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Canteloube Joseph
Marie-Joseph Canteloube de Maleret
1879-1957
Né le 21 octobre 1879 à Annonay, mort
le 4 novembre 1957 à Grigny.
Il est issu d'une famille bien
établie d'Auvergne. Son père est directeur de la succursale de la banque la «
Société Générale » d'Annonay. Sa mère, Marie Garidel, fille de médecin, bonne
pianiste, organise des concerts.
Dans une note autobiographique autographe conservée au Département
de la musique de la Bibliothèque nationale de France (Rés. F 1665 (9), Joseph Canteloube raconte :
À 4 ans ½, je commence l'étude de la musique et du piano
avec une vieille dame, Amélie Doetzer, qui avait été l'élève chérie ( et même
plus que cela ! ) de Chopin. Elle possédait d'inestimables souvenirs du poète du piano, entre autres le manuscrit
de la fameuse méthode de piano, qu'il lui avait donné en gage de son affection. C'est sur cette méthode
(que, seul, j'ai vue) que je travaillai chez Amélie Doetzer. Celle-ci ne donnait de leçons qu'à moi
et me transmit ainsi l'enseignement quasi direct de Chopin, les secrets de sa technique et de son interprétation.
Amélie Doetzer appartient sans aucun doute à la famille du Doetzer
d'Annonay, qui faisait le commerce des pianos, et qui apparaît dans les registres de la firme Pleyel au cours des années
1830-1840. Rien ne confirme qu'elle fut une élève de Chopin, quant aux autres affirmations, elles relèvent
certainement plus de la fantaisie que des faits démontrables1.
À l'âge de huit ans, il suit des
cours de violon avec un certain Manchovet.
En 1891, son père l'inscrit à l'école
Saint-Thomas-d'Aquin à Oulins, près de Lyon, ce qui interrompt brutalement ses
études musicales avec Émilie Doetzel et Manchovet.
Ses premières compositions, des
variations pour piano, Pensées d'automne ou Rêveries
(opus 1), datent de 1893.
Son père meurt en 1896.
Après son baccalauréat de
philosophie, il passe plus d'un an avec sa mère, dans la propriété familiale
paternelle, à Bagnac. En 1899, elle lui obtient un emploi à la Société Générale
de Bordeaux, qu'il abandonne après six mois. Sa mère meurt en 1900.
En 1901, il se marie avec Charlotte
Marthe Calaret, à Malaret, et entame le collationnement des chants populaires du
Quercy et d'Auvergne.
Pastourelle , Malurous qu´o uno fenno, Brezariola, extraits de « Chants d'Auvergne
», par
Dawn Upshaw
En 1902, grâce à l'entremise du père
Fayard, qui collaborait à l'organisation des concerts avec sa mère, Canteloube
fait la connaissance de Vincent d'Indy, et devient son élève par
correspondance.
En 1903, ses fils, Pierre et Guy,
des jumeaux, naissent.
En 1906, il s'installe à Paris, afin
de suivre les cours de composition de la Schola Cantorum, dirigée par d'Indy. Il
intègre l'établissement en 1907.
Il se lie d'amitié avec Déodat de
Séverac
La même année, l'exécution de Dans la montagne, une suite pour violon et piano, est un
succès. Il publie également ses premières harmonisations de chants populaires
dans les deux volumes des Chants populaires de
Haute-Auvergne et Haut-Quercy.
En 1908, il commence la composition
de son œuvre lyrique, Le Mas, qui sera acheveé en
1926.
Au début de la Première Guerre
mondiale, il retourne à Malaret. Enrôlé par l'armée, cantonné à Montauban., il
est secrétaire pendant trois ans.
Après la guerre, il ne souhaite pas
revenir à Paris. Pendant un an, il donne des cours à Henri Sauguet, qui sera son
unique élève.
En 1923, il publie le premier des
cinq volumes de ses Chants d'Auvergne, pour voix et
piano.
En 1924, il est à Paris pour
présenter une série de concerts, au cours desquels il interprète Scarlatti,
Corelli, Déodat de Séverac, Albert Roussel. Puis il tourne en Espagne,
Grande-Bretagne, Allemagne, Pays-Bas, Tchécoslovaquie.
