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 Souhaitty Jean-Jacques

v. 1632 - v. 1697

 

 

Franciscain parisien, XVIIe siècle, il invente une méthode de notation musicale en chiffres, et l'applique à quelques compositions (5 messes de du Mont et une de Nivers, des psaumes de Godeau entre autres).

Écrits relatrifs à la musique

Nouveaux élémens de chant ou l'essay d'une nouvelle découverte qu'on a faite dans l'art de chanter. Laquelle débarasse entièrement le plein chant de la musique de clefs ; de notes ; de muances ; de guidons ou renvois, de lignes et d'espaces, de b.mol, b.quarre, nature etc. en rend la pratique très-simple, très-naturelle et très-facile à retenir sans y altérer rien dans la substance : et fournit de plus, une tablature générale, aisée, et invariable, pour tous les instrumens de musique

  • Pierre le Petit, Paris, 1677 (8 exemplaires conservés)
    • Localisations : F : Carpentras, Bibl. Inguimbertine - Paris, Bibl. Mazarine - Paris, Bibliothèque Nationale de France - Paris, Bibl. Sainte-Geneviève.

Epigramme pour et contre la nouvelle méthode de chant par chiffres (lettre sur la notation chiffrée, 20 octobre 1778)

  • Ms. Fr. 22953, Paris, Bibliothèque Nationale de France, f° 11. f° 9-10 (avec Exemples)
  • Édition, sans lieu, vers 1678 (1 exelpmaire conservé : F : Paris, Bibliothèque Nationale de France)

Essai du chant de l'église par la nouvelle méthode des nombres, contenant outre la clef, les principes et les tables de cette méthode : I. Une introduction à l'art de chanter par les nombres, II. Les réponses à toutes les objections qu'on y a faites, et III. Quelques avis pour bien pratiquer le chant de l'église

  • Paris, Th. Jolly 1679 (3 exemplaires conservés : F : Le Mans, Bibl. municipale - Paris, Bibliothèque Nationale de France - I : Parma, Biblioteca del Conservatorio)

Autres écrits

  • F. M. Agni sine macula purissimae matri lucubrationum suarum qualescumque : primitias VOV., consec. humiliterque appendit... F. F. J. Souhaity... Antiphina ex sacra scriptura et piis ec clesiae precibus excerpta. Paris
  • Patribus ordinis S. Francisci... F. Joannes J. Souhaity... dicat consecratque. Antiphona in honorem Immaculatae conceptionis. Ms. Fr. 22 953, Suite à l'épigramme et à la lettre.
  • Mémoire pour l'histoire des sciences et des beaux arts. Trévoux 1731
  • L'innocence victorieuse ou la devise des catholiques d'Angleterre accusez faussement d'avoir conspiré contre le roi et l'Etat.

Documents

Notice du Dictionnaire Fétis

SOUHAITTY (le P. Jean- Jacques), religieux de l'observance de Saint-François, du couvent de Paris, vécut vers le milieu du dix-septième siècle. Ayant imaginé de substituer des chiffres aux notes pour écrire la musique, et particulièrement le plain-chant, ce moine publia son système sous ce titre : Nouveaux éléments du chant ou l'essai d'une nouvelle découverte qu'on a faite dans l'art de chanter, laquelle débarrasse entièrement le plain-chant et la musique de clefs, de notes, de muances, de guidons ou renvois, de lignes et d'espaces, des bémol, bécarre, nature, etc., en rend la pratique très-simple, très-naturelle et très-facile à retenir, sans y altérer rien dans la substance ; et fournit de plus une tablature générale, aisée et invariable, pour tous les instruments de musique, etc. Paris, Pierre le Petit, 1677, in-4° de cinquanle-six pages. La première édition, publiée à Paris, en 1665, in-4°, avait simplement pour titre : Nouvelle Méthode pour apprendre le plain-chant et la musique.

Il paraît que la méthode du P. Souhailly fut l'objet de quelques critiques, car il la reproduisit deux ans après avec des réponses à ces critiques ; ce second ouvrage a pour titre : Essai du  chant de l'église par la nouvelle méthode des nombres, contenant, outre la clef, les principes et les tables de celte méthode. 1° Une introduction à l'art de chanter parnombres. 2° Les réponses à toutes les objections qu'on a faites. 5° Quelques avis pour bien pratiquer le chant de l'église. Paris, Thomas Jolly, 1679, in-8° de vingt pages non numérotées, et de quarante pages chiffrées.

Le système du P. Souhailly consiste à représenter les sons ut, ré, mi, fa, sol, la, si, par 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7. Il suppose l'étendue générale des voix et des instruments renfermée dans quatre octaves. La première octave est exprimée par chiffres suivis d'une virgule ; la seconde, par les chiffres simples, 1 -2 -3- 4, etc.; la troisième, par les mêmes chiffres suivis d'un point; et la quatrième, parles chiffres suivis d'un point et virgule. L'objet principal du système était le plain-chant, car, l'auteur avoue (p. 21), qu'il était médiocrement musicien; aussi n'a-t-il pensé qu'à représenter les demitons du troisième au quatrième degré, et du septième à la ionique, par un 3 et par un 7 barrés; quant aux dièses et aux bémols accidentels, il ne s'en est pas occupé. Pour exprimer la valeur des notes, le P. Sonhailly n'a rien trouvé de mieux que de placer au-dessous des chiffres les lettres a, b, c, d, e, f, g, h, qui représentent de valeurs de temps décroissantes par 2, 4, 8, etc. A l'égard des décompositions de mesures, il n'en parle pas. Comme on vient de le dire, celle méthode n'était réellement applicable qu'au plain-chant. L'auteur en a reconnu lui-même l'insuffisance pour la musique, car il dit (p. 20) : Voilà succinctement ce que l'on peut dire, et toutes les instructions qu'on peut donner dans un essai informe, tel qu'est celui-ci. En 1742, J.-J. Rousseau (voyez ce nom) proposa aussi un projet «le notation par les chiffres qu'il présentait comme préférable à ce qui est en usage. Il développa depuis lors ce projet dans sa Dissertation sur la musique moderne. Laborde (Essai sur la musique, t. III, p. 688) assure que la méthode de Rousseau n'est autre que celle du Père Souhaitty, et qu'il s'en est emparé sans indiquer la source où il l'avait prise. Il suffit de jeter les yeux sur le système des signes du philosophe de Genève pour voir qu'il diffère essentiellement de celui du franciscain, quant à l'ensemble de la conception, et qu'il n'y a d'analogie entre eux que par la nature des signes. Il est probable que Lahorde n'avait pas vu le livre de Rousseau, et qu'il n'en a parlé que d'après des notes inexactes. Au reste, le P. Souhailly n'est, pas plus que Rousseau, l'inventeur des chiffres employés pour la notation de la musique; plusieurs anciennes tablatures ont été faites au moyen de ces signes.

 

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