À propos du site
Statistiques du site
S'abonner au bulletin
Liste musicologie.org
Collaborations éditoriales

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Iconographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Annonces & annuaires
Forum
Téléchargements

Vu et lu sur la Toile
Presse internationale
Forums et listes

Colloques & conférences
Universités françaises
Universités au monde
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

 

Bulletin Officiel
Journal Officiel
Bibliothèque de France
Library of Congress
British Library
ICCU (Opac Italie)
München (BSB)
Deutsche Nationalbib.
BN Madrid
SUDOC
Pages jaunes
Presse internationale


S'abonner au bulletin (courriel vide)
Liens vers des dictionnaires et des collections de notices en ligne

| a | b | c | d | e | f | g | h |i | j | k | l | m |
| n | o | p | q | r | s | t | u | v | w | x | y | z

Tailleferre Germaine
[Tailleferre Germaine, Marcelle]
1892-1983

De son vrai nom Germaine Marcelle Taillefesse. Née à Saint-Maur-des-Fossés le 19 avril 1892 - morte à Paris le 7 novembre 1983.

Elle commence le piano avec sa mère. En 1904, contre la volonté de son père, et en le lui cachant, elle entre au Conservatoire de Paris. Deux ans plus tard, elle obtient la médaille de solfège, ce qui amadoue quelque peu son père, qui refuse toutefois de la soutenir financièrement.

En 1912, au Conservatoire, elle fait la connaissance de Darius Milhaud (1892-1974), de Georges Auric (1899-1983) et d'Arthur Honegger (1882-1955), qui l'introduit auprès de Charles Kœchlin (1867-1950), duquel elle reçoit des conseils en orchestration.

En 1913, elle obtient un premier prix d'harmonie du Conservatoire, en 1914, le premier prix de composition, et en 1915, le premier prix d'accompagnement.

En 1917, Erik Satie est impressionné par la pièce pour deux pianos de Germaine Tailleferre, Jeux de plein air, et la déclare être sa « sœur en musique ». Il l'invite à rencontrer le groupe les « Nouveaux jeunes », mouvement des musiciens « des fausses notes », qui se réclame aussi de Claude Debussy, mais dont l'animateur se révélera être Jean Cocteau.

Ce groupe est en étroite relation avec des poètes comme Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Blaise Cendrars, Léon-Paul Fargue, Paul Éluard, Louis Aragon, ou des peintres comme Pablo Picasso, Georges Braque, Fernand Léger, André Lhote, Moïse Kisling. C'est dans l'atelier d'un de ces peintres que les « Nouveaux Jeunes » donnent leur premier concert le 15 janvier 1918. Germaine Tailleferre y donne « Jeux de plein air », pour deux pianos (qui sera arrangé pour orchestre en 1924) et la Sonatine pour quatuor à cordes. La même année, elle joue « Jeux de plein air », avec Ricardo Viñes, à la Societé Nationale de Musique.

Vers 1919-1920, commence une longue collaboration d'étude, qui durera près de dix années, avec Maurice Ravel. Un article du critique musical Henri Collet, dans « Comœdia », en 1920, rebaptise les « Nouveaux Jeunes » : « Groupe des Six ». Groupe composé de Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre, auxquels il faut ajouter le septième, Jean Cocteau.


Le groupe des six  ( Jean Cocteau au piano) :
De gauche à droite : Darius Milhaud, Georges Auric, Arthur Honegger,
Germaine Tailleferre, Francis Poulenc, Louis Durey. 

En 1920, elle prend part à l'œuvre collective du « Groupe des Six », le ballet « Les mariés de la Tour Eiffel », qui marque symboliquement la fin de l'expérience esthétique collective des « Six ».


Marc Chagall, Les mariés de la Tour Eiffel (détail) 1939

En 1924, elle joue son Concerto pour piano et orchestre sous la direction de Koussewitzky.

En 1925, elle se marie avec le caricaturiste Ralph Barton (1891-1931), ex-mari de l'actrice de cinéma Carlotta Monterey (1888-1970). Le couple s'installe un temps à New York. À cette occasion elle fait la connaissance de Charlie Chaplin, un ami de son mari. Selon Germaine Tailleferre, Chaplin aurait aimé qu'elle travaillât sur les musiques de ses films, mais Barton s'y opposait. Le couple revient en France en 1927. Ils se séparent en 1929 et divorcent en avril 1931. Barton se suicide le 19 mai 1931, à New York. Elle rencontre le juriste Jean Lageat. Leur fille Françoise naît le le 4 juin 1931. Le couple se marie en 1932.