En 1925, avec Louis Bonnet, directeur
de « L'Auvergnat de Paris » et un des chroniqueurs du journal, le traducteur et
poète Camille Gandilhon Gens-d'Armes (1871-1948), il crée le groupe « La Bourrée
», dont le but est de promouvoir le folklore auvergnat.
En 1926, son, opéra Le Mas,
obtient le prix Heugel. Il est donné à l'opéra de Paris en 1929.
Dans les années 1930, Étienne
Clémentel (1864-1936), qui cumule de nombreuses charges politiques nationales et
régionales, dont la Présidence de l'Assemblée du Puy-de-Dôme, lui demande de
composer une œuvre glorifiant les héros de l'indépendance gaéliques. En 1933,
Canteloube compose le drame lyrique Vercingétorix.
Pendant la Seconde Guerre mondiale,
il occupe, à partir de juin 1940, des fonctions auprès du gouvernement de Pétain
à Vichy, écrit dans « L'Action française », et produit des émissions de chants
folkloriques pour la radio, avec notamment Christian Selva.
En 1944-1945, il organise avec la
cantatrice Geneviève Rex (1906-2002), une série de concerts, consacrés aux
chants régionaux.
En 1948, il effectue une tournée de
conférences dans les universités américaines, avec Roger Blanchard qui harmonise
également des chants populaires.
En 1949, il publie une Anthologie des chants populaires français.
À partir de 1950, il travaille à son
troisième opéra, Cartacálha.
Il publie en 1952, une Anthologie des chants populaires franco-canadiens.
Il rédige une biographie de Déodat de
Séverac, qui ne sera publiée qu'en 1984, et une de Vincent D'Indy, Vincent
d'Indy : sa vie, son œuvre, son action, publiée en 1951.
Notes
1. Eigeldinger Jean-Jacques, Chopin et Pleyel.
Fayard, Paris 2010, p. 326
Catalogue des œuvres
1893, Rêverie (Pensée d'automne), pour piano
1900, Marche funèbre, pour piano
1901, Clair de lune, pour chant et piano, sur un pème de Paul
1902, Sérénade, pour chant et piano, sur un poème de Théophile
Gauthier
1902, Tristesse, pour chant et piano, sur un poème de Paul Verlaine
1902, Un grand sommeil noir, pour chant et piano, sur un poème de Paul Verlaine
1902, Viens sur ce coeur, pour chant et piano, sur un poème de C. Furster
1903, Colloque sentimental, pour chant et quatuor à cordes, su un poème
de Paul Verlaine (aussi version pour violon et piano)
1903, En sourdine, pour chant et piano,
sur un poème de Paul Verlaine
1903, Green, pour chant et piano, sur un poème de Paul Verlaine
1904, Humoresques, d'après Paul Verlaine et Robert Schumann), pour piano
1904-1905, Dans la montagne, 4 mouvements de suite, pour violon et piano (révision
1933)
1906, Jubilate Deo omnis terra, à 4 voix
1907, Musique de scène pour « La cathédrale », pièce en deux actes
de Roger Frène et Henri Bourjade
1907 ; Chants populaires de Haute-Auvergne et Haut-Quercy, (2 séries) pour chant
et piano
1908, Ballade familière du grillon captif, pour chant et piano, sur un poème
de L. Espinasse-Mongenet
1909, Eglogue d'automne, pour chant et orchestre (aussi pour chant et piano)
1910-1912, Vers la princesse lointaine, poème symphonique d'après Edmond Rostand
1910-1913, Le Mas,
opéra sur un livret de Canteloube, créé à l'Opéra de Paris le 3 avril 1929
1913, Au printemps, poème lyrique pour chant et orchestre, sur un poème
de M. Teyte (aussi pour chant et piano)
1914, Triptyque, pour chant et orchestre, sur des poèmes de R. Frêne («
Offrande à l'été », « Lunaire », « Hymne dans l'aurore »
1917, Le bal, pour piano
1918, 1937-1938, Poème, pour violon et orchestre
1918-1922, L'Arada (la Terre), 6 romances avec piano, sur des poèmes d' A. Perbosc
1919, Bourée Auvergnate, pour violoncelle et alto
1923, Als Catalans (Aux Catalans), Hymne pour chœur mixte a cappella, à 6 voix,
sur un poème de A. Perbosc
1923-1929, Le chant des Auvergnats, pour chant et piano, sur un poème de C. Gandilhon
1923-1955, Chants d'Auvergne, pour chant et orchestre [5 volumes]
1924-1926, Les Noces d'émeraude ( Mademoiselle Chiffon ), operetta, en trois
actes sur un livret de L. Xanroff et J. Blottière, d'après J. Bouvelet et J. Marteaux)
1925, La conversion de Circée, pour chant et piano, sur un poème de
M.
