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Bordes Charles
1863-1909


Les fondateurs de la Schola Cantorum.
De gauche à droite :
 Charles Bordes
Alexandres Guilmant
Vincent d'Indy
Extrait de La Schola Cantorum en 1925. Bloud & Gay, Paris.

[liste des oeuvres] [bibliographie] [documents]

Cette notice a été plagiée dans la Wikipédia

Né à Rochecorbon (Indre-et-Loire, près de Vouvray), le 12 mai 1863 ; mort à Toulon, le 8 novembre 1909.

Professeur et compositeur. Élève de César Franck pour la composition et de Marmontel pour le piano.

De juillet 1887 à mars 1890, il est maître de chapelle et organiste à Nogent-sur-Marne.

Il est chargé par le ministère de l'éducation publique de rassembler une collection de musiques anciennes basques qui est publiée en 1897 ( Archives de la tradition basque).

En 1890 il est nommé maître de chapelle à l'église Saint- Gervais de Paris, où il organise en 1892 «Les Semaines saintes de Saint-Gervais» dont les ervices sont accompagnés de musiques de la Renaissance française et italienne. Dans ses efforts pour développer le chant choral, il créé « les Chanteurs de Saint-Gervais » dont les membres sont recrutés dans toute la France et en Europe.

En 1894, avec Alexandres Guilmant et Vincent d'Indy, il fonde une société de musique sacrée qui prend le nom de Schola Cantorum. Le 15 octobre 1896, la Schola Cantorum est inaugurée comme école pour le renouveau de la musique religieuse. On redécouvrit là le plain-chant, Victoria, Josquin, Palestrina etc., tout en encourageant la composition d'une liturgie moderne.

Il anime un jounal, « La tribune de Saint-Gervais » qui est en fait celui des promoteurs de la Schola Cantorum.

En 1899, il fonde la Schola Cantorum en Avignon, et en 1905 à Montpellier. C'est dans cette ville qu'il organise en 1906, le premier « Congrès du chant populaire » et une nouvelle mise en scène de Castor et Pollux de Rameau.

Catalogue des oeuvres

  • Madrigal à la musique (W. Shakespeare : Henry VIII, traduction de Bouchor)
  • s. d., Faux bourdons, 3 voix
  • s. d., 10 cantiques populaires basques  (Bordes, éditeur)
  • s. d., 100 chansons populaires basques (Bordes, éditeur)
  • s. d.,   Beata viscera, antienne brève, 2 voix avec accompagnement
  • 1880-1884, Pleine mer, sur un poème de V. Hugo, Dans «Oeuvres vocales» révisées par Pierre Bréville, 1921
  • 1883, Avril, sur un poème de A. Maudit ; Chanson, sur un poème de M. Bouchor, Dans « Oeuvres vocales» révisées par Pierre de Bréville, 1921 ; Soirée d’hiver, sur un poème de F. Coppée ; Amour évanoui, sur un poème de Bouchor
  • 1884, Le temps des lilas, sur un poème de Bouchor ; Colloque sentimental, sur un poème de P. Verlaine
  • 1885, 3 Madrigaux amers, textes de L. Valade, op.5, Dans «Oeuvres vocales» révisées par Pierre de Bréville, 1921 ( Profonds cheveux, Le rire, Sur la mer)
  • 1886, Paysages tristes, sur des poème de P. Verlaine ( Soleils couchants, Chanson d’automne, L’heure du berger, Promenade sentimentale) ; O triste, triste était mon âme, sur un poème de P. Verlaine ; Spleen, sur un poème de P. Verlaine)
  • 1886, L’hiver, sur un poème de Bouchor, 2 voix, op.18
  • 1887, Green, sur un poème de P. Verlaine
  • 1887, Suite basque (flûte, 2 violons, violoncelle) op.6
  • 1888, Trois danses béarnaises, op.11
  • 1888, Ouverture pour le drame basque Errege Jan
  • 1888, Pastorale pour orchestre
  • 1888, Epithalame, sur un poème de P. Verlaine
  • 1888-1896, Le son du cor s’afflige vers les bois, sur un poème de P. Verlaine, Dans «19 oeuvres vocales» revues d’après les manuscrits par P. de Bréville (1914)
  • 1889, Rhapsodie basque, pour piano et orchsstref  op.9
  • 1889, O salutaris, voix seule et choeur, op.12
  • 1889, 3 mélodies sur des poèmes de J. Lahor, op.8 ( Chanson triste, Sérénade mélancolique, Fantaisie persane) ; Pensées orientales, sur un poème de J. Lahor ; La bonne chanson, sur un poème de P. Verlaine
  • 1889, Pie Jesu, op.10 (1889)
  • 1890, Dansons la gigue, sur un poème de P. Verlaine
  • 1890-1906, Les trois vagues, drame lyrique, livret de Charles Bordes (manuscrit à la bibliothèque de l'Opéra de Paris)
  • 1891, Litanies de la très Sainte Vierge, 2 voix de femmes, choeur, op.17
  • 1891, 4 fantaisies rythmiques, pour piano, op. 16
  • 1891, Caprice à cinq temps pour piano
  • 1891, Euskal Herria, musique de fête pour accompagner une partie de paume au pays basque ( Barcus, Lequito, Fuentarabia)
  • 1891, Tantum ergo, motet, op.18
  • 1894, Paysage vert, sur un poème de P. Verlaine
  • 1894, 12 Noëls populaires basques  (Bordes, éditeur)
  • 1895, Sur un vieil air, sur un poème de P. Verlaine
  • 1895, Le drapeau de Mazagran, chant de patronage, texte de H. Hello
  • 1896, Promenade matinale, sur un poème de P., sur un poème de P. Verlaine
  • 1896 (vers 1896), Mariale, cantique en l’honneur de la très Sainte Vierge
  • 1897, Euskal Noelen / Lilia  (Bordes, éditeur)
  • 1897, Kantika espiritualak  (Bordes, éditeur)
  • 1897, Cantique de pénitence, texte de Le Dorz
  • 1897, Cantique aux saints, texte de H. Hello
  • 1897, Ave Maria, motet, 4 voix
  • 1898 (vers 1898), 4 antiennes à la Sainte Vierge, 2 voix ( Alma redemptoris, Ave regina, Regina coeli, Salve regina)
  • 1898, Versets pour les 2e vêpres de plusieurs martyrs
  • 1899, La ronde des prisonniers, sur un poème de P. Verlaine
  • 1899, Fili quid fecisti, dialogue spirituel, 4 voix [pour le fondation de la Schola Cantorum en Avignon]
  • 1900 (vers 1900), Verbum caro factum est, response au Sacrement, 4 voix d'hommes
  • 1900, Domine, puer meus jacet, dialogue spirituel [pour l'inauguration de nouveaux locaux de ma Schola Cantorum de Paris]
  • 1900 (vers 1900), Salut au saint sacrement, 3 voix ( Beata es, Virgo Maria, Laudate dominum, O sacrum convivium, Tantum ergo)
  • 1901, Mes cheveux dorment sur mon front, sur un poème de C. Mauclair ; chansons sur 4 poèmes de F. Jammes ( La poussière des tamis chante au soleil, La paix est dans le bois silencieux, Oh ! ce parfum d’enfant dans la prairie, Du courage ? mon âme éclate de douleur) ; Petites fées, honnêtes gnomes, sur un poème de J. Moréas
  • 1903, O mes morts tristement nombreux, sur un poème de P. Verlaine
  • 1905, Divertissement sur un thème béarnais (2 pianos), dans «Album pour enfants, petits et grands»
  • 1906, 11 chansons du Languedoc  (Bordes, éditeur)
  • 1908, Paysage majeur, sur un poème de L. Payen
  • 1908, 10 danses, marches et cortèges populaires du Pays basque espagnol  (Bordes, éditeur)
  • 1909, Nunc dimittis, paraphrase du Cantique de Siméon, texte de H. Hello, 1 voix et orgue
  • 1910, 12 chansons amoureuses du Pays basque français  (Bordes, éditeur)
  • 1920, Vierge lorraine, cantique à Jeanne d’Arc, texte de Virolet
  • 1929, Divertissement, pout trompette et orchestre

