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Stamitz Johann
Jan Wáczlaw [Vaclâv] Antonin Stamic
1717-1757

 

 Détail de la page titre de L'art du violon de J. B. Cartier, 1798.

 

Né à Havlíčkův Brod [Deutschbrod, Německý Brod] en Bohême, baptisé le 19 juin 1717, mort à Mannheim le 27 mars 1757.

Violoniste et compositeur.

Son père, Antonín Ignác, originaire de Pardubitz en Bohême et installé à Německý Brod en 1700, est organiste à l'église Doyenne [de l'Assomption], et professeur, il est aussi commerçant, propriétaire terrien et conseiller municipal.

Stamitz a trois frères : Joseph František (1719-1791) deviendra peintre, connu pour ses sujets religieux, Antonín Tadeáš (1722-1768) sera théologien, et Václav Jan (1724-1771), musicien et compositeur.

Il reçoit peut-être ses premières leçons de musique de son père. Il est d'abord scolarisé à Německý Brod.

De 1728 à 1734, il est au lycée des Jésuites de Jihlava, où l'éducation musicale est privilégiée. Il est à l'Université de Prague en 1734-1735, puis la documentation fait défaut pour les six années suivantes.

Le 29 février 1748, Stamitz écrit qu'il est au service de l'électeur depuis 8 ans. Il aurait été engagé 1741 à la chapelle de la cour de Mannheim.

En janvier 1742, il participe comme musicien, à Mannheim, aux festivités du mariage de Carl Theodor qui succède un an plus tard à son oncle Carl Philipp comme électeur palatin. Carl Albert von Bayern était invité à ce mariage.

Stamitz a peut être joué au couronnement de Carl Albert de Bavière à Francfort, mais cela n'est pas documenté. On connaît l'annonce du 26 juin 1742, pour un concert à Francfort, que Stamitz « célèbre virtuose » aurait donné le 29, au violon, viole d'amour, violoncelle et contrebasse.

En 1743, il est premier violon à la cour de Mannheim pour un salaire de 200 guldens. Les deux années suivantes, selon les registres son salaire est de 900 guldens, le salaire le plus élevé de tous les musiciens.

Il se marie le 1er juillet 1744 avec Maria Antonia Lüneborn. Ils auront cinq enfants, dont trois ont survécus : Carl Philipp (1745-1801) et Anton Thaddäus Johann Nepomuk (1750-1809) qui seront compositeurs, et Maria Francisca (1746–1799), danseuse, mariée avec le corniste Franz Joseph Lang.

En 1745 et 1746, il est Konzertmeister.

En hiver 1749 Stamitz séjourne avec son épouse à Německý Brod, pour la nomination de son jeune Antonín Tadeáš comme doyen de l'église Doyenne (de l'Assomption]. Il retourne à Mainheim en tandis, tandis que Maria Antonia Lüneborn reste à Německý Brod. Elle y donne le jour à Anton Thaddäus le 27 novembre.

En 1750 et 1751, il est l'un des deux maîtres de chapelle. En 1753, à l'arrivée d'Ignaz Holzbauer, il est directeur de la musique instrumentale, charge qui semble avoir été créée pour lui.

Malgré l'offre d'un salaire annuel de 1 500 florins à la cour du duc Carl Eugen à Stuttgart, Stamitz reste à Manheim.

Le 12 avril 1751, une de ses symphonies est jouée au Concert spirituel à Paris, mais rien n'atteste la présence sur place du compositeur. Il séjourne longuement à Paris en 1754-1755 et apparaît au Concert spirituel le 8 septembre 1754.

Il a considérablement développé l'orchestre de Mannheimhneim qui jouissait d'une grande renommée, et a enseigné le violon à des personnalités musicales telles que Christian Cannabich, les frères Toeschi, Ignaz Fränzl ou Wilhelm Cramer. Johann Stamitz Liste des partitions de Johann Stamitz appartenant au comte Collalta à Brtnice en Bohême, vers 1752.

Cataloque des œuvres

  • 2 Divertissements en duo pour un violon [èdités à Paris, Londres, Vienne]
  • Sonates de violon [manuscrit]
  • 6 Sonates de chambre pour violon avec basse continue [Paris, La chevardière]
  • Trios [manuscrits]
  • Trios pour orchestre
  • 6 Sonates à 3 parties concertantes, op. 1 [Paris, 1755]
  • 6 symphonies. [op. 3, Paris v. 1757] [op. 4, Paris, v. 1757] [op. 7, Paris, 1763] [op. 8, Paris, v. 1763]
  • De nombreuses symphonies parues dans divers recueils
  • 6 concertos pour clavecin., op. 10, Londres
  • Un concerto pour flûte., op. 10, Londres [1770]
  • 7 concertos pour flûte [manuscrits]
  • Concertos pour violon [manuscrit]
  • Quelques compositions vocales religieuses [manuscrits]
    • Missa solemnis, pour solistes, chœur mixte et orchestre
    • Messe en re majeur
    • Litaniae Lauretanae, en do majeur, pour solistes, chœur mixte et orchestre

Éditions modernes

  • Choix d'oeuvres de musique de chambre dans Denkmäler der Tonkunst in Bayern (XV-XVI), 1915-1916
  • Trios pour orchestre op. I, édités par H. Riemann, Dans Collegium Musicum (I-VI), 1903
  • Choix de symphonies, édité par H. Riemann, dans Denkmäler der Tonkunst in Bayern (III/I), 1902, (VII/2) 1906
  • 3 symphonies éditées par R. Sondheimer Berlin, Bernoulli, 1625-1930
  • 3 symphonies éditées par A. Hoffmann Wolfenbuttel, Möseler, 1957
  • Concertos édités chez Bärenreiter Verlag, Kassel ; Heinrichshoten ; Leuckart ; Peters ; Schott, Sikorski etc.

Bibliographie

Rusquet Michel, Johann Stamitz, dans « Trois siècles de musique instrumentale », musicologie.org, 2016.

 

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ISSN 2269-9910

Références / musicologie.org 2016

Mardi 16 Août, 2016 15:44