rectangle

musicologie

Biographies musicales

rectangle_actu

rectangle

rectangle

bandeau bio

S'abonner au bulletin

 

Canteloube Joseph
Marie-Joseph Canteloube de Maleret
1879-1957

 

 

 

 

Né le 21 octobre 1879 à Annonay, mort le 4 novembre 1957 à Grigny.

Il est issu d'une famille bien établie d'Auvergne. Son père est directeur de la succursale de la banque la « Société Générale » d'Annonay. Sa mère, Marie Garidel,  fille de médecin, bonne pianiste, organise des concerts.

Dans une note autobiographique autographe conservée au Département de la musique de la Bibliothèque nationale de France (Rés. F 1665 (9), Joseph Canteloube raconte :

    À 4 ans ½, je commence l'étude de la musique et du piano avec une vieille dame, Amélie Doetzer, qui avait été l'élève chérie ( et même plus que cela ! ) de Chopin. Elle possédait d'inestimables souvenirs du poète du piano, entre autres le manuscrit de la fameuse méthode de piano, qu'il lui avait donné en gage de son affection. C'est sur cette méthode (que, seul, j'ai vue) que je travaillai chez Amélie Doetzer. Celle-ci ne donnait de leçons qu'à moi et me transmit ainsi l'enseignement quasi direct de Chopin, les secrets de sa technique et de son interprétation.

Amélie Doetzer appartient sans aucun doute à la famille du Doetzer d'Annonay, qui faisait le commerce des pianos, et qui apparaît dans les registres de la firme Pleyel au cours des années 1830-1840. Rien ne confirme qu'elle fut une élève de Chopin, quant aux autres affirmations, elles relèvent certainement plus de la fantaisie que des faits démontrables1.

À l'âge de huit ans, il suit des cours de violon avec un certain Manchovet.

En 1891, son père l'inscrit à l'école Saint-Thomas-d'Aquin à Oulins, près de Lyon, ce qui interrompt brutalement ses études musicales avec Émilie Doetzel et Manchovet.

Ses premières compositions, des variations pour piano, Pensées d'automne ou Rêveries (opus 1), datent de 1893.

Son père meurt en 1896.

Après son baccalauréat de philosophie, il passe plus d'un an avec sa mère, dans la propriété familiale paternelle, à Bagnac. En 1899, elle lui obtient un emploi à la Société Générale de Bordeaux, qu'il abandonne après six mois. Sa mère meurt en 1900.

En 1901, il se marie avec Charlotte Marthe Calaret, à Malaret, et entame le collationnement des chants populaires du Quercy et d'Auvergne.


Pastourelle , Malurous qu´o uno fenno, Brezariola, extraits de « Chants d'Auvergne », par Dawn Upshaw

En 1902, grâce à l'entremise du père Fayard, qui collaborait à l'organisation des concerts avec sa mère, Canteloube fait la connaissance de Vincent d'Indy, et devient son élève par correspondance.

En 1903, ses fils,  Pierre et Guy, des jumeaux, naissent.

En 1906, il s'installe à Paris, afin de suivre les cours de composition de la Schola Cantorum, dirigée par d'Indy. Il intègre l'établissement en 1907.

Il se lie d'amitié avec Déodat de Séverac

La même année, l'exécution de Dans la montagne, une suite pour violon et piano, est un succès. Il publie également ses premières harmonisations de chants populaires dans les deux volumes des Chants populaires de Haute-Auvergne et Haut-Quercy.

En 1908, il commence la composition de son œuvre lyrique, Le Mas, qui sera acheveé en 1926.

Au début de la Première Guerre mondiale, il retourne à Malaret. Enrôlé par l'armée, cantonné à Montauban., il est secrétaire pendant trois ans.

Après la guerre, il ne souhaite pas revenir à Paris. Pendant un an, il donne des cours à Henri Sauguet, qui sera son unique élève.

En 1923, il publie le premier des cinq volumes de ses Chants d'Auvergne, pour voix et piano.

En 1924, il est à Paris pour présenter une série de concerts, au cours desquels il interprète Scarlatti, Corelli, Déodat de Séverac, Albert Roussel. Puis il tourne en Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne, Pays-Bas, Tchécoslovaquie.

En 1925, avec Louis Bonnet, directeur de « L'Auvergnat de Paris » et un des chroniqueurs du journal, le traducteur et poète Camille Gandilhon Gens-d'Armes (1871-1948), il crée le groupe « La Bourrée », dont le but est de promouvoir le folklore auvergnat.

