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 11 juin 2008, Paris
Séminaire interuniversitaire Paroles
& musiques 1re année : 2007-2008
Responsables : Catherine Naugrette & Danièle
Pistone. Salle des Actes, à la Sorbonne,
les mercredi, de 17 à 20 heures. L’Ecole
doctorale ASSIC (Arts du spectacle, Sciences de
l’information et de la communication – ED 267),
Paris 3 et l’OMF (Observatoire musical français
– EA 206), Paris 4 organisent un séminaire
doctoral et post-doctoral qui vise à revisiter
l’alliance entre paroles et musiques, en croisant
les approches des différentes spécialités
concernées et en ouvrant largement le débat
en direction des créateurs
Programme
23 janvier : État des lieux et
perspectives de recherche
27 février : Luc BOLTANSKI, "La
musique commence là où s'arrête
le pouvoir des mots" avec Franck Krawczyk
19 mars : François THOMAS, La
composition sonore, ou les interactions dialogue/musique
au cinéma
16 avril : Jean-Yves BOSSEUR, Les modalités
de collaboration entre écrivain et compositeur
avec Paul Louis Rossi
21 mai : Michel VINAVER, L’écriture
polyphonique dans « À la renverse » avec
Nathalie Otto-Witwicky
11 juin : Bernard SEVE, Paroles et musiques :
hétérogénéité
et transaction
Séminaire ouvert aux étudiants
et enseignants de Paris 3 et Paris 4, ainsi qu’aux
chercheurs extérieurs sur demande motivée.
Renseignements : assic@univ-paris3.fr ou omf@noos.fr
 13
juin 2008, Saint-Étienne
Musique et chorégraphie
en France de Léo Delibes à Florent
Schmitt
Dans l'histoire du ballet en
France, deux périodes ont véritablement
retenu l'attention des chercheurs : la période
romantique, dominée par Giselle - œuvre phare
du romantisme - puis celle des Ballets russes de
1909 aux Années vingt.
Les intervenants de la journée
d'études se proposent d'analyser différents
aspects de la danse au cours des années reliant
ces deux moments clefs de l'histoire du ballet en
France. Il s'agit de mettre en relief la vitalité
d'une époque à travers les formes
musicales (Massenet, Saint-Saëns, Bruneau),
la création d'œuvres chorégraphiques
fondamentales, comme Coppélia et Sylvia de
Delibes ou Namouna de Lalo, mais aussi d'étudier
des manifestations originales (Charpentier, le ballet
populaire des Folies-Bergère) ou des interprètes
singuliers (Loïe Fuller) qui ont, en
définitive, préparé le succès
des Ballets russes.
Organisée en collaboration
avec l'Opéra Théâtre de Saint-Étienne,
soutenue par le Conseil Général de
la Loire, la journée d'études se tiendra
à l'Opéra Théâtre et
se poursuivra par la représentation de Samson
et Dalila de Saint-Saëns, où figurent
plusieurs épisodes chorégraphiques
dont la célèbre « Bacchanale
» ; elle s'inscrit dans le cadre du programme
de recherche du Centre Interdisciplinaire d'Études
et de Recherches sur l'Expression Contemporaine
(C.I.E.R.E.C.) pour le quadriennal 2007-2010 : «
Rythmes, corps, espaces ».
Programme
10 h 30 : Allocution préliminaire
- Jean-Louis Pichon ; Introduction - Jean-Christophe
Branger
11 h 00 : Pauline Girard
(BnF), Aspects du ballet dans l'œuvre de Léo
Delibes
11 h 30 : Marie-Hélène
Coudroy-Saghai (CNSM de Paris), La réception
par la presse parisienne de Namouna de Lalo
12 h 00 : Vincent Giroud (Université
Paris IV), Le ballet dans les opéras de
Massenet : typologie et fonction
14 h 30 : Yves Gérard
(CNSM de Paris), Saint-Saëns et le ballet
: un éclectique ?
