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Pavel Haas
1899-1944

Pavel Haas

Né le 21 juin 1899 à Brno (Brünn) dans la province de Moravie sous l'empire austro-hongrois, assassiné à Auschwitz (Oświęcim) le 17 ou 18 octobre 1944.

Son père, marchand de chaussures prospère, Zikmund Haas est tchèque, sa mère est russe (née Epstein).

Il fréquente l'école allemande, puis achève ses études dans une institution tchèque. Il apprend le piano et compose ses premières esquisses dès l'âge de treize ans.

En 1917, il entre à l'école de musique du Brněnská Beseda (Cercle de Brno), d'obédience tchèque, fondé en 1860, en concurrence avec la Brünner Musikverein allemande créée en 1862. Il y suit les cours d'Anna Holubová pour le piano et de Jan Kunc pour la théorie.

Recruté par l'armée autrichienne au cours de la Première Guerre mondiale, il évite de partir au front.

Il reprend ses études musicales après le conflit au nouveau Conservatoire dans les classes de Jan Kunc pour la composition et de de Vilém Petrželka pour le contrepoint.. Il suit, d'octobre 1921 à juin 1922 le séminaire de Leoš Janáček en vue d'obtenir sa maîtrise.

Il est peu de temps répétiteur adjoint à l'opéra de Saabrück, puis revient à Brno, ou il donne des cours particuliers de musique, bien qu'il soit associé à l'affaire de son père, il enseigne également dans une école juive de Brno.

Attiré par le monde du théâtre par son frère acteur, et son oncle maternel Michael Epstein, metteur en scène à Vienne, il compose pour la scène, le cinéma, et la radio.

Il se marie en octobre 1935 avec Soňia Jacobsonová, un médecin, ex épouse de Roman Jakobson. Ils ont une fillle.

Sous la dictature nazie, il aurait divorcé, ou simulé le divorce, pour épargner sa femme et sa fille.

Il est arrêté le 2 décembre 1941 et déporté au ghetto de Terezín (Theresienstadt). Il a entre autres, comme compagnons de détention, Karel Ančerl, Viktor Ullmann, Gideon Klein., Karel Berman, Hans Krása. Il est transféré au camp d'extermination d'Auschwitz le 16 octobre 1944, où il aussitôt gazé.

De cette période tragique, trois compositions sont conservées : un chœur d'hommes, daté du 30 novembre 1942, quatre chants sur des poèmes chinois, pour Karel Berman, daté de février 1944, et l'étude pour orchestre à cordes, dont Karel Ančerl, rescapé a retrouvé les parties, sauf celle des contrebasses, à Terezín, dont la restitution a été confiée à Lubomír Peduzzi.

Il n'a attribué que 18 numéros d'opus sur la cinquantaine de ses compositions, souvent inachevées.

Pavel Haas, Suite opus 13 pour piano (1935), Praeludium, Con molta espressione, Danza, Pastorale, Postludium, Dennis Russell Davies (piano)

 

Pavel Haas, Ouverture, pour la radio de Brno, opus 11, pour récitants, quatuor vocal masculin et petit orchestre. Tomas Komarek (récitant) ; Miroslav Drabek (récitant), Martin Hlavac (récitant), Igor Chmela (récitant), Viktor Bycek (ténor), Jiri Tomaschko (ténor), Jaromir Belor (baryton), Vratislav Vinicky (basse), Orchestre philharmonique de Prague, Jiri Belohlavek (direction).
 

Pavel Haas, Scherzo mélancolique, opus 5 (1921), Orchestre philharmonique de Prague, sous la direction d'Israel Yinon.

 

Pavel Haas, Quatuor à cordes no 2 opus 7 (version avec percussions) I. Andante, II. Andante, III. Largo e misterioso, IV. Vivace e con fuoco, Pavel Haas String Quartet, Colin Currie, percussions

 

Pavel Haas, Suite pour hautbois et piano (1939), Vilém Veverka (haubois), Ivo Kahánek (piano)

Catalogue des œuvres

1918-1919, opus 1, 6 písní v lidovém tónu (6 chants dans le style populaire), pour soprano, piano ou orchestre.

1919-1920, opus 2, 3 písně (3 chants), pour soprano ou ténor, sur des poèmes de J. S. Machar.

