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Marteau Henri
1874-1934

Né à Reims, 31 mars 1874, mort à Lichtenberg, 3 octobre 1934.

Catalogue des œuvres ; bibliographie.

Le grand-père est commerçant et maire adjoint de Reims, son père, Charles Marteau, propriétaire d’une usine de textile est un violoniste amateur, sa mère, Clara Louise Dorothée Schwendy a étudié le piano avec Clara Schumann. À la maison, milieu riche et bilingue français allemand, on joue de la musique de chambre, des musiciens sont invités. Son parrain est le pianiste Francis Planté.

Il commence l’apprentissage du violon à l’âge de cinq ans, avec Frederick August Bünzli (1820-1901), puis deux ans plus tard avec Hubert Léonard (1819-1890).

Enfant prodige, il se produit en public à Reims sans un concerto d’Hubert Léonard, et à Vienne dans le concerto en sol mineur de Max Bruch.

En 1884. Charles Gounod, ami de ses parents, aurait composé à son attention l’offertoire et un interlude de sa messe à la mémoire de Jeanne d’Arc (créé à la cathédrale de Reims en 1887). Il se produit à Vienne en 1888, sous la direction de Hans Richter. Il se produit à Londres en 1889.

Henri Marteau, Concerto pour violoncelle, Beethoven Orchester, München.

Il intègre la classe de Jules Auguste Garcin (1830-1896) au Conservatoire de Paris en 1891. Il obtient le premier Prix de piano l’année suivante.

De 1893 à 1899, Henri Marteau tourne aux États-Unis d’Amérique, en Scandinavie, en Russie et en Europe de l’Est. Le 15 décembre 1893,il crée le concerto pour violon de Johannes Brahms au Carnegioe Hall de New York.

À l’automne 1894, il rend visite à Edvard Grieg à Bergen et interprète le concerto pour violon de Johannes Brahms (création suédoise). En janvier 1895, il donne de nombreux concerts en Norvège et en Suède, où il se rapproche des compositeurs Karl Valentin (1853-1918), Tor Aulin (1866-1914), et Wilhelm Stenhammar (1871-1927), qui lui dédient des oeuvres, ainsi que d’autres compositeurs tels Karl Nielsen (1865-1931) ou Christian Sinding (1856-1941).

Goran Olsson-Follinger, Polka en la mineur, par Henri Marteau.

 

Johann Sebastian Bach, Partita no 3 en mi majeur, BWV 1006, I. Prélude, par Henri Marteau.

Il enseigne à Reims jusqu’en 1900, puis à partir de 1900 au conservatoire de Genève (Max Reger est l’un de ses élèves), la même année, il se marie, à Genève, avec Agnes von Ernst, de nationalité allemande, leur fils Jean sera un écrivian connu en Suisse. Par ailleurs, Martesu devient correspondant de l’Académie royale de musique de Suède.

Il collabore étroitement avec Tor Aulin. Ils donnent des concerts de musique suédoise, à Genève en 1903 et en Allemagne dans sept villes différentes en Allemagne (1909-1910). Ils s’emploient à diffuser les œuvres de Franz Berwald (1796-1868), et créent un fonds pour encourager l’exécution de la musique suédoise, en 1909.

En 1908, il est nommé professeur à la Hochschule für Musik de Berlin en remplacement de Joseph Joachim décédé l’année précédente.

Après avoir divorcé d’Agnes von Ernst, il se remarie en 1910 avec une de ses élèves allemandes, Blanche Hirsekorn. Ils auront trois filles, Raymonde, Marcelle et Blanchette et un fils, Eugen Hendrik.

En 1911, il se fait construire une villa à Lichtenberg, dans  laquelle il s’installe en 1913.

Il organise des festivals de musique suédoise  à Dortmund en 1912 et à Stuttgart en  1913.

Hernri Marteau, Quatuor à cordes no 2, opus 9, par le Praetorius Quartet.

Pendant le premier conflit mondial, de nationalité française, il perd son poste le 30 septembre 1915, il est assigné à résidence dans sa maison de Lichtenberg. Des appuis hauts placés en Suède lui permettent d’émigrer  en automne 1919, il reçoit par décret royal un passeport diplomatique suédois. Il obtient la nationalité suédoise. Jusqu’en 1921, il est second chef de l’orchestre de Göteborg, puis en 1923 l’Orchestre symphonique de Malmö, où il pense pouvoir recruter des musiciens allemands au chômage.  Mais son projet échoue en raison de protestations syndicales sur les salaires.