Bibliographie

  • ALIBERT F. P., Charles Bordes à Maguelonne. Saint-Félicien 1926
  • CASTÉRA R. DE, Dix années d’action musicale religieuse 1890-1900. Paris, 1902
  • Charles Bordes, In memoriam. Schola Cantorum, Paris 1909
  • DAVIES L., César Franck and his Circle. London 1970
  • DOWD P. M., Charles Bordes and the Schola Cantorum of Paris (thèse). Catholic University, Washington 1969
  • DUKAS PAUL, Charles Bordes. Dans «Revue musicale» (5, 9-11) 1923-1924, p. 96-103
  • FELLOT H., Le lied français : Charles Bordes. Dans « Revue musicale de Lyon » (7) 1909-1910, p. 393–403
  • INDY VINCENT D'., La place de Charles Bordes dans l'enseignement musical. Dans «Tribune de Saint-Gervais», décembre 1909
  • LLEWELLYN L., Bordes’s Life : Great Musical Inspiration of a Century. Dans « Musical America » (11, 9)1909-1910), p. 36-37
  • MAUS MADELEINE OCTAVE, Trente années de lutte pour l'art, 1884-1914. Les XX, 1884-1893 ; La Libre esthétique, 1894-1914. Librairie L'Oiseau bleu, Bruxelles 1926 [508 p.]
  • MOLLA B., Charles Bordes, pionnier du renouveau musical français entre 1890 et 1909 (thèse). Université de Lyon 1985
  • ROLLAND ROMAIN, Esquisse du mouvement musical à Paris depuis 1870. Dans « Musiciens d’aujourd’hui », Paris 1908
  • SAMAZEUILH G., Un drame basque de Charles Bordes : Les trois vagues. Dans «Revue musicale» (5, 9-11) 1923-1924, p. 104-117 [liste des oeuvres, iconographies, bibliographie]
  • SERVIERES G., Lieder français : Charles Bordes. Dans « Guide musical » (49) 1903, p. 370, 394

Documents

Quelques textes de chansons

Dansons la gigue ! (Paul Verlaine)

    J'aimais surtout ses jolis yeux
    Plus clairs que l'étoile des cieux,
    J'aimais ses yeux malicieux.

    Dansons la gigue !

    Elle avait des façons vraiment
    De désoler un pauvre amant,
    Que c'en était vraiment charmant !

    Dansons la gigue!

    Mais je trouve encore meilleur
    Le baiser de sa bouche en fleur
    Depuis qu'elle est morte à mon coeur.

    Dansons la gigue !

    Je me souviens, je me souviens
    Des heures et des entretiens,
    Et c'est le meilleur de mes biens.

    Dansons la gigue!

Donc, ce sera par un clair jour d'été  (Paul Verlaine)

    Donc, ce sera par un clair jour d'été
    Le grand soleil, complice de ma joie,
    Fera, parmi le satin et la soie,
    Plus belle encor votre chère beauté ;

    Le ciel tout bleu, comme une haute tente,
    Frissonnera somptueux à longs plis
    Sur nos deux fronts heureux qu'auront pâlis
    L'émotion du bonheur et l'attente;

    Et quand le soir viendra, l'air sera doux
    Qui se jouera, caressant, dans vos voiles,
    Et les regards paisibles des étoiles
    Bienveillamment souriront aux époux.

J'allais par les chemins perfides (Paul Verlaine)

    J'allais par les chemins perfides,
    Douloureusement incertain.
    Vos chères mains furent mes guides.

    Si pâle à l'horizon lointain
    Luisait un faible espoir d'aurore ;
    Votre regard fut le matin.

    Nul bruit, sinon son pas sonore,
    N'encourageait le voyageur.
    Votre voix me dit: "Marche encore!"

    Mon coeur craintif, mon sombre coeur
    Pleurait, seul, sur la triste voie ;
    L'amour, délicieux vainqueur,
    Nous a réunis dans la joie.

La ronde des prisonniers (Paul Verlaine)

    La cour se fleurit de souci
    Comme le front
    De tous ceuxci
    Qui vont en rond
    En flageolant sur leur fémur
    Débilité
    Le long du mur
    Fou de clarté.

    Tournez, Samsons sans Dalila,
    Sans Philistin,
    Tournez bien la Meule au destin.
    Vaincu risible de la loi,
    Mouds tour à tour
    Ton coeur ta foi
    Et ton amour!

    Ils vont! et leurs pauvres souliers
    Font un bruit sec,
    Humiliés,
    La pipe au bec.
    Pas un mot
    Ou bien le cachot,
    Pas un soupir,
    Il fait si chaud
    Qu'on croit mourir.

