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8-10 mai 2008, Bethlehem, Pennsylvania
CALL FOR PAPERS Biennial
Meeting of the American Bach Society
The theme of the meeting will be “Bach and the
Oratorio Tradition.” The conference will take place
in conjunction with the 2008 Bethlehem Bach Festival
and will include lectures and performances, as well
as excursions to points of interest in the vicinity
of Bethlehem. Proposals on all aspects of Bach research
are invited, but of particular interest are those
that focus on the conference theme. A one-page,
double-spaced abstract should be submitted, preferably
as an e-mail attachment, by September 1, 2007, to:
Mary Dalton Greer Chair, Program Committee,
ABS Meeting 2008 3 Channing Place Cambridge,
MA 02138-3306 USA GreerM1750 at aol.com; fax
(617) 576-0038

8-11 mai 2008, Kalamazoo 43rd
International Congress on Medieval Studies
The program committee for Musicology
at Kalamazoo (Cathy Ann Elias, James Borders, and
Julia Wingo Shinnick) is pleased to announce the
following sessions for the 43rd International Congress
on Medieval Studies, May 8-11, 2008:
- Theory and Practice in Medieval Music
- Source Studies
- Chant Within and Beyond the Middle Ages
- Musical Medievalism
- East and West in Medieval Music
- Textual Issues in and out of Context
- Music and Place
- Secular Song Medieval Style
- Renovation, Restoration, Refurbishing:
Musical Makeovers
We hope many if not all of these
sessions can foster some real dialogue between musicologists
and scholars in other areas, so we encourage specialists
in fields other than Music to submit proposals.
Please keep in mind as well that we intend
these session titles mostly as "hooks"
on which a multitude of proposals can be placed
rather than limitations, so send us your best work
(as the editors of JAMS are fond of saying),
even if it doesn't precisely seem to fit one of
these topics--we may be able to make it work anyway,
and we'll try to find a place for as many good proposals
as we can.
Abstracts should be sent by 13
September to Cathy Ann Elias, program committee
chair, at the address below. Electronic submissions
are welcome. Please write in the subject part of
the e-mail the following: KZOO 2008 (Please use
my gmail account: cathy.elias at gmail.com)
You'll also need to complete
and submit an Abstract Cover Sheet from the conference
web site, available at : http://www.wmich.edu/medieval/congress/42cfp/forms.html.
This is very important, not only because it is your
only chance to make A-V requests, but because it
is required by the Medieval Institute. Be
aware that this is a PDF document; if you don't
have Adobe Acrobat (the writer, not just the reader)
on your computer, you cannot save a completed form,
so you'll have to print it and send it via snail-mail
or fax.
If you have any questions, please
contact Cathy Ann Elias. We look forward to
seeing you in Kalamazoo next May.
Cathy Ann Elias (Chair, DePaul
University) James Borders (University of Michigan) Julia
Wingo Shinnick (University of Louisville)
Tristan Sessions
at the 2008 Medieval Congress
The Tristan Society is pleased
to announce the following sessions for the 43rd
International Congress on Medieval Studies, 8 to
11 May 2008:
- Deconstructed Tristan: Multiple Literary
Manifestations of Tristan
- Tristan Scholarship: Present Standards
and Future Goals (A Panel Discussion)
These sessions offer an opportunity
to explore the Tristan story and Tristan studies
from an interdisciplinary and cross cultural perspective.
Literature is the focus of the first session, with
latitude to investigate various adaptations and
adaptors of the Tristan story in literature.
The panel discussion concerning
Tristan scholarship is the first session in many
years that focuses on the level of research on this
subject, current trends, and new directions. This
session will include various national traditions,
the humanities, and source study. This panel is
intended to result in a series of articles that
will be published in a special issue of the journal
Tristania that will focus on the accomplishments
and needs of scholarship on Tristan studies.
Please send abstracts to Dr.
James L. Zychowicz (JZychowicz at aol.com) by 13
September 2007. If you prefer to send abstracts
by mail, please address them to: James L. Zychowicz,
803 E. Gorham St., Madison, WI 53703. Please
include the customary (and required by the Medieval
Institute) abstract cover sheet, which is available
at the following URL : http://www.wmich.edu/medieval/congress/42cfp/forms.html
You are welcome to contact James
Zychowicz, President of the Tristan Society, with
any questions as we plan and prepare our sessions
for the 2008 Medieval Congress!
If you are not subscribed to
the e-mail group for the Tristan Society, please
do so at the following URL : ttp://groups.google.com/group/tristan-society/.
Joining is free of charge, and all are welcome!
 8-11
Mai 2008, Saint-Bris-le-Vineux (Yonne)
8e Stage de Danse
médiévale avec Christophe
Deslignes

Rotruenge propose, dans le cadre
du 8ème Stage de Danse Médiévale,
4 journées d'initiation et de formation à
l'art de la danse médiévale, d'après
l'antique tradition de transmission orale du savoir
et du savoir-faire. Ces journées se dérouleront
sous forme d'ateliers dirigés par Christophe
Deslignes et seront ponctuées d'animations
et conférences sur les témoignages
historiques: iconographie, traités, musiques
et chroniques. Un Grand Bal médiéval-renaissance-folk
aura lieu le Samedi 10 Mai à partir de 20h
à la Salle des Fêtes de la Mairie de
Saint-Bris.
Objectifs: les participants sont
invités, à partir d'une méthode
de reconstitution archéologique et historique
des danses religieuses, populaires, courtoises et
jongleresses du Xllème au XIVème siècle,
à apprendre une dizaine de chorégraphies,
afin de pouvoir participer activement à l'animation
du bal médiéval-renaissance-folk.
Une initiation au Balli de Domenico da Piacenza
(XVème s.) est également proposée
à celles et ceux qui le désirent.
Travail individuel, en couple
et en collectif. Répertoire abordé
au cours du stage : Llibre Vermeil, Cantigas, Conduits,
Chansons à danser, Ms de Londres, Estampies,
Codex Faenza, Carmina Burana, Balli de Domenico
da Piacenza, Basses-danses françaises et
italiennes.
Danses abordées au cours
du stage : Carole, Tresque, Virelai, Rondeau, Ballade,
Ballo, Saltarello, Ballata, Basse-danse, Estampie.
Coût: 120 euros, possibilités
de réductions pour les lycéens, étudiants
familles nombreuses et revenus modestes.
Nombre de stagiaires: 12 au maximum.
Ce stage est accessible à tous, chanteurs,
danseurs et instrumentistes, adultes et adolescents,
étudiants, professionnels et amateurs de
tout niveau musical.
Lieu: Église et Château
de Saint-Bris-Ie-Vineux. A dix kilomètres
au sud d'Auxerre, en plein vignoble, Saint-Bris-Ie-Vineux
est situé sur le chemin des Pèlerins
de Saint-Jacques de Compostelle. Sa vaste église
gothique, sa maison templière, ses vieilles
maisons à colombages, ses caves, son château
du XVllème siècle et ses petites rues
tortueuses serviront de cadre historique au stage.
RENDEZ-VOUS : place de l'église
Jeudi 8 Mai à partir de 10h HEBERGEMENT:
au gîte rural du Presbytère, 10 € la
nuit, au camping, chez l'habitant, ou à l'hôtel
— REPAS du midi et du soir pris en commun au gîte.
