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7-8 novembre 2008, Paris
Colloque international 25
ans de sociologie de la musique en France Ancrages
théoriques et rayonnement international Université
Paris Sorbonne APPEL A COMMUNICATION
Au début des années
1980, un ensemble de travaux paraissent en France
renouvelant les questionnements sociologiques sur
la musique : on peut citer parmi d’autres, la parution
en 1981 de l’ouvrage d’Antoine Hennion Les professionnels
du disque. Une sociologie des variétés
(Paris, Métailié) avant La passion
musicale (1993), celui de Pierre-Michel Menger Le
paradoxe du musicien. Le compositeur, le mélomane
et l’Etat dans la société contemporaine
(Paris, Flammarion) ; en 1983, l’article de Jean-Louis
Fabiani « Carrières improvisées
: théories et pratiques de la musique de
jazz en France » paru dans Raymonde Moulin
(dir.), Sociologie de l’art (Actes du colloque international,
Marseille, 13-14 juin 1985), en 1986, l’ouvrage
d’Anne-Marie Green Les adolescents et la musique
(Issy-les Moulineaux, EAP) puis l’article d’Emmanuel
Pedler « Culture musicale d’exil » (Inharmoniques
2, mai 1987). Ce dernier, en outre, a contribué
à mieux faire connaître le travail
pionnier de Max Weber Sociologie de la musique par
la traduction et la présentation qu’il en
a faites (en collaboration avec Jean Molino, Paris,
Métailié, 1998).
Ces diverses recherches ont contribué
chacune à leur manière à ouvrir
un vaste champ d’observation et de réflexion
à la fois en France et à l’étranger.
A côté d’une sociologie de la musique
anglo-saxonne initiée dans une perspective
bien différente, celle des Cultural Studies,
une sociologie de la musique de langue française
a ainsi investi à la fois les formes savantes
et les genres populaires, interrogé aussi
bien le marché de la musique, les professions
et le travail musical, la construction du goût
et des médiations propres à la musique,
la diversité et le sens des pratiques, la
spécificité de cet objet esthétique…
Ces réflexions ont nourri et se sont nourries
de l’échange avec les recherches menées
dans d’autres contrées.
Face au foisonnement des études
engagées sur la musique depuis une bonne
dizaine d’années – en témoignent les
travaux exposés lors du colloque «
Ethnographies du travail artistique » (septembre
2006) ou de la journée d’étude «
L’expérience musicale sous le regard des
sciences sociales » (octobre 2005) pour ne
citer que deux rencontres récentes –, face
à la diversité des approches théoriques
et des démarches empiriques, ce colloque,
organisé par le GDRI OPuS en partenariat
avec les universités Pierre Mendès
France-Grenoble 2, Sorbonne Nouvelle - Paris III,
Paris Sorbonne - Paris IV et Paris Descartes - Paris
V, propose de faire le point selon un triple point
de vue : d’une part, sur les ancrages théoriques
posés au début des années 1980
et l’évolution de la pensée de chaque
auteur, d’autre part sur la manière dont
ces travaux ont irrigué de multiples recherches
en France et à l’étranger, enfin,
sur les perspectives ouvertes aujourd’hui notamment
en matière de pluri ou interdisciplinarité
et les interrogations épistémologiques
qui leur sont associées.
Organisation du colloque
Les matinées (jeudi, vendredi
et samedi) seront consacrées aux séances
plénières auxquelles seront invités
des chercheurs contemporains qui ont marqué
la discipline :
- Howard S. BECKER
- Jean-Louis FABIANI
- Simon FRITH
- Anne-Marie GREEN
- Antoine HENNION
- Pierre-Michel MENGER
- Emmanuel PEDLER
Les après-midi (jeudi
et vendredi), permettront, à l’occasion de
tables rondes, de présenter les communications
retenues par le comité scientifique du colloque,
qui porteront sur la manière dont ces travaux
irriguent les recherches contemporaines et les perspectives
à venir en fonction de six grandes thématiques
:
1) Nouveaux concepts, nouveaux
terrains en sociologie de la musique ? : Le foisonnement
des recherches actuelles sur les faits musicaux
interroge les contours, les concepts, les objets
et les terrains de la sociologie de la musique.
