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Quand le jazz (français) se la joue rock progressif (suite) !

 

 

4 février 2015, par Alain Lambert ——

Deux nouveautés,  Celebrating Dark Side  Of The Moon de Nguyên Lê [voir notre chronique], joué en nonette ce jeudi au New Morning, et la sortie du disque de Sammy Thiébault consacré aux Doors, A Feast of Friends. Plus quatre oublis rajoutés à cette exploration du jazz prog français, et deux  exceptions qui confirment la règle bien sûr.

Non pas dans le sens d'un retour au jazz rock des années soixante-dix, puis jazz fusion, et ensuite électro jazz, jouant avec la lutherie électrique et électronique tout en créant son répertoire spécifique.

Retour plutôt aux musiques écoutées par les musiciens dans leurs jeunes années et la relecture, directe ou indirecte, de ce répertoire pop rock, souvent progressif. Musique ayant la particularité d'emprunter à toutes les autres, jazz, classiques, contemporaines, extra européennes pour s'ouvrir à des horizons illimités. Et nous avec. Ce  n'était pas rien pour nous, à l'époque, qui n'avions pas forcément tous accès aux autres univers sonores sur nos transistors et nos électrophones.

Soft Machine par exemple, dont  les prestations des anciens membres au Festival de Coutances, ou d'autres en France, ont sans doute joué un rôle important dans ce renouveau.

Les grandes dates du Jazz Prog :

1997, en préambule, Pierre Jean Gaucher  « zappe Zappa » à l'Espace Jacques Prévert d'Aulnay-sous-Bois, et sur cédé, avec Daniel Yvinec à la basse. Zappa dont le très beau King Kong [voir notre chronique], en 1969, pour Jean Luc Ponty, était aussi une expérience de jazz prog en son temps, en particulier avec l'étonnant Music for Electric Violin and Low Budget Orchestra.

1999, aux USA, le duo Brian Melvin et David Kikoski  sort le premier cédé de Beatle Jazz, il y en aura quatre jusqu'en 2007, particulièrement With A Little Help From Our Friends, avec les frères Brecker, John Scofield, Mike Stern...

2002 Purple celebrating Jimi Hendrix de Ngûyen Lê, le premier de sa trilogie

2004, Alain Blesing donne une première relecture jazz contemporaine du répertoire d'outre Manche avec Songs from de biginning, des reprises de Led Zepelin, Jimi Hendrix, The Who, Henri Cow, Soft Machine, King Crimson, Hatfield and the North, et en invités Hugh Hopper et John Greaves.

2005, Sidji Moon, avec Nomades, puis Kontrast en 2010 revendique de nombreuses influences, dont Pink Floyd et Björk.

2006, Franck Tortiller, avec l'ONJ, s'est consacré à Led Zepelin avec Close To Haeven, avant de s'attaquer à l'univers du jazz électrique l'année suivante.

2006, Aldo Romano joue Flower Power avec Baptiste Trotignon et Rémi Vignolo, dont une superbe Sea Song de Robert Wyatt, entre autres pépites.

2008 aux USA, le guitariste  Dweezil Zappa crée le groupe Zappa plays Zappa pour rejouer les musiques de son père. Deux disques jazzy à son actif, et un passage au festival de Nice en 2010.

2008, Pink Turtle commence à arranger en swing les standards de la pop music, mais en restant plutôt au raz des tubes.

2009, le trio de Pierre Jean Gaucher Mélody Makers en hommage à la british pop.

2009, l'ONJ de Daniel Yvinec tourne Around Robert Wyatt, partout dans le monde.

2009, He's looking at you, kid  de DPZ.

2009 et 2011, Pierrick Pedron revendique l'univers du british rock avec Omry et Cheerleaders.

2011 Songs Of Freedom de Nguyên Lê (dont la reprise de In A Gadda Da Vida)

2011, le trio de cuivres Journal Intime sort un hommage à Hendrix intitulé Lips on Fire.

2012, Animal Pop, comme l'indique son titre, d'Olivier Louvel, qui joue aussi avec Sidji Moon.

2012, Janis the Pearl de Franck Tortiller.

2012, Mederic Collignon, après avoir rejoué Miles Davis en deux occasions, part À la recherche du roi frippé (Robert Fripp, leader de King Crimson) avec un quatuor à cordes, et son quartet Jus de Bocse.

2014 Celebrating Dark Side Of The Moon du Pink Floyd par  Nguyên Lê.

2015 A Feast Of Friends, par le Sammy Thiébault quartet consacré aux Doors.

D'autres expériences existent sans doute, en France  et ailleurs, peut être non encore enregistrées, (me le faire savoir par le site, merci.)

Une histoire musicale à suivre, donc.

Et en bonus, cette vidéo de Lakko trio jouant Zappa :

 

 

 

plume Alain Lambert
4 février 2015

 

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Jeudi 5 Février, 2015 9:13

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