    J'en suis de ce cirque effaré,
    Soumis d'ailleurs
    Et préparé à tous malheurs.
    Et pourquoi
    Si j'ai contristé
    Ton voeu têtu,
    Société, ne choierais-tu?

    Allons, frères, bons vieux voleurs,
    Doux vagabonds,
    Filous en fleur,
    Mes chers, mes bons,
    Fumons philosophiquement,
    Promenons-nous
    Paisiblement:
    Rien faire est doux.

Le son du cor s'afflige vers les bois (Paul Verlaine)

    Le son du cor s'afflige vers les bois,
    D'une douleur on veut croire orpheline
    Qui vient mourir au bas de la colline,
    Parmi la bise errant en courts abois.

    L'âme du loup pleure dans cette voix,
    Qui monte avec le soleil, qui décline
    D'une agonie on veut croire câline,
    Et qui ravit et qui navre à la fois.

    Pour faire mieux cette plainte assoupie,
    La neige tombe à longs traits de charpie
    A travers le couchant sanguinolent,
    Et l'air a l'air d'être un soupir d'automne,
    Tant il fait doux par ce soir monotone,
    Où se dorlote un paysage lent.

O mes morts tristement nombreux (Paul Verlaine)

    O mes morts tristement nombreux,
    Qui me faites un dôme ombreux,
    De paix, de prière et d'exemple,
    Comme autrefois le Dieu vivant
    Daigna vouloir qu'un humble enfant
    Se sanctifiât dans le temple.

    O mes morts penchés sur mon coeur,
    Pitoyables à sa langueur,
    Père, Mère, âmes angéliques,
    Et toi qui fus plus qu'une soeur
    Et toi, jeune homme de douceur
    Pour qui ces vers mélancoliques,

    Et vous tous, la meilleure part
    De mon âme, dont le départ
    Flétrit mon heure la meilleure,
    Amis que votre heure faucha,
    Ô mes morts, voyez que déja
    Il se fait temps qu'aussi je meure.

    Car plus rien sur terre qu'exil!
    Et pourquoi Dieu retire-t'il
    Le pain lui même de ma bouche,
    Si non pour me rejoindre à vous,
    Dans son sein redoutable et doux,
    Loin de ce monde âpre et farouche.

    Aplanissez-moi le chemin,
    Venez me prendre par la main,
    Soyez mes guides dans la gloire,
    Ou bien plutôt Seigneur vengeur
    Priez pour le pauvre pécheur,
    Indigne encor du Purgatoire.

Ô triste, triste était mon âme (Paul Verlaine)

    Ô triste, triste était mon âme
    À cause, à cause d'une femme.
    Je ne me suis pas consolé
    Bien que mon coeur s'en soit allé,

    Bien que mon coeur, bien que mon âme
    Eussent fui loin de cette femme.
    Je ne me suis pas consolé
    Bien que mon coeur s'en soit allé.

    Et mon coeur, mon coeur trop sensible
    Dit à mon âme: Est-il possible,
    Est-il possible, - le fût-il, -
    Ce fier exil, ce triste exil?

    Mon âme dit à mon coeur: Sais-je
    Moi-même que nous veut ce piège
    D'être présents bien qu'exilés,
    Encore que loin en allés?

    L'échelonnement des haies (Paul Verlaine)

    L'échelonnement des haies
    Moutonne à l'infini, mer
    Claire dans le brouillard clair,
    Qui sent bon les jeunes baies.

    Des arbres et des moulins
    Sont légers sur le vert tendre,
    Où vient s'ébattre et s'étendre
    L'agilité des poulains.

    Dans ce vague d'un Dimanche,
    Voici se jouer aussi
    De grandes brebis,
    Aussi douces que leur laine blanche.

    Tout à l'heure déferlait
    L'onde roulée en volutes,
    De cloches comme des flûtes
    Dans le ciel comme du lait.

Le soleil du matin doucement chauffe et dore (Paul Verlaine)

    Le soleil du matin doucement chauffe et dore
    Les seigles et les blés tout humides encore,
    Et l'azur a gardé sa fraîcheur de la nuit.
    L'on sort sans autre but que de sortir, on suit,
    Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes,
    Un chemin de gazon que bordent de vieux aunes.
    L'air est vif. Par moment un oiseau vole avec
    Quelque fruit de la haie ou quelque paille au bec,
    Et son reflet dans l'eau survit à son passage.
    C'est tout. Mais le songeur aime ce paysage,
    Dont la claire douceur a soudain caressé
    Son rêve de bonheur adorable, et bercé
    Le souvenir charmant de cette jeune fille,
    Blanche apparition qui chante et qui scintille.
    Dont rêve le poète et que l'homme chérit,
    Evoquant en ses voeux dont peut-être on sourit,
    La Compagne qu'enfin il a trouvé et l'âme
    Que son âme depuis toujours pleure et réclame.

Spleen (Paul Verlaine)

    Les roses étaient toutes rouges,
    Et les lierres étaient tout noirs.
    Chère, pour peu que tu te bouges,
    Renaissent tous mes désespoirs.

    Le ciel était trop bleu, trop tendre,
    La mer trop verte et l'air trop doux;
    Je crains toujours, ce qu'est d'attendre,
    Quelque fuite atroce de vous!

    Du houx à la feuille vernie,
    Et du luisant buis je suis las,
    Et de la campagne infinie,
    Et de tout, fors de vous. Hélas!

Sur un viel air (Paul Verlaine)

    Le piano que baise une main frêle,
    Luit dans le soir rose et gris vaguement,
    Tandis qu'avec un très léger bruit d'aile,
    Un air bien vieux, bien faible et bien charmant,
    Rôde discret, épeuré quasiment,
    Par le boudoir longtemps parfumé d'Elle.

    Qu'est-ce que c'est que ce berceau soudain
    Qui lentement dorlote mon pauvre être ?
    Que voudrais-tu de moi, doux chant badin ?
    Qu'as-tu voulu, fin refrain incertain
    Qui vas tantôt mourir vers la fenêtre
    Ouverte un peu sur le petit jardin ?

Mes cheveux dorment sur mon front (Camille Mauclair)

    Mes cheveux dorment sur mon front,
    Les lampes de mes yeux sont éteintes,
    Plus mes lèvres ne parleront
    Mes cheveux dorment sur mon front.

    Ils sont couchés sur mon front blanc
    Comme des épis sur le champ,
    Leur moissonneur fut mon amant.

