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*Berlin 8 avril 4 1878 — † Berlin 5 février 1960.
Compositeur.
Il est issu d'un famille pauvre originaire de Prusse,
il naît et est élevé dans un quartier Nord de Berlin. Il reçoit des leçons
de piano très jeune, suit sa scolarité au lycée puis au collège. Mais il
doit gagner sa vie comme apprenti puis comme commis.
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Herzogenberg
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Il obtient une bourse qui lui permet de suivre les
cours du conservatoire Stern'schen tandis que Heinrich von
Herzogenberg (1843-1900) lui offre ses cours gratuitement.
Il gagne sa vie en écrivant des adresses sur des
enveloppes postales et en accompagnant les cours de chant.
A la suite d'un de composition concours organisé par le
journal «Die Woche» il gagne le
Prix de la meilleure valse.
Il découvre l'«Überbrettl», le premier cabaret
ouvert à Berlin par Ernst von Wolzogens qui, inspiré par une tradition
française, lance les cabarets à chansons avec un caractère spécifiquement
allemand. Attiré par le genre, Nelson débute au "Roland de Berlin" dans la
Potsdamer Straße, en accompagnant au piano ses propres chansons.
En 1904, il s'associe avec Paul Schneider-Duncker à la
direction du «Chat noir» ( situé Unter den Linden) qu'il dirige seul
de 1907 à 1914. Il y compose sa chanson le plus connue
Das Ladenmädel.
Dès 1908 ses operettes, notamment le succès de
Miß Dudelsack lui procurent la notoriété.
Il se marie avec la chanteuse Käthe Erlholz. Le 23
décembre 1920 il ouvre, toujours à Berlin, au 217 du Kurfürstendamm un
célèbre cabaret, le Nelson-Theater associé au restaurant «Sans
Soucis", où seront produites des revues légendaires. Josephine Baker
(1906-1975) s'y produit le 14 janvier 1926. Il compose également des
revues pour le Berliner Metropoltheater.

Le bâtiment actuel du
Nelson-Theater. Le restaurant
«Sans-Soucis» au rez-de-chaussée
et un cinéma au premier étage.
En 1933 il doit fuir le nazisme. Après avoir séjourné à
Vienne et Zürich, il fonde une nouvelle troupe à Amsterdam. Après
l'occupation de la Hollande par les troupes fascistes, il est interné au
camp de concentration de Westerburg
En 1949 il est de nouveau à Berlin et redonne vie à la
Nelson-Revue-Gastspiel. Il est décoré de la croix du mérite national en
1953. En 1959, le «Paul Lincke-Ring» qui récompense tous les deux ans un
compositeur de musique légère lui est décerné

Affiche annonçant une fête pour les 70 ans
de Rudolf Neslon, organisée par la RIAS
(association radiophonique germano-américaine)
Catalogue des oeuvres
Ne nombreuse chansons, des musiques de film, des
vaudevilles etc. et entre autres :
- Chauffeur ins Metropol !, revue
- Hoheit amüsiert sich, revue
- Wenn die Nacht beginnt, revue
- Karussell, revue
- Seifenblasen, revue
- Was träumt Berlin ?, revue
- Die Peruanerin, revue
- Halloh, halloh, revue
- Zwölf Monate, revue
- Total Manoli, revue
- Bitte zahlen !, revue
- Wir stehn verkehrt, revue
- Confetti, revue
- Madame Revue, revue
- Es geht schon besser, revue
- Die Nacht der Nächte, revue
- Du u. ich, revue
- Die Lichter v. Berlin, revue
- Quick, revue
- Der rote Faden, revue
- Glück muß man haben, revue
- Es hat geklingelt, revue
- Etwas für Sie, revue
- Rudolf Nelson erzählt, revue
- Miß Dudelsack, operette sur un livret de F. Grünbaum et H.
Reichert
- Der Damenkrieg, opérette
- Incognito, opérette
- New York-Berlin, opérette
- Die Damen vom Olymp, opérette
- Die tanzenden Fräuleins.
Bibliographie
- KELLER O.,
Die Operette. Wien 1926
- WESTERMEYER K.,
Die Operette im Wandel der Zeiten. München 1931
- BERNAUER R.,
Das Theater meines Lebens. Berlin 1955
- SCHAEFFERS W., Tingeltangel. Ein Leben fü die Kleinkunst. Hamburg
1959
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