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 Cassiodore Flavius Magnus Aurelius
 v. 485-v. 580, Italie

Cassiodore, « Codex Amiatinus »

[ Écrits sur le musique ] [ Manuscrits ] [ Le portrait de Cassiodore ] [ Éditions anciennes ]
 [ Éditions modernes ] [ Autres écrits de Cassiodore ] [Bibliographie ] [ Documents ]
[ De musica, texte en latin ] [ Localisation des éditions anciennes ]

Homme d’État romain, issu d'une famille de serviteurs d'État. De 503 à 506 il est Consiliarius praefecti (conseiller de préfet, de son père en l'occurrence). De 507-511 il est Quaestor sacri palatii (chancelier)  et en 514, consul ordinaire (titre honorifique) sous le règne ostrogoth. En 519, il écrit son Histoire des Goths. De 523 à 527 il est maître des offices. Il remplace dans cette charge Boèce, et s'y montre plus opportuniste. Il est, comme Boèce, ministre et un proche du roi Théodoric. Il joue un rôle dans l'arrestation de Boèce. En 533 il est préfet. En 537 il est à Ravenne après l'occupation de Rome par les troupes de Belissaire. En 537 il fonde le monastère de Vivarium dans le sud de l’Italie. En 538, dans ses Variae, il se dit senator, titre avec lequel il signera jusqu'à la fin de sa vie.À cette époque, il se tourne vers la religion. Vers 540 il rédige son Expositio Psalmorum. En 540 il se trouve à Constantinople après la prise de Ravenne par Belissaire. Il rédige de 577 à 584 (il a 93 ans), De orthographia. Cassiodore participe à l'introduction dans le Moyen Âge des « Sept arts libéraux » de  la tradition scolaire Grecque : le « Trivium », grammaire, rhétorique, dialectique et le  « quadrivium », mathématiques, géométrie, astronomie et musique.

Érits musicaux

Passages du Expositio psalterium
Institutiones divinarum et humanarum rerum
II, 5 (Musicae Compendium) [traduction en français du II, 5 par Yves Chartier] [Le texte complet en latin, bibliothèque augustine d'Augsbourg]
Variae II, 40
Epistola XL : Boethio patricio Theodericus rex 

Manuscrits

  • Ms. 1201, Graz, Universitätsbibliothek, seconde moitié XIVe siècle, f. 61v-63v
  • Ms. 10078/95, Bruxelles, Bibliothèque royale, XIe siècle, f. 81-82v, Ex Cassiodori tractatu Prohemium in musica
  • Ms. Ripoll 42, Barcelona, Arxiu de la Corona d’Aragó, originaire de l’abbaye bénédictine S.-Maria de Ripoll, daté 1018-1046, f. 70
  • Ms. 130, Chartres, Bibliothèque municipale, IXe et Xe siècles, 29v-31, Est introductio in musicam cassiodori. Ce manuscrit a été détruit en 1944. Copie des f. 1-29 à l’abbaye de Solesme, microforme du manuscrit complet à l’Instituut voor Middleeuwse Muziekwetenschap, Amsterdam
  • Ms. Lat. 7211, Paris, Bibliothèque nationale, originaire de Luxeuil en Bourgogne, XIe-XIIe siècles, 17rv (Aurélien de Réomé?) & 134rv
  • Ms. Lat. 8500, id., origine italienne, daté de v. 1300, p. 110
  • Ms. 173A, Oxford, Balliol College, origine anglaise, début XIIe siècle, f. 79rv
  • Ms. 318, Monte Cassino, Biblioteca Abbaziale, originaire de S. Maria de Albaneto, XIe siècle, p. 44 & 45
  • Ms. 65, Piacenza, Archivio Capitolare, originaire de Piacenza, daté 1142 et plus tard, f. 262rv. Ex Cassiodori libro artibus liberalibus
  • Ms. B 81, Roma, Biblioteca Vallicelliana, formé de deux parties: I, origine italiene, Xe siècle; II, XIIe siècle. f. 91r-94v
  • Ms. 1861, Kraków, Biblioteka Jagiełłonska, origine supposée à Cracovie, daté de v. 1445, f. 2v-6 et f. 1-2, Variae
  • Ms. Ludwig XII 1 (Philipps 16278), Malibu (Ca.), The J. Paul Getty Museum, origine française (Auxerre), daté de 843-876, f. 74-79

Le portrait de Casiodore

Le « portrait » de Cassiodore est célèbre, parce qu'il figure au recto du cinquième folio d'un magnifique manuscrit, le  « Codex Amiatinus ». En fait, cette image illustre le scribe Esdras rédigeant la nouvelle Loi juive après la captivité à Babylone. Mais on estime qu'il s'agit du portrait de Cassiodore. Ce manuscrit a certainement été réalisé à Wearmouth ou a Jarrow dans le nord de l'Angleterre. Il fait partie d'une commande de l'abbé Ceolfrith pour trois Bibles pour ces abbayes et une pour faire présent au pape.  En 716, Ceolfrith meurt sur la route de Rome. Le manuscriti réapparait au IXe siècle au monastère de San Antimo, près de Sienne. Il est conservé à la Bibliothèque Laurenziana de Florence.