15 h 00 : Jean-Christophe Branger
(Université Jean-Monnet), Alfred Bruneau
et la symphonie chorégraphique : «
la légende de l'or » de Messidor
15 h 30 : Sarah Gutshe-Miller
(Université McGill, Montréal), Le
ballet-pantomine sur la scène des Folies-Bergère
: Fleur de Lotus (1893) et les conventions
du ballet populaire
Pause
16 h 30 : Michela Nicolaï
(Université Jean-Monnet), Entre la redécouverte
des danses anciennes et les spectacles révolutionnaires
: Le Couronnement de la Muse de Gustave Charpentier
17 h 00 : Clair Rowden (Université
de Cardiff), Loïe Fuller et Salomé
: à propos des ballets de Gabriel Pierné
(1895) et de Florent Schmitt (1907)
Jean-Christophe Branger : jean.christophe.branger@univ-st-etienne.fr

19-21
juin 2008, Poitiers
Une liturgie en
crise ? Le rit hispanique au XIe siècle

Colloque
organisé par Olivier Cullin & Thomas
Deswarte Centre d’Études Supérieures de
Civilisation Médiévale 24, rue de la Chaîne BP
603 – 86022 Poitiers Cedex
Longtemps domaine d’investigation
privilégié des ecclésiastiques,
la liturgie hispanique, qualifiée improprement
de « wisigothique » ou « mozarabe
», connaît aujourd’hui un regain d’intérêt.
Elle n’est plus un objet d’étude en soi,
dans une perspective irénique et, parfois,
apologétique. La liturgie n’est pas atemporelle
; elle a une histoire procédant du religieux,
du culturel et du politique.
La liturgie est avant tout une
parole, prononcée ou chantée, mise
par écrit dans des manuscrits parfois richement
enluminés. Son histoire complexe se construit
par l’interaction entre ces domaines et leur étude
: elle constitue donc un terrain de rencontre privilégié
entre musicologues, historiens et historiens de
l’art. Cette confrontation s’avère d’autant
plus nécessaire que les études actuelles
analysent souvent – et à juste titre – les
sources par institution ecclésiastique (Silos,
San Juan de la Peña, etc.) et dans une perspective
disciplinaire (musique, iconographie, paléographie
etc.).
Dans un domaine qui est traditionnellement
celui du temps long – un temps parfois trop long,
celui de la recherche des ‘origines’ –, nous voudrions
proposer une autre approche, celle d’un temps
court : le onzième siècle, entre la
romanisation partielle de la Catalogne franque et
la progressive disparition de la liturgie hispanique
au douzième siècle, à la demande
de Grégoire VII (1073-1085). Durant ce siècle,
la liturgie hispanique, pratiquée aussi bien
dans les principautés chrétiennes
du nord que dans le monde mozarabe, est confrontée
à plusieurs défis, venus d’outre Pyrénées
ou du monde arabe. Cette époque est aussi
celle d’une extraordinaire production de manuscrits,
signe d’une grande vitalité intellectuelle.
Dans ce contexte, peut-on définir une réaction
‘identitaire’ à la pénétration
de modèles non hispaniques ? Comment s’adapte
la liturgie hispanique au monde arabophone ?
Réparti sur deux journées,
le colloque est structuré autour de trois
axes :
1. Face à l’approche longtemps
dominée par les « spanish symptoms
» d'Edmund Bishop - approche qu’il convient
de réexaminer -, un des propos est de mesurer
le rôle de Cluny, d’évaluer les influences
venues d’outre Pyrénées mais aussi
les échanges réciproques, avant même
le changement liturgique. Le rit hispanique est-il
déjà remis en cause ? Comment les
moines clunisiens et les clercs français
s’en accommodent-ils ? Cette influence touche-t-elle
la liturgie dans le monde mozarabe ?
2. Loin d’être un signe
de faiblesse, cette ouverture au monde ultra-pyrénéen
peut révéler la vitalité et
la fécondité de la liturgie péninsulaire
au onzième siècle. De nombreux manuscrits
sont alors copiés, certains cultes apparaissent
ou se développent, certaines pratiques liturgiques
changent. Quelle signification religieuse possèdent
ces nouveautés ? Peut-on parler d’inculturation
? Les rois, souvent en contact avec les institutions
‘françaises’, ont-ils joué un rôle
en matière liturgique ?
3. Le changement brutal provoqué
par la romanisation constitue un point de vue habituellement
partagé. A la suite de Roger Collins, il
est souhaitable de reprendre la question des rythmes
de cette romanisation, de ses acteurs et des modèles
suivis pour tenter de circonscrire un bilan plus
précis et plus nuancé. Comment certains
usages hispaniques se sont-ils maintenus ? Qu’en
est-il du rit hispanique pratiqué par les
mozarabes ? Les résistances furent-elles
seulement culturelles ou plus profondes ? Bref,
le succès grégorien s’explique-t-il
par une ‘crise’ de la liturgie hispanique ?