En 1926, son, opéra Le Mas, obtient le prix Heugel. Il est donné à l'opéra de Paris en 1929.

Dans les années 1930, Étienne Clémentel (1864-1936), qui cumule de nombreuses charges politiques nationales et régionales, dont la Présidence de l'Assemblée du Puy-de-Dôme, lui demande de composer une œuvre glorifiant les héros de l'indépendance gaéliques. En 1933, Canteloube compose le drame lyrique Vercingétorix.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il occupe, à partir de juin 1940, des fonctions auprès du gouvernement de Pétain à Vichy, écrit dans « L'Action française », et produit des émissions de chants folkloriques pour la radio, avec notamment Christian Selva.

En 1944-1945, il organise avec la cantatrice Geneviève Rex (1906-2002), une série de concerts, consacrés aux chants régionaux.

En 1948, il effectue une tournée de conférences dans les universités américaines, avec Roger Blanchard qui harmonise également des chants populaires.

En 1949, il publie une Anthologie des chants populaires français.

À partir de 1950, il travaille à son troisième opéra, Cartacálha.

Il publie en 1952, une Anthologie des chants populaires franco-canadiens.

Il rédige une biographie de Déodat de Séverac, qui ne sera publiée qu'en 1984, et une de Vincent D'Indy, Vincent d'Indy : sa vie, son œuvre, son action, publiée en 1951.