Esdras, alias Cassiodore, « Codex Amiatinus » 

On remarque la similitude du personnage avec une illustration de la Bible de saint Jean l'Évangéliste, la  « Lindisfarne Gospels » conservée au British Museum ( MS Nero D.iv). Ce manuscrit date de fin VIIe-début VIIIe siècle. Il a été produit au prieuré de Lindisfarne (The Holy Island of Lindisfarne) sous l'autorité de l'évêque de Lindisfarne, Eadfrith, mort en 721, en l'honneur de saint Cuthbert, mort à Farne en 687. Voir :
http://www.bl.uk/whatson/exhibitions/lindisfarne/home.html 


 

Autre similitude, cette fois avec le dessin de la Bibliothèque, qui est la même que celle figurant dans les mosaïques du mausolée de Galla Placidia (390-450) à Ravenne. Galla Placidia fut impératrice d'Occident et fit construire ce mausolée pour accueillir sa dépouille. Mais elle décéda à Rome où elle fut inhumée. La présence de trois sarcophages dans le mausolée est un mystère. Les mosaïques (mosaïques et ivoire), magnifique prototype de l'art byzantin sont du milieu du Ve siècle. voir :
http://jfbradu.free.fr/mosaiques/ravenne/galla-placida/galla.htm
http://www.queen.it/citta/ravenna/monum/galla.htm
 

 
Détail (les quatre évangiles)

Éditions anciennes

  • Basel, Johann von Amerbach 1491 [Cassiodori clarissimi senatoris in psalterium expositio] (89 exemplaires conservés)
  • Basel Joh. Bebel 1528 [Disciplinarum liberalium orbis, ex P. Consentio et Magno Aurelio Cassiodoro. f. 45-47: Musicae compendium ex Magno Aurelio Cassiodore Senatore [...] (4 exemplaires conservés)
  • Genève P. Chouet 1650 [Opera omnia]
  • Altorf 1686 [Moller D. G. (éd.), Disputatio circul. de M. A. Cassiodor. Rouen 1679 [Garet (Garetus, éd.)
  • Cassiodori opera omnia. Venise 1729

Éditions modernes

  • FRIDH AKE J., Magni Aurelii Cassiodori senatoris opera pars I, Variarum libri XII. Dans «Corpus Christianorum» Series latina (106), Turnhout 1973
  • GERBERT MARTIN (1720-1793), dans «Scriptores ecclesiastici de musica sacra potis¬simum [3 v.]», St. Blasien 1784; Hildesheim, Olms 1967, (I) p. 19 [chapitres 14 à 22 du 3e livre des Étymologies, sous le titre Sententiae de musica. Importants emprunts à Cassiodore, chapitre V des Institutiones] [ Édition électronique TLM / Université d'Indiana 15-19 ; ]
  • GOODE HELEN DILL & BRAKE GERTRUDE C., trad. anglaise du livre II (chap. V) des Institutiones et du livre III (chap. 15-23) des Étymologies. Colorado College Music Press 1980
  • GOODE HELLEN DILL & DRAKE GERTRUDE C., Traductions. Cassiodorus Institutiones Book II Chapter 5. Isidore of Seville Etymologies Book III Chapters 15-23. Colorado Springs 1980
  • HALPORN JAMES WERNER (trad.), De anima. Dans «Corpus Christianorum», Series latina, (96), Brepols, Turnhout 1973 [ Édition électronique TLM / Université d'Indiana ( Epistola XL: Boethio patricio Theodericvs rex, 87-91.)]
  • MIGNE JACQUES-PAUL (1800-1875), Patrologiae cursus completus. Serie latina [221 v.]. Petit Montrouge 1844-1855; Turnhout 1966, (59-60); Musica (70), p. 1208-1212 [ Édition électronique TLM / Université d'Indiana  570-473 ( Epistola XL: Boethio patricio Theodericvs rex) ; 1208-1212]
  • MYNORS ROGER AUBREY BASKERVILLE (1903), Cassiodori senatoris institutiones. Clarendon Press, Oxford 1937 (3e éd., 1963), p. 142-150 [ Édition électronique TLM / Université d'Indiana 142-150]
  • ROUVILLE STÉPHANE DE (*1837), Cassiodore, de l’âme. Paris 1874
  • WALSH PATRICK GÉRARD (trad.), Cassiodorus, Explanations of the Psalms [3 v.]. Paulist Press 1990-1991

Autres écrits

  • Laudes (panégyriques royaux)
  • Chronica
  • Historia Gothorum (perdu, sauf un résumé de Jordanès ( De origine actibusque Getarum).
  • Variae (lettres et actes officiels choisis)
  • Ordo generis Cassiodororum
  • Liber de anima (traité sur l'âme)
  • Exposition psalmorum (commentaires sur les psaumes)
  • Institutiones (traité des arts libéraux)
  • Expositio Epistulae ad Romanos (reprise du commentaire de Pélage sur les treize épîtres pauliniennes).
  • Codex de grammatica
  • Liber memorialis ou liber titulorum
  • Complexiones apostolorum
  • De Orthographia (compilation d'aiteurs)
  • Historia ecclesiastica ( Historia tripartita)
  • Antiquitatum Iudaicarum libri XXII (traduction de Flavius Josèphe)
  • Adumbrationes in Epistulas canonicas
  • Commenta Librorum Regum.
  • In propria IV evangeliorum (Commentaire de Saint Jérôme)

