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Né à Paris vers 1640, mort à Paris en
1708.
Il est le fils de Pierre Mignon,
cordonnier et valet de chambre du Prince de Condé.
Il est admis à la maîtrise de
Notre-Dame de Paris et en sort en 1654, muni d'une bourse pour continuer ses
études au collège de Fortet.
Vers 1660, il est maître de chapelle
à la cathédrale de Senlis. Dans les mêmes années, il est ordonné prêtre.
En 1663, il échoue au concours ouvert
afin de pourvoir une charge de sous-maître à la chapelle royale. Henri Du Mont
et Pierre Robert obtiennent les postes.
Le 30 août 1664, il est nommé maître
de chapelle (symphoniarque) à Notre-Dame de Paris.
Le 3 juin 1682, il obtient la charge
de sous-diacre à Saint-Denis-du-Pas de Paris (sise derrière Notre-Dame, à
l'emplacement de l'actuel square Jean XXIII, elle fut démolie en 1813).
La même année, il participe à un
concours de poésie en l'honneur du roi.
En 1683, il est autorisé à utiliser
un petit orgue dans le chœur pour certaines occasions et parties liturgiques
Avant 1686, il obtient une charge de
sous-diacre à Saint-Jean-le-Rond, église également détruite aujourd'hui, qui
était accolée à Notre-Dame de Paris.
L'année suivante il échoue de nouveau
à entrer à la chapelle royale : Nicolas Goudimel, Guillaume Minoret, Pascal
Colasse, Michel-Richard de Lalande y obtiennent les postes de sous-maîtres de
musique.
Le 5 février 1687, il est vicaire de
la chapelle Saint-Aignan (une autre église de la cité, au nord de
Notre-Dame).
Il quitte sa charge le 21 juin 1694,
dans laquelle il est remplacé par André Campra. Il reçoit alors le canonicat et
une semiprébende à la chapelle Saint-Aignan.
Il reste actif comme conseiller dans
la révision des livres liturgiques et comme compositeur jus'à sa mort.
Catalogue des œuvres
- Nombreuses œuvres (psaumes, motets, Te Deum...) citées
par le « Mercure Galant » (1679-1783) sont perdues.
- 1664, Airs à quatre parties.
- 1676, Missa « Iterum dico, gaudete
» à 4 voix.
- 1678, Missa « Gaudete in Domino semper
» à 4 voix.
- 1678, Missa « Vinea nostra floruit
» à 6 voix.
- 1682, Missa in honorem Divi Joannis Baptistae « Joannes est nomen ejus
» à 5 voix.
- 1686, Missa « Psallite sapienter »
à 4 voix.
- 1707, Missa « Lætitia sempiterna
» à 4 voix.
- 1660, 7 airs, à
2 voix.
- 1707, Missa « Magnificate Dominum mecum
» à 5 voix, 2 chœurs ad libitum [perdu].
Éditions et bibliographie
- Forst Inge (éditrice
scientifique), Jean-Mignon
: les messes
(avec la participation de Günther Massenkeil). « Anthologie
: Musiques de maîtrises de France », Éditions du Centre de
Musique Baroque de Versailles, Versailles 2010 [xcix-239 p. ; Missa «
Iterum dico, gaudete » ; Missa « Gaudete in Domino semper »
; Missa « Vinea nostra floruit » ; Missa in honorem Divi Joannis Baptistae « Joannes est nomen ejus
» ; Missa « Lætitia sempiterna »].
- Abraham du Pradel [Nicolas de Blégny],
Le livre commode des adresses de Paris
pour 1692. Paris 1692 ; Edouard Fournier, Paris 1878.
- Carlez Jules (1836-1922),
Le puy de musique de Caen (1671-1685). Le Blanc-Hardel, Caen 1886.
- Chartier François-Léon
(1861-....), L'ancien chapitre de Notre-
Dame de Paris et sa maîtrise d'après les documents capitulaires
(1326-1790). Paris 1897 ; Minkoff Reprint, Genève 1977.
- Benoit Marcelle (1921-....),
Versailles et les musiciens du roi, 1661–1733 : étude
institutionnelle et sociale. Picard, Paris 1971 [474 p.].
- Taitz-Desouches Danièle,
Jean Mignon (1640–1710): maître de chapelle de
Notre Dame de Paris. Dans « Recherches sur la musique française
classique » (xiv) 1974, p. 82-153.
- Benoit Marcelle et Dufourcq
Norbert, Les musiciens de Versailles. Dans
« Recherches sur la musique française classique » (xv)
1975,
p. 155-190.
- Durosoir Georgie, L'air de cour en France, 1571–1655.
Liège 1991.
Jean-Marc Warszawski 12 mai 2011
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