À propos du site
Statistiques du site
S'abonner au bulletin
Liste musicologie.org
Collaborations éditoriales

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Iconographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Annonces & annuaires
Forum
Téléchargements

Vu et lu sur la Toile
Presse internationale
Forums et listes

Colloques & conférences
Universités françaises
Universités au monde
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

Bulletin Officiel
Journal Officiel
Bibliothèque de France
Library of Congress
British Library
ICCU (Opac Italie)
München (BSB)
Deutsche Nationalbib.
BN Madrid
SUDOC
Pages jaunes
Presse internationale


S'abonner au bulletin
Liens vers des dictionnaires et des collections de notices en ligne

| a | b | c | d | e | f | g | h |i | j | k | l | m |
| n | o | p | q | r | s | t | u | v | w | x | y | z

 Schobert Johann
Jean
v. 1735-1767

Né peut-être en Silésie, vers 1735 — mort à Paris le 28 août 1767.

L'idée de l'origine silésienne de Schobert a été adoptée après Grimm. D'autres propositions ont été faites, mais ne sont pas documentées : pour Gerbert, dans son Historisch-biographisches Lexicon der Tonkünstler, avance une origine strasbourgeoise, dans son autobiographie, Schubart avance Nuremberg, et Riemann le rattache à l'école dite de Manheim.

Rien n'est documenté sur de ce musicien avant son apparition à Paris en 1760 ou 1761. Il y est employé par le prince de Conti.

Il grave ses œuvres instrumentales à ses frais (peut-être chez lui), et les propos aux marchands.

Il se marie avec une Française. Ils ont deux enfants.

En 1765, il crée sans succès un opéra, Le garde-chasse et le braconnier.

D'après un récit du baron Grimm, Schobert, son épouse, et un de ses enfants, sont morts intoxiqués par des champignons vénéneux.

Grimm et Laborde relatent le grand charme de son talent, alors que Leopold Mozart, dans une lettre du 1er février 1764, l'accuse d'envie et de jalousie, et écrit « qu'il n'est pas du tout ce qu'on dit de lui ».

Il reste que Wolfgang Amadeus Mozart aimait le musique de Schobert, et s'en inspira, en reprenant plusieurs de ses thèmes.

Catalogue des œuvres

  • op. 1, 2 Sonates, clavecin, violon ad libitum
  • op. 2, 2 sonates, clavecin, avec accompagnement de violon
  • op. 3, 2 sonates, clavecin, violon ad libitum;
  • op. 4, 2 Sonates, clavecin
  • op. 5, 2 Sonates, clavecin, violon ad libitum
  • op. 6, 3 Sonates en trio, clavecin, avec violon et violoncelle ad libitum
  • op. 7, 3 Sonates en quatuor, clavecin, 2 violon, violoncelle ad libitum
  • op. 8, 2 sonates, clavecin, avec accompagnement de violon
  • op. 9, 3 Sinfonies, clavecin, avec violonn violoncelle, cor ad libitum
  • op. 10, 3 Sinfonies, clavecin, avec violon et cor ad libitum
  • op. 11, Concerto n° 1, clavecin, avec accompagnement de 2 violons, alto, et 2 cors ad libitum
  • op. 12, Concerto n° 2, clavecin, avec accompagnement de 2 violons, alto, violoncell et 2 cors ad libitum
  • op. 13, Concerto n° 3, pastorale, clavecin, avec accompagnement de 2 violons et 2 cors ad libitum, alto, violoncelle
  • op. 14, 6 sonates, clavecin, with violon ad libitum
  • op. 15, Concerto n° 4, en ut mineur, clavecin, accompagnement de 2 violons et 2 cors, ad libitum, alto, violoncelle. Éditions du Centre de Musique Baroque de Versailles
  • op. 16, 4 sonates, clavecin, avec accompagnement de violon et violoncelle
  • op. 17, 4 sonates, clavecin, avec accompagnement de violon
  • op. 18, Concerto n° 4, clavecin, avec accompagnement de 2 violons et violoncelle
  • op. 19, 2 sonates, clavecin ou pianoforte, avec accompagnement de violon.
  • op. 20, 3 sonates, clavecin, avec accompagnement de violon.
  • sans n° d'opus, Morceau de musique curieux … menuet qui peut s'exécuter de différentes façon, clavecin, violon, violoncelle
  • sans n° d'opus, Pieces. Dans l'opéra comique en 1 acte, « Le tonnelier », de N.-M. Audinot, Ambigu-Comique, Paris, 28 Sept 1761
  • sans n° d'opus, Le garde-chasse et le braconnier, opéra comique en 1 acte, créé au Théâtre-Italien de Paris le 18 janvier 1766.