Bibliographie

Études musicales

  • ABERT HERMANN (1871-1927), Zu Cassiodorus. Dans «Sammelbände der Internationalen Musik¬gesellschaft» (3) 1901-1902
  • BAILEY R. N., Bede’s text of Cassiodorus commentary on the Psalms. Dans «Journal of Theological Studies» (34) 1983, p. 189-193
  • BERNHARD MICHAEL, Überlieferung und Fortleben der antiken lateinischen Musiktheorie im Mittelalter. Dans Friedrich Zaminer (éd.), «Geschichte der Musiktheorie» (3), Darmstadt 1990, p. 1-35
  • BOWER CALVIN M. (*1938), An 11th-century Italian Gloss on Cassiodorus: New Evidence Concerning Medieval Instruments. Dans «Festschrift für H. Leuchtmann zum 65. Geburtstag», Tutzing 1993, p. 69-93 [la classification des instruments]
  • BRAMBACH WILHELM, Die Musiklitteratur des Mittelalters bis zur Blüthe der Reichenauer Sängerschule. Dans «Mittheilungen aus der Grossherzoglichen Badischen Hof- und Landesbibliothek» Karlsruhe 1883, p. 4
  • CROCKER RICHARD L., Musica Rhythmica and Musica Metrica in Antique and Medieval Theory. Dans «Journal of Music Theory» (2) 1958, p. 3
  • DEUSEN NANCY VAN, Medieval Organologies: Augustine vs. Cassiodor on the Subject of Musical Instruments. Dans Richard R. La Croix (éd.), «Augustine on Music. Studies in the History and Interpretation of Music» (6), Lewiston-Queenston 1988, p. 53-96
  • EITNER ROBERT (1832-1905), Die Kirchentonarten in ihrem Verhältnisse zu den griech. Tonleitern, nebst ihrer geschichtlichen Entwicklung. Dans «Monatshefte für Musikge¬schichte» (4) 1872, p. 169-184, 189-206
  • FRIHD AKE J., Cassiodorus digression on music, Var. II 40. Dans «Eranos» (86) 1988, p. 43-51
  • GÉROLD THÉODORE, Histoire de la musique des origines à la fin du XIVe siècle. H. Laurens Paris 1936, p. 45, 129, 140, 161, 166, 222-226
  • –,      Les pères de l’Église et la musique. Paris 1931
  • HAPORN JAMES WERNER, Citations from the Canticum Canticorum and the composition of the Expositio Psalmorum. Dans «Revue Bénédictine» (95) 1985, p. 169-84
  • –,      Pandectes, pandecta, and the Cassiodorian Commentary on the Psalms. Dans «Revue Béné¬dictine» (90) 1980, p. 290-300
  • –,      The manuscripts of Cassiodorus Expositio Psalmorum. Dans «Traditio» (37) 1981, p. 388-96
  • HENRICI ERNST, Die Quellen von Notker’s Psalmen. Dans «Quellen und Forschungen zur Sprach- und Culturgeschichte der germanischen Völker» (29), Strassburg 1878
  • JONES LESLIE W., The Influence of Cassiodorus on Mediaeval Culture. Dans «Speculum» (20) 1945, p. 433-442
  • KORNMÜLLER UTTO, Die alten Musiktheoretiker. Dans «Kirchenmusikalisches Jahr¬buch» (1) 1886, p. 1-21; (2) 1887, p. 1-21; (4) 1889, p. 1-19; (6) 1891, p. 1-28; (18) 1903, p. 1-28;
  • MACHABEY ARMAND, La notation musicale. Collection «Que sais-je?» (514), PUF, Paris 1971, p. 48
  • MONTICO MARIA GIOVANNI, Il valore psicagogico della musica nel pensiero di S. Agostino e di altri filosofi cristiani (Boezio, Cassiodoro e S. Bonaventura). Dans «Miscellanea Frances¬cana» (38) 1938, p. 398-410
  • SCHMIDT KARL WILHELM, Quaestiones de musicis scriptoribus Romanis inprimis de Cassiodoro et Isidoro (thèse). Darmstadt 1899
  • SCHUBIGER ANSELM, Historische Irrtümer im Fache der Tonkunst. Dans «Monatshefte für Musikgeschichte» (1) 1869, p. 127-134
  • SOWA GEORG, Die Musikanschauung Cassiodors (thèse). Berlin 1953
  • WANGERMÉE ROBERT, La musique flamande dans la société des XVe-XVIe siècles. Édition Arcade Bruxelles 1965, p. 21, 21, 31

