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La pianiste Juliana Steinbach clôt avec exubérance la saison Blüthner

Juliana Steinbach au Goethe Institut de Paris, 23 mai 2017. Photographie © jmw.

25 mai 2017, par Jean-Marc Warszawski ——

Un programme très romantique, Goethe du Goethe Institut de Paris oblige, offert au récital de clôture de la saison Blüthner, le 23 mai dernier : les deux rhapsodies opus 79, composées en 18… 79 par Johannes Brahms, et la fantaisie opus 17 de Robert Schumann, composée entre 1836 et 1838.

Quinze ans plus tard, à Düsseldorf, Robert Schumann se pâma d'admiration pour l'art de son jeune collègue Johannes Brahms venu de Hambourg, tandis que le cœur de Clara battit bien fort pour sa personne, et réciproquement.

Juliana Steinbach en pleine forme, y va de bon cœur, à faire rendre cordes au grand Blüthner. Il n'y a pas à se gêner, tout cela est passionné,  agité, fantastique, énergique, c'est indiqué sur les partitions.

L'auditorium est complet, les organisatrices du « Goethe » et de la fondation Blüthner sont arrivées à pérenniser  la fidélité du public, tout de même renforcé ce soir par quelques Brésiliens à Paris, remplissant leur devoir de soutien à la pianiste née au pays, dont le célébrissime pianiste Nelson Freire.

Celles et ceux-là ont dû être ravis par la dernière partie du programme, avec le court et malicieux « O Polochinbelo », extrait du premier livre de A prole do bebê (La famille du bébé), composé en 1916 par Heitor Villa Lobos, puis du même, As Três Marias, dont chacun des trois mouvements évoque une des trois étoile géantes qui forment le baudrier de la constellation d'Orion : « Alnitak », « Alnilam » et « Mintaka », appelées en Amérique du Sud, les « Trois Maries », enfin, « Festa no Sertão », troisième œuvre du Ciclo brasileiro. Des œuvres moins telluriques, évidemment plus étoilées, joyeuses, sollicitant moins les grosses cordes d'en bas, mais très véloces, babillardes, ardentes, exubérantes, qui vont fort bien au tempérament de la pianiste.

La soirée s'est achevée en bis avec L'île joyeuse de Claude Debussy.

Juliana Steinbach a profité de ce récital, pour présenter, bien avant sa sortie commerciale, prévue pour le 1er septembre 2017, son prochain cédé, « Images », celles de Claude Debussy et les Tableaux d'une exposition de Modest  Moussorgski, avec les Jeux d'eau de la villa d'Este, de Franz Liszt, un enregistrement public réalisé dans la mythique salle Molière de Lyon en 2011.

Juliana Steinbach et Nelson Freire au Goethe Institut de Paris, 23 mai 2017. Photographie © jmw.

Jean-Marc Warszawski
25 mai 2017

 

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