Quelles nouveautés proposent ces travaux
depuis les recherches fondatrices ?
2) Les enjeux de la pluridisciplinarité
: Quelle relation engager entre sociologie et musicologie
notamment ? La pluridisciplinarité est-elle
indispensable ? Quels outils de réflexion
et d’investigation demande-t-elle de construire
?
3) Sociologie de la musique et
Cultural Studies : quel dialogue ? : Alors que les
Cultural Studies dans les pays anglo-saxons et la
sociologie de la musique dans la francophonie ont
différemment abordé la/les musique(s)
et construit l’objet de leurs recherches, où
se rejoignent-elles ? Qu’ont-elles à s’apprendre
ou à s’apporter mutuellement ?
4) Les apports d’autres domaines
d’investigation sociologique (sociologie du travail
et des professions, sociologie de la connaissance…)
à la sociologie de la musique.
Dès les premiers travaux,
d’autres domaines d’investigation sociologique ont
été sollicités pour réfléchir
sur les faits musicaux. Qu’en est-il aujourd’hui
? En quoi les travaux sur la musique éclairent-ils
en retour ces recherches ?
5) Comment faire une sociologie
de l’œuvre musicale ? : La question de l’œuvre est
au centre de nombreuses interrogations en sociologie
des arts et de la culture, et partage ceux qui pensent
pouvoir faire une sociologie des œuvres de ceux
qui doutent de la pertinence d’une telle approche.
Art non narratif, comment la musique s’offre-t-elle
à ces interrogations ?
6) Sociologie de la musique et
autres pratiques artistiques : La musique est souvent
sollicitée et mêlée à
d’autres arts tels que le cinéma, la danse
ou les arts plastiques. Qu’apporte ici la sociologie
de la musique et comment est-elle repensée
en fonction de ces contextes ?
Propositions de communication
S’inscrivant dans l’une ou l’autre
de ces thématiques, les propositions devront
combiner des réflexions théoriques
et méthodologiques appuyées sur des
enquêtes de terrain.
Envoyées en fichier joint
sous format Word ou RTF, les propositions de communication
(400 mots maximum) doivent comprendre un titre et
être accompagnées d'une courte notice
biographique (100 mots).
Elles indiqueront les nom(s),
institution de rattachement, fonction, coordonnées
postales, téléphoniques et électroniques
du ou des auteurs.
Elles doivent être transmises
au plus tard le samedi 15 mars 2008 par courrier
électronique à Cécile Prévost-Thomas
à l’adresse suivante :
cecile_prevost_thomas@hotmail.com (attention
: pour cette adresse le tiret qui convient est celui
qui est sous la touche 8 du clavier)
Un accusé réception
de l’envoi de votre proposition vous sera automatiquement
transmis.
En respectant l’anonymat des
auteurs, le comité d’organisation transmettra
les propositions au comité scientifique qui
décidera des propositions retenues au plus
tard le vendredi 30 mai 2008.
Le comité d’organisation
préviendra par courriel début juin
2008 les personnes ayant soumis une communication
de l’acceptation ou du refus de leur proposition.
Comité scientifique :
Bruno BRÉVAN - Marie BUSCATTO - Jacques CHEYRONNAUD
- Philippe COULANGEON - Pierre DEMEULENAERE - André
DUCRET - Catherine DUTHEIL - Marcel FOURNIER - Denis
LABORDE - Denis-Constant MARTIN - Bruno PÉQUIGNOT
- Danièle PISTONE – Liliana SEGNINI - Marc
TOUCHÉ - Alfred WILLENER.
Comité d’organisation
: Emmanuel BRANDL - Cécile PRÉVOST-THOMAS
- Hyacinthe RAVET - Catherine RUDENT
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