    Mes cheveux dorment sur mon front,
    Les lampes de mes yeux sont éteintes,
    Plus mes lèvres ne parleront
    Mes cheveux dorment sur mon front.

    Moissons de belles journées chaudes,
    Moisson est faite des longtemps,
    Le glaneur du soir sur le champ
    Vainement hésite et rode.

    Glaneur, glaneur, il fait trop noir,
    Cherche ailleurs le pain d'espoir.
    Le beau faucheur s'en est allé le coeur en fête,
    Vers d'autres moissons non faites.

    Mes cheveux dorment sur mon front,
    Dans la terre ils germeront,
    Quand mon âme sera défaite.
    Ils germeront dans la mort.

    Glaneur, glaneur, va t'en, va t'en,
    Mes cheveux blonds, pour lui seul dorment sur mon front

Pensées orientales (Jean Lahor)

    Ainsi qu'un habile et fin ciseleur
    Mêle en son travail l'ébène et l'ivoire
    Dieu dans la nuit sombre a mis une fleur
    La lune d'argent fleur de l'ombre noire.

    Ainsi qu'un Sultan qui devant ses yeux
    Fait danser, le soir, de beaux corps sans voiles,
    Dieu, pour se charmer fait devant ses Cieux
    Sur un rythme pur danser les étoiles.

    Ainsi qu'un vieux roi qui veut par du bruit
    Distraire un moment ses pensers moroses,
    Dieu dit aux soleils plongés dans la nuit
    D'aller éveiller l'océan des choses.

    Et l'éternité s'éclairant soudain
    Tout frissonne, et chante, et crie et s'élance
    Et l'instant d'après d'un signe de main
    Dieu fait tout rentrer au sein du silence.

Sous vos longues chevelures, petites fées (Jean Moréas)

    Sous vos longues chevelures, petites fées,
    Vous chantâtes sur mon sommeil bien doucement.
    Sous vos longues chevelures, petites fées,
    Dans la forêt du charme et de l'enchantement.
    Dans la forêt du charme et des merveilleux rites,
    Gnômes compatissants, pendant que je dormais,
    De votre main, honnêtes gnômes, vous m'offrites,
    Un sceptre d'or, hélas! pendant que je dormais!
    J'ai su depuis ce temps, que c'est mirage et leurre,
    Les sceptres d'or et les chansons dans la forêt.
    Pourtant comme un enfant crédule, je les pleure,
    Et je voudrais dormir encore dans la forêt.
    Qu'importe si je sais que c'est mirage et leurre.

Jean-Marc Warszawski
2002

 

Cette notice a été plagiée par la Wikipédia

En 2005, un internaute a plagié cette notice dans la Wikipédia, puis un autre a simplement coupé-collé le catalogue des œuvres. Après mon intervention, le catalogue des œuvres a été retiré de la Wikipédia, et les archives purgées, j'ai accepté que la notice même demeure, avec l'indication de la source.

Alors que je croyais cet incident clos, une incroyable polémique, a été déclenchée par un des plagiaires, soucieux de nier l'évidence, et de me discréditer. Cela a été affacé de ma « page personnelle de discussion » dans la Wikipédia, par un administrateur de cette organisation. Je la reproduis ici, parce qu'elle est, à mon sens édifiante :

jn,  11 avril 2009 : Bonjour. On m'a averti d'un problème sur l'article Charles Bordes dont je n'ai à vrai dire aucun souvenir et dont j'ai très certainement glané les informations sur des sources en ligne, plutôt dans l'idée de faire exister une page que dans un but encyclopédique sérieux (c'était en 2005, mes critères et ceux de Wikipédia étaient différents). Il me semble que c'est une notice biographique assez banale et sommaire, ce n'est pas un copier-coller ni un paraphrasage, tout ce que j'y vois c'est que l'article ne raconte pas grand chose de passionnant. Je ne pense pas avoir déjà vu votre site bien qu'il soit possible que j'en aie récupéré des informations. Comme vous le savez peut-être, donner la date de naissance de quelqu'un n'est pas une soumis à copyright et du reste aucune information n'est soumise à copyright : on peut attaquer un plagiat présumé sur la forme mais pas sur le fond - le livre sur la théorie générale de la relativité appartient bien à Albert Einstein mais sa démonstration et la formule E=mc2, non.

Jean-Marc Warszawski, 11 avril 2009  :  Je suis un chercheur, je publie et je lis aussi beaucoup. Je sais ce qu'est une information, je sais ce qu'est un plagiat. Il y avait bien plagiat sur la page Charles Bordes, et les parties les plus explicites sont maintenant retirées. Ce qui reste est également repris de mon site, ce n'est pas seulement une date de naissance. Par exemple : On y redécouvrira le plain-chant, Palestrina, Josquin des Prés, Victoria. Êtes-vous certain que cela n'est pas une idée qui m'est personnelle ? Et peut-être discutable ?

Ce n'est pas seulement une question de loi, mais aussi de crédibilité, d'évaluation. Le problème dans cette page Charles Bordes, ce qui en reste, est que les informations, sont exactement les mêmes que dans mon site, pas une de plus. Ce sont donc mes choix d'auteur qui sont plagiés, mais cela prouve qu'on n'a pas croisé les sources, ce qui est fautif sur le plan épistémologique, d'autant plus, sans indication de la source.

Jn, 11 avril 2009, Ce n'est pas l'article du siècle c'est certain, je n'écrirai jamais un truc comme ça aujourd'hui (comme beaucoup à l'époque c'est l'exhaustivité qui me semblait la priorité). Cependant, Wikipédia ne fait pas de recherche ou de croisement de sources, ses ambitions sont plus modestement de fournir au lecteur les informations les plus conventionnelles (dates de naissance etc.) et d'orienter le lecteur vers les bonnes sources. Vos informations inédites existent aussi dans l'encyclopediae universalis et sur de nombreux sites antérieurs au vôtre me semble-t-il.

Apparemment vous êtes obsédé par l'idée de faire la promo de votre site et je vois ici et là que vous parlez de votre service juridique (j'ai des copains avocats, attention)... Attitude assez banale en vérité, j'ai peur que le brevet de cette tournure d'esprit soit déjà déposé, vous ne toucherez pas de royalties. Oui, je me moque un peu, mais je pense que c'est légitime, car le crime que vous entendez dénoncer (certes, je ne suis pas un spécialiste de Charles Bordes et j'ai tiré le peu de matière que j'ai mis dans l'article d'autres sites que Wikipédia, d'une manière sans doute légère ou naïve - comme je vous l'ai dit je ne le referais pas aujourd'hui) vous rend plus mesquin que vous ne devriez l'être dans votre position de chercheur.