Privat
1926, Chants religieux de Haute-Auvergne, pour chant et piano
1926, Pastorale roumaine, pour chant et orchestre (aussi pou chant et piano)
1927, Cinq chants paysans, pour chœur mixte a cappella
1927, La chanson des sept pays, pour chant et piano, sur un poème de
Gandilhon.
1927, Vocalise étude en forme de bourrée, pour chant et piano (plusieurs
arrangements)
1927-1929, 6 danses roumaines, pour piano
1927-1957, Cartacálha, opéra en 3 actes et 8 tableaux, sur un livrte de L. Xanroff,
d'après J. Toussaint-Samat
1928, 1934, 1947, Chants paysans de Haute-Auvergne, (3 volumes), à 4 voix ou
3 avec piano, ou 1 voix et piano.
1928, Ozeral, Nostalgie, Martina, d'après les « Les noces d'émeraude
», pour orchestre
1929, 3 chansons de France, à 3 voix égales
1929, 5 chants religieux de Haute-Auvergne
1929, Lauriers, 3 pièces pour orchestre ( « Aux prairies », «
A la mémoire d'un ami », « A la bourrée »)
1929, Refrain du 32e Régiment
d'artillerie, pour piano
1930-1932, Vercingétorix, opéra sur un livret de Étienne Clémentel et J.-H. Louwyck,
créé à l'Opéra de Paris le 26 juin 1933
1931, Nouveaux chants paysans, pour chœur mixte a cappella
1932, L'aïo de roso, pour clavecin
1933, Chansons galantes du XVIIIe siècle, pour quatuor vocal mixte et et clavecin.
1934, Hymne des Gaules, pour chant et piano, sur un poème de
P. Lebègue
1934, Le Mas, suite symphonique
1934-1935, Pièces françaises, 4 pièces pour piano et orchestre
1934-1935, Pièces françaises, pour piano et orchestre ( « Chanson
», « Nocturne », « Divertissement » )
1935, Chants paysans (3 séries) pour chœur mixte
1935 ; Chansons galantes (2 séries)
1937, Jeanne en chantant, pour voix et 8 ondes martenot
1937, Le
visage de la France, pour chœur de femmes, 2 pianos et 4 ondes Martenot
1937, Prélude, pour 2 pianos
1937, Souvenir, pour 2 pianos
1939, Chants des terroirs français, 12 chœurs pour voix égales
1939, L'amicale de chez nous, pour chant et piano, sur un poème de
M. Cayla
1939, Les bourrées d'Auvergne, pour piano
1939, Les cygnes, sur un poème de E.
Dousset, pour 3 voix de femmes et piano
1939-1940, Chants de France (2 séries), pour chœur à voix égales
et orchestre.