Il reprend une série de tournées.

Il est sociétaire de l’Académie royale de Suède en 1920.

De 1921 à 1924, il enseigne à l'Académie allemande de Prague.

En 1926-1927, il enseigne au Conservatoire de Leipzig. En 1926, il donne un concert à Jérusalem.

De 1928 à 1934, il enseigne au Conservatoire de Dresden.

Il joue pour la dernière fois à Stockholm en avril 1934, il a donné plus de 8 500 concerts.

Pablo de Sarasate, Fantaisie sur « Carmen », par Henri Marteau opus 25.

 

Catalogue des œuvres

1891, Andante, pour violon et orchestre, dédicacé à la mémoire de son cher et grand maître H. Léonard.

1892, Messe solennelle en do majeur.

1893, La Voix de Jeanne d’Arc, pour solistes, chœur et orchestre.

1899, Quatuor à cordes en si♭majeur.

1899, Quatuor à cordes en la majeur.

1890, opus 1, Six mélodies sur des textes français.

1903, opus 3, Fantasiestück, pour violon et orchestre.

S.d., opus  4, Deux Chants religieux, 1. Pater noster, pour basse et orgue, 2. Ave Maria, pour voix, violon, harpe et orgue

1904, opus  5, Quatuor à cordes no 1, en ♭ majeur, dédicacé à ses amis Eug. Raymond, W. Pahnke et Ad. Rehberg.

1895, opus 6, trois poèmes d’Heinrich Heine.

1904, opus  7, Concerto, pour violoncelle, en si♭ majeur.

1905, opus  8, Chaconne, pour alto et piano, dédicacée à Theophile Edouard Laforge.

1905, opus  9, Quatuor à cordes no 2, en majeur, dédicacé à Robert Bignell im Andenken an unsern Meister H. Leonard zugeeignet.

S.d., opus  10, Acht Lieder mit Begleitung von Streichquartett, 1. « An Agnes (Nikolaus Lenau), et sur des textes d’Agnes Marteau (épouse du compositeur) 2. « Thränentropfen », 3. « Als die Liebe kam », 4. « In dem Garten meiner Seele », 5. « Liebeslied », 6. « Sonnenlied », 7. « Träume », 8. « Herbst ».

1912, opus  12, Trio à cordes, en fa mineur, dédicacé à Max Reger, 1. Allegro energico, 2. Improvisation: Grave con gran espressione, 3. Intermezzo: Allegro molto moderatoTempo di ValsePresto, 4. Finale: Tema con variazioni.

1908, opus  13, Quintette, pour clarinette et quatuor à cordes.

1912, opus 15, suite en la majeur, dédicacée à l'Académie royale suédoise de Musique.

1922, opus 16, Chants pour chœur masculin.

1921, opus  17, Quatuor à cordes no 3 en do majeur, Comodo, 2. Hymne an den Schmerz : Molto adagio, 3. Scherzo: Allegro, 4. Finale:Adagio.

1921, opus  18, Concerto en do majeur pour violon et piano.

1916, opus  19c, Huit mélodies pour chant avec accompagnement de piano, sur des textes de Sully Prudhomme (1839-1907) et de François Coppée (1842-1908), 1. Pluie, 2. À Douarnenez en Bretagne, 3. Ritournelle, 4. Matin d'octobre, 5. Chanson de mer, 6. Vitrail, 7. Pitié des choses, 8. Dans la rue, le soir.

1922, opus  20, Sérénade pour 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, clarinette basse, 2 bassons, 1.  Entrata: Allegro aperto, 2. Adagietto: Lento, 3. Scherzino: Allegro giocoso, 4. Tema con variazioni.

1917, opus 21, L’apparition de l’ombre de Samuel à Saul, sur un texte d’Alphonse de Lamartine, pour solistes et orchestre.

s.d., opus 22, Chants spirituels pour chœur d'enfants. ou féminin.

1918, opus  23,  Trois compositions pour orgue, 1. Prélude et Passacaille, 2. Prélude et Fugue, 3.  Introduction et Fugue méditative.