En 1931-1933, elle compose plusieurs musiques de film pour Maurice Cloche. En 1936, le groupe « Jeune France » (André Jolivet, Daniel-Lesur, Yves Baudrier, Olivier Messiaen) sollicite son parrainage, et met au programme de son premier concert sa Ballade pour piano et orchestre. Elle compose la Cantate du Narcisse, sur un texte de Paul Valéry en 1938.

Entre 1942 et 1946, pour échapper à l'occupation, elle est, avec sa sœur, aux États-Unis. À son retour, installée à Grasse, elle reçoit des commandes de la Radio, et compose des musiques pour le cinéma. En 1948-1947, elle compose sa seconde Sonate pour violon.

En 1955, l'année de son second divorce, elle compose, sur des textes de Denise Centore, cinq petits pastiches d'opéras comiques pour la radio, Du style galant au style méchant. En 1956-1957, au cours d'une tournée européenne, avec le baryton Bernard Lefort (le Concerto des vaines paroles est composé pour lui en 1954) elle se fait l'ambassadrice de la musique des « Six ».

Au cours de ces mêmes années, elle expérimente la technique sérielle, comme dans sa Sonate pour clarinette.

En 1969, le chef d'orchestre de la musique de la Garde Républicaine, Désiré Dondeyne, s'intéresse à sa musique pour vents, lui passe des commandes et contribue à promouvoir son œuvre.

À la fin de sa vie, alors qu'elle est victime de difficultés financières, Georges Hacquard, directeur de l' École alsacienne (Paris), lui offre d'être pianiste des classes de danse-rythmique de son établissement, ce qui lui permet, en plus d'un apport financier, de bénéficier d'une couverture sociale. Elle a continué à créer jusqu'à sa mort.

Par ailleurs, Georges Hacquard a créé en 1977 une association pour promouvoir l'œuvre de la compositrice. Cette association a été dissoute en 2003.


