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Actualités musicales

 

 

6

Février
2010

Une journée chet Étienne Vatelot :
Les « Quatre Évangélistes »
et la quatuor Modigliani


 

 

6

Février
2010

Stéphane Denève, heureux comme un
chef d'orchestre français hors de France

Fatigué de devoir dompter les « grands fauves parisiens », le chef français Stéphane Denève ne dirige plus de formations de son pays mais se produit avec bonheur aux Etats-Unis et en Europe, notamment en Ecosse, dont il emmène l'Orchestre national royal en tournée.

Après Baden-Baden (vendredi), Luxembourg (samedi) et avant Munich (mardi), Vienne (mercredi) et enfin Belgrade (jeudi), le Royal Scottish National Orchestra (RSNO) fera une halte lundi au Théâtre des Champs-Elysées à Paris.

Stéphane Denève, 38 ans, est depuis septembre 2005 le directeur musical de cette vénérable formation (fondée en 1891) basée à Glasgow. Par le passé, ce jeune chef à la technique sûre est apparu au pupitre de l'Orchestre de Paris ou dans la fosse de l'Opéra. Il a même été approché pour prendre la tête des orchestres nationaux de Bordeaux-Aquitaine et du Capitole de Toulouse.

Aujourd'hui, à l'instar d'un Bertrand de Billy, Stéphane Denève ne dirige plus « nulle part en France », dit-il à l'AFP « sans animosité ni rancœur ».

« Il y a pour moi un problème de discipline, et peut-être que je n'ai pas l'art et la manière de savoir comment gérer ça avec les grands fauves parisiens », dit ce natif de Tourcoing (Nord) affable, à la chevelure généreuse.

« Je veux faire de la musique avec des gens qui ont envie de la faire avec moi. Je ne suis pas dompteur de tigres, je suis musicien ! Avec tous les orchestres que je dirige maintenant je fais de l'humour, on rigole, l'atmosphère est bon enfant. Il n'y a pas de lutte des classes », remarque-t-il.

De toutes façons, Stéphane Denève ne manque pas d'engagements. Chaque saison, il dirige une demi-douzaine de grandes formations symphoniques américaines, comme l'Orchestre de Philadelphie, qui pense à lui pour prendre sa direction musicale, et le Philharmonique de Los Angeles.

En Europe, il est un habitué du Philharmonia de Londres, des trois principaux orchestres de Suède (Radio suédoise, Stockholm, Göteborg) — le pays de sa femme — et est souvent convié outre-Rhin (NDR Hambourg, SWR Stuttgart, DSO Berlin... avant ses débuts en 2011 avec la Radio bavaroise).

Encore un chef « zappeur », comme nombre de ses confrères ? « C'est un zapping si on ne vit pas une aventure avec les gens, mais en l'occurrence je suis passionné de rencontres avec les musiciens », se défend Stéphane Denève.

Et Glasgow est pour lui un important port d'attache. « J'y ai trouvé immédiatement un terreau musical qui me convenait parfaitement », dit-il. « C'est un bonheur, les musiciens font vraiment corps, ils ont cette culture incroyable de l'écoute collective. Ils sont concentrés, généreux et affichent une jovialité très écossaise », détaille le chef.

A Paris, le RSNO se produira dans Dvorak (« Huitième symphonie ») et Sibelius (« Concerto pour violon » avec l'Américaine Hilary Hahn), deux de ses spécialités, mais aussi avec la musique de scène « Pelléas et Mélisande » de Fauré. La musique française est de fait souvent présente dans les programmes du jeune chef. « Je trouve qu'on n'est pas tant que ça à essayer de perpétuer une certaine idée de cette musique », estime Stéphane Denève, qui cite parmi ses modèles Charles Munch, Paul Paray ou Georges Prêtre et se sent une « responsabilité » en la matière.

Le chef poursuit d'ailleurs chez Naxos une intégrale au disque, saluée par la critique française, de l'œuvre symphonique de Roussel. Avec le RSNO, bien sûr.