1940, Druis podéros, sur un poème de Déodat de Séverac,
pour 4 voix
1940, Rouergue, évocation radiophonique, voix, hatbois, 4 cordes, piano
1941, La complainte du temps
présent, pour chant et piano sur un poème de H. Davoust (plusieurs arrangements)
1941, La marche de Saint-Eugène, sur un poème de (C. Gandilhon), 3vv,
1941
1943, La danse des treilles, pour piano
1945, Chansonnier alsacien, 70 chœurs pour voix égales
1946, Rustiques, pour hatubois, clarinette, basson
1946, Rustiques, Trio pour hautbois, clarinette et basson
1947, Chants de la Touraine
1947, Chants de l'Angoumois, pour chant et piano
1947, Chants de Touraine, pour chant et piano
1947, Chants des Pays Basques, pour chant et piano
1947, Chants du Languedoc, pour chant et piano
1948, Chants de France (2 volumes) (aussi pour 1 voix et piano)
1948, Noëls populaires français, pour chant et piano , 1948
1949, Indicatif, pour flûte, hatbois, clarinette, basson, harpe, quatuor à
cordes
1949, Jeux pour une ombre (R. Cortat), 1949
1949, Le temps des cerises, sur un poème de Jean-Baptiste Clément), à
4 voix
1949, Noëls populaires français
1949-1950, Les danses bretonnes, pour piano (2 volumes)
1950, Chant béarnais, pour scie musicale
1950, Refrains des prés et des bois
1952, Il était un petit homme, pour voix
1952, Le chansonnier alsacien, pour 3 voix égales.
1952, Le chansonnier français, pour 3 voix égales.
1953, A cœur joie, à 4 voix
1953, Anthologie des chants populaires Franco-Canadiens, à 4 voix
1954, Noëls d'Europe
1954, Noëls d'Europe, voix mixtes
1955, Le tour du monde des petits chanteurs à la croix de bois
1955, Le
mystère de Monsieur Saint-Amable, d'après le « Mystère de la Passion » d'A. Gréban,
pôur voix solistes et chœur
1955, Ninina, la mia diletta (berceuse corse), pour piano
1955-1956, Oda nova a Barcelona, sur un poème de J. Maragall, pour voix et orchestre
de cobla
1956, Petite
suite pour Sylvie, pour chant et piano sur un poème de R. Cortat
1956, Quarts de soir, sur un poème de S. Moreux,
pour 3 voix de femme
s.d., Les chants des terroirs français, pour voix égales
Écrits
L'utilisation des chants populaires. Dans « Action française » 9-10 mars 1941
Les chants des provinces françaises. Paris 1947
Vincent d'Indy. « Les musiciens célèbres », Henri Laurens, Paris 1951 [108 p.]
Déodat de Séverac (préface par Henri Sauguet). Société de Musicologie du Languedoc,
Béziers 1984 [124 p. Texte inédit de 1951)
Vincent d'Indy, sa vie, son oeuvre, son action. Monaco 1951
La danse d'Auvergne. Dans « Auvergne littéraire et artistique » (4)
1936
Bibliographie
Cahours d'Aspry Jean-Bernard,
Joseph Canteloube (1879-1957). Carré musique, Séguier, septembre 2000.
Le Flem Paul, Guy Ropartz, de Séverac, Canteloube. Dans « Le théâtre lyrique en France
» (iii) Paris 1937-1939), p. 128-137.
Landormy Pierre (1869-1943)., Canteloube. Dans « La musique française après Debussy »,
Gallimard, Paris 1943 [7e édition, 380 p.], p. 259-261.
Gavoty Bernard (1908-1981). & Daniel-Lesur (1908-2002), Joseph Canteloube. Dans
« Pour ou contre la musique moderne ? » Flammarion, Paris 1957,
p. 80-82.
Courgniand-Raginal Françoise, Joseph Canteloube (préface par Marcelle Benoït).
Béziers 1988 [280 p.].
Documentation sur
Joseph Canteloube. Dans « Dossiers biographiques Boutillier du Retail » Bibliothèque nationale de
France, FOL-LN1-232 (3882) [coupures de presse]
Rochefort-Parisy Hélène, Hommage à Joseph
Canteloube, musicien du terroir : exposition, Bibliothèque nationale, Département de la Musique, du 9 novembre
1992 au 14 janvier 1993. Bibliothèque nationale de France, Département de la Musique, paris 1992 [11 p.]
Chants d'Auvergne, arrangés pas Joseph Canteloube. Victoria de los Angeles Orchestre des Concerts
Lamoureux Jean-Pierre Jacquillat, direction EMI 1973 : 1975. Digitalisé en 1986 ; 1999.