Cuisine à disposition des stagiaires. Chacune
et chacun est invité(e) à préparer
et amener des spécialités de sa Région
d'origine ou d'adoption. Poste, Épicerie,
Traiteur, Boulangerie et Pharmacie sur place — ACCES
à Saint-Bris-Ie-Vineux : à 10 km au
sud d'Auxerre, Saint-Bris-Ie-Vineux est situé
sur le chemin des Pèlerins de Saint-Jacques
de Compostelle. Le Village est accessible à
pieds, à cheval ou en VTT par le GR 13. —
Les autres accès possibles sont: A6, sortie
Auxerre Sud ou Nitry, Nationale 6, sortie Champs-sur-Yonne
(1ère à gauche après l'usine
Nicolas Gare SNCF de Champs-Saint-Bris, Aérodrome
d'Auxerre-Branches, Canal du Nivernais, halte nautique
de Bailly.
Inscriptions : Rotruenge / Association,
3, Square Daumesnil, F-94300 VINCENNES, tel: 01
43 74 59 93.
 15
mai 2008, Paris
Journée d’étude Jeudi
15 mai de 9 h 45 à 17 h 00 au Cdmc Ligeti
autrement
« incident infime, bouleversant,
qui déchire la trame du temps et par cette
déchirure nous introduit dans un autre monde.
»
Maurice Blanchot, « Le Livre
à venir »
09 h 45 : Ouverture, Présidence,
Danielle Cohen-Levinas et Jean-Loup Graton
10 h 00 : Pierre Michel, musicologue
: György Ligeti, un portrait
10 h 30 : Olivier Le Troquer,
historien : Ligeti - L'écoute entre sens
et expérience
11 h 00 : Ponctuation musicale,
György Ligeti "Glissandi" pour bande
11 h 10 : Jean-Louis Giovannoni,
poète, écrivain, Danielle Cohen-Levinas,
musicologue : Anciens-modernes : entretien
11 h 40 : Discussion avec le
public
12 h 00 : Ponctuation musicale,
György Ligeti "Sonate pour alto"
(extraits) Lucia Peralta, alto, soliste de L’Itinéraire
14 h 30 : Danielle Cohen-Levinas
: La non coïncidence des temps : la génération
1925
15 h 00 : Arnaud Le Guérinel
et Aurélien Courseaux : Atelier d'écoute
16 h 00 : Michael Levinas et
Mauro Lanza : Tramer l'histoire
16 h 30 : Discussion avec le
public
16 h 50 : Ponctuation musicale,
György Ligeti «Sonate pour violoncelle
seul » Florian Lauridon, violoncelle, soliste
de L’Itinéraire
Co- production Cdmc, L’Itinéraire.
Entrée libre sur réservation : 01
47 15 49 86 - 16 place de la Fontaine-aux-Lions,
75019 Paris. 01 47 15 49 86 - cdmc@cdmc.asso.fr
- http://www.cdmc.asso.fr

17 mai 2008, Paris
Patrimoine et Langages Musicaux Université
de Paris-Sorbonne Appel à communications (Quelques
compositeurs) Autour de la Schola Cantorum
et de Vincent d’Indy Journée d’études
Au début du XXe siècle,
une partie importante – et souvent conflictuelle
– de la vie musicale française a tourné
autour de la Schola Cantorum. Sous l’impulsion de
d’Indy et de ses modèles artistiques, elle
a promu une esthétique musicale, ainsi qu’un
ensemble de « valeurs ». Sur le plan
musical en particulier, l’importance accordée
à l’étude de la musique ancienne,
les recherches entreprises sur les régions
et les chansons populaires qui en sont issues, ont
été un enjeu important, au point que
l’on a pu parler à leur propos de «
l’invention de la tradition ». Souvent férus
de décentralisation musicale, y ayant joué
parfois un rôle d’importance, fortement –
et diversement – politisés, les compositeurs
proches de la Schola Cantorum sont souvent mal connus.
Dans la continuité de précédentes
séances (Koechlin, Emmanuel, Caplet), le
Centre de Recherches PLM leur consacre une journée
d’études.Les communications pourront être
centrées autour d’un compositeur : Canteloube,
Castéra, Cras, Jongen, Ladmirault, Le Flem,
Ropartz, Séverac, etc. Elles pourront également
traiter un thème transversal, musical (la
modalité, l’utilisation de sources populaires,
les formes et les genres privilégiés,
etc.) ou social et historique (musique et politique,
religion, exemples de décentralisation, liens
particuliers avec une région, etc.)
Les propositions de communication
sont à envoyer par courriel à l’adresse
suivante : philippe.cathe@paris-sorbonne.fr
Les propositions devront avoir
une longueur minimale de 250 mots et maximale de
500 mots et seront suivies d’une courte notice biographique
de l’auteur incluant l’affiliation et l’adresse
de courriel.
La date limite de dépôt
des propositions est le 1er janvier 2008.
Organisateurs : Sylvie Douche
(Maître de Conférences, Directrice-adjointe
de l’UFR de Musique et Musicologie de Paris-Sorbonne)
Philippe Cathé (Maître de Conférences,
Paris-Sorbonne)

21-25 mai 2008, Rothenfels The
second Rothenfels Dance Symposium From
Pastoral to Revolution
The second Rothenfels Dance Symposium, on the
theme "From Pastoral to Revolution," will
take place in Rothenfels, Germany from 21-25 May
2008. Proposals for papers and/or workshops (in
English or German) are due 1 June 2007. Further
details are available at this URL : http://www.early-dance.de/blog/index.php?/categories/1-Early-Dance
Carol G. Marsh c_marsh at uncg.edu

21 mai 2008, Paris
Séminaire interuniversitaire Paroles
& musiques 1re année : 2007-2008
Responsables : Catherine Naugrette & Danièle
Pistone. Salle des Actes, à la Sorbonne,
les mercredi, de 17 à 20 heures. L’Ecole
doctorale ASSIC (Arts du spectacle, Sciences de
l’information et de la communication – ED 267),
Paris 3 et l’OMF (Observatoire musical français
– EA 206), Paris 4 organisent un séminaire
doctoral et post-doctoral qui vise à revisiter
l’alliance entre paroles et musiques, en croisant
les approches des différentes spécialités
concernées et en ouvrant largement le débat
en direction des créateurs
Programme
23 janvier : État des lieux et
perspectives de recherche
27 février : Luc BOLTANSKI, "La
musique commence là où s'arrête
le pouvoir des mots" avec Franck Krawczyk
19 mars : François THOMAS, La
composition sonore, ou les interactions dialogue/musique
au cinéma
16 avril : Jean-Yves BOSSEUR, Les modalités
de collaboration entre écrivain et compositeur
avec Paul Louis Rossi
21 mai : Michel VINAVER, L’écriture polyphonique
dans « À la renverse » avec
Nathalie Otto-Witwicky
11 juin : Bernard SEVE, Paroles et musiques :
hétérogénéité
et transaction
Séminaire ouvert aux étudiants
et enseignants de Paris 3 et Paris 4, ainsi qu’aux
chercheurs extérieurs sur demande motivée.
Renseignements : assic@univ-paris3.fr ou omf@noos.fr
 22-24
mai 2008, Vandoeuvre-lès-Nancy
Esthétique
de la danse Ontologie, cognition, émotion Centre
Culturel André Malraux Scène Nationale
de Vandoeuvre-lès-Nancy
Dance vient de dancer, que lon
dit en latin Saltare : Dancer c'est à
dire saulter, saulteloter, caroler, baler, treper,
trepiner, mouvoir & remuer les pieds, mains,
& corps de certaines cadances, mesures, &
mouvementz, consistans en saultz, pliement de corps,
divarications, claudications, ingeniculations, elevations,
jactations de pieds, permutations & aultres
contenances desquelles Atheneus, Celius, Scaliger,
& aultres font mention : aulcunefois on y adjouxte
les masques pour monstrer les gestes d'un personnage
que lon veult representer. Lucian en à faict
un traicté, ou vous pourrez veoir ce qu'il
en dit plus au long: Julius pollux en faict semblablement
un chappitre bien ample. (Thoinot Arbeau, Orchesographie,
Langres, 1589)
« Pourquoi les philosophes
négligent-ils l’esthétique de la danse
? » est une question qui malheureusement mérite
toujours d’être posée. Tandis que les
esthéticiens et les philosophes de l’art
se sont intéressés aux arts visuels,
à la musique et à la littérature,
la danse est loin d’avoir reçu la même
attention. On l’a probablement dédaignée
du fait de son lien intime avec le corps, et de
son caractère en ce sens « trop matériel
».