Comité d’organisation
: Olivier Cullin, Thomas Deswarte
PROGRAMME
Jeudi 19 juin
Le rit hispanique hors d’Espagne
- 15 h. Màrius Bernadò (Université
de Lleida) : « Frontière
ou trait d'union ? Les Pyrénées
dans la pratique liturgique du XIe s. »
- 15 h 30. Manuel Pedro Ferreira (Universidade
Nova de Lisboa) : « Conclusit vias
meas inimicus, un répons wisigothique
en Gaule ».
- 16h. Alain Rauwel (Dijon) : «
Concurrence des rits et jugement de Dieu
: une originalité espagnole ? »
16h 30. Discussion
Vendredi 20 juin
Le rit hispanique et ses évolutions
- 9 h. Alain Dubreucq (Lyon III) : «
La liturgie de l’onction »
- 9h 30. V. García Lobo (León)
: « La liturgie hispanique dans les
inscriptions: l’eucharistie »
- 10 h. E. Martín López
(León): « La liturgie hispanique
dans les inscriptions: les funérailles
»
10 h 30. Discussion 11 h.
Pause
- 11 h 30. Fernando Galvan Freile (León)
: « Los cambios litúrgicos
del siglo XI: su expresión en los
manuscritos iluminados »
- 12 h. Susana Zapke (Foundation BBVA,
Madrid - Universität für Musik
und darstellende Kunst, Wien) : «
L’asymétrie du temps : changement
formel, changement substantiel de la liturgie
hispanique ».
12 h 30. Discussion
La romanisation de la liurgie
hispanique
- 15 h. Michel Huglo (Emeritus CNRS) :
« Les étapes de la romanisation
dans le nord de l'Espagne, de 1008 à
1081 »
- 15 h 30. Miguel Vivancos (Silos) : «
La introducción de la liturgia romana
en los monasterios de Silos y San Millán
a través de sus manuscritos »
16 h. Pause
- 16 h 30. Gisèle Clément-Dumas
(Montpellier III) : « Musique et liturgie
à la cathédrale de Narbonne
à la fin du XIe siècle: l'insertion
d'un modèle romain ».
- 17 h. Patrick Henriet (Bordeaux III)
: « Le changement de liturgie comme
reflet d'un changement de 'système
d' Eglise'. Péninsule ibérique
occidentale, XIe siècle ».
17 h 30. Discussion
Samedi 21 juin
Le rit hispanique après
son abolition
- 9 h. Thomas Deswarte : « Résister
au rit romain : le lectionnaire RAH 22 »
- 9 h 30. Susan Boynton (Columbia University,
New-York): « Toledo, BC 35.7, témoin
du chant liturgique dans la paroisse mozarabe
de Santa Eulalia autour de 1100. »
10 h. Discussion
10 h 30. Pause
- 11 h. Miquel Gros (Vic) : « L'ancienne
liturgie hispanique à Tolède
de la fin du XIe siècle jusqu'au
milieu du XIIe siècle ».
- 11 h 30. Cyrille Aillet (Lyon II): «
Existe-t-il une liturgie ‘mozarabe’? »
12 h. Discussion. 12 h 30.
Conclusions

21-24 Juin 2008, Birmingham
Call for Papers Messiaen
2008 International Centenary Conference
UCE Birmingham Conservatoire,
the University of Sheffield and the Royal Scottish
Academy of Music and Drama are pleased to announce
an international conference to celebrate the
centenary of the birth of Olivier Messiaen and provide
an opportunity for scholars interested in his music
to share their knowledge and deepen their understanding
of all aspects Messiaen, his music and his
influence. The conference will be held at Birmingham
Conservatoire, in the heart of Birmingham,
on 21-24 June 2008.
We welcome proposals for papers
of no more than 20 minutes on any aspect of
Messiaen’s life, work, and influence. Some areas
that the organisers would particularly welcome include:
- reception history
- analysis
- genesis of works and source studies
- Messiaen’s place in twentieth-century
music
- Messiaen's teaching legacy
Proposals should take the form
of an abstract of up to 300 words, accompanied by
any relevant audio or video material if appropriate,
and full contact details including email,
telephone, postal address and institutional
affiliation (if any). If special equipment is needed
it would be useful to the organisers to note that
in the proposal. Please submit your abstract by
Friday 22 June 2007 via email to : messiaen@uce.ac.uk
Presentations will be reviewed
and selected by the conference committee and decisions
will be announced by the end of August 2007.