Autres études

  • BARNISH SAM J. B., Maximian, Cassiodorus, Boethius, Theodahad: Poetry, Philosophy and Politics in Ostrogothic Italy. Dans «Nottingham Medieval Studies», 1990
  • –,      The Work of Cassiodorus After his Conversion. Dans «Latomus» (48) 1989, p. 157-87
  • BICKE E., Review of Mynors Cassiodori Institutiones. Dans «Gnomon» (14) 1938, p. 322
  • BILLANOVICH GIUSEPPE, I primi umanisti e le tradizioni dei classici latini. Freiburg 1953 p. 5 et suiv.
  • BRUYNE DONATIEN DE, Cassiodore et l’Amiatinus. Dans «Revue Bénédictine» (39) 1927, p. 261-266
  • CAMERON AVERIL, Cassiodorus Deflated. Dans «Journal of Roman Studies» (71) 1981, p. 183-186
  • CAPPUYNS MAÏEUL J., Cassiodore. Dans Baudrillart Alfred (dir.) «Dictionnaire d’histoire et de géographie ecclésiastique», Paris, Letouzey et Ané 1949, (11) p. 1349-1408
  • CERESA-GASTALDO ALDO, Contenuto e metodo dell’Expositio psalmorum di Cassiodoro. Dans «Vetera Christianorum» (5) 1968, p. 61-71
  • CHAPMAN JOHN, Cassiodorus and the Echternach Gospels. Dans Revue Bénédictine» (28) 1911, p. 382-95
  • CHARLIER CELESTIN, Cassiodore, Pélage et les Origines de la Vulgate Paulinienne. Dans «Stu¬diorum Paulinorum Congressus Internationalis Catholicus» 1961 (2) p. 461-70
  • CORSSEN P., Der codex Amiatinus undd er Codex grandior des Cassiodorus. Dans «Jahrbü¬cher für protestantische Theologie» (17) 1891, p. 611-44
  • COURCELLE PIERRE, Les Lettres grecques en Occident. De Macrobe à Cassiodore. E. de Boc¬card, Paris 1943
  • FIACCADRI G., Cassiodorus and the School of Nisibis Dumbarton. Dans «Oaks Papers» (39) 1985, p. 135-137
  • FRANZ AYDOLPH M., Aurelius Cassiodorius Senator. Ein Beitrag zur Geschichte der theologischen Literatur. Breslau 1872
  • FRIDH AKE J., Contributions à la critique et à l’interprétation des Variae de Cassiodore. Dans «Acta Regiae Societatis Scientiarum et Litterarum Gothoburgensis», Humaniora (4), Göteborg 1968
  • –,      Terminologie et formules dans les «Variae» de Cassiodore: études sur le développement du style administratif aux derniers siècles de l’antiquité. Dans «Studia Graeca et Latina Gothoburgensia» (2), Stockholm 1956
  • GLADYSZ B., Cassiodore et l’organisation des écoles médiévales. Dans «Collectanea theologica» (17) 1936, p. 51-69
  • GRIOMONT J., Cassiodore et la transmission de l’héritage biblique antique. Dans J. Fontaine & C. Pietri (éd.), «Le monde latin et la Bible», Paris 1985, p. 143-52
  • HAPORN JAMES WERNER, Methods of Reference in Cassiodorus. Dans «Journal of Library History» (16, 1) 1981, p. 71-91
  • –,      Further on the early English manuscripts of Cassiodorus Expositio Psalmorum. Dans «Classical Philology» (80) 1985, p. 46-50
  • HODGKIN THOMAS, The Letters of Cassiodorus. London 1886
  • HOFINGER MAX. Cassiodors und Tertullians De Anima (thèse). Wien 1970
  • HOUGHTON G. L., Cassiodorus and the Utrecht Psalter Illuminations. Dans «Manuscripta» (23) 1979, p. 1-12
  • JONES L., The influence of Cassiodore on medieval culture. Dans «Speculum» (20) 1945
  • LUDWIG GÜNTER, Cassiodor: Über den Ursprung der abendländischen Schule. Frankfurt-am-Main 1967
  • LUNDSTRÖM SVEN, Sprachliche Bemerkungen zur Historia Tripartita des Cassiodorus. Dans «Archivum Latinitatis Medii Aevi» (Bulletin Du Cange, 23) 1953, p. 19-34
  • MACINA R., Cassiodore et l’école de Nisibe. Contribution à l’étude de la culture chrétienne orientale à l’aube du Moyen-Âge. Dans «Muséon» (95) 1982, p. 131-166
  • MASAI FRANÇOIS (1909-1979), Cassiodore peut-il être l’auteur de la Regula Magistri? Dans «Scriptorium» (2) 1948, p. 292-296
  • MOMIGLIANO ARNALDO, Cassiodoro. Dans Ghisalberti Alberto M. (dir.), Dans «Dizionario biografico degli Italiani», Instituto della Enciclopedia Italiana, Roma 1978, (21) p. 484-504
  • –,      Cassiodorus and Italian Culture of His Time. Proceedings of the British Academy (41) 1955, p. 207-245; dans A. Momigliano, «Secondo contributo alla storia degli studi classici», Rome 1964, p. 191-229; dans A. Momigliano, «Studies in Historiography», London 1966, p. 181-210