 

 

6

Février
2010

Emmanuelle Seigner joue avec son image
de femme fatale sur le doux Dingue

L'actrice Emmanuelle Seigner joue avec espièglerie de son image de femme fatale sur « Dingue » (Columbia/Sony), un premier album en français ciselé pour elle par Keren Ann et Doriand, empreint de délicatesse, de légèreté et d'humour.

« Dingue », le deuxième album de la comédienne après « Ultra Orange & Emmanuelle » en 2007, devait initialement paraître à l'automne 2009.

Mais, l'arrestation et l'incarcération de son mari, le cinéaste Roman Polanski, le 26 septembre dernier en Suisse pour une affaire de mœurs vieille de trente ans en ont décidé autrement.

« Je n'avais aucune envie de m'exposer et j'aurais trouvé obscène de le faire durant toute sa détention. Mais, aujourd'hui, je suis prête. Lui-même, quelques jours avant sa libération sous caution (le 4 décembre), m'avait dit :Lance ton album, il n'y a aucune raison que tu t'empêches de travailler », confiait-elle dans la seule interview qu'elle a pour le moment accordée au magazine Elle.

Pour sa première incursion dans le monde de la musique avec le duo Ultra Orange, l'actrice avait revêtu les habits de l'icône rock, chantant en anglais des chansons aux accents velvetiens.

Plus authentique, « Dingue » est né de la rencontre avec Keren Ann et Doriand. Après lui avoir envoyé la chanson-titre, écrite en pensant à elle, les deux musiciens ont finalement réalisé tout l'album.

Musicalement, l'album est une flânerie dans les années 60 et 70: guitares pop ou folk, envolées de cordes et citations gainsbouriennes, comme quand Emmanuelle se promène « Alone à Barcelone », références aux comédies musicales ou à Nancy Sinatra...

On reconnaît immédiatement les arrangements délicats de Keren Ann, compositrice talentueuse, qui avait notamment travaillé au retour d'Henri Salvador sur « Chambre avec vue ».

Mais Emmanuelle Seigner, dotée d'un joli brin de voix, parvient sans peine à s'approprier la musique et les mots écrits pour elle.

Elle joue avec espièglerie de son image de femme fatale, décline l'amour sous toutes ses formes, dans des textes en équilibre entre légèreté et gravité, comme « P'tite pédale », histoire d'un amour impossible entre une femme et son meilleur ami homosexuel.

Deux duos ponctuent « Dingue »: « La dernière pluie » avec Iggy Pop, qui l'accompagne en français mais sans se forcer et « Qui êtes-vous ? » avec son mari.

Ce morceau, l'un des plus réussi de l'album, est un drôle de dialogue entre Emmanuelle, toute étonnée de retrouver un inconnu dans son lit un lendemain de cuite, et Roman Polanski dans le rôle du dragueur lourd, sûr de lui et un peu pervers.

Au vu des circonstances, ce texte plein d'humour paraîtra culotté à certains.

« On m'a conseillé de l'enlever au moment de l'affaire, mais je n'ai pas voulu. Cela aurait été comme avouer une faute ou un malaise qui n'ont pas de raison d'être », assure Emmanuelle Seigner.

 

 

6

Février
2010

Après 10 ans d'absence,
Sade offre « Soldier of Love »

Après une éclipse de dix ans, l'Anglo-Nigériane à la voix de velours Sade rayonne sur « Soldier of Love », un album suave et mélancolique, où la star donne des leçons d'élégance aux jeunes prétendantes au titre de reine du R'n'B qui ont envahi les ondes en son absence.

Signe de l'importance de cette sortie pour la maison de disques Sony, un seul jour d'écoute était prévu pour les journalistes français, l'album est arrivé de Londres le matin et reparti pour le Royaume-Uni le soir-même.

Sade, de son vrai nom Helen Folasade Adu, sait se faire rare. Née au Nigeria, cette fille d'un universitaire nigérian et d'une infirmière anglaise, n'avait plus enregistré depuis « Lover's Rock » en 2000.


Sade, « Jezebel »

Pour expliquer sa longue absence, elle dit s'être consacrée à sa famille et en particulier à sa fille de 13 ans, Ila, qui chante sur un des titres de l'album « Babyfather ».

