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Brillante ouverture de la saison Blüthner à Paris

 

Jean-Paul Gasparian, Goethe Institut de Paris, 29 septembre 2015. Photographie © musicologie.org.

Paris, le 30 septembre 2015, par Jean-Marc Warszawski ——

Le premier des six récitals de la saison 2015/2016 de la fondation Blüthner au Goethe Institut de Paris (29 sept. 2015) est une réussite. D'abord parce que le public y est venu nombreux, étonnamment nombreux, pratiquement à combler l'auditorium.

Ensuite et surtout, Jean-Paul Gasparian, jeune Lauréat de la fondation a offert une démonstration de virtuosité et de musicalité pianistiques qui ont à juste titre enthousiasmé le public.

Une sonate K 576 (no 18) de Mozart, sonate d'âge mur si on peut dire, surnommée on ne sait pourquoi « La chasse » ou « La trompette », sinon que son premier thème sur l'accord de re majeur, énoncé d'entrée à l'unisson, donc de manière un peu rustique, peut rappeler une sonnerie de trompette ou de trompe de chasse : la re la re fa re fa la. Pièce aux allures spontanées et aux traits virtuoses, dans laquelle Mozart semble céder quelque peu du bel canto italien au profit des vieux maîtres.

Si on ressent quelque raideur, des silences qui pourraient être mieux dramatisés au profit d'un meilleur chantant (Haydn et Mozart nous invitent à toujours en entendre plus que ce qu'on entend), surtout dans la partie lente centrale; avec la deuxième sonate en sol mineur opus 22 de Schumann, le jeune virtuose entre dans le vif du sujet, et nous montre bien plus qu'avec les silences, le bonheur qu'il a dans les débordements. Impressionnant.

Pandant une pause qui aurait pu être annoncée ou mise à profit, nous restons assis dans le noir comme lors d'une panne de métro. Mais nous sommes en bonne compagnie, nous n'avons même pas peur.

Cette saison Blüthner a pour thème l'Allemagne arrondie aux pays germaniques. On ne s'étonnera pas de voir des œuvres de Claude Debussy au programme. Ce cher Claude de France, dont le père fraya quelque peu avec les Communards, a un peu viré sa cuti. Il est d'un effroyable nationalisme et cultive la haine du Teuton. Mais, à Londres, il a acheté un piano Blüthner ! C'est donc sur un descendant en ligne directe du piano de Debussy que Jean-Paul Gasparian nous livre la première série des Images, des magnifiques scintillements, des coulées de lumière, des arabesques sonores, quasiment ovationnés par le public.

Puis avec 3 études de Rachmaninov (1, 5, 9) à , on revient à la densité du piano tellurique et vertical, avec une 5e étude à soulever le coeur d'émotion.

Il faudra 3 bis, dont Jeux de doubles (2001) de Thierry Escaich, pour faire enfin sortir le public, le diriger vers le buffet dressé dans le hall du Goethe Institut, et pour découvrir que Jean-Paul Gasparian peut sourire. À pleines dents même.

 

Jean-Marc Warszawski
30 septembre 2015

 

La saison Blüthner au Goethe Institut de Paris:

1er décembre 2015, Jonathan Fournel

2 février 2016, Martin Stadtfeld

29 mars 2016, Rémi Geniet

3 mai 2016, Hélène Tysman

14 juin 2016, Natalia Ehwald

 

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