  • MOROSI R., L’attività del praefectus praetorio nel regno ostrogoto attraverso le Variae di Cassiodoro. Dans «Humanitas» (27-28) 1975-1976, p. 71-96
  • MORTET VICTOR, Notes sur le texte des Institutions de Cassiodore d’après divers manuscrits. Dans «Revue de philologie» (24) 1900, p. 103-118; 272-81; (27) 1903, p. 65-78; 139-150; 279-287
  • NEUGEBAUER OTTO (*1899), On the Computus Paschalis of Cassiodorus. Dans «Centaurus» (25) 1981, p. 292-302
  • NORDENFALK C., Corbie and Cassiodorus. Dans «Pantheon» (32) 1974, p. 225-31
  • O’DONNEL J. JAMES, Cassiodorus. University of California Press, Berkeley 1979
  • PASCHALI G. J., Zu Cassiodors Institutiones (thèse). Marburg 1947
  • PFERSCHY B. Formular und Formeln. Studien zur Typologie der Variae des Cassiodorus Senator (thèse). Wien 1983 [232 p.]
  • QUACQUARELLI ANTONIO, La elocutio di S. Agostino nelle riflessioni di Cassiodoro. Dans «Augustinianum» (25) 1985, p. 385-403 & dans «Vetera Christianorum» (25) 1988, p. 177-98
  • –,      Riflessioni di Cassiodoro sugli schemi della retorica attraverso i Salmi. Dans «Vetera Christianorum» (25) 1988, p. 67-93
  • ROCCA R., Cassiodoro e la historia ludorum. Dans «Romano-Barbarica» (5) 1980, p. 225-237
  • ROUGÉ JEAN, Sur un mot de Cassiodore: Exculcatoriae; Sculcatoriae; Sulcatoriae. Dans «Latomus» (21) 1962, p. 384-90
  • SAINTE-MARTHE F. DENIS DE (1650-1725), La vie de Cassiodore. Paris 1695
  • SCHLIEBEN REINHARD, Cassiodors Psalmenexegese. Eine Analyse ihrer Methoden als Beitrag zur Untersuchung der Geschichte der Bibelauslegung der Kirchenväter und der Verbindung christlicher Theologie mit antiker Schulwissenschaft (thèse). Tübingen 1970
  • SIRAGO VITO ANTONIO, La Calabria nelle Variae di Cassiodoro. Dans «Studi Storici Meridionali» (6) 1986, p. 3-27
  • –,      La Puglia nelle Variae di Cassiodoro. Dans «Studi Storici Meridionali» (6) 1986, p. 131-57
  • –,      Il Samnio nelle Variae di Cassiodoro. Dans «Studi Storici Meridionali» (6) 1986, p. 275-300
  • –,      La Campania nelle Variae di Cassiodoro. Dans «Studi Storici Meridionali» (7) 1987, p. 3-22
  • SORACI ROSARIO, Aspetti di storia economica italiana nell’ etá di Cassiodoro. Catania 1974
  • SZYMANSKI LADISLAS, The Syntax of the Nominal Forms of the Verb in the Historia Ecclesiastica Tripartita of Cassiodorus-Epiphanius, Book I (thèse). Washington (D.C.) 1955
  • TRONCARELLI FABIO, Decora correctio: un codice emendato da Cassiodoro? Dans «Scrittura e civiltà» (9) 1985, p. 147-68 [ms lat 5704, Roma, Biblioteca Vaticana]
  • –,      Con la mano del cuore. L’arte della memoria nei codici di Cassiodoro. Dans «Quaderni medievali» (22), Décembre 1986, p. 22-58
  • –,      Tradizioni perdute. La Consolatio Philosophiae nell’alto medioevo. Padova 1981
  • VAN de VYVER ANDRÉ, Cassiodore et son Œuvre. Dans «Speculum» (6) 1931, p. 244-292
  • –,      Les Institutiones de Cassiodore et sa fondation à Vivarium. Dans «Revue Bénedictine» (53) 1941, p. 59-88
  • VIARRE SIMONE, À propos de l’origine égyptienne des arts libéraux: Alexandre Neckam et Cassiodore. Dans «Arts Libéraux et Philosophie au Moyen-Âge», actes du 4e congrès international de philosophie médiévale (1967), Paris 1969, p. 583-591
  • VANDERSPOEL JOHN, Cassiodorus as Patricius and ex Patricio. Dans «Historia (39) 1990, p. 499-503
  • VIDÉN GUNHILD, The Roman Chancery Tradition: Studies in the Language of Codex Theodosianus and Cassiodorus. Dans «Variae Studia Graeca et Latina Gothoburgensia» (46), Göteborg 1984
  • VISCIDO LORENZO, Segni critici nelle opere cassiodoree. Dans «Vetera Christianorum» (21) 1984, p. 157-62
  • –,      De Vergilio apud Cassiodorum adnotationes quaedam. Dans «Vox Latina» (27) 1991, p. 214-18
  • WEBBER JOHN LESLIE, Notes on the Style and Vocabulary of Cassiodorus’ Institutiones. Classical Philology (40) 1945, p. 24-31
  • WEISSENGRUBER FRANZ, Cassiodors Stellung innerhalb der monatischen Profanbildung des Abendlandes., Dans «Wiener Studien» (80) 1967, p. 202
  • –,      Zu Cassiodors Wertung der Grammatik. Dans «Wiener Studien» (82) 1969, p. 198-210
  • –,      Benutzung des Ambrosius durch Cassiodor. Dans «Ambrosius Episcopus» (2), Milano 1976, p. 378-98