Etudiante à la prestigieuse St Martin's School of Art de Londres, Sade se destinait à une carrière dans la mode quand elle a été entraînée dans la musique par deux amis, avant de devenir une des plus grandes stars de la soul des années 80 et 90, avec des tubes comme « Smooth operator » ou « The sweetest taboo ».

Elle a vendu plus de 50 millions de disques en 27 ans de carrière et seulement six albums.

« Je ne fais des disques que lorsque je sens que j'ai quelque chose à dire. Publier de la musique juste pour avoir quelque chose à vendre ne m'intéresse pas. Sade n'est pas une marque », dit-elle, dans une courte interview fournie par sa maison de disques.

Car après avoir fait la couverture des magazines du monde entier pendant toutes les années 80, Sade s'est retirée dans la campagne anglaise et n'accorde que de très rares entretiens à la presse.

A ceux qui se demanderaient à quoi ressemble la star qui vient de fêter ses 51 ans, Sade répond d'ailleurs par une pirouette : c'est de dos qu'elle apparaît sur la pochette de son nouvel album.

Avec « Soldier of Love », qu'elle a elle-même produit et dont elle cosigne la plupart des chansons, Sade signe un retour convaincant. Le disque a été enregistré en 2008 et 2009 dans le studio anglais de Peter Gabriel, avec Stuart Matthewman et Andrew Hale, ses complices depuis 1983.

Dès les premières notes, l'auditeur retrouve sa voix de velours, chaude et sensuelle, qui n'a pas changé et autour de laquelle sont construites les dix chansons qui composent l'album.

Les arrangements soul-jazz, langoureux et dépouillés, et l'ambiance doucement mélancolique rappellent les meilleurs moments de la chanteuse des années 80 et 90.

« Je ne broie pas du noir, mais j'ai une tendance à la mélancolie. Je pense que si on traite bien de la tristesse, cela peut conduire au bonheur. Cela vous purge et vous permet de la laisser derrière vous », estime-t-elle.

Par moments, des guitares hispanisantes, des rythmes caribéens ou des percussions plus présentes, comme les roulements de tambours martials du single « Soldier of Love », viennent ajouter une touche de modernité.

 

 

6

Février
2010

Délateurs et argent de la Résistance :
deux livres sur des sujets difficiles

Deux documents lèvent le voile sur deux sujets tabous des années noires de l'Occupation: des Français qui dénoncent leurs concitoyens par idéologie, appât du gain ou jalousie et le financement de la Résistance, un pan négligé de l'histoire de la France combattante.

De 1940 à 1944, c'est l'âge d'or des mouchards. Le journaliste et documentariste André Halimi met au jour dans « La délation sous l'Occupation » (Le cherche midi) l'horrible éclosion de ces courriers plus vils les uns que les autres adressés à la Gestapo ou à la milice française.

Entre 3 et 4 millions de lettres dénonçant « juifs », « communistes », « résistants » ou encore « francs-maçons » sont alors écrites. Rarement jetées au panier par les acteurs de la répression, elles débouchent sur des enquêtes, des arrestations, des tortures et envoient leurs victimes à la mort. Et sous couvert de « civisme », c'est souvent un ennemi personnel, un gêneur qu'on élimine de sa plume. Quelques-unes de ces lettres nauséabondes sont reproduites dans l'ouvrage.

A l'opposé, c'est à la Résistance que s'intéressent Jean-Marc Binot et Bernard Boyer dans leur livre « L'Argent de la Résistance » (Larousse). Comment vivaient les maquisards et les hommes des réseaux clandestins pendant l'Occupation? Comment étaient-ils nourris, équipés, armés, secourus? De quels fonds disposaient-ils pour soudoyer des fonctionnaires ou des membres de la Gestapo, obtenir des renseignements, organiser des évasions?

Les auteurs tentent de répondre à toutes ces questions à partir des archives de la France libre, de celles du ministère des Finances et de la Banque de France ainsi que de nombreux documents privés. Grâce à cette enquête minutieuse, ils dévoilent, documents à l'appui, les sources de financement, expliquent comment l'argent était réparti et son utilisation plus ou moins bien contrôlée. Sans occulter les gaspillages, les détournements et le manque de transparence des comptes à la Libération.

