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9 réflexions
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En août 2003, paraît un ouvrage intitulé George Onslow Gentleman Compositeur publié aux Presses universitaires Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, préfacé par Joël-Marie Fauquet et signé Viviane Niaux. En septembre 2003 paraît un ouvrage intitulé George Onslow publié aux éditions du Mélophile (Clermont-Ferrand) et signé Baudime Jam. Réflexion 1 AVERTISSEMENT La démonstration présentée ci-dessous ne concerne pas l'ouvrage publié par Viviane Niaux aux Presses universitaires de Clermont-Ferrand mais des articles plus anciens signés de sa plume. Il va être montré comment Baudime Jam, qui ne cite à aucun moment le nom de Viviane Niaux dans son ouvrage, s'est largement servi de ses travaux pour son propre ouvrage. La présence d'erreurs dans les travaux de Viviane Niaux présentés ci-dessous permet de prouver qu'il y a eu emprunt et utilisation de ceux-ci par Baudime Jam. Les articles de L'ASSOCIATION GEORGE ONSLOW présentaient un état des recherches de l'auteur à une date donnée. Toutes les erreurs et omissions présentées ci-dessous ont été rectifiées depuis dans l'ouvrage publié par Viviane Niaux aux Presses universitaires de Clermont-Ferrand en 2003.
B. Jam cite 11 sources et documents ayant servi à l'édification de son catalogue excepté les travaux de Madame Niaux. Or :
Si B. Jam avait réalisé son catalogue en utilisant, ainsi qu'il l'affirme, le fichier de la BnF, il n'aurait pas pu omettre ces œuvres, d'autant plus qu'il prétend dresser un catalogue « complet » de l'œuvre d'Onslow. BnF = Bibliothèque nationale de France ; les codes alphanumériques sont les cotes sous lesquels les documents cités y sont répertoriés et classés. Réflexion 2 Outre la similitude des données contenues dans les deux textes, on peut comptabiliser au moins 45 extraits de citations de sources dans l'article de Viviane Niaux qui ont été reprises dans le texte de Baudime Jam. On notera plus précisément que la citation de la Revue Musicale comporte trois coupures faites dans le texte original par Viviane Niaux (p. 30-31) et que l'on retrouve à l'identique chez B. Jam (p. 168).
Réflexion 3 Traditionnellement, le quintette à cordes comprend deux violoncelles. A la suite d'un concours de circonstances, Onslow introduit la contrebasse. Dans son catalogue de 1998 des oeuvres d'Onslow, Viviane Niaux a fait une erreur d'effectif qu'on retrouve à l'identique dans le livre de Baudime Jam en 2003 :
Si B. Jam s'était servi de ses propres documents pour établir son catalogue d'œuvres, il n'aurait pas fait cette erreur qui le pousse à se contredire lui-même. On note, en p. 106 de son ouvrage, qu'il a découvert une source lui permettant de classer cet op. 67 dans la rubrique des œuvres avec contrebasse et non à deux violoncelles. Réflexion 4 Lors de la rédaction de son catalogue des oeuvres d'Onslow de 1998, Madame Niaux ne dispose pas de tous les éléments pour dater une oeuvre, particulièrement du cotage, ces codes qu'on retrouve imprimés en petit au bas des partitions. Elle donne une fourchette, Jam Baudime s'abstient de toute datation
Si B. Jam avait effectivement travaillé à la rédaction de son catalogue, il aurait trouvé que la British Library où il a travaillé recelait dans ses collections l'édition Pleyel de cette sonate. Il aurait ainsi pu relever le cotage de cette édition et la confrontation avec le dictionnaire des éditeurs de musique français de F. Lesure et A. Devries (qu'il cite parmi les document ayant servi à la rédaction de son catalogue) lui aurait permis de dater cette œuvre aussi aisément qu'il prétend l'avoir fait pour le reste de son catalogue : 1811 [Voir : Viviane Niaux, Onslow gentleman compositeur, 2003, p. 260] Réflexion 5
Réflexion 6
Des recherches ultérieures montrent que l'Alcade a été donné une vingtaine de fois entre 1824 et 1827. Réflexion 7
En réalité, l'œuvre ne compta pas dix mais quinze représentations. Elle fut largement reprise entre 1828 et 1830 Réflexion 8 Dans une article publié en 1996, Madame Niaux fait un montage de trois citations issues chacune d'un journal différent. On retrouve ce montage à l'identique dans le livre de Jam Baudime de 2003. On notera la similitude de la coupe.
1. Journal du Commerce. 26 novembre1827. Contrairement à ce qu'affirme B. Jam, ces coupures de presses ne sont pas conservées au Château d'Aulteribe (où sont conservés des documents de la famille Onslow). Elles sont uniquement disponibles à la consultation au département des périodiques de la BnF. Réflexion 9 Ces éléments montrent que B. Jam a eu connaissance des travaux de Viviane Niaux et qu'il a volontairement nié leur existence (que ce soit dans son texte, ses notes et sa bibliographie) de manière à s'approprier le résultat des recherches qu'ils contiennent. Il a donc bénéficié non seulement des données pures contenus dans la totalité des articles de Viviane Niaux mais également de toutes les informations bibliographiques, de la localisation des sources, du travail d'identification, d'annotations et de datation des documents. |
Références / musicologie.org 2003