Notes

1. Eigeldinger Jean-Jacques, Chopin et Pleyel. Fayard, Paris 2010, p. 326

Catalogue des œuvres

  • 1893, Rêverie (Pensée d'automne), pour piano
  • 1900, Marche funèbre, pour piano
  • 1901, Clair de lune, pour chant et piano, sur un pème de Paul
  • 1902, Sérénade, pour chant et piano, sur un poème de Théophile Gauthier
  • 1902, Tristesse, pour chant et piano, sur un poème de Paul Verlaine
  • 1902, Un grand sommeil noir, pour chant et piano, sur un poème de Paul Verlaine
  • 1902, Viens sur ce coeur, pour chant et piano, sur un poème de C. Furster
  • 1903, Colloque sentimental, pour chant et  quatuor à cordes, su un poème de Paul Verlaine (aussi version pour violon et piano)
  • 1903, En sourdine, pour chant et piano, sur un poème de Paul Verlaine
  • 1903, Green, pour chant et piano, sur un poème de Paul Verlaine
  • 1904, Humoresques, d'après Paul Verlaine et Robert Schumann), pour piano
  • 1904-1905, Dans la montagne, 4 mouvements de suite, pour violon et piano (révision 1933)
  • 1906, Jubilate Deo omnis terra, à 4 voix
  • 1907, Musique de scène pour « La cathédrale », pièce en deux actes de Roger Frène et Henri Bourjade
  • 1907 ; Chants populaires de Haute-Auvergne et Haut-Quercy, (2 séries) pour chant et piano
  • 1908, Ballade familière du grillon captif, pour chant et piano, sur un poème de L. Espinasse-Mongenet
  • 1909, Eglogue d'automne, pour chant et orchestre (aussi pour chant et piano)
  • 1910-1912, Vers la princesse lointaine, poème symphonique d'après Edmond Rostand
  • 1910-1913, Le Mas, opéra sur un livret de Canteloube, créé à l'Opéra de Paris le 3 avril 1929
  • 1913, Au printemps, poème lyrique pour chant et orchestre, sur un poème de M. Teyte (aussi pour chant et piano)
  • 1914, Triptyque, pour chant et orchestre, sur des poèmes de R. Frêne (« Offrande à l'été », « Lunaire », « Hymne dans l'aurore »
  • 1917, Le bal, pour piano
  • 1918, 1937-1938, Poème, pour violon et orchestre
  • 1918-1922, L'Arada (la Terre), 6 romances avec piano, sur des poèmes d' A. Perbosc
  • 1919, Bourée Auvergnate, pour violoncelle et alto
  • 1923, Als Catalans (Aux Catalans), Hymne pour chœur mixte a cappella, à 6 voix, sur un poème de A. Perbosc
  • 1923-1929, Le chant des Auvergnats, pour chant et piano, sur un poème de C. Gandilhon
  • 1923-1955, Chants d'Auvergne, pour chant et orchestre [5 volumes]
  • 1924-1926, Les Noces d'émeraude ( Mademoiselle Chiffon ), operetta, en trois actes sur un livret de L. Xanroff et J. Blottière, d'après J. Bouvelet et J. Marteaux)
  • 1925, La conversion de Circée, pour chant et piano, sur un poème de M. Privat
  • 1926, Chants religieux de Haute-Auvergne, pour chant et piano
  • 1926, Pastorale roumaine, pour chant et orchestre (aussi pou chant et piano)
  • 1927, Cinq chants paysans, pour chœur mixte a cappella
  • 1927, La chanson des sept pays, pour chant et piano, sur un poème de Gandilhon.
  • 1927, Vocalise étude en forme de bourrée, pour chant et piano (plusieurs arrangements)
  • 1927-1929, 6 danses roumaines, pour piano
  • 1927-1957, Cartacálha, opéra en 3 actes et 8 tableaux, sur un livrte de L. Xanroff, d'après J. Toussaint-Samat
  • 1928, 1934, 1947, Chants paysans de Haute-Auvergne, (3 volumes), à 4 voix ou 3 avec piano, ou 1 voix et piano.
  • 1928, Ozeral, Nostalgie, Martina, d'après les « Les noces d'émeraude », pour orchestre
  • 1929, 3 chansons de France, à 3 voix égales
  • 1929, 5 chants religieux de Haute-Auvergne
  • 1929, Lauriers, 3 pièces pour orchestre ( « Aux prairies », « A la mémoire d'un ami », « A la bourrée »)
  • 1929, Refrain du 32e Régiment d'artillerie, pour piano
  • 1930-1932, Vercingétorix, opéra sur un livret de Étienne Clémentel et J.-H. Louwyck, créé à l'Opéra de Paris le 26 juin 1933
  • 1931, Nouveaux chants paysans,  pour chœur mixte a cappella
  • 1932, L'aïo de roso, pour clavecin
  • 1933, Chansons galantes du XVIIIe siècle, pour quatuor vocal mixte et et clavecin.
  • 1934, Hymne des Gaules, pour chant et piano, sur un poème de P. Lebègue
  • 1934, Le Mas, suite symphonique
  • 1934-1935, Pièces françaises, 4 pièces pour piano et orchestre
  • 1934-1935, Pièces françaises, pour piano et orchestre ( « Chanson », « Nocturne »,  « Divertissement » )
  • 1935, Chants paysans (3 séries) pour chœur mixte
  • 1935 ; Chansons galantes (2 séries)
  • 1937, Jeanne en chantant, pour voix et 8 ondes martenot
  • 1937, Le visage de la France, pour chœur de femmes, 2 pianos et 4 ondes Martenot
  • 1937, Prélude, pour 2 pianos
  • 1937, Souvenir, pour 2 pianos
  • 1939, Chants des terroirs français, 12 chœurs pour voix égales
  • 1939, L'amicale de chez nous, pour chant et piano, sur un poème de M. Cayla
  • 1939, Les bourrées d'Auvergne, pour piano
  • 1939, Les cygnes, sur un poème de E. Dousset, pour 3 voix de femmes et piano
  • 1939-1940, Chants de France (2 séries), pour chœur à voix égales et orchestre.
  • 1940, Druis podéros, sur un poème de Déodat de Séverac, pour 4 voix
  • 1940, Rouergue, évocation radiophonique, voix, hatbois, 4 cordes, piano
  • 1941, La complainte du tempsprésent, pour chant et piano sur un poème de H. Davoust (plusieurs arrangements)
  • 1941, La marche de Saint-Eugène, sur un poème de (C. Gandilhon), 3vv,1941
  • 1943, La danse des treilles, pour piano
  • 1945, Chansonnier alsacien, 70 chœurs pour voix égales
  • 1946, Rustiques, pour hatubois, clarinette, basson
  • 1946, Rustiques, Trio pour hautbois, clarinette et basson
  • 1947, Chants de la Touraine
  • 1947, Chants de l'Angoumois, pour chant et piano
  • 1947, Chants de Touraine, pour chant et piano
  • 1947, Chants des Pays Basques, pour chant et piano
  • 1947, Chants du Languedoc, pour chant et piano
  • 1948, Chants de France (2 volumes) (aussi pour 1 voix et piano)
  • 1948, Noëls populaires français, pour chant et piano , 1948
  • 1949, Indicatif, pour flûte, hatbois, clarinette, basson, harpe, quatuor à cordes
  • 1949, Jeux pour une ombre (R. Cortat), 1949
  • 1949, Le temps des cerises, sur un poème de Jean-Baptiste Clément), à 4 voix
  • 1949, Noëls populaires français
  • 1949-1950, Les danses bretonnes, pour piano (2 volumes)
  • 1950, Chant béarnais, pour scie musicale
  • 1950, Refrains des prés et des bois
  • 1952, Il était un petit homme, pour voix
  • 1952, Le chansonnier alsacien, pour 3 voix égales.
  • 1952, Le chansonnier français, pour 3 voix égales.
  • 1953, A cœur joie, à 4 voix
  • 1953, Anthologie des chants populaires Franco-Canadiens, à 4 voix
  • 1954, Noëls d'Europe
  • 1954, Noëls d'Europe, voix mixtes
  • 1955, Le tour du monde des petits chanteurs à la croix de bois
  • 1955, Le mystère de Monsieur Saint-Amable, d'après le « Mystère de la Passion » d'A. Gréban, pôur voix solistes et chœur
  • 1955, Ninina, la mia diletta (berceuse corse), pour piano
  • 1955-1956, Oda nova a Barcelona, sur un poème de J. Maragall, pour voix et orchestre de cobla
  • 1956, Petite suite pour Sylvie, pour chant et piano sur un poème de R. Cortat
  • 1956, Quarts de soir, sur un poème de S. Moreux, pour 3 voix de femme
  • s.d., Les chants des terroirs français, pour voix égales