Germaine Tailleferre et le baryton Mario Hacquard

Catalogue des œuvres

  • 1910, Morceau de lecture, pour harpe
  • 1910, Premières prouesses, 6 pièces pour piano à 4 mains
  • 1912, Fantaisie sur un thème donné de Georges Caussade, quatuor à cordes et  piano
  • 1912, Impromptu, pour piano
  • 1913-1914, 12 pièces, pour harpe
  • 1913-1924, Romance, pour piano
  • 1916-1978, Trio, pour piano
  • 1917, Jeux de plein air, 2 pièces, pour 2 pianos (arrangement pour orchestre en 1924)
  • 1917-1919, Sonatine, pour  cordes (quatuor à cordes)
  • 1918, Image (Pastorale), pour flûte, clarinette, violoncelle piano, et quatuor à cordes (arrangé pour piano à 4 mains en 1921)
  • 1919, Pastorale, pour piano (arrangé pour petit orchestre)
  • 1920, Fandango, pour piano
  • 1920, Hommage à Debussy, pour piano
  • 1920, Très vite, pour piano
  • 1920-1921, Sonate pour piano et violon n° 1
  • 1920-1923, Morceau symphonique (plus tard, « Ballade »), piano, orchestre
  • 1921, Les mariés de la Tour Eiffel, ballet collectif du « Groupe des Six », sur un argument de Jean Cocteau (Germains Taiulleferre a composé la Valse des dépêches et le Quadrille), créés par les « Ballets suédois », le 18 juin 1921 au Théâtre des Champs-Elysées (Paris)
  • 1923, Le marchand d'oiseaux, ballet en 1 acte, sur un argument de H. Pérdriat, créé au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, le 25 mai 1923 par les Ballets suédois
  • 1923-1924, Concerto n° 1 pour piano et orchestre
  • 1924, Berceuse, pour violon et  piano
  • 1924, Sonate n° 1 pour violon
  • 1924, Édition chez Heugel de  « Airs de Lully »
  • 1925, Ban'da, pour chœur (sans paroles) et orchestre
  • 1925, Berceuse du petit éléphant, pour voix soliste, chœur et cors
  • 1925, musique pour Mon cousin de Cayenne, comédie en 3 actes de J. Blanchon, créé à Paris en 1925
  • 1925, Édition de mélodies de Boësset, Jeans de Cambefort, François de Chancy, Michel Pinolet de Montéclair, dans « Les Maîtres du Chant, Airs Français » (I et II), sous la direction d'Henri Prunières
  • 1927, Musique pour Sous le rempart d'Athènes, pièce de Paul Claudel, créé à l'Élysée Palace à Paris, le 26 octobre 1927
  • 1928, Sicilienne, pour piano
  • 1928, 2 valses, pour 2 pianos
  • 1928, Concerto pour harpe et orchestre (Durand)
  • 1928, Pavane, nocturne, final, pour orchestre
  • 1928-1958, Nocturno, Fox, deux mélodies pour 2 barytons et petit ensemble instrumental
  • 1929, Vocalise-étude pour voix élevées, pour voix soliste et piano
  • 1929, Galop, bucolique, sarabande, pour orchestre
  • 1929, 6 chansons françaises (sur des textes des 15e, 17e, 18e siècles), voix soliste, piano ou orchestre
  • 1929-1927, Concertino, pour harpe et orchestre
  • 1930, Fleurs de France, 8 pièces faciles pour piano à 4 mains (orchestré sous le titre « Fleurs de France, suite à danser »)
  • 1930, Six chansons françaises, chant et piano (Heugel)
  • 1930-1931, 1931 Zoulaïna, opéra comique en 3 actes, sur un livret de Charles Hirsch (non créé)
  • 1930-1932, Ouverture, pour orchestre (de « Zoulaina »)
  • 1933, Musique pour La croisière jaune, film documentaire de L. Poirier, 1933
  • 1933-1934, Concerto des vaines paroles, sur un texte de J. Tardieu, pour Baryton, piano et orchestre (adaptation du concerto de 1933-1934)
  • 1933-1934, Concerto pour 2 pianos, chœur et orchestre
  • 1934, 2 Sonnets de Lord Byron, pour voix soliste et  piano
  • 1934, La chasse à l'enfant, mélodie pour voix soliste et piano, sur unpoème de Jacques Prévert
  • 1935, Musique pour Les Souliers, film
  • 1935, Musique pour Madame Quinze, pièce de J. Serment, créé à Paris en 1935
  • 1936, Berceuse, pour piano
  • 1936, Concerto, pour violon
  • 1936, Musique pour Terre d'amour et de liberté, film documentaire de M. Cloche
  • 1937, Au Pavillon d'Alsace, pour piano (dernière des 8 « Illustrations musicales » commandées par l'Exposition de Paris de 1937)
  • 1937, Le marin du Bolivar, opéra comique en 1 acte, sur un livret de Henri Jeanson, Créé à l'Exposition de Paris en 1937
  • 1937, Musique pour Provincia, film documentaire de M. Cloche
  • 1937, Musique pour Sur les routes d'acier, film documentaire de B. Peskine
  • 1937, Musique pour Symphonie graphique, film de M. Cloche