Certains philosophes ont pensé
la même chose à propos de l’architecture
et de la musique. Dans leur classification des arts,
la poésie et la littérature, moins
matérialistes, occupent le rang le plus élevé
; l’architecture est placée au rang le plus
bas ; et la danse n’est même pas mentionnée.
Heureusement, pour d’autres philosophes, le caractère
primitif – ou même animal – de la danse est
aujourd’hui considéré comme étant
sa valeur principale, surtout dans des perspectives
psychanalytiques ou post-modernes. Ceci est particulièrement
vrai dans la tradition philosophique continentale.
Bien que la tradition analytique ait récemment
développé d’intéressantes réflexions
sur la danse, assez différentes de celles
trouvées dans la philosophie continentale,
il reste beaucoup à faire pour que la danse
obtienne dans la théorie esthétique
une place comparable à celle dont jouissent
les autres arts. L’objectif principal de ce colloque
est de développer l’étude philosophique
de la danse contemporaine. Un point de départ
pourrait être de réfléchir à
la remarque de Nelson Goodman selon laquelle les
émotions fonctionnent cognitivement.
Ceci suggère la nécessité
de mettre en question l’opposition ordinaire entre
la cognition et l’émotion, la compréhension
(connaissance, rationalité) et la sensibilité
(imagination, irrationalité), les problèmes
scientifiques et les problèmes artistiques.
La danse est incarnée dans des mouvements
expressifs, chargés d’émotion. Mais
ce que sont et ce que signifient les ballets et
les spectacles de danse ne peut pas être réduit
aux mouvements et aux gestes physiques qui les composent.
La danse consiste en des actions corporelles et
intentionnelles possédant des propriétés
qui font d’elles des œuvres esthétiques.
Le colloque sera consacré à une étude
de ces propriétés. Elles pourraient
éventuellement être discutées
sous trois rubriques comme étant des propriétés
ontologiques, cognitives et émotionnelles.
Comment la danse survient-elle sur les mouvements
organisés du corps ? Quel rôle jouent
de telles propriétés dans la transformation
des gestes et des actions en œuvres d’art ? Tel
est justement le sujet de ce colloque. Même
si nous sommes conscients de l’importance centrale
de la créativité artistique dans cette
métamorphose, nous pensons aussi que la philosophie
possède des instruments conceptuels qui devraient
nous permettre de répondre à ces questions,
au moins en partie ; et ces réponses pourraient
aider les publics, les chorégraphes et les
danseurs eux-mêmes à avoir une compréhension
plus claire de la danse.
Considérons très
brièvement la façon dont la danse
pourrait être discutée en prêtant
notre attention à l’ontologie, à la
cognition et à l’émotion. Ontologie.
Un ballet ou un spectacle chorégraphique
a une identité. Il commence et s’achève
à un certain moment. Il peut être exécuté
à plusieurs endroits, à différents
moments. Il peut être identifié et
ré-identifié.
Intuitivement, il semble clair
que cette identité de la danse exécutée
diffère d’autres cas, comme celui des tableaux,
des gravures, des œuvres musicales ou des romans.
Dans le cas des spectacles chorégraphiques,
comment pourrions-nous utiliser
un objet, un texte, ou une partition comme un critère
d’identité ? Un spectacle de danse semble
être un événement.
Mais qu’est-ce qui fait que plusieurs
événements sont attachés au
même type ? Leur ressemblance ? Leur instanciation
? Leur relation historique ?
Leur structure commune ? Afin
d’examiner les propriétés ontologiques
des spectacles de danse, il est utile ou même
nécessaire d’appliquer les principaux concepts
de l’ontologie : des notions comme celles d’identité,
de propriété, de réalité,
de type et d’essence. Sans de tels outils logiques
et métaphysiques, la réflexion serait
confuse et vague. Même si les conditions d’identité
pour une danse sont structurellement vagues – même
si la danse est ontologiquement vague – nous devons
trouver des façons précises de caractériser
sa forme vague spécifique. Ce qui constitue
l’identité d’un ballet ou d’un spectacle
est si complexe et subtile que l’ontologie de la
danse représente un défi très
intéressant pour la métaphysique.
En danse contemporaine, le statut ontologique des
ballets et des spectacles de danse est particulièrement
innovant et parfois surprenant. La danse pourrait
probablement être à même de développer,
voire de renouveler la recherche ontologique. Les
questions ontologiques soulevées par la danse
offrent des perspectives pour le développement
de l’ontologie.
Cognition. Les arts fonctionnent
cognitivement. Premièrement, sans une forme
de compréhension, une catégorie intelligible,
nous serions simplement incapables d’identifier
un objet ou un événement comme étant
une œuvre d’art. Deuxièmement, les œuvres
d’art peuvent aussi constituer des manières
de comprendre la réalité et d’appréhender
certaines de ses propriétés, particulièrement
ses propriétés expressives. Ceci est
vrai également pour un ballet ou un spectacle
de danse. Bien sûr, cela ne veut pas dire
que la danse peut être assimilée à
la connaissance scientifique, ou qu’elle délivre
des vérités supérieures à
celle de la rationalité terre-à-terre.
Comme les autres arts, la danse évite souvent
la dénotation, mais cela ne veut pas dire
qu’elle échoue à référer,
parce qu’elle peut le faire par d’autres moyens
symboliques. Interpréter correctement un
spectacle, c’est lui donner sa juste signification
symbolique, appréhender les mouvements comme
exemplifiant ou exprimant des propriétés.
C’est pourquoi la danse, comme les autres arts,
requiert l’intelligence et contribue à la
cognition. Il nous faut comprendre comment et pourquoi
la danse peut avoir cette dimension cognitive, pour
le chorégraphe qui exprime par des mouvements
un sens des relations spatiales, pour les danseurs
dont les mouvements dépendent en partie de
leur compréhension de l’intention du chorégraphe,
et bien sûr pour le public qui comprend, à
travers le spectacle, quelque chose qui ne pourrait
vraisemblablement pas être compris d’une autre
manière.
Emotion. La danse exprime des
émotions et fait parfois ressentir à
un public certaines émotions. Mais comment
est-il possible pour des mouvements intentionnels
d’exprimer des émotions telles que la joie
ou la tristesse ? Quelle est la relation entre la
dimension cognitive d’un spectacle de danse et la
façon dont il stimule des émotions
? Les émotions suscitées par la danse
nous apprennent-elles quelque chose ? Et à
propos de quoi ? De l’espace ? Du temps ? Des relations
humaines ?
Parce que l’on danse avec le
corps, il est dit parfois que les émotions
dans la danse sont non sophistiquées et principalement
« physiques ». Mais est-ce que les lapins
dansent ? Et pourrait-on dire que leurs mouvements
expriment l’amour, ou une quête du salut éternel
? Pour bien des philosophes, la question des émotions
est principalement reliée au problème
traditionnel de la relation corps-esprit, et qui
est désormais appelé « philosophie
de l’esprit ». Nous avons assurément
besoin d’appliquer les concepts de cette partie
de la philosophie et de la métaphysique à
la danse. Mais réciproquement, la danse peut
nous apprendre quelque chose à propos des
mouvements volontaires, par exemple.