Écrits

  • L'utilisation des chants populaires. Dans « Action française » 9-10 mars 1941
  • Les chants des provinces françaises. Paris 1947
  • Vincent d'Indy. « Les musiciens célèbres », Henri Laurens, Paris 1951 [108 p.]
  • Déodat de Séverac (préface par Henri Sauguet). Société de Musicologie du Languedoc, Béziers 1984 [124 p. Texte inédit de 1951)
  • Vincent d'Indy, sa vie, son oeuvre, son action. Monaco 1951
  • La danse d'Auvergne. Dans « Auvergne littéraire et artistique » (4) 1936

Bibliographie

  • Cahours d'Aspry Jean-Bernard, Joseph Canteloube (1879-1957). Carré musique, Séguier, septembre 2000.
  • Le Flem Paul, Guy Ropartz, de Séverac, Canteloube. Dans « Le théâtre lyrique en France » (iii) Paris 1937-1939), p. 128-137.
  • Landormy Pierre (1869-1943)., Canteloube. Dans  « La musique française après Debussy  », Gallimard, Paris 1943 [7e édition, 380 p.], p. 259-261.
  • Gavoty Bernard (1908-1981). & Daniel-Lesur (1908-2002), Joseph Canteloube. Dans « Pour ou contre la musique moderne  ? » Flammarion, Paris 1957, p. 80-82.
  • Courgniand-Raginal Françoise, Joseph Canteloube (préface par Marcelle Benoït). Béziers 1988 [280 p.].
  • Documentation sur Joseph Canteloube. Dans « Dossiers biographiques Boutillier du Retail » Bibliothèque nationale de France, FOL-LN1-232 (3882) [coupures de presse]
  • Faure Michel, Les chansons patoises du « Mas » de Canteloube (1929), et du « Cantegril »  de Roger-Ducasse (1930). Dans « Musique et Société », site internet, 2009 (disponible le 26 mai 2010)
  • Rochefort-Parisy Hélène, Hommage à Joseph Canteloube, musicien du terroir : exposition, Bibliothèque nationale, Département de la Musique, du 9 novembre 1992 au 14 janvier 1993. Bibliothèque nationale de France, Département de la Musique, paris 1992 [11 p.]
  • Steubing Deborah Nathalie, The Setting of the Auvergnat-Dialect Folk Songs by Joseph Canteloube in His Chants d'Auvergne : An Analysis of the Modal Aspects of the Pure Folk Songs and Canteloube's Diatonic / Pentatonic Accompaniments (thèse). University of Texas, Austin 2001

Discographie

Chants d'Auvergne, arrangés pas Joseph Canteloube.
Victoria de los Angeles
Orchestre des Concerts Lamoureux
Jean-Pierre Jacquillat, direction
EMI 1973 : 1975. Digitalisé en 1986  ; 1999.