  • 1938, Musique pour Cantate du Narcisse, mélodrame en 7 scènes, de Paul Valéry, créé à la Radiodiffusion-télévision française, Marseille, en 1942
  • 1938, Musique pour Ces dames aux chapeaux verts, film de M. Cloche
  • 1938, Musique pour Le Petit Chose, film de M. Cloche
  • 1938, Musique pour pour Le Jura ou Terre d'effort et de liberté, film documentaire de M. Cloche
  • 1939 (vers 1939), Prélude et fugue, pour orgue, 2 trompettes, 2 trombones
  • 1940, 3 études, pour piano et orchestre
  • 1940, Musique pour Bretagne, film documentaire de J. Epstein
  • 1941, Musique pour Les deux timides, film d'Yves Allégret
  • 1942, Ave Maria, pour chœur
  • 1942, Pastorale, pour flûte ou violon et piano, créée à Philadelphie en 1942
  • 1946, Musique pour Coincidences, film de S. Debecque
  • 1946, Musique pour Torrents, film de S. de Poligny (en collaboration avec Georges Auric)
  • 1946, Musique pour Les confidences d'un micro, film de (M. Courmes
  • 1948-1949, Sonate violon et piano n° 2 (révision du Concerto de 1936)
  • 1949, Paris sentimental, cycle de 6 mélodies, pour voix soliste et piano, sur des poèmes de M. Lacloche
  • 1949, Paris-Magie, pour orchestre et deux pianos, ballet en 1 acte sur un argument de L. Deharme, créé à l'Opéra-Comique de Paris le 13 mai 1949
  • 1949, Suite, pour orchestre
  • 1950, Divertissement dans le style de Louis XV, pour orchestre (d'après la musique de scène pour Madame Quinze, 1935)
  • 1950, Dolorès, opérette, Paris, créé à l'Opéra-Comique de Paris
  • 1950, Musique pour Ce siècle à 50 ans, film documentaire de N. Védrès
  • 1950, Musique pour Cher vieux Paris !, film de M. de Gastyne
  • 1951, Concerto pour piano et orchestre n° 2
  • 1951, Il était un petit navite, satire lyrique en 3 tableaux, dur un livret d'Henri Jeanson, créé ) l'Opéra-Comique de Paris le 9 mars 1951
  • 1951, Musique pour Caroline au pays natal, film de M. de Gastyne
  • 1951, Parfums, comédie musicale en 3 actes, sur un livret de G. Hirsch et J. Bouchor, créés à l'Opéra de Monte Carlo, le 11 April 1951
  • 1952, Concertino, pour flûte, piano et orchestre
  • 1952, Musique pour Caroline du Sud, film de M. de Gastyne
  • 1952, Musique pour Le roi de la création, film de M. de Gastyne
  • 1952, Musique pour Caroline au palace, film de M. de Gastyne
  • 1952, Musique pour La bohème éternelle, d'A. Antoine, créée à la Radiodiffusion-télévision française, Paris, 1952
  • 1952, Musique pour la Conférence des animaux, de M. Oswald, créée à la Radiodiffusion-télévision française, 1952
  • 1952, Sarabande pour « La guirlande de Campra », pour orchestre de chambre
  • 1952, Sonate n° 2 pour violon
  • 1952-1955, 9 Chansons du folklore de France, pour voix soliste, et piano ou petit ensemble orchestral (en collaboration avec D. Centore)
  • 1953, Sonate pour harpe
  • 1953, Concerto pour flûte et piano
  • 1953, Musique pour Caroline fait du cinéma, film de M. de Gastyne
  • 1953, Musique pour Gavarni et son temps, film de M. de Gastyne
  • 1953, Parisiana, ballet en 1 acte,  créé à l'Opéra de Copenhague en 1953
  • 1954, Charlie valse, pour piano
  • 1954, Concerto, pour soprano et orchestre (transcription de la sonate pour harpe]
  • 1954, Larghetto, Valse lente, deux pièces pour piano
  • 1954, Musique pour Adler - L'aigle des rues, film de J. Funke
  • 1954, Musique pour Ici la voix, de G. Hugnet, créé à la Radiodiffusion-télévision française, Paris, le 25 août 1954
  • 1955, Déjeuner sur l'herbe, mélodie pour voix soliste et  piano, sur un poème de C. Marny
  • 1955, L'enfant blond, mélodie pour voix soliste et piano, sur un poème de C. Marny
  • 1955, Une rouillé à l'arsenic, cycle de mélodies pour voix soliste et piano, sur des poèmes de D. Centore
  • 1955, C'est facile à dire, mélodie pour voix soliste et piano, sur un poème de A. Burgaud
  • 1955, La fille d'opéra, opéra comique radiophonique en 1 acte, sur un livret de D. Centore, réé à la RTF, le 28 décembre 1955
  • 1955, La pauvre Eugénie, opéra comique radiophonique en 1 acte, sur un livret de D. Centore, réé à la RTF, le 28 décembre 1955
  • 1955, La rue Chagrin, mélodies pour voix soliste et piano, sur un poème de D. Centore