Si j'ai bien compris, un vandale a copié collé des extraits entiers de votre page sur Wikipédia : je comprends que ce soit rageant, mais pour le reste, est-ce qu'un vague extrait de vague bio est le genre de travaux dont un chercheur peut être fier et jaloux ?

Jean-Marc Warszawski, 14 avril 2009, il y a deux et mille choses dans vos propos. La première doit être claire, vous n'avez rien écrit, mais vous avez copié. Cela n'a qu'une qualification : plagiat.

Les mille choses que vous développez, ne sont pas utiles à cette qualification : ni pourquoi, ni comment, ni la qualité de ce qui est copié, ni le fait que l'auteur de l'original soit ceci ou cela, interviennent dans cette qualification.

Mais vos mille choses me semblent assez significatives, pour s'attarder avec un peu de pédagogie. Je pense que vous y mélangez des notions étrangères au problème, que vous me prêtez des propos que je n'ai pas tenus, mais aussi des intentions que je n'ai pas, que non seulement cela induit des faits erronés, mais encore, c'est ici et là plus que de l'induction.

Vous dites que « ses ambitions [la Wikipédia ]sont plus modestement de fournir au lecteur les informations les plus conventionnelles ». Cela n'est pas vrai, relisez les textes fondateurs. En réalité, quant à la rédaction même des articles, il n'y a pas d'autre ambition que la bonne volonté des rédacteurs, leurs capacités, et de ce qui est déjà publié, essentiellement dans la Toile. Cela est donc variable d'un article à l'autre. J'aimerais bien que vous définissiez ce qu'est une information « conventionnelle », en quoi une date de naissance est une « information conventionnelle ». Il me semble au contraire, qu'on ne sait pas, en général, hiérarchiser les informations dans la Wikipédia, qu'on a du mal à faire des choix dans ce qu'on recopie.

Vous écrivez « [...] et d'orienter le lecteur vers les bonnes sources », mais vous n'avez pas mis de lien vers votre source.

Jn (réponse intercalée),  j'ai bien compris ce que vous réclamiez. D'ailleurs regardez l'article : votre requête un peu mesquine semble avoir été exaucée. Vous y êtes arrivé à l'usure, mais rien ne me prouve à moi que votre site soit effectivement une référence scientifique et je n'ai aucun souvenir de l'avoir visité en fait (la photo me dit quelque chose cependant).

Jean-Marc Warszawski, de nouveau, Vous écrivez : « Wikipédia ne fait pas de recherche ou de croisement de sources ». Ce sont deux choses différentes, dans lesquelles vous confondez « Wikipédia », avec des auteurs singuliers. Que ceux-ci ne soient pas des chercheurs, n'est pas un problème. Que souvent, ils n'aient pas la culture de ce qu'ils copient, comme vous qui copiez dans mon site « On y redécouvrira le plain-chant, Palestrina, Josquin des Prés, Victoria », sans savoir ce que cela veut dire vraiment, et sans vous poser la question. Par contre, du croisement c'est absolument nécessaire, même pour une date de naissance. D'ailleurs vous le dites  : «j  'ai tiré le peu de matière que j'ai mis dans l'article d'autres sites que Wikipédia  », c'est que vous croisez. Mais en réalité, vous n'avez recopié que ma seule notice, et réécrivant (à peine), la partie rédigée.

Jn, réponse intercalée,  Même à mes débuts sur Wikipédia, je n'ai jamais ajouté à l'encyclopédie une information sur la foi d'une seule source. Il ne s'agit pas de croiser les sources mais simplement de vérifier, à la louche, qu'il existe plusieurs sources les mentionnant. Merci d'éviter la condescendance : je pense bien que je comprends ce que signifie la phrase qui vous émeut tant et qui vous semble ne pouvoir provenir que de votre immense savoir.

Jean-Marc Warszawski, de nouveau, Vous dites que « Vos informations inédites existent aussi dans l'encyclopediae universalis ». Faux. Voici la notice de l'Universalis (2004) :

    Musicien français, chef de chœur, compositeur et musicologue, Bordes fut l'élève de Franck et de Marmontel. Il a joué un rôle non négligeable dans le renouveau esthétique en matière de musique sacrée, et son amour éclairé du folklore en a fait l'un des premiers chercheurs de la fin du XIXe siècle. Maître de chapelle à Saint-Gervais (Paris), il fonda la Société des chanteurs de Saint-Gervais (1892). Sous sa direction, cette chorale révéla au grand public les chefs-d'œuvre du passé, tant sacrés que profanes (Palestrina, Lassus, Victoria, Josquin Des Prés, P. de La Rue, Loyset Compère, Allegri, Lotti, M.-A. Charpentier, J.-B. Moreau, ainsi que Bach, Lully, Couperin, Rameau, Lalande, Schütz, Carissimi, Destouches, Campra). « Les exemples qu'il proposait à ses auditeurs émerveillés abolissaient les servitudes des symétries rythmiques, du cloisonnement des périodes ponctuées par de plates cadences ; ils délivraient la musique du souci de l'effet, d'une expression dramatique et confidentielle. Ils restituaient à la musique la primauté de la mélodie et du contrepoint » (R. Bernard). C'est Bordes qui prit l'initiative de fonder la Schola cantorum (1894) avec d'Indy et A. Guilmant, qui se montrèrent enthousiastes dès le début. Il en publia et dirigea le bulletin, La Tribune de Saint-Gervais, qui défendait une doctrine esthétique que ses adversaires traitèrent, non sans quelque exagération, de formalisme ». Ses œuvres religieuses, dans un style toujours clair et soigné, s'adaptent parfaitement aux fonctions que la liturgie de l'époque assignait à la musique. Le premier, il mit en musique des textes de Verlaine. Ses mélodies, en raison de leur fraîcheur, de leur tendresse, de leur simplicité frémissante, méritent d'être entendues.

Jn, réponse intercalée, Vous ne trouvez pas que ça ressemble ???