La pastoura els camps  ; Baïléro (n° 1 de « Trois bourrées » )  ;  L'Aïo dè rotso  ; Ound'onorèn gorda  ; Obal, din lou Limouzi  ; L'Antouèno  ; La Pastrouletta è lou Chibalié  ; La Delaïssádo  ; Lo Calhé (bourrée 2)  ; Lo Fiolairé  ; Passo pel prat (Grande)  ; Lou Boussu  ; Brezairola  ; Malurous (bourrée)  ; Oï, ayaï  ; Pour l'enfant  ; Chut, chut  ; Pastorale  ; Lou coucut  ; Obal, din lo coumbèlo  ; Là-haut, sur le rocher  ; Hé  ! beyla-z-y dau fé  ; Tè, l'co, tè  !  ; Uno jionto postauro (Regret)

Joseph Canteloube
Chants d'Auvergne
 Dominique Gens
Orchestre national de LIlle
Jean-Claude Casadessus, direction
Enregistré à l'Auditorium du nouveu siècle de Lille, en juillet
Naxos 2004-2005, 8. 557491

La pastoura als camps  ;  Baïlèro  ; Trois bourrées :  L'aïo de rotso  ; Ound'onorèn gorda  ?  ; Obal din lou Limouzi  ; Pastourelle  ; L'Antouèno  ; Deux bourrées :  N'aï pas iéu de mio  ; Lo calhé  ; La delaïssâdo  ; Passo pel prat  ; Lou boussu  ; Brezairola  ; Malurous qu'o uno fenno  ; Jou l'pount d'o Mirabel  ; Oï ayaï  ; Lou coucut  ; Quand z'eyro petitoune  ; Là-haut, sur  !e rocher  ; no jionto postouro  ; Lou diziou bé

Joseph Canteloube
Chants d'Auvergne
 Dominique Gens
Orchestre national de LIlle
Serge Baudo, direction
Enregistré à l'Auditorium du nouveu siècle de Lille, en janvier 2007.
Naxos 2007, 8. 570338

La Pastroulelta è Ion chibalie  ; Lo Molair  ; Pour l'enfant  ; Chut, chut  ; Pastorale  ; Obal, din lo coumbèlo  ; Postouros sé tu m'aymo  ; Tè, l'co tè  ;Hé  ! Beyla-z-y dau fé  ; Triptyque : Offrande d'été  ; Lunaire  ; Hymne dans l'aurore  ; Chants de France (séléction) : Auprès de ma blonde  ; Où irai-je me plaindre  ?  ; Au prè de la rose  ; Délicieuses cimes  ; Réveillez-vous  !  ;D'où venez-vous fillette  ?

 Chants d'Auvergne
Frederica von Stade
Royal Philarmonique Orchestra
Antonio Ameida, dir.
CBS MDK 46509
1982, 1986 (vol 1 et 2)

01. Baïlèro

Pastré, dè dèlaï l'aïo, as gaïré dé boun tèms ?
Dio lou baïlèro lèro, lèro, lèro, lèro, baïlèro, lô !
È n'aï pa gaïre, è dio, tu ?
Baïlèro lèro, lèro, lèro, lèro, baïlèro, lô !

Pastré, lou prat faï flour, li cal
gorda toun troupel !
Dio lou baïlèro lèro, lèro, lèro, lèro, baïlèro, lô !
L'erb es pu fin' ol prat d'oïci !
Baïlèro lèro, lèro, lèro, lèro, baïlèro, lô !

Pastré, couci foraï, en obal io lou bel riou !
Dio lou baïlèro lèro, lèro, lèro, lèro, baïlèro, lô !
Es pèromè, té baô çirca !
Baïlèro lèro, lèro, lèro, lèro, baïlèro, lô !

 

02. Oï aya

Oï ayaï,
Couçi ièu foraï  ?
N'aï pas de couoïffo.

Pierrou bo'lo fièyro,
Pierrou lo li croumpo,
Pierrou lo li pourto,
Pierrou lo li doun',
Inquèr'ès pas lèvado,
Dzomaï ne se lèvo !

Lèvo, lèvo, lou dzour bè !
Morgoridoto, lèvotè !

Oï ayaï,
Couçi ièu foraï ?
N'aï pas de coutilhoul !

Pierrou bo'lo fièyro,
Pierrou lo li croumpo,
Pierrou lo li pourto,
Pierrou lo li doun',
Inquèr'ès pas lèvado,
Dzomaï ne se lèvo !
Lèvo, lèvo, lou dzour bè !
Morgoridoto, lèvotè !"
Oï, moun Diou !
Que fo frèt,
Me cal quitta lou lièt !

Prenguet lo comiò,
E maï lou coutilhou,
E maï lou boborel,
E maï lou moutsodou,
E sés poulidos caussos.
E metèt la couoiffo.
Que soui bèlo !
So diguèt,
E Morgorido se lévèt.