  • 1955, Le bel ambitieux, opéra comique radiophonique en 1 acte, sur un livret de D. Centore, réé à la RTF, le 28 décembre 1955
  • 1955, Monsieur Petitpois achète un château, opéra comique radiophonique en 1 acte, sur un livret de D. Centore, réé à la RTF, le 28 décembre 1955
  • 1956, Musique pour Le travail fait par le patron, film de G. Roze
  • 1956, Musique pour L'homme, notre ami, film de M. de Gastyne
  • 1956, Sonate pour harpe solo (Nouvelles Editions Méridian)
  • 1957, Partita, pour piano
  • 1957, Petite suite, pour orchestre
  • 1957, Toccata, pour 2 pianos
  • 1957, Musique pour Les plus beaux jours, film de M. de Gastyne
  • 1957, Musique pour Robinson, film de M. de Gastyne
  • 1957, Sonate pour clarinette
  • 1958, La petite sirène, opéra radiophonique, sur un livret de Philippe Soupault
  • 1958, Musique pour Adalbert, de D. Centore, créé à la Radiodiffusion-télévision française, Paris 1er janvier 1958
  • 1959, Mémoires d'une bergère, musique pour un pièce radiodiffusée, créées à la RTF, le 22 décembre 1959
  • 1959, Musique pour Les requins sur nos plages, film documentaire de G. Bollore
  • 1960, Musique pour Les requins sur nos Côtes, film de documentaire de G. Bollore
  • 1960, La petite sirène, opéra en 3 actes radiophonique, sur un livrfert de Philippe Soupault, d'après Andersen, créé à la RTF, le 27 décembre 1960
  • 1960, Le maître, opéra de chambre radiophonique, sur un livret d'Eugène Ionesco, créé à la RTF, le 12 juillet 1960
  • 1960, Musique pour La rentrée des Foins, film de G. Jarlot
  • 1961, Musique pour Les grandes personnes, film de J. Valère
  • 1961, Pancarte pour une porte d'entrée, cycle de 11 mélodies pour voix soliste et piano, sur des poèmes de R. Pinget
  • 1962, Concertino, pour flûte et orchestre
  • 1962, Musique pour Au paradis avec les ânes, de Francis Jammes, créé à la Radiodiffusion-télévision française, le 18 février 1962
  • 1962, Partita, pour flûte, clarinette, hautbois et cordes (arrangé pour vents par Désiré Dondeyne en 1969)
  • 1963, Musique pour Sans merveilles, téléfilm de M. Mitrani
  • 1963, L'Adieu du cavalier, mélodie pour voix soliste et piano, sur un poème d'Apollinaire, composée le jour de la mort de Poulenc.
  • 1964, Partita, pour 2 pianos,et parcussions (sur des éléménents de « La petite sirène et Le maître »)
  • 1964, Musique pour Evariste Galois ou L'éloge des mathématiques, , téléfilm de A. Astruc
  • 1966, Musique pour Anatole, téléfilm de Valère
  • 1969, Étonnement, amertume, jacasseries, angoisse, pour orchestre (4 pièces miniatures d'après la musique du téléfilm « Anatole », 1966)
  • 1970, Musique pour Impressions : soleil levant, , film documentaire de A. Daumant
  • 1972, Choral, pour trompette et piano
  • 1972, Forlane, pour flûte et piano
  • 1972, Gallarde, pour trompette et piano
  • 1972, Rondo, pour hautbois et piano
  • 1973, Arabesque, pour clarinette et piano (réutilisation de « La petite sirène »)
  • 1973, Sonatine, pour violon et piano
  • 1974, Sonate, clarinette hautbois, basson et piano
  • 1974, Sonate, pour 2 pianos
  • 1974, Sonate pour violon et piano n° 3
  • 1974-1975, Sonatine, pour piano à 4 mains
  • 1974-1975, Sinfonietta, pour trompette, tympanon et cordes
  • 1975-1976, Escarpolète, singeries, rondeau, pour piano
  • 1975-1981, 12 Enfantines, pour piano
  • 1976, Marche militaire, pour ensemble à vents (arrangé par Désiré Dondeyne), créée à Wormerveer en 1981
  • 1976, Sérénade, pour 2 clarinettes, 2 bassons, clavecin
  • 1976, Choral et fugue, pour vents
  • 1976, Sonate champêtre, pour 2 clarinettes, basson et piano
  • 1977, Suite-divertimento, pour ensembles à vents, créée à Wormerveer en 1986 sous la direction de Désiré Dondeyne
  • 1978, Trio, pour violon, violoncelle et piano
  • 1978, Musique pour Le Cid, de Pierre Corneille, représenté à Paris en 1978
  • 1979, Suite burlesque, 6 pièces faciles pour piano
  • 1979, Thème et variations, pour orchestre
  • 1979, Chant et pastourelle, pour quintette à vents
  • 1979, Sérénade, pour piano
  • 1981, Concerto de la fidélité, pour soprano colorature et orchestre, (révision du concerto de 1954, orchestration revue par Désiré Dondeyne)
  • 1982, 20 Leçons de solfège, pour voix soliste, avec piano en option