Documents

Dans les Institutione (2, V), quelques paragraphes sont consacrés à la musique. Cassiodore y rappelle l’invention de la musique par Pythagore (D’après Gaudence). La musique comprend trois parties. Musicae partes sunt tres; nam vel est illa Harmonica, vel Rhythmica, vel Metrica. La musique harmonique est celle qui traite de l’acuité et de la gravité du son. La musique rythmique  traite de la bonne relation à la parole. ( Rhythmica est, quae requirit in concursione verborum, utrum bene sonus, an male cohaereat). La métrique traite de la relation avec les mètres connus, par exemple l’épique, le iambe [une brève, une longue], l’élégiaque, etc.

Il y a trois genres d’instruments de musique. Percussions, résonants (tensibilia), soufflés (inflatile).

Parmi les percussions on trouve l’acitabula, de bronze (dure, de cuivre : aena) et d’argent, d’où jaillissent les sons durs ou les tintements suaves. Les instruments résonants sont faits de cordes filées, on y trouve les diverses sortes de cythares. Les vents sont les tibiae, (flûtes) calami, (instruments faits avecdes roseaux) organa, panduria, (instrument courbé ?) etc.

Il y a six accords (Symphoniae)

      prima Diatessaron
      secunda Diapente
      tertia Diapason
      quarta Diapason simul et Diatessaron
      quinta Diapason simul et Diapente
      sexta Disdiapason.

Il y a 15 tons :

      Hypodorius
      Dorius
      Hyperdorius.
      Hypoiastius
      Iastius
      Hyperiastius.
      Hypophrygius
      Phrygius
      Hyperphrygius.
      Hypoaeolius
      Aeolius
      Hyperaeolius
      Hypolydius
      Lydius
      Hyperlydius

Le psaltérion : Le psaltérion, cet instrument beau de son singulier, convient au corps du seigneur, car de même que celui ci fait entendre sa voix de régions supérieures, de même celui-ci célèbre ses glorieuses manifestations d’en haut. La cithare, par contre est le symbole des vertus morales agissant ensemble. psalm 32.

De musica, édition Martin Gerbert, Scriptores ecclesiastici de musica sacra potissimum. Typis San-Blasianis, 1784 (I), p. 15-19, réédité par Olms, Hildesheim, 1963 —   Caput V. Libri Cassiodori de artibus ac disciplinis liberalium litterarum.

De musica.

1. Gaudentius quidam de Musica scribens, Pythagoram dicit huius rei invenisse primordia ex malleorum sonitu, et chordarum extensione percussa. Quam amicus noster vir disertissimus Mutianus transtulit in latinum, ut ingenium eius adsumti operis qualitas indicaret. Clemens vero Alexandrinus Presbyter in libro, quem contra Paganos edidit, Musicam ex Musis dicit sumpsisse principium; Musasque ipsas, qua de caussa inventae fuerint, diligenter exponit. Quae Musae ipsae adpellatae sunt [apo tou masenein], id est, a quaerendo; quod per ipsas, sicut antiqui voluerunt, vis carminum, et vocis modulatio quaereretur.Invenimus etiam Censorinum, qui ad Q. Cerellium scripsit de natali eius die, ubi de musica disciplina, vel de alia parte Mathesis non negligenda disseruit: quoniam non inutiliter legitur, ut res ipsae penetrabilius animo frequenti meditatione condantur.

2. Musica ergo disciplina per omnes actus vitae nostrae hac ratione diffunditur. Primum, si Creatoris mandata faciamus, et puris mentibus statutis ab eo regulis serviamus. Quidquid enim loquimur, vel intrinsecus venarum pulsibus commovemur, per musicos rhythmos harmoniae, virtutibus probatur esse sociatum. Musica quippe est scientia bene modulandi: quodsi nos bona conversatione tractemus, tali disciplinae probamur semper esse sociati: quando vero iniquitates gerimus, Musicam non habemus. Coelum quoque et terra, vel omnia, quae in eis superna dispensatione peraguntur, non sunt sine musica disciplina: cum Pythagoras hunc mundum per Musicam conditum, et gubernari posse testetur.

3. In ipsa quoque religione valde permixta est; ut decalogi decachordus, tinnitus cytharae, tympana, organi melodia, cymbalorum sonus; ipsum quoque Psalterium adinstar instrumenti musici nominatum esse non dubium est: eo quod in ipso contineatur coelestium virtutum suavis nimis et grata modulatio.

4. Nunc de Musicae partibus, sicut est a Maioribus traditum, disseramus. Musica est disciplina vel scientia, quae de numeris loquitur, qui ad aliquid sunt his, qui inveniuntur in sonis; ut duplum, triplum, quadruplum, et his similia, quae dicuntur ad aliquid.

5. Musicae partes sunt tres; nam vel est illa Harmonica, vel Rhythmica, vel Metrica. Harmonica scientia est musica, quae discernit in sonis acutum et grave. Rhythmica est, quae requirit in concursione verborum, utrum bene sonus, an male cohaereat. Metrica est, quae mensuras diversorum metrorum probabili ratione cognoscit; ut verbi gratia, heroicum, iambicum, elegiacum, et caetera.

6. Instrumentorum musicorum genera sunt tria : percussionale, tensibile; inflatile.
Percussionalia, ut sunt acitabula aenea et argentea, vel alia, quae metallico rigore percussa, reddunt cum suavitate tinnitum. Tensibilia sunt chordarum fila, sub arte religata, quae amodo plectro percussa mulcent aurium delectabiliter sensum: in quibus sunt species cythararum diversarum. Inflatilia sunt, quae spiritu reflante completa, in sonum vocis animantur; ut sunt tibiae, calami, organa, panduria, et caetera huiusmodi.

