger
la femme dont il est tombé amoureux, il doit anéantir la créature
macabre qui rôde dans les forêts.
« Percy Jackson, le voleur de foudre » (Etats-Unis,
1H50, « Percy Jackson and the Olympiants : the lightening thief », avertissement
publics sensibles). Un jeune homme découvre qu'il est le descendant d'un
dieu grec et s'embarque, avec l'aide d'un satyre et de la fille d'Athena, dans
une dangereuse aventure pour résoudre une guerre entre dieux. Sur sa
route, il devra affronter une horde d'ennemis mythologiques bien décidés
à l'arrêter.
« La horde » de Yannick Dahan et Benjamin Rocher
(France, 1H42, film interdit aux moins de douze ans) avec Claude Perron, Jean-Pierre
Martins, Eriq Ebouaney. Au Nord de Paris. Décidé à venger
la mort d'un des leurs, un groupe de policiers prend d'assaut la tour HLM où
s'est barricadée une bande de gangsters, et se retrouve confronté
à une horde de zombies. Flics et malfrats devront s'unir pour les combattre.
« My one and only » de Richard Loncraine (Etats-Unis,
1H48) avec Renée Zellweger, Chris Noth, Kevin Bacon. Une comédie
divertissante dans l'Amérique des années 1950, où une bourgeoise
new-yorkaise quitte son mari infidèle et s'efforce de débusquer
le nouveau compagnon qui maintiendra son train de vie fastueux. Flanquée
de ses deux grands fils, elle part en Cadillac vers la côte Ouest mais
ne parvient à harponner que des ratés, des play-boys et un fou.
« Ninja assassin » de James Mc Teigue (Etats-Unis,
1H39) avec Naomie Harris, Jung Hi-Joon, Sung Kang. Raizo, jeune ninja orphelin,
a été entraîné à tuer par le clan Ozunu. Après
l'exécution de son seul ami, Raizo quitte alors le clan afin de préparer
sa vengeance... Des années plus tard, à Berlin, Raizo tombe sur
l'agent d'Europol Mika Coretti qui, après avoir levé le voile
sur une affaire politique mettant en cause une mystérieuse organisation
asiatique, est devenue la cible du clan Ozunu. Traqués, tous deux se
lancent dans une dangereuse course-poursuite.
« Le temps des grâces » de Dominique Marchais
(France, 2H03). Une enquête documentaire sur le monde agricole français
aujourd'hui à travers de nombreux récits : agriculteurs, chercheurs,
agronomes, écrivains... Un monde qui parvient à résister
aux bouleversements qui le frappent et qui, bon gré mal gré, continue
d'entretenir les liens entre générations. Un monde au centre d'interrogations
majeures sur l'avenir.
9
Février 2010
Un film d'horreur provoque une vague de de panique en
Italie
Le film d'horreur « Paranormal activity », qui vient
de sortir dans les salles de cinéma italiennes, a déjà
provoqué des dizaines d'accès de panique, essentiellement chez
de jeunes spectateurs, conduisant une association de consommateurs à
envisager une action en justice.
« Les cas avérés d'accès de panique
et les autres effets psychologiques enregistrés chez des mineurs, liés
à la vision du film, montrent clairement la nécessité de
l'interdire aux moins de 18 ans », a affirmé lundi dans un communiqué
Codacons, une des principales associations italiennes de consommateurs.
Le 118, le numéro italien de police-secours, a enregistré
des dizaines d'appels, comme à Naples, où selon un employé
du 118 « plusieurs cas d'accès de panique qui ont duré plus
d'une demi-heure se sont produits samedi soir ». « Le cas le plus grave
concerne une jeune fille de 14 ans qui a été transportée
à l'hôpital dans un état de paralysie », a-t-il précisé.
En outre, « les mineurs qui ont ces derniers jours subi
des désagréments liés à la vision du film, comme
des accès de panique, des tremblements, des vomissements, des états
de choc (...) pourraient engager des actions (pour obtenir) des dommages-intérêts
auprès des tribunaux », a indiqué le président de Codacons,
Carlo Rienzi.
En 2007, à la suite d'un recours de l'association,
le film de Mel Gibson « Apocalypto » avait été interdit
aux moins de 14 ans.
« Paranormal activity », un thriller indépendant
américain d'Oren Peli réalisé à la manière
d'un documentaire avec un budget de 15.000 dollars, est sorti aux États-Unis
le 16 octobre et en France le 2 décembre.
Le film met en scène un couple, Katie et Micah, qui
sont témoins de phénomènes surnaturels dans leur maison
: la caméra est tenue par le couple, avec des images souvent floues et
mal cadrées à la manière du film « Le projet Blair
Witch ».
Le ministre italien de la Défense Ignazio La Russa,
père d'un petit garçon de sept ans, a qualifié la semaine
passée de « chose horrible » la bande-annonce du film diffusée
à toute heure par certaines chaînes télévisées
italiennes, affirmant qu'elle « terrorise des milliers d'enfants
».