Bibliographie

  • David H. T., Johann Schobert als Sonatenkomponist. Borna 1928
  • Grimm Frederic-Melchior von (1723-1807), Correspondance littéraire, philosophique et critique. M. Tourneux, Paris 1877-1882
  • Reeser Eduard (1908-....), De klaviersonate met vioolbegeleidung in het Parijsche muziekleven ten tijde van Mozart. Rotterdam, 1939
  • Riemann Hugo (1849-1919), Preface à « Ausgewählte Werke von J. Schobert ». 1909
  • Rush L. E. R., The Harpsichord Concertos of Johann Schobert (thèse). University of Northern Colorado, 1983
  • Saint-Foix Georges Poulain de (1874-1954), Les premiers pianistes parisiens, I : Jean Schobert, vers 1740-1767. Dans « Revue de musiclogie » (III/9-10), 1921-192), p. 121-36
  • Schubart Christian Friedrich Daniel (....- 1791), Ideen zu einer Ästhetik der Tonkunst. Wien 1806 ; Leipzig 1924
  • Turrentine  Herbert C., Johann Schobert : A Reappraisal of His Musical Style and Historical Significance. Dans « American Music Teacher » 19 janvier 1979
  • —, Johann Schobert and French Clavier Music from 1700 to the Revolution (thèse). University of Iowa, 1962
  • —, Johann Schobert. Dans Sadie  Stanley, « The New Grove dictionary of music and musicians », Macmillan Publishers, London, New-York 1980.
  • —, The Prince de Conti, a Royal Patron of Music. Dans « Musical Qurterly » (54) 1968, p. 309-15

Documents

Frédéric-Melchior Grimm, lettre de septembre 1767 :

Le jour de saint Louis a été marqué cette année par un événement bien sinistre. M. Schobert, connu des amateurs de musique comme un des meilleurs clavecinistes de Paris, avait arrangé une partie de plaisir avec sa femme, un de ses enfants de quatre à cinq ans, et quelques amis parmi lesquels il y avait un médecin. Ils étaient au nombre de sept, et allèrent se promener en forêt de Saint-Germain-en- Laye. Schobert aimait les champignons à la fureur; il en cueillit dans la forêt pendant une partie de la journée. Vers le soir, la compagnie se rend à Marly, entre dans un cabaret, et demande qu'on lui apprête les champignons qu'elle apporte. Le cuisinier du cabaret, ayant examiné ces champignons, assure qu'ils sont de la mauvaise espèce, et refuse de les cuire. Piqués par ce refus, tous sortent de ce cabaret, et en gagnent un autre dans le bois de Boulogne où le maître d'hôtel leur dit la même chose, et refuse également de leur apprêter les champignons. Une cruelle obstination, fondée sur ce que le médecin qui était de la compagnie les assurait toujours que ces champignons étaient bons, les fait encore sortir de ce cabaret, pour les conduire à leur perte. Ils se rendent à Paris chez Schobert, qui leur donne à souper avec ces champignons, et tous, au nombre de sept, y compris la servante de Schobert qui les avait apprêtés, et le médecin qui prétendait si bien s'y connaître, tous meurent empoisonnés. Comme ils se sont trouvés mal ensemble, ils ont été depuis onze heures du soir jusqu'à l'heure de midi du lendemain sans aucun secours. On les a trouvés étendus sur le parquet dans les convulsions de la douleur et luttant contre la mort. Tous les secours ont été inutiles.

L'enfant est mort le premier. Schobert a vécu du mardi au vendredi. Sa femme n'est morte que le lundi après. Quelques-uns de ces malheureux ont vécu jusqu'à vingt jours après l'accident, mais aucun n'a échappé. Schobert laisse un enfant en nourrice qui reste sans ressource.

Ce musicien avait un grand talent, une exécution brillante et enchanteresse, un jeu d'une facilité et d'un agrément sans égal


Références / musicologie.org 2009