Wittgenstein affirme : «
le corps humain est la meilleure image de l’âme
humaine. » L’étude philosophique sérieuse
de la danse pourrait confirmer ou réfuter
cette remarque.
Nelson Goodman a proposé
un tournant épistémique en esthétique
générale.
C’est précisément
la façon dont les esthéticiens du
Laboratoire d’Histoire des Sciences et de Philosophie-Archives
Poincaré (Centre Nationale de la Recherche
Scientifique) entendent travailler en esthétique.
L’esthétique et l’étude de la compréhension
humaine ne sont pas opposées. La danse est
probablement le dernier art à être
choisi comme un exemple pouvant mener les gens à
comprendre cette thèse aristotélicienne
et goodmanienne. Pour cette raison, notre colloque
sera un défi intéressant. Et ce défi
sera non seulement philosophique, mais aussi artistique.
Durant le colloque, deux moments seront réservés
à des spectacles de danse. Ainsi les lectures
et les débats seront alimentés par
un contact direct et immédiat avec l’objet
même du colloque.
Centre Culturel André
Malraux – Scène Nationale de Vandoeuvre-
lès- Nancy. Rue de Parme – BP 126 – 54500
Vandoeuvre-lès-Nancy – CCAM@Centremalraux.com
ou contacter : Roger Pouivet : Roger.pouivet@wanadoo.fr
; Julia Beauquel : 06 60 36 48 44 / juliabeauquel@mac.com
Jeudi 22
- 14h30 Philosophie analytique et danse
contemporaine, par Roger Pouivet, Nancy-Université,
Archives Poincaré.
- 15h40 L’exemplification et la danse,
par Catherine Z. Elgin, Université
Harvard
16h50 Pause
- 17h10 La danse, art du corps engagé,
et la question de l’autonomie, par Catherine
Kintzler, Université de Lille III
- 18h20 Ce qui est juste et ce qui est
correct en danse contemporaine et dans les
activités sportives, par Fabrice
Louis, Nancy-Université
19h00 Buffet
20h30 Spectacle Song and Dance
de Mark Tompkins
Vendredi 23
- 11h30 L’œuvre chorégraphique
: ni autographique, ni allographique, par
Frédéric Pouillaude, Université
Paris-IV Sorbonne
12h45 Buffet
- 14h15 Danse, identité et représentation,
par Graham Mc Fee, Université de
Brighton et Université d’Etat de
Californie.
- 15h25 L’identité dans la danse
: la quête chimérique de l’essentialisme
et la promesse du pragmatisme, par Julie
C. Van Camp, Université d’Etat de
Californie.
16h35 Pause
- 16h55 Les émotions et la danse,
par Julia Beauquel, Nancy-Université,
Archives Poincaré.
- 17h35 Les lapins pourraient-ils danser
? par Mikael M. Karlsson, Université
d’Islande.
19h Buffet
20h30 Spectacle Cycle des furies
de Aurore Gruel
Samedi 24
- 11h30 Est-ce le corps qui danse ? par
Bernard Andrieu, Nancy-Université,
Archives Poincaré
12h45 Buffet
- 14h15 Rôle et interprétation
dans la danse contemporaine, par Uwe Behrens,
Nancy-Université, Archives Poincaré
- 15h25 La communication kinesthésique
par la danse et la musique, Noël Carroll
et Margaret Moore, Université de
Temple
16h35 Goûter et fin du
colloque
Le
programme incluant les résumés des
communications est disponible
 22-23
mai 2008, Paris Maison Heinrich Heine et
à l'Ircam
Genèses
musicales : méthodes et enjeux
Organisé par : Almuth
Grésillon (ITEM-CNRS, Paris), Nicolas Donin
(Ircam-CNRS, Paris), William Kinderman (Univ. of
Illinois at Urbana-Champaign)
10 h : Accueil et ouverture
Session 1 : Génétique
et musicologie : enjeux scientifiques. Présidence
de séance : Daniel Ferrer
10 h 30 – 11 h 10 : L’horizon
génétique : archives de la création
et traçabilité des processus,
Pierre-Marc de Biasi
11 h 40 – 12 h 20 : Schiller’s
“Play Drive” (Spieltrieb) in Beethoven’s Creative
Process, William Kinderman
12 h 20 – 13 h : Comprendre
la musique contemporaine, entre génétique
des textes et suivi des processus de création,
Nicolas Donin
Session 2 : Musique/Texte.
Présidence de séance : Armine Kotin
Mortimer
15 h — 15 h 40 Musik als komponierter
Text, Bernhard R. Appel
15 h 40 - 16 h 20 Gestus und
Struktur : Beethovens roter Stift, Cristina
Urchueguía
16 h 40 – 17 h 20 : La genèse
des livrets d’opéra au XIXe siècle
: l’exemple de Scribe, Herbert Schneider
17 h 20 – 18 h 30 : Building
the Ring des Nibelungen: Evolutionary Expansion
and Wagner’s Tetralogy Onstage, Katherine Syer
Vendredi 23 mai 2008 – Ircam
Session 3 : Éditions
et analyses génétiques. Présidence
de séance : Nicolas Donin
10 h – 10 h 40 : Publier et
réécrire : Rameau à l’œuvre,
Raphaëlle Legrand
10 h 40 – 11 h 20 : Chopin
en ligne : de l’archive numérique à
une « édition dynamique »,
John Rink
11 h 40 – 12 h 20 : Archives
musicales et recherche génétique :
expériences in situ, Robert Piencikowski
12 h 20 – 13 h : La genèse
musicale est-elle inachevable ? A propos des annotations
pour l’interprétation, Jean-Louis Lebrave
Session 4 : Composition et
performance. Présidence de séance
: Almuth Grésillon & William Kinderman
15 h – 15 h 40 : Produire
une œuvre musicale : la création de l’Africaine
de Scribe et Meyerbeer en 1865, Rémy
Campos
15 h 40 – 16 h 20 : Beethoven’s
musical and textual sketches: interpretation and
performance, Patrizia Metzler
16 h 40 – 17 h 20 : Reflections
on the Genesis and Performance of Beethoven’s String
Quartet Op. 18, n° 1, Lewis Lockwood
17 h 20 – 18 h : Lire Les
Nègres de Genet ou : les premières
rumeurs d’un opéra, Michaël Levinas
Maison Heinrich Heine Cité
internationale universitaire de Paris 27 C, Boulevard
Jourdan 75014 Paris RER B – Cité Universitaire http://www.maison-heinrich-heine.org
IRCAM 1, place Igor-Stravinsky 75004
Paris Métro Hôtel de Ville, Rambuteau,
Châtelet http://www.ircam.fr
 23
mai 2008, Paris
Journée d’études
Opéra et dramaturgies contemporaines organisée
par l’Equipe Musique du CRAL (EHESS/CNRS) vendredi
23 mai 2007, 10-18h
EHESS, Salle Denis Lombard, 96
bd Raspail - RDC - 75006 Paris. Métro Saint-Placide
ou Notre-Dame-des-Champs
10h-12h30h
Accueil et présentation
de la journée
François REGNAULT (Université
de Paris 8), dramaturge, librettiste : Entre
Lorenzo da Ponte et Hugo von Hofmannsthal ?