7. Restat nunc, ut de symphoniis dicere debeamus. Symphonia est temperamentum sonitus gravis ad acutum, vel acuti ad gravem, modulamen efficiens, sive in voce, sive in percussione, sive in flatu. Symphoniae sunt sex :
prima Diatessaron,
secunda Diapente,
tertia Diapason,
quarta Diapason simul et Diatessaron,
quinta Diapason simul et Diapente
sexta Disdiapason
Diatessaron symphonia est, quae constat ex ratione epitrita sesquitertia, et fit ex sonitibus quatuor, unde nomen accepit.
Diapente symphonia est, quae constat ex ratione hemiolia sesquiplici et fit ex sonitibus quinque, unde etiam nomen accepit.
Tertia Diapason symphonia est; quae etiam diocto (quae per octo, scilicet tonos) dicitur, constat ex ratione diplasia, hoc est dupla; fit autem per sonitus octo, unde et nomen accepit, sive diocto, sive Diapason : quia apud veteres cytharae ex octo chordis constabant. Diapason ergo dicta est, quasi ex omnibus sonitibus constans.
Quarta Diapason simul et Diatessaron, symphonia est, quae constat ex ratione, quam habet XXIV. numerus ad novem numerum; fit autem ex sonitibus undecim.
Quinta, Diapason simul et Diapente, symphonia est, quae constat ex ratione triplasia ([triplasia] seu tripla); fit autem per sonitus duodecim.
Sexta, Disdiapason, id est, dupla diapason, symphonia est, quae constat ex ratione tetraplasia ([tetraplasia] quadrupla); fit autem per sonitus quindecim.

8. Tonus est totius constitutionis harmonicae differentia et quantitas, quae in vocis accentu, sive tenore consistit. Toni sunt quindecim
Hypodorius. Dorius. Hyperdorius.
Hypoiastius. Iastius. Hyperiastius.
Hypophrygius. Phrygius. Hyperphrygius.
Hypoaeolius. AEolius. Hyperaeolius.
Hypolydius. Lydius. Hyperlydius.

Hypodorius, tonus est omnium gravissime sonans, propter quod et inferior nuncupatur. Hypoiastius autem hypodorium hemitonio praecedens.

Hypophrygius, est hypoiastium hemitonio, hypodorium tono praecedens.

Hypoaeolius, est hypophrygium hemitonio, hypoiastium tono, hypodorium tono semis praecedens.

Hypolydius, est hypoaeolium hemitonio, hypophrygium tono, hypoiastium tono semis, hypodorium ditono praecedens.

Dorius, est hypolydium hemitonio, hypoaeolium tono, hypophrygium tono semis, hypoiastium ditono, hypodorium duobus semis tonis, hoc est, diatessaron symphonia praecedens.

Iastius, est dorium hemitonio, hypolydium tono, hypoaeolium tono semis, hypophrygium ditono, hypoiastium duobus semis, hoc est, diatessaron symphonia, hypodorium tribus tonis praecedens.

Phrygius, est iastium hemitonio, dorium tono, hypolydium tono semis, hypoaeolium ditono, hypophrygium duobus semis tonis, hoc est, diatessaron symphonia: hypoiastium tribus tonis, hypodorium tribus semis tonis, hoc est, diapente symphonia praecedens.

Æolius phrygium hemitonio, iastium tono, dorium tono semis, hypolydium duobus (hypoaeolium duobus) semis, hoc est, diatessaron symphonia: hypophrygium tribus tonis, hypoiastium tribus semis, hoc est, diapente symphonia: hypodorium quatuor tonis praecedens.

Lydius, est aeolium hemitonio, phrygium tono, iastium tono semis, dorium duobus tonis, hypolydium duobus semis tonis, hoc est, diatessaron symphonia: hypoaeolium tribus tonis, hypophrygium tribus semis tonis, hoc est, diapente symphonia: hypoiastium quatuor tonis, hypodorium quatuor semis tonis praecedens.

Hyperdorius, est lydium hemitonio, aeolium tono, phrygium tono semis, iastium duobus tonis, dorium duobus semis, hoc est, diatessaron symphonia: hypolydium tribus tonis, hypoaeolium tribus semis tonis, hoc est, diapente symphonia: hypophrygium quatuor tonis, hypoiastium quatuor semis, hypodorium quinque (praecedens).

Hyperiastius, est hyperdorium hemitonio, lydium tono, aeolium tono semis, phrygium duobus tonis, iastium duobus semis tonis, hoc est, diatessaron symphonia: dorium tribus tonis, hypolydium tribus semis tonis, hoc est, diapente symphonia: hypoaeolium quatuor tonis, hypophrygium quatuor semis, hypoiastium quinque tonis, hypodorium quinque semis (praecedens).

Hyperphrygius, est hyperiastium hemitonio, hyperdorium tono, lydium tono semis, aeolium duobus, phrygium duobus semis, hoc est, diatessaron symphonia: iastium tribus tonis, dorium tribus semis, hoc est, diapente symphonia: hypolydium quatuor tonis, hypoaeolium quatuor semis, hypophrygium quinque, hypoiastium quinque semis, hypodorium sex, hoc est, diapason symphonia praecedens.

