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Balbastre Claude
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* Dijon 8 décembre 1724 — † Paris 9 mai 1799. Quinzième de dix-sept enfants de Bénigne Balbastre (1670-1737) et de sa seconde épouse Marie Millot († 1776) [sa première épouse Barbe Lapierre est morte en 1712]. Bénigne est organiste à Saint-Médard de Dijon du 10 août 1691 à 1705, puis reprend le poste d'organiste de Saint-Étienne de Jean Rameau, père de Jean-Philippe, où il reste jusqu'à sa mort le 30 janvier 1737. Claude Balbastre reçoit peut-être ses premières leçons de musique de son père, puis est élève de Claude Rameau qui a succédé à Bénigne à l'orgue de Saint-Étienne de 1737 à 1743. Claude Balbastre reprend à son tour ce poste le 11 mai 1743 et y donne en 1748 le premier concert d'orgue de ses oeuvres avant de quitter Dijon. Il est à Paris à l'automne 1750 où il est le protégé du fermier général De Caze. Il suit des cours avec Jean-Philippe Rameau et connaît son premier succès avec une réduction pour clavecin de l'ouvertude de Pygmalion de Rameau. Le 25 mars 1755 il donne un premier concert d'orgue au Concert Spirituel. Les suivants seront des succès jusqu'en 1782, particulièrement à la fin des années 1750. Il obtient l'orgue de Saint-Roch le 26 mars 1756 en succession de J. Landrin. La même année il est professeur d'orgue et de clavecin à l'abbaye de Panthémont (rue de Grenelle à Paris) et obtient la tribune en succession de Leboeuf en 1760 qu'il occupera jusqu'en 1791. Il obtient les quartiers d'avril à l'orgue de Notre-Dame de Paris le 1er octobre 1760. Ses concerts d'orgues sont un immense succès qui attirent une large public. Par trois fois il est frappé d'interdiction par l'archevêché. A partir de 1768 il est un expert de la construction et de la restauration d'orgues souvent demandé. Marié avec une nièce de Boileau, Marie-Anne-Toinette Boileau, ils ont deux enfants Anne -Louise (* 1773) et Antoine Claude (* 1774). A partir 1776 il est organiste de Monsieur frère du roi, professeur du duc de Chartres, de la reine Marie Antoinette, et à l'abbaye de Notre-Dame aux Bois. A la Révolution, le monde dont il vit disparaît, il connaît alors la pauvreté. Comme beaucoup de musiciens il se met au service des circonstances nouvelles et de la musique patriotique. En 1791 l'État reprend à son compte la rente de 1008 livres que lui versait l'abbaye de Panthémont En 1795, après le coup d'état de Thermidor, il reçoit de nouveau des charges officielles. Catalogue des oeuvres
Bibliographie
Discographie
LiensMusica et memoria, http://www.musimem.com/balbastre-bio.htm Jean-Marc Warszawski |