 

 

6

Février
2010

Scorsese et DiCaprio ont
« poussé leurs limites »
avec le film « Shutter island »

Le cinéaste Martin Scorsese et son acteur fétiche Leonardo DiCaprio ont affirmé avoir « poussé leurs limites plus loin que prévu » en tournant « Shutter island », leur quatrième film ensemble, qui a été sélectionné au 60e Festival international de cinéma de Berlin (11-21 février).

« Nous voulions retravailler ensemble et lorsque nous avons lu ce scénario nous avons trouvé ce personnage extraordinaire », a expliqué Scorsese, oscar du meilleur réalisateur pour Les infiltrés, lors d'une conférence de presse à Paris.

Adapté du roman de Dennis Lehane, « Shutter island » suit un marshall et son coéquipier, venus enquêter sur une île où un hôpital psychiatrique de haute sécurité accueille de dangereux criminels.

« Nous avions déjà exploré certaines limites ensembles avec Gangs of New York ou Aviator où il est déjà question d'un labyrinthe psychologique », a poursuivi le réalisateur.

« Avec Les infiltrés on s'est rendu compte que là encore, on pouvait aller plus loin ensemble. Sur Shutter island nous savions que nous pouvions vraiment pousser nos limites. On ne s'est pas rendu compte au départ, à quel point on allait les pousser ! », a-t-il plaisanté.

« J'ai d'abord lu le scénario, qui était une version concentrée du livre. En lisant le roman j'ai réalisé que c'était une œuvre de genre, un thriller psychologique avec des éléments de film d'horreur gothique. Mais le cœur du livre, c'est la catharsis d'un homme après un traumatisme émotionnel », a expliqué à la presse le comédien Leonardo DiCaprio.

« Il y a beaucoup de rebondissements dans ce scénario, mais au final c'est un collage de souvenirs d'un homme, d'un passé où se mêlent ses rêves et la réalité », a-t-il poursuivi.

« Marty et moi, sur le tournage, au fur et à mesure que nous entrions dans le passé du personnage, nous nous sommes rendus compte à quel point le jeu allait être complexe. Il est vrai que certaines scènes ont été extrêmement émotionnelles », a conclu l'acteur qui partage l'affiche de « Shutter island » avec Ben Kingsley, Mark Ruffalo et Max von Sydow.

 

 

6

Février
2010

« La science en s'amusant »,
un concept qui marche
au Vaisseau de Strasbourg

Le « Vaisseau », cité des sciences à échelle réduite pour la jeunesse, a attiré deux fois plus de visiteurs que prévu à son ouverture il y a cinq ans à Strasbourg, a annoncé jeudi son créateur, le conseil général du Bas-Rhin.

Depuis son ouverture en février 2005, l'équipement a cumulé 870.000 visiteurs (soit plus de 170.000 par an), c'est-à-dire 400.000 de plus que les prévisions, a indiqué la direction du Vaisseau au cours d'un point de presse.

Le conseil général du Bas-Rhin avait initié le projet en partenariat avec la Cité des sciences et techniques de Paris-La Villette afin d'intéresser les jeunes à la culture et aux métiers scientifiques et techniques selon le concept d'apprentissage « la science en s'amusant ».

L'équipement, qui cible en priorité les 5-12 ans, reste unique en son genre en France, selon son directeur Laurent Schmitt.

Les groupes scolaires représentent 30% de la fréquentation du Vaisseau dont le contenu se base sur les programmes d'enseignement. « Cela signifie que 70% du public n'est pas captif, c'est une belle performance », a commenté Guy-Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin.

Plus de la moitié (55%) des visiteurs sont revenus une ou plusieurs fois, a également relevé M. Kennel.

Un visiteur sur six vient aujourd'hui d'Allemagne. L'équipement a été conçu pour être « bilingue et biculturel » en se fondant en partie sur la méthode d'apprentissage allemande qui part du concret pour aller vers l'abstrait, a souligné M. Kennel.

