À propos du site
Statistiques du site
S'abonner au bulletin
Liste musicologie.org
Collaborations éditoriales

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Iconographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Petites annonces
Téléchargements

Vu et lu sur la Toile
Logiciels
Presse internationale
Forums et listes

Colloques & conférences
Universités françaises
Universités au monde
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

Rechercher sur rEm

Exact

Résultats/page

Bulletin Officiel
Journal Officiel
Bibliothèque de France
Library of Congress
British Library
ICCU (Opac Italie)
München (BSB)
BN Madrid
SUDOC
Pages jaunes
Presse internationale


S'abonner au bulletin (courriel vide)
Liens vers des dictionnaires et des collections de notices en ligne

| a | b | c | d | e | f | g | h |i | j | k | l | m |
| n | o | p | q | r | s | t | u | v | w | x | y | z

 ibn Hindu
v. 954-1019 ou 1029
Abu l’Faray Ali ben al-Husayn ben Hindu

Secrétaire de chancellerie, littérateur, poète et médecin. Il est versé dans la connaissance des auteurs de la Grèce antique. Né à Rayy, éduqué à Nishpur, il a comme maître Abu l’Hayr al-Hassan ibn Suwar ibn al-Hommar (mort après 1017), philosophe, médecin et traducteur du syriaque. Il raconte qu’un adversaire de la médecine vint voir son maître pour un mal de tête qui le tourmentait. Ibn al-Hammar lui conseilla de rentrer chez lui, de poser la tête sur le livre dans lequel il attaquait la médecine, et d’attendre que Dieu lui vienne en aide

Éctits relatifs à la musique

L’énumération de ce que le médecin doit savoir pour atteindre la perfection dans son métier (8e livre du Kitab miftah at-tibb)

Extraits (traduction A. Shiloa)

Galien, en voulant rendre la médecine importante fit du médecin un philosophe. J’ai discuté de cela avec mon maître Abu l’Hayr et nous avons trouvé de l’injustice en ce propos. En effet, le médecin est celui qui contribue au maintien de la santé des corps humains alors que le philosophe est celui qui embrasse la réalité des choses existantes et qui fait de bonnes actions (...) en ce qui concerne la science musicale, elle entre dans l’art de la médecine d’une certaine façon. Théon d’Alexandrie avait rapporté au nom d’Hippocrate que les anciens guérissaient les malades avec des mélodies et en jouant un instrument de musique nommé (lyre) et en soufflant dans un ins-trument à vent. Cependant, je dirai que la médecine ayant appliqué cette méthode a disparu étant donné qu’Hippocrate malgré son éminence ne la connaissait pas lui-même, mais seulement il s’en remettait aux anciens qui l’avaient précédé. Si nous devions donc nous occuper à tirer au clair son essence et à le mettre en application, il nous faudrait des siècles et des générations pour aboutir aux résultats nécessaires. Il faut en l’occurrence que nos paroles soient conforment à la médecine hippocratique telle qu’elle existe chez nous. Par conséquent nous pouvons admettre que même si les subtilités de la science musicale et ses parties cachées grâce auxquelles les philo-sophes guérissaient les malades nous échappent et nous sont inaccessibles ses évidences et ses aspects manifestes ne nous échappent pas. Nous savons en effet de façon générale qu’il y a ici une espèce de mélodie ou sonnerie, d’air d’un instrument à vent, de rythme qui provoque la tristesse, un autre qui provoque la joie, un autre qui apaise et qui calme, un autre qui suscite le trouble et l’inquiétude, un qui fait veiller et un autre qui endort. En outre, souvent nous ordon-nons en soignant les bilieux, l’emploi des modes musicaux correspondant à leur état et pouvant leur faire du bien. Cela n’implique pas pour autant que le médecin s’occupe lui-même de sonne-rie, du jeu d’instrument à vent, et de la danse ; bien plus, la médecine s’appuie sur bien d’autres services comme celui du pharmacien, du chirurgien saigneur, et du poseur de ventouses. Elle a recours en effet à leur assistance et dépend d’eux dans tous les soins précipités. Il est de même du musicien auquel on demandera assistance pour les besoins se rattachant à ce domaine. La plupart des arts sont basés sur le même principe. En effet, le cavalier n’est pas tenu à manufactu-rer la selle et la bride mais il emploie en cela le secours du sellier. Et le scribe ne doit pas fabri-quer l’encre et le papier, l’orfèvre n’a pas besoin de construire les maillets et les soufflets. Sans cette assistance, la vie d’un seul homme serait trop courte pour suffire à l’achèvement d’un art et du progrès dans une science ou dans un métier.

Manuscrits

  • Ms. I, 981, Köprülü kütüphanesi, Istanbul VIIIe siècle, f. 1-76, chapitre 8, f. 26b-29a

Éditions

  • YAKUT UDABA (XIII), le Caire 1936, p. 136-146, poèmes
  • IBN ABI USAYBI’A., Uyun, Beyruth 1965, p. 429-435, poèmes
  • SHILOAH AMNON, dans «Israel Oriental Studies» (II), Tel-aviv University [trad. française]

Jean-Marc Warszawski
Novembre 1995-15 juillet 2006


Références / musicologie.org 2006