1919, opus 25, 24 caprices pour violon, en 6 cahiers.

1922, opus 26, Meister Schwalbe, opéra sur un livret de Richard Batka.

1923, opus  27, Fantaisie pour orgue et violon.

1923, opus  28, Acht Gesänge mit Klaviebegleitung, 1. « Stille Fahrt », 2. « Die Eichbäume », 3. « Abendlied », 4. « Empor ! », 5. « Gipfelndes Glück », 6. « Regenlied », 7. « Hütet euch », 8. « Liebesnacht ».

1923, opus  29, Drei geistliche Gesänge für 1 Mittelstimme mit Orgelbegleitung.

1922, opus  30, Symphonie en mi majeur.

1923, opus  31,  Fünf Schilflieder von Nikolaus Lenau, für Bariton mit Begleitung des Klaviers und Bratsche, 1. « Drüben ging die Sonne scheiden », 2. « Trübe wird's, die Wolken jagen », 3. « Auf geheimem Waldespfade », 4. « Sonnenuntergang », 5.  « Auf dem Teich. », créés à Malmö, en février 1923, par Heinrich Rehkamper (baryton) Christian Christiansen (piano), Henri Marteau (alto).

1924, opus  32, Terzetto, pour flûte, violon et alto, 1. Allegro giocoso, 2. Andante quasi adagio, 3. Tempo di Valse lente, 4. Allegro con Marcia.

s.d., opus 33, Trois chants pour choeur mixte.

1926, opus  35, Sonata fantastica per il violino solo, dédicacée à Blanche [Marteau], 1. Andante sostenuto, 2. Vision - Andante con sentiment, 3. (Rondo) - Allegro vivo.

1926, opus 38, Notre père, pour chœur mixte.

1930, opus 42, Partita pour flûte et alto.

1931, opus 43, Divertimento pour flûte et violon, 1. Intrada, 2. Canzone, 3. Dansa,  4. Pastorale, 5. Finale.

1930, opus 44, Préludes pour violon seul.

1934, opus 45, Quatre dances, pour orcherstre.

Bibliographie

Cotte Roger, Compositeurs français émigrés en Suède. Université de Paris, 1962.

Weiss Günther, Henri Marteau Gedenkjahr 1984 : 110. Geburtstag 31. März 1984, 50. Todestag 4. Oktober 1984. Schneider, Tutzing 1983.

——, Katalog der Henri-Marteau-Ausstellung der Bayerischen Staatsbibliothek in München. Schneider, Tutzing 1984.

——, Der große Geiger Marteau (1874-1934) : ein Künstlerschicksal in Europa. Schneider , Tutzing 2002.

Bangerter Klaus, Henri Marteau als Komponist im Spiegel der Kritik : eine Studie zum Begriff der « Einheit » in der Musikkritik um 1900.  Schneider, Tutzing 1991.

Daffini Carole, Der Fall Marteau. Dans « Comparativ : Zeitschrift für Globalgeschichte und Vergleichende Gesellschaftsforschung » (Vol 4, no 3) 1994.

Huybrechts  Dominique, 1914-1918 : musiciens dans les tranchées : compositeurs et instrumentistes face à la Grande Guerre. Bruxelles, Racine, 2014.

Marteau Blanche, Henri Marteau : Siegeszug einer Geige. Schneider, Tutzing 1971.

Rigaudière  Marc, Henri Marteau, violoniste et compositeur. Dans « Cahiers rémois de musicologie » (no 1), Presses universitaires de Reims, décembre 2003.

Wirz  Ulrich, Henri Marteau : Leben und Vermächtnis. Bayreuth 2009.

Schönweiß Wilfried, Henri Marteau :Künstler und Mensch (1874-1934). Dans « Confessio Augustana » (4) 1911.

 

Discographie

Henri Marteau, Lieder, Vesselina Kasarova (mezzo-soprano), Galina Vracheva (piano) + Dietrich Fischer-Dieskau, Günther Weißenborn (piano) et Franz Schmidtner (alto). Solo musica 2017.

Enregistré au Radiostudio de Zürich les 19-21 avril 2017, 8-10 août 2017, et Hamburg, NDR, 2 octobre 1956.

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Jean-Marc Warszawski
1er mars 2019

© Musicologie.org 2019.

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Mercredi 6 Mars, 2019