Pour confirmer son succès, le Vaisseau va investir 3 millions d'e jusqu'en 2012 pour renouveler d'un tiers son contenu, y intégrer des sujets d'environnement (eau, déchets), augmenter de près du double ses surfaces d'expositions temporaires et ouvrir des espaces destinés à attirer les adolescents, a indiqué Laurent Schmitt.

 

 

6

Février
2010

A Louxor, l'allée des Sphinx témoigne
de l'opulence des empires d'Egypte

Sous l'œil vigilant d'une trentaine d'archéologues égyptiens, des dizaines d'ouvriers creusent la terre pour dévoiler les parties toujours ensevelies de l'allée des Sphinx à Louxor.

Longue de 2,7 km et large de 76 mètres, cette voie, qu'empruntaient jadis les fidèles égyptiens entre les temples de Louxor et Karnak, témoignera à son ouverture au public le mois prochain de l'opulence des anciens empires d'Egypte.

Outre les archéologues qui suivent de près les travaux des ouvriers pour décider le moment venu quand il faudra entamer les excavations, une trentaine d'experts spécialisés dans la restauration des antiquités égyptiennes s'emploient à recoller les pièces des statuettes jusqu'ici ensevelies.

Située au cœur de la ville de Louxor, l'allée bordée de sphinx est née de la volonté d'un roi antique il y a près de 3.400 ans. Elle fut plus tard enrichie par les empires qui lui ont succédé et qui, s'ils ont depuis longtemps disparu, ont laissé de remarquables vestiges de leur civilisation.

Les archéologues sont aujourd'hui sur le point de dégager l'ensemble de cette voie que les Egyptiens parcouraient une fois par an en portant des statuettes du dieu Amon et de Mout, son épouse, pour commémorer leur mariage.

Les fouilles sur cette voie ont commencé il y a trois ans. Pendant des siècles, elle a été ensevelie sous le sable et les constructions. Des maisons ont d'ailleurs été détruites et leurs habitants relogés pour permettre de la dégager entièrement, telle qu'elle était à l'origine.

C'est le richissime pharaon Amenhotep III qui a construit cette route pour relier le temple de Karnak à celui de Louxor. Des sphinx furent installés des deux côtés de l'allée, ainsi que des chapelles pleines d'offrandes pour les dieux.

Le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, a indiqué que 650 sphinx en tout avaient été découverts. Ils auraient par le passé été 1.350 à border l'allée, et leurs restes ont été découverts tout le long de la voie.

Chacun des pharaons ayant succédé à Amenhotep III y a laissé sa marque, notamment Ramsès II.

« Nous avons trouvé la route dans son état final, après que le pharaon Nectanebo Ier (380-363 av. J.-C.) eut ajouté des constructions le long de la voie », a affirmé le chef du Conseil suprême des antiquités (CSA), Zahi Hawass.

Nectanebo a fondé la dernière dynastie des rois d'Egypte, et régna sur une nation en déclin harcelée par un empire perse alors en pleine expansion.

« Les travaux sont en cours pour ramener (l'allée) à ce qu'elle était du temps des pharaons et l'ouvrir aux touristes », a ajouté M. Hawass.

La cérémonie officielle est prévue pour le 3 mars et se tiendra en présence du président Hosni Moubarak.

Pendant leurs fouilles, les archéologues ont aussi mis au jour des traces des règnes ptolémaïque et romain sur l'Egypte.

Un cartouche portant le nom de la reine ptolémaïque Cléopâtre a ainsi été retrouvé, le premier à être découvert à Louxor.

« La reine Cléopâtre a visité cette route pendant ses voyages avec Marc-Antoine et l'a rénovée, y laissant son cartouche spécial », a expliqué M. Hawass.

Il y a deux semaines, le Conseil des antiquités a annoncé que des ouvriers avaient retrouvé les restes de constructions érigées par les Romains, qui ont gouverné l'Egypte après avoir défait Marc-Antoine et Cléopâtre.

 

 

6

Février
2010

Le whisky d'un explorateur retrouvé
en Antarctique un siècle plus tard

Cinq caisses de whisky et de cognac ayant appartenu à l'explorateur Ernest Shackleton ont été retrouvées dans les glaces de l'Antarctique après y avoir séjourné plus d'un siècle, ont indiqué vendredi les membres d'une expédition.