 

03. La delaïssádo (livre 2, n° 4)

Uno pastourèlo èsper olaï al capt del bouès
Lou galan doguélo, mé né bén pas !
Ay ! souï délaïssado !
Qué n'aï pas vist lou mio galant ;
Crésio qué m'aïmábo, è ton l'aïmé ièu !
Luziguèt l'estélo, aquèlo què marco la nuèt,
e lo pauro pastoureletto
Démouret à ploura...

 

04. Passo del prat (livre 3, n° 2)

Lo lololo lo, etc.

Passo pel prat, béloto,
Ièu possorai pel bouos:
Quon li séras, pouloto,
Mesperoras se vouos !

Lo lololo lo, etc.

Nous porlorén, filhoto,
Nous porlorén toui dous ;
Qu'os toun amour, drouloto,
Què mé foro hurous !

Lo lololo lo, etc.

 

05. Tè, l'co, tè ! (livre 5, n° 6)

Tè, l'co, tè ! etc.
Arresto lo baco !
Atsolo qué s'èn bo !
Dió ! Dió !
Camino, camino, etc.
Pe cayré !

Té ! Biro lo roudzo, etc.

Prr !
Es aquo !
Dayssolo !
Bèni, bèni, bèni tè !

 

06. Pour l'enfant

Soun, soun, minou mináuno,
soun, soun, bèi o l'èfon !
Mè lou soun soun bo pas bèni,
minàuno soun, minou mináuno,
mè lou soun soun bo pas bèni,
lou nostre èfon po pas durmi !
Soun, soun, minou mináuno,
soun, soun, bèi o l'èfon !
Passo tsou lo tàul' e tsou l' bonc,
minauno, soun, minou mináuno,
passa tsou lo tàul' e tsou l' bonc,
minauno, soun, bèi o l'èfon !

 

07a N'aï pas ièu de mîo (livre 2)

N'aï pas ïèu dè mîo soui qu'un' pastourel ;
mè sé n'obiozuno li sério fidèl ;
s'o bio 'no mio qué m'aïmèssé plo,
dé poutous, dé flours ièu lo coubririo !

Mè sul pount d'Entraygo n'io dous áuzelous,
né fa què canta pel lous amourous ;
s'ès plo bertat cantarèn plo lèu pel
lo gento mio qu'ès olprès dè ièu'

Pel lous camps d'Endoun' io dé gèntoï flours ;
soun blugoï, roujoï, è dé toutos coulours ;
li cal ana qué n'èn cuIiràï,
o lo méouno mio lès pour toráï

 

07b. Lo Calhé (livre 2)

É, dio mè tu, lo calhé, ound as toun nîou  ?
Sul puèt dé lo Bostîdo del laï lou riou  !

É, dio mè tu, lo calhé, qué l'o bastit  ?
És dé bourro dè lèbré è dé lopi  !

É, dio mè tu, lo calhé, qué l'io dedins  ?
Dès iôus coumo lès áutrès mès plus poulits  !

 

08. Lou coucut (livre 4, n° 6)

Lou coucut oqu'os un auzel
Que n'io pas capt plus de to bel
Coumo lou coucut qué canto,
Lou mió coucut, lou tió coucut, bis.
E lou coucut dès autrès !
Dió. Obès pas èntendut canta lou coucut ?

Per obal found del prat,
Sé ni&oaute ; un ´ubré flourit è gronat,
Qué lou coucut l'i canto.
Lou mió coucut, lou tió coucut, bis.
E lou coucut dès autrès.
Dió ; Obès pas èntendut canta lou coucut ?
E se toutse les coucuts
Boulioù pourta souneto.
O ! forióu çin cent troumpetoï !
Lou mió coucut, etc.

 

09. L'Antouèno

Quond onorèn o lo fièro, iè !
Quond onorèn o lo fièro, ô !
Li onorèn touï dous, l'Antouèno,
Li onorèn touï dous !

Croumporèn uno baquetto...
La croumporèn touï dous.

La baquetto séro méouno...
Lèï cornoï sèroun pèr bous.

 

10. Tchut, tchut (livre 4, n° 4)

Mon païré mé n'o lougado, bis.
Per ona gorda lo bacado,
Tchut, tchut, tchut !
Tchut, tchut,
que z'o cal pas diré !
Tchut, tchut,

mènès pas ton dè brut ! bis.
Né l'i soui pas to lèu estado, bis.
Què moun golont m'o rencountrado,

Tchut, etc.

N'aï pas ièu fatso de fuzados, bis.
Cou m'o fat guel de poutounados !

Tchut, etc.

Sé n'io bè de miliour couóïfado, bis.
N'io pas de miliour embrassado !

Tchut, etc.