La pastoura els camps ; Baïléro (n° 1 de « Trois bourrées
» ) ; L'Aïo dè rotso ; Ound'onorèn gorda ; Obal, din lou Limouzi ; L'Antouèno
; La Pastrouletta è lou Chibalié ; La Delaïssádo ; Lo Calhé (bourrée 2) ; Lo Fiolairé
; Passo pel prat (Grande) ; Lou Boussu ; Brezairola ; Malurous (bourrée) ; Oï, ayaï ; Pour l'enfant ; Chut,
chut ; Pastorale ; Lou coucut ; Obal, din lo coumbèlo ; Là-haut, sur le rocher ; Hé ! beyla-z-y dau
fé ; Tè, l'co, tè ! ; Uno jionto postauro (Regret)
Joseph Canteloube Chants d'Auvergne Dominique Gens Orchestre national de LIlle Jean-Claude Casadessus,
direction Enregistré à l'Auditorium du nouveu siècle de Lille, en juillet Naxos 2004-2005, 8.
557491
La pastoura als camps ; Baïlèro ; Trois bourrées :
L'aïo de rotso ; Ound'onorèn gorda ? ; Obal din lou Limouzi ; Pastourelle ; L'Antouèno ; Deux bourrées
: N'aï pas iéu de mio ; Lo calhé ; La delaïssâdo ; Passo pel prat ; Lou boussu ; Brezairola
; Malurous qu'o uno fenno ; Jou l'pount d'o Mirabel ; Oï ayaï ; Lou coucut ; Quand z'eyro petitoune ; Là-haut,
sur !e rocher ; no jionto postouro ; Lou diziou bé
Joseph Canteloube Chants d'Auvergne Dominique Gens Orchestre national de LIlle Serge Baudo, direction Enregistré
à l'Auditorium du nouveu siècle de Lille, en janvier 2007. Naxos 2007, 8. 570338
La Pastroulelta è Ion chibalie ; Lo Molair ; Pour l'enfant ; Chut, chut ; Pastorale ; Obal, din lo coumbèlo
;
Postouros sé tu m'aymo ; Tè, l'co tè ;Hé ! Beyla-z-y dau fé ; Triptyque : Offrande d'été
; Lunaire ; Hymne dans l'aurore ; Chants de France (séléction) : Auprès de ma blonde ; Où
irai-je me plaindre ? ; Au prè de la rose ; Délicieuses cimes ; Réveillez-vous ! ;D'où venez-vous
fillette ?
Chants
d'Auvergne Frederica von Stade Royal Philarmonique Orchestra Antonio Ameida, dir. CBS MDK 46509 1982, 1986
(vol 1 et 2)
01. Baïlèro
Pastré, dè dèlaï l'aïo, as gaïré dé boun tèms ? Dio lou baïlèro
lèro, lèro, lèro, lèro, baïlèro, lô ! È n'aï pa gaïre,
è dio, tu ? Baïlèro lèro, lèro, lèro, lèro, baïlèro, lô
!
Pastré, lou prat faï flour, li cal gorda toun troupel ! Dio lou baïlèro lèro, lèro,
lèro, lèro, baïlèro, lô ! L'erb es pu fin' ol prat d'oïci ! Baïlèro
lèro, lèro, lèro, lèro, baïlèro, lô !
Pastré, couci foraï, en obal io lou bel riou ! Dio lou baïlèro lèro, lèro, lèro,
lèro, baïlèro, lô ! Es pèromè, té baô çirca ! Baïlèro
lèro, lèro, lèro, lèro, baïlèro, lô !
02. Oï aya
Oï ayaï, Couçi ièu foraï ? N'aï pas de couoïffo.
Pierrou bo'lo fièyro, Pierrou lo li croumpo, Pierrou lo li pourto, Pierrou lo li doun', Inquèr'ès
pas lèvado, Dzomaï ne se lèvo !
Lèvo, lèvo, lou dzour bè ! Morgoridoto, lèvotè !