« A notre plus grand étonnement, nous avons trouvé cinq caisses, trois contenant visiblement du whisky et deux du cognac », a indiqué Al Fastier, de l'organisation New Zealand Antarctic Heritage Trust.

« Les caisses de brandy, dont l'une porte la marque Chas Mackinlay & Co et l'autre The Hunter Valley Distillery Limited Allandale, sont une sacrée découverte », a-t-il également déclaré.

Certaines caisses se sont fendues et de la glace s'est formée à l'intérieur, ce qui risque de rendre très délicate l'extraction de leur contenu.

M. Fastier s'est cependant dit persuadé qu'il y avait encore des bouteilles intactes dans les caisses, car on peut entendre un bruit de liquide à l'intérieur lorsqu'on les remue.

Explorateur anglo-irlandais, Ernest Shackleton était parti à la conquête du pôle Sud depuis le Cap Royds entre 1907 et 1909. A cours de vivres, l'expédition s'était arrêtée à 160 km de son objectif. Le parcours accompli constituait cependant un exploit, qui vaudra à l'explorateur d'être anobli à son retour par le roi Edouard VII.

 

 

6

Février
2010

Le nouvel accord entre Google et les
éditeurs n'est pas satisfaisant pour les USA

L'accord conclu entre Google et les éditeurs pour régler un contentieux lié au projet de bibliothèque numérique du géant américain de l'internet n'est pas satisfaisant, malgré des « progrès substantiels », a estimé jeudi le ministère américain de la Justice.

Cet accord est une version amendée de celui que Google et les éditeurs avaient conclu précédemment. Il s'efforce de répondre aux objections formulées en septembre, par le ministère de la Justice et d'autres instances, à la première mouture, au sujet de la protection des droits d'auteurs et des lois contre le monopole.

Mais « les changements opérés ne répondent pas entièrement aux inquiétudes des Etats-Unis », a indiqué le ministère de la Justice.

Tout en notant des « progrès substantiels », le ministère a estimé que la nouvelle version « souffre du même problème central que l'accord original », selon une déclaration présentée lors d'une audience judiciaire sur l'affaire devant un tribunal de New York.

« L'accord amendé confère toujours à Google des avantages significatifs et potentiellement anti-concurrentiels », a ajouté le ministère de la Justice, alors qu'une nouvelle audience doit avoir lieu le 18 février.

L'accord reviendrait à « permettre à l'entreprise d'être le seul acteur sur le marché numérique avec les droits de distribution et d'exploitations d'une grande variété de contenus dans de multiples formats », a poursuivi le ministère.

Se félicitant du fait que le ministère de la Justice ait reconnu que des « progrès » avaient été réalisés, Google a indiqué pour sa part que le nouvel accord permettrait de donner aux auteurs et aux éditeurs de « nouvelles manières de distribuer leurs travaux ».

Google, la Guilde des auteurs et l'Association des éditeurs américains étaient parvenus à un accord en octobre 2008 à la suite de l'action intentée en 2005 par les auteurs et éditeurs contre la firme californienne de Mountain View au sujet des droits d'auteur des livres numérisés.

Conformément à cet accord, Google s'est engagé à verser 125 millions de dollars pour rémunérer les auteurs dont les œuvres auraient été numérisées sans autorisation et à établir un « Fonds de droits du livre » assurant un revenu aux auteurs acceptant que leurs livres soient numérisés.

Le ministère américain de la Justice avait toutefois objecté en septembre que l'accord ferait de Google le seul détenteur des droits sur les œuvres « orphelines » - œuvres épuisées dont les auteurs ne peuvent pas être identifiés - et les livres dont les droits sont détenus par des étrangers.

Il avait également exigé que les concurrents de Google aient accès aux ouvrages dans les mêmes conditions que Google.

Des entreprises concurrentes, des associations de défense des consommateurs ainsi que les gouvernements français et allemand ont également dénoncé l'accord original devant la justice américaine.

©Musicologie.org 2010