Gérard PESSON (CNSMDP),
compositeur, Pierrick SORIN, metteur en scène,
Martin, KALTENECKER (CRAL), librettiste : D’un
travail sur Pastorale, d’après l’Astrée
d’Honoré d’Urfé
Martin ZENCK (Université
de Bamberg) : Dramaturgies du mouvement, de l’immobilisation
et du silence. Remarques sur le nouveau théâtre
musical de Wolfgang Rihm et Adriana Hölsky
14h-18h
Giordano FERRARI (Université
de Paris 8) : Les trois visages de Medea : l’opéra-film
d’Adriano Guarnieri
Sebastian RIVAS, compositeur,
Esteban BUCH (EHESS/CRAL), librettiste : À
propos de Aliados, opéra du temps réel
Michaël LEVINAS (CNSMDP),
compositeur : Composer d’après Genet
Laurent FENEYROU (CNRS/CRAL),
Endurer le deinon : Nacht de Georg Friedrich
Haas et Schwarzerde de Klaus Huber
Discussion et clôture de
la journée
L’opéra contemporain ou,
si l’on préfère, le théâtre
musical d’aujourd’hui – distinction qui est en soi
un enjeu théorique – reste à la fois
un genre emblématique et un genre fragile.
La composition et la production d’un opéra
représentent une somme d’investissements
telle qu’il est considéré à
la fois comme une marque importante dans la carrière
d’un compositeur et comme un produit susceptible
d’interpeller une « communauté de jugement
» élargie, voire à entrer en
concurrence avec d’autres formes artistiques dominantes,
en particulier le cinéma. Genre fragile en
même temps, où se négocie un
contrat difficile entre texte, image et musique,
lequel reflète à la fois la tension
(ou l’harmonie) entre des personnalités différentes,
et ce « réglage » auquel chaque
époque procède quant à l’articulation
de ces trois médias, le sonore, le visuel,
le textuel. Nous proposons de nous réunir
autour de ces questions, comme aussi celle de la
dramaturgie. La « crise de l’opéra
» – qu’elle soit intégrée, refoulée
ou niée – s’est traduite souvent par une
mise en cause du livret « narratif »,
quitte à le concevoir sous des formes nouvelles
; un parti pris antinarratif a paru quelque temps
la nouvelle norme, sans s’imposer toutefois comme
un modèle stable qui mette le spectateur
face à la représentation autre d’un
monde affectif ou social.
 26-27-28 mai 2008, Paris Université
Paris IV Université de Montréal Colloque
international Musique et arts
plastiques : la traduction d'un art par un autre Principes
théoriques et démarches créatrices
Comité de direction :
Véronique ALEXANDRE-JOURNEAU (Réseau
Asie-IMASIE), Michèle BARBE (Université
Paris-Sorbonne), Jean-Yves BOSSEUR (C.N.R.S.), Gérard
DENIZEAU (Université Nancy II), Sylvie DOUCHE
(Université Paris-Sorbonne), Michel GUIOMAR
(Université Paris-Sorbonne), Laurence LE
DIAGON-JACQUIN (Université de Strasbourg),
Jean-Jacques NATTIEZ (Université de Montréal)
APPEL À COMMUNICATIONS
La traduction interlinguistique
est étudiée depuis fort longtemps
et fait encore l'objet de nombreux travaux. Il en
est de même de la traduction de la poésie
ou de la littérature par la musique. En ce
qui concerne la traduction d'une œuvre d'art plastique
(peinture, sculpture, architecture...) par une œuvre
musicale, et vice versa , la traduction d'une œuvre
musicale par une œuvre d'art plastique (y compris
la mise en scène, le ballet, le mime, la
pantomime...), la recherche, plus récente,
sollicite un intérêt croissant.
Jakobson propose d'appeler transmutation
la traduction intersémiotique (d’un système
de signes à un autre). D'autres termes sont
utilisés par les artistes et les théoriciens
: transposition, transfert, transfusion, interprétation,
traduction créatrice, etc., dont il conviendra
d'apprécier les diverses nuances.
Au cours de ce colloque, on tentera
de mieux comprendre la démarche créatrice
de l'artiste traducteur, qu'il soit musicien ou
plasticien. Que traduit-il de l'autre art (art plastique
ou musique) ? Comment ? Pourquoi ? Et en premier
lieu, quelles sont les conditions de réception
de l'œuvre « source » par celui qui
la traduit ? De ces conditions dépend, en
partie, la traduction, et des contraintes propres
à chaque art, la liberté de création.
Une attention particulière sera accordée
aux écrits et confidences d'artistes traducteurs
afin d'éclairer leur démarche.
Les aspects théoriques
pourront être abordés à partir
d’approches variées : l'analyse comparative,
l'esthétique comparative, l'esthétique
de la réception, la phénoménologie,
la poïétique, la sémiologie,
la sémantique, etc.
La langue de communication sera
de préférence le français.
D’autres langues seront les bienvenues en cas de
nécessité (notamment l’anglais, l’espagnol,
l’allemand ou l’italien). Pour les communications
qui seraient faites dans une langue autre que le
français, prévoir un support de communication
en français, fourni et clair.
Date limite de candidature :
1 er octobre 2007 .
Les propositions de communications
d'une page maximum seront accompagnées d'un
bref curriculum vitae et d'une liste de publications
récentes. Elles sont à retourner par
courrier électronique ou voie postale à
:michele.barbe@paris4.sorbonne.fr Mme Michèle
BARBE U.F.R. de Musique et Musicologie -1 rue
Victor Cousin 75005 - PARIS - FRANCE Date
de réponse du comité scientifique
: fin octobre 2007.
 26-27
mai 2008, Paris
Journées d'étude
de l'AIBM-AFAS Les musiciens
et le disque Bibliothèque nationale
de France, Petit auditorium le 26 mai Cité
de la musique, Salle des colloques le 27 mai
Lundi 26 mai : 10h00.
The Dream of Gerontius : live et enregistrement
de studio, dix ans d'une interprétation,
par Olivier Mabille (conservateur des bibliothèques
) et Julien Dubruque (chargé de recherches
documentaires au Département de la Musique,
et qui prépare une thèse de musicologie
sur Rameau)
Il s'agit d'étudier
les rapports entre le musicien et le disque,
en comparant une interprétation en direct
et un enregistrement en studio.
En effet, la société
Elgar vient de publier des enregistrements réalisés
à partir de la radio par un certain M.
Leech, et conservés à la British
Library : on dispose ainsi d'extraits de l'oratorio,
The Dream of Gerontius, captés en 1935.
Heddle Nash, dans le rôle principal, et
sir Malcolm Sargent, qui dirige, venaient tous
deux de travailler l'*uvre avec le compositeur.
Or, en 1945, ils ont aussi participé
au premier enregistrement intégral de
l'*uvre produit par Walter Legge. La similitude
des interprètes, même à
dix ans d'écart, autorise la comparaison.
Lundi 26 mai : 10h 45
: De la menace au star system : les musiciens
et le disque au début de l'ère discographique,
par Marina Cañardo
Chaque nouvelle technologie
entraîne éloges et critiques, espoirs
et craintes. Le surgissement de la technique
d'enregistrement sonore et l'industrie du disque
qui en résulte ne font pas exception.
Parmi les pessimistes il y eut aussi des musiciens.
Le chef de fanfare John Philip Sousa (1854-1932)
fut l'un des premiers à condamner la
« musique mécanique ». Beaucoup
des critiques de ce musicien américain
nommé « The March King »,
en raison de ses nombreuses marches militaires,
ont été réunies dans un
article assez célèbre de 1906.
Sous le titre « La menace de la musique
mécanique », Sousa se permet d'imaginer
les conséquences d'un monde dominé
par le disque dans lequel le musicien serait
une espèce en voie d'extinction.