Écrits

  • Quelques mots de l'une des « Six ». Dans « L'intransigeant », 3 juin 1923
  • From the South of France, dans « Monthly Musical Record » (20), p. 13-16
  • Mémoires à l'emporte-pièce, Paris 1974 [édité par Frédéric Robert, dans « Revue internationale de musique française » (19), 1986, p. 6-82
  • Musique pour Claudel. Dans « Sang neuf » (43), 1980, p. 10-11

Bibliographie

  • AURIC GEORGES, Quand j'étais là... Paris 1979
  • BRUYR J., Germaine Tailleferre. Dans « L'écran des musiciens » (2) 1933), p. 91-8
  • CAROLINE POTTER & ROBERT ORLEDGE,   Germaine Tailleferre (1892-1983) : A Centenary Appraisal. Dans Muziek & Wetenshap (II / 2), 1992, 109-128
  • GELFAND JANELLE, Germaine Tailleferre (1892-1983) Piano and Chamber works (thèse). University of Cincinnati College Conservatory of Music, 1999
  • HACQUARD GEORGES,  Germaine Tailleferre : La Dame des Six. L'Harmattan, Paris 1997
  • HURARD-VILTARD E., Le Groupe des Six, ou Le matin d'un jour de fête. Paris 1987)
  • LYON R., Visite à Germaine Tailleferre. Dans « Courrier musical de France » (61), 1978, p. 3-4
  • MITGANG LAURA, Germaine Tailleferre : Before, During and After Les Six. Dans Judith Lang Zaimont (éditrice), « The Musical Woman » (11), Greenwood Press 1987, p. 177-221
  • ORLEDGE R., A Chronological Catalogue of the Compositions of Germaine Tailleferre (1892-1983). Dans « Muziek & Wetenschap » (II / 2), 1992, p. 129-52
  • ORLEDGE R., Tailleferre Germaine. Dans « Grove Dictionary of Music and Musicians »
  • ROLAND-MANUEL MAURICE, Esquisse pour un portrait de Germaine Tailleferre. Dans « Revue Pleyel » (38), 1926, p. 54-5
  • ROY JEAN, Le Group des Six. Paris 1994
  • SHAPIRO ROBERT, Germaine Tailleferre : a bio-Bibliography. Greenwood Press 1994

Documents

PAUL LANDORMY, Germaine Tailleferre. Dans « La musique française après Debussy », Gallimard, Paris 1943 (6e édition)

Germaine Tailleferre eut une enfance orageuse. Elle adorait la musique. Elle voulait s'y consacrer entièrement. Son père ne voulait pas. A ses instances, il opposait les refus les plus formels. Discussions continuelles. La petite Germaine ne cédait pas. Elle avait la tête dure. Elle avait cette volonté ferme et résolue qu'aucun obstacle n'arrête. Volonté quelquefois capricieuse et mobile quand il s'agissait de petites choses. Mais quand il s'agissait de la musique, volonté toujours pareille, toujours la même, constamment tendue vers le but désiré d'un ardent et profond désir. La volonté paternelle dans la direction opposée était aussi opiniâtre. On devine les arguments contre une vocation pourtant irrésistible : incertitude du résultat d'efforts longs et persévérants. Imprudence d'une vie entièrement consacrée à l'art, surtout pour une femme. Risques multiples. Danger de la médiocrité, de la misère peut-être. La petite Germaine ne voulait rien entendre. Les scènes succédaient aux scènes.

Mais voyez la récompense d'une résolution bien prise et qui ne faiblit pas. Germaine Tailleferre finit par entrer au Conservatoire, où elle fit de brillantes études. Elle obtint successivement une première médaille de solfège, un premier prix d'harmonie, un premier prix de contrepoint, un premier prix d'accompagnement.

Ce premier prix d'accompagnement (qui avait été également décerné à Claude Debussy) soulignait singulièrement la valeur technique de notre jeune musicienne.

Les épreuves qu'il faut subir pour l'obtenir, et qui sont fort ignorées du public, sont nombreuses et redoutables.

Il faut savoir, naturellement, déchiffrer à merveille, mais aussi bien une partition d'orchestre qu'une partition de piano : il faut être de taille à en réduire à vue la complexité aux possibilités du clavier et aux dix doigts de l'exécutant.

Il faut savoir « transposer » sans la moindre hésitation.

Il faut savoir — ce qui est plus délicat encore — improviser un accompagnement sur un chant donné sans harmonie. Et c'est là que se révèle le fin musicien.