 

11.Brezairola (livre 3, n° 4)

Soun, soun, béni, béni, béni ;
Soun, soun, béni, béni, doun,
Soun, soun, béni, béni, béni ;
Soun, soun, béni, d'èn docon !
Lou soun, soun, bouol pas béni, pécairé !
Lou soun soun bouol pas béni.

Lou néni s'en bouol pas durmi ! Oh !
Soun, soun, béni, béni, béni ;
Soun, soun, béni, béni, doun,
Lou soun, soun bouol pas béni.
L'èfontou bouol pas durmi !
Soun, soun, béni, béni, béni ;
Soun, soun, béni, o l'èfon ! Oh ! Oh !

Soun, soun, béni, etc.

Atso lo qu'es poroqui, pécairé !
Atso lo qu'ès por oqui,
Lou néni s'en boulio durmi... Ah !

 

12. Uno jionto pastouro (livre 5)

Uno jionto pastouro
Un d'oquècé motis,
Ossitado su l'erbèto,
Plouro soun bel omi !

Garo, sério bé ouro
Qué fougesso tournat !
Cáuco pastouro mayto
Soun cur auro dounat !

Ah ! pauro pastourèlo !
Délayssado soui yèn
Coumo lo tourtourèlo
Qu'o perdu soun poriou !

 

13. Lo fïolairé (livre 3, n° 1)

Ton qu'èrè pitchounèlo,
Gordavè loui moutous.
Ti lirou lirou... la la diri tou tou la lara !

Obio 'no counoulhèto
è n'ai près u postrou.
Ti lirou lirou... la la diri tou tou la lara !

Per fa l'obiroudèto
Mè domound' un poutou.
Ti lirou lirou... la la diri tou tou la lara !

È ièu soui pas ingrato,
Èn lièt d'un n'in fau dous !
Ti lirou lirou... la la diri tou tou la lara !

[ce texte est repris dans le folksong 10 de Luciano Berio]

 

14a.  L'aïo dè rotso

L'aïo dè rotso té foro mourir, filhoto !
Nè té cal pas bèïr' oquèl',  aïo, quèl' aïo,
Mès cal prèndr'un couot d'oquèl' aïo dè bi !
S'uno filhoto sè bouol morida, pitchouno,
Li cal pas douna d'oquèl' aïo dè rotso,
Aïmaro miliour oquèl' aïo dè bi !

 

14b . Ound' onorèn gorda

Ound' onorèn gorda, pitchouno droùlèto ?
Ound' onorèn gorda lou troupèl pèl moti ?
Onorèn obal din lo ribèïrèto,
din lou pradèl l'èrb è fresquèto ;
Païssarèn loï fèdoï pèl loï flours,
al louón dèl tsour nous forèn l'omour !

Ogatso louï moutous, pitchouno droùlèto,
Ogatso louï moutous, lèïs obilhé maï nous !
Ogatso louï fèdoï què païssou l'èrbo,
è lèïs obilhé què païssou loï flours ;
naôtres, pitchouno, què soun d'aïma,
pèr viouvr' obon lou plosé d'omour !

 

14c. Obal din lou Limouzi

Obal din lou Limouzi, pitchoun' obal din lou Limouzi,
Sé l'io dè dzèntoï drolloï, o bé, o bé,
Sé l'io dè dzèntoï drolloï, oïçi, o bé !
Golon, ton bèlo què siascou lèï drolloï dè toun pois,
Lous nostrès fringaïrès èn Limouzi,
Saboun miliour counta flourèt' o bé !
Obal, din lou Limouzi, pitchouno, sé soun golon,
Oïçi en Aoubèrgno, dïn moun poïs,
Lous omès bous aïmoun è soun fidèls !
15La Pastoura al camps
Quon lo pastouros s'en bo os cams,
Gardo sèï moutonadoï
Tidera la la la la la loï
Gardo sèï moutonadoï

Geùlo rèscontr' un moussurèt,
Lou moussu l'ogatsavo
Tidera la la la la la loï
Lou moussu l'ogatsavo

«Ah  ! Daïssa mè bous ogatsa
Sès ton poulido filho
Tidera la la la la la loï
Sès ton poulido filho

 

16. Pastourelle

È passo dè dessaï !
È passo dellaï l'aïo !
Bendras olprès de ièu,
Què d'ofaïré parlorèn,
È lou restan del jiour
N'en parlorén d'amour !

Né pouodi pas passa !
Couci bouos qué iéu passi ?
N'aï pas de pount d'arcados
È n'aï pas dè batéu,
Ni máï dè pastourel
Qué mè siasco fidèl !