En contrepoint, nous nous
proposons alors de réfléchir sur
l'importance de la figure du musicien dans la
publicité de la première industrie
discographique. L'analyse d'une sélection
de publicités de la maison de disques
Victor (HMV) apparues dans la presse argentine
des années vingt, sera l'occasion de
démontrer qu'au-delà des questions
pratiques, comme la nécessité
d'avoir un musicien jouant de la musique pour
l'enregistrer, un nouveau système se
met en place dont le musicien est le centre.
Marina Cañardo est diplômée
(Maîtrise en Arts, orientation Musique) de
l Université de Buenos Aires, Argentine.
Elle a suivi des études de flûte traversière
et de composition. Elle prépare actuellement
un Doctorat en cotutelle avec l'École des
hautes études en sciences sociales (EHESS)
et l Université de Buenos Aires (UBA). Elle
est enseignante universitaire et boursière
du Conseil National d Investigations Scientifiques
et Technologiques (CONICET, Argentine). Sa recherche
est consacrée au rapport entre la musique
populaire argentine et l'industrie discographique
des années vingt.
Lundi 26 mai 14h 30 :
Quelques pistes problématiques suscitées
par les collections du département de l'Audiovisuel
: l'enregistrement collecté comme «
source » privilégiée de l'ethnomusicologie
; l'édition phonographique des compositeurs
interprétant leur œuvre ; les discothèques
de musicien, par Pascal Cordereix, Bruno Sébald,
Elizabeth Giuliani (du département de l'Audiovisuel
de la BnF)
Lundi 26 mai 15h15 :
Nadia Boulanger et la création
d'une norme interprétative de Cortège
de Lili Boulanger, par Cédric Second
(Allocataire-moniteur UFR Musique et musicologie
Université Paris 4 - Sorbonne / Chercheur
associé à la BnF)
Les archives témoignant
de l'activité de Nadia Boulanger en tant
que pianiste, chef de choeur et chef d'orchestre
sont nombreuses et d'une grande diversité,
mais restent pourtant peu exploitées
: comptes-rendus de presse, correspondance,
disques et bandes magnétiques (versions
éditées, prises de studio, enregistrements
de répétitions ou de concerts
privés), partitions annotées (éditions
du commerce ou matériel manuscrit), analyses
d'oeuvres rédigées pour ou par
ses élèves, etc.
La confrontation de ces différents
documents permet de suivre les étapes
successives du travail interprétatif
mené par la musicienne, d'en cerner les
mécanismes et les impératifs,
voire d'en déterminer certains systématismes.
L'étude du cas précis de Cortège,
de la pièce pour piano et violon de Lili
Boulanger Cortège, nous permettra d'éclairer
ces questions et de proposer quelques éléments
de réponse.
Lundi 26 mai 16h15 :
Témoignage autour des
paradoxes des relations entre enregistrement, création
électroacoustique et édition phonographique,
par Christian Clozier.
Christian Clozier est Directeur
de l'Institut International de Musique Electroacoustique
de Bourges (IMEB) fondé en 1970. Directeur
artistique de "Synthèse", Festival
International des Musiques et Créations Electroniques
de Bourges, des Concours Internationaux de Musique
et d'Art Sonore Electroacoustiques de Bourges. Président
de la Mnémothèque Internationale des
Sciences et Arts en Musique Electroacoustique(MISAME).
Initiateur de l'Académie Internationale de
Musique Electroacoustique de Bourges.
Concepteur de différents
dispositifs, instruments et instrumentarium musicaux
: en pédagogie, le Cybersongosse ; en diffusion-interprétation,
le Cybernéphone ; en création : le
studio Charybde de l'IMEB.
Docteur Honoris Causa de l'Université
de Cordoba (Argentine).
Compositeur, certaines de ses
œuvres sont éditées par Chant du Monde
et Mnémosyne Musique Média.
Lundi 26 mai 17h 15-18h15
: Projection de documents audiovisuels sur le disque
Mardi 27 mai : 9h30 :
Alfred Cortot et l'enregistrement, par Frédéric
Gaussin
Nous nous emploierons à
décrire et analyser la relation féconde,
quasi-unique dans l'histoire de l'interprétation
musicale, qui lia pendant plus d'un demi-siècle
le célèbre pianiste, pédagogue
et chef d'orchestre français Alfred Cortot
(1877-1962) au support de musique enregistrée
- qu'il se matérialisât sous la
forme de rouleaux pour le piano mécanique
(Pleyela, Duo-Art et Welte-Mignon), sous la
forme de disques 78 tours (acoustiques / électriques),
de bandes magnétiques ou de microsillons.
Cette démarche individuelle
nous apparaît comme peu commune dans le
sens où ce n'est qu'une fois la technologie
devenue véritablement fiable et opérationnelle
que les pianistes nés suffisamment tard
pour pouvoir en bénéficier s'engagèrent
pleinement dans la voie de l'enregistrement.
Avant la généralisation de la
bande magnétique, et celle des micros
dans les salles de concerts, laisser une trace
enregistrée de son art procédait
d'une démarche et d'arbitrages personnels.
Dans ces conditions, nombre d'interprètes
contemporains de Cortot auraient pu se maintenir
à l'écart de la révolution
technologique, en partie ou en totalité,
d'autant qu'ils vivaient dans le glorieux souvenir
d'Anton Rubinstein. Leur modèle était
celui du soliste sillonnant le monde à
la manière de Liszt : le disque ne s'imposait
pas encore à eux comme il s'imposerait
avec évidence aux générations
promises à leur succéder.
Frédéric Gaussin
est un ancien élève de Sciences-Po,
maître en Histoire contemporaine à
l'Université Marc Bloch (Strasbourg II),
doctorant à l'Ecole des Hautes Etudes en
Sciences Sociales (CRAL-CNRS UMR 8566). Diplômé
du Conservatoire (DFE, piano), a travaillé
sous la direction d'Agnelle Bundervoët (disciple
de Lazare-Lévy) et bénéficié
des conseils de Vlado Perlemuter, Otto Delfino et
Carlo Levi-Minzi. Formé par Reinhard von
Nagel à l'accord du clavecin.
Mardi 27 mai 10h30 : Témoignage
sur la place à donner dans la pédagogie,
à l'écoute d'enregistrements
et d'interprétations diverses. Entretien
avec Georges Pludermacher, professeur de piano au
Conservatoire national supérieur de musique
et de danse de Paris.
Entré à 11 ans
au Conservatoire National Supérieur de Musique
de Paris, il y suit l'enseignement de Lucette Descaves,
Jacques Février puis Geneviève Joy
et Henriette Puig. Aux nombreux Premiers Prix qu'il
obtient, vont se succéder des récompenses
internationales, comme en 1979, le prix du Concours
Geza Anda.
Comme soliste il travaille sous
la direction de chefs prestigieux tels Sir Georg
Solti, Christophe von Dohnannyi ou Pierre Boulez.
D'autre part, il affectionne la musique de chambre,
notamment au contact des violonistes Christian Ferras,
Ivry Gitlis, Nathan Milstein et, aujourd'hui, David
Grimal.