Germaine Tailleferre, au cours de ces différentes épreuves, se montra technicienne consommée.

La voilà donc pourvue de tous les diplômes qu'elle avait rêvé de posséder un jour.

Mais ce n'était pas tout. Continuer à vivre, comme elle avait fait jusque-là, en donnant des leçons, patiente et obscure : elle n'y songeait point ! Elle avait plus d'ambition. Elle voulait composer. Or, à cet égard, l'enseignement du Conservatoire ne lui offrait pas le secours qu'elle cherchait, qu'elle attendait. Elle avait besoin de quelque guide pour faire les premiers pas sur sa route qu'elle sentait confusément devoir s'écarter très loin des sentiers battus.

Un jour elle rencontra Darius Milhaud, et ce fut la bonne rencontre.

Milhaud apprécia son talent, ses dons indiscutables. Il lui donna des conseils, lui montra quel renouveau se préparait dans le domaine musical, lui indiqua une orientation souhaitable de son effort, — et il la mit en relations avec Erik Satie.

La voilà partie maintenant.

Et, remarquez-le, elle s'embarque avec les plus audacieux de nos jeunes artistes d'alors. Elle fait partie du groupe le plus avancé.

Cette hardiesse n'est pas commune de la part d'une femme. On dit l'esprit féminin en général assez conservateur. Et l'on n'a peut-être pas tort. Mais il faut tenir compte de ce fait que la femme a été si longtemps en tutelle que dans cette situation inférieure elle n'a pu apprendre que la timidité. D'autre part, sa culture générale longtemps négligée, ou du moins assez limitée, n'était pas faite pour lui ouvrir des vues sur un avenir différent du passé. De toute façon, sa situation sociale et son éducation l'attachaient à la tradition.

Mais depuis qu'elle se libère, depuis qu'elle prend, à côté de l'homme, une place égale à la sienne, depuis qu'elle se livre à des études aussi poussées que les siennes, ne va-t-elle pas montrer plus d'indépendance à l'égard des liens de la coutume ? Tout le fait prévoir, et maints exemples tendraient à prouver qu'elle irait maintenant volontiers plus loin que l'homme dans l'audace, plus loin dans le risque. Elle ne craint plus les explorations en des domaines inconnus. Son imagination, sa sensibilité la servent alors. Elle s'enthousiasme plus facilement que l'homme, et ses anticipations hasardeuses se trouvent moins alourdies par le poids des réflexions de la froide raison.

Quoi qu'il en soit, Germaine Tailleferre se mit à défricher pour sa part le champ encore inculte et broussailleux du poiytonalisme, et elle y fit pour son compte quelques précieuses découvertes.

En dehors d'un ballet : le Marchand d'oiseaux, d'une Berceuse et d'une Sonate pour violon et piano, d'un Concerto pour harpe et orchestre, Germaine Tailleferre a surtout composé pour son instrument, le piano, et notamment, — outre diverses pièces détachées, — une Ballade pour piano et orchestre, un Concertino pour piano et orchestre et les Jeux de plein air pour deux pianos. Ajoutons un remarquable Quatuor à cordes, une délicieuse Ouverture et un opéra-comique, le Fou sensé.

Tout cela dans une note extrêmement fine, avec beaucoup de charme et de sensibilité, mais aussi avec le ferme dessein de ne jamais rompre la ligne au profit de l'expression.

Bach, Couperin, Mozart sont ses grandes admirations, et leur regard ami projette parfois comme une douce lumière sur quelques-unes de ses compositions. Mais elle reste de son siècle, — tout à fait de son siècle et tout à fait elle-même, — et dans les compositions de l'artiste on retrouve la petite tête volontaire de l'enfant qui dictait à ses parents les décrets de son petit génie.

Une des rares femmes qui consentent à écrire de la musique féminine.

Discographie

 
Par les tendres soirs de lune.
Mario Hacquard (baryton), Claude Collet (piano).   Mélodies de Valentin Neuville, Germaine Tailleferre, Henri Tomasi. Disque Polymnie, 2008. Voir la présentation

 

 

 

Liens

Propos de Germaine Tailleferre sur Paul Claudel et Charlie Chaplin, recueillis par Georges Hacquard. Dans « Intemporel » (3), juillet- septembre 1992

Le groupe des Six

Jean-Marc Warszawski
5 mars 2008


Références / musicologie.org 2008