Aurias léu un batéu
Sè tu èros poulido !
Aurias un pount d'arcados,
Aurias un pastourel
Qué té serio fidèl
È máï djusqu'al toumbel !
17La pastrouletta e lou chibalie
«Lougarias bous un' gardáïré, pastrouletto  ?»
«Né gardaraï bé prou souletto, chibalié  !
Né gardaraï bé prou souletto, rossignolet  !»

«E nous sièrèn o l'oumbretto, pastrouletto  ?»
«l'oumbretto n'ès enrousodáo, chibalié,
l'oumbretto n'ès enrousodáo, rossignolet»

«Obal la fouyèir' ès séco, pastrouletto  !»
«N'i cal anan pèr un óuretto, chabalié
N'i cal anan pèr un óuretto, rossignolet»

18. Lou Boussu  (livre 3, n° 3)

Dzanètou tsou 'l poumiéirou
Què sé souloumbravo,
Què sé souloumbravo si,
Què sé souloumbravo la,
Què sé souloumbravo.

Oqui possèt un boussu
Què lo mirolhavo,
Què lo mirolhavo si,
Què lo mirolhavo la,
Què lo mirolhavo.

Ah ! Poulido Dzanètou !
Bous sèrès lo mèouno !
Bous sèrès lo mèouno si,
Bous sèrès lo mèouno la,
Bous sèrès lo mèouno !

Per qué ieu lo bouostro sio
Cal coupa lo bosso !
Cal coupa lo bosso si,
Cal coupa lo bosso la,
Cal coupa lo bosso !
Oï ! Pècaïré, Dzanètou !
Gordorai mo bosso !
Gordorai mo bosso si,
Gordorai mo bosso la,
Gordorai mo bosso !

19.Malurous qu'o uno fenno (livre 3, n° 5)

Malurous qu'o uno fenno,
Malurous qué n'o cat !
Qué n'o cat n'en bou uno,
Qué n'o uno n'en bou pas !
Tradèra, ladèri dèrèro
ladèra, ladèri dèra.

Urouzo lo fenno
Qu'o l'omé qué li cau !
Urouz' inquèro maito
O quèlo qué n'o cat !
Tradèra, ladèri dèrèro
ladèra, ladèri dèra.
[texte repris dans le Folkson 9 de Luciano Berio]

20J. ou l'pount d'o Mirabel (livre 4, n°1)

Jou l'pount d'o Mirabel
Cotorino lobabo, bis.

Bengèrou o possa
Très cobolhès d'ormado, bis.

Jou l'pount d'o Mirabel
Cotorino plourabo, bis.

 

21. Pastorale (série 4)

Baïlèro, lèro, lèro !
Pastre, de dèlaï l'aïo ! bis.
As pas vist posa lo lèbré qu'onavo mèdré,
Lou bouon entré los combos dé do bon,
Lou coudie entré los combos dé dorriè,
Lou poumpo sú l'esquino,
Lo claù ol tráu,
Lou baïlèro, lèro !
Lèro, lèro, lèro, etc.
Baïlèro lô !

Aï fa maï qué lou béïré
Possa qué l'aï ottropat,
Lou baïlèro, lèro !
Lèro, lèro, lèro, etc.
Baïlèro lô !

Baïlèro, lèro, lèro !
Pastre, de dèlaï l'aïo ! bis.
E du qu'as fat de lo pèl ?
De qu'as fat de las oùrilhas ?
E qu'as fat de lo quió ?
De qu'as fat de tout oquó ?
Dió, lou baïlèro, lèro ?
Lèro, lèro, lèro, etc.
Baïlèro lô !

De lo pèl n'aï fat un montel !
De las oúrilhas n'ai fat un porel de mithos !

E de lo quió uno troumpetto !
Sé les mé vouós croumpa
Tè les pourtoraï,
Dió, lou baïlèro, lèro, etc.
Baïlèro lô !

 

 

Jean-Marc Warszawski
Révision 26 mai 2010

 

Musicologie.org
56 rue de la Fédération
93100 Montreuil
06 06 61 73 41

À propos - contact
S'abonner au Bulletin
Liste musicologie.org

Flux RSS

Biographies de musiciens
Encyclopédie musicale
Articles et études
La petite bibliothèque

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Nouveaux disques
Agenda

Petites annonces
Téléchargements

Presse internationale
Colloques & conférences
Universités françaises

Collaborations éditoriales

Soutenir musicologie.org


ISSN 2269-9910

Références / musicologie.org 2014

Mardi 16 Août, 2016 15:42