Hyperaeolius, est hyperphrygium hemitonio, hyperiastium tono, hyperdorium tono semis, lydium duobus tonis, aeolium duobus semis, hoc est, diatessaron symphonia: phrygium tribus tonis, iastium tribus semis tonis, hoc est, diapente symphonia: dorium quatuor tonis, hypolydium quatuor semis, hypoaeolium quinque tonis, hypophrygium quinque semis, hypoiastium sex tonis, hoc est, diapason symphonia : hypodorium sex semis tonis (praecedens). Hyperlydius est novissimus et acutissimus omnium, hyperaeolium hemitonio, hyperphrygium tono, hyperiastium (lege tono semis, hyperdorium duobus tonis, lydium duobus semis) hoc est, diatessaron symphonia: aeolium tribus tonis, phrygium tribus semis tonis, hoc est, diapente symphonia: iastium quatuor tonis, dorium quatuor semis, hypolydium quinque, hypoaeolium quinque semis tonis, hypophrygium sex tonis, hoc est, diapason symphonia: hypoiastium sex semis tonis, hypodorium septem tonis (praecedens). Unde claret, quoniam hyperlydius tonus omnium acutissimus, septem tonis praecedit hypodorium omnium gravissimum: in quibus, ut Varro meminit, tantae utilitatis virtus ostensa est, ut excitatos animos sedaret, ipsas quoque bestias, nec non et serpentes, volucres atque delphinas ad auditum suae modulationis attraheret.

9. Nam ut Orphei lyram, Sirenarum cantus, tamquam fabulosa taceamus: quid de David dicimus, qui aspiritu immundo Saulem disciplina saluberrimae modulationis eripuit, novoque modo per auditum sanitatem contulit regi, quam medici non poterant herbarum potestatibus operari ? Asclepiades quoque medicus, maiorum attestatione doctissimus, phreneticum quemdam per symphoniam naturae suae reddidisse memoratur. Multa sunt autem in aegris hominibus per hanc disciplinam facta miracula. Coelum ipsum, sicut supra memoravimus, dicitur sub harmoniae dulcedine revolvi. Et ut breviter cuncta complectar, quidquid in supernis sive terrenis rebus convenienter secundum Auctoris sui dispositionem geritur, ab hac disciplina non refertur exceptum.

10. Gratissima ergo nimis utilisque cognitio, quae et sensum nostrum ad superna erigit, et aures modulatione permulcet; quam apud Graecos Alypius, Euclides, Ptolemaeus, et caeteri probabili institutione docuerunt. Apud Latinos autem vir magnificus Albinus librum de hac re compendiosa brevitate conscripsit; quem in bibliotheca Romae nos habuisse, atque studiose legisse retinemus. Qui si forte gentili incursione sublatus est, habetis hic Gaudentium Mutiani Latinum; quem si sollicita intentione relegitis, huius scientiae vobis atria patefacit. Fertur etiam latino sermone et Apuleium Madaurensem instituta huius operis effecisse. Scripsit etiam et Pater Augustinus de Musica sex libros, in quibus humanam vocem, rhythmicos sonos et harmoniam modulabilem in longis syllabis atque brevibus naturaliter habere monstravit. Censorinus quoque de accentibus voci nostrae adnecessariis subtiliter disputavit, pertinere dicens ad Musicam disciplinam; quem vobis inter caeteros transcriptum reliqui.

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A  : Wien, Österreichische Nationalbibliothek

B : Antwerpen, Stedelijke Bibliotheek - Bruxelles, Bibliothèque Royale

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DK : København, Det kongelige biblioteket- E : Barcelona, Bibl. de la Universidad

F. : Amiens, Bibliothèque municipale - Carpentras, Bibl. Inguimbertine - Cambrai, Bibliothèque municipale - Dijon, Bibliothèque municipale - Lille, Bibliothèque municipale - Le Mans, Bibliothèque municipale - Lyon, Bibliothèque municipale - Paris, Bibliothèque de l’Arsenal - Paris, Bibliothèque Mazarine - Paris, Bibliothèque de France. – Paris, Bibliothèque de l’Opéra -  Rouen, Bibliothèque municipale - Salins, Bibliothèque municipale - Vesoul, Bibliothèque municipale

GB: Cambridge, Univ. Music Club - Cambridge, University Library - London, British Museum - Oxford, Bodleian Library

I : Bergamo, Biblioteca Civica - Brescia, Bibl. Queriniana - Como, Biblioteca comunale - Firenze, Biblioteca Marucelliana - Firenze, Biblioteca nazionale centrale - Biblioteca comunale Ariostea, Ferrara - Milano, Biblioteca Ambrosiana - Milano, Biblioteca nazionale di Brera - Mantova, Biblioteca comunale - Modena, Biblioteca Estense - Napoli, Biblioteca nazionale - Parma, Biblioteca del Conservatorio - Palermo, Biblioteca comunale - Roma, Biblioteca Casanatense - Roma, Biblioteca dell’accademia dei lincei e Corsiniana - Torino, Biblioteca nazionale - Trento, Biblioteca comunale - Vicenza, Biblioteca comunale Bertoliana - S : Stockholm, Kungliga Bibl.

US: Ann Arbor, Mich., William L. Clements Library University of Michigan - Rochester, N.Y., Sibley Music Library, Eastman School of Music - San Marino, Calif., Henry E. Huntington Library and Art Gallery - Washington, D. C., Rare Book Collection, Library of Congress

Jean-Marc Warszawski
novembre 1995-12 juin 2006

Références / musicologie.org 2006