Mardi 27 mai 12h-13h :
Visite de la médiathèque de la
Cité de la musique et démonstration
de son portail, Par Marie-Hélène
Serra, Directrice du Département Pédagogie
et Médiathèque
Entrée gratuite sur inscription
: s'adresser à Corinne Brun, médiathèque
de la Cité de la musique, 221 avenue Jean-Jaurès,
75019 Paris ou cbrun@cite-musique.fr

AIBM : Association internationale
des bibliothèques, archives et centres de
documentation musicaux, groupe français :
http://www.aibm-france.org
AFAS : Association française
des détenteurs de documents audiovuels et
sonores : http://afas.imageson.org/

29 mai-1er juin 2008, Calgary Call
for Papers 37th Annual Meeting
of the American Musical Instrument Society Cantos
Music Foundation, Calgary, Canada
The American Musical Instrument
Society invites proposals for presentations at its
thirty-seventh annual meeting, to be held at the
Cantos Music Foundation in Calgary, Canada. The
Program Committee welcomes proposals for papers,
lecture-demonstrations, performances, and panels
on a broad range of topics relating to the history,
design, and use of musical instruments in all cultures
and times periods. Presenters are especially encouraged
to submit proposals that relate to Canadian instruments
or manufacturers, and also to the collection at
the Cantos Music Foundations, which is made up primarily
of keyboard and vintage electronic instruments (for
more information go to www.cantos.ca).
Individual presentations are
typically limited to 20 minutes (followed by time
for questions and discussion), but requests for
longer presentations will be considered. Please
send three copies of a typed abstract (up to 250
words), accompanied by a brief biography (up to
75 words), and a list of required audio-visual equipment,
by November 30, 2007, to Darcy Kuronen, Department
of Musical Instruments, Museum of Fine Arts, 465
Huntington Avenue, Boston, MA 02115, or by e-mail
to dkuronen at mfa.org.
The specified language of the
abstracts and presentations is English, and papers
should be delivered in person at the meeting by
the author. All submissions will be considered by
the Program Committee, which includes Darcy Kuronen
(chair), Carol Lynn Ward- Bamford, and John Watson.
Applicants whose submissions are accepted will be
notified by January 15, 2008, and accepted abstracts
will be placed on the Society's website (www.amis.org),
where information about all aspects of the conference
will be made available.
 29
mai 2008, Versailles
La fabrique des
paroles de musique à l’âge classique
Séminaire proposé
par Anne-Madeleine GOULET, Chercheur au C.
N. R. S.Centre de musique baroque de Versailles
; Laura NAUDEIX, Université Catholique de
l’Ouest (Angers)
Le séminaire se tiendra
au Centre de Musique Baroque de Versailles, 22,
avenue de Paris, 78000 Versailles, un jeudi par
mois, de 14h à 17h.
De janvier à juin 2007,
Anne-Madeleine Goulet et Laura Naudeix ont animé
un séminaire de recherche pluridisciplinaire
au Centre de musique baroque de Versailles, consacré
à « La Fabrique des paroles de musique
à l’âge classique ». Sont intervenus
six conférenciers : Jean Duron, Raphaëlle
Legrand, Céline Bohnert, Benoît de
Cornulier, Olivier Bettens et Thomas Leconte. Les
comptes-rendus de ces séances de l’an 2007
seront consultables en ligne à partir de
janvier 2008, sur le site du CMBV, dans la rubrique
«Activités».
Envisagé sur trois années
consécutives, le séminaire se poursuit
donc cette année, de janvier à juin
2008.
La question des rapports entre
texte et musique s’inscrit à l’horizon de
nombreuses études menées par des linguistes,
des historiens de la littérature, des sociologues,
des musicologues, des spécialistes de l’opéra
et du théâtre en musique. Tous ont
ouvert des pistes passionnantes qui mériteraient
désormais d’être confrontées
et synthétisées. La littérature
critique sur ce sujet est peu abondante et rarement
satisfaisante concernant les rapports entre les
deux langages. Toutes les études se heurtent
en fait à un problème identique :
l’absence d’une réelle méthodologie
d’analyse des rapports entre le texte et la musique.
Nous aimerions aller en quelque
sorte à rebours de la méthode traditionnelle
qui part des « produits finis », des
genres établis – par exemple des livrets
des tragédies lullistes –, et qui cherche
à comprendre la façon dont ils se
sont constitués. Il nous semble préférable
de commencer la recherche en amont, de rassembler
des éléments épars et de voir
comment ils désignent en fait une pratique
qu’il nous appartient de reconstituer. Les grandes
lignes d’une histoire de la poésie lyrique
pourraient ainsi être retracées, de
manière à recontextualiser la production
des œuvres et des genres, notamment les livrets
d’opéra, qui ont pu représenter un
point d’aboutissement des pratiques du siècle.
Si le lien entre poésie et musique est l’un
des axes majeurs de la réflexion poétique
en France à partir de la Renaissance, la
production d’une écriture poétique
spécifiquement adaptée à la
mise en musique connaît, à partir des
années 1660, un renouveau théorique,
lié à la volonté de concevoir
un théâtre musical qui puisse soutenir
la comparaison avec le modèle italien, et
non plus seulement avec le modèle antique.
En effet, parallèlement à la révolution
que provoqua l’adoption de la tonalité dans
la composition musicale, se développa une
réflexion théorique renouvelée,
notamment dans les textes de Pierre Perrin.
Les rencontres de 2008 seront
encore consacrées aux questions de méthode,
le plus souvent à partir de corpus spécifiques
qui, chacun, illustrent des problématiques
différentes. Le but est de faire le point
sur les diverses manières d’envisager l’écriture
du texte poétique destiné à
être mis en musique. De fait, chaque spécialiste
sera sollicité pour la spécificité
du regard et de la méthodologie qui sont
les siens. Nous nous proposons en effet de mettre
en relation des chercheurs de disciplines diverses
afin d’établir une écoute réciproque
attentive et de parvenir à effectuer des
croisements utiles. L’objectif du programme de cette
seconde année est double. En premier lieu,
les différents intervenants, en dehors de
leur communauté habituelle de travail, seront
invités à présenter leurs chemins
d’expérience – entendue comme expérience
de recherche, de travail, voire de vie. Il s’agira
moins d’exposer des résultats acquis que
de présenter une pensée en cours d’élaboration,
avec ses incertitudes et ses points d’instabilité.
En second lieu, il s’agira de soulever des questions
précises, techniques ou poétiques,
de manière à cerner les phénomènes
esthétiques liés à la fabrique
des paroles de musique (dispositifs et appareils
critiques, construction de modèles formels)
et à redéfinir les enjeux de cette
dernière. Notre champ d’investigation prendra
en compte l’ensemble de la poésie chantée
sous l’Ancien Régime : chaque époque
a résolu différemment le problème
posé par les paroles mises en musique et
il importe de saisir dans sa globalité la
diversité des réponses apportées.
Programme pour l’année
2008
1. Jeudi 31 janvier :
Alain GÉNETIOT, professeur de littérature
française à l’université de
Nancy II : Définition de la poésie
lyrique au XVIIe siècle et enjeux théoriques
2. Jeudi 27 mars : Catherine
MASSIP, directrice du département de la musique
de la BnF : De l’air de cour au récitatif
; Théodora PSYCHOYOU, maître
de conférences en musicologie à l’université
de Paris IV-Sorbonne : De la mesure, du rythme et
du statut du temps au XVIIe siècle : enjeux
musicaux et mélopoétiques
3. Jeudi 10 avril : Isabelle
HIS, professeur de musicologie à l’université
de Poitiers et Jean VIGNES, professeur de littérature
française à l’université de
Paris VII-Denis Diderot : Méthodologie pour
une restauration des psaumes de Baïf mis en
musique par Le Jeune
4. Jeudi 29 mai : Françoise
GRAZIANI professeur de littérature française
à l’université de Paris VIII : La
poésie, âme de la musique : poétique
du madrigal italien
5. Jeudi 26 juin : Thierry FAVIER,
maître de conférences en musicologie
à l’université de Bourgogne : Lully
dans la parodie spirituelle autour de 1680 : entre
argument publicitaire et militantisme chrétien
; Benjamin PINTIAUX, professeur à l’Ecole
de Danse de l’Opéra de Paris : Stratégies
et dispositifs de l’écriture parodique dans
les Cantiques spirituels de l’abbé Pellegrin
Pour les inscriptions au séminaire
et aux concerts, et pour toute information complémentaire,
merci de prendre contact avec Anne-Madeleine GOULET:
amgoulet@club-internet.fr ou – Laura NAUDEIX : naudeixl@orange.fr
Programme des Jeudis musicaux
de la Chapelle Royale de Versailles L’entrée
sera gratuite pour les participants au séminaire.