Oï ayaï, Couçi ièu foraï ? N'aï pas de coutilhoul !
Pierrou bo'lo fièyro, Pierrou lo li croumpo, Pierrou lo li pourto, Pierrou lo li doun', Inquèr'ès
pas lèvado, Dzomaï ne se lèvo ! Lèvo, lèvo, lou dzour bè ! Morgoridoto,
lèvotè !" Oï, moun Diou ! Que fo frèt, Me cal quitta lou lièt !
Prenguet lo comiò, E maï lou coutilhou, E maï lou boborel, E maï lou moutsodou, E sés
poulidos caussos. E metèt la couoiffo. Que soui bèlo ! So diguèt, E Morgorido se lévèt.
03. La delaïssádo (livre 2, n° 4)
Uno pastourèlo èsper olaï al capt del bouès Lou galan doguélo, mé né
bén pas ! Ay ! souï délaïssado ! Qué n'aï pas vist lou mio galant ; Crésio
qué m'aïmábo, è ton l'aïmé ièu ! Luziguèt l'estélo, aquèlo
què marco la nuèt, e lo pauro pastoureletto Démouret à ploura...
04. Passo del prat (livre 3, n° 2)
Lo lololo lo, etc.
Passo pel prat, béloto, Ièu possorai pel bouos: Quon li séras, pouloto, Mesperoras se vouos
!
Lo lololo lo, etc.
Nous porlorén, filhoto, Nous porlorén toui dous ; Qu'os toun amour, drouloto, Què mé
foro hurous !
Lo lololo lo, etc.
05. Tè, l'co, tè ! (livre 5, n° 6)
Tè, l'co, tè ! etc. Arresto lo baco ! Atsolo qué s'èn bo ! Dió ! Dió
! Camino, camino, etc. Pe cayré !
Té ! Biro lo roudzo, etc.
Prr ! Es aquo ! Dayssolo ! Bèni, bèni, bèni tè !
06. Pour l'enfant
Soun, soun, minou mináuno, soun, soun, bèi o l'èfon ! Mè lou soun soun bo pas bèni, minàuno
soun, minou mináuno, mè lou soun soun bo pas bèni, lou nostre èfon po pas durmi ! Soun,
soun, minou mináuno, soun, soun, bèi o l'èfon ! Passo tsou lo tàul' e tsou l' bonc, minauno,
soun, minou mináuno, passa tsou lo tàul' e tsou l' bonc, minauno, soun, bèi o l'èfon
!
07a N'aï pas ièu de mîo (livre 2)
N'aï pas ïèu dè mîo soui qu'un' pastourel ; mè sé n'obiozuno li sério
fidèl ; s'o bio 'no mio qué m'aïmèssé plo, dé poutous, dé flours ièu
lo coubririo !
Mè sul pount d'Entraygo n'io dous áuzelous, né fa què canta pel lous amourous ; s'ès
plo bertat cantarèn plo lèu pel lo gento mio qu'ès olprès dè ièu'
Pel lous camps d'Endoun' io dé gèntoï flours ; soun blugoï, roujoï, è dé
toutos coulours ; li cal ana qué n'èn cuIiràï, o lo méouno mio lès pour toráï
07b. Lo Calhé (livre 2)
É, dio mè tu, lo calhé, ound as toun nîou ? Sul puèt dé lo Bostîdo
del laï lou riou !
É, dio mè tu, lo calhé, qué l'o bastit ? És dé bourro dè lèbré
è dé lopi !
É, dio mè tu, lo calhé, qué l'io dedins ? Dès iôus coumo lès
áutrès mès plus poulits !
08. Lou coucut (livre 4, n° 6)
Lou coucut oqu'os un auzel Que n'io pas capt plus de to bel Coumo lou coucut qué canto, Lou mió
coucut, lou tió coucut, bis. E lou coucut dès autrès ! Dió. Obès pas èntendut
canta lou coucut ?