The conference committee comprises
: Jean Boivin (Université de Sherbrooke) Stephen
Broad (Royal Scottish Academy of Music and Drama)
Christopher Dingle (Birmingham Conservatoire)
Peter Hill (University of Sheffield) Nigel Simeone
(University of Sheffield)
Birmingham Conservatoire will
be presenting a concert of Messiaen’s orchestral
works at Birmingham Town Hall on Friday 20 June,
and conference registration will open on the afternoon
of Friday 20 June.

25 juin 2008, Dublin
15th Biennial International
Conference on Nineteenth-century Music University
College Dublin, 25-28 June 2008 Call for Papers
From Wednesday, 25 June to Saturday,
29 June 2008, University College Dublin will host
the 15th International Conference on Nineteenth-century
Music. For the first time, the conference will take
place at a university outside the United Kingdom.
The UCD School of Music is greatly honoured to host
this prestigious event and looks forward to welcoming
scholars from all continents. We invite proposals
for individual papers, lecture-recitals and panels
on all topics pertaining to the history, analysis
and reception of nineteenth-century music. The following
thematic areas are suggested:
- The Symphony Concert in the Age of Beethoven
- Ireland and Nineteenth-century Musical
Culture
- Music and Popular Culture
- Russian Music in the Late Nineteenth
Century
- Italian Opera and the Verdian Legacy
However, these thematic areas
do not exclude other subjects and as with previous
nineteenth-century music conferences, proposals
addressing areas from the wide spectrum of nineteenth-century
music are welcome. Proposals should comprise: 1)
an abstract of 250 words or less; 2) a brief biography
(50-100 words); 3) institutional affiliation and
contact information. Panel chairs should include
all of the above for each member of the panel, as
well as a separate, more general description of
the panel's overall theme (200-250 words). Papers
and lecture recitals have a length of 20 minutes,
followed by ten minutes for questions and discussion.
All proposals should be ubmitted by
email no later than Friday 7 December 2007 to Wolfgang
Marx (Wolfgang.Marx at ucd.ie). The committee will
make final decisions on proposals by the end of
January 2008; contributors will be informed early
in February.
Further information will be posted on the
conference website
 26
juin 2008, Versailles
La fabrique des
paroles de musique à l’âge classique
Séminaire proposé
par Anne-Madeleine GOULET, Chercheur au C.
N. R. S.Centre de musique baroque de Versailles
; Laura NAUDEIX, Université Catholique de
l’Ouest (Angers)
Le séminaire se tiendra
au Centre de Musique Baroque de Versailles, 22,
avenue de Paris, 78000 Versailles, un jeudi par
mois, de 14h à 17h.
De janvier à juin 2007,
Anne-Madeleine Goulet et Laura Naudeix ont animé
un séminaire de recherche pluridisciplinaire
au Centre de musique baroque de Versailles, consacré
à « La Fabrique des paroles de musique
à l’âge classique ». Sont intervenus
six conférenciers : Jean Duron, Raphaëlle
Legrand, Céline Bohnert, Benoît de
Cornulier, Olivier Bettens et Thomas Leconte. Les
comptes-rendus de ces séances de l’an 2007
seront consultables en ligne à partir de
janvier 2008, sur le site du CMBV, dans la rubrique
«Activités».
Envisagé sur trois années
consécutives, le séminaire se poursuit
donc cette année, de janvier à juin
2008.
La question des rapports entre
texte et musique s’inscrit à l’horizon de
nombreuses études menées par des linguistes,
des historiens de la littérature, des sociologues,
des musicologues, des spécialistes de l’opéra
et du théâtre en musique. Tous ont
ouvert des pistes passionnantes qui mériteraient
désormais d’être confrontées
et synthétisées. La littérature
critique sur ce sujet est peu abondante et rarement
satisfaisante concernant les rapports entre les
deux langages. Toutes les études se heurtent
en fait à un problème identique :
l’absence d’une réelle méthodologie
d’analyse des rapports entre le texte et la musique.
Nous aimerions aller en quelque
sorte à rebours de la méthode traditionnelle
qui part des « produits finis », des
genres établis – par exemple des livrets
des tragédies lullistes –, et qui cherche
à comprendre la façon dont ils se
sont constitués. Il nous semble préférable
de commencer la recherche en amont, de rassembler
des éléments épars et de voir
comment ils désignent en fait une pratique
qu’il nous appartient de reconstituer. Les grandes
lignes d’une histoire de la poésie lyrique
pourraient ainsi être retracées, de
manière à recontextualiser la production
des œuvres et des genres, notamment les livrets
d’opéra, qui ont pu représenter un
point d’aboutissement des pratiques du siècle.