Jean-Marc Warszawski, de nouveau, Vous dites « [...] et sur de nombreux sites antérieurs au vôtre me semble-t-il  » Également faux. D'abord vous ne connaissez pas l'ancienneté de mon site, ensuite, vous n'avez rien vérifié, ensuite le fait que vous ayez uniquement copié mon site, etc. De très nombreuses notices de mon site sont inédites en français, mais encore simplement inédites, puisqu'elles proviennent de MON dictionnaire des écrits relatifs à la musique (3500 à 4000 notices), sous contrat chez l'éditeur scientifique Pater Lang... mais l'internet est arrivé presque aussitôt.

Jn, réponde intercalée,  Bien entendu je connais l'ancienneté de votre site, puisque Archive.org permet tout à fait d'en voir les pages au fil des années.

Jean-Marc Warszawski, Vous écrivez : « car le crime que vous entendez dénoncer». Où avez vous vu une telle chose ?

Jn, réponde intercalée, qualifier un délit de crime constitue ce qu'on appelle en rhétorique une hyperbole [Moi, jmw : ? ]

Jean-Marc Warszawski : Vous écrivez : « [... ] vous rend plus mesquin que vous ne devriez l'être dans votre position de chercheur. ». Je ne fait qu'appliquer les recommandations de la Wikipédia : « Ne copiez pas de texte d'une page web : respectez le droit d'auteur ; fondez vos informations sur des sources vérifiables : citez vos sources » Cela dit chercheur, n'est pas une position morale, c'est un genre de métier.

Jn, réponse intercalée, je n'ai pas parlé de position morale mais de position tout court. Bon, imaginons que vous êtes un grand joueur de tennis, reconnu par tous, et que vous disputez un match amical avec un amateur. Vous le battez à chaque point ou presque. Comment pensez-vous que l'on vous considérera si en plus vous demandez un arbitrage parce qu'il vous semble que la balle était derrière la ligne ou que sais-je ?

Jean-Marc Warszawski, de nouveau : Vous écrivez : « Apparemment vous êtes obsédé par l'idée de faire la promo de votre site. » Où avez-vous vu cela ? Que vient faire cela, dans une question de plagiat ? Mais encore, en quoi cela serait-il mal ?

Jn, réponde intercalée,  Ce n'est pas mal, c'est juste un peu pathétique [moi, jmw : ?].

Jean-Marc Warszawski, de nouveau, Vous écrivez « est-ce qu'un vague extrait de vague bio est le genre de travaux dont un chercheur peut être fier et jaloux ? » Où avez-vous vu qu'il était question de fierté ou de jalousie ? Vous devriez écrire un articles sur les vertus morales. Ce n'est pas un vague extrait, c'est la copie conforme, et non pas d'une vague bio, mais d'un texte qui a un auteur, aussi nul soit-il. Ce qui prouve qu'on copie n'importe quoi dans la Wikipédia, non ?

Vous écrivez « vous parlez de votre service juridique (j'ai des copains avocats, attention)... » Je ne parle pas de service juridique. Je n'ai parlé que de loi sur le plagiat, un de vos collègue a parlé de juge et d'avocats, du coût de la justice... et j'ai répondu que cette question ne se posait pas, car en effet, j'ai des amis avocats. Mais j'ai surtout écrit le contraire de ce que vous insinuez : que mes avocats ne poussaient pas à la consommation, qu'en matière de plagiat, les jurisprudences risquaient de plomber la circulation de la connaissance, et qu'il était préférable que ce soit la « communauté » qui règle cette question.

Et, cette fois, c'est moi qui écrit : il est vrai que pour les chrétiens, les fautes seront rachetées après la mort, mais moi que ne le suis pas, chrétien, je pense qu'il est préférable de s'excuser, de son vivant, auprès de la personne à laquelle on a fait du tort, plutôt que de tenter de l'enfoncer.

Jn, 14 avril 2009,  Votre ton supérieur est assez pénible. Sur la question religieuse : je me moque que vous soyez chrétien ou pas, quel rapport ? Je ne me sens pas bien religieux moi-même et vous pouvez compter sur mon aide pour pendre le dernier curé avec les tripes du dernier rabbin et du dernier imam.

Ma réponse un peu ironique n'était peut-être pas très claire, c'est une question de synchronisation littéraire. Mais relisez-vous : vous avez la magnanimité de ne pas faire un procès parce que la jurisprudence aurait des effets néfastes sur la diffusion du savoir sur Internet. Hmmm...

Je pense qu'il est très bien de se trouver important, nous avons tous besoin de ça, mais il vaut mieux éviter de le faire de manière ridicule (à moins que ce soit de l'humour, ce qui passe malheureusement mal sur Internet).

Vous êtes un chercheur sérieux dans votre domaine : c'est bien. Cela ne doit pas pour autant vous pousser à prendre votre vessie pour une lanterne. Je ne défends pas du tout le plagiat, mais je crains que vous n'ayez toujours pas compris la distinction entre information (libre) et littérature (non libre). Quand un vandale a recopié une liste qui vous appartenait sur Wikipédia, c'était du plagiat. Quand des informations (si confidentielles soient-elles) vous sont prises, ce n'est pas du plagiat aux yeux de la loi. Un exemple : si je suis le seul au monde à savoir que Bismark portait des sous-vêtements féminins et que je l'écris dans un livre, l'information sera de fait "libre" au sens où je n'aurai aucun droit d'interdire à quiconque de reprendre cette information. Sacré Bismark. Faites tout de même attention à vous, car en faisant preuve d'une attitude mesquine, c'est vous que vous ridiculisez. Pour ma part je n'ai aucun mal à admettre que l'article que j'ai initié pour Charles Bordes était bien mauvais. Maintenant est-il faux ? C'est vous le pro, je ne peux pas dire. La raison de vous mentionner serait non pas une question d'échange de bons procédés mais une question de crédibilité des sources (Wikipédia doit impérativement donner à ses lecteurs les références des informations). Mais il vaudrait nettement mieux renvoyer vers un ouvrage papier, car les sites, ça va et ça vient, et puis le vôtre, d'un pur point de vue graphique, ne fait pas très sérieux (entendons-nous : je sais qu'il l'est, mais il n'en a pas l'air). De mémoire, si j'ai ajouté une très vague notice au sujet de Charles Bordes, c'est parce qu'il fréquentait un poète de ma ville (Cazalis) sur qui j'avais aussi écrit une notice. Que vous estimiez qu'elle vous est due (parce que la chronologie est partiellement identique ?) est une chose, et je comprends très bien que vous teniez à le faire sentir. Mais je le répète, pensez à l'image que vous donnez de vous dans ce genre d'affaire ! Je conviens que je ne connais rien à Charles Bordes, que j'ai trouvé la matière de l'article sur le web, et sans doute en vérifiant bien mal, et sans citer mes sources, et probablement en grande partie sur votre site... Comme je vous l'ai dit, c'était il y a quatre ans, jamais je ne referais un article de cette manière à présent car mes standards, comme ceux de Wikipédia, ont énormément évolué. Mais à part ça les gens qui "sortent leurs avocats" virtuels m'horripilent. Et je ne trouve pas non plus très bien de confondre ses crottes de nez avec le David de Michel-Ange.