Per obal found del prat, Sé ni&oaute ; un ´ubré flourit è gronat, Qué lou
coucut l'i canto. Lou mió coucut, lou tió coucut, bis. E lou coucut dès autrès. Dió
; Obès pas èntendut canta lou coucut ? E se toutse les coucuts Boulioù pourta souneto. O !
forióu çin cent troumpetoï ! Lou mió coucut, etc.
09. L'Antouèno
Quond onorèn o lo fièro, iè ! Quond onorèn o lo fièro, ô ! Li onorèn
touï dous, l'Antouèno, Li onorèn touï dous !
Croumporèn uno baquetto... La croumporèn touï dous.
La baquetto séro méouno... Lèï cornoï sèroun pèr bous.
10. Tchut, tchut (livre 4, n° 4)
Mon païré mé n'o lougado, bis. Per ona gorda lo bacado, Tchut, tchut, tchut ! Tchut, tchut, que
z'o cal pas diré ! Tchut, tchut,
mènès pas ton dè brut ! bis. Né l'i soui pas to lèu estado, bis. Què moun
golont m'o rencountrado,
Tchut, etc.
N'aï pas ièu fatso de fuzados, bis. Cou m'o fat guel de poutounados !
Tchut, etc.
Sé n'io bè de miliour couóïfado, bis. N'io pas de miliour embrassado !
Ah ! pauro pastourèlo ! Délayssado soui yèn Coumo lo tourtourèlo Qu'o perdu soun
poriou !
13. Lo fïolairé (livre 3, n° 1)
Ton qu'èrè pitchounèlo, Gordavè loui moutous. Ti lirou lirou... la la diri tou tou la
lara !
Obio 'no counoulhèto è n'ai près u postrou. Ti lirou lirou... la la diri tou tou la lara !
Per fa l'obiroudèto Mè domound' un poutou. Ti lirou lirou... la la diri tou tou la lara !
È ièu soui pas ingrato, Èn lièt d'un n'in fau dous ! Ti lirou lirou... la la diri tou
tou la lara !
[ce texte est repris dans le folksong 10 de Luciano Berio]
14a. L'aïo dè rotso
L'aïo dè rotso té foro mourir, filhoto ! Nè té cal pas bèïr' oquèl',
aïo, quèl' aïo, Mès cal prèndr'un couot d'oquèl' aïo dè bi ! S'uno
filhoto sè bouol morida, pitchouno, Li cal pas douna d'oquèl' aïo dè rotso, Aïmaro miliour
oquèl' aïo dè bi !
14b . Ound' onorèn gorda
Ound' onorèn gorda, pitchouno droùlèto ? Ound' onorèn gorda lou troupèl pèl
moti ? Onorèn obal din lo ribèïrèto, din lou pradèl l'èrb è fresquèto
; Païssarèn loï fèdoï pèl loï flours, al louón dèl tsour nous
forèn l'omour !
Ogatso louï moutous, pitchouno droùlèto, Ogatso louï moutous, lèïs obilhé
maï nous ! Ogatso louï fèdoï què païssou l'èrbo, è lèïs
obilhé què païssou loï flours ; naôtres, pitchouno, què soun d'aïma, pèr
viouvr' obon lou plosé d'omour !
14c. Obal din lou Limouzi
Obal din lou Limouzi, pitchoun' obal din lou Limouzi, Sé l'io dè dzèntoï drolloï, o
bé, o bé, Sé l'io dè dzèntoï drolloï, oïçi, o bé ! Golon,
ton bèlo què siascou lèï drolloï dè toun pois, Lous nostrès fringaïrès
èn Limouzi, Saboun miliour counta flourèt' o bé ! Obal, din lou Limouzi, pitchouno, sé
soun golon, Oïçi en Aoubèrgno, dïn moun poïs, Lous omès bous aïmoun è
soun fidèls ! 15La Pastoura al camps Quon lo pastouros s'en bo os cams, Gardo sèï moutonadoï Tidera
la la la la la loï Gardo sèï moutonadoï
Geùlo rèscontr' un moussurèt, Lou moussu l'ogatsavo Tidera la la la la la loï Lou moussu
l'ogatsavo
«Ah ! Daïssa mè bous ogatsa Sès ton poulido filho Tidera la la la la la loï Sès
ton poulido filho
16. Pastourelle
È passo dè dessaï ! È passo dellaï l'aïo ! Bendras olprès de ièu, Què
d'ofaïré parlorèn, È lou restan del jiour N'en parlorén d'amour !