1920, opus 3, Quatuor à cordes no 1.

1920-1924, musique de scène pour R.U.R de K. Čapek.

1921, opus 4, Čínské písně (chants chinois) pour alto et piano.

1921, opus 5, Zesmutnělé scherzo, (Scherzo mélancolique), pour orchestre.

1923, musique de scène pour Konec Petrovských de Q. M. Vyskočil.

1923, musique de scène pour Wozzek de Georg Büchner.

1923, opus 6, Fata Morgana, sur un poème de R. Tagore, pour ténor et quintette avec piano.

1925, musicuqe de scène pour Primus Tropiens de Z. Němeček.

1925, musique de scène pour Pulcinellovo vítězství de B. Zavadil.

1925, musique de scène pour Veselá smrt de N. Jevrejnov.

1925, opus 7, Quatuor à cordes no 2, avec jazz band ad libitum, « z opicích hor » (des montagnes des singes).

1927, opus 8, Vyvolená (L'Élu), su run poème de J. Wolker, pour ténor, flûte, cor, violon et piano.

1928, musique de scène pour Černý troubadúr.

1928-1929, opus 9, Karneval, sur un poème de D. Chalupa, pour chœur masculin.

1929, opus 10, Quintette à vents.

1931, opus 11, Ouverture, pour la radio de Brno, pour récitant, quatuor vocal masculin et petit orchestre.

1932, opus 12, Psaume xxix, pour baryton, chœur féminin, orgue et orchestre.

1933, musique pour le film Život je pes, de Hugo Haas et Martin Fric.

1934, musique pour le film Mazlíček.

1934-1937, opus 3, Šarlatán (Le charlatan), opéra tragi-comique en trois actes sur un livret du compositeur, créé à Brn le 2 avril 1938.

1935, opus 13, Suite pour piano : Praeludium, Con molta espressione, Danza, Pastorale, Postludium. .

1936, opus 14, Suite de Šarlatán.

1936, Šeptem pour piano.

1937, Kvočna.

1937, Pastorale pour piano.

1938, Od večera do rána, arrangement de chants populaires slovaques pour voix et orchestre.

1938, opus 15, Quatuor à cordes no 3.

1939, Suite, pour hautbois et piano.

1940, opus 18, 7 písní v lidovém tónu (7 chansons dans le style populaire), sur des poèmes de F. L. Čelakovský, pour soprano ou ténor et piano.

1941 (entre 1941 et 1944) Variations pour piano et orchestre à cordes.

1941 (entre 1941 et 1944), Advent, pour mezzo soprano ténor, flûte, clarinette et quatuor à cordes sur des textes de F. Halas et d'un déporté de Terezín.

1941, Symphonie (inachevée, 2 mouvements).

1942, Al s'fod (Ne te lamente pas), sur un poème de D. Shimoni, pour chœur masculin.

1943, Étude pour orchestre à cordes.

1944, 4 písně na slova čínské poezie (4 chants sur des poèmes chinois), transcrtis par B. Mathesius, puor bayton et pinao.

1944, Partita ve starém slohu (Partita en style ancien).

s.d., Requiem pour solistes, chœur et orchestre (inachevé).

Bibliographie

Du Closel Amaury, Les voix étouffées du IIIe reich, Entartete musik. Actes Sud, arles 2005

Lemaire Frans C., Le destin juif et la musique : Trois mille ans d'histoire. Fayard, Paris 2001.

Witthoefft Cornelis (1964-....) (éditeur), Komponisten in Theresienstadt. Initiative Hans Krása, Hamburg 2001.

Peduzzi Lubomír (1918-....), Pavel Haas : Leben und Werk des Komponisten (traduction allemande par Thomas Mandl), von Bockel, Hamburg 1996

Karas Joža, La musique à Terezín. Gallimard, Paris 1993.

Zeitoun Sabine et  Foucher Dominique, Le masque de la barbarie : le ghetto de Theresienstadt 1941-1945 (préface par MIlan Kundera). Centre d'histoire de la Résistance  et de la déportation, Lyon 1988.

 

Jean-Marc Warszawski
4 juillet 2014
Révision de la mise en page 15 août 2017

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Lundi 16 Octobre, 2017