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Michel Rusquet, Trois siècles de musique instrumentale : un parcours découverte : la musique instrumentale en Allemagne de Beethoven à Schubert.

La sonate opus 13 (n° 8), « Pathétique » de Ludwig van Beethoven (1770-1827)

Les sonates pour piano : Opus 2, nos 1, 2, 3 - Opus 7 - Opus 10 - Opus 13 - Opus 14 - Opus 22 - Opus 26 - Opus 27 - Opus 28 - Opus 31 - Opus 49 - Opus 53 - Opus 54 - Opus 57 - Opus 79 - Opus 81a - Opus 90 - les cinq dernières sonates (opus 101, 106, 109, 110, 111).

Écrite en 1798-1799 et publiée avec une dédicace au prince Carl von Lichnowsky, le généreux « protecteur » qui, des années durant, servira à Beethoven une rente lui permettant de se consacrer plus librement à son art, cette sonate en ut mineur, opus 13, reste l’une des plus populaires de son auteur. « Par sa force dramatique, par son titre suggestif, pour une fois autorisé par Beethoven, la sonate « Pathétique » connaît immédiatement un triomphe, surtout auprès de la jeunesse du temps, qui y reconnaît l’expression de ses propres aspirations. Son immense popularité, du vivant même de Beethoven, provient aussi de sa relative facilité d’exécution avec son exorde pompeux, ses tempétueuses octaves en trémolo et les élégiaques guirlandes de son finale. La simplicité frappante, grandiose dans le trait, devient à ce moment précis le propre des grandes pages dramatiques beethovéniennes. »44

Et de fait, cette sonate tire une bonne part de son impact de l’aspect déclamatoire, quasi théâtral, de son fameux Grave introductif dont le motif de quatre notes reviendra par deux fois au cours du premier mouvement avant de réapparaître dans le troisième et dernier. La force dramatique qui s’en dégage se maintient brillamment tout au long de l’Allegro di molto e con brio initial, avec une utilisation quasi orchestrale du clavier. Les deux derniers mouvements, malgré de beaux moments, n’ont pas, à l’évidence, le même pouvoir de conviction. Mais les pianistes se doivent de remercier Beethoven : au moment de conclure, il a eu le chic de mettre en scène une sortie qui a tout pour pousser dans le rouge l’aiguille de l’applaudimêtre. Signe, à n’en pas douter, qu’en ce temps-là, il n’en était pas encore à dédaigner le succès public.

Sonate, opus 13 (no 8), en ut mineur, « Pathétique », I. GraveAllegro di molto e con brio, par Emil Gilels.

 

 

plumeMichel Rusquet
8 septembre
2019

 

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Notes

44. Szersnovicz Patrick, dans « Le Monde de la musique » (238), décembre 1999.

 

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Dimanche 8 Septembre, 2019 6:27