Si le lien entre poésie et musique est l’un
des axes majeurs de la réflexion poétique
en France à partir de la Renaissance, la
production d’une écriture poétique
spécifiquement adaptée à la
mise en musique connaît, à partir des
années 1660, un renouveau théorique,
lié à la volonté de concevoir
un théâtre musical qui puisse soutenir
la comparaison avec le modèle italien, et
non plus seulement avec le modèle antique.
En effet, parallèlement à la révolution
que provoqua l’adoption de la tonalité dans
la composition musicale, se développa une
réflexion théorique renouvelée,
notamment dans les textes de Pierre Perrin.
Les rencontres de 2008 seront
encore consacrées aux questions de méthode,
le plus souvent à partir de corpus spécifiques
qui, chacun, illustrent des problématiques
différentes. Le but est de faire le point
sur les diverses manières d’envisager l’écriture
du texte poétique destiné à
être mis en musique. De fait, chaque spécialiste
sera sollicité pour la spécificité
du regard et de la méthodologie qui sont
les siens. Nous nous proposons en effet de mettre
en relation des chercheurs de disciplines diverses
afin d’établir une écoute réciproque
attentive et de parvenir à effectuer des
croisements utiles. L’objectif du programme de cette
seconde année est double. En premier lieu,
les différents intervenants, en dehors de
leur communauté habituelle de travail, seront
invités à présenter leurs chemins
d’expérience – entendue comme expérience
de recherche, de travail, voire de vie. Il s’agira
moins d’exposer des résultats acquis que
de présenter une pensée en cours d’élaboration,
avec ses incertitudes et ses points d’instabilité.
En second lieu, il s’agira de soulever des questions
précises, techniques ou poétiques,
de manière à cerner les phénomènes
esthétiques liés à la fabrique
des paroles de musique (dispositifs et appareils
critiques, construction de modèles formels)
et à redéfinir les enjeux de cette
dernière. Notre champ d’investigation prendra
en compte l’ensemble de la poésie chantée
sous l’Ancien Régime : chaque époque
a résolu différemment le problème
posé par les paroles mises en musique et
il importe de saisir dans sa globalité la
diversité des réponses apportées.
Programme pour l’année
2008
1. Jeudi 31 janvier :
Alain GÉNETIOT, professeur de littérature
française à l’université de
Nancy II : Définition de la poésie
lyrique au XVIIe siècle et enjeux théoriques
2. Jeudi 27 mars : Catherine
MASSIP, directrice du département de la musique
de la BnF : De l’air de cour au récitatif
; Théodora PSYCHOYOU, maître
de conférences en musicologie à l’université
de Paris IV-Sorbonne : De la mesure, du rythme et
du statut du temps au XVIIe siècle : enjeux
musicaux et mélopoétiques
3. Jeudi 10 avril : Isabelle
HIS, professeur de musicologie à l’université
de Poitiers et Jean VIGNES, professeur de littérature
française à l’université de
Paris VII-Denis Diderot : Méthodologie pour
une restauration des psaumes de Baïf mis en
musique par Le Jeune
4. Jeudi 29 mai : Françoise
GRAZIANI professeur de littérature française
à l’université de Paris VIII : La
poésie, âme de la musique : poétique
du madrigal italien
5. Jeudi 26 juin : Thierry FAVIER,
maître de conférences en musicologie
à l’université de Bourgogne : Lully
dans la parodie spirituelle autour de 1680 : entre
argument publicitaire et militantisme chrétien
; Benjamin PINTIAUX, professeur à l’Ecole
de Danse de l’Opéra de Paris : Stratégies
et dispositifs de l’écriture parodique dans
les Cantiques spirituels de l’abbé Pellegrin
Pour les inscriptions au séminaire
et aux concerts, et pour toute information complémentaire,
merci de prendre contact avec Anne-Madeleine GOULET:
amgoulet@club-internet.fr ou – Laura NAUDEIX : naudeixl@orange.fr
Programme des Jeudis musicaux
de la Chapelle Royale de Versailles L’entrée
sera gratuite pour les participants au séminaire.
Pour un programme plus complet:
voir le site http://www.cmbv.com
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