Jean-Marc Warszawski, 15 avril 2009, Il me semble qui vous êtes très intéressé par ma personne, dont vous dressez un portait réaliste, et tout à fait juste. « Horripilant », oui, très bien ; « ton supérieur », excellent ; « mesquin », on ne saurait mieux dire ; vous avez même très finement démasqué mon culte pour mes crottes de nez, que je confonds effectivement avec — entre autres, le « David » de Michel-Ange. J'ose vous suggérer « condescendant ».

Vous avez là, matière à un excellent article, personnel cette fois, pour la Wikipédia. Le gros égo à deux pattes que je suis n'a pas ouvert sa propre notice, comme certains de ses collègues à moindre notoriété, malgré son obsession (oui ! ajoutez « obsédé »), pour sa promotion. Cela n'a rien à voir avec nos moutons.

Lorsque que vous avez recopié ma notice (que j'ai laissée en place dans la Wiki, par pure mesquinerie), vous n'aviez pas tout cela à me reprocher, et quand bien même vous auriez eu à le faire, vous n'auriez pas pu y trouver une justification, comme vous tentez, à tort, de le faire aujourd'hui. Soit, le graphisme de « musicologie.org » ne fait pas sérieux, soit, il n'est pas en papier, mais cela ne permet aucune dérogation à la loi. Pas plus que le fait de considérer ma notice comme « vague ». Le savoir n'est pas encore côté en bourse, et ne se négocie pas au poids de l'or. Il n'y a pas « informations » contre « littérature ». La notion création ne touche pas que le style littéraire, mais aussi, et surtout, le choix des informations, celui de l'intrigue, comme on dit. Or en comparant ma notice et celle de la Wikipédia, on se rend compte que les seules différences tiennent dans le changement de quelques mots. Vous avez donc reproduit, dans son intégralité, ma notice (ce que j'avais décidé de dire de Charles Bordes), en changeant, ici et là, du vocabulaire, et vous avez, délibérément omis de signaler la source. C'est ce qu'indique votre réflexion : « vous êtes arrivé à vos fins », ce qui veut dire que ce n'était pas les vôtres. Je vous signale que mes fins, ne sont ici que les recommandations de la Wikipédia : ne copiez pas de texte d'une page web : respectez le droit d'auteur ; fondez vos informations sur des sources vérifiables, citez vos sources. Au moins, maintenant, le dernier point est respecté. Vous avez écrit : « vous avez la magnanimité de ne pas faire un procès parce que la jurisprudence aurait des effets néfastes sur la diffusion du savoir sur Internet ». Ce n'est pas mon propos. Je ne pense pas, qu'il y ait eu de ma part la moindre menace à ce sujet, que je n'ai pas soulevé, mais auquel j'ai répondu par la négative : c'est à la communauté de régler ce genre d'affaires (s'il n'y a pas de préjudice financier), parce qu'en effet, les jurisprudences peuvent avoir des effets négatifs sur la circulation de l'information (pas seulement sur l'internet).

Bref, je ne peux m'attarder sur chaque démonstration de votre fiel à mon égard, qui trouble votre jugement, et m'attribue, malgré tous les défauts de ma personne que vous dévoilez très bien, quand même, des intentions qui me sont étrangères. De ce point de vue, lorsque vous dites pouvoir dater « musicologie.org » grâce au système d'archivage de la Wiki, vous allez vite en besogne. « Musicologie.org » est plus âgé que Wiki, et à son système d'archivage. Vous avez pas mal d'aplomb, c'est bien, méfiez-vous toutefois d'une réalité qui peut ne pas être ce que vous dictent vos préjugés, et vos jugements, certes juste, mais un peu précipités. Je me permets toutefois de vous renvoyer à la notice de l'Encyclopédie Unirversalis. Vous avez presque suggéré que cette notice, dans le fond, aurait pu me servir de modèle (et bien d'autres, dont j'attends toujours les références). Vous ne prétendez plus cela, mais qu'il y a ressemblance. Vous faites une erreur. Le sujet est le même, certes, mais la manière de concevoir une notice biographique, les faits retenus, ne sont pas les mêmes, alors que votre notice est de ce point de vue, en tous points, identique à la mienne. Pourquoi la religion ? Je pensais que cela était clair. Lorsqu'une personne fait du tort à une autre personne, en général elle s'excuse et tente de réparer le mal qui a été fait. Lorsque ce n'est pas le cas, je pense (en réalité, c'est une idée d'Umberto Eco), en effet, qu'il s'agit d'une personne chrétienne (ou d'une des deux autres religions du livre), parce quelle bénéficie de la rédemption post mortem, ce qui n'est pas le cas des athées. Elle n'a donc pas besoin de réparer ses torts de son vivant. Vous me faites penser à cela. Vous avez des torts envers moi, et au lieu de chercher à les réparer, vous vous employez, avec beaucoup d'énergie, à me discréditer. Vous avez un mode de jugement du bien et du mal, une morale, des codes, qui sont étrangers au commerce social concret et immédiat des petites personnes sublunaires que nous sommes. Vous avez un au-delà. Si vous n'êtes ni chrétien, ni juif, ni musulman, c'est que vous avez votre propre religion. C'est bien, vous avez du caractère. Mais sur Terre, ici, et maintenant : pas de plagiat. 15

Jn, 17 avril 2009, Je ne vous connais pas et votre personne m'indiffère, c'est votre attitude que je critique. Quelques détails : ce n'est pas avec Wikipédia que je peux dater musicologie.org mais avec la "wayback machine" d'archive.org. Je n'ai pas suggéré que vous vous êtes servi d'Universalis (et je n'en aurais pas eu l'idée du reste=, juste que le contenu de leur notice et le vôtre se rejoignent. Pour moi la raison en est claire et simple : c'est le même sujet qui est traité. Sur les religions : "les religions du livre" n'ont pas toutes le même rapport à la rédemption mais enfin je comprends l'idée sauf que je ne crois pas tellement à une vie post mortem ou à des réparations surnaturelles quelconques... On s'égare un peu là, non ?