Né pouodi pas passa ! Couci bouos qué iéu passi ? N'aï pas de pount d'arcados È
n'aï pas dè batéu, Ni máï dè pastourel Qué mè siasco fidèl
!
Aurias léu un batéu Sè tu èros poulido ! Aurias un pount d'arcados, Aurias un pastourel Qué
té serio fidèl È máï djusqu'al toumbel ! 17La pastrouletta e lou chibalie «Lougarias
bous un' gardáïré, pastrouletto ?» «Né gardaraï bé prou souletto,
chibalié ! Né gardaraï bé prou souletto, rossignolet !»
«E nous sièrèn o l'oumbretto, pastrouletto ?» «l'oumbretto n'ès enrousodáo,
chibalié, l'oumbretto n'ès enrousodáo, rossignolet»
«Obal la fouyèir' ès séco, pastrouletto !» «N'i cal anan pèr un
óuretto, chabalié N'i cal anan pèr un óuretto, rossignolet»
18. Lou Boussu (livre 3, n° 3)
Dzanètou tsou 'l poumiéirou Què sé souloumbravo, Què sé souloumbravo si, Què
sé souloumbravo la, Què sé souloumbravo.
Oqui possèt un boussu Què lo mirolhavo, Què lo mirolhavo si, Què lo mirolhavo la, Què
lo mirolhavo.
Ah ! Poulido Dzanètou ! Bous sèrès lo mèouno ! Bous sèrès lo mèouno
si, Bous sèrès lo mèouno la, Bous sèrès lo mèouno !
Per qué ieu lo bouostro sio Cal coupa lo bosso ! Cal coupa lo bosso si, Cal coupa lo bosso la, Cal
coupa lo bosso ! Oï ! Pècaïré, Dzanètou ! Gordorai mo bosso ! Gordorai mo bosso si, Gordorai
mo bosso la, Gordorai mo bosso !
19.Malurous qu'o uno fenno (livre 3, n° 5)
Malurous qu'o uno fenno, Malurous qué n'o cat ! Qué n'o cat n'en bou uno, Qué n'o uno n'en
bou pas ! Tradèra, ladèri dèrèro ladèra, ladèri dèra.
Urouzo lo fenno Qu'o l'omé qué li cau ! Urouz' inquèro maito O quèlo qué n'o
cat ! Tradèra, ladèri dèrèro ladèra, ladèri dèra. [texte repris
dans le Folkson 9 de Luciano Berio]
20J. ou l'pount d'o Mirabel (livre 4, n°1)
Jou l'pount d'o Mirabel Cotorino lobabo, bis.
Bengèrou o possa Très cobolhès d'ormado, bis.
Jou l'pount d'o Mirabel Cotorino plourabo, bis.
21. Pastorale (série 4)
Baïlèro, lèro, lèro ! Pastre, de dèlaï l'aïo ! bis. As pas vist posa
lo lèbré qu'onavo mèdré, Lou bouon entré los combos dé do bon, Lou coudie
entré los combos dé dorriè, Lou poumpo sú l'esquino, Lo claù ol tráu, Lou
baïlèro, lèro ! Lèro, lèro, lèro, etc. Baïlèro lô !
Baïlèro, lèro, lèro ! Pastre, de dèlaï l'aïo ! bis. E du qu'as fat de
lo pèl ? De qu'as fat de las oùrilhas ? E qu'as fat de lo quió ? De qu'as fat de tout oquó
? Dió, lou baïlèro, lèro ? Lèro, lèro, lèro, etc. Baïlèro
lô !
De lo pèl n'aï fat un montel ! De las oúrilhas n'ai fat un porel de mithos !
E de lo quió uno troumpetto ! Sé les mé vouós croumpa Tè les pourtoraï, Dió,
lou baïlèro, lèro, etc. Baïlèro lô !