Pour un programme plus complet:
voir le site http://www.cmbv.com
4. Jeudi 29 mai : « Il
David » d’Alessandro Scarlatti, Les Pages
et les Chantres Départements de musique ancienne
du CNR de Versailles et de l’ENMD de la Vallée
de Chevreuse, Direction : Olivier SCHNEEBELI
 30-31
mai 2008, Nantes
Appel à communications
et propositions d'interventions Restitution
et création dans la remise en spectacle
des oeuvres des XVIIe et XVIIIe siècles
Colloque organisé par l'Association pour
un Centre de Recherche sur les Arts du Spectacle
aux XVIIe et XVIIIe siècles, en partenariat
avec Le Printemps des Arts.
Comité scientifique : Annie BÉLIS,
Olivier BETTENS, Philippe CARON, Catherine CESSAC,
Marie-Françoise CHRISTOUT, Georgie DUROSOIR,
Georges FORESTIER, Florence GÉTREAU, Birgit
GRENAT, Rebecca HARRIS-WARRICK, Frédéric
MARTIN, François MOUREAU, Jérôme
DE LA GORCE, Buford NORMAN, Bertrand POROT, Eugenia
ROUCHER, Nicole ROUILLÉ, Françoise
RUBELLIN.
Direction : Jean-Noël LAURENTI
Voilà plus d'un siècle qu'est apparue
l'idée d'une interprétation de la
musique ancienne sur instruments anciens, près
d'un demi-siècle que la pratique s'en est
développée grâce aux recherches,
conjuguées et patiemment menées, des
musicologues, musiciens et organologues. Pour le
répertoire des XVIIe et XVIIIe siècles,
outre le travail de redécouverte du «
chant baroque », les arts du spectacle ont
vu la reconstruction de la danse « baroque
», les entreprises de restitution de l'action
du comédien « baroque ». Les
décorations, costumes, machines et éclairages
« d'époque » ont également
suscité l'intérêt des spécialistes,
des créateurs et du public. Le principe de
départ, invocable pour le répertoire
de toutes les époques, était que les
¦uvres du passé ont été
conçues en rapport avec certaines techniques
d'interprétation et que, pour les faire revivre
de la manière la plus vivante et efficace,
il fallait retrouver ces techniques perdues, par
le biais d'un dépouillement systématique
des documents, notamment des traités, de
l'iconographie et des vestiges matériels
de tous ordres qui ont pu être conservés.
Cette démarche pose plusieurs problèmes
dont le présent colloque aura pour objectif
d'éclairer les données, à défaut
de les résoudre.
- I. Quelles sont les raisons d'une entreprise
de restitution ?
- A. En quoi une démarche de type
archéologique permet-elle de servir
les ¦uvres ?
- B. La recherche d'un style restitué
ne répond-elle pas simplement aux
évolutions contemporaines dans les
idées et le goût ? Le style
restitué, dès lors, ne risque-t-il
pas d'être un fantasme ? et si oui
dans quelle mesure ?
- II. Quelles sont les limites et les conditions
de la restitution ?
- A. À quelles impossibilités
se heurte-t-elle ? et dans quelle mesure
peut-on parler de restitution ?
- B. Quelles sont les exigences méthodologiques
d'une démarche de restitution ? quelle
importance doit prendre la périodisation
? comment peut-on arriver à la définition
d'un « style d'époque »
à partir des documents ?
- III. Comment concilier restitution et création
?
- A. Comment la recherche peut-elle déboucher
sur une recréation artistique ? n'y
a-t-il pas contradiction entre les contraintes
de la restitution et la liberté de
l'artiste ?
- B. Comment la performance artistique
peut-elle s'articuler avec la préoccupation
d'authenticité ? et qu'est-ce que
l'« authenticité » d'une
interprétation ?
- C. En quoi l'entreprise de recréation
artistique peut-elle nourrir la recherche
?
- D. Comment la recherche dans les domaines
des XVIIe et XVIIIe siècles peut-elle
inspirer des créations originales,
relecture d'autres œuvres ou créations
d'œuvres nouvelles ?
- IV. Comment produire et présenter
des spectacles inspirés par la démarche
de restitution ? Sachant qu'une démarche
archéologique de restitution n'est jamais
achevée et doit toujours être affinée,
- A. comment en enseigner les résultats
aux futurs professionnels qui seront appelés
à les mettre en pratique ?
- B. quel poids du marché et de
l'industrie du spectacle dans la qualité
de la restitution ?
- C. quelle déontologie à
l'égard du public ? comment lui permettre
de distinguer ce qui résulte des
recherches scientifiques et ce qui est choix
personnel résultant de la liberté
de l'artiste ?
- D. Étant donné que les
résultats d'une démarche de
restitution sont révisables, comment
concevoir une « dé-restitution
» dans l'esprit du public et des producteurs
de spectacles ? comment éviter que
les pratiques considérées
comme authentiques donnent naissance à
un nouvel académisme ?
Pour explorer ces questions, il est souhaitable
que s'expriment
non seulement tous ceux qui sont impliqués
dans l'histoire et la pratique des arts du spectacle
et de l'exécution musicale (musicologues,
historiens et théoriciens du théâtre,
historiens de l'art, linguistes, artistes interprètes,
scénographes, mais également luthiers,
décorateurs et spécialistes des machines,
costumiers, éclairagistes),
mais aussi les chercheurs et spécialistes
qui depuis longtemps travaillent, hors du champ
des arts du spectacle, dans les domaines de la restitution
(archéologues, restaurateurs d'objets anciens),
susceptibles de faire bénéficier le
colloque de leur réflexion en ce domaine.
Conformément aux pratiques de l'Association
pour un Centre de Recherche sur les Arts du Spectacle
aux XVIIe et XVIIIe siècles, ce colloque
devra comporter des ateliers dans lesquels artistes
et chercheurs pourront explorer, à travers
des situations réelles de performance, ce
que peuvent être les parts respectives de
l'approche scientifique, de ses certitudes aussi
bien que de ses conjectures, et de la subjectivité.
Les propositions d'interventions peuvent être
- des propositions de communications théoriques
;
- des propositions de conférences-démonstrations
;
- des propositions d'animation d'ateliers
expérimentaux.
Les actes du colloque seront publiés sous
la forme d'un volume probablement accompagné
d'un DVD.
Ces interventions peuvent être assurées
par une, deux ou plusieurs personnes.
Les intervenants rattachés à une
institution sont invités à solliciter
auprès d'elle le remboursement de leurs frais
de transport. Un financement sera étudié
pour ceux qui n'auront pas cette possibilité.
Une rémunération des interventions
assurées par les artistes est à l'étude.
Les propositions d'interventions doivent être
adressées avant le 13 janvier 2008, de préférence
par courriel, à
l'Association pour un Centre de Recherche
sur les Arts du Spectacle aux XVIIe et XVIIIe siècles
10, rue Meslée 45170 Villereau (France) Tél.
: 33 (0)2 38 91 81 70 spectacles17e18e@gmail.com
site : http://www.spectacles17e18e.org
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