Jean-Marc Warszawski, 18 avril 2009 , Je ne vous reproche pas d'avoir eu l'idée d'une notice sur Charles Bordes, mais d'avoir plagié la mienne (l'encyclopédie Universalis, n'a rien à voir là-dedans), et je remarque qu'au lieu de vous en excuser, vous tentez de m'accabler. Je ne m'égare pas, je suis en plein dans le sujet que vous évitez. Mon attitude n'est que d'attirer votre attention sur les recommandations de la Wikipédia. Quoique vous pensiez de mon attitude, elle ne justifie en rien le plagiat que vous avez effectué.

Jn, 18 avril 2009,  Bien que, à vrai dire, je n'en aie pas souvenir, je ne nie pas m'être servi de votre page - et d'autres - pour créer l'article, sachant que j'aurais eu du mal à inventer la biographie d'un compositeurs dont je ne sais rien que ce que j'ai pu lire sur Internet. Je ne pense pas que ça constitue du plagiat pour autant, quand bien même vous auriez inventé ces informations de toutes pièces. Que quelqu'un ait ensuite ajouté un copier-coller de votre site est en revanche malheureux et constitue bel et bien une contrefaçon (réparée). Je n'ai jamais dit que votre attitude justifiait un plagiat, mais je vous dit qu'elle rend votre conversation pénible, vous faites une montagne de trois dates dont vous vous pensez garant, c'est un peu ridicule, mais ça vous regarde.

Jean-Marc Warszawski, 19 avril 2009, La notice « Charles Bordes » de la Wikipédia est bien un plagiat, de ma notice dans musicologie.org (serait ce un montage de trois dates). Ce dont je suis garant ou pas, comme mon ridicule, n'ont rien à voir dans cette question. Ce qui compte, c'est que ce sont exactement les mêmes dates et mêmes faits, pas un de plus, pas un de moins. Mon site est la seule source de cette notice, que vous avez créée le 11 mars 2005, entre 12h49 et 13h54. Certes, vous n'avez repris que les dates, dans un choix qui est le mien, et des phrases intégrales comme :

Musicologie.org

Wikipédia

où il organise en 1892 «Les Semaines saintes de Saint-Gervais» dont les ervices sont accompagnés de musiques de la Renaissance française et italienne. 

  et organise Les semaines saintes de Saint-Gervais (1892), pendant lesquelles la messe est accompagnée de musiques italiennes ou françaises de la Renaissance.

On redécouvrit là le plain-chant, Victoria, Josquin, Palestrina etc. »

 

On y redécouvrira le plain-chant, Palestrina, Josquin des Prés, Victoria

Cela est très amusant, l'inversion de l'ordre des compositeurs, pour donner le change ! Les archives montrent comment vous avez ajouté « des Près » à « Josquin » =:), mais aussi l'inversion de « françaises et italiennes ». C'est une technique que vous employez tout du long.

Musicologie.org

Wikipédia

Il fonde ensuite la Schola Cantorum à Avignon (1899) et à Montpellier (1905) »

 Il fonde ensuite la Schola Cantorum à Avignon (1899) et à Montpellier (1905) 

 Toute votre notice est ainsi une reprise de la mienne. Bref, vous me citez, sans indiquer qu'il s'agit de citations, et bient entendu, pas de source du tout...

Ici, un administrateur apparaît dans la discussion, p-e 19 avril 2009,  Je n'ai pas étudié le problème donc je ne me prononcerai pas sur le fond ; par contre il y a un souci de copyvio sur cette page de discussion désormais - un comble... puisque vous avez copié la notice de l'Universalis. Il va donc falloir supprimer toutes les versions postérieures à cet ajout, je préfère vous en prévenir (tous les deux) avant de purger  

Jean-Marc Warszawski, 19 avril 2009, Il n'y a pas de problème avec la notice de l'Universalis, car, là, cela s'inscrit dans le droit de citation. Il n'y a pas usurpation, la source est citée, et c'est absolument nécessaire à la démonstration. C'est ce que je reproche d'une certaine manière au plagiaire, qui cite textuellement, sans l'indiquer.

Je vais ajouter une chose, à l'usage des futurs plagiaires de Wikipédia :

Voici comment commencent les deux notices :

Musicologie.org

Wikipédia

La Roche-Corbon (Indre-et- Loire) 12 mai 1863 ; † Toulon 8 novembre 1909. Professeur et compositeur. Élève de César Franck pour la composition et de Marmontel pour le piano. De juillet 1887 à mars 1890, il est maître de chapelle et organiste à Nogent-sur-Marne [...]En 1890 il est nommé maître de chapelle à l'église Saint- Gervais de Paris, où il organise en 1892 «Les Semaines saintes de Saint-Gervais» dont les ervices sont accompagnés de musiques de la Renaissance française et italienne.

Vouvray (Indre-et-Loire) le 12 mai 1863 et mort à Toulon le 8 novembre 1909, est un professeur et compositeur français.  Élève de Marmontel pour le piano et de César Franck pour la composition. Il fut organiste et maître de chapelle à Nogent-sur-Marne (1887-1890). En 1890 il est maître de chapelle à l'église Saint-Gervais (Paris) où il crée la chorale des chanteurs de Saint-Gervais et organise Les semaines saintes de Saint-Gervais (1892), pendant lesquelles la messe est accompagnée de musiques italiennes ou françaises de la Renaissance.

On retrouve ici, la technique de l'inversion des données, pour donner le change, par exemple, le changement d'ordre entre « Marmontel » et « Franck », technique destinée à tromper les moteurs de recherche.

Mais encore, le plagiaire à réécrit une phrase, pour une raison ou une autre : ll fut organiste . Il l'a fait, instinctivement, au passé, selon les usages courants de ce type de littérature. Mais tout le reste est laissé au présent de l'indicatif, résultat du coupé-collé, à peine réorganisé.

Je signale enfin que ce genre de pratique, qui trompe les résultats des moteurs de recherche, pourrait mener à des préjudices estimables.

FIN

On verra ce qui reste de cette discussion dans les pages de la wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion_utilisateur:Jmarcw
Et encore, la reconnaissance du plagiat par des administrateurs :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Charles_Bordes


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